Amiga

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Amiga
Wiktfavicon en.svg Cet article a pour sujet les ordinateurs Amiga. Pour une dĂ©finition du mot « amiga Â», voir l’article amiga du Wiktionnaire.

L’Amiga est une famille d’ordinateurs personnels commercialisĂ©e par Commodore International entre 1985 et 1994. Le prix modique de l’entrĂ©e de gamme et les capacitĂ©s multimĂ©dia plus avancĂ©es que les compatibles PC et Macintosh de l’époque l’ont rendu trĂšs populaire auprĂšs des amateurs de jeux vidĂ©o et des demomakers. Son systĂšme d’exploitation avait la particularitĂ© alors exceptionnelle pour l’informatique grand public d’ĂȘtre multitĂąche prĂ©emptif et multimĂ©dia. Il reste aujourd’hui encore une rĂ©fĂ©rence dans la scĂšne dĂ©mo, parvenant Ă  surpasser les dĂ©mos PC lors de l’Assembly 2006[1].

Sommaire

Présentation

boĂźtier machine Ă  Ă©crire de l'Amiga 1200

La famille Amiga compte une dizaine de modĂšles, les dĂ©finitions d'Ă©cran sont semblable Ă  celles des produits concurrents, mais la fluiditĂ© de l'affichage est supĂ©rieure et sa mise en Ɠuvre est bien diffĂ©rente: l'Amiga n'a pas besoin de carte graphique, il comporte trois circuits intĂ©grĂ©s nommĂ©s Agnus, Paula et Denise servant de processeur graphique ainsi que pour le son et pour manipuler les pĂ©riphĂ©riques[2],[3].

Le chipset - les circuits intĂ©grĂ©s - de cet ordinateur permet de rĂ©aliser des effets vidĂ©o aussi fluides que le cinĂ©ma et les afficher un Ă©cran de tĂ©lĂ©vision ordinaire, sans utiliser le processeur Motorola 680x0. Les trois circuits intĂ©grĂ©s sont l'Ɠuvre de Jay Miner, vice-prĂ©sident de Amiga Corp, qui est Ă©galement l'auteur des circuits intĂ©grĂ©s de la console de jeu Atari 2600[2],[3].

Le systĂšme d'exploitation de l'Amiga comporte une interface graphique similaire Ă  celle du Macintosh et une interface en ligne de commande. Les premiers usagers ont remarquĂ© son aisance Ă  exĂ©cuter de nombreuses tĂąches en mĂȘme temps - plus de 50, ceci est du au fait que les opĂ©rations d'affichage sont entiĂšrement rĂ©alisĂ©es par les circuits intĂ©grĂ©s et que le processeur 68000 est alors entiĂšrement disponible pour les calculs. Le client cible de l'Amiga est l'utilisateur domestique, ainsi que le domaine de l'infographie, le magazine InfoWorld se questionne concernant la plus-value apportĂ©e par l'Amiga sur le marchĂ© des entreprises et de l'informatique de gestion[4],[5].

L'offre en logiciels pour Amiga a posĂ© un problĂšme Ă  Commodore: la machine n'Ă©tait pas compatible avec ses concurrents, ni mĂȘme avec le C64 de Commodore, et aucun des logiciels sur le marchĂ© ne fonctionnait sur cette machine. Divers Ă©diteurs de logiciels annoncent des adaptations de leurs produits Ă  l'Amiga, mais l'offre reste modeste. Parmi les logiciels annoncĂ©s cette machine, il y a le langage de programmation BASIC de Microsoft, et quelques dizaines de logiciels qui vont du traitement de texte, la comptabilitĂ© Ă  la musique assistĂ©e par ordinateur et la crĂ©ation de dessins animĂ©s[6]. L'offre en logiciels s'est Ă©largie en 1986 avec l'arrivĂ©e de Deluxe Paint, Deluxe Music, et Deluxe Video, crĂ©Ă©s par Electronic Arts[7]. L'achat en option, d'un Ă©mulateur, pour un coĂ»t de 200$ permet d'exploiter les logiciels existant sur le marchĂ©, et prĂ©vus pour IBM PC, tels que Wordstar, DBase III ou Lotus 1-2-3[8].

