Lapalud

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Lapalud

44¬į 18‚Ä≤ 19‚Ä≥ N 4¬į 41‚Ä≤ 23‚Ä≥ E / 44.3052777778, 4.68972222222

Lapalud
Entrée de Lapalud
Entrée de Lapalud
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
R√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton Bollène
Code commune 84064
Code postal 84840
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Lambertin
2008-2014
Intercommunalit√© Communaut√© de communes Rh√īne-Lez-Provence
Site web http://www.mairie-lapalud.fr
Démographie
Population 3 539 hab. (2008)
Densité 204 hab./km²
Gentilé Lapaluciens, Lapaluciennes
Géographie
Coordonn√©es 44¬į 18‚Ä≤ 19‚Ä≥ Nord
       4¬į 41‚Ä≤ 23‚Ä≥ Est
/ 44.3052777778, 4.68972222222
Altitudes mini. 42 m ‚ÄĒ maxi. 59 m
Superficie 17,37 km2

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Voir la carte administrative

Lapalud est une commune fran√ßaise, situ√©e dans le d√©partement de Vaucluse et la r√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur.

Sommaire

Géographie

La commune de Lapalud est située sur la point à l'extrême nord-ouest du département du Vaucluse, à environ une cinquantaine de kilomètres au nord d'Avignon.

De par sa position, elle est limitrophe avec des communes d'autres d√©partements. On trouve ainsi au nord de la commune, Pierrelatte dans le d√©partement de la Dr√īme, puis √† l'ouest, Saint-Marcel-d'Ard√®che et Saint-Just-d'Ard√®che en Ard√®che. Nous sommes aussi √† proximit√© de Pont-Saint-Esprit dans le Gard, bien que cette commune ne soit pas limitrophe avec celle de Lapalud.

Pour le Vaucluse, on trouve au sud Lamotte-du-Rh√īne et √† l'est, Boll√®ne.

Accès

Du nord, depuis Pierrelatte, arrive au bourg la route nationale 7 qui repars au sud, tout comme la route d√©partementale 63 (vers Lamotte-du-Rh√īne et Pont-Saint-Esprit dans le Gard). Les routes d√©partementales 204 (Vers Saint-Paul-Trois-Ch√Ęteaux), 204a et route d√©partementale 8 (Vers Boll√®ne) partent vers l'est.

La ligne T.G.V. Paris-Avignon et la ligne S.N.C.F. Paris-Lyon-Marseille passent sur la commune.

Relief

Avec une altitude minimale de 42 mètres et une altitude maximale de 59 mètres, la commune présente une topographie relativement plate.

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont class√©s en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du d√©partement de Vaucluse sont class√©s en zone Ia (risque tr√®s faible). Ce zonage correspond √† une sismicit√© ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de b√Ętiments[1].

Hydrographie

Le Rh√īne passe en bordure ouest de la commune et celle-ci est travers√©e par le Lauzon[2].

Le Rh√īne a par le pass√© de nombreuses fois d√©bord√© voir chang√© de cours. Ses crues furent d√©vastatrices, les plus d√©sastreuses furent celles de 1840 et surtout de 1856 o√Ļ 120 maisons furent d√©truites[3]. Mais les anciens construisaient leur maison √† des emplacements privil√©gi√©s, l√©g√®rement en hauteur, emp√™chant les eaux boueuses de faire de gros ravages. Ils mettaient leurs b√™tes dans une √©curie sur√©lev√©e, ¬ę lou recati ¬Ľ. Les animaux pouvaient y acc√©der par une pente et s'y abriter en cas d'inondation. Les deux derni√®res furent en 2002 et 2003.

Un plan d'eau est présent à l'est du bourg et le lac de Deves au sud-est.

