LOSC Lille Métropole

Lille OSC
Logo du Lille OSC
Généralités
Nom complet LOSC Lille Métropole
Surnom(s) LOSC, Lille OSC, Les Dogues
Autre(s) nom(s) Stade lillois (sept.-nov. 1944)
Lille Olympique Sporting Club (nov.1944-1998)
Fondation 23 septembre 1944
(&&&&&&&&&&02452667 ans, 1 mois et 24 jours)
Statut professionnel 1945-1969 puis depuis juillet 1970
Couleurs Blanc et rouge
Stade(s) Stadium Lille Métropole (actuel)
18 200 places
Grand Stade Lille Métropole (2012)
50 186 places
Siège Domaine de Luchin
Grand Rue
59 780 Camphin-en-Pévèle
Championnat actuel Ligue 1
Président Drapeau : France Michel Seydoux
Entraîneur Drapeau : France Rudi Garcia
Joueur le plus capé Drapeau : France Marceau Somerlinck (355)
Meilleur buteur Drapeau : France Jean Baratte (170)
Site web www.losc.fr
Palmarès principal
National[Note 1] 3 Championnats de France
6 Coupes de France
International[Note 1] 1 Coupe Intertoto
Maillots
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
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Extérieur
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Troisième
Actualités
Pour la saison en cours, voir :
Saison 2011-2012 du LOSC Lille Métropole
Dernière mise à jour : 5 octobre 2011.
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Localisation de la ville de Lille

Le LOSC Lille Métropole, couramment abrégé en Lille OSC ou LOSC, est un club de football français. Fondé en septembre 1944, il est issu de la fusion de deux clubs basés dans différents quartiers de Lille, l'Olympique lillois et le Sporting Club fivois respectivement créés en 1902 et 1901.

Fort du passé de l'Olympique lillois, vainqueur du premier championnat de France professionnel en 1933, le LOSC est la référence d'après-guerre. En dix ans, le club lillois gagne deux titres de champion de France et cinq coupes de France. Mais ne pouvant plus faire face à ses dettes malgré de nombreuses subventions, le club traverse une longue période difficile, avec plusieurs relégations en Division 2, avant d'échouer en troisième division et d'abandonner son statut professionnel en 1969. Remontant en D2 la saison qui suit, le club est financièrement soutenu avant d'être repris par la mairie de Lille en 1980 sous la forme d'une société d'économie mixte. Le LOSC est privatisé en 1999 après avoir frôlé le dépôt de bilan en 1994. Cette privatisation s'accompagne de résultats sportifs positifs : solidement ancré en Ligue 1 depuis la promotion et le titre de champion de deuxième division en 2000, le club se qualifie régulièrement pour les coupes d'Europe actuelles que sont la Ligue des Champions ou la Ligue Europa et réalise le doublé championnat-coupe de France lors de la saison 2010-2011.

Le club est présidé depuis 2002 par Michel Seydoux, actionnaire majoritaire du club depuis 2004. Les Dogues, surnom attribué aux joueurs évoluant sous le maillot du club, sont entraînés depuis l'été 2008 par Rudi Garcia, ancien milieu de terrain lui-même passé par le club.

Jouant d'abord en alternance dans les stades des deux clubs fusionnés, le LOSC décide plus tard de ne recevoir ses adversaires qu'au stade Victor-Boucquey de l'Olympique lillois, renommé stade Henri-Jooris jusqu'à sa démolition en 1975. Le stade Grimonprez-Jooris a ensuite accueilli jusqu'en 2004 dans Lille intra-muros les rencontres à domicile du club nordiste. Depuis cette date, le Lille OSC s'est installé provisoirement dans le Stadium Lille Métropole de Villeneuve-d'Ascq en attendant l'ouverture du Grand stade prévue pour la saison 2012-2013. Les différentes équipes du club s'entraînent depuis 2004 dans le vaste domaine de Luchin. Basé à Camphin-en-Pévèle, ce centre d'entraînement et de formation sert aussi de siège social du club.

Sommaire

Repères historiques

Origines et premiers succès (1944-1954)

Historique des fusions
Iris Club lillois
(1898)
 
Olympique lillois
(1902)
 
SC Fives
(1901)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Olympique Iris
Club lillois (1941)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Iris Club
 
Olympique lillois
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stade lillois (1944)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Lille Olympique
Sporting Club (1944)
 
 

Le 25 mai 1941, l'Olympique Iris Club Lillois (OICL) naît de la fusion de la section football de l'Olympique lillois (OL), fondé en 1902, et de l’Iris Club lillois[1], fondé en 1898. Le nouveau club participe aux championnats de France 1941-1942 et 1942-1943. Le régime de Vichy, par le biais du directeur des sports Joseph Pascot, interdit par la suite toute section professionnelle. L'activité de l'OICL, dépossédé des meilleurs joueurs qui intègrent l'équipe fédérale Lille-Flandres pour la saison 1943-1944, continue avec le statut amateur. Comme les autres clubs anciennement professionnels, le club lillois est tout de même autorisé cette saison-là à participer à une compétition nationale : la coupe de France. Il est éliminé au stade des seizièmes de finale, battu 3-2 après prolongation par l'équipe fédérale Montpellier-Languedoc.

D'abord vigoureusement opposé à une fusion avec l'OICL, proposée dès 1943, par peur de devenir marginal dans le club qui sera créé, le Sporting Club fivois l’accepte finalement au bout de houleux pourparlers[2]. Mais l'Iris Club, qui souhaite conserver son statut amateur, se désengage de cette entente et reprend son indépendance sportive.

La fusion entre l'Olympique lillois et le SC Fives a lieu le 23 septembre 1944[3]. L'entité créée est nommée Stade lillois[4]. Sous cette dénomination, le club participe à deux matchs amicaux et aux deux premières journées du championnat de guerre 1944-1945, et les remporte tous les quatre[Note 2]. Le 10 novembre 1944, le nom Lille Olympique Sporting Club (Lille Olympique en souvenir de l'Olympique lillois et Sporting Club en hommage du SC Fives) est adopté après assemblée générale[1]. La fusion est signée par trois repésentants du SC Fives, dont le président Louis Henno, et par trois représentants de l'Olympique lillois, dont le président Henri Kretzchmar[3]. Elle est officiellement enregistrée le 25 novembre 1944.

Pour la première saison du nouveau club, l'effectif réunit des joueurs prometteurs passés par le SC Fives ou par l'Olympique lillois, principalement originaires de la région. Dirigé par l'ancien président du SC Fives Louis Henno[5], qui amène avec lui l'entraîneur anglais George Berry, le club atteint dès la saison de sa création sa première finale. Après avoir successivement écarté Saint-Quentin, le Stade français, le Stade rennais, Lyon puis Toulouse de la compétition, les Lillois se rendent à Colombes le 6 mai 1945 pour affronter le Racing Club de Paris en finale de la coupe de France 1944-1945. Handicapé par son manque d'expérience, symbolisé par la jeunesse de ses attaquants Vandooren, Lechantre et Baratte, Lille est vite dominé par les locaux et le match devient à sens unique. Les Pingouins remportent logiquement leur quatrième coupe de France, sur le score de trois buts à rien.

Vue intérieure du stade Yves-du-Manoir
Le stade Yves-du-Manoir de Colombes, ici en 2009, a accueilli jusqu'en 1971 les finales de coupe de France.

La saison suivante, le LOSC, qui accède au statut professionnel, écrit la première ligne de son palmarès et entame sa domination sur le football hexagonal. En 1946, la « machine de guerre », surnom donnée par la presse[6], réussit le doublé en remportant la coupe de France, en battant en finale le Red Star, et le championnat, devant Saint-Étienne et les rivaux locaux du CO Roubaix-Tourcoing. René Bihel est le meilleur buteur du championnat avec 28 buts inscrits en 26 matchs. Ne supportant plus les ingérences du président, George Berry décide cependant de quitter le club à la fin de la saison[6] ; il est remplacé par André Cheuva.

Avec cet ancien joueur passé par l'OL et Fives[7], le LOSC termine quatrième du championnat 1946-1947 et conserve son titre en Coupe, cette fois-ci en battant par deux buts à zéro le Racing Club de Strasbourg. En 1948, le club remporte pour la troisième fois de suite la coupe de France en battant le Racing Club de Lens. En première division, l'Olympique de Marseille, qui termine fort avec une série en fin de saison de neuf matchs sans défaite[8], termine un point devant Lille. La saison 1948-1949 est une saison vierge pour le club, battu lors de sa cinquième finale consécutive en coupe de France par le RC Paris et dauphin du Stade de Reims en championnat. Après deux autres deuxièmes places en championnat en 1950 et 1951, et une finale de coupe Latine perdue en 1951 contre l'AC Milan[9], Lille doit attendre 1953 et un quatrième titre en coupe de France pour mettre fin à cette période blanche. Le LOSC bat 2-1 le FC Nancy devant près de 60 000 spectateurs. En 1954, le club ajoute un deuxième titre de champion de France à son palmarès, aux dépens de Bordeaux et Reims, ces derniers privant Lille de la coupe Charles Drago.

Déclin sportif et financier (1954-1969)

En 1954, le club traverse sa première période difficile. Le début de saison est marqué par l'« affaire Zakariás », du nom du membre du « Onze d'or hongrois » finaliste malheureux de la coupe du monde 1954. Le dénommé József Zakariás, tantôt défenseur tantôt milieu de terrain évoluant au Vörös Lobogó SE, s'illustre par ses qualités défensives. Alors que le Hongrois est convoité par les grands clubs de l'époque, un ancien légionnaire tchécoslovaque récemment revenu d’Indochine se présente aux dirigeants lillois en se faisant passer pour le footballeur. Pensant avoir mis la main sur une perle du football mondial, le président Henno, sans avoir déjà vu le véritable joueur et oubliant de lui demander ses papiers d'identité, l'embauche et convoque la presse. La tromperie prend fin pendant un match de préparation contre le FC Rouen le 2 juillet 1954. Les spectateurs venus en nombre voient évoluer le faux Zakariás, largement moins à l'aise sur le terrain que le véritable joueur. Maladroit et blessant un joueur, il est arrêté sur la pelouse par les gendarmes et passe aux aveux. Cet épisode, qui débouche sur une peine d'emprisonnement de deux mois pour le légionnaire, a sérieusement entaché la réputation du club[6].

En plus de cette affaire, le départ de l'expérimenté van der Hart affaiblit considérablement la défense nordiste[10]. Treizième défense du championnat avec 58 buts encaissés, Lille termine seizième de première division. C'est le pire résultat du club lillois depuis sa fondation. Le LOSC doit battre Rennes en matchs de barrage pour arracher son maintien dans l'élite[11]. Malgré son parcours chaotique en première division, le club remporte contre toute attente une cinquième fois en dix ans la coupe de France, en battant les Girondins de Bordeaux à l'issue d'une finale rapidement scellée[12].

La saison 1955-1956 est celle de la première relégation. Trop irrégulier dans ses résultats et trop friable en défense, Lille termine seizième du championnat, cinq points derrière le FC Metz. Avec cette antépénultième place, le club bénéficie d'une dernière chance de se maintenir grâce à un match de barrage contre l'US Valenciennes Anzin, troisième de deuxième division. D'abord défait 1-0 au match aller, Lille arrache un match d'appui en s'imposant 2-1 au retour. Mais ce troisième match tourne à la correction et après une lourde défaite 4-0, le LOSC est relégué en Division 2 pour la première fois de sa jeune histoire[13].

Cette relégation s'accompagne de conséquences financières aggravantes. Le départ des meilleurs éléments du club est nécessaire pour combler des dettes qui deviennent conséquentes. Le plus gros transfert est celui de l'ailier gauche Jean Vincent en direction du Stade de Reims pour 19 millions de francs, ce qui constitue le record de l'époque[6]. Ne parvenant pas à reconstruire une équipe de premier plan à cause de la situation financière de plus en plus critique, le club commence une série de promotions et relégations. Promu en 1957 en battant le Stade rennais après un match d'appui[14], Lille se maintient d'abord grâce à une remarquable sixième place. Mais les Lillois terminent au dix-huitième rang la saison qui suit et sont relégués une seconde fois.