Les modĂšles
Nom Année forme du boßtier marché Processeur AmigaOS Chipset qté vendus[9],[10]
Amiga 1000[11] 1985 ordinateur de bureau domestique 68000 7 Mhz 1.0 OCS 27500
Amiga 500[12] 1987 machine Ă  Ă©crire domestique 68000 7 Mhz 1.3 OCS 1081000
Amiga 500+[12] ? machine Ă  Ă©crire domestique 68000 7 Mhz 1.3 ECS(?) 79500
Amiga 2000[12] 1987 (?) ordinateur de bureau professionnels 68000 7 Mhz 1.3 OCS 124500
Amiga 1500[13] 1990 ordinateur de bureau professionnels 68000 7 Mhz 1.3 et 2.04 ECS ?
Amiga 3000[12] 1990 ordinateur de bureau professionnels 68030 25 Mhz 2.04 ou Unix ECS 8300
Amiga CDTV[14] 1991 set-top box domestique 68000 7 Mhz 1.3 OCS(?) 25800
Amiga 600[15] 1992(?) machine Ă  Ă©crire domestique 68000 7 Mhz 2.05 ECS 193000
Amiga 1200[12] 1992 machine Ă  Ă©crire domestique 680ec20 14 Mhz 3.0 AGA 95500
Amiga 4000[12] 1992 ordinateur de bureau professionnels 68030 ou 68040 25 Mhz 3.0 AGA 11300
Amiga CD32[16] 1993 console de jeu domestique 680ec20 14 Mhz 3.1 AGA 25000

Quelques prototypes n’ont jamais vu le jour, dont :

  • Amiga Nyx, 1994, avec un prototype de puces AAA ;
  • Amiga Walker, 1996, avec un jeu de puces AGA, mais avec des connecteurs d’extension ressemblant aux PCI.

Histoire

Le prototype de Amiga Corporation

Amiga Corporation est une sociĂ©tĂ© fondĂ©e en 1982, basĂ©e Ă  Santa Clara en Californie, qui fabrique des joysticks. En 1984 la sociĂ©tĂ© se lance sur le marchĂ© des ordinateurs personnels, en prĂ©sentant son propre ordinateur au Consumer Electronics Show de Chicago. Le prix de vente de dĂ©part cet ordinateur anonyme est de 1500$, il comporte un processeur Motorola 68000, le mĂȘme que sur son concurrent le Macintosh, est Ă©quipĂ© de 128 Ko de mĂ©moire vive et d'un lecteur de disquettes de 5.25 pouces. Le systĂšme d'exploitation a Ă©tĂ© crĂ©Ă© par Amiga Corp, qui promet d'y inclure Ă©galement d'autres systĂšmes d'exploitation du commerce tels que CP/M, MS-DOS et Unix[2],[3].

Des rumeurs circulent alors en 1984, que la société Atari est intéressée à acheter cette machine pour la vendre sous un autre nom, Dave Morse, directeur de Amiga Corp. affirme que cette machine sera vendue uniquement sous le nom Amiga. En septembre 1984, Commodore, qui est en difficulté économique suite à une perte de 20.8 millions de dollars, rachÚte l'ordinateur de Amiga Corp, et compte sur cet achat pour la relance de ses activités, sur un marché des micro-ordinateurs alors dominé par Apple et IBM. Commodore fait ainsi son entrée sur le marché des ordinateurs 32 bits et prévoit de faire l'ordinateur Commodore Amiga un produit de masse[2],[3],[8].

Les premiers Amiga

L'Amiga 1000 a Ă©tĂ© mis sur le marchĂ© en 1985 au prix de 1300$. Il est Ă©quipĂ© d'un processeur Motorola 68000 cadencĂ© Ă  7 Mhz, de 256 Ko de mĂ©moire vive dite Chip RAM, utilisĂ©e Ă  la fois par le processeur et le chipset, ainsi qu'un lecteur de disquettes 3.5 pouces et un second module interne de 256 Ko de mĂ©moire. Il peut afficher des images de 4096 couleurs et est Ă©quipĂ© d'un circuit audio 4 canaux et de synthĂšse vocale. Il peut ĂȘtre Ă©quipĂ© pour exĂ©cuter les programmes prĂ©vus pour le IBM PC, tels que Lotus 1-2-3[17],[18].

Suite Ă  un contrat signĂ© entre Commodore et Atari, le premier Amiga est mis sur le marchĂ© en mĂȘme temps que le Atari ST, qui deviendra alors sont principal rival. Les deux machines sont similaires, l'Amiga Ă©tait meilleur, mais il Ă©tait Ă©galement deux fois plus cher[19].

Le dĂ©marrage de l'Amiga 1000 consiste Ă  insĂ©rer la disquette dite de kickstart dans le lecteur avant d'allumer la machine. En effet, l'amorce du systĂšme d'exploitation devait ĂȘtre enregistrĂ© sur une puce de mĂ©moire morte soudĂ©e sur la machine, mais cette amorçe n'Ă©tait pas disponible au dĂ©but de la production de cette machine et son contenu a Ă©tĂ© livrĂ© sur une disquette. Le contenu de la disquette est copiĂ©e dans un module interne de mĂ©moire au dĂ©marrage de l'ordinateur. La place pour la puce d'amorce existait sur la carte mĂšre et certains bricoleurs y ont soudĂ© la puce d'amorce eux-mĂȘmes[17],[18]. Cette caractĂ©ristique a disparu par la suite, et les machines Amiga suivantes ont toutes Ă©tĂ© Ă©quipĂ©es de sĂ©rie d'une puce de mĂ©moire Kickstart pour l'amorce.