Climat

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

Relev√©es de la station m√©t√©orologique de r√©f√©rence situ√©e √† Orange :

Données météorologiques d'Orange de 1961 à 1990
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) 1,3 2,6 4,4 7,2 10,8 14,4 17,0 16,3 13,8 9,7 4,9 1,9 8,7
Temp√©rature moyenne (¬įC) 5,4 6,9 9,4 12,5 16,4 20,2 23,3 22,5 19,4 14,7 9,1 5,7 13,8
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 9,4 11,3 14,4 17,8 22,1 26,1 29,6 28,8 25,0 19,7 13,3 9,5 18,9
Ensoleillement (h) 132 137,1 192,5 230,4 264,6 298,9 345,3 310,7 237,6 187,1 135,2 123,8 2 595,3
Précipitations (mm) 44,4 57,5 61,1 58,9 72,4 43,6 27,8 56,3 67,6 97,4 57,7 48,9 693,4
Source : Relev√©s m√©t√©orologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 √† 1990[4]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
44.4
 
9.4
1.3
 
 
57.5
 
11.3
2.6
 
 
61.1
 
14.4
4.4
 
 
58.9
 
17.8
7.2
 
 
72.4
 
22.1
10.8
 
 
43.6
 
26.1
14.4
 
 
27.8
 
29.6
17.0
 
 
56.3
 
28.8
16.3
 
 
67.6
 
25.0
13.8
 
 
97.4
 
19.7
9.7
 
 
57.7
 
13.3
4.9
 
 
48.9
 
9.5
1.9
Temp. moyennes maxi et mini (¬įC) ‚ÄĘ Pr√©cipitations (mm)
Vaucluse Canton d'Orange moyenne nationale
Ensoleillement 2 595 h/an 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie 693 mm/an 700 mm/an (sur 80 jours) 770 mm/an
Neige 4 j/an 14 j/an
Vent 110 j/an essentiellement du Mistral
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 31 j/an 40 j/an
Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec
Records de temp√©ratures minimales ¬įC (Ann√©e) -13,4 (1985) -14,5 (1956) -9,7 (2005) -2,9 (1970) 1,3 (1979) 5,7 (1984) 9,0 (1953) 8,3 (1974) 3,1 (1974) -1,1 (1973) -5,4 (1952) -14,4 (1962)
Records de temp√©ratures maximales ¬įC (Ann√©e) 20,3 (2002) 23,0 (1960) 27,2 (1990) 30,7 (2005) 34,5 (2001) 38,1 (2003) 40,7 (1983) 42,6 (2003) 35,1 (1966) 29,6 (1985) 24,6 (1970) 20,2 (1983)
Source: Météo d'Orange[5]

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Quand les Romains envahirent la r√©gion, ils construisirent des oppida pour d√©fendre le Tricastin sur des √©perons surplombant le vide ou √† des points strat√©giques. Des traces apparaissent le long du Rh√īne. Au Nord Ouest, de Lapalud sur le bord m√™me d'un ancien bras du Rh√īne, il y a un mur semi-circulaire d'environ 50m de diam√®tre. Sa pr√©sence permet d'envisager une installation portuaire.

Cadastre d'Orange

Peu apr√®s 77, dans la plaine alluviale du Rh√īne, les fouilles TGV ont mis en √©vidence sur la commune de Lapalud, au lieu-dit les Girardes, un important vignoble. Ses 35 ha √©tait √† cheval sur quatre centuries du cadastre B d‚ÄôOrange. Le domaine incluait une villa rustica et trois n√©cropoles, les vignes se r√©partissant autour en monoculture √† l‚Äôexception de quelques terres c√©r√©ali√®res. Ce vignoble fut exploit√© jusqu‚Äô√† la fin du Ier si√®cle o√Ļ les indices de la viticulture disparaissent. En effet, en 90, un d√©cret imp√©rial de Domitien imposa l‚Äôarrachage de la moiti√© des vignes de la Narbonnaise) et les arch√©ologues ont not√© une nette remont√©e des aquif√®res (Lapalud signifiant le marais) et √† une reconqu√™te de la for√™t[6].

Moyen √āge

Ce fief des comtes de Toulouse, comtes de Provence, est d√©crit pour la premi√®re fois, avec ses confronts, en 1212, dans une charte du cartulaire de Saint-Paul-Trois-Ch√Ęteaux, lors de la donation de terres qui est faite √† l'Ordre de Saint-Jean de J√©rusalem. Install√©s sur place, les Hospitaliers durent d'abord rendre hommage, en 1274 √† Guillaume de Villaret, premier Recteur du Comtat Venaissin. Puis deux ans plus tard, ils transig√®rent avec Hugues de La Tour du Pin, √©v√™que de Viviers pour obtenire en fief le Domaine d'Auriol[2].

