La Monnaie

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La Monnaie
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La Monnaie
Fa√ßade actuelle du Th√©√Ętre de la Monnaie
Fa√ßade actuelle du Th√©√Ętre de la Monnaie

Type Salle d'opéra
Lieu Bruxelles, Drapeau de Belgique Belgique
Coordonn√©es 50¬į 50‚Ä≤ 58‚Ä≥ Nord
       4¬į 21‚Ä≤ 15‚Ä≥ Est
/ 50.849444, 4.354167
50¬į 50‚Ä≤ 58‚Ä≥ N 4¬į 21‚Ä≤ 15‚Ä≥ E / 50.849444, 4.354167
Architecte(s) (Gio Paolo Bombarda) - Joseph Poelaert
Inauguration (novembre 1700) - 24 mars 1856
Capacit√© 1 152
Gestionnaire Peter de Caluwe, directeur
Site web http://www.lamonnaie.be
Résidence
Place de la Monnaie

Le Th√©√Ętre de la Monnaie (De Munt en n√©erlandais) est la salle d'op√©ra de Bruxelles situ√©e sur la place de la Monnaie.

Le premier b√Ętiment fut √©difi√© en 1700 par Gio Paolo Bombarda et √©tait r√©put√© comme l'un des plus beaux th√©√Ętres du XVIIIe si√®cle.

Quatre-vingt-cinq ans plus tard, la v√©tust√© du b√Ętiment fit l'objet de plusieurs expertises (Louis Montoyer, Laurent-Beno√ģt Dewez, Claude Fisco, Gilles-Barnab√© Guimard) et suscita plusieurs projets de r√©novation, voire de reconstruction (dont celui de l'architecte Charles De Wailly), mais il fallut attendre 1818 pour que la ville de Bruxelles, propri√©taire, en fasse construire un nouveau √† l'arri√®re de l'ancien. C'est √† ce moment √©galement (1817-1819) que la ville de Bruxelles, soucieuse d'un environnement de qualit√©, fit construire par Jean-Alexandre Werry les immeubles qui encadrent le nouveau th√©√Ętre de la Monnaie.

Le b√Ętiment actuel, construit par Joseph Poelaert en 1855 et orn√© de sculptures par son fr√®re Victor Poelaert et √Čgide M√©lot, le fronton √©tant d'Eug√®ne Simonis, succ√®de au b√Ętiment inaugur√© en 1819 et incendi√©. Ce b√Ętiment fut le t√©moin du d√©clenchement de la r√©volution de 1830 qui mena √† l'ind√©pendance de la Belgique : alors qu'on y repr√©sentait la Muette de Portici d'Auber, lors du fameux air ¬ę Amour sacr√© de la patrie ¬Ľ, la salle se leva et sortit dans la rue pour bouter les Hollandais hors de la ville.

La loi du 19 avril 1963 en fait un √©tablissement public d√©nomm√© ¬ę Th√©√Ętre Royal de la Monnaie ¬Ľ[1]. Puis en 1985, une importante r√©novation conduite par l'architecte Charles Vandenhove, a permis de moderniser la salle et de lui restituer ses couleurs d'origine, m√™me si le r√©sultat fut sujet √† controverse.

C'est une des plus grandes maisons d'op√©ra d'Europe, surtout depuis que G√©rard Mortier en a assur√© la direction de 1982 √† 1992. Bernard Foccroulle lui a succ√©d√© durant quinze ans et a ouvert l'institution sur la danse contemporaine, notamment en mettant en r√©sidence √† la Monnaie la chor√©graphe Anne Teresa De Keersmaeker. Depuis le 1er ao√Ľt 2007, c'est Peter de Caluwe qui en est le directeur.

