Le Rassemblement-UMP

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Le Rassemblement-UMP
Rassemblement-UMP
Image illustrative de l'article Le Rassemblement-UMP
Logo officiel
Présentation
Président Pierre Frogier
Fondation 1977 (RPC)
1978 (RPCR)
2004 (R-UMP)
SiĂšge 13, rue de SĂ©bastopol - Centre Ville
98 800 Nouméa
SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Éric Gay
Vice-présidente Léontine Ponga
Parlementaires Gaël Yanno (député)
Pierre Frogier et Hilarion Vendégou (sénateurs)
Maurice Ponga (député européen)
Membres du gouvernement de Nouvelle-Calédonie Sonia Backes et Jean-Claude Briault
Trésorier Bernard Catteau
Responsables du Mouvement des Jeunes Gil Brial et Isabelle Champmoreau
Idéologie Droite, Gaullisme, Libéralisme, Conservatisme, Démocratie chrétienne, Anti-indépendantisme
Affiliation internationale Union démocratique internationale
Affiliation européenne Parti populaire européen et Démocrates européens
Couleurs bleu, rouge
Site web www.rassemblement.nc
Présidents du groupe
au CongrĂšs Georges Naturel
Représentation du parti
CongrĂšs
13/54
Province Sud
15/40
Province Nord
1/22
Province Îles
0/14

Le Rassemblement-UMP qui se nommait jusqu'en 2004 Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) est un parti politique français de Nouvelle-Calédonie fondé en juillet 1977 par Jacques Lafleur.

D'abord appelé Rassemblement pour la Calédonie, c'est sous l'influence de Jacques Chirac qu'un nom plus ouvertement revendicatif est adopté en 1978 à l'occasion de la fusion avec le RPR-NC de Dick Ukeiwé.

Conçu pour rassembler les forces anti-indĂ©pendantistes le parti s'oppose Ă  l'indĂ©pendance du « Caillou Â». Avec la signature de l'Accord de NoumĂ©a, qui prĂ©voit un rĂ©fĂ©rendum sur l'indĂ©pendance entre 2012 et 2017, le RPCR a acceptĂ© l'idĂ©e que ce territoire français puisse devenir indĂ©pendant, mais milite fermement pour que les rĂ©sultats de ces rĂ©fĂ©rendums soient le maintien de la Nouvelle-CalĂ©donie au sein de la RĂ©publique française.

AffiliĂ© au RPR jusqu'en 2002, le RPCR s'est affiliĂ© Ă  l'UMP et a pris le nom de Rassemblement-UMP. Il a perdu les Ă©lections provinciales du 9 mai 2004 mais a remportĂ© celles du 10 mai 2009, sans obtenir toutefois de majoritĂ© absolue.

Plusieurs tendances de la droite traditionnelle sont représentées au sein du parti: chiraquiens (Jacques Lafleur, Simon Loueckhote, Dick Ukeiwé, essentiellement des personnalités ne faisant plus partie de la vie politique ou ayant quitté le RPCR pour le nouveau parti de Jacques Lafleur, le RPC), sarkozistes (Pierre Frogier, Marianne Devaux), centristes libéraux (Jean LÚques, Pierre Maresca), conservateurs fiscaux (Pierre Bretegnier, Bernard DeladriÚre).

Sommaire

Histoire

RPC (1977-1978)

Les Ă©lections municipales de mars 1977 font resurgir deux Ă©volutions majeures dans la vie politique nĂ©o-calĂ©donienne. Tout d'abord, l'Union calĂ©donienne (UC), grand parti centriste (voire de centre-gauche) et autonomiste qui a dominĂ© sans partage de sa crĂ©ation en 1953 Ă  1971, n'est plus la premiĂšre force du Territoire. Ensuite, le vote indĂ©pendantiste commence Ă  Ă©merger. Ainsi, lors des municipales, 52,6 % des suffrages exprimĂ©s se portent sur la droite (Entente dĂ©mocratique et sociale, Union dĂ©mocratique et Mouvement libĂ©ral calĂ©donien essentiellement) contre 36 % sur les partis autonomistes (UC, UPM, PSC) et 11,5 % sur les indĂ©pendantistes (Palika et FULK), tandis que Jean-Marie Tjibaou se fait Ă©lire maire de HienghĂšne avec un programme clairement indĂ©pendantiste.

En rĂ©action Ă  cette double tendance, le 17 avril 1977, le conseiller de gouvernement EDS et fils de l'ancien sĂ©nateur RI Henri Lafleur, Jacques Lafleur, organise Ă  NoumĂ©a un grand congrĂšs « Ă  l'amĂ©ricaine Â» afin de fĂ©dĂ©rer les partisans du maintien de la Nouvelle-CalĂ©donie dans la France. Le nouveau parti ainsi crĂ©Ă© prend le nom de Rassemblement pour la CalĂ©donie (RPC). Il ne met pas totalement fin Ă  l'Ă©clatement politique local puisqu'il regroupe essentiellement :

  • l'ancien EDS (et notamment le maire de NoumĂ©a Roger Laroque qui prend la prĂ©sidence du mouvement, ou encore le sĂ©nateur Lionel Cherrier et les mĂ©lanĂ©siens d'inspiration protestante de l'AICLF),
  • des gaullistes et nĂ©o-gaullistes ayant quittĂ© l'Union dĂ©mocratique UD (le maire de HienghĂšne battu par Jean-Marie Tjibaou en mars 1977 Yves de Villelongue, ou encore Dick UkeiwĂ©),
  • les jeunes giscardiens qui viennent de fonder en 1975 la section locale de GĂ©nĂ©ration sociale et libĂ©rale (nouveau nom depuis 1974 des Jeunes RĂ©publicains indĂ©pendants : on trouve parmi eux de jeunes diplĂŽmĂ©s « Caldoches Â» tels le substitut du procureur Pierre Frogier ou le journaliste Pierre Maresca),
  • des wallisiens et futuniens (Petelo Manuofiua) et
  • des autonomistes non-indĂ©pendantistes (l'Union Kanak pour une CalĂ©donie multiraciale UK de Willy NĂ©mia qui Ă©tait l'un des membres fondateurs de l'Union multiraciale, dissidence de l'UC en 1970 ayant Ă©clatĂ© ensuite en plusieurs mouvements ayant pour la plupart Ă©voluĂ© vers l'indĂ©pendantisme).

Il est pluri-ethnique, mĂȘme si les descendants d'EuropĂ©ens y sont majoritaires, avec :

Aux Ă©lections territoriales du 11 septembre 1977, le RPC devient le premier parti du Territoire avec 12 Ă©lus sur 35 Ă  l'AssemblĂ©e territoriale. Il forme une majoritĂ© anti-indĂ©pendantiste avec les deux Ă©lus du MLC, les deux de l'UNC, et les trois conseillers issus respectivement de l'URC, de l'ETE et de l'UD.

Naissance du RPCR et début du bipartisme (1978-1984)

Jacques Lafleur est Ă©lu dĂ©putĂ© en mars 1978 et siĂšge au groupe du RPR. Cette adhĂ©sion au parti chiraquien mĂ©tropolitain prĂ©figure de la transformation du RPC en RPCR, permise par l'adhĂ©sion le 21 juillet 1978 de pratiquement toutes les formations du centre-droit anti-indĂ©pendantiste :

  • le Mouvement libĂ©ral calĂ©donien (MLC) crĂ©Ă© en 1971 par des dissidents « caldoches Â» de l'UC (Jean LĂšques, Max Frouin, Georges Nagle, Armand Ohlen) favorables Ă  une autonomie administrative et de gestion rĂ©alisĂ©e par une forte dĂ©centralisation, mais refuse le projet d'« autonomie interne Â» qui viserait Ă  crĂ©er un statut particulier pour la Nouvelle-CalĂ©donie au sein de la Constitution française et qui est vu comme un premier pas vers l'indĂ©pendance.
  • l'Union pour la renaissance de la CalĂ©donie (URC) centriste voire de centre-gauche, proche du Parti radical et autonomiste, il est animĂ© depuis sa crĂ©ation en 1977 par le maire de PonĂ©rihouen ThĂ©ophile Wakolo PouyĂ© et par la conseillĂšre territoriale Edwige Antier.
  • l'Entente toutes ethnies (ETE) du docteur Raymond Mura et rĂ©unissant essentiellement depuis sa crĂ©ation en 1977 des reprĂ©sentants des minoritĂ©s opposĂ©es Ă  l'indĂ©pendance.
  • la fĂ©dĂ©ration locale du RPR fondĂ© entretemps par des dissidents temporaires du RPC pour accĂ©lĂ©rer son rattachement au parti chiraquien, menĂ©e par Dick UkeiwĂ©.

Toutefois, l'alliance avec le RPR ne fait pas l'unanimitĂ©, et peu de temps aprĂšs le changement de nom en RPCR, ses Ă©lĂ©ments centristes et « giscardiens Â» le quitte : le sĂ©nateur Lionel Cherrier, Georges Nagle (qui a perdu son siĂšge Ă  l'AssemblĂ©e territoriale en 1977), tandis que l'URC et l'ETE reprennent leur indĂ©pendance. Ils se rapprochent de l'Union de Nouvelle-CalĂ©donie (UNC, derniĂšre dissidence en date de l'UC suite Ă  l'Ă©volution de ce dernier vers l'indĂ©pendantisme, menĂ© par le maire de Bourail Jean-Pierre AĂŻfa) et l'UD gaulliste : ensemble, ils forment en 1979 la FĂ©dĂ©ration pour une nouvelle sociĂ©tĂ© calĂ©donienne (FNSC) qui se veut une troisiĂšme voie autonomiste entre les anti-indĂ©pendantistes du RPCR et les indĂ©pendantistes du Front indĂ©pendantiste (FI).

Le RPCR consacre sa place de premier parti nĂ©o-calĂ©donien aux Ă©lections territoriales du 1er juillet 1979 avec 40,24 % des suffrages exprimĂ©s (dont 50,11 % dans le Sud) et 15 Ă©lus sur 36 contre 34,43 % et 14 siĂšges pour le Front indĂ©pendantiste (mais 62,74 % dans l'Est et 64,44 % aux Îles) et 17,82 % et 7 conseillers pour la FNSC. Le RPCR dĂ©tient la majoritĂ© jusqu'en 1982 grĂące Ă  une alliance avec la FNSC, mais celle-ci lui retire son soutien et s'allie ensuite au FI de Jean-Marie Tjibaou de 1982 Ă  1984.

L'un des camps opposĂ©s des ÉvĂšnements (1984-1988)

Par la suite, le RPCR, et plus gĂ©nĂ©ralement les anti-indĂ©pendantistes (les plus radicaux d'entre eux se regroupant au sein du FN local, ou au Front calĂ©donien crĂ©Ă© en 1983 par des dissidents du Rassemblement qui lui reprochent sa « mollesse Â»), s'opposent violemment aux indĂ©pendantistes du Front de libĂ©ration nationale kanak et socialiste (FLNKS, nouveau nom du Front indĂ©pendantiste) de Jean-Marie Tjibaou durant la pĂ©riode dite des ÉvĂšnements de 1984 Ă  1988. Il domine les institutions officielles, souvent boycottĂ©es par le FLNKS, et critique la gestion de la crise par la majoritĂ© socialiste au Parlement national. Elle reproche Ă  cette derniĂšre de vouloir « larguer Â» la Nouvelle-CalĂ©donie et de favoriser les indĂ©pendantistes, tandis qu'elle s'oppose totalement au projet d'« indĂ©pendance-association Â» avancĂ© par le Haut-commissaire puis ministre chargĂ© de la Nouvelle-CalĂ©donie du gouvernement de Laurent Fabius, Edgard Pisani, en 1985. Il reçoit un soutien actif des instances dirigeantes du RPR, Jacques Chirac, Bernard Pons ou Charles Pasqua se rendant Ă  plusieurs reprises sur le Territoire.

Mais, aprĂšs l'apogĂ©e des violences atteintes lors de la prise d'otages d'OuvĂ©a et la libĂ©ration sanglante de ces derniers en 1988, Jacques Lafleur et le RPCR dĂ©cident de nĂ©gocier avec Jean-Marie Tjibaou et le FLNKS le rĂ©tablissement de la paix et la mise en place d'une pĂ©riode transitoire avant un rĂ©fĂ©rendum d'autodĂ©termination prĂ©vu pour 1998. Cela aboutit aux accords de Matignon. Les signataires de ces derniers pour le RPCR sont : Jacques Lafleur, l'autre dĂ©putĂ© Maurice NĂ©nou, le sĂ©nateur Dick UkeiwĂ©, le maire de NoumĂ©a Jean LĂšques, Henri Wetta, Pierre Frogier, Pierre Bretegnier, Robert NaxuĂ© Paouta.