Lille végète alors plusieurs saisons à l'échelon inférieur. Le club voit cependant ses jeunes joueurs glaner la coupe Gambardella en 1960 face à l'Union sportive quevillaise[15], et remporte quatre ans plus tard son premier titre de champion de deuxième division, ce qu'il lui permet de revenir parmi l'élite. Le club se maintient pendant trois saisons en terminant respectivement neuvième, premier non relégable (à la dix-huitième place) puis dixième. Finalement, lors du championnat 1967-1968, Lille avant-dernier du classement est relégué. En deuxième division la saison suivante, le LOSC est treizième. Le club, incapable de payer les salaires de joueurs malgré les efforts du président Barbieux, décide d'abandonner son statut professionnel[16].

Retour en Division 2 puis Division 1 (1969-1997)

Le LOSC participe à la saison 1969-1970 du championnat de France amateur, troisième échelon du football français. Dans le groupe Nord, le club termine dixième sur quinze[17]. Le LOSC fait partie des dix-neuf clubs sélectionnés sur dossier par la Fédération française et la Ligue nationale de football pour compléter la nouvelle Division 2 élargie à 48 équipes[18].

Avec cette décision de la fédération, le LOSC recrée son équipe professionnelle et débute une nouvelle série de promotions et relégations dans les années 1970. Premier de son groupe en Division 2 1970-1971, le club accède à l'élite avant de redescendre dès la saison suivante. Lille reste deux saisons à l'échelon inférieur puis retrouve la première division. En 1977, le club est une nouvelle fois relégué. En devenant champion de D2 pour la troisième fois en quinze ans, le LOSC remonte en Division 1 pour la saison 1978-1979.

Demi-profil de Pierre Mauroy
La maire de Lille Pierre Mauroy, ici en 1990, transforme le LOSC en SAEMS en 1980.

Durant cette décennie, les comptes du club sont largement déficitaires. Face à un passif de 700 000 nouveaux francs, un comité de soutien est créé lors de la saison 1969-1970[19], dans lequel des personnalités comme Guy Lux et Annie Cordy s'investissent[20]. Le comité organise une série de matchs amicaux au profit du LOSC, face à des clubs prestigieux comme Anderlecht, Feyenoord Rotterdam[21], le Standard de Liège et l'Olympique de Marseille, qui répondent présent[19]. Cependant ces recettes de billetterie ne permettent d'améliorer que provisoirement la situation financière du club. Après un prêt de la mairie de Lille pour un montant 70 millions d'anciens francs lors de la saison 1970-1971 afin de soutenir les efforts produits par le comité[22],[23], elle intervient en 1973 pour éponger une dette de 6 millions de francs[20].

En 1980, le club devient une société anonyme d'économie mixte sportive (SAEMS)[24],[25] dont la ville de Lille est l'actionnaire majoritaire. Cette nouvelle stabilité financière autorise la stabilisation sportive du club dans l'élite. En championnat, le club frôle les places européennes en terminant à la sixième place en 1979, à quatre points des premiers clubs qualifiés pour la coupe UEFA, en battant notamment à domicile l'AS Saint-Étienne, en concurrence avec le FC Nantes et le RC Strasbourg pour le titre. Le LOSC réalise quelques autres coups d'éclat dans les années 1980, en atteignant le dernier carré de la Coupe de France en 1983 et 1985. Mais Lille reste généralement un abonné à la seconde moitié de tableau luttant pour le maintien et régulièrement enclin à des crises. En 1991, le club termine de nouveau à la sixième place, à seulement deux points des places européennes.

Bernard Lecomte, nommé par la municipalité, prend la présidence du club en 1994 et sauve l'année suivante celui-ci d'une relégation administrative en négociant auprès de la DNCG[26]. Il établit un plan de redressement qui prévoit le remboursement de 70 millions de francs de dettes avant juin 1998[27]. Durant cette période d'austérité où la Ligue nationale de football interdit au club de recruter, le LOSC doit se séparer de ses joueurs vedettes, comme Sibierski ou Bečanović (auteur d'une saison 1996-1997 pleine avec 13 buts en 30 matchs de championnat), et met l'accent sur le centre de formation. En mai 1996, les Lillois barrent la route du Paris SG, au Parc des Princes, alors à la lutte pour le titre avec l'AJ Auxerre. Malgré ses performances, le club est relégué en deuxième division au bout de la saison 1996-1997. La Mairie de Lille demande alors à Bernard Lecomte de préparer la privatisation du club avec les repreneurs intéressés.

Privatisation, promotion et Ligue des Champions (1997-2002)

Photo de Vahid Halilhodžić
Engagé en 1998, Vahid Halilhodžić a pour objectif le retour dans l'élite.

Sur le plan sportif, le Lille OSC termine deux ans de suite à la butée, quatrième en mai 1998 en terminant à un point de Sochaux puis à la même place la saison suivante à cause d'une différence de buts défavorable par rapport à Troyes malgré Vahid Halilhodžić. Mais lors de la saison 1999-2000 de Division 2, le club survole le championnat grâce à une défense de fer et termine champion avec seize points d'avance sur son dauphin.

Entre temps, la SAEMS change de nom pour devenir en 1998 le LOSC Lille Métropole[24],[25]. Cette décision est motivée par la politique de la communauté urbaine de Lille qui vise à subventionner exclusivement les clubs sportifs ayant dans leur nom la mention Lille Métropole.

À partir de 1999, les procédures pour la privatisation du club s'accélèrent. La mairie, qui souhaite vendre sa participation majoritaire dans le club, voit s'opposer plusieurs repreneurs. D'abord annulée par le préfet du Nord durant l'été 1999, la cession de parts au duo d'investisseurs Luc Dayan et Francis Graille est votée le 13 décembre de la même année[28],[29].

Sur le terrain, le LOSC est l'équipe surprise du championnat. Meilleure défense de Division 1[30], le promu lillois est leader du championnat pendant près de deux mois[31]. Finalement, le LOSC termine troisième et arrache une qualification pour la Ligue des Champions 2001-2002. Lille intègre cette compétition au troisième tour préliminaire et affronte le club de Parme pour tenter d'accéder à la première phase de groupes. Au match aller en Italie, les Lillois s'imposent deux buts à zéro[32]. Le LOSC s'incline au match retour mais élimine le club italien. Dans le groupe G, Lille termine troisième devant l'Olympiakos[33]. Repêché en coupe UEFA, le LOSC élimine la Fiorentina avant d'être éliminé à cause d'un but marqué à l'extérieur par le Borussia Dortmund.

Francis Graille décide de céder ses parts début 2002. C'est Michel Seydoux qui emporte l'offre de cession et devient actionnaire minoritaire du club. Halilhodžić décide de quitter le club à la fin de la saison[34] et Claude Puel, ancien joueur et ancien entraîneur de l'AS Monaco, est annoncé pour son remplacement. Vahid Halilhodžić termine donc la saison avec le LOSC et l'emmène à la cinquième place du championnat.

Une place sur la scène française et européenne (2002-2011)

La première saison sous l'ère Puel est mitigée, qui doit gérer les nombreux départs dans l'effectif. Finaliste en coupe Intertoto 2002, le club termine 14e du championnat. La saison suivante est marquée par une nouvelle qualification à la coupe Intertoto, grâce aux refus successifs de plusieurs clubs dont l'Olympique de Marseille[35]. Vainqueur de l'UD Leiria, Lille ajoute à son palmarès pendant l'été 2004 sa première coupe européenne[36]. Le LOSC se qualifie ainsi pour la coupe UEFA 2004-2005 dont il atteint les huitièmes de finale. En championnat, le club termine à la 2e place, qui le qualifie pour la phase de groupes de Ligue des champions.

Après avoir restauré les équilibres économique et sportif du LOSC, Luc Dayan quitte la présidence du club et décide de céder ses parts début 2004 à Isidore Partouche et à Michel Seydoux qui devient le nouvel actionnaire majoritaire du club[37]. Cherchant à structurer progressivement le club, Seydoux décide de la création d'un centre d'entraînement et de formation.

Pour la Ligue des Champions 2005-2006, le LOSC doit se délocaliser pour pouvoir participer à la compétition[Note 3]. Le LOSC termine troisième de son groupe devant Manchester United et débute la coupe UEFA en seizièmes de finale. Lille s'incline au tour suivant contre le FC Séville, qui remporte la coupe quelques mois plus tard[38]. En Ligue 1, le club termine troisième et obtient une troisième participation en cinq ans à la Ligue des champions.

Cette fois-ci le club franchit le cap des poules, au cours desquelles il sort invaincu contre le Milan AC, futur vainqueur de l'édition 2006-2007 de la compétition, grâce à une victoire 0-2 en terre lombarde[39]. En huitièmes de finale de C1, Lille retrouve Manchester United. L'élimination en partie due à un but litigieux[40] laisse un goût amer et contribue à démobiliser les joueurs. Troisième du championnat début mars, Lille s'effondre en ne prenant que 8 points sur les 33 possibles[41].

Photo du bus à impériale rouge qui a défilé dans les rues de Lille
Le 22 mai 2011, lendemain du sacre en Ligue 1, les joueurs ont célébré dans les rues de Lille le doublé réalisé par le club.

Cette place non européenne entraîne lors de la saison 2007-2008 le départ de joueurs cadres tels Odemwingie, Bodmer ou Kader Keita qui met le club en difficulté. Actif lors du mercato d'hiver, le club remanie l'effectif et l'équipe entame alors sa remontée, qui s'avèrera insuffisante pour assurer une qualification en coupe UEFA.

Cette non qualification pour l'Europe entraîne une nouvelle vague de départs dont celui de l'entraîneur Claude Puel à Lyon. La saison suivante, le LOSC repart avec un effectif remanié et un nouvel entraîneur, Rudi Garcia, ancien joueur lillois et alors entraîneur du Mans. En fin de saison, le club retrouve l'Europe et se qualifie pour la Ligue Europa, la nouvelle formule de la coupe UEFA.

Un nouvel organigramme et un nouveau staff technique font alors leur apparition pour la saison 2009-2010 avec Rudi Garcia toujours à la tête du domaine sportif, malgré un départ annoncé puis annulé du technicien durant l'été[Note 4]. Après un début de saison difficile, le LOSC remonte nettement la pente. Atteignant les huitièmes de finale de la Ligue Europa, le club aligne les victoires mais il chute à la quatrième place, synonyme de qualification pour la Ligue Europa 2010-2011.

La saison 2010-2011 saison est importante dans l'histoire du club lillois puisque celui-ci réalise un doublé après celui réalisé en 1946 en remportant le championnat qu'il n'a plus remporté depuis 1954 et la coupe de France qui échappe au club depuis 1955.

Le club se qualifie directement pour la phase de poules de la Ligue des Champions 2011-2012.

Palmarès et records

Palmarès

Le palmarès du LOSC compte trois titres de champion de France et six coupes de France. Lille réalise son premier doublé coupe-championnat lors de la saison 1945-1946, deuxième saison d'existence du club, et rate à plusieurs reprises d'autres doublés durant la décennie d'après-guerre, tantôt dauphin en championnat tantôt finaliste en coupe. Suite à ces dix années de succès, le palmarès de l'équipe professionnelle ne s'est plus résumé qu'à des titres de champion de deuxième division et une victoire en coupe Intertoto lors de l'été 2004 jusqu'à son second doublé coupe de France et champion de France en 2011.

Par ailleurs, le club a remporté plusieurs tournois saisonniers dont quatre fois le tournoi international de la communauté urbaine de Lille (1980, 1981, 1983 et 1987[42]), le tournoi international de Martigues en 1988, l'édition 1992 du challenge Émile-Olivier en s'imposant contre le RC Lens[43], le trophée de la ville de Valladolid en 2007 contre le Real Valladolid[44] et le trophée Boudewijn-Braem en 2010 arraché aux tirs aux buts contre le KV Courtrai[45]. Aussi, le club lillois arrive premier de son groupe lors de la Coupe Intertoto 1967[46], compétition tolérée à l'époque par l'UEFA.