Vers la fin du XIIIe si√®cle, il se composait d'une centaine de maisons. Au XIVe si√®cle, on construisit une ceinture de murailles larges de 1 m et haut de 6 √† 7 m. Il y avait des tours rondes et carr√©es √† 8 ou 10 m d'intervalle et ils s'ouvraient par deux portes. La promenade des Platanes et le cours du Barry √©taient de grands foss√©s profonds et pleins d'eau. Le village se divisa, d√®s lors, en deux parties. Le bourg neuf hors des remparts, le bourg vieux circonscrit dans les fortifications[3].

En 1265, Lapalud fait partie du domaine Comtat Venaissin. En 1791, Lapalud, avec tout le Comtat Venaissin, est rattach√© √† la France. En 1792, Lapalud avec tout le Nord Vaucluse est rattach√© √† la Dr√īme. En 1793, le Vaucluse, 97e d√©partement, est cr√©√©.

Durant pr√®s de deux si√®cles, le village ne se d√©veloppa pas. En effet au XIIe si√®cle, la route entre Avignon et Valence, ne passe pas par Lapalud mais par Saint-Paul, Boll√®ne et Mondragon. Heureusement, au d√©but de XIVe si√®cle, la construction du Pont Saint-Esprit d√©veloppa le Bourg. Auparavant, seulement 3 ponts romains subsistaient encore dans la vall√©e de Rh√īne √† Vienne, Viviers, Beaucaire. Ils √©taient vieux et mena√ßaient ruines. La confr√©rie des Hospitaliers du Pont du Saint-Esprit entreprit la construction d'un pont pr√®s d'un petit hameau qui s'appelait Saint-Saturnin du Port. Apr√®s 45 ans de travaux, en 1306, ce pont fut utilisable et ce fut nomm√© Pont du Saint- Esprit. Toute la population de N√ģmes, Narbonne, et de toutes les villes du Languedoc qui voulait se rendre dans le Dauphin√©, traversa le Rh√īne ici. A l'inverse, les p√®lerins de l'Allemagne, du Sud de la Suisse, qui se rendaient √† Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne, s'arr√™t√®rent √† Lapalud avant de traverser le Rh√īne. De l√† d√©coule la cr√©ation de nombreuses auberges et hostelleries pour loger les voyageurs.

Sous la Papaut√© d'Avignon plusieurs √©v√®nement chang√®rent le cours des choses. Tout d'abord en 1317, Jean XXII r√©cup√©ra pour le Magist√®re tous les biens des Hospitaliers. Puis de 1360 √† 1361, les grandes compagnies investirent la ville et le pont du Saint-Esprit. Et de l√† firent maintes incursions dans le Comtat Venaissin. √Ä chaque raid, le village p√Ętit. Plus tard, lors du Grand schisme d'Occident, la R√©v√©rende Chambre Apostolique - le minist√®re des Finances pontificales - qui √©tait Dame fonci√®re de Lapalud l'inf√©oda au cardinal Jean de La Grange auquel l'√Čglise devait d'importantes sommes d'argent[2].

Période moderne

Au fil des ans Lapalud a vu sa population augmenter.

  • Au d√©but du XVIIe si√®cle il y avait ¬ę 800 √Ęmes en √Ęge de communion ¬Ľ.
  • En 1757, le territoire compte 1 034 habitants.
  • En 1793, la population s'√©l√®ve √† 1 517 habitants.

C'est une ville qui est devenue tr√®s passag√®re apr√®s la fin des travaux de construction de la portion de route entre Lapalud et Mondragon en 1763. Situ√©e √† la limite des √Čtats Pontificaux et des √Čtats de Roi de France, au contact de deux provinces fran√ßaises : le Languedoc et le Dauphin√©, Lapalud est devenue un relais de poste vers Pierrelatte, Mondragon, Bagnols sur C√®ze...

Les troupes de soldats passaient fréquemment à Lapalud, ainsi que les diligences, les chaises de poste, les véhicules chargés de toutes sortes de denrées

En dehors des anciens remparts, des maisons se sont construites le long de la grande route formant ainsi le bourg neuf avec des bourreliers, maréchal à forge, et de nombreuses auberges, des cafés (11 en 1650). Ce sont pour toutes ces raisons que dans les registres d'état civil, on trouve de nombreux décès, mariages ou même naissances de personnes qui n'étaient que de passage, venant de tous les coins de France, et même de l'étranger. Les soldats se mariaient avant de partir au combat, certaines femmes accouchaient avant de reprendre la route, des voyageurs décédaient.