Le parti majoritaire et les dissidences successives (1989-2004)

Depuis la provincialisation en 1989 jusqu'en 2004, le RPCR a dominĂ© la Province Sud, la plus peuplĂ©e et la plus riche, avec une nette majoritĂ© absolue Ă  chaque scrutin. Le parti contrĂŽle aussi, via une majoritĂ© absolue (de 1989 Ă  1995) ou relative (complĂ©tĂ©e par des alliances de circonstance entre 1995 et 2004, tout particuliĂšrement avec le petit parti indĂ©pendantiste modĂ©rĂ© de la FCCI Ă  partir de 1999) au CongrĂšs. Jacques Lafleur est prĂ©sident de l'AssemblĂ©e provinciale et le nouvel homme fort du Territoire durant cette pĂ©riode, sa lĂ©gimitĂ© Ă©tant renforcĂ©e par le fait qu'il soit le dernier survivant des deux dirigeants de la table des nĂ©gociations des accords de Matignon aprĂšs l'assassinat en 1989 de Jean-Marie Tjibaou et les luttes intestines pour lui trouver un successeur du cĂŽtĂ© indĂ©pendantiste, mais aussi parce qu'il est le premier Ă  parler d'une « solution consensuelle Â» (terme utilisĂ© en 1991) puis d'un « pacte trentenaire Â» (en 1994) pour Ă©viter le rĂ©fĂ©rendum de 1998. Celui-ci en effet, dont il ne fait alors aucun doute qu'il aboutirait Ă  un rejet de l'indĂ©pendance, fait craindre Ă  la plupart des dirigeants politiques un retour Ă  la crise et aux affrontements. Cette proposition aboutit Ă  l'accord de NoumĂ©a de 1998 qui repousse la consultation sur l'accĂšs Ă  la pleine souverainetĂ© Ă  une pĂ©riode allant de 2014 Ă  2018, pose dans son prĂ©ambule la reconnaissance d'une « double lĂ©gitimitĂ© Â» au sein de la population nĂ©o-calĂ©donienne (celle du « peuple premier Â», les Kanaks, mais aussi celle des populations issues des vagues successives d'immigration depuis le XIXe siĂšcle, qui sont majoritaires) et prĂ©voit le transfert de pratiquement toutes les compĂ©tences Ă  l'exception de celles dites « rĂ©galiennes Â» (nationalitĂ©, libertĂ©s publiques, dĂ©fense, politique Ă©trangĂšre, justice, ordre public, monnaie) de l'État Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie d'ici 2014. Les signataires de cet accord pour le RPCR sont : Jacques Lafleur, l'autre dĂ©putĂ© Pierre Frogier, le sĂ©nateur Simon Loueckhote, le prĂ©sident du CongrĂšs Harold Martin, le maire de NoumĂ©a Jean LĂšques et le directeur de cabinet de Jacques Lafleur Ă  la Province Sud Bernard DeladriĂšre.

Mais la pĂ©riode de 1989 Ă  2004 est aussi marquĂ©e par une certaine hĂ©morragie du RPCR qui doit souffrir plusieurs dissidences, du fait des choix politiques de Jacques Lafleur qu'ils critiquent mais aussi de son autoritarisme supposĂ© ou de la trop grande mainmise qu'il aurait dĂ©veloppĂ© tant sur la politique que sur l'Ă©conomie du Territoire (le dĂ©putĂ© Ă©tant Ă©galement chef d'entreprise). Alors que dans les annĂ©es 1980 la seule alternative dans le camp anti-indĂ©pendantiste Ă©taient les formations radicales et anti-autonomistes du FN et du Front calĂ©donien (FC), le RPCR voit sa position de plus en plus menacĂ©e Ă  droite. Les partis crĂ©Ă©s par d'anciens membres du RPCR Ă  partir du 1989 sont :

  • CalĂ©donie demain (CD) fondĂ©e en 1989 par le maire de DumbĂ©a Bernard Marant, celui-ci s'est opposĂ© aux accords de Matignon et s'est alliĂ© avec certains membres du FN. Il modĂšre par la suite son propos, devient autonomiste et concentre son implantation Ă  la seule commune de DumbĂ©a. Il soutient en 1998 l'accord de NoumĂ©a puis se fond l'annĂ©e suivante dans le parti Alliance, nouveau grand parti d'opposition au sein du camp anti-indĂ©pendantiste au RPCR (s'y retrouve l'ancienne FNSC du maire de Bourail de Jean-Pierre AĂŻfa qui, en dehors de la commune de ce dernier, avait totalement disparu du paysage politique nĂ©o-calĂ©donien aprĂšs 1985).
  • Mouvement des CalĂ©doniens et Loyaltiens libres (MCLL) fondĂ©e en 1993 par l'un des poids lourds et lieutenants historiques de Jacques Lafleur, Ă  savoir le dĂ©putĂ© europĂ©en (de 1989 Ă  1994) Dick UkeiwĂ© : celui-ci dirigea l'ensemble des exĂ©cutifs dominĂ©s par le RPCR durant les ÉvĂšnements de 1984 Ă  1989, a Ă©tĂ© sĂ©nateur de 1983 Ă  1992 et a Ă©tĂ© l'un des signataires des accords de Matignon. AprĂšs 1989, il est quelque peu mis Ă  l'Ă©cart des instances dirigeantes et finalement le RPCR lui refuse l'investiture pour les sĂ©natoriales de 1992 au profit de Simon Loueckhote. La consĂ©quence directe est son dĂ©part du Rassemblement pour crĂ©er le MCLL, qui appelle Ă  un « toilettage des accords de Matignon Â» en refusant de participer aux comitĂ©s de suivi. Il se prĂ©sente aux lĂ©gislatives de 1993 et 1997 contre Jacques Lafleur. Il soutient la liste UNCT en 1995. Il s'oppose Ă  l'accord de NoumĂ©a, monte une liste de droite anti-accordiste aux provinciales de 1999 avec un autre dissident du RPCR et de l'Une Nouvelle-CalĂ©donie pour tous, l'avocat Denis Millard, et le MPF local crĂ©Ă© en 1995 sur la base de l'ancien FC de Claude Sarran. Il se retire ensuite de la vie politique et le MCLL disparaĂźt.
  • Une Nouvelle-CalĂ©donie pour tous (UNCT) fondĂ© en 1995 par l'ancien Ă©lu territorial et ancien prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration patronale locale Didier Leroux et d'autres membres du RPCR qui ont soutenu Jacques Chirac Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 1995, alors que Jacques Lafleur (considĂ©rĂ© pourtant jusqu'ici comme un ami personnel du prĂ©sident du RPR) a appelĂ© Ă  voter pour Édouard Balladur. Il obtient un rĂ©el succĂšs aux Ă©lections provinciales de cette annĂ©e-lĂ , avec 7 siĂšges sur 54, et fait perdre la majoritĂ© absolue du RPCR au CongrĂšs. Ce parti s'oppose en 1998 Ă  l'accord de NoumĂ©a (lui reprochant de faire de trop grands concessions aux indĂ©pendantistes et de consacrer la domination institutionnelle du RPCR) puis se fond l'annĂ©e suivante dans le parti Alliance, nouveau grand parti d'opposition au sein du camp anti-indĂ©pendantiste au RPCR (s'y retrouve l'ancienne FNSC du maire de Bourail de Jean-Pierre AĂŻfa qui, en dehors de la commune de ce dernier, avait totalement disparu du paysage politique nĂ©o-calĂ©donien aprĂšs 1985).
  • DĂ©velopper ensemble pour construire l'avenir (DECA) qui est d'abord une liste aux Ă©lections provinciales de 1995 en Province Nord menĂ©e par le maire de Koumac (alors seule commune anti-indĂ©pendantiste du Nord) Robert Frouin et Delin WĂ©ma. Elle reproche au RPCR et Ă  ses dirigeants de ne s'intĂ©resser Ă  la Province Nord qu'en pĂ©riode Ă©lectorale et d'agir ensuite uniquement dans l'intĂ©rĂȘt du Sud et plus particuliĂšrement du Grand NoumĂ©a. Elle obtient pratiquement le mĂȘme score que le RPCR dans la province en 1995, avec 2 siĂšges, mais perd toute reprĂ©sentation en 1999. Devenu un parti politique en 1996, il se divise sur la question de l'accord de NoumĂ©a (Robert Frouin s'y oppose tandis que Delin WĂ©ma appelle Ă  voter « oui Â» lors du rĂ©fĂ©rendum de ratification de l'accord) puis rejoint en 1999 le parti Alliance, nouveau grand parti d'opposition au sein du camp anti-indĂ©pendantiste au RPCR (s'y retrouve l'ancienne FNSC du maire de Bourail de Jean-Pierre AĂŻfa qui, en dehors de la commune de ce dernier, avait totalement disparu du paysage politique nĂ©o-calĂ©donien aprĂšs 1985).
  • Harold Martin, jusque lĂ  l'un des dauphins potentiels de Jacques Lafleur, est exclu du RPCR pour avoir dĂ©cidĂ© de briguer un second mandat Ă  la mairie de PaĂŻta alors que le parti lui prĂ©fĂ©rait son cousin (et prĂ©dĂ©cesseur) Ronald Martin. Martin est rĂ©Ă©lu. Certains membres du RPCR le soutiennent et finissent par quitter plus ou moins tardivement ce mouvement entre 2001 et 2004 : les deux Ă©lus provinciaux et congressistes Sosimo Malalua et Philippe Michel dĂšs 2001, l'ancien maire du Mont-Dore (qui a perdu son poste suite Ă  une fronde de ses adjoints) RĂ©ginald Bernut et le maire de La Foa Philippe GomĂšs (qui a toutefois soutenu Martin et critiquĂ© la direction Ă  partir de 2001 tout en restant membre du parti) en 2004.
  • Marie-NoĂ«lle ThĂ©mereau, jusque lĂ  vice-prĂ©sidente du CongrĂšs, dĂ©missionne du parti et de tous ses mandats en 2001 pour protester contre le poids qu'elle juge trop grand des Provinces (et tout particuliĂšrement de celle du Sud) dans le jeu institutionnel, au dĂ©triment de l'Ă©chelon territorial.

L'ensemble de ces dissidents du RPCR depuis 1989 (Alliance, Harold Martin et ses partisans ainsi que Marie-Noëlle Thémereau) à l'exception du MCLL de Dick Ukeiwé (ce dernier s'étant retiré de la vie politique en 1999) se retrouvent dans la liste (puis le parti) Avenir ensemble qui fait perdre au RPCR (qui a pris pendant la campagne le nom de Rassemblement-UMP pour marquer son affiliation à l'Union pour un mouvement populaire métropolitain) le contrÎle de la Province Sud et du CongrÚs.

RĂ©forme interne (depuis 2004)

Depuis 2004, et Ă  l'instigation initialement de Jacques Lafleur lui-mĂȘme, le Rassemblement-UMP se dote d'un nouveau mode d'organisation passant tout particuliĂšrement par l'Ă©lection dĂ©sormais du prĂ©sident du parti directement par les militants. Si Lafleur, qui a dĂ©missionnĂ© en 2004 de tous ses mandats Ă  l'exception de celui de dĂ©putĂ©, semble un temps vouloir passer la main Ă  son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Pierre Frogier, il dĂ©cide finalement de se reprĂ©senter Ă  la prĂ©sidence du mouvement qui se tient le 2 juillet 2005 dans le quartier de RiviĂšre-SalĂ©e Ă  NoumĂ©a. Il reproche notamment Ă  son « dauphin Â» de ne pas ĂȘtre assez ferme dans son opposition Ă  la nouvelle majoritĂ© Avenir ensemble et de ne pas avoir respectĂ© toutes les conditions fixĂ©es pour la passation de tĂ©moin entre les deux hommes. Le jour du scrutin interne, Pierre Frogier est largement Ă©lu par 3 261 voix de militants sur 4 174 inscrits. Suite Ă  la perte du contrĂŽle de son propre parti, Jacques Lafleur quitte celui-ci avec ses derniers fidĂšles (le sĂ©nateur Simon Loueckhote ou l'Ă©lue provinciale et au CongrĂšs François Sagnet-Chaverot) pour crĂ©er en 2006 le Rassemblement pour la CalĂ©donie (RPC, reprenant le nom d'origine du RPCR dont il dit vouloir retrouver l'« esprit d'origine Â»).