Palmarès du LOSC Lille Métropole en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions internationales
Compétitions actuelles
Compétitions disparues
Compétitions actuelles
Compétitions disparues

Bilan sportif

À l'issue de la saison 2010-2011, le LOSC totalise 51 participations au championnat de France de première division, connu depuis 2002 sous le nom de Ligue 1, et 14 participations au championnat de deuxième division nationale. Ainsi, le club lillois se place au 12e rang au classement général de première division, établi par la Ligue de football professionnel[49].

Bilan par championnat
Championnat Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
Division 1/Ligue 1 (1945-2011) 51 3 1882 693 515 674 2645 2442 +203
Division 2 (1956-2000) 14 4 508 256 129 123 879 555 +324
Division 3 (1969-1970) 1 0 28 9 6 13 40 47 -7
Championnat de guerre (1944-1945) 1 0 22 14 0 8 69 37 +32

Sur le plan européen, le Lille OSC apparaît en août 2011 à la 53e place (et cinquième club français) du classement du coefficient UEFA[50]. Calculé d'après les performances des clubs dans les compétitions européennes lors des cinq dernières saisons, ce dernier est utilisé lors des tirages au sort des compétitions organisées par l'union des associations européennes de football. L'International Federation of Football History & Statistics établit par ailleurs un classement des meilleurs clubs mondiaux basé sur une étude statistique des résultats enregistrés. Le LOSC Lille Métropole apparaît à la 49e position, et cinquième club français, pour la décennie 2001-2010[51]. Dans un classement établi par la Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation selon les rencontres européennes de clubs depuis 1955, le LOSC est à la 129e place et le dixième club français du tableau à l'issue de la saison 2010-2011[52]. Selon cet organisme, le LOSC est le neuvième club français en Ligue des Champions sur quinze, le treizième en Coupe UEFA sur trente et le meilleur club français en Ligue Europa sur les huit qui se sont engagés dans cette compétition, toujours à la fin de la saison 2010-2011[53],[54],[55].

Bilan par coupe
Coupe Saisons Meilleure performance J G N P Bp Bc Diff
Ligue des Champions (2001-2007) 3 Huitième de finale 24 7 9 8 22 17 +5
Coupe UEFA/Ligue Europa (2001-2011) 5[Note 5] Huitième de finale 42 21 12 9 61 39 +22
Coupe Intertoto (2002-2004) 2 Vainqueur (1) 12 7 4 1 17 7 +10
Coupe Latine (1951) 1 Finaliste 3 1 1 1 7 10 -3
Coupe de France (1944-2011) 67 Vainqueur (6) 249 151 33 65 483 245 +238
Coupe de la Ligue (1994-2011) 17 Quart de finale 54 27 10 17 33 36 -3

Records

La plus large victoire du LOSC en championnat date du 8 décembre 1957 : pour la 16e journée de première division, Lille écrase à domicile l'AS Béziers 10-1. À l'extérieur, le record de la plus large victoire est établi sur le terrain du RC Strasbourg le 26 septembre 1948 : le club lillois bat le club alsacien 0-6. Le record de la plus lourde défaite à domicile est établi contre le RC Paris : les Franciliens terrassent le LOSC 1-6 le 27 août 1958. Hors de ses bases, le record de la plus large défaite date du 18 septembre 1955 : le LOSC craque contre l'OGC Nice et s'incline 7-1[56]. Toujours en déplacement, le club nordiste s'incline aussi par six buts d'écart contre les Girondins de Bordeaux. Avec la victoire 6-0 du 9 septembre 1951[57], Bordeaux parvient à vaincre sa bête noire pour la deuxième fois en dix confrontations[58].

Toujours en championnat, la plus longue série de victoires est de sept rencontres. Effectuée une première fois lors de la saison 1949-1950, cette performance est égalée soixante ans plus tard lors de la saison 2009-2010[59],[60]. Quant au record de la série la plus longue de matchs sans défaite, il est réalisé en deuxième division : vaincu par le FC Rouen lors de la neuvième journée, les Lillois entament une série de 25 rencontres sans défaite (21 victoires et 4 matchs nuls), restant invaincu jusqu'au terme du championnat 1973-1974[61] que le club remporte. Cette série ne continue pas la saison suivante puisque le LOSC promu s'incline lors de la première journée du championnat 1974-1975 contre le SC Bastia.

Lille-Liverpool
Lille-Liverpool (saison 2009-2010)

En coupe de France, le LOSC détient le record du plus grand nombre de finales consécutives : les Lillois participent aux cinq finales disputées entre 1945 et 1949. Parmi ces finales, le club remporte les éditions 1946, 1947 et 1948. Le club nordiste est, avec le Red Star, le seul club à avoir remporté trois fois consécutivement la compétition. Dans cette coupe, le LOSC bat l'Olympique Saint-Quentin 12 buts à 1, ce qui est la plus large victoire du club toutes compétitions confondues[62]. La plus large défaite est enregistrée en match à rejouer d'un quart de finale de la coupe de France 1956-1957. Les Niçois qui avaient déjà maltraité le LOSC en championnat battent une nouvelle fois Lille sur le même score (7-1)[63]. Enfin, lors du Trophée des champions 2011, le LOSC s'incline 4-5 comme l'Olympique de Marseille dans l'édition du trophée la plus prolifique en buts[64].

En dehors de ces compétitions officielles, Lille s'est incliné lourdement à Sedan. La défaite 9-1 en seizièmes de finale de la coupe d'été 1992 s'est déroulée dans des conditions particulières ; en réaction à l'éviction de Jacques Santini par le président Paul Besson, les joueurs décident de jouer à des postes inhabituels pour ce match[65],[66].

Article connexe : Match de football AC Milan - LOSC Lille Métropole (2006).

Sur le plan européen, le LOSC est à ce jour le seul club français à s'être imposé contre l'AC Milan au stade San Siro. Cette victoire 0-2 en Italie permet au club nordiste de se qualifier pour la première fois de son histoire en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Dans les compétitions de l'UEFA, Lille a enregistré sa plus large victoire et sa plus lourde défaite lors de la même saison. En phase de groupes de la Ligue Europa 2009-2010, le LOSC s'est imposé en République tchèque contre le Slavia Prague 1-5 après avoir été mené au score à la mi-temps. Quelques mois plus tard, Lille s'incline au match retour des huitièmes de finale à Liverpool sur le score de 3 buts à 0[67]. La victoire lilloise acquise au match aller (1-0) n'a pas suffi à renverser le club de la Merseyside. Par ailleurs, Pierre-Alain Frau a inscrit lors du match retour de seizièmes de finale de Ligue Europa 2010-2011 le centième but du LOSC en compétitions de l'UEFA, en ouvrant le score contre le PSV Eindhoven[68].

Image et identité

Couleurs et maillots

Couleurs de l’équipe
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1944
Couleurs de l’équipe
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Années 1980
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Années 2000
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3e maillot 2007
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3e maillot 2011

Né de la fusion de l'Olympique lillois et du SC Fives, le Lille OSC a logiquement repris les principaux éléments des équipements de ces deux clubs. Les premiers maillots portés à domicile étaient majoritairement blancs avec un scapulaire rouge, reprenant ainsi les couleurs de l'OL et le scapulaire du SC Fives. Le bleu de Fives se retrouve sur les shorts et les bas portés par les joueurs. Le maillot reste sensiblement identique dans les décennies qui suivent, à la différence du scapulaire qui disparaît au profit du sponsor. Depuis 1999 et la fourniture par l'équipementier Nike, le LOSC a inversé la couleur principale de ses maillots. Le club joue avec un maillot à dominante rouge à domicile et à dominante blanche à l'extérieur.

Le troisième maillot du club, régulièrement appelé maillot Third, est utilisé généralement pour les coupes d'Europe mais aussi dans le cas où les maillots habituellement portés à domicile et à l'extérieur seraient trop ressemblant à ceux de l'adversaire. D'abord bleu au début des années 2000, le Third s'inspire par la suite du blason des Flandres : le jaune, couleur majoritairement utilisée pour la Ligue des Champions 2006-2007, et le noir, pour les Ligues Europa 2009-2010 et 2010-2011 ainsi que la Ligue des Champions 2011-2012[69].

Les maillots des joueurs arborent un premier blason dès la création du LOSC en 1944. Le premier logo du club reprend les armes de la ville de Lille qui se blasonnent de gueules à la fleur de lys florencée d'argent. Le blason de Lille date de 1199 et la fleur de lys y figure pour rappeler l'iris des marais qui poussait dans les marais entourant à l'époque la ville. Les armes de Lille étant à dominante rouge comme le logo de l'Olympique lillois, le bleu fait rapidement son apparition en hommage au Sporting Club fivois. Ce blason évolue légèrement, il sera par la suite surmonté du sigle du club ou du nom complet du club de l'époque, le Lille Olympique Sporting Club.

Le club adopte un nouveau logo où figure un dogue en référence au surnom affublé à l'équipe. L'origine du dogue reste floue mais selon certaines sources, le choix du dogue, apparu dans les années 1920[70], pourrait provenir du chien de la femme de Louis Henno ou du fait qu'un chenil se situait près du stade Henri-Jooris où jouait l'équipe. Le dogue est le symbole de l’engagement des joueurs sous le maillot lillois. Ce logo évolue une nouvelle fois, avec une fleur de lys d'où sort un dogue et l'apparition au début des années 1990 de la mention Lille Métropole. Cette mention est symbole de l'ambition des dirigeants de « construire un club très enraciné dans sa métropole » et de « confirmer le LOSC dans son rôle de leader de communication de Lille Métropole », comme l'évoque le président Devaux en 1993. Le club n'est plus celui de la ville mais celui de la métropole, dans laquelle le LOSC va installer plusieurs infrastructures avec le soutien de la communauté urbaine de Lille. Légèrement modifié en 1997, il reste en usage jusqu'en 2002. À partir de cette date, le club opte pour un logo plus marketé mettant en avant l'acronyme LOSC surmontées d'un dogue. La fleur de lys, de laquelle sortait le dogue, est toujours présent sur le logo mais de façon marginale.

Joueurs et personnalités du club

Présidents

Présidents du LOSC Lille Métropole[71]
Rang Nom Période
1 Louis Henno 1944-1959
2 Pierre Kles 1959-1962
3 Jean Denis 1962-1965
4 Robert Barbieux 1965-1970
5 Max Pommerolle 1970-1973
6 Paul-Mary Delannoy 1973-1977
7 Amyot - Deschodt 1977-1980
8 Jacques Dewailly 1980-1990
Rang Nom Période
9 Pierre Balay 1990-1991
10 Paul Besson 1991-1993
11 Marc Devaux 1993-1994
12 Bernard Lecomte 1994-2000
13 Luc Dayan 2000-2001
14 Francis Graille 2001-2002
15 Michel Seydoux depuis 2002

Le premier président du club est l'ancien Fivois Louis Henno. Connu pour son autorité et sa très forte emprise sur les entraîneurs, il est surnommé à ce titre Louis XIX[72]. Son mandat de quinze ans, à ce jour le plus long réalisé par les présidents qui se sont succédé au club, recouvre la période d'apogée du club. Après la démission de ce dernier en 1959, le LOSC voit les présidents se succéder à un rythme soutenu, faisant écho aux difficultés sportives et financières que le club traverse.

La stabilité est retrouvée dans les années 1980, quand le club prend la forme d'une société anonyme d'économie mixte sportive (SAEMS). Jacques Dewailly est le premier président nommé par la Mairie de Lille. Il restera à la tête du club pendant une décennie. Par la suite, la municipalité fera confiance à Bernard Lecomte, alors délégué général de la compagnie générale des eaux du Nord, pour éviter la relégation administrative par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) et établir un plan de redressement[27].

