Langue Française

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la langue française. Pour les autres significations du mot « français Â», voir Français (homonymie).
Français
Parlée en Flag of La Francophonie.svg France, Canada (majoritairement au Québec et en Acadie), Belgique (en Région wallonne, en Région de Bruxelles-Capitale et dans certaines villes de Flandre,), Suisse (Romandie), Italie (dans la région autonome Vallée d'Aoste), une trentaine de pays d'Afrique francophone, Haïti, etc., soit au total 51 pays dans le monde
RĂ©gion Dans le monde entier : Europe (France, Belgique, Suisse, Jersey, Guernesey, Italie (en VallĂ©e d'Aoste), Vatican, Luxembourg, Andorre) ; Afrique (BĂ©nin, Burkina Faso, CĂŽte d'Ivoire, Gabon, GuinĂ©e, Mali, Niger, RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, RĂ©publique du Congo, SĂ©nĂ©gal, Togo, Burundi, Cameroun, Comores, Djibouti, GuinĂ©e Ă©quatoriale, Madagascar, Centrafrique, Rwanda, Seychelles, Tchad, AlgĂ©rie, Maroc, Île Maurice, Mauritanie, Tunisie) ; AmĂ©rique (Canada, HaĂŻti, Guadeloupe, Martinique, Guyane française, États-Unis (Louisiane, Maine)) ; Asie (Liban, IsraĂ«l et petites minoritĂ©s au Cambodge, au Vietnam et en Inde (PondichĂ©ry)) ; OcĂ©anie (Nouvelle-CalĂ©donie, PolynĂ©sie française, Wallis-et-Futuna et Vanuatu).
Nombre de locuteurs 183 millions (soit 80 millions comme langue maternelle[1]
Classement 11-16 (langue maternelle)
Typologie SVO
Flexionnelle - Syllabique
Classification par famille
(Dérivée de la classification SIL)
Statut officiel
Langue officielle de 29 pays
et de nombreuses organisations internationales
Régi par Académie française,
Délégation générale à la langue française et aux langues de France,
Service de la langue française (Belgique),
Office québécois de la langue française,
les Conseils supérieurs de la langue française de France,
de Belgique
et du Québec
Codes de langue
IETF (en) fr
ISO 639-1 fr
ISO 639-2 fra (T) / fre (B)
ISO/DIS 639-3 (en) fra
type : L (langue vivante)
Ă©tendue : I (langue individuelle)
SIL FRA[2]
Échantillon

DĂ©claration universelle des droits de l’homme.

Article premier
Tous les ĂȘtres humains naissent libres et Ă©gaux en dignitĂ© et en droits. Ils sont douĂ©s de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternitĂ©.

Le français est une langue romane parlĂ©e principalement en France, dont elle est originaire (la « langue d’oĂŻl Â»), ainsi qu’au Canada (principalement au QuĂ©bec, mais aussi dans le nord et l’est du Nouveau-Brunswick, dans l’est et le nord-est de l’Ontario et en certaines villes Manitobaines, surtout Winnipeg), en Belgique (en Wallonie, Ă  Bruxelles et dans certaines villes de Flandre) et en Suisse (en Romandie). Le français est parlĂ© comme deuxiĂšme ou troisiĂšme langue dans d’autres rĂ©gions du monde, comme dans la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, le plus peuplĂ© des pays de la francophonie[3] et l'un des 29[4] pays ayant le français pour langue officielle ou co-officielle, ou encore au Maghreb. Ces pays ayant pour la plupart fait partie des anciens empires coloniaux français et belge.

La langue française est un attribut de souverainetĂ© en France : la langue officielle de la RĂ©publique française est le français (article 2 de la Constitution de 1958). Elle est Ă©galement le principal vĂ©hicule de la pensĂ©e et de la culture française dans le monde. La langue française fait l'objet d'un dispositif public d'enrichissement de la langue, avec le dĂ©cret du 3 juillet 1996 relatif Ă  l'enrichissement de la langue française.

Avec 180 millions de locuteurs francophones rĂ©els dans le monde (Ă©valuation Organisation mondiale de la Francophonie : 2007) et 220 millions de locuteurs comme seconde langue et langue Ă©trangĂšre (incluant l'Afrique noire et le Maghreb) le français est la sixiĂšme langue la plus parlĂ©e dans le monde (consulter la Liste des langues par nombre total de locuteurs). Elle est une des trois langues internationales Ă  ĂȘtre prĂ©sentes et enseignĂ©es sur les cinq continents (explication nĂ©cessaire), une des six langues officielles et une des deux langues de travail (avec l’anglais) de l’Organisation des Nations unies, et langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou rĂ©gionales, dont l’Union europĂ©enne. AprĂšs avoir Ă©tĂ© la langue de l’ancien RĂ©gime français, des tsars de Russie en passant par les princes de l’Allemagne, jusqu'aux rois d’Espagne et d'Angleterre, elle demeure une importante langue de la diplomatie internationale aux cĂŽtĂ©s de l’anglais et de l'espagnol. Mais l’influence du français dans les domaines Ă©conomiques et scientifiques internationaux est menacĂ©e par la place prise par l’anglais.

La langue française a cette particularitĂ© que son dĂ©veloppement et sa codification ont Ă©tĂ© en partie l’Ɠuvre de groupes intellectuels, comme la PlĂ©iade, ou d’institutions, comme l’AcadĂ©mie française. C’est une langue dite « acadĂ©mique Â». Toutefois, l’usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxĂšrent cette langue vivante, au premier rang desquels MoliĂšre : on parle d'ailleurs de la « langue de MoliĂšre Â».

Sommaire

Histoire de la langue française

Article dĂ©taillĂ© : Histoire de la langue française.

L’histoire de la langue française commence avec l’invasion des Gaules par les armĂ©es romaines sous Jules CĂ©sar en 52 av. J.-C. La Gaule Ă©tait alors peuplĂ©e de tribus gauloises qui parlaient des langues celtiques certainement apparentĂ©es et peut-ĂȘtre mutuellement intelligibles. Il n’existait donc pas une mais plusieurs langues gauloises, qui n’étaient que trĂšs rarement Ă©crites. La langue des Romains, elle, connaissait l’écriture, et en tant que langue de l'autoritĂ© et langue de prestige, elle fut peu Ă  peu adoptĂ©e par tous au cours des siĂšcles qui suivirent la conquĂȘte du pays en 51 av. J.-C., et ce, de façon naturelle et sans heurt.

La version romane des Serments de Strasbourg de 842 est le premier texte Ă©crit en langue d’oĂŻl. La premiĂšre mention de l’existence d’une langue romane date de 813, lors du Concile de Tours, qui la nomme lingua romana rustica, « langue romane rustique Â». Il faut attendre vers 880 pour le premier texte littĂ©raire, la SĂ©quence de sainte Eulalie, encore qu’on puisse considĂ©rer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-mĂȘme, le français ayant Ă©tĂ© un dialecte parmi plusieurs au Moyen Âge, appelĂ© le franceis / françoys / françois alors (prononcĂ© progressivement [frĂŁntseis], [frĂŁntsois] puis [frĂŁswe]). Paris et sa rĂ©gion sont le berceau historique de ce franceis qui trĂšs vite s’est enrichi par l’apport de normand, de picard, de bourguignon et des autres parlers d’oĂŻl alentour, car au fur et Ă  mesure que Paris prenait de l’importance sur le plan politique, des gens de tout le pays y affluaient, important avec eux leur variante linguistique.

En 1539, l’ordonnance de Villers-CotterĂȘts signĂ©e par François Ier impose le français comme langue du droit et de l’administration en France. Au long du XVIIe siĂšcle, le français s’impose comme langue scientifique et comme langue d’enseignement. Le Discours de la mĂ©thode (1637) de RenĂ© Descartes constitue une Ă©tape importante car il s’agit d’un des premiers essais philosophiques Ă©crits en français et non en latin comme les MĂ©ditations sur la philosophie premiĂšre. En rĂ©alitĂ©, RenĂ© Descartes avait Ă©tĂ© censurĂ© dans ses MĂ©ditations mĂ©taphysiques ; il avait donc rĂ©Ă©crit son livre et l’avait publiĂ© sous le nom Le Discours de la mĂ©thode, en français, sachant que les Ă©lites ne liraient pas son livre car Ă©crit en langue vernaculaire tandis que les lettrĂ©s ouverts Ă  ses idĂ©es pourraient le lire sans craindre la menace de la censure.

Dans son rapport de juin 1794 l'abbĂ© GrĂ©goire rĂ©vĂ©la qu'on ne parlait « exclusivement Â» le français uniquement dans « environ 15 dĂ©partements Â» (sur 83). Il lui paraissait paradoxal, et pour le moins insupportable, de constater que moins de 3 millions de Français sur 28 parlaient la langue nationale, alors que celle-ci Ă©tait utilisĂ©e et unifiĂ©e « mĂȘme dans le Canada et sur les bords du Mississipi Â»[5].

En Europe, le français devient une langue diplomatique de premier plan et est apprise par les Ă©lites. La Seconde guerre mondiale constitue un tournant, tant par le massacre d’élites francophiles en Europe de l’Est, que par la montĂ©e en puissance de l'anglais comme langue vĂ©hiculaire internationale[6].