Pierre Frogier rĂ©organise le Rassemblement-UMP en reprenant le thĂšme de la « rupture Â» et les pratiques de communication dĂ©veloppĂ©es Ă  la mĂȘme Ă©poque par le nouveau prĂ©sident de l'UMP et futur prĂ©sident de la RĂ©publique Nicolas Sarkozy. Il s'appuie essentiellement sur les cadres issus de sa gĂ©nĂ©ration (Pierre Maresca qui devient dans un premier temps secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, mais est quelque peu mis Ă  l'Ă©cart en 2006 aprĂšs son choix de se prĂ©senter aux lĂ©gislatives de l'annĂ©e suivante contre le candidat officiel du parti ; Pierre Bretegnier ; Bernard DeladriĂšre qui, aprĂšs avoir Ă©tĂ© le principal collaborateur de Jacques Lafleur, devient le sien Ă  partir de 2001), mais aussi sur de relatifs nouveaux venus trentenaires et quadragĂ©naires (le supplĂ©ant de Lafleur et premier adjoint du maire de NoumĂ©a GaĂ«l Yanno qui est Ă©lu dĂ©putĂ© en 2007 ; le maire du Mont-Dore Éric Gay qui est secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et donc numĂ©ro deux du parti Ă  partir de 2006 ; les co-responsables du mouvement des jeunes du parti Gil Brial et Isabelle Champmoreau) et mĂ©lanĂ©siens (Bernard UkeiwĂ©, fils de l'ancien sĂ©nateur Dick UkeiwĂ©, un des deux vices-prĂ©sidents du parti Ă  partir de 2006 et supplĂ©ant de GaĂ«l Yanno Ă  partir de 2007, jusqu'Ă  son dĂ©cĂšs en 2008 ; LĂ©ontine Ponga, l'autre vice-prĂ©sidente, supplĂ©ante de Pierre Frogier Ă  partir de 2007 et tĂȘte de liste du parti en Province Nord en 2009 ; Maurice Ponga, dĂ©putĂ© europĂ©en depuis 2009). Il introduit Ă©galement plus de dĂ©mocratie interne dans la vie du parti, instaurant notamment des primaires pour la dĂ©signation des candidats ou tĂȘtes de listes Ă  toutes les Ă©lections nationales ou locales.

De plus, il a pris des positions particuliĂšrement fermes, parfois provocatrices, concernant les grands dĂ©bats politiques entre 2004 et 2009 :

  • Accord de NoumĂ©a : Pierre Frogier, prĂ©sident du parti, a provoquĂ© une vĂ©ritable controverse au sein de la classe politique calĂ©donienne lorsqu'il a dĂ©clarĂ©, dans une interview accordĂ©e aux Nouvelles calĂ©doniennes, se sentir « totalement dĂ©sengagĂ© Â» de ce dernier[1]. Il a depuis quelque peu modĂ©rĂ© son propos en appelant surtout Ă  une « renĂ©gociation Â» et Ă  rompre avec la lecture « indĂ©pendantiste Â» de l'Accord qui selon lui a prĂ©valu jusqu'alors. Il veut organiser un rĂ©fĂ©rendum local sur l'avenir institutionnel de l'archipel dĂšs le dĂ©but de la pĂ©riode prĂ©vue Ă  cet effet par la loi organique, Ă  savoir dĂšs 2014.
  • Corps Ă©lectoral : Pierre Frogier et l'ensemble du Rassemblement-UMP s'Ă©taient fortement mobilisĂ©s, Ă  l'instar de l'autre dĂ©putĂ© Jacques Lafleur et du sĂ©nateur Simon Loueckhote, contre le gel du corps Ă©lectoral aux seules personnes nĂ©es sur le Territoire ou rĂ©sidant en Nouvelle-CalĂ©donie depuis 1998 au moins pour les Ă©lections provinciales. Ce projet a finalement Ă©tĂ© adoptĂ© et intĂ©grĂ© Ă  la Constitution par vote des dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs rĂ©unis en CongrĂšs Ă  Versailles le 19 fĂ©vrier 2007 (par 724 voix pour et 90 contre).
  • Goro Nickel : le Rassemblement-UMP soutient fermement durant cette mandature l'installation de l'usine de traitement de la latĂ©rite sur le site de Goro dans l'extrĂȘme sud du Territoire. C'est lorsque ce parti avait la majoritĂ© en Province Sud que ce projet a Ă©tĂ© lancĂ©, ses opposants avaient d'ailleurs alors accusĂ© Jacques Lafleur et ses partisans de « brader Â» le patrimoine foncier et environnemental du Territoire[2].
  • Usine du Nord : le Rassemblement-UMP milite pour une solution aux retards pris par ce projet en le retirant Ă  la SociĂ©tĂ© miniĂšre du Sud Pacifique (SMSP, sociĂ©tĂ© fondĂ©e dans les annĂ©es 1990 pour faire participer directement les populations mĂ©lanĂ©siennes de la Province Nord Ă  l'exploitation du nickel) et Ă  son alliĂ© canadien Falconbridge (rachetĂ© depuis pas le suisse Xstrata), pour confier la construction de l'usine Ă  Eramet - SLN (SociĂ©tĂ© Le Nickel)[3]. Cette position est vivement critiquĂ©e par pratiquement toutes les autres forces politiques du Territoire[4],[5] et est souvent vue comme le moyen non seulement de renforcer le monopole de la SLN sur l'exploitation du nickel mais d'affaiblir le rĂ©Ă©quilibrage Ă©conomique en faveur du Nord, rĂ©Ă©quilibrage prĂ©vu dans l'Accord de NoumĂ©a et qui Ă©tait le but principal visĂ© Ă  travers la construction de cette usine.

Cette stratĂ©gie permet au Rassemblement-UMP de renouer avec les succĂšs Ă©lectoraux, sans retrouver toutefois la prĂ©dominance totale dont il disposait par le passĂ© :

Positionnement politique

Valeurs et principes

Les valeurs et principes fondamentaux du Rassemblement-UMP sont Ă©dictĂ©s dans la « Charte du Rassemblement Â» qui conclue le « Manifeste du Rassemblement pour la CalĂ©donie Â» adoptĂ© lors de la crĂ©ation du RPC le 17 avril 1977. Il contient six articles[6] :

  • Article 1er (anti-indĂ©pendantisme et autonomisme) : « Dans le cadre institutionnel de Territoire de la RĂ©publique et dans l’attachement de ses ressortissants Ă  la Nation Française, la collectivitĂ© calĂ©donienne manifeste sa volontĂ© d’affirmer sa personnalitĂ©, avec ses particularismes et ses spĂ©cificitĂ©s et, en tant que telle, d’assumer la responsabilitĂ© vĂ©ritable de gĂ©rer ses propres affaires, dans la cohĂ©rences et l’efficacitĂ©. Â»
  • Article 2 : « La SociĂ©tĂ© calĂ©donienne est une SociĂ©tĂ© pluriraciale et doit demeurer telle quelle Â». D'oĂč :
  • antiracisme : « Toutes les entreprises de division ou d’exclusive, spĂ©cialement celles puisant leur source dans le racisme, doivent ĂȘtre dĂ©noncĂ©es et combattues d’oĂč qu’elles viennent et quels qu’en soient les auteurs Â».
  • « La promotion de la SociĂ©tĂ© calĂ©donienne doit ĂȘtre recherchĂ©e dans l’harmonie, c'est-Ă -dire dans l’entente et la comprĂ©hension mutuelle entre les ethnies, dans l’élimination des motifs de discorde et dans la volontĂ© d’assurer Ă  tous les habitants du Territoire les mĂȘmes chances. Â»
  • Article 3 : « La notion d’attachement Ă  la France ayant Ă©tĂ© clairement dĂ©finie, la MĂ©tropole a une double obligation envers la population du Territoire. Â» Cette double obligation est dĂ©finie ainsi :
  • « Faire jouer pleinement la solidaritĂ© nationale, compte tenu des difficultĂ©s exceptionnelles de l’heure [le texte faisant ici mention de l'instabilitĂ© politique, Ă©conomique et sociale qui rĂšgne au moment oĂč il a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©, Ă  la fin des annĂ©es 1970] Â»
  • « ReconsidĂ©rer le contrĂŽle exclusif de l’Etat sur l’exploitation des ressources miniĂšres du Territoire [critique ici des lois Billotte de 1969, qui ont depuis Ă©tĂ© abrogĂ©es]. Â»
  • Article 4 (libĂ©ralisme et justice sociale) : « L’affirmation de la personnalitĂ© calĂ©donienne doit conduire au renouveau. Ce renouveau doit prendre la forme d’un dĂ©veloppement des activitĂ©s industrielles, de la mise en place d’un plan de redressement accĂ©lĂ©rĂ©, d’un redĂ©ploiement et d’une restructuration d’ensemble aux plans Ă©conomique, budgĂ©taire, fiscal et social.
    Mais ce renouveau ne peut s’accomplir que dans le cadre des principes €essentiels d’une Ă©conomie libĂ©rale adaptĂ©e aux rĂ©alitĂ©s du Territoire, pour une meilleure justice sociale.
     Â»
  • Article 5 : parle des mesures prioritaires Ă  mettre en place pour faire respecter les points prĂ©cĂ©dents, lĂ  encore dans le contexte de 1977 mais devant ĂȘtre dĂ©fendu par la suite en permanence par le parti :
  • « Une rĂ©forme Ă©lectorale qui permette un fonctionnement efficace et cohĂ©rent de nos institutions, par la mise en place d’une majoritĂ© rĂ©elle et stable Ă  l’AssemblĂ©e Territoriale [puis au CongrĂšs] Â»,
  • « Une rĂ©forme fonciĂšre qui assure un rĂšglement Ă©quitable du problĂšme des terres dans l’ordre et la lĂ©galitĂ© Â»,
  • « Le lancement effectif du projet d’industrialisation du Nord Â»,
  • « Des mesures de sauvetage Ă©conomique et, notamment, d’importants investissements publics pour rĂ©sorber le chĂŽmage, un abaissement du coĂ»t des frets pour amĂ©liorer le pouvoir d’achat et une rĂ©vision radicale des conditions de crĂ©dit, an accĂ©dant enfin au Long Terme, dans des conditions similaires Ă  celles de la MĂ©tropole. Â»
  • Article 6 : « Seul le Rassemblement des CalĂ©doniens, dans la volontĂ© d’entreprendre la dĂ©fense et la rĂ©novation de leur propre CollectivitĂ©, permettra Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie de rĂ©gler ses problĂšmes prĂ©sents et de prĂ©parer sereinement son avenir. Â»

Programme aux Ă©lections provinciales de 2009

Le programme du Rassemblement-UMP pour les Ă©lections provinciales du 10 mai 2009, intitulĂ© « Construisons aujourd'hui la CalĂ©donie de demain Â», est articulĂ© en quatorze points. Il reprend ou fait rĂ©fĂ©rence Ă  de nombreux points de la campagne de Nicolas Sarkozy lors de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007 ou mesures mises en place depuis par le gouvernement de François Fillon.