Médecin de formation[73], c'est avec le LOSC que Luc Dayan s'est lancé dans la restructuration des clubs en difficulté. Avec l'homme de médias Francis Graille, ancien responsable régional du groupe NRJ, il va remettre sur pied le club nordiste en le privatisant et en investissant davantage. Cette stratégie s'avère payante puisque le LOSC va passer en deux ans de la deuxième division à la Ligue des champions.

En 2002, Francis Graille cède sa place à Michel Seydoux. Producteur de cinéma, il est également administrateur de Gaumont et membre du conseil de surveillance de Pathé. Il découvre le monde du football en 2000 avec l'Olympique lyonnais où son frère Jérôme lui propose une place au conseil d'administration. Actionnaire minoritaire de la holding de Luc Dayan, il rachète successivement les parts de Graille et de Dayan de la holding SOCLE pour devenir actionnaire majoritaire de la SAEMS en 2004[37].

Entraîneurs

Rudi Garcia en conférence de presse
Rudi Garcia entraîne le LOSC depuis 2008.

Le britannique George Berry arrive en France en 1932 comme entraîneur-joueur du Sporting Club fivois[74]. Lors de la fusion avec l'Olympique lillois en 1944, Louis Henno fait de lui le premier entraîneur du Lille OSC[5]. André Cheuva le remplace en 1946. Vainqueur en douze saisons de quatre coupes de France (1947, 1948, 1953 et 1955) et d'un championnat en 1954, il est à la fois l'entraîneur le plus titré de l'histoire du LOSC et celui qui détient le record de longévité.

En décembre 1958, le président Henno charge Jacques Delepaut d'assurer l'intérim suite au limogeage d'André Cheuva. Delepaut est le premier des anciens joueurs du LOSC devenus entraîneur du club lillois. Suivront entre autres des joueurs emblématiques de la décennie en or comme Jean Baratte, Jules Bigot et Joseph Jadrejak, l'ancien gardien de but Charles Samoy dans les années 1960 ou plus récemment Rudi Garcia, nommé à la tête de l'équipe première en 2008 : milieu offensif sous le maillot lillois entre 1982 et 1986[75], il s'est reconverti en tant qu'entraîneur au milieu des années 1990 et a officié entre autres au Dijon FCO et au Mans UC avant de signer à Lille. Il remporte ses deux premiers titres majeurs en réalisant le doublé championnat-coupe de France en 2011.

Parmi les autres entraîneurs notables du club, on peut retenir José Arribas, Georges Heylens, Claude Puel ou encore Vahid Halilhodžić. Le premier est le technicien qui a posé les bases du jeu à la nantaise avec le FC Nantes, jeu porté sur l'état d'esprit collectif et offensif. Il réussit à appliquer ses méthodes lors de son passage dans le Nord avec plus ou moins de succès. Champion de deuxième division en 1978 puis sixième de Division 1 l'année suivante, il ne parvient à faire mieux que la treizième place lors des trois saisons suivantes. Le jeu du bosnien Halilhodžić est diamétralement opposé à celui d'Arribas. Porté sur le travail défensif, le « coach Vahid » réussit à faire remonter le club en 2000 et à le qualifier en Ligue des Champions la saison suivante. Dans la continuité du travail de Halilhodžić, Puel remporte avec le LOSC la coupe Intertoto en 2004 et parvient à le qualifier pour la Ligue des Champions à deux reprises, en 2005 et 2006. Quant à Georges Heylens, entraîneur belge du club entre 1984 et 1989, il a ouvert les portes du LOSC aux Belges, que ce soient les joueurs, comme les internationaux Erwin Vandenbergh ou Philippe Desmet, ou les supporters qui passaient en nombre la frontière pour assister aux matchs au stade Grimonprez-Jooris[76].

Entraîneurs du LOSC Lille Métropole[77],[78]
Rang Nom Période
1 Drapeau : Angleterre George Berry 1944-1946
2 Drapeau : France André Cheuva 1946-1958
3 Drapeau : France Jacques Delepaut (intérim) déc. 1958-1959
4 Drapeau : France Jules Vandooren 1959-1961
5 Drapeau : France Jean Baratte 1961-1962
6 Drapeau : France Guy Poitevin 1962-1963
7 Drapeau : France Jules Bigot 1963-1966
8 Drapeau : France Jean Van Gool (intérim) 1966
9 Drapeau : France Daniel Langrand 1966-1969
10 Drapeau : France Joseph Jadrejak 1969-1970
11 Drapeau : France René Gardien 1970-1973
Rang Nom Période
12 Drapeau : France Georges Peyroche 1973-nov. 1976
13 Drapeau : France Charles Samoy (intérim) nov. 1976-1977
14 Drapeau : France José Arribas 1977-1982
15 Drapeau : France Arnaud Dos Santos 1982-1984
16 Drapeau : Belgique Georges Heylens 1984-1989
17 Drapeau : France Jacques Santini 1989-1992
18 Drapeau : France Bruno Metsu 1992-fév. 1993
19 Drapeau : Pologne Henryk Kasperczak fév. 1993-juin 1993
20 Drapeau : France Pierre Mankowski 1993-1994
21 Drapeau : France Jean Fernandez 1994-août 1995
22 Drapeau : France Jean-Michel Cavalli août 1995-mars 1997
Rang Nom Période
23 Drapeau : France Gauthier - Samoy (intérim) mars 1997-mai 1997
24 Drapeau : France Thierry Froger 1997-sept. 1998
25 Drapeau : Bosnie-Herzégovine Vahid Halilhodžić sept. 1998-déc. 2001
26 Drapeau : France Bruno Baronchelli (intérim) déc. 2001-jan. 2002
27 Drapeau : Bosnie-Herzégovine Vahid Halilhodžić jan. 2002-juin 2002
28 Drapeau : France Claude Puel 2002-2008
29 Drapeau : France Rudi Garcia depuis 2008
Voir aussi la Catégorie:Entraîneur du LOSC Lille Métropole.

Joueurs emblématiques

Depuis sa création en 1944, plusieurs grands joueurs passés par le centre du formation du club ou recrutés dans le monde entier ont marqué l'histoire du LOSC Lille Métropole. Certains d'entre eux ont eu l'honneur d'être appelés en sélection nationale.

Plusieurs grands noms reviennent régulièrement quand on évoque l'âge d'or des années 1940 et 1950. Pour la plupart d'entre eux, ces joueurs issus du Nord-Pas-de-Calais ou de la Belgique venaient de l'Olympique lillois ou du SC Fives. Marceau Somerlinck, né à Lille-Moulins et passé par le club fivois, est toujours le joueur le plus capé du LOSC avec 355 matchs disputés entre 1945 et 1957[79]. En participant aux cinq victoires en coupe de France entre 1946 et 1955, il devient le premier quintuple vainqueur du trophée[Note 6]. Le lambersartois Jean Baratte, joueur lillois entre 1945 et 1953 puis lors de la saison 1956-1957, obtient à deux reprises le titre de meilleur buteur du championnat et reste actuellement le meilleur buteur du club avec 170 réalisations au compteur, dont 167 en première division[80].

Jules Bigot, meilleur buteur de l'OL avec 61 buts, a été joueur du LOSC entre 1944 et 1950. Il reviendra au club en tant qu'entraîneur. Joseph Jadrejak (1944-1950) est passé par Fives et même par l'équipe fédérale Lille-Flandres. Jean Lechantre (1944-1952) a été un des grands artisans de la victoire en finale de coupe de France 1946 ; ses centres ont amené trois buts[81] marqués par Tempowski (1944-1951), Vandooren (1944-1949) et Bihel (1944-1946), meilleur buteur de D1 lors de cette saison 1945-1946. Ces derniers ont été sous le capitanat de François Bourbotte (1944-1947). Associé en défense avec Roger Carré (1944-1950), il parvient à décrocher une coupe après deux finales perdues en 1941 avec Fives et 1945[82]. Jean-Marie Prévost (1945-1952) a connu le même sort. Finaliste de la coupe de France avec l'OL en 1939, il a fait aussi partie de cette génération tout comme Albert Dubreucq (1945-1953).

D'autres joueurs attirés par l'enjeu sportif qu'offrait le club viendront garnir l'effectif dont André Strappe, capitaine du LOSC entre 1948 et 1958, et le duo Yvon Douis (1953-1959) et Jean Vincent (1950-1956). Cor van der Hart, 44 fois international et taulier de la défense entre 1950 et 1954, a été un pionnier du professionnalisme aux Pays-Bas. Reconnu comme un des premiers joueurs néerlandais à jouer sous un statut professionnel[83], il va participer à la première saison d'Eredivisie.

Joueurs les plus capés
Joueurs Matchs (dont L1)
Marceau Somerlinck 355 320
André Strappe 310 275
Grégory Tafforeau 287 227
Jean Baratte 281 268
Djezon Boutoille 274 143
Meilleurs buteurs
Joueurs Buts (dont L1)
Jean Baratte 170 167
André Strappe 117 99
Pierre Pleimelding 77 52
Gérard Bourbotte 69 38
Jean Lechantre 66 66
Mis à jour après la saison 2010-2011

Instable dans les années 1960, le club se stabilise dans l'élite par la suite jusqu'au milieu des années 1990 grâce à l'arrivée des joueurs clés. Du côté des gardiens, Charles Samoy (1963-1974), Jean-Pierre Mottet (1978-1986) et Bernard Lama (1981-1989) sont les premiers à être cités. Alors que Samoy a été titulaire dès son arrivée au club avant de s'éclipser, Lama a connu la trajectoire inverse ; après plusieurs prêts, il décroche sa place de titulaire[84]. Mottet était de l'effectif qui a atteint deux demi-finales de coupe de France en 1983 et 1985.

À propos des joueurs de champ, on peut mentionner Gérard Bourbotte, un des premiers joueurs issus de la formation. Au club entre 1952 et 1957, il revient entre 1963 et 1968 et contribue à la promotion en 1964. On peut aussi retenir les défenseurs Pierre Dréossi (1976-1978 puis 1979-1983) et Ignacio Prieto (1971-1976) ainsi que les attaquants Stanislav Karasi (1974-1977) et Pierre Pleimelding (1977-1981), meilleur buteur du club en 1979 et 1980[85],[86]. Dans les années 1980, Eric Péan (1979-1987), Philippe Perilleux (1984-1991) ou Noureddine Kourichi (1982-1986), international algérien troisième de la CAN 1984 et participant à la Coupe du Monde 1986, se sont illustrés à Lille. C'est après cette Coupe du Monde que Philippe Desmet, quatrième de la compétition avec la Belgique, rejoint le club sous l'impulsion de Heylens. Il y reste trois saisons entre 1986 et 1989 et sera élu joueur des années 1980 par les supporters du LOSC[87]. Jocelyn Angloma (1987-1990), international espoirs sous le maillot lillois, et le buteur ghanéen Abedi Pelé (1988-1990), auteur de 21 buts en 52 rencontres, sont recrutés par Marseille avec lequel ils gagneront la Ligue des champions 1993.

L'équipe encadrée par Jacques Santini qui termine sixième de D1 en 1991 a pour capitaine Alain Fiard (1987-1993) et compte dans ses rangs Éric Assadourian (1990-1995), le gardien Jean-Claude Nadon (1989-1996) ainsi que les danois Jacob Friis Hansen (1989-1995) et Per Frandsen (1990-1994). Après le départ de Santini en 1992, Antoine Sibierski (1992-1996), formé au club, et Kennet Andersson (1993-1994), demi-finaliste de la Coupe du Monde 1994 avec la Suède, ont eu un passage remarquable dans le club.

Après le purgatoire des années 1990, Vahid Halilhodžić remet sur pied le LOSC en se basant sur un socle solide de joueurs dont Laurent Peyrelade (1997-2001), auteur de 38 buts et 20 passes décisives, l'attaquant Djezon Boutoille (1993-2004), Pascal Cygan (1995-2002), vainqueur de l'Étoile d'or France Football en 2001, Patrick Collot (1995-2002) ou Grégory Wimbée (1998-2004), gardien capé à 214 reprises.