Sommaire

Histoire

Tancrède
(Bruxelles 1708)
Gravure de Harrewyn

Construit apr√®s le bombardement de Bruxelles par l'arm√©e fran√ßaise (1695) sur les ruines de l'h√ītel o√Ļ l'on battait monnaie, le Th√©√Ętre sur la Monnoye est d√Ľ aux architectes v√©nitiens Paolo et Pietro Bezzi. L'√©lecteur Maximilien-Emmanuel de Bavi√®re, gouverneur des Pays-Bas espagnols, avait charg√© son tr√©sorier, Gio Paolo Bombarda, d'√©tablir une nouvelle salle de spectacle publique au cŇďur de la ville. L'inauguration a lieu dans le courant de l'ann√©e 1700, sans qu'on soit parvenu jusqu'√† pr√©sent √† en conna√ģtre la date exacte. La premi√®re repr√©sentation mentionn√©e par la gazette est celle d‚ÄôAtys, le 19 novembre 1700, qu'on donne pour les dix-sept ans du roi Philippe V d‚ÄôEspagne, en pr√©sence des gouverneurs. Le r√©pertoire de Lully et Quinault occupe l'essentiel de la sc√®ne durant vingt-cinq ans et c√®de le pas, en 1727, aux op√©ras v√©nitiens dont la gouvernante Marie-√Člisabeth est friande. Les ann√©es 1730 √† 1745 se caract√©risent par un changement incessant de direction, certaines troupes essuyant une banqueroute apr√®s quelques semaines seulement. En 1744, Charles-Alexandre de Lorraine devient gouverneur des Pays-Bas autrichiens et va, apr√®s la parenth√®se fran√ßaise, donner un nouveau coup de projecteur sur la sc√®ne bruxelloise, souvent consid√©r√©e comme la deuxi√®me apr√®s Paris.

En 1745 arrive √† Bruxelles Jean-Nicolas Servandoni, dit D'Hannetaire, mais l'invasion des troupes fran√ßaises du mar√©chal de Saxe ne lui laisse pas le temps de s'installer √† la t√™te du Th√©√Ętre de la Monnaie. Maurice de Saxe fait en effet appel √† Favart pour diriger la sc√®ne bruxelloise, entour√© d'une troupe nombreuse. Il y pr√©sentera la plupart des Ňďuvres qu'il avait donn√©es √† l'Op√©ra-Comique de Paris.

Apr√®s le d√©part des troupes fran√ßaises, les directeurs se succ√®dent √† une cadence soutenue : D'Hannetaire reprend la direction du th√©√Ętre en 1748, puis Jean-Beno√ģt Leclair, fr√®re du musicien Jean-Marie Leclair, la reprend l'ann√©e suivante, pour la c√©der aussit√īt √† d'autres directeurs, comme l'Italien Francesco Crosa ou les fr√®res Hus. En 1752, Jean-Fran√ßois Fieuzal, dit Durancy (qui √©tait venu dans les Pays-Bas avec Favart), inaugure une √®re de plus grande stabilit√©. Il c√®de pourtant la main, trois ans plus tard, √† D'Hannetaire, qui s'associe au com√©dien Gourville. En 1766, les ¬ę Com√©diens ordinaires de S.A.R. ¬Ľ (le prince Charles de Lorraine) s'associent √† l'instar de la Com√©die-Fran√ßaise et cette soci√©t√© de com√©diens r√©gnera sur ¬ę la Monnaie ¬Ľ une douzaine d'ann√©es. Cette p√©riode est fortement marqu√©e par l'essor de l'op√©ra-comique, que Favart avait apport√© √† Bruxelles, pour le plus grand plaisir du public.

Le Th√©√Ętre de la Monnaie au XVIIIe si√®cle, dessin anonyme.
Bruxelles, Musée communal.

D√®s 1772, une figure marquante prend la t√™te des com√©diens associ√©s et donne une nouvelle impulsion au r√©pertoire de la sc√®ne bruxelloise : Ignaz Vitzthumb, ancien timbalier de la cour et chef d'orchestre du Th√©√Ętre de la Monnaie, met √† l'honneur des productions de grande envergure et, avec son comparse Louis Compain-Despierri√®res, il invite des artistes parisiens √† remonter leurs Ňďuvres √† Bruxelles, voire √† en cr√©er sp√©cialement pour la Monnaie.

Ainsi, en 1774, Vitzthumb demande à Pleinchesne et à Philidor de monter le nouvel opéra Berthe. Philidor ayant décliné l'offre, c'est finalement Vitzthumb qui en composera la musique.

Berthe
(Bruxelles 1774)

Tandis que Vitzthumb dirige la troupe, Compain prospecte √† Paris : il d√©couvre de nouveaux talents comme Dazincourt, Larive, Florence et Grandmesnil qui, apr√®s avoir d√©but√© √† Bruxelles, poursuivront tous une brillante carri√®re √† la Com√©die-Fran√ßaise.