Le 7 janvier 1972, le gouvernement français promulgue le dĂ©cret no 72-9 relatif Ă  l’enrichissement de la langue française, prĂ©voyant la crĂ©ation de commissions ministĂ©rielles de terminologie pour l’enrichissement du vocabulaire français.

La rĂ©vision constitutionnelle du 25 juin 1992 insĂšre Ă  l'article 2 de la constitution la phrase : "La langue de la RĂ©publique est le français."

Le 4 aoĂ»t 1994 Ă  suite de la loi de 1975, est promulguĂ©e la loi dite loi Toubon qui tend Ă  imposer l'utilisation du français dans nombre de domaines (affichage, travail, enseignement...) particuliĂšrement dans les services publics.

La maintenance de la langue française est suivie par : l’AcadĂ©mie française, la DĂ©lĂ©gation gĂ©nĂ©rale Ă  la langue française et aux langues de France (DGLF), le Service de la langue française (Belgique), l'Office quĂ©bĂ©cois de la langue française (OQLF), les Conseils supĂ©rieurs de la langue française de France, de Belgique et du QuĂ©bec.

Approche linguistique du français

Les origines : vocabulaire et Ă©tymologie

La majoritĂ© du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mĂšre) ou bien est construit Ă  partir des racines grĂ©co-latines. De nombreux termes possĂšdent un doublon de mĂȘme Ă©tymologie, l’un ayant Ă©voluĂ© Ă  travers les siĂšcles Ă  partir du latin populaire tandis que l’autre est empruntĂ© directement au latin classique : mĂ©tier/ministĂšre, façon/faction, raide/rigide, froid/frigide, frĂȘle/fragile, rançon/rĂ©demption, raison/ration, poison/potion, chance/cadence, etc. Souvent la crĂ©ation de mots Ă  partir d’un mot bien français passe par un emprunt Ă  sa forme en latin classique : mĂšre/maternel, frĂšre/fraternel, cheveu/capillaire, foi/fidĂšle, Ɠil/oculaire, sĂ»r/sĂ©curitĂ©, siĂšcle/sĂ©culaire, etc.

On ignore jusqu’à quel point la langue gauloise a pu influencer le français. Son apport lexical se rĂ©duirait Ă  une centaine de mots, tels que char/charrue, mouton, crĂšme, dont une partie proviendrait d’emprunts du latin au gaulois. L’étymologie de ces expressions n’est d’ailleurs pas toujours assurĂ©e. Quant Ă  son impact sur la syntaxe et la prononciation, il est Ă©galement indĂ©terminĂ©.

Le francique, en tant que superstrat, a laissé également quelques mots importants (gris, blanc, blond, bleu, etc.) et aurait fortement influencé la prononciation du roman du Nord de la Gaule, autrement dit des langues d'oïl et du proto-français.

Article dĂ©taillĂ© : Histoire de la langue française.

On dĂ©signe parfois sous le terme francien ce protofrançais comme dialecte de langue d’oĂŻl parlĂ© en Île-de-France au Haut Moyen Âge, qui est Ă  l’origine du français d’aujourd'hui. Mais ce terme a Ă©tĂ© crĂ©Ă© en 1889 par Gaston Paris, un linguiste français, pour dĂ©signer ce dialecte mĂ©diĂ©val qui trĂšs tĂŽt, en fait, dĂšs le XIIe siĂšcle avec l’essor de Paris, s’est enrichi des autres parlers d’oĂŻl : normand, picard, lorrain, bourguignon. Le terme francien n’était pas utilisĂ© par les gens qui le parlaient, puisqu’on le nommait dĂ©jĂ  franceis puis françois (sans confusion possible car le royaume de France Ă  l’origine se limitait Ă  une partie de l’actuelle Île-de-France, et sa langue d’oĂŻl locale, le françoys, Ă©tait encore bien distincte de celle des autres rĂ©gions environnantes non encore rattachĂ©es au royaume dont certaines sans allĂ©geance Ă  celui-ci). Avant le XIIe siĂšcle, on parlait de roman ou de langues romanes, qui Ă©taient plus ou moins mutuellement intelligibles. C’est pourquoi on leur donne une dĂ©signation commune de langue(s) d’oĂŻl. DĂšs lors que ces dialectes devinrent moins mutuellement intelligibles, les locuteurs leur donnĂšrent le nom de picard, normand, wallon, françois, etc.

Le français parlĂ© aujourd’hui tire son nom de cet ancien franceis, qui a Ă©voluĂ© lentement vers un parler suprarĂ©gional Ă  partir des XIe/XIIe siĂšcles (franceis [frĂŁntsĂ«Ă©] > françois [frĂŁswĂ©] > français [frĂŁsĂ©]. Les autres langues d’oĂŻl disparurent petit Ă  petit au fur et Ă  mesure que le français prenait du prestige, mais aussi parce que les langues d’oĂŻl Ă©taient trĂšs proches du françois. Cela explique pourquoi, a contrario, malgrĂ© un recul encore constatĂ©, les langues non romanes et les dialectes non d’oĂŻl persistĂšrent ou rĂ©sistĂšrent davantage : breton, occitan, alsacien, basque, flamand, corse, mĂȘme si ces derniers ont eux aussi enrichi la langue française.

Emprunts plus rĂ©cents, nĂ©ologismes et Ă©volution de l’orthographe

Les emprunts plus rĂ©cents Ă  d’autres langues sont assez nombreux : d’abord Ă  l’anglais (mĂȘme anciens : nord, sud), puis Ă  l’italien, aux autres langues romanes, aux langues germaniques tels que l'allemand ou le nĂ©erlandais (ainsi boulevard vient du hollandais ou du flamand bolwerk). L’arabe a fourni, et fournit encore quelques mots : alcool, algĂšbre, toubib, bled, etc.

On estime Ă  moins de 13 % (soit 4 200 mots) les parts des mots d’origine Ă©trangĂšre dans la langue française courante soit environ les 35 000 mots d’un dictionnaire d’usage. Ces mots viennent pour 1 054 d’entre eux de l’anglais, 707 de l’italien, 550 de l’ancien allemand, 481 des anciennes langues gallo-romanes, 215 de l’arabe, 164 de l’allemand, 160 de l’ancien celtique, 159 de l’espagnol, 153 du nĂ©erlandais, 112 du perse (ancien persan) et du sanskrit, 101 des langues amĂ©rindiennes, 89 de diverses langues asiatiques orientales (dont des langues sino-tibĂ©taines comme le chinois ou le japonais, mais aussi certaines langues mon-khmĂšres), 56 de diverses langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves ou baltes et 144 d’autres langues diverses (dont les langues malayo-polynĂ©siennes ou langues nigĂ©ro-congolaises)[7].

Article dĂ©taillĂ© : Emprunt lexical.

De nombreux néologismes ont également été formés à partir de mots grecs ou latins. On peut citer mÚtre, gramme, phobie et leurs dérivés (kilomÚtre, milligramme, etc.), ainsi que des mots plus récents comme cinéma, logiciel, domotique, etc.

D’autres sont des calques ou des adaptations de l’anglais, comme par exemple baladeur crĂ©Ă© pour remplacer l'anglais walkman et diskman.

Au QuĂ©bec, de nombreux nĂ©ologismes sont Ă©galement crĂ©Ă©s pour se substituer aux mots anglais :

Toutefois, leur diffusion en France est assez limitée.

Aussi, le français se modernise et les rectifications orthographiques du français recommandĂ©es par l’AcadĂ©mie française elle-mĂȘme pourraient ĂȘtre gĂ©nĂ©ratrices de rĂšgles prĂ©cises qui devraient permettre la crĂ©ation de nouveaux mots : on pourrait imaginer les termes portemusique (pluriel portemusiques) pour lecteur MP3 ou walkman (termes souvent traduits baladeur), ou mangetemps Ă  la place de time-consuming, etc. Toutefois, ces rĂšgles Ă©tant extrĂȘmement peu suivies, y compris par la presse et le monde de l’édition, ce phĂ©nomĂšne n’est actuellement pas notable.

Grammaire

Article dĂ©taillĂ© : Grammaire française.

Une des caractĂ©ristiques de la grammaire française vis-Ă -vis de nombreuses langues vivantes est la richesse de ses temps et modes. Toutefois, cette richesse tend Ă  se rĂ©duire Ă  l’oral. Par exemple, certains temps, tel le passĂ© simple, ne se trouvent guĂšre plus qu’à l'Ă©crit[8] et le passĂ© antĂ©rieur se rĂ©duit le plus souvent Ă  un simple jeu de « style Â» oratoire avec des expressions diverses mais toutes construites autour du seul verbe ĂȘtre (j’eus Ă©tĂ©..., il eut Ă©tĂ©...).

Également, une partie non nĂ©gligeable de la grammaire française (pluriels, personnes dans la conjugaison), n’est notable qu’à l’écrit (exemple : ils jouent, il joue).

La langue française est illustrĂ©e par de grands grammairiens comme Claude Favre de Vaugelas (premiĂšre moitiĂ© du XVIIe siĂšcle) et Maurice Grevisse (1895-1980), grammairien belge, auteur de la grammaire de rĂ©fĂ©rence Le Bon Usage.


SĂ©mantique

Article dĂ©taillĂ© : SĂ©mantique de la langue française.