À l'heure des premières aventures européennes au début des années 2000, Lille a su renforcer son effectif grâce à un recrutement malin et à quelques talents formés par le club. Salaheddine Bassir (2001-2002), transfuge de La Corogne, et Johnny Ecker (1999-2002), recruté à Nîmes, sont les buteurs lillois lors du premier match du LOSC sous l'égide de l'UEFA[32]. Parmi leurs coéquipiers lors de cette rencontre, Christophe Landrin (1996-2005) et les frères Cheyrou sont issus de la formation du club. Bruno Cheyrou (1998-2002) est le meilleur buteur du club en Ligue des Champions avec trois réalisations, record égalé par Nicolas Fauvergue (2003-2009), tandis que son frère cadet Benoît (1999-2004) devient capitaine pour ses deux dernières saisons au club. Fernando D'Amico (1999-2003), Dagui Bakari (1999-2002) et surtout Grégory Tafforeau (2001-2009), capitaine entre 2006 et 2008 et joueur le plus capé du club dans les compétitions de l'UEFA avec 42 matchs[67], ont été aussi de la première participation du club à la Ligue des Champions.

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L'équipe type du doublé en 2011.

Puel a fait venir des joueurs qui se sont révélés aux yeux du public lors des participations aux coupes d'Europe comme le trident offensif formé par Peter Odemwingie (2004-2007), Mathieu Bodmer (2003-2007) et Kader Keita (2005-2007). Devant le gardien Tony Sylva (2004-2008), se sont côtoyés en défense Eric Abidal (2002-2004), arrivé de Monaco, le grec Efstáthios Tavlarídis (2004-2007), Matthieu Chalmé (2002-2007), Nicolas Plestan (2003-2010) ainsi que Jean II Makoun (2001-2008), appelé en sélection du Cameroun. En plus du recrutement, Puel s'appuie sur des joueurs formés par le club tels Matt Moussilou (2001-2006), meilleur buteur du club dans les compétitions de l'UEFA avec 9 réalisations[67], Matthieu Delpierre (1999-2004) qui a intègré le centre de formation du LOSC en 1996 ou encore Stéphane Dumont (2003-2011). L'éclosion du brésilien Michel Bastos (2006-2009), meilleur passeur du championnat 2008-2009 et nommé dans l'équipe-type de la même saison, assure la transition entre l'ère Puel et l'encadrement de l'équipe par Garcia.

Rudi Garcia a permis l'éclosion de joueurs de talents également, tels que Eden Hazard (2007-...), meilleur espoir de Ligue 1 en 2009 et 2010 puis élu meilleur joueur du championnat en 2011, ou Gervinho (2009-2011) meilleur buteur du LOSC lors de la saison 2009-2010 et meilleur passeur en 2010-2011. C'est aussi sous son ère que des joueurs lillois, Adil Rami (2006-2011) et Yohan Cabaye (2004-2011) ont fêté leur première sélection en Équipe de France. En 2011, le meilleur buteur de Ligue 1 Moussa Sow (2010-...) est également l'un des artisans de la réussite lilloise avec ses 25 réalisations en Ligue 1 alors qu'il arrivait du Stade rennais libre de contrat. Les autres joueurs de l'effectif 2010-2011, auteurs du doublé Coupe de France-Championnat, sont entrés dans l'histoire du club de part leurs performances.

Voir la catégorie : Joueur du LOSC Lille Métropole.

Internationaux français

Les premiers joueurs lillois à être appelés en équipe de France sont Jules Bigot et Jean Baratte. Trois mois seulement après la création du LOSC, les deux attaquants sont titulaires lors de la victoire française 3-1 contre la Belgique le 24 décembre 1944[88]. Baratte dispute 32 matchs avec les Bleus, dont 12 en tant que capitaine. Il est à ce jour le joueur lillois sélectionné le plus grand nombre de fois en équipe de France. D'autres vainqueurs de la coupe de France ou champions de France avec Lille auront le même honneur dans les années 1950.

Parmi les joueurs du LOSC sélectionnés en équipe de France, seuls cinq ont joué une coupe du monde durant leur passage par le club lillois. Quelques jours après le titre de champion de France en 1954, Bieganski, Ruminski, Strappe et Vincent font partie de la sélection lors de la coupe du monde 1954[89]. L'équipe de France termine troisième de son groupe et s'arrête au premier tour de la compétition. Le cinquième joueur est Yvon Douis. Participant à la coupe du monde 1958, il inscrit un but contre l'équipe de RFA dans son seul match de la compétition[89]. À ce jour, aucun joueur lillois n'a participé à un championnat d'Europe en tant qu'international français en équipe A. Cependant, la sélection française vainqueur de l'Euro Espoirs 1988 contre la Grèce comptait parmi ses rangs trois joueurs du club : les défenseurs Jocelyn Angloma et Jean-Luc Buisine ainsi que le milieu de terrain Christophe Galtier. Aussi, Benoît Cheyrou et Mathieu Maton ont remporté l'édition 2000 de l'Euro des moins de 19 ans. Ils seront imités cinq ans plus tard par Yohan Cabaye qui remporte l'édition 2005.

Cabaye justement, mais aussi Adil Rami, sont appelés par Laurent Blanc dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2012 ou de rencontres amicales. Mathieu Debuchy est également convoqué par Blanc et joue son premier match en octobre 2011 contre l'Albanie.

Le tableau suivant donne la liste actualisée au 15 novembre 2011 des joueurs du LOSC en équipe de France, le nombre de sélections et la période correspondante, ainsi que le nombre total de sélections durant la carrière du joueur.

Joueurs du LOSC Lille Métropole en équipe de France[23]
Joueur Sélections Période Sél. (total)
Jules Bigot 2 1944-1945 6
Jean Baratte 32 1944-1952 32
Julien Darui 2 1945 25
René Bihel 5 1945-1946 6
Bolek Tempowski 1 1947 1
Joseph Jadrejak 3 1947 3
Roger Carré 2 1947-1949 2
Jean Lechantre 3 1947-1949 3
André Strappe 23 1949-1954 23
Albert Dubreucq 1 1952 1
César Ruminski 7 1952-1954 7
Jean Vincent 12 1953-1956 46
Antoine Pazur 1 1953 1
Joueur Sélections Période Sél. (total)
Robert Lemaître 2 1953 2
Guillaume Bieganski 4 1953-1955 9
Yvon Douis 8 1957-1958 58
Marcel Adamczyk 1 1963 1
André Guy 1 1967 8
Christian Coste 5 1974-1975 5
Patrick Parizon 3 1975 3
Pierre Pleimelding 1 1978 1
Philippe Bergeroo 2 1979-1980 3
Adil Rami 11 2010-2011 16
Yohan Cabaye 4 2010-2011 9
Mathieu Debuchy 2 2011 2
Total 138 1944-2011 273
Les joueurs inscrits en gras sont les joueurs faisant partie de l'effectif du club
tandis que les joueurs en italiques sont toujours en activité internationale.

Effectif professionnel actuel

Le tableau suivant liste l'effectif professionnel du LOSC Lille Métropole pour la saison 2011-2012.

Effectif de la saison 2011-2012 au 1er septembre 2011[90]
Joueurs Encadrement technique
P. Nat.[Note 7] Nom Date de naissance Sélection[Note 8] Club précédent
1 G Équipe de France de football Landreau, MickaëlMickaël Landreau &0000000000011844.00000011 844 14 juin 1979 (32 ans) France Paris SG
16 G Équipe du Nigeria de football Enyeama, VincentVincent Enyeama &0000000000010672.00000010 672 29 août 1982 (29 ans) Nigeria Hapoël Tel-Aviv
30 G Équipe du Congo de football Mouko, BarelBarel Mouko &0000000000011914.00000011 914 5 avril 1979 (32 ans) Congo FC Gueugnon
40 G Équipe de France de football Oukidja, AlexandreAlexandre Oukidja &0000000000008521.0000008 521 19 juillet 1988 (23 ans)
0 Formé au club
2 D Équipe de France de football Debuchy, MathieuMathieu Debuchy &0000000000009608.0000009 608 28 juillet 1985 (26 ans) France 0 Formé au club
3 D Équipe de France de football Digne, LucasLucas Digne &0000000000006692.0000006 692 22 juillet 1993 (18 ans)
0 Formé au club
6 D Équipe du Sénégal de football Souaré, PapePape Souaré &0000000000007834.0000007 834 6 juin 1990 (21 ans)
Institut Diambars
13 D Équipe du Mali de football Soumaoro, AdamaAdama Soumaoro &0000000000007091.0000007 091 18 juin 1992 (19 ans)
0 Formé au club
14 D Équipe de République tchèque de football Rozehnal, DavidDavid Rozehnal &0000000000011457.00000011 457 5 juillet 1980 (31 ans) Rép. tchèque Hambourg SV
18 D Équipe de France de football Béria, FranckFranck Béria &0000000000010405.00000010 405 23 mai 1983 (28 ans)
FC Metz
21 D Équipe de France de football Bonnart, LaurentLaurent Bonnart &0000000000011650.00000011 650 25 décembre 1979 (31 ans)
AS Monaco
22 D Équipe du Cameroun de football Chedjou, AurélienAurélien Chedjou &0000000000009646.0000009 646 20 juin 1985 (26 ans) Cameroun FC Rouen
25 D Équipe du Monténégro de football Baša, MarkoMarko Baša &0000000000010550.00000010 550 29 décembre 1982 (28 ans) Monténégro Lokomotiv Moscou
4 M Équipe de France de football Balmont, FlorentFlorent Balmont &0000000000011611.00000011 611 2 février 1980 (31 ans)
OGC Nice
5 M Équipe du Sénégal de football Gueye, IdrissaIdrissa Gueye &0000000000008087.0000008 087 26 septembre 1989 (22 ans)
Institut Diambars
7 M Équipe de France de football Payet, DimitriDimitri Payet &0000000000008999.0000008 999 29 mars 1987 (24 ans) France AS Saint-Étienne
10 M Équipe de Belgique de football Hazard, EdenEden Hazard &0000000000007619.0000007 619 7 janvier 1991 (20 ans) Belgique AFC Tubize
11 M Équipe de Pologne de football Obraniak, LudovicLudovic Obraniak &0000000000009868.0000009 868 10 novembre 1984 (27 ans) Pologne FC Metz
17 M Équipe de France de football Pedretti, BenoitBenoit Pedretti &0000000000011327.00000011 327 12 novembre 1980 (31 ans) France AJ Auxerre
24 M Équipe de France de football Mavuba, RioRio Mavuba lettre C &0000000000010115.00000010 115 8 mars 1984 (27 ans) France Villarreal CF
26 M Équipe d'Angleterre de football flèche vers la droite Cole, JoeJoe Cole &0000000000010966.00000010 966 8 novembre 1981 (30 ans) Angleterre Liverpool FC
8 A Équipe du Sénégal de football Sow, MoussaMoussa Sow &0000000000009433.0000009 433 19 janvier 1986 (25 ans) Sénégal Stade rennais
9 A Équipe du Brésil de football de Melo, TúlioTúlio de Melo &0000000000009786.0000009 786 31 janvier 1985 (26 ans)
US Palerme
12 A Équipe du Sénégal de football Wade, OmarOmar Wade &0000000000007856.0000007 856 15 mai 1990 (21 ans)
Institut Diambars
19 A Équipe de Belgique de football Bruno, GianniGianni Bruno &0000000000007395.0000007 395 19 août 1991 (20 ans)
0 Formé au club
20 A Équipe de France de football Rodelin, RonnyRonny Rodelin &0000000000008034.0000008 034 18 novembre 1989 (21 ans)
FC Nantes
27 A Équipe de Pologne de football Jeleń, IreneuszIreneusz Jeleń &0000000000011179.00000011 179 9 avril 1981 (30 ans) Pologne AJ Auxerre
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau de France Grégory Dupont
Entraîneur(s) des gardiens



Légende


Consultez la documentation du modèle


Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt
D Drapeau : France Jerry Vandam 8 décembre 1988 (1988-12-08) (22 ans) SM Caen
M Drapeau : France Arnaud Souquet 12 février 1992 (1992-02-12) (19 ans) Paris FC

Structures du club

Infrastructures

Stades

Le LOSC évolue dès sa création en alternance[3],[91] dans le stade Virnot du SC Fives, qui sera renommé stade Jules-Lemaire en hommage à un dirigeant du club, et dans le stade Victor-Boucquey, stade inauguré en octobre 1902 qui a accueilli les rencontres de football et de hockey sur gazon de l'Olympique lillois ainsi qu'un match de la coupe du monde de football de 1938[92]. Le stade Victor-Boucquey sera renommé en août 1943 en stade Henri-Jooris, du nom d'Henri Jooris, président de l'Olympique lillois entre 1910 et 1932 et décédé en 1940[92].