  • Ă©chĂ©ance institutionnelle et sortie de l'accord de NoumĂ©a : « 2014, penser autrement : Pourquoi organiser un rĂ©fĂ©rendum en 2014 ? Â», reprenant la proposition de Pierre Frogier d'organiser le plus tĂŽt possible un rĂ©fĂ©rendum de sortie. Les arguments citĂ©s en faveur de cette solution sont :
  • « Parce que c’est prĂ©vu par l’accord de NoumĂ©a Â»
  • « Parce qu’en 2014, nous voulons que les CalĂ©doniens rĂ©affirment qu’ils ont adhĂ©rĂ© Ă  l’accord de NoumĂ©a pour rester dans la France, alors que le FLNKS exige toujours l’indĂ©pendance Â»
  • « Parce que nous pourrons alors donner un nouvel Ă©lan, un nouveau dĂ©part, Ă  l’accord de NoumĂ©a et lui donner le temps dont il a besoin pour sa mise en oeuvre dans toute sa richesse Â»
  • « Parce que nous pourrons alors rechercher tous ensemble dans la paix et dans l’apaisement cette identitĂ© calĂ©donienne dans la France, voulue par la grande majoritĂ© de nos concitoyens Â»
  • « Parce que nous pourrons alors ĂȘtre pleinement Français et CalĂ©doniens grĂące Ă  l’accord de NoumĂ©a. Â»
  • sĂ©curitĂ© : « ĂŠtre rassurĂ©s : Lutter contre la dĂ©linquance et l’insĂ©curitĂ© Â», face Ă  la montĂ©e supposĂ©e des crimes et dĂ©lits, « en liaison avec l'État Â», en proposant :
  • l'augmentation des subventions provinciales accordĂ©es aux communes du Grand NoumĂ©a pour leurs polices municipale,
  • le renforcement des « politiques de prĂ©vention par l’insertion Ă  l’école, par le sport, l’économie et la culture Â»,
  • la crĂ©ation de « structures semi-fermĂ©es alternatives Ă  la prison Â»
  • de mettre « la lutte contre l’alcoolisme et la drogue au premier rang des urgences Â».
  • Ă©ducation et formation : « RĂ©ussir sa vie : Pour une Ă©cole de la rĂ©ussite et une formation tout au long de la vie Â» avec des mesures parfois inspirĂ©es du volet Ă©ducatif du plan Espoir Banlieues :
  • « le recentrage sur les matiĂšres fondamentales (français et mathĂ©matiques) Â», avec la crĂ©ation d'« Ă©coles de la 2e chance Â»,
  • « l’apprentissage des valeurs (goĂ»t du travail et de l’effort, politesse, respect de la rĂšgle commune) Â»,
  • « l’aide personnalisĂ©e aux Ă©lĂšves en difficultĂ© Â» en crĂ©ant des « internats d'excellence Â»,
  • « instaurer un droit individuel Ă  la formation tout au long de la vie Â»,
  • « dĂ©velopper la formation par alternance et l’apprentissage Â».
  • la gestion et la vie politique : « Moraliser la vie politique : Lutter contre le gaspillage des fonds publics Â», qui critique la prĂ©cĂ©dente majoritĂ© de l'Avenir ensemble (puis CalĂ©donie ensemble) qui, selon lui, a fait « littĂ©ralement exploser Â» les « dĂ©penses de communication ou de propagande, de cocktails, de fĂȘtes et de cĂ©rĂ©monie, de distribution Ă  de pseudoassociations Â», le Rassemblement-UMP propose :
  • la crĂ©ation d'une « commission d'Ă©thique pour la moralisation de la vie politique Â» chargĂ©e du « du contrĂŽle des collectivitĂ©s afin d’assurer la transparence de l’attribution des marchĂ©s publics Â»,
  • la formation des « Ă©lus aux rĂšgles de gestion des deniers publics Â»,
  • l'Ă©laboration d'une « charte des Ă©lus Â» pour « Ă©viter toute confusion entre intĂ©rĂȘts privĂ©s et mandats Ă©lectifs Â»,
  • Ă©conomie : « ProspĂ©rer et partager : Dynamiser l’économie et pĂ©renniser son dĂ©veloppement pour crĂ©er des emplois et amĂ©liorer le pouvoir d’achat Â» avec :
  • la crĂ©ation d'un « fonds pour les gĂ©nĂ©rations futures alimentĂ© par la fiscalitĂ© sur le nickel Â»,
  • la mise en place de « pĂŽles de compĂ©titivitĂ© dans des secteurs stratĂ©giques Â» : nickel, Ă©nergies renouvelables et biodiversitĂ©,
  • la mise en condition favorable pour « l’embauche des jeunes Ă  la recherche d’un premier emploi avec des charges salariales prĂ©fĂ©rentielles les deux premiĂšres annĂ©es Â»,
  • l'amĂ©lioration du « pouvoir d’achat des consommateurs par une modernisation des protections de marchĂ© (transparence et efficacitĂ©) et par un contrĂŽle des marges arriĂšres de la grande distribution Â»,
  • le « bilan de 20 ans de rĂ©Ă©quilibrage Â» et la renĂ©gociation des « clĂ©s de rĂ©partition Â» (celles-ci favorisant les Provinces Nord et Îles LoyautĂ©, moins peuplĂ©es que la Province Sud alors que la population de cette derniĂšre ne cesse d'augmenter, mais qui sont Ă©galement moins dĂ©veloppĂ©es sur le plan Ă©conomique et social),
  • le dĂ©veloppement de « l'Ă©conomie numĂ©rique Â».
  • affaires sociales : « ĂŠtre solidaires : Retraite, logement, santĂ© : ne laisser personne sur le bord du chemin Â», portant avant tout sur la solidaritĂ© entre les gĂ©nĂ©rations avec :
  • la mise en place d'une retraite minimale de « 80 000 FCFP [670,4 €] par mois Ă  l’horizon 2011 Â»,
  • la crĂ©ation d'« une caisse de retraite pour les travailleurs indĂ©pendants Â»,
  • le dĂ©veloppement d'« une mesure de type "prĂȘts bonifiĂ©s" pour faciliter l’accĂšs Ă  la propriĂ©tĂ© pour une premiĂšre acquisition Â»,
  • l'amĂ©lioration de « l’accĂšs aux soins dans l’IntĂ©rieur et les Îles et la prise en charge des urgences dans le Grand NoumĂ©a Â».
  • jeunesse : « Accompagner les jeunes : Pour que chaque jeune CalĂ©donien puisse trouver sa place dans la sociĂ©tĂ© Â», le Rassemblement-UMP propose :
  • la crĂ©ation d'un « pass’citoyen Â» pour les « jeunes bĂ©nĂ©voles Â» qui gagneraient ainsi des « points citoyens Â» donnant droit « Ă  des heures de conduite, Ă  des formations gratuites Â», par exemple,
  • le dĂ©veloppement des « efforts en faveur des jeunes sans qualification Â»,
  • la multiplication des « formations en alternance Â»,
  • le renforcement du « suivi des jeunes par les services chargĂ©s de l’emploi Â»,
  • l'encouragement aux entreprises pour « embaucher des jeunes Ă  la recherche d’un premier emploi en instituant des charges salariales prĂ©fĂ©rentielles les deux premiĂšres annĂ©es Â»,
  • l'amĂ©lioration du « service et les tarifs de l’Internet Â»,
  • l'amĂ©lioration de l'accessibilitĂ© au permis de conduire,
  • la construction d'« un circuit accompagnĂ© d’une Ă©cole de pilotage et d’un centre de prĂ©vention routiĂšre, pour sensibiliser les jeunes aux risques de la route Â».
  • environnement : « ĂŠtre conscients de l’urgence Ă©cologique : Une Ă©cologie solidaire pour une Nouvelle-CalĂ©donie exemplaire Â», en « conjuguant dĂ©veloppement Ă©conomique et prĂ©servation de l’environnement Â» par :
  • « la transparence de l’information sur les grands projets industriels, en impliquant les associations et les populations concernĂ©es Â»,
  • « un objectif de 20 % d’énergies renouvelables Ă  10-15 ans Â»,
  • la transformation de « la gestion durable de l’eau et d’un programme territorial d’assainissement [en] une prioritĂ© des collectivitĂ©s publiques Â»,
  • la gĂ©nĂ©ralisation du « tri des dĂ©chets et leur recyclage Â»,
  • la lutte « contre l’étouffement progressif de l’agglomĂ©ration de NoumĂ©a par une ambitieuse politique de transport en commun, l’étalement des horaires, le covoiturage, le dĂ©veloppement des activitĂ©s Ă©conomiques de proximitĂ© Â».
  • agriculture : « Imaginer une nouvelle ruralitĂ© : Retrouver nos racines et redynamiser notre agriculture Â», en s'appuyant non seulement sur les « filiĂšres existantes et en particulier la filiĂšre bovine Â» qu'il faut « relancer et redynamiser les filiĂšres existantes Â», mais Ă©galement sur les nouveaux secteurs et en particulier la filiĂšre bois :
  • l'appui « sur les groupements professionnels et interprofessionnels pour amĂ©liorer la qualitĂ© des produits et la rĂ©gulation des marchĂ©s Â»,
  • la possibilitĂ© donnĂ©e au « CrĂ©dit agricole [...] de mettre en place des financements adaptĂ©s aux besoins des agriculteurs (durĂ©e et accessibilitĂ© des prĂȘts, intĂ©rĂȘts bonifiĂ©s, intĂ©rĂȘts progressifs) Â»,
  • la diversification des « grandes cultures et [de] la production fruitiĂšre Â» et la mise en Ɠuvre d'un « un grand programme de sylviculture Â»,
  • l'assurance d'« un meilleur partage de la valeur ajoutĂ©e entre producteurs et distributeurs Â».
  • emploi : « Favoriser les compĂ©tences locales : Promouvoir de maniĂšre intelligente l’emploi local Â», en insistant sur la dĂ©fense de ce dernier « Ă  compĂ©tences Ă©gales Â», et en proposant :
  • la mise en prioritĂ© de « l’amĂ©lioration du niveau gĂ©nĂ©ral de qualification de la jeunesse calĂ©donienne, aussi bien dans le secteur privĂ© que dans le secteur public, afin qu’elle puisse affronter sans complexe la concurrence extĂ©rieure Â»,
  • le test systĂ©matique d'« un dispositif proposĂ© par les partenaires sociaux dans une branche d’activitĂ© du secteur privĂ© avant de le rendre obligatoire, afin d’éviter une paralysie des entreprises qui aboutirait fatalement Ă  des suppressions d’emplois Â»,
  • la conservation de « la possibilitĂ© de faire appel Ă  des compĂ©tences extĂ©rieures lorsqu’elles n’existent pas ici, car la Nouvelle-CalĂ©donie ne doit pas se replier sur elle-mĂȘme Â».
  • condition de la femme : « Avoir au moins le choix : Donner aux femmes la possibilitĂ© de faire un vrai choix de vie Â», avec :
  • la facilitation de « la vie des jeunes mĂšres de famille qui veulent exercer une activitĂ© professionnelle en encourageant la crĂ©ation de crĂšches et en mettant en place un dispositif d’aide financiĂšre Ă  la garde des enfants Â»,
  • le renforcement des « actions et [des] structures d’accueil en faveur des femmes victimes de violences conjugales et des femmes en dĂ©tresse Â»,
  • l'aide Ă  « la reprise d’une activitĂ© professionnelle, lorsqu’elles se sont arrĂȘtĂ©es pour Ă©lever leurs enfants, par une remise Ă  niveau des connaissances et inciter les entreprises Ă  les embaucher Â».
  • fonction publique : « Faire Ă©voluer le service public : Moderniser la fonction publique pour un meilleur service au public Â» par :
  • l'amĂ©lioration de « l’accueil du public Â», la simplification des « formalitĂ©s Â», l'accĂ©lĂ©ration des « temps de rĂ©ponse Â» et le dĂ©veloppement du « principe d’une administration Ă©lectronique avec les tĂ©lĂ©services Â»,
  • la crĂ©ation d'« un centre de gestion des fonctions publiques territoriale et communale pour une plus grande efficacitĂ© dans la gestion des ressources humaines Â»,
  • la valorisation des « heures supplĂ©mentaires Â» en reprenant le slogan de campagne prĂ©sidentielle de Nicolas Sarkozy : « pour que ceux qui travaillent plus puissent gagner plus Â»,
  • la rĂ©vision et mise en cohĂ©rence des « diffĂ©rents statuts Â» et la modification du « statut gĂ©nĂ©ral pour permettre un recul de l’ñge de recrutement et la prise en compte de l’expĂ©rience Â».
  • l'amĂ©lioration de l'accessibilitĂ© de la culture,
  • la crĂ©ation d'un « centre des arts, Ă  la fois Ă©cole d’art, lieu de dĂ©bats, d’échanges et de pratiques culturelles et artistiques, qu’elles soient traditionnelles ou contemporaines, il doit ĂȘtre ouvert Ă  tout public, aussi bien professionnel qu’amateur Â»,
  • le dĂ©veloppement de « l’Internet, le mĂ©dia de tous les liens, le vecteur de toutes les cultures, par la crĂ©ation de lieux publics dĂ©diĂ©s Ă  l’accĂšs Ă  Internet gratuit et d’espaces Wifi, sur toute la Nouvelle-CalĂ©donie (dans les communes et les tribus) Â»,
  • le dĂ©veloppement de « la TNT ainsi que l’émergence d’une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision locale consensuelle et gratuite Â».
  • sports : « Se dĂ©passer : Le sport, une passion partagĂ©e, une pratique populaire, une ambition d’excellence Â», en proposant :
  • la crĂ©ation du « passeport du bĂ©nĂ©vole Â»,
  • la reconnaissance de « la contribution des clubs au service public en fonction de critĂšres prĂ©cis (nombre d’adhĂ©rents, de jeunes, participation aux compĂ©titions, etc.) Â» et l'Ă©chelonnement des « aides et avantages publics en fonction de cette contribution Â»,
  • la crĂ©ation d'un « passeport de haut niveau pour suivre la carriĂšre du sportif depuis son plus jeune Ăąge, pour prĂ©parer son insertion sociale et pour former des cadres de qualitĂ© Â».