La langue française a une sĂ©mantique trĂšs riche. Elle se prĂȘte Ă  des jeux de mots, des traits d'esprit, des devinettes, des contrepĂšteries...

Cette caractéristique est importante pour le traitement de l'information dans les bases de données (web sémantique).

Dialectes du français

Article dĂ©taillĂ© : Francophonie.

La variation rĂ©gionale, du français, peut ĂȘtre abordĂ©e de deux maniĂšres :

  • en considĂ©rant que le français est un synonyme de la langue d’oĂŻl, ce qui implique que tous les dialectes romans du domaine d’oĂŻl sont des variĂ©tĂ©s dialectales du français (voir l’article langue d'oĂŻl) ;
  • en se limitant Ă  ce qu’on appelle le « français rĂ©gional Â», ensemble de variĂ©tĂ©s rĂ©gionales dans le monde, qui restent trĂšs proches du français standard. C’est ce sens qui est dĂ©veloppĂ© ici.

Certains nĂ©ologismes peuvent Ă©galement ĂȘtre empruntĂ©s au vocabulaire du français rĂ©gional. On appelle « français rĂ©gional Â» les mots ou les expressions employĂ©s dans certaines rĂ©gions de la francophonie, mais non retenus dans les dictionnaires acadĂ©miques du français ou qui ne sont pas utilisĂ©s dans l’ensemble de la francophonie. Il ne s’agit pas de langue familiĂšre, mais bien du français qui a Ă©voluĂ© de façon diffĂ©rente.

Dans une partie de la moitiĂ© nord de la France par exemple, le repas du matin s’appelle « petit-dĂ©jeuner Â», celui du midi le « dĂ©jeuner Â» et celui du soir le « dĂźner Â», le « souper Â» dĂ©signant la collation prise le soir aprĂšs le spectacle ; en Normandie, Picardie, dans le Nord, en Lorraine, en RĂ©gion RhĂŽne-Alpes, en Occitanie, au QuĂ©bec, dans le reste du Canada, en Belgique et en Suisse, on dit « dĂ©jeuner Â», « dĂźner Â» et « souper Â». En Belgique et en Suisse, on dit « septante Â» (70) et « nonante Â» (90) tandis qu’en Suisse on dit « huitante Â» (80) mais seulement dans certains cantons (la forme ancienne et aujourd’hui dĂ©suĂšte de « huitante Â» Ă©tait « octante Â»). Au QuĂ©bec, dans le reste du Canada, en Suisse, en Belgique et dans certaines rĂ©gions françaises, on dit « tantĂŽt Â» lĂ  oĂč le français de Paris mais aussi le français africain utilise « tout Ă  l’heure Â» ; au QuĂ©bec Ă©galement, « magasiner Â» pour « faire des courses Â» (pour Ă©viter l'anglicisme « faire du shopping Â»), alors que ce mot est perçu comme un barbarisme en France). Au SĂ©nĂ©gal et en Afrique francophone, on parle parfois d’« essencerie Â» pour Ă©viter l'emprunt anglais de « station service Â», alors que ce mot est Ă©galement perçu comme un barbarisme en France[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Au QuĂ©bec et souvent dans le reste du Canada, on dit aussi « avoir une blonde Â» au lieu de « avoir une petite amie Â» ou « avoir une copine Â», « avoir un chum Â» au lieu de « avoir un petit ami Â» ou de « avoir un copain Â», etc.

Ce ne sont que quelques exemples et le français est riche de différences lexicales dans ses variantes régionales.

En France

Article dĂ©taillĂ© : Français de France.

Le français parisien

Le français parisien a dĂ©jĂ  remplacĂ© chez la presque totalitĂ© des locuteurs de la zone d’oĂŻl les variĂ©tĂ©s locales de francilien (il ne s’agit pas ici de ce qu’on appelle parfois des « patois Â», c’est-Ă -dire des dialectes de la langue d’oĂŻl, et difficilement intelligibles aux Parisiens, mais de variĂ©tĂ©s de français proches du parisien). Les diffĂ©rences entre le français d’un jeune Normand et d’un jeune Parisien, par exemple, seront dans la plupart des cas minimes au regard de la diversitĂ© qui a existĂ© historiquement en France dans le francilien mĂȘme.

Le français parisien a constituĂ© pendant longtemps la norme du français pour l’ensemble des francophones dans le monde, et continue d’exercer une influence sans pareille sur la langue française prise en son entier. C’est pour cette raison qu’on prend souvent le français parisien comme point de rĂ©fĂ©rence auquel on peut comparer d’autres variĂ©tĂ©s de français.

Toutefois, certaines Ă©volutions rĂ©centes du français parisien par rapport Ă  la norme traditionnelle du français, qui sont acceptĂ©es en France et mĂȘme entĂ©rinĂ©es dans les dictionnaires (dont la quasi-totalitĂ© sont publiĂ©es en France), ne passent pas inaperçues Ă  l’étranger. Ceci est vrai particuliĂšrement au Canada, la rĂ©gion francophone oĂč l’influence du français parisien est la moins forte. Pour ce qui est de la prononciation, on peut penser par exemple Ă  la suppression du l gĂ©minĂ© dans « collĂšgue Â», l’ajout du t dans « aoĂ»t Â», ou l’homophonie de « brin Â» et de « brun Â».

Un rĂ©gionalisme caractĂ©ristique du français de France est parfois appelĂ© « francisme Â». Voir aussi le dĂ©bat sur la norme du français quĂ©bĂ©cois.

Au Canada

Signalisation bilingue Ă  Moncton (Nouveau-Brunswick).
Panneau d’arrĂȘt/stop Ă  Ottawa.

Depuis l’arrivĂ©e de Jacques Cartier, la langue française Ă©tait la langue officielle de la Nouvelle-France.[9] Plusieurs vagues de population venue de France se sont Ă©tablies dans l’est du Canada. Parmi eux, les Acadiens habitent et occupent principalement les quatre provinces maritimes : la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve.[10] Dans toutes les provinces canadiennes, on retrouve plusieurs francophones d’origine française[11].

L’immigration massive des pays francophones vers le QuĂ©bec favorisera une proportion d’arrivants qui s’établiront, par la suite, dans les provinces canadiennes.[12] L’enseignement du français comme langue seconde dans toutes les provinces canadiennes favorise l’apprentissage de la langue française aux Canadiens.[13] Plusieurs patois de la langue française existent au Canada[14].

Le QuĂ©bec est la seule province canadienne oĂč le français est l’unique langue officielle. Le Nouveau-Brunswick, quant Ă  lui, est la seule province Ă  ĂȘtre bilingue officiellement. Au Canada, le français est une des deux langues officielles[15].

Le QuĂ©bec est la province qui compte le plus de francophones dans le pays avec un peu moins de 6 millions de personnes qui ont cette langue comme langue maternelle, soit 80% de la population, suivi de l’Ontario avec prĂšs de 500 000 francophones, soit 4% de la population totale de la province. Le Nouveau-Brunswick, Ă©tant bilingue, a une forte concentration de francophones, installĂ©s principalement dans le Nord-Ouest, le Nord-Est et le Sud-Est de la province. La province compte 230 000 francophones reprĂ©sentant 33% de la population totale. Environ 23% des Canadiens dĂ©clarent avoir le français comme langue maternelle[16].

Au Québec

Article dĂ©taillĂ© : Français quĂ©bĂ©cois.

Au QuĂ©bec en particulier, l’espace linguistique francophone n'a plus Ă©tĂ© nourri de façon privilĂ©giĂ©e par les apports de la mĂ©tropole, ni soumis Ă  son influence, depuis la ConquĂȘte anglaise en 1759 jusqu’au XXe siĂšcle environ. Le français y a conservĂ© ses influences lexicales empruntĂ©es au vocabulaire de la marine du XVIIIe siĂšcle (« barrer Â» une porte pour « verrouiller Â», par exemple), mais Ă©galement des formes archaĂŻques qui ont Ă©tĂ© maintenues en français nord-amĂ©ricain : on dit « breuvage Â» pour « boisson Â», soit la mĂȘme nuance qui existe en anglais entre le beverage amĂ©ricain et le drink britannique[rĂ©f. nĂ©cessaire], le terme quĂ©bĂ©cois ayant conservĂ© le mĂȘme sens neutre qu’en vieux-français (boisson).

Depuis la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle, c’est une vĂ©ritable ingĂ©nierie linguistique qui a participĂ© de l’évolution du français quĂ©bĂ©cois, notamment en inventant des Ă©quivalents quĂ©bĂ©cois Ă  des anglicismes. On dit « courriel Â» pour e-mail, « clavarder Â» pour chatter et « pourriel Â» pour spam.