Début 1946, le toit en tôle d'une tribune du stade Victor-Boucquey s'effondre sans blessé grave lors d'un derby contre Lens. Le LOSC évolue donc qu'au stade Jules-Lemaire pendant le reste de la saison en attendant la rénovation et l'agrandissement du stade. En 1949, le LOSC cesse d'utiliser le stade Jules-Lemaire, qui sera finalement démoli en 1959[93], pour évoluer uniquement qu'à Henri-Jooris[94]. Mais devenu vétuste et gênant l'élargissement du canal de la Deûle, le déménagement du club s'impose en 1975.

Située au cœur de la citadelle Vauban, non loin de l'emplacement de l'ancien stade Henri-Jooris, une nouvelle enceinte est bâtie dans l'urgence en un peu plus d'une année. Le stade Henri-Jooris est détruit en 1975 et le club déménage au stade Grimonprez-Jooris[95]. Il est inauguré le 28 octobre 1975 par une rencontre amicale entre le LOSC et le Feyenoord Rotterdam soldée par un match nul[21]. À l'origine, le stade pouvait contenir 25 340 spectateurs sur quatre tribunes, dont trois étaient couvertes. L'évolution des normes de sécurité oblige le stade a connaître de nombreuses réfections, de sorte que sa capacité est progressivement réduite à 17 000 places. Mais pour la remontée du club en 2000, une tribune haute non couverte est construite au-dessus de la tribune « seconde » et porte la capacité du stade à 21 128 places.

En 1999, lorsque la mairie de Lille décide de privatiser le club, l'accord avec le futur repreneur inclut l'agrandissement du stade et la mise aux dernières normes. Le projet Grimonprez-Jooris II, qui doit amener le stade à accueillir jusqu'à 35 000 spectateurs dès 2003, prend du retard et voit son permis de construire contesté devant la justice administrative par des associations de riverains, en particulier à cause de sa proximité avec la citadelle, classée monument historique depuis 1934[96]. Pensant revenir dans un stade rénové dès la saison suivante, le club lillois quitte le stade Grimonprez-Jooris sur un dernier succès contre le SC Bastia[97] et s'installe pour la saison 2004-2005 au Stadium Lille Métropole de Villeneuve-d'Ascq, plus couramment appelé Stadium Nord (appellation officielle du stade jusqu'en 2006) ou Stadium. Ironie du sort, cette enceinte inaugurée en 1976 était destinée initialement à accueillir les matchs à domicile du club[98],[99].

L'annulation du permis de construire de Grimonprez-Jooris II par la cour administrative d'appel de Douai le 7 juillet 2005, confirmée par le Conseil d’État le 28 décembre 2005[100], vient compromettre la rénovation du stade. Devenant trop vétuste, l'enceinte ne répond plus aux normes requises de la Ligue de football professionnel pour la Ligue 1 et le club lillois doit rester au Stadium Nord. La démolition de Grimonprez-Jooris, devenu inutile, s'est déroulée de début 2010[101] à avril 2011[102],[103].

La communauté urbaine de Lille décide par conséquent de lancer la construction d'un nouveau stade sur la zone de la Borne de l'Espoir, localisée dans un quartier de Villeneuve-d'Ascq. Le grand stade Lille Métropole, dont l'appellation sera l’objet d’une procédure de naming, doit bénéficier d'une capacité de 50 186 places et sera équipé d'un toit ouvrant ainsi que d'une pelouse rétractable prévue pour l'organisation de spectacles. Destiné à accueillir aussi des rencontres de l'Euro 2016, ce stade devrait faire partie des stades de la catégorie 4 selon la classification de l'UEFA. En attendant la livraison du stade prévue en 2012, le club est forcé d'évoluer toujours au Stadium Nord.

Si Lille a pu disputer ses matchs de Ligue Europa, de coupe Intertoto et de tours préliminaires de Ligue des champions à Grimonprez-Jooris puis au Stadium Nord, les manquements aux normes de l'UEFA pour l'accueil de matchs de poules de la C1 ont forcé le club à plusieurs délocalisations. Ainsi le LOSC a participé à la phase de groupes des Ligues des champions 2001-2002 et 2006-2007 au stade Félix-Bollaert de Lens[104], enceinte où joue habituellement le rival lensois, et a évolué pour la saison 2005-2006 au Stade de France de Saint-Denis, stade de la catégorie « élite » selon les critères de l'UEFA. C'est dans cette enceinte proche de Paris que le club lillois établit deux records d'affluences : celui de l'affluence pour un match de coupe d'Europe en France, lors de la réception en Ligue de champions du Benfica Lisbonne le 22 novembre 2005[105],[106], et celui de l'affluence pour un match de championnat de France. Le sommet face à l'Olympique lyonnais le 7 mars 2009, pour la 27e journée de la Ligue 1 2008-2009, se joue devant 78 056 spectateurs[107]. Un tragique accident ayant eu lieu près du stade met fin à la délocalisation des rencontres au Stade de France[Note 9],[108]. Qualifié pour la Ligue des champions 2011-2012, le club a obtenu une dérogation auprès de l'UEFA afin de jouer la compétition au Stadium Nord[109]. Le LOSC met donc fin à la série de délocalisations pour participer à cette compétition européenne réellement à domicile.

Centres d'entraînement et de formation

Article détaillé : Domaine de Luchin.
Eden Hazard de face, portant le maillot de la sélection belge
L'international belge Eden Hazard a été formé dans le domaine de Luchin.

À partir du déménagement dans le stade Grimonprez-Jooris, le LOSC s'entraîne en majorité dans le stade Adolphe-Max, basé lui aussi non loin de la citadelle. Mais l'obsolescence du terrain conduit à l'aménagement des pelouses d'entraînement du Grand-Carré situées dans le parc Vauban, tout près du stade[110]. Quant au centre de formation, il est éclaté entre Villeneuve-d’Ascq pour les matchs, Wattignies pour l’hébergement et Lambersart pour la scolarité[111]. Toutes ces installations restent limitées et bien en deçà des ambitions du club. Le LOSC, par la voix de son président Michel Seydoux, envisage dès lors la construction d’un nouveau centre d’entraînement et de formation qui regrouperait aussi les pôles administratifs et médiatiques du club afin d'offrir un meilleur cadre de travail aux joueurs professionnels.

Le domaine de Luchin de Camphin-en-Pévèle, malgré l'état désastreux des bâtiments, abîmés par la tempête de 1999 et un incendie en 2003[112], est remarqué par le LOSC au début des années 2000. L'accessibilité, l'espace foncier important (43 hectares) et le prix abordable incitent le club à racheter pour 600 000 euros le domaine en ruine et à débuter les travaux de remise en état du domaine en avril 2004[113]. Toutes les forces vives du club rejoignent le domaine au fil du temps et de l'avancement des travaux : l’équipe professionnelle arrive la première en juin 2004 puis les services administratifs début 2005 et enfin le centre de formation en août 2007. L'inauguration du domaine se fait en grande pompe le 13 septembre 2007 en présence de personnalités du monde politique ou du monde sportif et d'anciens pensionnaires du club[114],[115].

Dans le domaine, l'équipe première dispose d'un bâtiment exclusif de 700 mètres carrés ainsi que de plusieurs terrains qui lui sont réservés, dont un terrain d’honneur pour la tenue de matchs amicaux. Le centre de formation, beaucoup plus vaste que le bâtiments de joueurs professionnels, accueille sur 3000 mètres carrés les stagiaires. Ces derniers disposent de classes équipées et d'espaces d'études pour le côté scolaire et de plusieurs terrains et pistes d’athlétisme pour le côté sportif[116].

Certains jeunes issus de ce centre de formation ont été lancés et sont mêmes devenus internationaux comme le français Yohan Cabaye, le franco-congolais Matt Moussilou ou le belge Eden Hazard. De ce fait, la direction technique nationale a classé le domaine de Luchin dans la catégorie 1 pour ses infrastructures[117] et dans la classe A pour ses résultats[118], les meilleures classements possibles pour les centres de formations[119].

Aspects juridiques, économiques et financiers

Statut juridique et légal

L'équipe professionnelle est gérée par la société anonyme sportive professionnelle (SASP) LOSC Lille Métropole au capital de 6 969 085 euros[25]. La SASP est liée par le biais d'une convention à l'association loi de 1901 LOSC Lille Métropole Association, structure titulaire du numéro d'affiliation de la FFF qui regroupe le centre de formation et les équipes amateurs du club. Cette association a signé des conventions de partenariat avec une trentaine de clubs amateurs de la région comme l'ACS Comines[120], l’US Wattrelos, le Tourcoing FC, le RC Bergues ou encore le Roubaix Sports et Culture[121]. En novembre 2011, le LOSC officialise un partenariat avec le Royal Mouscron-Peruwelz, dont l'idée avait été lancé en 2006[122], et entre dans le capital du club belge en tant qu'actionnaire minoritaire[123].

La SASP LOSC Lille Métropole est détenue à 96 % par la société anonyme holding SOCLE depuis la privatisation effectuée en 1999-2000. Le désengagement progressif de Francis Graille du LOSC amorcé en février 2002 permet à Michel Seydoux d'accéder à la présidence de la SASP en avril 2002 puis à la présidence et direction générale en juin 2009[124]. Seydoux était alors actionnaire minoritaire de la holding ID+, société de Luc Dayan qui détenait une partie du capital de SOCLE[125]. En 2004, Luc Dayan, ancien président de la SASP mais toujours actionnaire de SOCLE, transmet ses parts sociales à Seydoux et Isidore Partouche. Ainsi, Dayan quitte le capital de la société et n'est plus actionnaire. Seydoux avec 55 % des parts sociales de la SASP devient actionnaire majoritaire[20], devant le groupe Partouche détenant 40 % du capital social ainsi que les deux autres actionnaires Philippe Amzalak et Julien Seydoux[126]. Quant à l'association, elle est dirigée depuis 2002 par Patrick Robert[127]. Directeur général adjoint de la SASP depuis 2009 et directeur général de l'association, Frédéric Paquet est le lien entre les deux entités[128].