À partir de la saison 1773-1774, sous l'impulsion du co-directeur Vitzthumb et vraisemblablement inspirée par des soucis d’ordre financier, la Monnaie commence à programmer des pièces traduites en néerlandais et jouées par une troupe flamande appelée Opéra ou Spectacle flamand, issue des compagnies locales de Bruxelles et ostensiblement sous-payée par rapport aux acteurs de l’Opéra français.

Mais en 1776, la direction Vitzthumb court √† la faillite et, l'ann√©e suivante, le th√©√Ętre passe aux mains de trois associ√©s, Louis-Jean Pin, Alexandre Bultos et Sophie Lothaire, tandis que Vitzthumb garde la direction musicale de l'orchestre. Cette p√©riode s'av√®re aussi ruineuse que la pr√©c√©dente, d'autant plus que Charles-Alexandre de Lorraine meurt en 1780 et, avec lui, l'int√©r√™t que le gouvernement porte aux spectacles. Dix ans plus tard, la R√©volution braban√ßonne bouleverse non seulement l'effectif de la troupe et les finances, mais aussi le r√©pertoire : avec l'arriv√©e des troupes fran√ßaises de Dumouriez en 1792, Mademoiselle Montansier prend possession du Th√©√Ętre de la Monnaie et y fait jouer des pi√®ces r√©volutionnaires, rel√©guant aux oubliettes la plupart des op√©ras-comiques pris√©s par le public.

En 1795, le r√©gime fran√ßais se met en place √† Bruxelles et la Monnaie n'aura plus qu'un statut de ¬ę th√©√Ętre de province ¬Ľ, mais o√Ļ de nombreux acteurs fran√ßais viendront cependant ¬ę faire leurs planchers ¬Ľ.

Compl√®tement d√©labr√© et atteint de v√©tust√©, le b√Ętiment de Bombarda est ras√© en 1818 et l'architecte Louis Damesme con√ßoit une nouvelle salle inaugur√©e le 25 mai 1819 par une repr√©sentation de La Caravane du Caire de Gr√©try. Le th√©√Ętre passe d√®s lors sous l'administration de la Ville de Bruxelles et se d√©gage de la tutelle du r√©gime hollandais. De grands artistes viennent en repr√©sentation, tels que Talma, Mlle Mars, Laure Cinti et la Malibran, la troupe s'enrichit de personnalit√©s comme Jenneval, le ballet est dirig√© par Petipa et Marie Lesueur en est la premi√®re danseuse.

Le 25 ao√Ľt 1830, pour le 59e anniversaire de Guillaume Ier, on donne La Muette de Portici, grand op√©ra d'Auber, sur un livret de Scribe et Delavigne : l'air Amour sacr√© de la patrie d√©clenche la R√©volution de 1830. Le th√©√Ętre est ferm√© pendant plusieurs semaines et ne reprend ses activit√©s r√©guli√®res que l'ann√©e suivante.

La plupart des op√©ras de Rossini, Auber, Meyerbeer, Boieldieu, Donizetti et Verdi restent longtemps √† l'affiche et de nombreuses Ňďuvres sont repr√©sent√©es pour la premi√®re fois en fran√ßais.

Le 21 janvier 1855, le th√©√Ętre est enti√®rement d√©truit par les flammes, ne laissant debout que les quatre murs. Reb√Ęti presque √† l'identique, le nouveau th√©√Ętre est inaugur√© le 24 mars 1856 par une repr√©sentation de Jaguarita l'Indienne, op√©ra-comique d'Hal√©vy.

Apr√®s la chute de Tannh√§user √† Paris (1861) et suite √† la guerre franco-prussienne de 1870, Richard Wagner trouve √† Bruxelles le lieu id√©al pour cr√©er ses Ňďuvres en fran√ßais : le Th√©√Ętre de la Monnaie devient ainsi, de 1870 √† 1914, la capitale fran√ßaise du wagn√©risme.

Apr√®s la cr√©ation du Ballet du XXe si√®cle en 1960 et les immenses succ√®s populaires des ballets de Maurice B√©jart, le Th√©√Ętre devient l‚Äô¬ę Op√©ra national ¬Ľ sous la direction de Maurice Huisman √† partir de la saison 1963-1964[2] et acquiert une dimension et une r√©putation internationale.