Lors du retour de l√ģle d'Elbe de Napol√©on, en 1813, le duc d'Angoul√™me d√©cida de lui barrer la route. Mais l'empereur fut plus rapide et il arriva √† Paris alors que le duc et ses 5 000 hommes √©taient encore dans la vall√©e du Rh√īne. Il reflua vers Lapalud o√Ļ, en butte √† l'hostilit√© des populations et traqu√© par les troupes imp√©riales, il pr√©f√©ra ses cantonnert. Il y fut assi√©g√© puis contraint de capituler le 8 avril 1815[3].

Le tabac

La vente de tabac √©tant autoris√© dans le Comtat, sa culture se d√©veloppe au XVIIe si√®cle. Par contre en France, elle faisait d√©j√† l'objet d'un monopole d'√©tat et des taxes tr√®s √©lev√©es √©taient per√ßues. Un important trafic de contrebande avait lieu. Lapalud tira profit de sa situation g√©ographique et d√©veloppa au maximum sa culture de tabac. Mais la France finit par obtenir gain de cause et la culture fut interdite dans tout le Comtat √† partir de 1734.

L'élevage des vers à soie

L'√©levage des vers √† soie ou s√©riculture, introduit dans le Comtat par les Italiens qui servirent les papes √† Avignon, int√©ressait presque tous les habitants de Lapalud. Elle avait atteint un tel niveau en 1601 que le maire de l'√©poque affirmait que les revenus dus aux cocons et au vin repr√©sentaient le principal[r√©f. incompl√®te] revenu de la commune. Une v√©ritable for√™t de m√Ľriers constituait en 1654 le paysage de la commune. Il y en avait le long des chemins, des champs, au bord des foss√©s, le long des remparts (√† la place de nos platanes actuels).

La garance

La garance des teinturiers introduite dans la r√©gion d'Avignon par un agronome d'origine arm√©nienne, Jean Althen, se d√©veloppa consid√©rablement √† la fin de XVIIIe si√®cle.

Période contemporaine

Tous ces revenus font de Lapalud un village tr√®s prosp√®re. Comme en pareil cas, la population augmenta jusqu'en 1666, date √† laquelle elle atteignit son maximum avec 2 701 habitants.

√Ä partir de cette date, le bourg d√©clina, ses activit√©s diminu√®rent, sa population passa de 2 701 habitants √† 1 675 en 1696, puis √† 1 215 en 1936. Plusieurs raisons en sont la cause :

  • la r√©colte de la garance fut peu √† peu remplac√©e par un produit obtenu en distillant de la houille l'alizarine chimique. En 1861, plus personne ne cultive de la garance.
  • l'importation de la soie de Chine, l'arriv√©e sur le march√© d'une fibre textile artificielle qui rempla√ßa la soie. L'√©levage des vers √† soie disparu totalement √† partir de 1910.
  • la cr√©ation de la ligne de chemin de fer Paris Lyon Marseille enleva une grande partie de la client√®le des diligences et diminua le transport des marchandises par la route.
  • la 1√®re guerre mondiale accentua ce d√©clin : le 11 Novembre 1918, lors du cesser le feu, sur 230 Lapalutiens ayant particip√© directement au combat, 76 ont trouv√© la mort et plus de 100 furent bless√©s.
  • beaucoup de jeunes √† la recherche de travail partirent travailler dans les villes o√Ļ l'industrie prenait de l'ampleur et s'y install√®rent : Boll√®ne, Orange, Avignon...