Positionnements récents (aprÚs 2009)

Pierre Frogier est Ă  l'origine de plusieurs prises de position ou propositions, non comprises dans son programme de 2009, qui ont suscitĂ© un certain dĂ©bat en Nouvelle-CalĂ©donie, surtout concernant les questions institutionnelles :

  • sortie de l'accord de NoumĂ©a : tendant Ă  modĂ©rer ses propos concernant la sortie de l'accord de NoumĂ©a, il estime en octobre 2009 : « VoilĂ  30 ans que je me bats contre l’indĂ©pendance. Je veux maintenant me battre "pour" quelque chose Â». Il avance alors l'idĂ©e de dĂ©finir une solution institutionnelle claire comme alternative Ă  l'indĂ©pendance pour le rĂ©fĂ©rendum d'autodĂ©termination, dont il dĂ©fend toujours l'organisation dĂšs 2014, et « qui mĂšnerait le pays aux confins de l’autonomie Â» en choisissant « librement Â» de laisser Ă  la RĂ©publique l’exercice des compĂ©tences rĂ©galiennes. Il dĂ©fend dans le mĂȘme temps l'entente rĂ©publicaine dont il veut faire une « nouvelle force politique Â», notamment pour discuter avec les indĂ©pendantistes de cette issue institutionnelle, ainsi que la possibilitĂ© d'Ă©tendre le « modĂšle nĂ©o-calĂ©donien Â» Ă  l'ensemble de l'outre-mer français[7]. Il obtient le soutien d'Harold Martin et de l'Avenir ensemble, tant sur la proposition institutionnelle que sur celle d'un rapprochement plus poussĂ© des anti-indĂ©pendantistes[8], mais ses dĂ©clarations provoquent des rĂ©actions plus tiĂšdes de la part du RPC (qui maintient son opposition Ă  un « rĂ©fĂ©rendum couperet Â» et rĂ©itĂšre sa proposition de renouveler les accords pour un « pacte cinquantenaire Â» allant dans le sens d'une nouvelle « solution nĂ©gociĂ©e Â»)[9] ou du FLNKS (qui estime qu'il s'agit surtout d'un discours visant les militants du Rassemblement-UMP et qui ne donne « pas l’impression qu’à ses yeux les indĂ©pendantistes comptent vraiment Â»)[10].
  • signes identitaires : Pierre Frogier annonce au dĂ©but du mois de fĂ©vrier 2010 envisager d'associer le drapeau tricolore au drapeau Kanaky, avec pour condition que les indĂ©pendantistes « doivent lever toute ambiguĂŻtĂ© et nous l’apporter comme un signe identitaire, un symbole culturel, dĂ©barrassĂ© des violences dont il est entachĂ© Â» afin de « reprĂ©senter cette part de la Nouvelle-CalĂ©donie mĂ©lanĂ©sienne et ocĂ©anienne indissociable de son identitĂ© europĂ©enne et française Â» et « ainsi, en additionnant nos deux lĂ©gitimitĂ©s, nous aurons fait un nouveau pas les uns vers les autres Â»[11]. Cette fois-ci saluĂ©e par le FLNKS[12], par Didier Leroux, dissident de l'Avenir ensemble et reprĂ©sentant local du MoDem qui la voit comme une « dĂ©marche courageuse et mĂȘme un peu risquĂ©e de Pierre Frogier Â» et « comme une Ă©tape, avant l’adoption d’un drapeau commun Â»[13], et une nouvelle fois par l'Avenir ensemble[14], la proposition est en revanche vivement critiquĂ©e par Jacques Lafleur (disant qu'elle « ne peut que diviser Â» et que « la Nouvelle-CalĂ©donie a un drapeau, celui de la RĂ©publique française Â»)[15], et donc par le RPC, et par CalĂ©donie ensemble (qui la juge « ambiguĂ«, contraire Ă  l’accord de NoumĂ©a et dangereuse pour le destin commun Â»)[16]. Quoi qu'il en soit, cette proposition reçoit le soutien du prĂ©sident de la RĂ©publique Nicolas Sarkozy et du gouvernement lors du VIIIe ComitĂ© des signataires rĂ©unis Ă  Paris le 24 juin 2010. Suite Ă  cela, le 13 juillet suivant, les Ă©lus du CongrĂšs ont Ă©mis « le vƓu de voir flotter ensemble le drapeau tricolore et celui des indĂ©pendantistes sur les Ă©difices publics de Nouvelle-CalĂ©donie Â»[17]. N'ayant pas de force juridique contraignante, chaque collectivitĂ© est laissĂ©e libre de l'appliquer ou non[18]. Le 17 juillet, le premier ministre François Fillon, en dĂ©placement officiel sur l'Ăźle, hisse pour la premiĂšre fois le drapeau Kanaky et le drapeau français ensembles sur le siĂšge du Haut-commissariat de la RĂ©publique[19] en prĂ©sence des autoritĂ©s locales dont le prĂ©sident du gouvernement Philippe GomĂšs (qui s'Ă©tait opposĂ© Ă  l'usage des deux drapeaux), Pierre Frogier, celui du CongrĂšs Harold Martin et celui du SĂ©nat coutumier, Julien Boanemoi. Une circulaire Ă©manant du premier ministre est attendue pour savoir sur quels Ă©tablissements les deux emblĂšmes doivent ĂȘtre prĂ©sents conjointement ; celui-ci a nĂ©anmoins prĂ©cisĂ© qu'il s'agira de « donner des instructions concernant les Ă©difices qui reprĂ©sentent l’État. S’agissant des collectivitĂ©s locales, c’est Ă  elles d’assumer leurs responsabilitĂ©s. L’Etat n’imposera rien Â»[20]. Le gouvernement local fait hisser (aprĂšs un vote) les deux drapeaux sur son siĂšge le 27 juillet[21], suivi par Pierre Frogier sur l'hĂŽtel de la Province Sud (sans vote pour sa part de l'assemblĂ©e provinciale) pour la premiĂšre fois le 7 aoĂ»t 2010[22]. Le mĂȘme jour, les communes du Grand NoumĂ©a, dont trois sur quatre sont dĂ©tenues par le Rassemblement-UMP, font de mĂȘme[23]. Enfin le CongrĂšs lĂšve les deux drapeaux pour la premiĂšre fois le 27 aoĂ»t suivant[24].
  • industrie : Pierre Frogier propose de rapprocher les trois principaux groupes mĂ©tallurgiques acteurs du secteur du nickel en Nouvelle-CalĂ©donie (SLN, SMSP et Vale Inco) afin qu'ils renforcent leur coopĂ©ration et leur complĂ©mentaritĂ© plutĂŽt que de se faire concurrence, estimant en octobre 2009 lors d'une visite de l'usine de Goro que l’intĂ©rĂȘt du pays « ne passe pas forcĂ©ment par l’addition des intĂ©rĂȘts respectifs des trois industriels Â», et en mars 2010 que « l’avenir mĂ©tallurgique Ă  long terme ne peut pas passer par la concurrence entre opĂ©rateurs, mais par une synergie et une complĂ©mentaritĂ© Â»[25].

Le congrĂšs du Rassemblement-UMP tenu Ă  Boulari au Mont-Dore le 23 octobre 2010 a adoptĂ© quatre motions dĂ©finissant les positions officielles que le parti doit dĂ©fendre dans les diffĂ©rents comitĂ©s mis en place par le Haut-commissaire pour prĂ©parer l'avenir :

  • Motion de l'atelier 1 portant sur les transferts de compĂ©tence et du corps Ă©lectoral (animĂ© par le dĂ©putĂ© GaĂ«l Yanno) : rĂ©affirme « son opposition au principe mĂȘme de gel du corps Ă©lectoral [mis en place par la rĂ©forme constitutionnelle de 2007], contraire Ă  ses valeurs et Ă  la lettre de l’Accord de NoumĂ©a, approuvĂ© par une trĂšs grande majoritĂ© de CalĂ©doniens en novembre 1998 Â». En partant de ce principe, non seulement le Rassemblement-UMP « refuse l’éventualitĂ© d’une extension de ce corps Ă©lectoral gelĂ© Ă  d’autres types d’élections Â» (notamment aux Ă©lections municipales qui sont ouvertes Ă  l'ensemble des citoyens français et aux ressortissants d'autres pays europĂ©ens rĂ©sidant sur le Territoire), mais de plus, dans le cadre des nĂ©gociations de sortie de l'accord de NoumĂ©a, il entend dĂ©fendre le « retour Ă  un corps Ă©lectoral glissant avec une condition de rĂ©sidence de 10 ans Â», comme ce qui Ă©tait appliquĂ© pour les Ă©lection provinciales avant 2007[26].
  • Motion de l'atelier 2 portant sur le bilan de l'accord de NoumĂ©a (animĂ© par le prĂ©sident de la Commission permanente du CongrĂšs Pierre Bretegnier) : estime que les « 20 ans de paix et de stabilitĂ© dus aussi Ă  l’action du Rassemblement Â» est la grande rĂ©ussite des accords, mais que le rĂ©Ă©quilibrage est son « grand Ă©chec Â», en notant surtout que « l'exode vers le sud continue Â», et que le bilan des transferts de compĂ©tences est « mitigĂ© Â». Il note que l'accord a permis un « effort remarquable en faveur de la culture kanak mais un rĂŽle du sĂ©nat controversĂ© Â». Partant de ces constats, il Ă©met plusieurs rĂ©solutions[27] :
  • relations avec la France mĂ©tropolitaine : « inscrire la Nouvelle-CalĂ©donie dans une nouvelle relation avec la France, Ă  l’intĂ©rieur de la RĂ©publique. C’est "la dĂ©colonisation dans la France" Â», cette derniĂšre phrase Ă©tant attribuĂ©e Ă  l'ancien Premier ministre socialiste et signataire des accords de Matignon Michel Rocard.
  • institutions : « remettre les provinces au centre du dispositif institutionnel et redonner Ă  la Province Sud ses marges de manƓuvres financiĂšres Â», reprenant ainsi sa promesse de campagne de faire rĂ©viser la clĂ© de rĂ©partitions.
  • autoritĂ©s coutumiĂšres : « donner au sĂ©nat coutumier un vrai rĂŽle de reprĂ©sentation des autoritĂ©s coutumiĂšres mĂ©lanĂ©siennes et imaginer des organismes de reprĂ©sentation des autres autoritĂ©s coutumiĂšres ocĂ©aniennes Â», notamment des Wallisiens et Futuniens.
  • culture : « conduire une politique culturelle qui tienne compte de la mosaĂŻque des cultures qui compose la Nouvelle-CalĂ©donie Â».
  • poids politique : « conforter la Rassemblement dans un rĂŽle central au CongrĂšs et au gouvernement, pour ĂȘtre assurĂ© que la Nouvelle-CalĂ©donie reste dans la France Â».
  • Motion de l'atelier 3 portant sur les discussions d'aprĂšs 2014 (animĂ© par le membre du gouvernement chargĂ© du budget, de la fiscalitĂ©, de l'Ă©conomie numĂ©rique et des questions liĂ©es Ă  la communication audiovisuelle, ainsi que signataire de l'accord de NoumĂ©a, Bernard DeladriĂšre) : « affirme que la Nouvelle-CalĂ©donie reste française tant que sa population le souhaite Â». Le parti dit vouloir « imaginer la conclusion Â» de l'accord de NoumĂ©a, qu'il juge « inachevĂ© Â», et prĂ©sente la « reconnaissance des deux drapeaux, des deux lĂ©gitimitĂ©s Â» comme la condition nĂ©cessaire permettant « de se retrouver pour Ă©laborer une solution d’avenir pour une communautĂ© de destin, en reconnaissant la place de tous ceux qui sont installĂ©s durablement en Nouvelle-CalĂ©donie Â». En contrepartie, la fin du « gel du corps Ă©lectoral Â» demandĂ© dans la motion 1 est vue comme l'autre condition Ă  la mise en place d'un tel dialogue. Sur le statut souhaitĂ© pour l'aprĂšs 2014, le parti entĂ©rine les propositions faites en octobre 2009 par Pierre Frogier Ă  savoir[28] :
  • le maintien des compĂ©tences rĂ©galiennes (nationalitĂ©, garanties des libertĂ©s publiques, dĂ©fense, justice, monnaie avec l'introduction Ă  terme de l'euro, l'ordre public et la responsabilitĂ© internationale) sous le contrĂŽle de l'État français, par un accord passĂ© entre ce dernier et la Nouvelle-CalĂ©donie, « approuvĂ© par un rĂ©fĂ©rendum local qui consacrera le libre consentement de la population concernĂ©e Â». De ce fait, l'organisation politique et administrative de la Nouvelle-CalĂ©donie ne serait plus dĂ©finie par une loi organique votĂ©e par le Parlement, mais par une loi de pays votĂ©e par le CongrĂšs local.
  • « la prise en main de son destin et la prise en compte des aspirations lĂ©gitimes de la population calĂ©donienne passent Ă©galement par un statut international renforcĂ©. Il faut donc que la Nouvelle-CalĂ©donie soit encore plus Ă©troitement associĂ©e Ă  l’exercice de la compĂ©tence en matiĂšre de relations extĂ©rieures Â». Le parti propose ainsi que le pays « bĂ©nĂ©ficie de la possibilitĂ© de dĂ©velopper son action extĂ©rieure au-delĂ  du Pacifique et devenir ainsi un vĂ©ritable acteur international Â», par la prĂ©sence systĂ©matique d'un reprĂ©sentant nĂ©o-calĂ©donien au sein des dĂ©lĂ©gations françaises Ă  l'ONU et Ă  terme l'obtention d'un statut d'observateur auprĂšs de cette organisation internationale.
  • le renforcement des « relations entre les trois collectivitĂ©s françaises du Pacifique Â» (Nouvelle-CalĂ©donie, PolynĂ©sie française, Wallis-et-Futuna) par « la crĂ©ation d’une confĂ©rence rĂ©gionale regroupant Â» ces trois territoires, ayant « vocation Ă  Ă©voquer, au plus haut niveau, les questions politiques, Ă©conomiques, sociales et culturelles et de dĂ©battre de positions communes sur toutes les questions internationales, rĂ©gionales et nationales Â» et « Ă  devenir un vecteur actif pour la francophonie dans la rĂ©gion Â»
  • Motion de l'atelier 4 portant sur les mines et la mĂ©tallurgie (animĂ© par le chef d'entreprise et ancien prĂ©sident de la CCI Michel Quintard) : lĂ  entĂ©rine les positions de Pierre Frogier en la matiĂšre, Ă  savoir[29] :
  • « une gestion optimisĂ©e des ressources miniĂšres Â» par le biais d'une « Haute AutoritĂ© de la Mine Â» qui devra « arbitrer la rĂ©partition de cette richesse Â» selon trois critĂšres (la maximisation de « la valeur ajoutĂ©e dĂ©gagĂ©e au profit de la Nouvelle CalĂ©donie Â», la prĂ©servation de « la durĂ©e de vie des gisements Â» et la prise en compte des « contraintes environnementales Â»).
  • « la mise en place d’un schĂ©ma Ă©nergĂ©tique territorial afin de mutualiser et d’optimiser les moyens au profit des opĂ©rateurs miniers et de la population Â».
  • la crĂ©ation d'une « Ă©cole des mĂ©tiers de la mine et de la mĂ©tallurgie Â» afin de « remĂ©dier au manque crucial de main d’oeuvre qualifiĂ©e Â».
  • le lancement de la rĂ©flexion « aux moyens de capitaliser le savoir faire dĂ©veloppĂ© par les activitĂ©s de la mine notamment en matiĂšre environnementale Â», par le biais d'une « universitĂ© de la mine Â» devant servir de « socle d’innovations au profit de la Nouvelle CalĂ©donie Â».