Les directeurs du Th√©√Ętre de la Monnaie

Ann√©es Directeurs Ma√ģtres de ballet Composition des troupes (saisons)
1700
Gio Paolo Bombarda Pierre Deschars
1702
Domenico Lorenzoni et Giuseppe Contri
1704
Gio Paolo Bombarda
1705
Jean Barrier, dit Fonpr√©  ?
1705-1706
1706
Joseph de Pestel Pierre Dubreuil ?
1708
Francesco-Paolo D'Angelis
1710
Jean-Baptiste Grimberghs  ?
1715
Jacques Vigoureux Duplessis
1715
1716
Bruno-Emmanuel de Beaulieu
1721
Louise Dimanche
1722
Thomas-Louis Bourgeois Reymond
1724
Marianne Dujardin  ?
1724 ‚ÄĒ 1725
1727
Antonio Maria Peruzzi
1728
Joachim Landi
1730
Jean-Richard Le Roux, dit Durant
1731
Joseph Bruseau de La Roche
1733
François Moylin, dit Francisque
1734
Nicolas Huau
1736
Pierre-Antoine Gourgaud, dit Dugazon
1738
Louis Desjardins, dit Beaupré / François-Hyacinthe Ribon
1740
Pierre-Jacques Ribou de Ricard
1743
Joseph Uriot / Charles Plante et Jeanne Belhomme
1744
Jean-Baptiste Grimaldi, dit Nicolini
1745
Jean-Nicolas Servandoni, dit D'Hannetaire
1746
Charles-Simon Favart Billioni
1746-1748
1749
Jean-Beno√ģt Leclair / Giovanni Francesco Crosa / Hus fr√®res
1750
Duc d'Arenberg, duc d'Ursel et marquis de Deynze
1752
Jean-François Fieuzal, dit Durancy François La Comme / Julien / Lemaire
1753-1754 ‚ÄĒ 1754-1755
1755
Jean-Nicolas Servandoni, dit D'Hannetaire Louis Devisse / Jean-Claude Lescot / Jean-Baptiste Pitrot
1759
Léopold-Ignace Gourville Joubert / Laurent Felicini / Jean-Baptiste Hus
1761-1762 ‚ÄĒ 1762-1763
1763
Charliers de Borchgravenbroeck, Pierre Gamond et Van Maldere Charles Bernardy / Billioni
1766-1767
1767
D'Hannetaire et les ¬ę Com√©diens associ√©s ¬Ľ Saint-L√©ger
1767-1768
1772
Ignaz Vitzthumb et Louis Compain Laurent Bocquet
1772-1773 ‚ÄĒ 1773-1774 ‚ÄĒ 1774-1775 ‚ÄĒ 1775-1776
1776
Ignaz Vitzthumb Auguste Fisse
1776-1777
1777
Louis-Jean Pin, Alexandre Bultos et Sophie Lothaire Auguste Fisse / Louis Baland / Pierre-Jean Gambu
1779-1780 ‚ÄĒ 1780-1781 ‚ÄĒ 1781-1782 ‚ÄĒ 1782-1783
1783
Alexandre et Herman Bultos Jean Malter, dit Hamoir / Devos / Le Fèvre
1783-1784 ‚ÄĒ 1784-1785 ‚ÄĒ 1785-1786 ‚ÄĒ 1786-1787
1787
Herman Bultos Jacques-Philippe Ledet
1787-1788 ‚ÄĒ 1789-1790
1791
Herman Bultos et Jean-Pierre-Paul Adam
1791-1792 ‚ÄĒ 1792-1793
1793
Marguerite Brunet dite Mlle Montansier (pas de ballet)
1794
Herman Bultos et Jean-Pierre-Paul Adam (pas de ballet)
1796
Jean-Joseph Galler (pas de ballet)
1798
Marc d'Oberny et J.-F. Cussy dit Champmêlé (pas de ballet)