Organigramme

Lors de l'été 2009, Rudi Garcia a été démis de ses fonctions sans aucune raison officielle, même si une mauvaise entente avec Xavier Thuilot, directeur général du club depuis 2006, est avancée par les médias[129]. Quelques jours plus tard, Thuilot décide de se séparer de Pascal Plancque, adjoint responsable de l'équipe réserve et joueur du LOSC dans les années 1980, et de Vincent Espié, préparateur physique[130]. Cependant, ces décisions sont prises sans l'accord avec le conseil d'administration. Les administrateurs décident alors de ne pas conserver Thuilot et de nommer Michel Seydoux directeur général de la SASP en plus de ses fonctions de président. Le 17 juin, Seydoux devient le président-directeur général (PDG) du LOSC. Après tous ces retournements de situation, il décide de conserver Rudi Garcia et l'organigramme de la SASP s'établit comme suit[124] :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Président-Directeur Général
Michel Seydoux
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dir. gén. adjoint
Frédéric Paquet
 
 
 
 
 
 
 
 
Dir. gén. adjoint
Didier de Climmer
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dir. juridique et admin.
Julien Mordacg
Dir. sportif
Frédéric Paquet
Dir. financier
Reynald Berghe
Dir. communication
Aurélien Delespierre
Dir. des opérations
Didier de Climmer
Dir. commercial et marketing
Guillaume Gallo
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Entraîneur de l'équipe pro.
Rudi Garcia
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Éléments comptables

Budget

Le budget prévisionnel du Lille OSC pour la saison 2011-2012 est de 80 millions d'euros, ce qui correspond au quatrième plus gros budget de Ligue 1, devant celui des Girondins de Bordeaux estimé à 70 M€ et loin derrière de ceux de l'Olympique lyonnais, de l'Olympique de Marseille et du Paris Saint-Germain situés entre 140 et 150 M€[131]. Grâce aux bons résultats sportifs de l'équipe première et aux divers partenariats conclus avec notamment des entreprises de la région (Transpole, Dalkia) et de grands groupes (GDF Suez, Partouche)[132], le budget prévisionnel du club a connu plusieurs hausses au fil des saisons en Ligue 1 et des participations régulières aux coupes d'Europe avant de se maintenir aux alentours de 50-55 M€. Le Grand Stade Lille Métropole approchant à grand pas, Michel Seydoux décide de revoir le budget du club à la hausse.

Budget prévisionnel du LOSC Lille Métropole

Saison 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012
Budget 17 M€[133] 22M€ 20 M€ 32 M€ 36 M€ 45 M€[134] 50 M€ 55 M€[135] 55 M€[136] 80 M€
Légende : M€ = millions d'euros.
Résultat
Michel Bastos pendant un match de Lyon, concentré sur le ballon
Le transfert de Michel Bastos à Lyon durant l'été 2009 a rapporté 18 M€.

Le tableau suivant présente un extrait du compte de résultat du LOSC, SASP et association réunies, depuis la saison 2002-2003. Preuve de la régularité sportive au haut niveau, les droits télévisuels versés au club ont été quadruplés, passant d'environ 10 M€ à près de 40 M€ lors de la saison 2009-2010. Les saisons où le club a participé à la Ligue des Champions lui ont été bénéfiques car les droits télévisuels supplémentaires qu'apportent cette compétition ont permis de dégager un résultat net positif (6,9 M€ en 2005-2006 et 5,1 M€ en 2006-2007) et, grâce au bénéfice réalisé, d'investir dans le domaine de Luchin dont 10 M€ en 2007. Ce dernier a des coûts de fonctionnement importants ; chaque saison, le LOSC débourse 6 M€ pour assurer le seul fonctionnement du centre de formation[111].

Ces coûts ajoutés à la forte augmentation de la masse salariale entraîne une hausse importante des charges qui ne peut être compensée pour le moment que par une participation à la Ligue des Champions, car les primes versées par l'UEFA lors d'une participation en Ligue Europa ne permettent pas de générer un tel bénéfice ; le LOSC, ayant touché 3 M€ de ces primes lors de la saison 2009-2010[137], a obtenu un résultat net négatif de 1 M€. Les infrastructures actuelles ne permettent pas non plus d'obtenir un gain en fin d'exercice. Le manque à gagner au niveau de la billeterie entre le Stadium Nord de 18 000 places et le stade Grimonprez-Jooris II qui devait en contenir 35 000 est estimé à 20 M€ par saison[138]. Ainsi pour atteindre l'équilibre financier en attendant la construction du Grand stade Lille Métropole, le LOSC a procédé à la vente de ses meilleurs éléments, notamment vers l'Olympique lyonnais, comme les départs de Michel Bastos vendu pour la somme de 18 M€, Jean II Makoun pour 14 M€ et Kader Keita pour 16,8 M€ ces trois partis rejoindre le club rhodanien[139].

La communauté urbaine de Lille reste malgré la privatisation du club un partenaire institutionnel du LOSC. Elle continue de verser un soutien communautaire qui s'élève pour la saison 2010-2011 à 0,63 M€[20]. Quant au conseil régional, son aide pour la saison 2009-2010 a été de 0,51 M€[140]. En échange, le logo régional du Nord-Pas-de-Calais est apposé sur le maillot et le conseil bénéficie d'une exposition particulière lors des rencontres contre les clubs de la région[141].

Extrait du compte de résultat du LOSC Lille Métropole en millions d'euros

Saison Championnat Produits[Note 10] Charges[Note 11] Rés. expl.
[Note 12]
Mutation
[Note 13]
Rés. net
[Note 14]
Matchs Spons. Subv. TV Merch. Total Rémun. Total
2002-2003[142] Ligue 1 3,3 4,5 1,9 9,7 nc 20,5 12,6 27,7 -7,2 8,1 0,5
2003-2004[143] Ligue 1 3,2 3,7 1,8 10,1 nc 20,2 11,5 25,9 -5,7 2,3 -2,7
2004-2005[144] Ligue 1 3,0 4,0 0,6 20,5 nc 35,7 14,8 38,8 -3,1 0 -2,0
2005-2006[145] Ligue 1 3,3 5,5 1,1 48,2 0,4 68,1 25,7 60,1 8 0,5 6,9
2006-2007[146] Ligue 1 3,3 6,9 0,5 43,5 0,3 64,4 28,7 64,5 -0,1 6,3 5,1
2007-2008[147] Ligue 1 4,6 6,4 1,0 25,8 0,2 40,2 28,0 64,9 -24,7 31,9 6,6
2008-2009[148] Ligue 1 4,8 7,1 nc 32,8 nc 51,3 41,1 72,2 -20,9 18,9 -0,3
2009-2010[149] Ligue 1 4,9 8,2 nc 38,0 nc 55,2 48,6 78,1 -22,9 22,7 -1,1

Légende : Matchs = recettes matchs avec billeterie, Spons. = sponsors et publicités, Subv. = subventions des collectivités, TV = droits audiovisuels, Merch. = merchandising, Rémun. = rémunérations du personnel, Rés. expl. = résultat d'exploitation, Mutation = résultat exceptionnel (indemnités de mutation), Rés. net = résultat net.

Équipementiers

Adil Rami de face durant une rencontre du LOSC
Sur le maillot de la saison 2010-2011 porté par le défenseur Adil Rami, on retrouve l'équipementier Umbro ainsi que le sponsor Partouche.

Umbro, qui fournira les maillots du club lillois jusqu'en 2016[150], est le quatorzième équipementier qu'ait connu le LOSC. L'équipementier français Le Coq Sportif a été le premier d'entre eux. Il est apparu sur les maillots entre 1968 et 1975. S'en suivent entre autres les allemands Puma et Adidas respectivement entre 1979 et 1988 puis lors de la saison 1995-1996 ainsi que les américains Reebok et Nike présents sur les maillots du club entre 1996 et 2001. Ont suivi l'équipementier Kipsta du groupe Oxylane basé dans la métropole lilloise entre 2001 et 2006, Airness jusqu'en à 2008 et enfin Canterbury pour les saisons 2008-2009 et 2009-2010. Rachetée par JD Sports en août 2009, la marque néo-zélandaise décide de rompre le contrat pour recentrer son activité sur le rugby[151].

Sponsors

Les premiers sponsors apparaissent sur les maillots lillois au début des années 1970, après la remontée du club en deuxième division. En 1971, la limonade Pel d'Or de la marque Pelforth, le constructeur automobile Simca et le charcutier Jean Caby deviennent les pionniers. En 1974, Peaudouce s'installe sur les maillots et ce pendant quatorze ans. En octobre 1987, Peaudouce est racheté par Svenska Cellulosa pour 2 milliards de francs[152], ce dernier refusant de continuer le contrat de sponsor après la saison 1987-1988. Ainsi Peaudouce est actuellement le sponsor le plus fidèle qu'a connu le LOSC depuis sa création avec 14 ans d'apparition sur le maillot des Dogues.

Peaudouce cède sa place à un duo Shopi et Pier Auge puis Shopi et Maisons Mikit pour la saison 1990-1991. À partir de cette année-là, le sigle LOSC fait son apparition sur les maillots pour masquer le manque d'intérêt des sponsors et l'intermittence des autres partenaires comme Eurest ou Bondex. Avec l'arrivée à la présidence de Bernard Lecomte, le club a su trouver de nouveaux sponsors comme l'enseigne de ventes à distance La Redoute, la compagnie aérienne Air Liberté, Hygena, Tousalon ou encore le Crédit agricole mais hésitants à investir davantage vu la situation financière rigoureuse. Avant d'être actionnaire minoritaire de la SASP en 2004, le logo du groupe Partouche fait une apparition sur les maillots dès la saison 1998-1999. En 2000, le groupe spécialisé dans les casinos et les hôtels se retire pour trois saisons laissant la place à la banque néerlandaise ING Direct fraîchement implantée en France. Enfin, Partouche revient en 2003 et depuis, il est le seul sponsor présent sur les maillots du club[153].

Culture populaire

Affluence

Le LOSC réalise sa meilleure affluence moyenne lors de la saison 2008-2009, saison où le club réalise sa meilleure affluence sur un match contre l'Olympique lyonnais au stade de France avec 78 056 spectateurs[Note 15]. Cette saison-là, en moyenne 17 911 spectateurs ont assisté aux matchs à domicile du club qui va se qualifier pour une coupe d'Europe après 2 ans d'absence sur le plan continental. Le club bat son précédent record établi au stade Grimonprez-Jooris lors la saison 2001-2002 avec 17 837 spectateurs en moyenne. Dans ce stade, la meilleure affluence pour un match est réalisée le 7 avril 1979, avant que débute la série de réfections qui va réduire progressivement la capacité de Grimonprez-Jooris. Pour la 31e journée de première division, le LOSC promu reçoit puis bat l'AS Saint-Étienne devant 25 578 spectateurs[154]. Le record d'affluence dans le Stadium Lille Métropole est établi le 28 août 2011. 17 921 spectateurs ont vu la victoire du LOSC contre l'Olympique de Marseille en clôture de la quatrième journée de championnat[155].

Le déménagement dans un nouveau stade de plus de 50 000 places devrait permettre au club d'augmenter sensiblement son affluence moyenne à partir de la saison 2012-2013.

Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile du LOSC Lille Métropole depuis 1948[156]
Grand Stade Lille Métropole Stadium Lille Métropole Stade Grimonprez-Jooris Stade Henri-Jooris

Les points roses indiquent les saisons jouées en D2, le point rouge indique la saison 1969-1970 jouée en D3.

Supporters

Supporters du LOSC
Supporters du LOSC au Stade de France.

Les premiers groupes de supporters voient le jour dès 1904, deux années après la fondation de l'OL. Les deux plus importants d'entre eux se nomment Hardis les Dogues et Allez Lille[2] et comptent plus de 2 000 membres ensemble. Lors de son âge d'or des années 1950, des milliers de supporters se rendent à Paris, envahissant la Gare du Nord, pour assister aux nombreuses finales de Coupe de France que dispute le club au stade de Colombes. Le retour de l'équipe à Lille après une victoire se déroulait dans une liesse généralisée. Mais peu à peu, avec le déclin sportif du club, la ferveur s'est progressivement éteinte, même si un noyau dur de supporters a toujours su garnir le stade Henri-Jooris puis Grimonprez-Jooris et se retrouver derrière l'équipe.

Toutefois, les bons résultats de l'équipe dans les années 2000 ont quelque peu élargi l'audience du club lillois à toute la région, même si la majeure partie des supporters reste toujours dans l'arrondissement de Lille. Les abonnées qui y habitent sont estimés à 82 % selon un rapport d'expertise du stade de Lille et le centre d'études techniques de l'équipement de Lyon. Un abonné sur six vient de Lille même, deux sur six viennent de la proche périphérie de Lille et deux sur six habitent la communauté urbaine[157].