Élus

Parlementaires

Tous les parlementaires de Nouvelle-CalĂ©donie sont issus du Rassemblement-UMP et avant du RPCR de 1986 Ă  2005 (Jacques Lafleur est dĂ©putĂ© sous ses couleurs de 1978 Ă  2005, Maurice NĂ©nou de 1986 Ă  1996 puis Pierre Frogier depuis 1996 ; Dick UkeiwĂ© est sĂ©nateur RPCR de 1983 Ă  1992 avant d'ĂȘtre remplacĂ© par Simon Loueckhote). Mais, de 2005 Ă  2007, l'ancien leader du parti et alors dĂ©putĂ© de la 1e circonscription, Jacques Lafleur, a dĂ©missionnĂ© du mouvement pour crĂ©er un parti dissident, le RPC. Le sĂ©nateur Simon Loueckhote l'a rejoint peu aprĂšs, avant de crĂ©er son propre parti, le Mouvement de la diversitĂ© (LMD), en 2008. Toutefois, suite aux Ă©lections lĂ©gislatives des 10 et 17 juin 2007, les dĂ©putĂ©s des deux circonscriptions sont Ă  nouveau issus du Rassemblement-UMP, de mĂȘme que les deux sĂ©nateurs (un siĂšge supplĂ©mentaire ayant Ă©tĂ© crĂ©Ă© pour la Nouvelle-CalĂ©donie) aprĂšs les Ă©lections du 25 septembre 2011.

  • DĂ©putĂ©s :
  • SĂ©nateurs :

Le RPCR a dĂ©jĂ  disposĂ© par le passĂ© d'un eurodĂ©putĂ© en la personne de Dick UkeiwĂ©, Ă©lu lors des Ă©lections du 15 juin 1989 en 15e position sur la liste d'union RPR-UDF de ValĂ©ry Giscard d'Estaing. Il est alors le premier nĂ©o-calĂ©donien Ă  siĂ©ger au Parlement de Strasbourg. Toutefois, il quitte le RPCR en janvier 1993 pour fonder son propre parti, le Mouvement des calĂ©doniens libres (MCL). De 1994 Ă  2009, la Nouvelle-CalĂ©donie n'est de nouveau plus reprĂ©sentĂ©e au Parlement europĂ©en. Le parti reste prĂ©sent sur la liste RPR-UDF de Dominique Baudis en 1994 avec Pierre Maresca en 59e position. Lors des Ă©lections du 7 juin 2009, le Rassemblement envoie une nouvelle fois l'un de ses membres au Parlement europĂ©en, Ă  savoir Maurice Ponga, seul Ă©lu de la liste « MajoritĂ© prĂ©sidentielle Â» emmenĂ©e par l'UMP dans la circonscription Outre-mer et reprĂ©sentant de la section Pacifique.

Gouvernement

Le RPCR a dominé les trois premiers gouvernements de 1999 à 2004 avec 6 membres sur 11 de 1999 à 2001, 6 sur 10 de 2001 à 2002, 7 sur 11 d'août à novembre 2002 et de nouveau 6 sur 10 de 2002 à 2004, sous la présidence de Jean LÚques de 1999 à 2001 puis de Pierre Frogier de 2001 à 2004.

Ensuite, il a été, avec quatre membres sur 11 au sein du deuxiÚme gouvernement Thémereau, dans l'opposition de 2004 à 2007:

Suite Ă  un accord signĂ© entre les deux formations anti-indĂ©pendantistes rivales, l'Avenir ensemble et le RPCR, en juillet 2007, les deux formations ont prĂ©sentĂ© une liste commune pour l'Ă©lection du sixiĂšme gouvernement de Nouvelle-CalĂ©donie le 6 aoĂ»t 2007. Le Rassemblement-UMP dispose alors toujours de quatre membres sur 11 qui font toutefois maintenant partie de la majoritĂ©:

Mais ce gouvernement a immĂ©diatement dĂ©missionnĂ© suite Ă  la contestation du vote par les indĂ©pendantistes. Le septiĂšme gouvernement de Nouvelle-CalĂ©donie est finalement Ă©lu le 21 aoĂ»t 2007, les indĂ©pendantistes obtenant un membre de plus (soit 4 sur 11) au dĂ©triment d'Isabelle Champmoreau. Les membres Rassemblement-UMP, toujours Ă©lus sur une liste commune avec ceux de l'Avenir ensemble, sont:

Suite aux Ă©lections provinciales du 10 mai 2009 qui ont vu le Rassemblement-UMP redevenir le premier parti tant Ă  l'AssemblĂ©e de la Province Sud qu'au CongrĂšs, sans disposer d'une majoritĂ© stable. Dans le cadre de l'alliance formĂ©e alors par les diffĂ©rentes forces du camp anti-indĂ©pendantiste, le Rassemblement a obtenu le 5 juin 2009 3 membres sur les 11 que comporte le nouveau gouvernement et sur les 7 gagnĂ©s par la liste commune loyaliste emmenĂ©e par Philippe GomĂšs (CalĂ©donie ensemble) qui en est Ă©lu prĂ©sident. Ces 3 membres sont :

Le gouvernement GomĂšs chute avec la dĂ©mission en bloc des membres UC et de leurs suivants de liste le 17 fĂ©vrier 2011. Lors de l'Ă©lection du nouvel exĂ©cutif le 3 mars 2011, le Rassemblement-UMP forme une liste commune avec le groupe Avenir ensemble-LMD qui obtient 4 siĂšges sur 11, dont 2 du Rassemblement (reconduits lors des Ă©lections successives des 17 mars, 1er avril et 10 juin 2011) :

Au CongrĂšs

Avant 2004

De 2004 Ă  2009

Le groupe Rassemblement-UMP, prĂ©sidĂ© initialement par Pierre Maresca, comportait 16 Ă©lus sur 54 suite aux Ă©lections provinciales du 9 mai 2004 au cours desquelles le parti a rĂ©alisĂ© le plus mauvais score de son histoire tout en restant le premier parti du territoire en nombre de voix (avec 24,43 % des suffrages exprimĂ©s sur l'ensemble du territoire). Mais ce groupe n'en compte plus aujourd'hui que 13, du fait de la dĂ©fection de trois de ses Ă©lus pour siĂ©ger sans Ă©tiquette. Simon Loueckhote, bien qu'il ait quittĂ© le parti, est restĂ© membre du groupe Rassemblement-UMP au CongrĂšs jusqu'en 2007. De mĂȘme, Pierre Maresca, qui s'Ă©tait Ă©loignĂ© de la direction du parti suite Ă  son Ă©chec aux primaires pour les lĂ©gislatives de fin 2006 face Ă  GaĂ«l Yanno et qui avait finalement dĂ©posĂ© une candidature dissidente contre ce dernier, est restĂ© le prĂ©sident du groupe du Rassemblement-UMP au CongrĂšs jusqu'en 2007 Ă©galement, date Ă  laquelle il a Ă©tĂ© remplacĂ© par Cyntia Ligeard. Il reste toutefois membre du groupe. Sinon, les trois Ă©lus ayant quittĂ© le groupe sont:

  • Tout d'abord, Suzie Vigouroux en juin 2004, celle-ci ayant Ă©tĂ© au centre d'une polĂ©mique quant Ă  son bulletin dĂ©clarĂ© nul lors du vote au CongrĂšs pour dĂ©signer les membres du gouvernement: elle avait alors inscrit sur son bulletin le nom de Pierre Frogier alors qu'il fallait voter pour une liste. AprĂšs un entretient de la jeune Ă©lue avec Jacques Lafleur, elle a dĂ©clarĂ© avoir Ă©tĂ© manipulĂ©e par les "tĂ©nors" de l'Avenir ensemble afin de faire perdre une voix au RPCR (celui-ne disposait ainsi que de 3 membres au sein du gouvernement, alors qu'il aurait du en avoir quatre s'il avait fait le plein de ses voix). Suite Ă  cela, Pierre Frogier et les deux autres Ă©lus Rassemblement du gouvernement dĂ©missionnĂšrent ainsi que l'ensemble de leurs suivants de liste, faisant ainsi chuter le premier gouvernement ThĂ©mereau le jour mĂȘme de sa mise en place et les deux "frĂšres ennemis" anti-indĂ©pendantistes (RPCR et Avenir ensemble) entrĂšrent alors dans une vĂ©ritable bataille juridique tandis que le Territoire sombrait dans l'instabilitĂ© politique. Finalement, un nouveau vote fut organisĂ© au CongrĂšs et le Rassemblement put ainsi obtenir ses quatre siĂšges au gouvernement. Mais, suite Ă  cela, Suzie Vigouroux revint sur ses premiĂšres dĂ©clarations en annonçant qu'elle n'avait jamais reçue de pression de la part de l'Avenir ensemble ou de ses dirigeants mais que c'Ă©tait son manque d'expĂ©rience concernant le dĂ©roulement des votes au CongrĂšs qui l'avait poussĂ© Ă  la faute. Ayant dĂ©posĂ© sa dĂ©mission de ses fonctions Ă©lectives, celle-ci fut refusĂ©e par le prĂ©sident du CongrĂšs Harold Martin et Suzie Vigouroux continue ainsi Ă  siĂ©ger au CongrĂšs et Ă  l'AssemblĂ©e de la Province sud comme indĂ©pendante (le Conseil d'État, saisi par le Rassemblement du fait que Suzie Vigouroux, Ă©lue sur la liste Rassemblement, prive ainsi ce parti du nombre de siĂšges qui lui Ă©tait imparti aprĂšs les Ă©lections, dĂ©cida de confirmer Mme Vigouroux dans ses fonctions). Elle vote depuis traditionnellement avec l'Avenir ensemble, dont elle n'a officiellement rejoint les groupes au CongrĂšs et Ă  l'AssemblĂ©e de la Province Sud que depuis 2007.
  • Le 21 fĂ©vrier 2006, ce fut le cas de Françoise Sagnet-Chaverot, une ancienne du parti et une fidĂšle de Jacques Lafleur qui, aprĂšs avoir Ă©tĂ© "mis Ă  la porte" du parti qu'il avait crĂ©Ă©, a fondĂ© un mouvement dissident, le RPC, afin de protester contre la trop faible opposition du Rassemblement-UMP Ă  l'Ă©gard de l'Avenir ensemble. De nombreux Ă©lus RPCR soutiennent depuis Jacques Lafleur sans pour autant entrer en dissidence avec la nouvelle Ă©quipe dirigeante du RPCR, Ă  l'instar du sĂ©nateur Simon Loueckhote. En fait, François Sagnet fut la premiĂšre Ă  dĂ©missionner officiellement du RPCR pour rejoindre le RPC, siĂ©geant de fait comme indĂ©pendante au CongrĂšs et Ă  l'AssemblĂ©e de la Province sud. Elle a marquĂ© son opposition avec la nouvelle Ă©quipe dirigeante du RPCR lors du renouvellement du bureau du CongrĂšs du 28 juillet 2006 en ne soutenant pas la liste Rassemblement pour l'Ă©lection des vice-prĂ©sidents.
  • En aoĂ»t 2007 finalement Simon Loueckhote, sĂ©nateur et prĂ©sident du RPC depuis dĂ©but 2006, va jusqu'au bout de sa dissidence en dĂ©cidant de ne plus siĂ©ger au sein du groupe Rassemblement-UMP oĂč il s'Ă©tait jusqu'Ă  prĂ©sent maintenu.

Suite Ă  l'accord de majoritĂ© signĂ© avec l'Avenir ensemble, auxquels Suzie Vigouroux, Françoise Sagnet-Chaverot et Simon Loueckhote se sont ralliĂ©s, Pierre Frogier a Ă©tĂ© Ă©lu le 31 juillet 2007 prĂ©sident du CongrĂšs, puis Pierre Maresca retrouve, dix ans aprĂšs l'avoir quittĂ©, la prĂ©sidence de la commission permanente en 2008.

Depuis 2009

Le Rassemblement-UMP a retrouvĂ© sa place de premier parti du CongrĂšs, mais avec une majoritĂ© trĂšs relative de seulement 13 Ă©lus sur 54. Un accord de partage des institutions a toutefois Ă©tĂ© passĂ© avec les trois autres grandes forces anti-indĂ©pendantistes, CalĂ©donie ensemble (10 siĂšges), l'Avenir ensemble (5 Ă©lus) et LMD (1 congressiste), soit en tout 29 Ă©lus sur 54 (le RPC de Jacques Lafleur a aussi participĂ© Ă  cette alliance uniquement au CongrĂšs pour l'Ă©lection du bureau de l'institution). Ainsi, si Harold Martin a Ă©tĂ© Ă©lu prĂ©sident de l'assemblĂ©e locale avec le soutien de l'ensemble des 31 conseillers anti-indĂ©pendantistes, le Rassemblement-UMP a obtenu le 22 mai 2009 deux vices-prĂ©sidences (les 3e et 6e) ainsi que l'un des deux postes de secrĂ©taires.

Dans les Provinces

  • AssemblĂ©e de la Province sud : auparavant maĂźtre incontestĂ© de cette Province (21 sur 32 de 1989 Ă  1995, 18 sur 32 de 1995 Ă  1999 et 25 sur 40 de 1999 Ă  2004), le RPCR devenu Rassemblement-UMP a Ă©tĂ© battu en 2004 par la liste Avenir ensemble menĂ©e par Marie-NoĂ«lle ThĂ©mereau, n'obtenant alors que 31,18 % des suffrages et 16 Ă©lus sur 40 initialement. Suite aux dĂ©missions successives de Suzie Vigouroux en 2004 (qui siĂ©geait comme indĂ©pendant jusqu'en 2007 avant de rejoindre l'Avenir ensemble) puis de Françoise Sagnet en 2006 (qui a rejoint le RPC de Jacques Lafleur et de Simon Loueckhote) et enfin de Guy Moulin en 2007 (qui siĂšge dĂ©sormais comme indĂ©pendant), le groupe Rassemblement ne compte plus Ă  la fin de la mandature que 13 Ă©lus. AprĂšs les Ă©lections provinciales du 10 mai 2009, le Rassemblement-UMP arrive en tĂȘte 28,54 % des suffrages exprimĂ©s et 15 siĂšges sur 40. GrĂące Ă  l'alliance avec les 11 CalĂ©donie ensemble et les 8 Avenir ensemble-LMD, il retrouve la prĂ©sidence de l'AssemblĂ©e provinciale en la personne de Pierre Frogier, Ă©lu par 34 voix contre 4 Ă  Rock Wamytan du FLNKS et 2 Ă  Jacques Lafleur du RPC. Le Rassemblement-UMP obtient Ă©galement une des trois vices-prĂ©sidences, la premiĂšre, pour Éric Gay. Les deux autres reviennent Ă  CalĂ©donie ensemble.
  • AssemblĂ©e de la Province nord : elle a toujours constituĂ© la premiĂšre force loyaliste, sinon la seule, dans cette province indĂ©pendantiste (4 siĂšges sur 15 de 1989 Ă  1995, 2 siĂšges sur 15 de 1995 Ă  1999, 4 siĂšges sur 22 de 1999 Ă  2004). En 2004, elle obtient le troisiĂšme score dans cette province avec 11,41 % des suffrages et 3 Ă©lus sur 22, derriĂšre les deux composantes du FLNKS : l'UNI et l'Union calĂ©donienne, et devant l'Avenir ensemble. En 2009, du fait de profondes divisions et notamment du ralliement de derniĂšre minute de GĂ©rard Poadja Ă  CalĂ©donie ensemble, elle n'obtient plus que 9,43 % des suffrages et une seule Ă©lue, LĂ©ontine Ponga. La liste CalĂ©donie ensemble de Poadja la talonnait et obtient lui aussi un Ă©lu, le camp anti-indĂ©pendantiste obtenant sa plus faible reprĂ©sentation (2 Ă©lus sur 22) de toute l'histoire de l'institution.
  • AssemblĂ©e de la Province des Ăźles LoyautĂ© : De 1989 Ă  2006, le RPCR puis le Rassemblement-UMP, toujours emmenĂ© par Simon Loueckhote, a systĂ©matiquement obtenu 2 Ă©lus, d'abord sur 7 membres de 1989 Ă  1999 puis sur 14 depuis 1999. En 2004, sa liste obtient le deuxiĂšme score avec 17,19 % des suffrages et 2 Ă©lus sur 14 derriĂšre l'Union calĂ©donienne et devant toutes les autres listes indĂ©pendantistes. Mais Simon Loueckhote et sa suivante de liste Louise Humuni ont tous les deux quittĂ© ce parti pour rejoindre le RPC de Jacques Lafleur en 2006 puis le Mouvement de la diversitĂ© fondĂ© par Loueckhote aprĂšs les Ă©lections municipales de 2008. Le Rassemblement-UMP n'a donc plus aucun Ă©lu au sein de cette assemblĂ©e, Ă©tat de fait confirmĂ© lors des Ă©lections provinciales du 10 mai 2009 au cours desquelles l'Ă©lectorat loyaliste, Ă©parpillĂ© entre trois listes rivales, empĂȘche les anti-indĂ©pendantistes d'ĂȘtre reprĂ©sentĂ©s pour la premiĂšre fois dans l'histoire de la provincialisation. Avec 3,87 % des suffrages, Michel Luepak et le Rassemblement ont toutefois rĂ©alisĂ©, de peu, le meilleur score de la droite loyaltienne.

Communes

Durant la mandature de 2001 Ă  2008, le Rassemblement-UMP contrĂŽlait sept communes, toutes en Province Sud, Ă  la lĂ©gĂšre exception de Poya qui elle est Ă  cheval entre cette province et celle du Nord :

Suite aux Ă©lections municipales de 2008, le Rassemblement-UMP conserve cinq de ses sept communes, en gagne une d'importance dans le Grand NoumĂ©a Ă  savoir DumbĂ©a mais en perd deux : Poya au profit des indĂ©pendantistes et Bourail, dont le maire sortant s'Ă©tait toutefois dĂ©jĂ  Ă©loignĂ© du parti avant mĂȘme les Ă©lections. Les 6 communes Rassemblement-UMP pour la mandature 2008-2014 sont :

Les échéances nationales depuis 2007

Présidentielle de 2007

Le Rassemblement-UMP, mené par Pierre Frogier, a soutenu activement la candidature de Nicolas Sarkozy.

LĂ©gislatives de 2007

Les rĂšgles de dĂ©signation des candidats pour le Rassemblement ont Ă©tĂ© Ă©tablies le 6 juin 2006. Tout adhĂ©rent depuis au moins deux ans pouvait faire acte de candidature. Le dĂ©pĂŽt de ces derniĂšres a Ă©tĂ© clos le 16 aoĂ»t 2006 et la primaire a eu lieu lors du congrĂšs du parti du 14 octobre, Ă  bulletin secret et au scrutin uninominal Ă  un tour. Ensuite, les deux candidats ainsi dĂ©signĂ©s ont Ă©tĂ© entĂ©rinĂ©s par la commission d'investiture nationale de l'UMP dĂ©but dĂ©cembre, aprĂšs plusieurs mois d'investitures quant Ă  savoir si Nicolas Sarkozy et la direction du parti n'allait pas essayer de rĂ©concilier les deux frĂšres ennemis de l'UMP locale, Harold Martin et Pierre Frogier, en dĂ©cidant de ne pas trancher entre les deux.

1re circonscription (NoumĂ©a, Îles LoyautĂ©, Île des Pins)

Il s'agissait dans cette circonscription de trouver un successeur Ă  Jacques Lafleur, dĂ©putĂ© sortant qui a finalement quittĂ© le parti pour fonder son mouvement dissident. Le CongrĂšs de RiviĂšre SalĂ©e Ă  NoumĂ©a le 14 octobre 2006 Ă©tait destinĂ© Ă  la dĂ©signation des candidats du parti pour les lĂ©gislatives. Les "candidats Ă  la candidatures" Ă©taient dans cette circonscription (dans l'ordre oĂč les actes de candidatures ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s):