L’Office quĂ©bĂ©cois de la langue française (OQLF) est, dans ses missions de veille terminologique, l’équivalent quĂ©bĂ©cois de l’AcadĂ©mie française en France : son rĂŽle est Ă  la fois consultatif et normatif.[17] Au sein de la francophonie mondiale, l’influence considĂ©rable et relativement nouvelle de l’OQLF et du français quĂ©bĂ©cois en matiĂšre lexicale (mots francisĂ©s, nĂ©ologismes, etc.) est importante mĂȘme en dehors du QuĂ©bec.[18] Pour illustration, l’AcadĂ©mie française « importe Â» et intĂšgre dĂ©sormais beaucoup d’apports lexicaux quĂ©bĂ©cois (recommandĂ©s par l’Office quĂ©bĂ©cois en ce qui concerne l’usage de la langue au QuĂ©bec), enrichissant le français international et permettant la diffusion de ces termes dans la Francophonie mondiale. Par exemple, aprĂšs avoir Ă©tĂ© initialement « marquĂ©s Â» comme des quĂ©bĂ©cismes, des termes comme « courriel Â» sont dĂ©sormais considĂ©rĂ©s comme des mots standard pour l’ensemble des pays francophones (« français international Â») et ne sont plus nĂ©cessairement « diffĂ©renciĂ©s Â»[19].

Le but de l’OQLF dans les matiĂšres terminologiques n’est pas de s’écarter de la norme internationale du français (grammaire, etc.), mais d’encadrer sa variante nord-amĂ©ricaine, dans le respect des rĂšgles communes de la langue française (corpus commun)[rĂ©f. nĂ©cessaire]. En cela, les activitĂ©s lexicales de l’Office contribuent Ă  enrichir le français international par une contribution quĂ©bĂ©coise. L’office propose sur l’Internet son grand dictionnaire terminologique[20].

Le QuĂ©bec dĂ©ploie tous les moyens pour amĂ©liorer la qualitĂ© de l’enseignement du français. Ce dernier adopte, comme rĂ©fĂ©rence, une nouvelle mĂ©thode pour l’enseignement de la grammaire française[21].

Le Multidictionnaire de la langue française est l’outil de rĂ©fĂ©rence pour consulter les mots français, les anglicismes, les faux amis, etc.

La Charte de la langue française, connue Ă©galement sous le nom de loi 101, a permis Ă  la langue française d’ĂȘtre officialisĂ©e et protĂ©gĂ©e dans la province de QuĂ©bec. De plus, l’apprentissage de la langue française aux nouveaux arrivants allophones devient une des prioritĂ©s du gouvernement quĂ©bĂ©cois[22].

En Belgique

Article dĂ©taillĂ© : Français de Belgique.
Signalisation bilingue français-néerlandais à Bruxelles.

Le français est parlĂ© par environ 40% de la population belge, principalement dans les provinces du Sud du pays – la RĂ©gion wallonne – ainsi qu’à Bruxelles, la capitale. Il est encore parlĂ© en RĂ©gion flamande, historiquement langue de la bourgeoisie. Ceci est encore particuliĂšrement remarquable Ă  Anvers, Gand et Courtrai. Il est Ă©galement parlĂ© dans les familles francophones de la pĂ©riphĂ©rie bruxelloise.

En Wallonie, les langues romanes rĂ©gionales comme le wallon ou le picard ont Ă©tĂ© remplacĂ©es par le français au fur et Ă  mesure de l’instruction de la classe populaire, si bien qu’elles ne sont quasiment plus utilisĂ©es. Les enfants qui allaient Ă  l’école apprenaient la langue de l’administration et de la bourgeoisie. Une Ă©volution pareille s'est d'ailleurs produite Ă  Bruxelles, historiquement de langue nĂ©erlandaise.

Dans certaines rĂ©gions (LiĂšge, Namur...), il en est restĂ© des mots du vocabulaire typiquement locaux comme des mots wallons tels que macrale (SorciĂšre), oufti (typiquement de LiĂšge intraduisible, ce serait une sorte de « Diantre ! Â» mais rĂ©solument plus « populaire Â»), potchĂź foĂ» (s’énerver), clinche (poignĂ©e de porte) et des expressions idiomatiques telles que « tomber bas de ses clicotes Â» (PotchĂźr foĂ» de ses clicotes, l’expression complĂšte pour s’énerver), « PetĂšye-crompĂźre Â» (Pomme de terre petĂ©e. C’est-Ă -dire, avec la peau, enveloppĂ©e dans de l’aluminium et passĂ©e au four, ou Ă  l’ancienne, sans aluminium, et directement dans les braises), « Tesse to po ! Â» (Tais-toi donc un peu !) et « C’est todi les petits que l’on sprĂ„tche Â» (C’est toujours les petits que l’on Ă©crase). On a le mĂȘme phĂ©nomĂšne dans d’autres rĂ©gions comme dans le Tournaisis ou Ă  Bruxelles.

Les termes propres au français parlé en Belgique et admis par les dictionnaires, tels que chicon (endive), crolles (bouclettes), nonante (90), septante (70), bourgmestre (maire)..., sont appelés des belgicismes.

En Suisse

Signalisation bilingue en français et allemand à Fribourg (Suisse).
Article dĂ©taillĂ© : Français de Suisse.

Le français de Suisse est parlé en Suisse romande, la partie francophone de la Suisse, par environ 1,48 million de personnes.

Il se diffĂ©rencie peu du français de France ou du français de Belgique. Ainsi un Suisse francophone n’aura aucune difficultĂ© Ă  comprendre un Français, alors qu’un Français pourra s’étonner de quelques mots usitĂ©s en Suisse romande et dans les rĂ©gions limitrophes françaises uniquement.

Le français de Suisse se caractérise par quelques termes issus du francoprovençal (mieux nommé arpitan), par des mots tels que septante, huitante ou nonante, ainsi que localement par des mots et expressions issues de langues germaniques tel que mouttre, witz, ou poutser. Ce dernier phénomÚne provenant en partie de la puissance de la communauté alémanique en Suisse et donc de son influence sur le reste du pays. Le français local de Suisse romande ressemble à celui des régions limitrophes, notamment celui de la Savoie voisine, également de langue arpitane. Les nombres en suisse romand ont une similarité avec les nombres utilisés en Belgique francophone (septante, nonante).

En Vallée d'Aoste

Bilinguisme franco-italien sur la "Carta identitĂ " ValdĂŽtains
Article dĂ©taillĂ© : Francophonie en VallĂ©e d'Aoste.

En VallĂ©e d'Aoste, la plus petite des rĂ©gions italiennes, oĂč se concentrent les plus hauts sommets europĂ©ens, le français historiquement a toujours occupĂ© une position prĂ©dominante par rapport au patois valdĂŽtain d'origine francoprovençale. AprĂšs le TraitĂ© de Turin (1860), cette rĂ©gion francophone se retrouva en minoritĂ© par rapport aux autres rĂ©gions italophones du Royaume de Sardaigne, et l'italien commença forcĂ©ment Ă  se diffondre. Au XXe siĂšcle, Ă  cause de la tentative d'anĂ©antissement du français de la part du rĂ©gime fasciste, et surtout aprĂšs la Seconde guerre mondiale, l'usage de cette langue a presque disparu, mĂȘme si elle est officielle et parifiĂ©e Ă  l'italien. Ce processus est dĂ» sans doute d'une part Ă  l'attachement des ValdĂŽtains pour leur patois, et d'autre part aux mĂ©dias italiens et aux petites dimensions de la rĂ©gion. De toute façon, le français joue encore un rĂŽle primaire dans l'activitĂ© politique (surtout dans les rapports bilatĂ©raux avec les rĂ©gions limitrophes francophones, entre autres dans le cadre des projets Interreg) et chez les intellectuels valdĂŽtains. À l'Ă©cole le français est parifiĂ© Ă  l'italien, ce qui fait en sorte que tous les ValdĂŽtains connaissent cette langue au moins au niveau passif, Ă  cĂŽtĂ© de la langue maternelle italienne (surtout Ă  Aoste) et valdĂŽtaine dans les autres communes de la rĂ©gion. La signalisation routiĂšre est presque parfaitement bilingue, avec des dĂ©sĂ©quilibres parfois en faveur de l'une, parfois de l'autre langue. Le français valdĂŽtain prĂ©sente des diffĂ©rences par rapport au français standard relevant de l'influence du patois local : l'inversion sujet-verbe dans les questions est trĂšs frĂ©quente Ă  l'oral, on utilise le verbe se tracasser au lieu de s'agiter, et bailler pour donner, les chiffres soixante-dix, quatre-vingts et quatre-vingt-dix sont souvent transformĂ©es en settante, huitante, nonante. Le maire est appelĂ© syndic et la mairie, maison communale.

En Louisiane

Le français aux États-Unis

En Louisiane, le français cadien (terme dĂ©rivĂ© du mot acadien), parfois aussi appelĂ© « français rĂ©gional louisianais Â»[5] est parlĂ© surtout dans les paroisses du sud. Le français cadien est diffĂ©rent du crĂ©ole louisianais et on prĂ©sume gĂ©nĂ©ralement que le français cadien dĂ©rive presque uniquement du français acadien tel qu’il Ă©tait parlĂ© dans la colonie française d’Acadie (situĂ©e dans ce qui est maintenant les Provinces Maritimes du Canada et le Maine). Le français cadien diffĂšre du français mĂ©tropolitain par la prononciation, le vocabulaire et l’intonation.