1799
Louis-François Ribié (pas de ballet)
1801
Joseph-Auguste Dubus (pas de ballet)
1801-1802 ‚ÄĒ 1802-1803 ‚ÄĒ 1803-1804 ‚ÄĒ 1804-1805 ‚ÄĒ 1805-1806 ‚ÄĒ 1806-1807 ‚ÄĒ 1807-1808 ‚ÄĒ 1808-1809 ‚ÄĒ 1809-1810 ‚ÄĒ 1810-1811
1811
Gilles-Jean-Beno√ģt Lecatte, dit Folleville (pas de ballet)
1815
Pierre-Louis Stapleton, dit Eugène Hus Eugène Hus
1816
Joseph-Auguste Dubus Eugène Hus / Jean-Louis Oudart
1818
Jean-Baptiste-Sauveur Gavaudan
1819
Claude Wolf, dit Bernard Jean-Antoine Petipa
1823
Joseph Langle
1831
Charles Laffillé Victor Bartholomin
1833
Claude-Charles Cartigny
1835
Bernard-Léon jeune, dit Bernard Pierre-Joseph Degreef / Pierre-Jean Aniel
1838
Pierre Lemoigne Albert
1840
Charles-Louis-Joseph Hanssens, Louis Jansenne, Charles Guillemin et Louis Van Caneghem Pierre-Joseph Degreef / Jean-Antoine Petipa / Antoine Appiani
1847
Auguste Nourrit Hippolyte Barrez
1848
√Čdouard Duprez et Eug√®ne Massol Adrien-Julien Renoux, dit Adrien
1849
Adolphe Grognier, dit Jean-Baptiste Quélus Henri Desplaces
1850
Charles-Louis Hanssens
1852
Théodore-C.-A. Bauduin, dit Letellier Victor Bartholomin / Adrien
1858
Adolphe Grognier, dit Jean-Baptiste Quélus Henri Desplaces
1861
Théodore-C.-A. Bauduin, dit Letellier Henri Justamant / Hippolyte Monplaisir / Adolphe Vincent / Joseph Mazilier / Alfred Lamy
1869
Jules-Henry Vachot Pierre Hus / Eugène Chapuis / Joseph Hansen
1872
François-Hippolyte Avrillon Lucien Petipa
1873
Auguste Deloche, dit Campocasso Joseph Hansen
1875
Oscar Stoumon et √Čdouard-Fortun√© Calabresi Alfred Lamy / Joseph Hansen / Oscar Poigny
1885
Camille-Henry-Joseph Verdhurdt Joseph Hansen
1886
Joseph Dupont et Alexandre Lapissida Gaetano Saracco
1889
Oscar Stoumon et √Čdouard-Fortun√© Calabresi Lafont
1889-1900
1900
Maurice Kufferath et Guillaume Guidé Gaetano Saracco / François Ambrosiny
1900-1901 ‚ÄĒ 1901-1902 ‚ÄĒ 1902-1903 ‚ÄĒ 1903-1904 ‚ÄĒ 1904-1905 ‚ÄĒ 1905-1906 ‚ÄĒ 1906-1907 ‚ÄĒ 1907-1908 ‚ÄĒ 1908-1909 ‚ÄĒ 1909-1910 ‚ÄĒ 1910-1911
1918
Maurice Kufferath
1920
Maurice Corneil de Thoran, Jean Van Glabbeke et Paul Spaak
1943
Maurice Corneil de Thoran Marthe Coeck
1953
Joseph Rogatchewsky Nicolas Zverev / Jean-Jacques Etchevery
1959
Maurice Huisman Paul Goubé / (Maurice Béjart)
1981
Gérard Mortier (Maurice Béjart / Mark Morris)
(plus de troupe permanente)
1992
Bernard Foccroulle (Anne Teresa De Keersmaeker)
(chorégraphe en résidence)
2007
Peter de Caluwe ‚ÄĒ