  • GaĂ«l Yanno (nĂ© en 1961), Haut fonctionnaire, commissaire aux comptes diplĂŽmĂ© de l'IEP de Paris, Ă©tait le supplĂ©ant du dĂ©putĂ© sortant Jacques Lafleur depuis 1997, il reste un proche de ce dernier tout en affirmant son attache Ă  la nouvelle Ă©quipe dirigeante, et est aussi le lieutenant de Jean LĂšques dont il est le 1er adjoint Ă  la mairie de NoumĂ©a, chargĂ© des finances, du contrat d'agglomĂ©ration et de la communication, responsable de la gestion des ressources humaines. Il incarne la nouvelle gĂ©nĂ©ration du parti. Il s'est dĂ©clarĂ© sinon favorable Ă  un premier pas vers un rapprochement avec l'Avenir ensemble et se dĂ©clare ouvertement pour Nicolas Sarkozy.Blog de GaĂ«l Yanno
  • Pierre Maresca (nĂ© en 1941), journaliste, militant de la premiĂšre heure du Rassemblement, reprĂ©sentant de la "vieille garde" et de ses anciens lieutenants de Jacques Lafleur qui ont pris la direction du parti aprĂšs le dĂ©part forcĂ© de l'ancien leader en 2005. Ancien prĂ©sident de la commission permanente du CongrĂšs, 4e adjoint au maire de NoumĂ©a, il Ă©tait alors le « n°2 Â» du Rassemblement-UMP en tant que secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Il s'est toujours dĂ©clarĂ© assez hostil vis-Ă -vis d'un Ă©ventuel rapprochement avec l'Avenir ensemble voulu par la direction nationale de l'UMP et semble plus enclun au contraire Ă  se rapprocher de l'ancien leader anti-indĂ©pendantiste Jacques Lafleur et de ceux qui l'ont suivi dans sa dissidence. Il est Ă©galement le tenant, sur le plan institutionnel, de l'Ă©volution vers un rĂ©gime fĂ©dĂ©ral Ă  l'amĂ©ricaine qui permettrait Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie de rester pleinement dans la RĂ©publique française tout en ayant une large autonomie. Site personnel de Pierre Maresca, Blog de Pierre Maresca
  • Marianne Devaux (nĂ©e en 1962), fonctionnaire, membre du gouvernement chargĂ©e de la SantĂ© et du Handicap, elle Ă©tait candidate pour rassembler les proches de l'UMP "au-delĂ  du Rassemblement", Ă©tant ainsi la candidate la plus favorable Ă  l'idĂ©e d'un rapprochement progressif avec l'Avenir ensemble pour les Ă©chĂ©ances de 2007, elle s'est dĂ©clarĂ©e sinon Ă©galement ouvertement pour Nicolas Sarkozy. RĂ©putĂ©e intĂšgre, dynamique et efficace, elle a bonne rĂ©putation mĂȘme auprĂšs des adversaires politiques du Rassemblement du fait qu'elle s'est toujours tenue Ă©loignĂ©e des luttes de personne, elle est sinon l'une des principales membres du RPCR Ă  appeler Ă  ce que ce parti prenne conscience qu'il a subi en Ă©chec en 2004 afin d'aller plus facilement de l'avant.
  • GuyĂšdre Wamedjo, maire de Poya depuis 2001, l'un des reprĂ©sentants des MĂ©lanĂ©siens non-indĂ©pendantistes, sa candidature fut une surprise comparativement aux autres qui Ă©taient annoncĂ©es depuis longtemps. De plus, GuyĂšdre Wamedjo s'est prĂ©sentĂ© pour la 1e circonscription alors que la commune dont il est maire ne fait pas partie de cette subdivision Ă©lectorale. Beaucoup y voient le moyen de ne pas entrer en concurrence avec le prĂ©sident du parti, Pierre Frogier, dĂ©putĂ© sortant dans la 2e circonscription et candidat Ă  sa rĂ©election. Il s'est dĂ©fendu en dĂ©clarant se prĂ©senter dans la 1e circonscription afin d'apporter une vision nouvelle au dĂ©bat et afin de donner une voix aux natifs des Îles, dont il fait partie. Il n'avait aucune chance d'ĂȘtre investi.

RĂ©sultats du vote du 14 octobre 2006 pour l'investiture:

  • Votants: 3221
  • ExprimĂ©s: 3154
  • GaĂ«l Yanno: 1573 voix
  • Pierre Maresca: 1371 voix
  • GuyĂšdre Wamedjo: 116 voix
  • Marianne Devaux: 98 voix

Gaël Yanno a donc été investi, mais il n'a pas obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés (de peu). Battu par 202 voix d'écart, son principal adversaire, Pierre Maresca, a décidé de démissionner le 16 octobre de sa fonction de secrétaire général et numéro 2 du parti.[1] Il a néanmoins démenti vouloir quitter le Rassemblement pour rejoindre Jacques Lafleur et le RPC mais, critiquant des malversations dans le scrutin interne, il a décidé de maintenir sa candidature aux législatives.

MalgrĂ© la prĂ©sence de nombreuses candidatures dissidentes issues de sa formation politique (Jacques Lafleur et Pierre Maresca), Ă  quoi s'ajoutaient deux candidats Ă©galement pour l'Avenir ensemble (Philippe GomĂšs et Didier Leroux) et un pour le Front national (Guy George) au sein de la famille anti-indĂ©pendantiste, GaĂ«l Yanno est tout de mĂȘme arrivĂ© en tĂȘte au premier tour de scrutin le 10 juin 2007 avec 30,9 % des suffrages, le second Ă©tant l'indĂ©pendantiste Charles Washetine pour le FLNKS qui est arrivĂ© loin derriĂšre avec un score presque deux fois moindre, Ă  savoir 15,78 % des voix. Entre les deux tours, les quatre autres candidats anti-indĂ©pendantistes Ă©liminĂ©s ont tous appelĂ©s Ă  voter pour GaĂ«l Yanno qui a donc Ă©tĂ© Ă©lu le 17 juin au second tour, sans surprise et avec une large avance, soit 69,2 % des exprimĂ©s contre 30,8 % Ă  son adversaire indĂ©pendantiste.

2e circonscription (la "Brousse", tout le territoire non compris dans la 1e circonscription)

Pierre Frogier, prĂ©sident du parti, membre du gouvernement et dĂ©putĂ© sortant de cette circonscription, Ă©tait un temps pressenti pour se prĂ©senter dans la 1e circonscription afin de se poser dĂ©finitivement comme le successeur de Jacques Lafleur. NĂ©anmoins, il se reprĂ©sente dans la 2e et, Ă©tant le seul candidat Ă  l'investiture de son parti dans cette circonscription, il Ă©tait sĂ»r d'ĂȘtre investi: il a ainsi obtenu 2960 suffrages sur les 3215 votants au CongrĂšs de RiviĂšre SalĂ©e le 14 octobre 2006.

Et, contrairement Ă  GaĂ«l Yanno dans la 1e circonscription, il n'a pas eu face Ă  lui de candidats dissidents issu du Rassemblement-UMP, le RPC dĂ©cidant mĂȘme de le soutenir officiellement avant mĂȘme le 1er tour. Toutefois, la prĂ©sence d'Harold Martin, prĂ©sident de l'Avenir ensemble, comme autre candidat anti-indĂ©pendantiste y ont vu le moyen de favoriser le candidat d'un FLNKS rassemblĂ© pour la circonstance, Ă  savoir Charles Pidjot issu de l'Union calĂ©donienne. Toutefois, Pierre Frogier est tout de mĂȘme arrivĂ© en tĂȘte au 1er tour le 10 juin avec 34,5 % des suffrages contre 30,4 % Ă  l'indĂ©pendantiste Charles Pidjot, Harold Martin obtenant la 3e place avec 22,4 % des voix. Ce dernier ayant appelĂ© Ă  voter pour Pierre Frogier, tout comme la candidate du Front national local Bianca HĂ©nin, le dĂ©putĂ© sortant a Ă©tĂ© rĂ©Ă©lu le 17 juin avec 54,1 % des voix.

SĂ©natoriales de 2011

Le 28 juin 2011, Pierre Frogier et Hilarion VendĂ©gou sont officiellement investis candidats par l'UMP, pour briguer les deux siĂšges dĂ©sormais dĂ©volus Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie pour les Ă©lections sĂ©natoriales du 25 septembre 2011[30]. Ce choix est confirmĂ© par le Rassemblement-UMP le 3 aoĂ»t suivant, avec pour supplĂ©antes respectives Isabelle Champmoreau et Ghislaine Arlie. Ils sont Ă©lus au second tour de scrutin, et Ă  la majoritĂ© relative, avec 240 voix (47,9 %) Ă  Pierre Frogier (230 et 45,91 % au premier tour) et 238 (47,5 %) Ă  Hilarion VendĂ©gou (232 et 46,31 % au premier tour).

LĂ©gislatives de 2012

Lors de son CongrĂšs tenu au Mont-Dore le 22 octobre 2011, le Rassemblement-UMP dĂ©signe, Ă  96 % des votants, ses candidats pour les Ă©lections lĂ©gislatives des 10 et 17 juin 2012. Cette fois-ci, aucune primaire interne n'a Ă©tĂ© organisĂ©e, et il n'y avait qu'un postulant Ă  la candidature dans chaque circonscription[31] :

Sources

  1. ↑ « Pierre Frogier : "Je me sens dĂ©sengagĂ© de l'Accord de NoumĂ©a" Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 21/12/2006
  2. ↑ « Une manifestation pour dĂ©fendre le patrimoine minier Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 31/08/2002
  3. ↑ « SLN au Nord et actionnariat populaire : les propositions de Pierre Frogier Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 05/09/2006
  4. ↑ « Usine du Nord : le FLNKS ne mĂąche pas ses mots Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 07/09/2006
  5. ↑ « Didier Leroux dĂ©nonce le "plan nickel" de Pierre Frogier Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 07/09/2006
  6. ↑ [PDF] Manifeste du Rassemblement pour la CalĂ©donie, 17/04/1977, site du Rassemblement-UMP
  7. ↑ « Pierre Frogier : Il faut crĂ©er une nouvelle force politique Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 25/10/2009
  8. ↑ P. FRÉDIÈRE, « Harold Martin applaudit Ă  la proposition Frogier Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 29/10/2009
  9. ↑ « Le RPC rappelle sa "solution nĂ©gociĂ©e" Â», 27/10/2009
  10. ↑ H. LEPOT, « Le FLNKS minimise mais se "rĂ©jouit" Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 30/10/2009
  11. ↑ Discours de Pierre Frogier, 10/02/2010, in F. THERIAUX, « Pierre Frogier et sa rĂ©flexion sur le drapeau du Pays Â», CalĂ©dosphĂšre, 10/02/2010
  12. ↑ Y. MAINGUET, H. LEPOT, « Les indĂ©pendantistes saluent l’idĂ©e de Frogier Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 11/02/2010
  13. ↑ H. LEPOT, « Didier Leroux soutient l’initiative Frogier Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 12/02/2010
  14. ↑ P. FRÉDIÈRE, « Martin dit oui Ă  Frogier et tacle GomĂšs Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 17/02/2010
  15. ↑ « Jacques Lafleur trĂšs critique face Ă  l’initiative Frogier Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 14/02/2010, p. 5
  16. ↑ H. LEPOT, « CalĂ©donie ensemble refuse le drapeau indĂ©pendantiste Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 16/02/2010
  17. ↑ Un vƓu pour deux drapeaux, site du CongrĂšs de la Nouvelle-CalĂ©donie, 15/07/2007
  18. ↑ P. FRÉDIÈRE, P. CHATEL, « OĂč le drapeau FLNKS flottera-t-il vraiment ? Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 20/07/2010
  19. ↑ « Fillon hisse les drapeaux français et kanak Ă  NoumĂ©a Â», Le Figaro, 17/07/2010
  20. ↑ OĂč le drapeau FLNKS flottera-t-il vraiment ?
  21. ↑ C. L., J. M., « A OuvĂ©a et au gouvernement Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 28/07/2010
  22. ↑ G. DE LA BOURDONNAYE, « Les drapeaux tricolores et indĂ©pendantistes hissĂ©s cĂŽte Ă  cĂŽte en Province Sud Â», RFO Nouvelle-CalĂ©donie, 09/08/2010
  23. ↑ C. CASTIEAU, « Les deux drapeaux vont flotter sur l’agglo Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 08/08/2010
  24. ↑ « LevĂ©e des deux drapeaux Â», site officiel du CongrĂšs, 27/08/2010
  25. ↑ H. LEPOT, Y. MAINGUET, « Le plan "nickel" de Pierre Frogier Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 08/03/2010
  26. ↑ [PDF] ATELIER : TRANSFERTS DE COMPETENCE ET CORPS ELECTORAL - MOTION SOUMISE AU VOTE DES ADHERENTS, CongrĂšs du Rassemblement-UMP de Boulari, 23/10/2010
  27. ↑ [PDF] ATELIER : BILAN DE L’ACCORD DE NOUMEA - MOTION SOUMISE AU VOTE DES ADHERENTS, CongrĂšs du Rassemblement-UMP de Boulari, 23/10/2010
  28. ↑ [PDF] ATELIER : DISCUSSIONS APRES 2014 - MOTION SOUMISE AU VOTE DES ADHERENTS, CongrĂšs du Rassemblement-UMP de Boulari, 23/10/2010
  29. ↑ [PDF] ATELIER : MINES ET METALLURGIE - MOTION SOUMISE AU VOTE DES ADHERENTS, CongrĂšs du Rassemblement-UMP de Boulari, 23/10/2010
  30. ↑ « Frogier et VendĂ©gou en route vers le SĂ©nat Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 29/06/2011
  31. ↑ P. FRÉDIÈRE, « Le Rump prĂȘt pour les lĂ©gislatives Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 24/10/2011

Liens externes


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