Le plus important groupe de supporters à l'heure actuelle est les Dogues Virage Est, créés en 1989 et originellement situés, comme leur nom l'indique, dans le virage est du stade Grimonprez-Jooris[158]. Ils déménagent en seconde basse en 2001 puis en tribune Nord au Stadium Nord. Moteur de l'ambiance des tribunes lilloises, les DVE sont au nombre de 500 à 900 selon les matchs et ont profité de la disparition d'anciens groupes comme les Insula Razzia pour se renouveler. Mais d'autres clubs de supporters existent toujours tels les Dogues Devils, les Y'est d'dins ou les Rijsel Spirit. L'animation officielle des tribunes est assurée depuis 1989 par Anne-Sophie Roquette. Elle reçoit en 2000 le Micro d'Or de la meilleure animatrice de Division 2, puis l'année suivante en Division 1[159] avant de se voir attribuer le prix à nouveau en 2011[160].

Un partenariat a été créé entre le LOSC et l'association Doggies, les ambassadeurs du fair play qui inculque les valeurs de fair-play, de citoyenneté et de respect de l'adversaire[161] notamment face à Lens où les doggies offrent chaque année des cadeaux aux supporters artésiens. C'est une adaptation des Juniors clubs britanniques.

Rivalités

La réception du Racing Club de Lens ainsi que le déplacement au stade Félix-Bollaert font partie des matchs les plus attendus de la saison par tous les supporters loscistes. L'origine de ce derby remonte dans les années 1930, quand le RC Lens affrontait l'Olympique lillois. En raison de la proximité entre les villes de Lille et Lens, séparées de 40 kilomètres, la rivalité s'est vite développée et les rencontres entre les deux clubs sont rapidement devenues l'occasion de revendiquer une « suprématie régionale ». Des débordements sont parfois à signaler mais cela reste généralement au stade des railleries entre les deux camps, basés sur des clichés sociaux et la situation sportive des clubs quand ils sont en difficulté. Le bilan des confrontations est, à l'heure actuelle, à l'avantage du LOSC : plus titré que son voisin du Pas-de-Calais[Note 16], le club lillois a remporté huit derbys de plus que son rival artésien[162],[163].

Une rivalité régionale beaucoup moins forte existe aussi avec le Valenciennes Football Club, club basé dans le même département que le LOSC (45 kilomètres séparent les deux clubs) et qui évolue dans la même division que le club lillois depuis 2006. D'autres oppositions sont apparues sporadiquement vis-à-vis de l'ES Wasquehal, quand les deux clubs se côtoyaient en Division 2 entre 1997 et 2000 mais aussi pour une rencontre de la coupe de France 2010-2011[Note 17], ou de l'US Boulogne CO lors de la montée des boulonnais pour la Ligue 1 2009-2010. Par le passé, une rivalité s'était installée avec le Club Olympique Roubaix-Tourcoing, entité disparue en 1970, notamment lors de l'âge d'or du LOSC entre 1945 et 1955 pendant lequel le CORT a été sacré champion de France.

Aussi, les rencontres en coupe d'Europe avec les clubs de la toute proche Belgique sont l'occasion de parler de « derby des Flandres »[164]. Le LOSC est d'ailleurs, à l'heure actuelle, invaincu contre les clubs belges dans le cadre des compétitions organisées par l'UEFA (3 victoires et 3 matchs nuls). Le club lillois s'est cependant incliné contre un club belge, le Beerschot Anvers, à domicile lors de la coupe Intertoto 1967, compétition estivale qui n'était pas organisée par l'UEFA à l'époque.

Relations avec les médias

Le club s'est doté d'une cellule de communication, LOSC Médias, qui regroupe les différents supports de communication. Le club lillois dispose d'un site officiel losc.fr créé en 2002[165], et d'une Web TV depuis mars 2006. LOSC TV, appelé LOSCwebTV jusqu'en 2008[166], est la première télé de club français exclusivement accessible sur la toile[167]. LOSC Médias publie également trois magazines. Depuis 2004, LOSC Insider est un supplément d'une dizaine de pages publié dans La Gazette Nord-Pas de Calais sur les sujets péri-sportif, économique et stratégique liés au club[168]. La deuxième publication est LOSC Tribune. Réalisé en partenariat avec le journal gratuit Metro, ce cahier est proposé aux lecteurs du journal ainsi qu'aux supporters lors des matchs au Stadium Nord[169]. Il contient les informations pratiques et commerciales ainsi que les dernières nouvelles des joueurs, les prochaines échéances sportives et les statistiques sur l'équipe adverse. Enfin, le magazine officiel du club Go LOSC ! apparaît en septembre 2007. Il est publié bimestriellement et devient rapidement une référence auprès de supporters grâce à des interviews et reportages inédits[169]. Le pôle médias du club comprend aussi une page sur les réseaux sociaux Twitter[170] et Facebook[171] et l'application mobile iLOSC qui est disponible sur l'App Store[172].

En plus de l'entité LOSC Médias, le club dispose de la chaîne locale Grand Lille TV, dont le LOSC est actionnaire à 40 %[173], qui est diffusée sur la TNT, son site Internet[174] et son application mobile. Lancée en septembre 2009, la chaîne d'information propose des reportages complets sur le LOSC et retransmet en différé les rencontres du club, généralement la dernière rencontre à domicile ou un des matchs européens du club.

À l'instar des clubs de Lens, Valenciennes et Boulogne-sur-Mer, le LOSC est suivi par la presse régionale, notamment par Nord Éclair, La Voix du Nord et son avatar hebdomadaire, La Voix des Sports. Concernant la radio locale, France Bleu Nord couvre les matches du LOSC ainsi que toutes les équipes régionales. L'antenne régionale de France 3 revient régulièrement sur l'actualité du club via les différentes éditions du journal télévisé.

Dans les médias nationaux, le LOSC est largement supplanté par le trio médiatique que forment l'Olympique de Marseille, le Paris Saint-Germain et l'Olympique lyonnais. Néanmoins, le club est de plus en plus reconnu pour son excellence sportive grâce à sa régularité dans le haut du classement ces dernières années[175]. Plus généralement, l'image que renvoie le LOSC dans les médias est celle d'un club sérieux et discret qui travaille dans la continuité sans crise majeure.

Autres équipes

Présentation des équipes sur le terrain du FCM Aubervilliers
En CFA, le FCM Aubervilliers reçoit la réserve du LOSC.

Équipe réserve

L’équipe réserve du LOSC sert de tremplin vers le groupe professionnel pour les jeunes du centre de formation. Elle est entraînée par Rachid Chibab depuis le départ de Pascal Plancque de l'encadrement des Dogues durant l'été 2009.

Pour la saison 2011-2012, elle évolue dans le groupe A du championnat de France amateur qui correspond au quatrième niveau dans la hiérarchie du football en France. Présente dans ce groupe sans discontinuité depuis la saison 1998-1999, la réserve du LOSC a terminé première du groupe lors de la saison 2001-2002 et a donc pu participer au championnat de France des réserves professionnelles. Après une victoire en prolongations à domicile contre l'AJ Auxerre, le LOSC atteint la finale de ce championnat. Emmenés par Éric Guérit, les coéquipiers de Stéphane Dumont butent sur l'équipe réserve de l'Olympique de Marseille et perdent sur le score de deux buts à rien[176]. En 1972 et 1986, la réserve a aussi terminé première du groupe Nord mais en Division 3[177],[178].

Équipes de jeunes

Compétitions de jeunes
  • Championnat National des Cadets (U16) (1)[179]
  • Championnat National (U15/U16) (1)[179]
  • Coupe Nationale des Poussins (1)[179]

Le LOSC possède neuf formations de jeunes, de l’école de football aux juniors. En 2011-2012, les U19 et les U17, rassemblant respectivement les joueurs de moins de 19 ans et les joueurs de moins de 17 ans du club nordiste, évoluent dans leur championnat national respectif[180],[181].

Les U19 participent chaque année à la coupe Gambardella. Les juniors, autre nom attribué aux U19, en atteignent la finale lors de la première édition en 1955 mais sont sévèrement battus par l'AS Cannes sur le score de trois buts à rien. Cinq ans plus tard, en 1960, ils parviennent à s'imposer en finale contre l'US Quevilly par la plus petite des marges (1-0). C'est par le même score qu'en 2000, les coéquipiers de Stéphane Dumont, Matt Moussilou et José Saez seront battus par les juniors de l'AJ Auxerre, tenants du titre[182].

Les cadets du club (qui rassemblent alors les joueurs de moins de 16 ans) remportent en 1989 l'avant-dernière édition du championnat national des cadets contre le Paris Football Club[183]. Cette équipe comptait parmi ses rangs Oumar Dieng et Frédéric Dindeleux qui seront intégrés plus tard à l'effectif professionnel. À partir de la saison 1990-1991, ce championnat est remplacé par le championnat national des U17 et le championnat de France de moins de 15 ans. C'est en 1997 que le LOSC remporte ce dernier en battant les U15 du Stade rennais trois buts à un. Mathieu Delpierre qui était dans l'équipe, rejoindra le groupe professionnel et s'imposera progressivement en défense.

Annexes

Notes

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. En match amical, le Stade lillois bat une sélection britannique 3-1 le 24 septembre 1944 puis le Red Star 3-2 le 1er octobre 1944. En championnat, Lille s'impose au Parc des Princes 1-2 contre le Stade français et 3-0 à domicile contre le Stade rennais.
  3. Voir infra
  4. Voir Organigramme
  5. Sur les cinq participations à cette compétition, une est obtenue par la victoire en coupe Intertoto, deux par un repêchage depuis la Ligue des Champions et deux sont dues à une qualification directe obtenue en championnat.
  6. Ce record a été égalé par Dominique Bathenay en 1983 et Alain Roche en 1998. Mais à la différence de Somerlinck, ces deux joueurs ont remporté leurs cinq coupes sous plusieurs maillots.
  7. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  8. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  9. Après la fin du match, un groupe de supporteurs lillois longe une voie ferrée pour rejoindre rapidement le parking où étaient stationnés les bus. Un train vide de la ligne B du RER arrive par-derrière et percute le groupe. L’accident a fait deux morts, deux garçons de 10 et 18 ans, et onze blessés.
  10. Les produits correspondent au total des produits récurrents d’exploitation incluant les recettes et les subventions.
  11. Les charges correspondent au total des charges récurrentes d’exploitation du compte de résultat.
  12. Le résultat d'exploitation correspond aux produits (recettes et subventions) moins les charges récurrentes d’exploitation, hors cessions et acquisitions de joueurs.
  13. Les indemnités de mutation incluent les cessions et acquisitions de joueurs.
  14. Le résultat net correspond à l'addition du résultat d'exploitation, du résultat financier et du résultat exceptionnel, qui inclut notamment les indemnités de mutation versées à l'occasion des transferts.
  15. Voir supra
  16. Le club lensois n'a remporté le championnat qu'à une seule reprise en 1998 et a échoué 3 fois en finale de coupe de France. Toutefois, le RC Lens a remporté en 1999 la Coupe de la Ligue, trophée qui échappe toujours au LOSC.
  17. Interrogé par l'Équipe en janvier 2011, le président de l'ESW Gérard Vignoble déclare que « Lille ne les [nous] respecte pas » et que « le LOSC est profondément incapable de s’intéresser au football d’en bas ». En réponse, le LOSC estime par communiqué que ces propos sont « aussi inattendus qu’injustes et choquants ».

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Bibliographie

Cette bibliographie présente quelques ouvrages de référence de base. Ceux qui ont été utilisés pour la rédaction de l'article sont indiqués par le symbole Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

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  • Paul Hurseau et Jacques Verhaeghe, Lille Olympique Sporting Club : 1944-2004, le soixantenaire, Alan Sutton, 2004, 160 p. (ISBN 9782849101124)  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
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  • Pierre-Marie Descamps, Gérard Ejnès et Jacques Hennaux, Coupe de France : La folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 9782915535624)  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • David Delporte, LOSC : Un club jour après jour, Calmann-Levy, 2008, 187 p. (ISBN 9782702138380) 

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