Heureusement Lapalud connut un nouvel essor depuis 1936 gr√Ęce √† plusieurs facteurs:

  • la fabrication des balais. En effet, depuis 1870, la culture de sorgho a progressivement remplac√© celle de la garance. On fabriquait de nombreux balais avec ce sorgho. Une trentaine de fabriques existaient en 1945. Tous les jeunes Lapalutiens, apr√®s avoir faits leurs √©tudes, y travaillaient √† la confection des balais. Lapalud avait une certaine c√©l√©brit√© pour ses balais qui √©taient expos√©s et vendus dans toutes les maisons bordant la nationale 7. Mais la cr√©ation de la d√©viation entra√ģna la disparition de ces commer√ßants. Il n'existe plus aujourd'hui qu'une seule entreprise.
  • la construction de canal Donz√®re - Mondragon. Mis en circulation en 1952, il amena durant plusieurs ann√©es beaucoup de monde travaillant sur le chantier. Certains s'√©tablirent d√©finitivement √† Lapalud. En 1962, la population √©tait de nouveau en hausse avec 1 477 habitants.
  • la construction de l'usine du CEA. En 1965, la construction de l'usine du CEA, entra√ģne la construction de 120 nouveaux logements CEA, 10 villas particuli√®res et 60 logements en copropri√©t√© vont √™tre mis en chantier. La population passe de 1 457 √† 2 451 habitants.
  • la construction du site nucl√©aire du Tricastin. Dans les ann√©es 1970 avec Eurodif, la centrale EDF,Cogema ...qui amena le dernier contingent d'une population tr√®s jeune. En 1975, le nombre de Lapalutiens passa √† 2 260 et en 1969 √† 3 133. Au dernier recensement, elle est de 3 354 habitants.

Toponymie

La forme la plus ancienne est de Palude, attestée en 1138 qui évolua ensuite vers Paludis, en 1267, puis in villa de Palaude, en 1268[2]. Ce toponyme est formé du mot latin palus (marais) auquel a été accolé le suffixe -udis[7].

Lapalud doit son nom aux marais qui s'√©tendaient √† l'Ouest et au Nord Ouest, et qui, partant des remparts allaient rejoindre le Rh√īne. Le nom latin d'un marais est palus, de plusieurs marais : paludis. L'usage et le temps en ont fait La Palud, d'abord en 2 mots puis en un seul. Sur certaines plaques √† la sortie du village il y a 20 ans, le nom √©tait √©crit en 2 mots. Ces marais couvraient enti√®rement le quartier des Plani√®res, une partie des Fr√©migi√®res et du quartier des Oriols. Ils rendaient le pays insalubre et permettaient au Rh√īne de venir battre les remparts √† la moindre inondation. Certaines parties de ces marais √©taient assez profondes, elles atteignaient la nappe d'eau naturelle et on pouvait y circuler en barque toute l'ann√©e.

Le Béal des Barrinques fut alors creuser, certainement en même temps que la construction du pont de Pt St Esprit sous la direction des frères pontifes. Il était à l'origine très profond et ce fut une réussite car il assécha une grande partie du pays. Il rendit cette surface cultivable.

L'autre B√©al, dit le B√©al de La Palud, n'avait d'autre but que d'√©vacuer les eaux qui faisaient tourner la roue d'un important moulin qui se trouvait √† la jonction de la d√©viation et de la rue du ¬ę Vieux Moulin ¬Ľ. Puis la construction du canal Donz√®re Mondragon a pratiquement ass√©ch√© les terres de la commune.

Héraldique

Article d√©taill√© : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Lapalud

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules à l'ancre d'argent, à la clef d'or et à la clef d'argent passées en sautoir brochant sur le tout[2]

Administration

Mairie de Lapalud
Liste des maires successifs
P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
19 aout 1830 12 septembre 1831 Louis Joseph Victor Jullien de Bidon   g√©n√©ral de brigade
1965 1972 Marius Bouvier    
1972 1977 Ren√© Langlade[8]    
1977 en cours Jean Pierre Lambertin PS  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises De Sérignan-du-Comtat en 2009[9]
Taxe part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,75 % 7,34 % 0,00 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s b√Ęties (TFPB) 12,28 % 9,91 % 2,36 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s non b√Ęties (TFPNB) 49,71 % 28,14 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 12,63 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplac√©e en 2010 par la cotisation fonci√®re des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajout√©e des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution √©conomique territoriale (CET) qui est un imp√īt local instaur√© par la loi de finances pour 2010[10]).