En 2007, la plupart des Cadiens d’ancienne gĂ©nĂ©ration sont bilingues, ayant grandi avec le français Ă  la maison et l’anglais pour les Ă©tudes. Le nombre des locuteurs du français cadien a diminuĂ© considĂ©rablement. Toutefois, des efforts sont faits pour rĂ©introduire la langue parmi les plus jeunes gĂ©nĂ©rations. Le Conseil pour le dĂ©veloppement du français en Louisiane (CODOFIL) a Ă©tĂ© crĂ©Ă© Ă  la fin des annĂ©es 1960, et continue Ă  enseigner une version de français entre le dialecte ancien cadien et le français « parisien Â» ou mĂ©tropolitain. Aujourd'hui, les rĂ©gions cadiens ou cadiennes de la Louisiane forment souvent des associations avec les Acadiens du Canada, qui envoient des professeurs de français pour rĂ©apprendre la langue dans les Ă©coles.

Prononciation

Article dĂ©taillĂ© : Prononciation du français.

Écriture de textes en français

Le français est Ă©crit (principalement) avec l’alphabet latin de base (26 lettres) Ă©tendu par quelques signes diacritiques (obligatoires) et ligatures (utilisĂ©es conventionnellement mais selon une convention moins respectĂ©e). L’écriture du français en Ă©criture latine fait l’objet depuis plusieurs siĂšcles de normes orthographiques assez prĂ©cises, publiĂ©es, enseignĂ©es, gĂ©nĂ©ralement reconnues et acceptĂ©es mais pas toujours trĂšs bien respectĂ©es (ces normes ont Ă©voluĂ© et se sont plus ou moins bien adaptĂ©es avec le temps).

D’autres Ă©critures sont possibles pour Ă©crire le français, notamment avec l’alphabet Braille (qui nĂ©cessite une adaptation de l’orthographe française existante, car le Braille est plus limitatif et apporte des contraintes propres Ă  son utilisation).

Les transcriptions purement phonĂ©tiques utilisent l’alphabet phonĂ©tique international (API), mais elles sont utilisĂ©es uniquement pour prĂ©ciser la prononciation (gĂ©nĂ©ralement uniquement au plan phonologique pour permettre une intercomprĂ©hension suffisante, et non la transcription phonĂ©tique exacte qui dĂ©pend de l‘accent rĂ©gional du locuteur).

La transcription est assez facile aussi dans les alphabets grec et cyrillique grĂące Ă  l’existence de normes (utilisĂ©es pour la transcription officielle des toponymes et noms français), mais plus dĂ©licate et imprĂ©cise avec les Ă©critures sĂ©mitiques (dans les langues qui utilisent ces Ă©critures, l’écriture française normalisĂ©e est le plus souvent conservĂ©e.)

L’orthographe latine normalisĂ©e du français

L’AcadĂ©mie française et des institutions analogues d'autres pays francophones ont approuvĂ© une sĂ©rie de rectifications orthographiques proposĂ©es en 1990 par un rapport du Conseil supĂ©rieur de la langue française. Ces rectifications portent sur moins de 3 % du vocabulaire. En outre, l’AcadĂ©mie française souligne que ces rectifications n’ont pas de caractĂšre obligatoire, mais qu’elles sont recommandĂ©es.

De tous temps, l’orthographe du français a subi de nombreuses rectifications, mais l’habitude littĂ©raire d’adapter les ouvrages dans l’orthographe officielle du moment donne une impression de continuitĂ© que la langue française Ă©crite, en fait, n’a jamais eue.

Ces rectifications orthographiques du français ont pour objectif de rendre le français plus « logique Â» et plus moderne tout en respectant l’étymologie, mais aussi d’influer des rĂšgles prĂ©cises pour la crĂ©ation de nouveaux termes. Ainsi les rectifications orthographiques recommandent, par exemple, l’orthographe « chaine Â» plutĂŽt que « chaĂźne Â» oĂč le « Ăź Â» ne sert non seulement Ă  rien mais n’a aucune raison d’ĂȘtre Ă©tymologique.

Dans les faits, ces rectifications ne sont pas toujours suivies, la plupart des francophones s’en tient encore Ă  l’orthographe traditionnelle. Cependant, bien que trĂšs contestĂ©es, de nouvelles pratiques orthographiques alternatives et non-officielles, comme le SMS, se pratiquent de plus en plus, surtout chez les jeunes.

Ordre alphabétique du français

L’algorithme de tri est multi-niveau, conformĂ©ment Ă  la spĂ©cification des algorithmes d’ordonnancement normalisĂ©s UCA (d’Unicode) :

  1. Dans un premier temps, les diffĂ©rences de casse et d’accents sont ignorĂ©es, de mĂȘme que, pour certains types de tri, tous les sĂ©parateurs de mots et la ponctuation. L’alphabet français utilise des digraphes et trigraphes pour noter certaines lettres ; cependant, ils ne sont pas considĂ©rĂ©s comme des lettres distinctes de l’alphabet (comme c’est le cas en breton). Toutes les lettres latines ne sont pas utilisĂ©es, mais peuvent apparaĂźtre dans des mots importĂ©s (notamment des noms propres et toponymes non traduits, mais le plus souvent transcrits littĂ©ralement depuis une autre Ă©criture) : on classe alors ces mots, qui contiennent des lettres supplĂ©mentaires (comme ĂŸ, etc.) aprĂšs ceux contenant les autres lettres ; cependant certains dictionnaires peuvent classer ces lettres latines supplĂ©mentaires d’aprĂšs leur translittĂ©ration dans l’alphabet de base, comme ĂŸ, la lettre nordique thorn, classĂ© comme th).
  2. En français (comme en breton), les diffĂ©rences secondaires (d’accents principalement) seront normalement triĂ©es en comparant d’abord les derniers caractĂšres des textes ou mots Ă  classer, et non les premiĂšres lettres de ces textes.
  3. Enfin les séparateurs de mots, la ponctuation, les symboles et les différences de casse et accents sont considérés dans le sens de lecture normal.

L’orthographe française utilise l’ensemble des lettres de base de l’alphabet latin (sur fond vert ci-dessous) et leurs variantes (sur fond blanc) et les sĂ©parateurs orthographiques (en jaune, dont l’espace ; les autres symboles de ponctuation sont traitĂ©s comme l’espace) ; les symboles mathĂ©matiques et monĂ©taires (sur fond orange) sont classĂ©s avant les chiffres. Les nombres sont Ă©crits avec les chiffres dĂ©cimaux arabo-europĂ©ens (sur fond bleu).

La table ci-dessous (conforme Ă  la table d’ordonnancement par dĂ©faut d’Unicode (DUCET), seulement adaptĂ©e pour l’alphabet de base français et le cas particulier de ligature Ɠ qui n’est pas considĂ©rĂ©e comme une lettre de l’alphabet français mais une forme typographique recommandĂ©e ; l’ordonnancement par dĂ©faut d’Unicode classe dĂ©jĂ  la ligature spĂ©cifiquement française Ɠ comme deux lettres) ne liste aucune autre lettre empruntĂ©e Ă  une autre langue : d’autres caractĂšres spĂ©cifiques peuvent ĂȘtre aussi employĂ©s tels que des ligatures purement typographiques non diffĂ©renciĂ©es au plan alphabĂ©tique et orthographique, diffĂ©rents symboles techniques, des signes de ponctuation supplĂ©mentaires, et des lettres empruntĂ©es Ă  d’autres langues que le français. Les caractĂšres ignorĂ©s durant les premiers niveaux de tri (ou traitĂ©s pour ce niveau comme s’ils Ă©taient d’autres caractĂšres indiquĂ©s en italique et traitĂ©s pour cette phase comme ces caractĂšres sĂ©parĂ©s) sont marquĂ©s d’un fond gris pour ces phases.

Tri primaire - – — , ; : ! ? . 
 ’ " ( ) [ ] { } § ¶
Tri secondaire
Tri tertiaire _ ÂŽ ` ˆ ˜ š . . . 
 ’ ‘ ’ " «  Â»

Suite de la table :

Tri primaire @ * / \ & # % ° + ± Ă· × < = > | $ ÂŁ € 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Tri secondaire
Tri tertiaire

Suite de la table :

Tri primaire a a e b c d e f g
Tri secondaire a Ă  Ăą ĂŠ c ç e Ă© Ăš ĂȘ Ă«
Tri tertiaire a A Ă  À Ăą Â ĂŠ Æ b B c C ç Ç d D e E Ă© É Ăš È ĂȘ Ê Ă« Ë f F g G

Suite de la table :

Tri primaire h i j k l m n o o e p q r
Tri secondaire i Ăź ĂŻ n ñ o ĂŽ Ɠ
Tri tertiaire h H i I Ăź Î ĂŻ Ï j J k K l L m M n N ñ Ñ o O ĂŽ Ô Ɠ ƒ p P q Q r R

Suite de la table :

Tri primaire s t u v w x y z
Tri secondaire u Ăč Ă» ĂŒ y Ăż
Tri tertiaire s S t T u U Ăč Ù Ă» Û ĂŒ Ü v V w W x X y Y Ăż Ćž z Z

Spécificités typographiques françaises

Plusieurs conventions typographiques ont souvent la force de convention orthographique en français, et font l’objet de corrections frĂ©quentes, destinĂ©es Ă  prĂ©ciser le texte Ă©crit.