Archives

Th√©√Ętre royal de la Monnaie. D√©tail des peintures de la coupole de la grande salle

La plupart des archives anciennes concernant le Th√©√Ętre de la Monnaie sont conserv√©es aux Archives de la Ville de Bruxelles. Il existe √©galement un fonds Administration du Th√©√Ętre de Bruxelles aux Archives g√©n√©rales du Royaume, qui couvre principalement les ann√©es 1772 √† 1811.

Depuis 1995, La Monnaie a engag√© un archiviste dont la mission est de recenser et conserver l'ensemble des donn√©es, documents, maquettes de d√©cors, revues de presse, etc. Une base de donn√©es se constitue progressivement et est accessible sur le site Internet ¬ę CARMEN ¬Ľ (Computerised Archival Retrieval in Multimedia Enhanced Networking). Elle permet de retrouver tout l'historique des productions de la Monnaie depuis 1945, ainsi que d'autres informations ant√©rieures. Les recherches peuvent se faire gr√Ęce √† un th√©saurus multilingue (fran√ßais, anglais et n√©erlandais). C'est une base de donn√©es relationnelle et multilingue. Elle est d'une part un catalogue des archives mais elle est aussi orient√©e vers la gestion √©lectronique de documents, pour assurer leur conservation et leur disponibilit√©. L'encodage de ces donn√©es dans CARMEN est bas√© sur les normes AFNOR et ISBD. L'encodage des donn√©es suit une proc√©dure g√©n√©rale incluant les √©tapes suivantes :

  • une description g√©n√©rale incluant le titre, la mention de responsabilit√©, la langue, l'adresse bibliographique, la collation, le num√©ro d'identification standardis√©, zone de note, descripteur issus du th√©saurus. Bien entendu ces √©l√©ments ne sont pas tous obligatoires, la description s'adapte aux types de documents ;
  • l'identification physique et la localisation des documents, de fa√ßon √† ce qu'on voie clairement s'ils appartiennent au fond de La Monnaie ou √† des collections ext√©rieures ;
  • un lien vers une repr√©sentation digitale du document ;
  • la cr√©ation de relations avec d'autres √©l√©ments de la base de donn√©es.

Accessibilité

Métro de Bruxelles
Descendre √† la station de m√©tro : De Brouck√®re.

Bibliographie

Th√©√Ętre royal de la Monnaie (pendant les travaux de restauration). Grand lustre de la salle de concert
  • Fr√©d√©ric Faber, "Histoire du Th√©√Ętre fran√ßais en Belgique depuis son origine jusqu'√† ce jour ", Fr. J. Olivier √† Bruxelles 1878, 5 vol.
  • Jacques Isnardon, Le Th√©√Ętre de la Monnaie, Bruxelles, Schott Fr√®res, 1890.
  • Henri Liebrecht, Histoire du th√©√Ętre fran√ßais √† Bruxelles aux XVIIe et XVIIIe si√®cles, Paris, √Čdouard Champion, 1923.
  • Arthur de Gers, Th√©√Ętre royal de la Monnaie, 1856-1926, Bruxelles, Dykmans, 1926.
  • Lionel Renieu, Histoire des th√©√Ętres de Bruxelles, Paris, Duchartre & Van Buggenhoudt, 1928, 2 vol.
  • Jules Sal√®s, Th√©√Ętre royal de la Monnaie, 1856-1970, Nivelles, Havaux, 1971.
  • Claude Gantelme et Francis Michielsen, Th√©√Ętre royal de la Monnaie, Op√©ra national, Ballet du XXe si√®cle, de 1959 √† nos jours, Bruxelles, Paul Legrain, 1981.
  • Jean-Marie Piemme (dir.), Un th√©√Ętre d'op√©ra : l'√©quipe de G√©rard Mortier √† la Monnaie, Paris ; Gembloux, Duculot, 1986.
  • √Čric Cabris, La Monnaie, chronique architecturale de 1696 √† nos jours, Bruxelles, Racine, 1996.
  • Manuel Couvreur (dir.), Le Th√©√Ętre de la Monnaie au XVIIIe si√®cle, Bruxelles, GRAM-ULB, 1996.
  • Manuel Couvreur (dir.), La Monnaie wagn√©rienne, Bruxelles, GRAM-ULB, 1998.
  • Roland Van der Hoeven, La Monnaie au XIXe si√®cle, Bruxelles, GRAM-ULB, 2000.
  • Laurent Busine (dir.), L'Op√©ra, un chant d'√©toiles, Bruxelles, Renaissance du Livre, 2000.
  • Manuel Couvreur et Roland Van der Hoeven, La Monnaie symboliste, Bruxelles, GRAM-ULB, 2003.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ http://staatsbladclip.zita.be/moniteur/lois/2007/06/28/loi-2007014184.html Loi du 19 avril 1963 au moniteur belge.
  2. ‚ÜĎ Jules Sal√®s, Th√©√Ętre royal de la Monnaie 1856-1970, Havaux, Nivelles, 1971, p., p. 381.


Voir aussi

Liens externes


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