Démographie

√Čvolution d√©mographique
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 1 469 1 529 1 588 2 070 2 315 2 356 2 493 2 605 2 586
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 2 655 2 528 2 593 2 502 2 322 2 204 2 071 1 909 1 675
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 1 629 1 585 1 561 1 371 1 332 1 293 1 215 1 218 1 359
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 1 477 2 345 2 260 3 133 3 332 3 267 3 442 3 539[11] -
Notes, sources, ... De 1962 √† 1999 : population sans doubles comptes ; √† partir de 2006 : population municipale l√©gale.
Sources : INSEE [12] et Ldh/EHESS/Cassini [13]

√Čconomie

On trouve plusieurs zones d'activit√©s sur la commune : ZA Les plani√®res, ZA de l'Enclos et ZA du Massigas

Tourisme

Espace de Loisirs des Girardes comprenant deux lacs d'eau de classe A issue des nappes phr√©atiques. On y pratique la promenade, le jogging, la p√™che √† la ligne, la voile, la plong√©e, la baignade surveill√©e l'√©t√© (Juillet et Ao√Ľt).

√Ä disposition : La brasserie du Lac, une salle de f√™te locative.

Plusieurs gites et chambres d'h√ītes sont pr√©sents sur la commune.

Agriculture

On cultive sur la commune c√©r√©ales (bl√©, colza, ma√Įs, tournesol), luzerne, fruitiers (pommiers, abricotiers, cerisiers, p√™chers) et vignes. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contr√īl√©e peuvent revendiquer, apr√®s agr√©ment, le label Vin de pays de la Principaut√© d'Orange

On trouve aussi sur la commune des chênes truffiers, plusieurs élevages (chevaux, moutons...) et un abattoir.


√Čquipements ou Services

√Čducation

La commune poss√®de deux √©coles : l'√©cole Louis Pergaud et l'√©cole du Parc. On trouve sur la commune voisine de Boll√®ne deux coll√®ges ("Paul Eluard" et "Henri Boudon") et un lyc√©e[14].

Sports

Il existe un stade municipal, rue Vigneaux.

Santé

On trouve sur la commune plusieurs m√©decins g√©n√©ralistes, une pharmacie, etc. L'h√īpital le plus proche est sur la commune de Boll√®ne √† environ 5 kilom√®tres au sud-est.

Vie locale

Culte

L'√©glise des Saint-Pierre-√®s-Liens d√©pendait primitivement de l'√©v√™ch√© du Tricastin. D'origine romane, elle fut restaur√©e au XIVe si√®cle et au XVe si√®cle[3]. C'est l'√©glise paroisiale. le Centre Chr√©tien V.I.E. est l'√©glise Protestante Evang√©lique implant√©e √† Lapalud depuis 2002.

Environnement

la Communaut√© de communes Rh√īne-Lez-Provence a dans ses comp√©tences la ¬ę Protection et mise en valeur de l'environnement ¬Ľ. On trouve, sur la commune voisine de Boll√®ne, une d√©ch√®terie acceptant : gravats, d√©chets verts, objets encombrants, ferraille, papiers / cartons et huiles de vidange et de friture[15].

Lieux et monuments

L'agglomération lapalutienne, dans son ensemble, est aujourd'hui très différente de ce qu'elle fut jadis. Depuis la dernière guerre en particulier, on assiste à une profonde modification de la topographie et d'importantes mutations démographiques ont radicalement transformé la vie quotidienne des habitants. Une promenade dans les rues de l'ancien village nous permet cependant d'imaginer ce qu'il fut, il y a deux ou trois siècles. Quelques vestiges architecturaux nous conduisent à évoquer la cité comtadine sous le régime pontifical et les populations rurales qui l'animèrent. Nous puisons d'utiles précisions dans les vieux textes d'archives, précieuse mémoire collective du vieux Lapalud.

La mairie

L‚Äôh√ītel de ville actuel a √©t√© construit en 1911. Ce b√Ętiment, construit peu avant la R√©volution de 1789, quand on abattait les remparts et comblait les foss√©s, fut occup√© par la mar√©chauss√©e jusqu'en 1833. Autrefois, la maison consulaire √©tait situ√©e dans la grande Rue et servait en m√™me temps de maison d'√©cole.