Les espaces et tirets séparant les paragraphes, les phrases et les mots

Au sein d’un mĂȘme paragraphe, les phrases doivent ĂȘtre terminĂ©es par des ponctuations finales (qui sont le point, le point d’exclamation, le point d’interrogation). On ne sĂ©pare normalement pas deux paragraphes de mĂȘme niveau si ceux-ci se terminent par une virgule, un point-virgule ou un signe deux points ; ces signes lient ensemble deux phrases qui se complĂštent mutuellement, et une espace simple et sĂ©cable suit ces ponctuations sĂ©paratrices mais non finales.

À l’exception des paragraphes de titres, quand ils ne forment pas une phrase complĂšte, et des paragraphes introduisant une liste (qui devraient ĂȘtre terminĂ©s par une ponctuation non finale, c’est-Ă -dire le plus souvent un signe deux points, parfois un point-virgule), tous les paragraphes doivent ĂȘtre terminĂ©s par une ponctuation finale. Une mĂȘme phrase ne devrait pas ĂȘtre coupĂ©e en deux paragraphes distincts.

Cependant, dans les listes Ă  puces ou numĂ©rotĂ©es, on peut sĂ©parer les sous-paragraphes constituant les Ă©lĂ©ments de la liste et terminĂ©s par une virgule ou un point-virgule, si la liste entiĂšre complĂšte la phrase commencĂ©e dans un paragraphe prĂ©cĂ©dant cette liste Ă©numĂ©rative (il ne devrait y avoir au sein de cette phrase introductive ou de la liste aucune ponctuation finale, en dehors des citations qui doivent ĂȘtre encadrĂ©es). Les listes, qu’elles soient Ă©numĂ©ratives ou non, ne devraient comporter aucun Ă©lĂ©ment non terminĂ© par une ponctuation, ne serait-ce qu’une virgule ou un point-virgule ; le dernier Ă©lĂ©ment de la liste se terminera toujours par un point (sauf si la phrase se poursuit dans le paragraphe suivant aprĂšs la liste elle-mĂȘme, qui n’en est qu’une partie et qui devrait se limiter Ă  une simple Ă©numĂ©ration).

Entre deux phrases d’un mĂȘme paragraphe, l’espace qui sĂ©pare la premiĂšre phrase (terminĂ©e par une ponctuation finale) de la phrase suivante est prĂ©fĂ©rablement une espace simple et sĂ©cable (contrairement aux conventions typographiques anglaises qui prĂ©fĂšrent une espace agrandie, ou bien deux espaces simples dans les textes dactylographiĂ©s). Si une sĂ©paration sĂ©mantique est vraiment nĂ©cessaire en français, on prĂ©fĂ©rera sĂ©parer les phrases dans deux paragraphes distincts ; dans les autres cas, une sĂ©paration par une espace Ă©largie n’est pas nĂ©cessaire dans les textes en français.

Entre les mots d’une mĂȘme phrase, ou aprĂšs une virgule, avant ou aprĂšs une citation au sein d’une phrase, on utilise une espace simple sĂ©cable. On ne doit mettre aucune espace entre un mot et une ponctuation simple (virgule en milieu de phrase ou point en fin de phrase), les deux Ă©lĂ©ments Ă©tant insĂ©parables mĂȘme en cas de cĂ©sure.

Les seules ponctuations qui peuvent ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©es d’une espace simple sont les ponctuations ouvrantes (de parenthĂšses, crochets, accolades, guillemets, ou tiret cadratin d’apartĂ©) ; cette espace simple est mĂȘme nĂ©cessaire si cette ponctuation n’est pas en tĂȘte de paragraphe mais introduit et sĂ©pare un sous-paragraphe au milieu ou Ă  la fin d’une autre phrase.

Aucune espace ne sĂ©pare le trait d’union reliant les mots d’un mĂȘme mot composĂ© ; il en est de mĂȘme pour le tiret demi-cadratin sĂ©parant les deux bornes d’un intervalle (de date, ou de lieux distincts).

L’espace fine insĂ©cable française (dans les nombres en chiffres et avec les ponctuations)

Article dĂ©taillĂ© : espace fine.

Cette espace fine insĂ©cable française devrait toujours ĂȘtre placĂ©e avant tous les signes de ponctuation comportant deux glyphes sĂ©parĂ©s (Ă  l’intĂ©rieur des guillemets doubles, et avant le point-virgule, les deux points, le point d’exclamation et le point d’interrogation).

L’espace fine insĂ©cable devrait aussi ĂȘtre utilisĂ©e comme sĂ©parateur de groupement de chiffres, tels que les milliers dans les nombres cardinaux ou les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone ou d’identification (au lieu de l’espace simple souvent jugĂ©e trop large car elle peut permettre l’insertion d’un chiffre dans l’espace laissĂ© vide, voire d’une virgule dĂ©cimale si le nombre est initialement Ă©crit sans dĂ©cimales, mais surtout car cette espace est sĂ©cable et la cĂ©sure des nombres est gĂ©nĂ©ralement indĂ©sirable sauf lĂ  oĂč elle est explicitement utilisĂ©e pour les trĂšs grands nombres).

Les annĂ©es sont des nombres ordinaux (non cardinaux, car ils n’indiquent pas une quantitĂ© mais un rang exact) et on ne doit donc pas y sĂ©parer le chiffre des milliers par une espace (cette convention n’est pas requise pour les annĂ©es prĂ©historiques ou futures trĂšs lointaines car ce sont des estimations scientifiques quantitatives).

RÚgles de césure françaises

Article dĂ©taillĂ© : cĂ©sure (typographie).

La cĂ©sure d’un texte long peut se faire partout oĂč figure une espace sĂ©cable entre deux mots. Elle laisse cette espace en fin de ligne, et commence la ligne suivante directement avec le mot qui suit cette espace. Il est donc permis de couper les phrases.

Si cela n’est pas suffisant, la cĂ©sure française au milieu d’un mot s’écrit avec un petit tiret de cĂ©sure (semblable au trait d’union des mots composĂ©s) uniquement aprĂšs la premiĂšre partie du mot coupĂ©, et aucun tiret au dĂ©but de la ligne suivante oĂč le mot se poursuit. Les conventions typographiques dĂ©conseillent fortement la cĂ©sure si celle-ci laisse une syllabe de seulement une lettre ou deux sĂ©parĂ©e du reste du mot (que cette syllabe soit au dĂ©but du mot et en fin de ligne, ou en fin de mot et en dĂ©but de ligne), car cela rend la lecture plus difficile. Certains Ă©diteurs permettent d’imposer d’autres contraintes typographiques, en augmentant le nombre de lettres suffisantes pour dĂ©tacher une syllabe d’un mot.

Les rĂšgles de cĂ©sure semblent assez intuitives en français pour les locuteurs natifs qui savent reconnaĂźtre les syllabes : on peut effectuer une cĂ©sure uniquement entre deux syllabes. Cependant cela doit correspondre aux syllabes morphologiques et non aux syllabes phonĂ©tiques qui peuvent attacher deux morphĂšmes distincts composant le mĂȘme mot. De plus des cĂ©sures sont jugĂ©es indĂ©sirables si le mot ainsi coupĂ© peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme deux mots composĂ©s prenant un autre sens (par exemple « consacrĂ© Â» ne peut ĂȘtre coupĂ© en « con-sacrĂ© Â»). Cela nĂ©cessite donc un dictionnaire de cĂ©sures ou la connaissance de la langue pour trouver les nombreuses exceptions Ă  la rĂšgle phonĂ©tique simple.

De mĂȘme on peut effectuer une cĂ©sure aprĂšs le trait d’union reliant les mots d’un mot composĂ©, ou aprĂšs le tiret demi-cadratin sĂ©parant les bornes d’un intervalle (sans ajouter aucun tiret supplĂ©mentaire pour la cĂ©sure elle-mĂȘme).

La cĂ©sure est interdite avant ou aprĂšs une apostrophe d’élision placĂ©e entre deux mots attachĂ©s ensemble et dont les lettres avant et aprĂšs l’apostrophe forment une mĂȘme syllabe phonĂ©tique.

L’apostrophe française

Article dĂ©taillĂ© : Apostrophe (typographie).

Le français ne diffĂ©rencie normalement pas (orthographiquement) les trois formes typographiques diffĂ©rentes de l’apostrophe ; cependant, la forme typographique hautement recommandĂ©e est orientĂ©e et non verticale, utilisant le mĂȘme signe (gĂ©nĂ©ralement en forme de petit 9 plein en exposant, parfois aussi en forme de coin fin orientĂ© vers la base du caractĂšre Ă  sa gauche, c’est-Ă -dire comme une virgule haute) que le signe simple de ponctuation Ă  droite d’une citation courte. Toutefois, les claviers français ne permettent souvent pas de la saisir : l’apostrophe dactylographique (en forme de coin vertical orientĂ© vers le bas) est donc trĂšs souvent prĂ©sente dans les textes français.

L’apostrophe française marque l’élision grammaticale des derniĂšre lettres muettes de mots trĂšs courants dont le e final n’est normalement pas muet (mais le devient avant le mot suivant dont l’initiale est une voyelle ou un h muet non aspirĂ©) : cette Ă©lision contextuelle est obligatoire Ă  la fin des mots « ce, de, jusque, le, lorsque, me, ne, puisque, que, se, te Â» et supprime non seulement leur e final, mais aussi l’espace qui le sĂ©pare du mot suivant, remplacĂ© par cette apostrophe d’élision (on observe une rĂšgle similaire d’élision marquĂ©e par l’apostrophe en italien). L’élision est utilisĂ©e aussi dans certains mots composĂ©s comme « grand’rue Â» ou le mot autrefois composĂ© « aujourd’hui Â» (devenu insĂ©parable et un mot unique, le terme « hui Â» du vieux français ayant totalement disparu partout ailleurs en français moderne).