La porte Jullien

Porte flamande √©difi√©e au d√©but du XIXe si√®cle en remplacement de la tour de d√©fense avec herse et pont-levis qui permettait de franchir l'enceinte fortifi√©e du Moyen √āge. Le dernier pont-levis, refait √† neuf en 1624 avait √©t√© remplac√© par un pont en pierre en 1701. C'est une d√©cision de la commission municipale en date du 11 mai 1862 qui donne le nom du g√©n√©ral Louis Joseph Victor Jullien de Bidon √† l'entr√©e nord du village. Auparavant, on disait ¬ę porte haute ¬Ľ ou ¬ę portail d'en haut ¬Ľ.

Les remparts

Dernier vestige de l'enceinte fortifiée, la courtine nord ouest a été consolidée, en même temps que la maison voisine a été reconstruite, avec sa façade du XVIIIe. Les fossés ont été comblés par corvée à partir de 1760. En 1830, la démolition des tours de l'ouest et la récupération des terrains communaux que certains habitants occupaient abusivement, permit d'aménager le cours du Barry, le long du Béal.

Le lavoir

Il s'√©l√®ve √† proximit√© d'une source abondante, aujourd'hui canalis√©e, qui alimenta, des si√®cles durant, une fontaine et un abreuvoir et o√Ļ les femmes venaient laver leur linge. De nombreux travaux, effectu√©s au XVIIe et au XVIIIe si√®cle permirent d'am√©liorer progressivement les conditions d'hygi√®ne. Plus tard, au couchant du lavoir, on construisit un abattoir, aujourd'hui d√©truit.

La maison Cardinale

Cette maison de campagne des cardinaux, au temps o√Ļ les papes r√©sidaient √† Avignon, fut remani√©e au XVIe si√®cle puis divis√©e en plusieurs logements et transform√©e en maison de rapport. √Ä la base de la tour, bien conserv√©e, l'entr√©e d'un souterrain est encore visible. S'il faut croire la tradition, ce boyau reliait jadis la maison au ch√Ęteau de la B√Ętie.

L’église

√Čglise de Lapalud

L‚Äôabb√© Rose pensait qu'une chapelle existait d√©j√† au Xe si√®cle. La nef principale, de style roman, serait due √† Bertrand de Clansaye, √©v√™que de Saint-Paul au XIIIe si√®cle. Le clocher actuel aurait √©t√© √©difi√© au XVe si√®cle par la R√©v√©rende Chambre Apostolique, dame seigneuresse de Lapalud, avec la participation financi√®re de Julien de la Rov√®re, qui devait devenir le pape Jules II. Les travaux d'agrandissement, entre 1823 et 1828 mirent en conflit la Municipalit√© et un propri√©taire voisin irr√©ductible, le Comte d'Empire Louis Joseph Victor Jullien de Bidon. A l'int√®rieur, repose sous la chapelle Sainte Anne, Blaise Alexandre Jullien, grand-p√®re du g√©n√©ral et Comte d'Empire Jullien.

Le Portalet

On appelle quelquefois ce b√Ętiment ¬ę le ch√Ęteau ¬Ľ. La maison, construite √† la fin du XVIIIe si√®cle par la famille de Jullien, s'√©l√®verait sur l'emplacement de l'ancien manoir des Templiers. C'est l√† que v√©curent les cinq fr√®res Jullien qui devinrent tous officiers sup√©rieurs dans les arm√©es de la R√©volution et de l'Empire. Le plus c√©l√®bre, Louis Joseph Victor Jullien de Bidon se retira √† Lapalud en 1815, comme g√©n√©ral de division. Il laissa la maison √† sa belle-sŇďur, Madame Br√©zun et fit construire, pour y demeurer, le ch√Ęteau de Kerch√®ne. Ancien condisciple de Bonaparte √† Brienne et √† Valence, il avait √©t√© pendant 14 ans pr√©fet du Morbihan. Napol√©on en avait fait un conseiller d'√Čtat, commandeur de la L√©gion d‚Äôhonneur et comte d'Empire. Il fut maire de Lapalud en 1830. Cet ancien jacobin, franc-ma√ßon et anticl√©rical notoire s'√©tait oppos√© pendant plusieurs ann√©es √† la municipalit√© royaliste et au clerg√© local qui voulaient agrandir l'√©glise sur l'emplacement de l'ancien cimeti√®re. Bonaparte √† s√©journ√© √† plusieurs reprises dans cette maison. En effet, le 3 mai 1798, Bonaparte quitte Paris pour embarquer √† Toulon. Jos√©phine accompagne son mari et Thomas Prosper Jullien est aussi du voyage. Napol√©on et Jos√©phine auraient pass√© la nuit du 7 au 8 mai √† Lapalud dans la maison des Jullien.