L’usage de l’apostrophe en tant que signe de ponctuation est donc trĂšs fortement dĂ©conseillĂ© en français (sauf pour quelques documents techniques adoptant des conventions syntaxiques spĂ©cifiques) ; il en est de mĂȘme pour le signe de sens opposĂ© (en forme de petit 6 ou de coin penchĂ© vers la base de la lettre suivante), bien que ce dernier ne reprĂ©sente pas correctement une apostrophe française.

Les citations et guillemets

Article dĂ©taillĂ© : guillemet.

Pour encadrer les citations, le français utilise les guillemets doubles (en chevrons pour la citation principale, en forme de doubles apostrophes hautes pour les citations internes) qui devraient ĂȘtre sĂ©parĂ©s du texte citĂ© par une espace fine insĂ©cable française (dont la largeur devrait ĂȘtre d’au moins un sixiĂšme de em, contrairement Ă  la typographie anglaise ou cette fine n’excĂšde pas un huitiĂšme de em, et peut donc ĂȘtre omis si la fine anglaise n’est pas supportĂ©e : c’est souvent le cas car les signes de ponctuation qui nĂ©cessitent cet espace fine incluent dĂ©jĂ  cette espace suffisante dans le glyphe prĂ©sent dans les polices de caractĂšres utilisĂ©es). Cependant, il est admis d’utiliser en français une espace insĂ©cable normale.

Écriture des nombres simples dans les textes français

Pour les petits nombres entiers positifs ou nuls (exprimables par un seul mot), il est d’usage de les Ă©crire en toutes lettres plutĂŽt qu’en chiffres dans les textes (de « zĂ©ro Â» Ă  « seize Â», « vingt Â», « cent Â» et « mille Â», voire « mil Â» pour le nombre ordinal uniquement) ; cependant les nombres romains (en lettres latines capitales) sont systĂ©matiquement utilisĂ©s pour les nombres ordinaux reprĂ©sentant un ordre de rĂšgne, et souvent aussi pour un numĂ©ro de volume, de tome, ou de chapitre. ExceptĂ©s les nombres qui doivent ĂȘtre Ă©crits en chiffres romains, les dates qui peuvent ĂȘtre Ă©crites en chiffres et les quelques cas particuliers, comme les citations d’un texte oĂč un nombre est Ă©crit en chiffres, Ă©crire un nombre en chiffres est une faute de français.

Les lettres majuscules et les lettres Ă©crites en capitales

Article dĂ©taillĂ© : Capitale et majuscule.

La distinction entre lettre minuscule et lettre capitale (ou petite capitale) n’est pas sĂ©mantique mais typographique selon des conventions trĂšs strictes en français dictĂ©es par la grammaire (contrairement Ă  l’anglais oĂč ces conventions typographiques varient suivant les pays et les sources).

La distinction sĂ©mantique entre lettre majuscule et lettre minuscule revĂȘt un caractĂšre obligatoire et unique en français (mais aussi en anglais) ; elle est utilisĂ©e comme distinction significative dans les dictionnaires français dont les entrĂ©es principales Ă©crivent toutes les lettres minuscules (sĂ©mantiques) en lettres minuscules (typographiques) et toutes les lettres majuscules (sĂ©mantiques) en lettres capitales (typographiques) :

  • La lettre majuscule (sĂ©mantique) est utilisĂ©e systĂ©matiquement pour la seule lettre initiale des mots significatifs des noms propres (noms de famille, prĂ©noms), toponymes, titres d’Ɠuvres, et certaines dĂ©signations honorifiques placĂ©es avant le nom (Monseigneur) ou leur abrĂ©viation (par exemple Mgr pour Monseigneur), Ă  l’exception des articles dĂ©finis et adverbes qui peuvent s’articuler et se contracter. Les autres lettres des constituants de noms propres sont toutes des minuscules (sĂ©mantiques). On utilise aussi les majuscules pour toutes les lettres des acronymes imprononçables autrement que lettre Ă  lettre.
  • Les mots communs français sont orthographiĂ©s entiĂšrement sans aucune majuscule quel que soit le contexte.

Les lettres minuscules (sĂ©mantiques) s’écrivent normalement en minuscules (typographiques) partout oĂč c’est possible en français (mais peuvent s’écrire aussi en petites capitales pour certains paragraphes utilisant ce style), et seulement dans certains cas trĂšs prĂ©cis en capitales : une lettre minuscule (sĂ©mantique) s’écrira en capitale si et seulement si c’est l’initiale du premier mot d’une phrase (ou d’un titre principal) et dans ce cas on ne doit pas l’écrire non plus en petite capitale (l’anglais est beaucoup plus permissif et autorise la capitalisation de toutes les minuscules initiales de tous les mots ou seulement de certains mots, voire mĂȘme aucun).

Les lettres majuscules (sĂ©mantiques) s’écrivent toujours en lettres capitales, jamais en lettres minuscules typographiques (c’est alors une erreur orthographique en français), et normalement jamais en petites capitales (sauf parfois si tout le paragraphe est Ă©crit en petites capitales, mais il est hautement recommandĂ© mĂȘme dans ce cas de conserver l’écriture capitale de toutes les majuscules).

La littérature en langue française

Parmi les Ɠuvres majeures, on peut citer :

Place du français dans le monde

Le français dans le monde : bleu foncĂ© : langue maternelle ; bleu : langue administrative ; bleu clair : langue de culture ; vert : minoritĂ©s francophones
Le français dans le monde
Bleu foncĂ© : langue maternelle
Bleu : langue administrative
Bleu clair : langue de culture
Vert : minoritĂ©s francophones
Connaissance du français dans l’Union europĂ©enne et les pays candidats[23].
Panneau d'un supermarché en français à Dakar, Sénégal.
Indication routiÚre bilingue arabe/français en Algérie.

Le français est la langue officielle de nombreux pays, Il est largement utilisĂ© dans un certain nombre d’autres pays. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupĂ©e au sein de la « francophonie Â». DĂ©passant le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la francophonie est une plateforme d’échanges impliquant un tiers des pays de la planĂšte. Ce mouvement confirme une redĂ©finition de la place du français dans le monde. Une estimation rĂ©cente Ă©value Ă  environ 265 millions le nombre de personnes capables de parler en français dans le monde[24].

Le français, langue internationale

Enfant du latin, le français le remplace en tant que langue internationale au XVIIe siĂšcle avant de laisser Ă  son tour sa place Ă  l’anglais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1685, Pierre Bayle peut ainsi Ă©crire que le français est « le point de communication de tous les peuples de l’Europe Â». La cause principale de cette hĂ©gĂ©monie française tient Ă  la puissance de l'Ă©tat français Ă  l'Ă©poque. Le 6 mars 1714, le traitĂ© de Radstadt marquant la fin de la guerre de Succession d'Espagne est rĂ©digĂ© uniquement en français[25].

Le français reste la langue internationale par excellence jusqu’en 1919. Georges Clemenceau accepte que le traitĂ© de Versailles clĂŽturant la PremiĂšre Guerre mondiale soit rĂ©digĂ© en français et en anglais[26]. Depuis lors, l'anglais gagne en locuteurs au dĂ©triment du français.

Au dĂ©but du XXIe siĂšcle, le français conserve encore nombre de ses prĂ©rogatives. Si les instances internationales peuvent accepter plusieurs langues officielles, une seule langue se doit d’ĂȘtre la langue de rĂ©fĂ©rence en cas de conflit. Dans ce domaine, le français rĂ©siste.

Citons, pour l’exemple, la tentative d’imposer l’anglais Ă  la place du français comme langue de rĂ©fĂ©rence du ComitĂ© international olympique qui fut rejetĂ©e. La rĂšgle 24 de la charte olympique prĂ©cise toujours : « Les langues officielles du CIO sont le français et l’anglais. (
) En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi sauf disposition expresse Ă©crite contraire. Â»[27]

Il existe mĂȘme des organisations internationales oĂč la seule langue officielle reste le français : l’Union postale universelle notamment. En revanche, l’anglais est clairement prĂ©fĂ©rĂ© au français en matiĂšre de publications scientifiques ou de discours Ă  la tribune de l’ONU, par exemple. Dans l'Union europĂ©enne, la position dominante du français s’érode Ă©galement.

Si le français parvient Ă  maintenir ses positions institutionnelles, son utilisation au quotidien comme langue de travail se perd, renforçant l’image de dĂ©clin qui est rĂ©elle depuis 1919.

Langue officielle

Le français demeure l’une des langues officielles de nombreuses organisations internationales.

Le français est la deuxiùme langue officielle de l’OCDE, dont le siùge est à Paris. Il figure parmi les six langues officielles de l’ONU et de l'UNESCO (avec l’anglais, l’espagnol, le russe, le chinois mandarin, et l’arabe).

Le français est également langue officielle de nombreuses autres institutions ou organisations de toutes sortes.

Langue de travail

Le français figure Ă©galement parmi les deux langues de travail de l’ONU, ainsi que de toutes ses agences. La langue française est une des trois langues de travail de l’Union africaine. Elle est Ă©galement une des trois principales langues de travail de l’UE ou de la Commission EuropĂ©enne avec l’allemand et l’anglais.[rĂ©f. souhaitĂ©e]

En pratique, l’utilisation du français comme langue de travail doit se traduire dans l'utilisation des outils informatiques tels que le web sĂ©mantique.

Langue Ă©trangĂšre

Elle est Ă©galement la langue qui progresse le plus rapidement sur l’ensemble du continent africain (comme langue officielle ou comme langue Ă©trangĂšre). Le français est enseignĂ© dans de nombreuses universitĂ©s partout Ă  travers le monde et il jouit d’un rayonnement notamment dans les mondes diplomatique, journalistique, judiciaire et universitaire. Le français est la deuxiĂšme langue Ă©trangĂšre la plus enseignĂ©e dans les Ă©coles de l’Union europĂ©enne (l’espagnol arrivant seulement loin derriĂšre en 4e position). Avec l’entrĂ©e de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union europĂ©enne depuis janvier 2007, le français repasse devant l’allemand en tant que langue Ă©trangĂšre la plus enseignĂ©e dans l’Union aprĂšs l’anglais. De façon gĂ©nĂ©rale, le français demeure une des langues les plus enseignĂ©es dans le monde.

En raison du cas particulier d’un bloc linguistique hispanophone important en AmĂ©rique latine, seul continent oĂč l’on retrouve de façon significative la langue espagnole (Ă  part l’Espagne mĂȘme), les États-Unis sont le seul grand pays anglophone du monde oĂč le français n’est pas la premiĂšre langue Ă©trangĂšre enseignĂ©e, laquelle est ici l’espagnol depuis les annĂ©es 1980 ; c’était auparavant le français. Dans d'autres pays anglophones (Irlande, Canada anglophone, etc.), le français conserve le privilĂšge d’ĂȘtre la premiĂšre langue Ă©trangĂšre enseignĂ©e et loin devant les autres langues.

Les francophones

La signalisation bilingue Ă  Guernesey.
La signalisation bilingue à Pondichéry (Inde).

En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones « rĂ©els Â» Ă  112,6 millions auxquels il convient d’ajouter 60,6 millions de francophones qualifiĂ©s de « partiels Â» ou « occasionnels Â», soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 Ă  110 millions de « francisants Â», qui, citons ici le rapport officiel, « ont appris le français pendant plusieurs annĂ©es et en ont gardĂ© une maĂźtrise variable ou qui sont amenĂ©s Ă  le pratiquer, mĂȘme partiellement, pour leur mĂ©tier. Â» Le mĂȘme type d’étude avait Ă©tĂ© menĂ© par ce mĂȘme organisme en 1989 (rapport publiĂ© en 1990) avec 104,6 millions de francophones « rĂ©els Â» recensĂ©s et 54,2 millions de « partiels Â», soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrĂ©e est importante avec un gain de 14,4 millions en 9 ans. Deux millions de ces « nouveaux Â» francophones sont des Français, dĂ©mographie oblige, mais le gros du bataillon est fourni par le continent africain. La RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo serait d’ailleurs dĂ©sormais le premier pays francophone du monde.[28] En extrapolant ces chiffres, on peut estimer le nombre des locuteurs francophones Ă  officiellement quelque 183 millions en 2005 et le nombre total de personnes aptes Ă  s’exprimer en français Ă  environ 265 millions.[24]

Bien qu’il soit difficile de mesurer avec prĂ©cision le nombre total de locuteurs d’une langue donnĂ©e, on estime que le français figure parmi les 10 langues les plus parlĂ©es du monde.

Les projections des Nations unies ont dĂ©veloppĂ© plusieurs scĂ©narios afin d’évaluer diffĂ©rentes hypothĂšses sur l’avenir de la francophonie. Les deux plus plausibles sont la plus optimiste et la plus pessimiste. L’avenir de la langue dĂ©pendant Ă©normĂ©ment du dĂ©veloppement de l'Ă©ducation en Afrique, le nombre de locuteurs peut donc sensiblement varier.[29] Selon le scĂ©nario le plus pessimiste, se basant simplement sur les chiffres actuels et les changements dĂ©mographiques, les francophones seraient 276 millions de personnes dans le monde. Selon le scĂ©nario le plus optimiste, les chiffres seraient totalement diffĂ©rents. Avec l’éducation pour tous et l’importante croissance dĂ©mographique de l’Afrique, on estimerait le nombre de locuteurs francophones Ă  plus de 680 millions. Bien sĂ»r, cela ne se fera pas sans l’aide des pays francophones du nord[30]. Le poids dĂ©mographique des francophones dans le monde prendrait alors une toute autre mesure : 8 % de la population mondiale serait francophone en 2050 contre 2,9 % aujourd’hui. Dans la perspective d’une scolarisation des pays du sud, les Africains reprĂ©senteraient plus de 80 % du nombre total des francophones, tandis que les EuropĂ©ens n’en reprĂ©senteraient plus que 11 %.[31] Cela dĂ©montre l’importance et le poids de l’Afrique dans la francophonie, ainsi que l’importance de l’éducation dans ce mĂȘme continent.

Usage de la langue française en France

Article dĂ©taillĂ© : Loi Toubon.

En France, la langue française est la langue officielle de la République française (article 2 de la Constitution de 1958).

Son emploi dans l’affichage, la publicitĂ©, la consommation, le droit du travail et les organismes publics est soumis aux dispositions de la loi Toubon.

En particulier l'usage des termes en français recommandĂ©s par la Commission gĂ©nĂ©rale de terminologie et de nĂ©ologie, publiĂ©s au Journal officiel de la RĂ©publique française, et disponibles depuis 2008 dans le site internet FranceTerme, est obligatoire dans les services publics de l'État.[32]

Un dispositif public d'enrichissement de la langue française a été mis en place dans le cadre de l'application du décret du 3 juillet 1996 relatif à l'enrichissement de la langue française, qui a fait suite à la loi Toubon.

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©cret du 3 juillet 1996 relatif Ă  l'enrichissement de la langue française.

Étude de la langue française

La discipline qui s’occupe du Français est une subdivision de la linguistique romane : la linguistique française.

Les principales revues s’occupant de linguistique française sont, en France, Le Français moderne et Langue française.

Voir aussi

Notes et références

  1. ↑ Etude de George Weber sur les 10 langues les plus influentes du monde
  2. ↑ Le code Ă©tait FRN jusqu'Ă  la 14e Ă©dition d'Ethnologue
  3. ↑ [1].
  4. ↑ [2]
  5. ↑ "Rapport sur la nĂ©cessitĂ© et les moyens d'anĂ©antir les patois et d'universaliser la langue française" par l'abbĂ© GrĂ©goire, site du TrĂ©sor de la langue française au QuĂ©bec
  6. ↑ Le Français face à la mondialisation
  7. ↑ Henriette Walter, GĂ©rard Walter, Dictionnaire des mots d’origine Ă©trangĂšre, Paris, 1998
  8. ↑ Études littĂ©raires
  9. ↑ Histoire du Canada depuis sa dĂ©couverte jusqu’à nos jours, François Xavier Garneau
  10. ↑ Histoire des Acadiens, Robert Rumilly
  11. ↑ Le Français du Canada, Victor Barbeau
  12. ↑ Les Ă©tudes ethniques au QuĂ©bec - bilan et perspectives, Gary Caldwell, Institut quĂ©bĂ©cois de recherche sur la culture
  13. ↑ Canada et bilinguisme, Marta Dvorak
  14. ↑ Bibliographie du parler français au Canada : Catalogue analytique des ouvrages, James Geddes, Adjutor Rivard
  15. ↑ Charte canadienne des droits et libertĂ©s
  16. ↑ L’Office des affaires francophones d'Ontario
  17. ↑ Office quĂ©bĂ©cois de la langue française - Avis au public
  18. ↑ Exemple : « courriel Â» est aussi utilisĂ© en dehors du QuĂ©bec
  19. ↑ Terme attestĂ© en France : Journal officiel du 20 juin 2003
  20. ↑ Le grand dictionnaire terminologique de l’Office quĂ©bĂ©cois de la langue française http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp
  21. ↑ Grammaire pĂ©dagogique du français d’aujourd’hui, S. Chartrand, Graficor 1999
  22. ↑ MinistĂšre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, QuĂ©bec.
  23. ↑ [3], Europeans and their Languages.
  24. ↑ a  et b  Le français dans le monde : une communautĂ© en expansion, sur le site gouvernemental de France Diplomatie
  25. ↑ http://www.historia.fr/data/mag/703/70306201.html
  26. ↑ Histoire du traitĂ© de Versailles
  27. ↑ http://multimedia.olympic.org/pdf/fr_report_122.pdf
  28. ↑ Statistiques
  29. ↑ Marcoux : La francophonie de demain : essai de mesure de la population appartenant Ă  la francophonie d’ici 2050, Érudit (cqd v32 n2 2003)
  30. ↑ http://www.erudit.org/revue/cqd/2003/v32/n2/008997art001n.png
  31. ↑ [4]
  32. ↑ Dictionnaire terminologique FranceTerme, l'enrichissement de la langue française

Liens externes

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