L‚Äôh√ītel Malijac

L'immeuble occup√© actuellement par le bureau de poste ne repr√©sente qu'une faible partie de ce qui fut l'h√ītel des comtes de Malijac, qui √©tait, de loin, la plus vaste demeure du village. Sous l'ancien r√©gime, on y logeait les h√ītes de marque en visite √† Lapalud : l'√©v√™que de Saint-Paul, le recteur du Comtat ou le vice-l√©gat du pape. L'immeuble fut remani√© √† plusieurs reprises et connut diverses destinations : h√īpital, hospice, √©cole etc. C'est aujourd'hui la propri√©t√© du Bureau d'Aide sociale. La Poste en est locataires depuis 1938. Au cours des travaux entrepris au d√©but du si√®cle, on d√©couvrit par deux fois des pi√®ces d'or et d'argent cach√©es dans l'√©paisseur des murailles.

Personnalités liées à la commune

Patrie de :

Le poète Alain Borne est décédé dans un accident de voiture sur le territoire de la commune le 21 décembre 1962.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Zonage sismique r√©glementaire de la France, classement des cantons (d√©coupage fin 1989) de la r√©gion PACA, page 48
  2. ‚ÜĎ a, b, c, d et e Robert Bailly, op. cit., p. 233.
  3. ‚ÜĎ a, b, c et d Robert Bailly, op. cit., p. 234.
  4. ‚ÜĎ (fr) Relev√©s m√©t√©orologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 √† 1990, Infoclimat
  5. ‚ÜĎ (fr) M√©t√©o Orange sur linternaute.com
  6. ‚ÜĎ Philippe Boissinot, Les vignobles antiques du Tricastin, in Arch√©ologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV M√©diterran√©e dans la moyenne vall√©e du Rh√īne, √Čd. Le Mus√©e de Valence - √Čditions d'Art Somogy, 2001, pp. 56 - 57 (ISBN 285056513X)
  7. ‚ÜĎ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire √©tymologique des noms de lieux en France, √Čd. Larousse, 1968, p. 1876.
  8. ‚ÜĎ suite au d√©c√®s de Marius Bouvier en 1972, auparavant 1er adjoint
  9. ‚ÜĎ (fr)Impots locaux Lapalud, Taxes.com
  10. ‚ÜĎ Loi n¬į 2009-1673 du 30 d√©cembre 2009 de finances pour 2010 (L√©gifrance)
  11. ‚ÜĎ (fr) Populations l√©gales 2008 de la commune de Lapalud, INSEE
  12. ‚ÜĎ Lapalud sur le site de l'Insee
  13. ‚ÜĎ Notice communale de Lapalud sur le site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui".
  14. ‚ÜĎ Le Lyc√©e Lucie Aubrac, ouvert depuis Septembre 2006
  15. ‚ÜĎ Ordures m√©nag√®res et encombrants √† Boll√®ne

Le contenu de cet article est issu en partie de http://www.mairie-lapalud.fr/histoire.html & http://www.mairie-lapalud.fr/malijac.html. La permission de distribuer ce travail sous la GFDL a été reçue sur OTRS, via le ticket numéro 2009061910034581

Pour approfondir

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Bibliographie

  • Abb√© Roze, Notice historique sur la paroisse de Lapalud, Carpentras, 1854.
  • Jules Courtet, Dictionnaire g√©ographique, g√©ologique, historique, arch√©ologique et biographique du d√©partement du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Octave Monge, La capitulation de Lapalud. Mars-avril 1815, Annales de Vaucluse, 1894.
  • Louis d'Alauzier, Les Hospitaliers de Saint-Jean de J√©rusalem √† Lapalud, Provence Historique, 1968.
  • L. Breysse, La vie quotidienne √† Lapalud aux XVIIe et au XVIIIe si√®cle, 1981.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, √Čd. A. Barth√©lemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)

Articles connexes

Liens externes


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Regardez d'autres dictionnaires:

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