Le premier Amiga fut produit fin 1985, et sortit en Europe dĂ©but 1986 -arrivant en premier lieu en Grande-Bretagne avant de rejoindre l’Europe continentale, et sera plus tard rĂ©fĂ©rencĂ© en tant que Commodore-Amiga 1000 (A1000). AprĂšs des ventes trĂšs en deçà des espĂ©rances Ă  cause de son prix le catĂ©gorisant dans le haut de gamme, l’Amiga 500 (entrĂ©e de gamme) et l’Amiga 2000 (version professionnelle) suivirent en 1987, dĂ©veloppĂ©s par la filiale allemande de Commodore. L’histoire de cette gamme d’ordinateurs commence alors rĂ©ellement grĂące Ă  l’A500 devenant l’ordinateur le plus populaire de cette Ă©poque.

En 1988, Atari intente un procĂšs Ă  Commodore, arguant que la firme avait financĂ© les recherches d’Amiga Inc. Le jugement donna raison Ă  Commodore, scellant la fin de la guerre entre les deux sociĂ©tĂ©s.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Populaire en 1990

Dans les années 1990, l'Amiga 500 était la deuxiÚme machine la plus populaire sur la scÚne démo, aprÚs le Commodore 64. Mais l'arrivée en 1992 du Amiga 1200, avec ces nouveaux circuits intégrés AGA a provoqué une fragmentation de ce marché[20].

L'Amiga, tout comme l'Atari et le Macintosh n'avaient que peu de part de marchĂ© dans le secteur de l'informatique de gestion. Dans les entreprises l'Amiga Ă©tait utilisĂ© dans l'industrie de la tĂ©lĂ©vision et du cinĂ©ma, en raison notamment de sa possibilitĂ© d'ĂȘtre branchĂ© Ă  des appareils vidĂ©o. Il a Ă©tĂ© utilisĂ© notamment pour monter les sĂ©ries tĂ©lĂ© Max Headroom et Babylon 5[19].

l'Amiga Ă©tait une machine couramment utilisĂ©e pour rĂ©pandre des virus informatique. En plus d'ĂȘtre populaire, sa construction permettait de cacher un virus dans une disquette, virus qui infectera l'ordinateur dĂšs que la disquette est placĂ©e dans le lecteur. Les utilisateurs avaient de plus l'habitude de s'Ă©changer des disquettes, notamment des jeux vidĂ©o[21].

En 1990, alors que Commodore a dĂ©jĂ  vendu plus de 1.8 million de machines Amiga, le magazine InfoWorld compare les systĂšmes d'exploitation AmigaOS, OS/2, Microsoft Windows, et Mac OS avec MultiFinder, et affirme que l'AmigaDOS est le meilleur. Il est multitĂąche prĂ©emptif, alors que MultiFinder ne l'est pas, et se contente de 512 Ko de mĂ©moire vive alors que OS/2 et Windows nĂ©cessitent 3 Mo. L'interface graphique Intuition de l'Amiga a des temps de rĂ©ponse plus courts et l'affichage est plus fluide, et ce mĂȘme sur l'ordinateur d'entrĂ©e de gamme qu'est l'Amiga 500[22].

Échec commercial du CDTV

L'Amiga CDTV est un set-top box et lecteur de CD-i sorti en 1990. Commodore espĂšre que de nombreux titres paraitront en CD-I, la machine n'obtient cependant pas le succĂšs escomptĂ©, et les ventes sont rapidement abandonnĂ©es[23]. Selon Andy Slaven du magazine Video Game Bible, « La machine a un coeur d'ordinateur, mais dans la pratique il s'agit d'une console de jeu ratĂ©e. Â» Le CDTV est Ă©quipĂ© d'une tĂ©lĂ©commande et le clavier ainsi que le lecteur de disquettes sont en option. Il existe quelques bon jeux vidĂ©o pour le CDTV, cependant la plupart sont Ă©galement disponibles pour d'autres consoles de jeu meilleur marchĂ©. La plupart des jeux pour le CDTV fonctionnent Ă©galement sur les ordinateurs personnels Amiga ainsi que la console de jeu CD32. Ces deux consoles Ă©taient populaires en Europe, mais ont Ă©tĂ© trĂšs peu vendues aux États-Unis. L'intention de Commodore Ă©tait d'en faire le magnĂ©toscope du futur. Les acheteurs de magnĂ©toscope trouvaient que le CDTV ressemblait trop Ă  un ordinateur alors que les acheteurs d'ordinateur trouvaient qu'il ne ressemblait pas assez (sic)[24].

Extension de la gamme

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En 1990, renouvellement de la gamme, avec la sortie de l’Amiga 3000, professionnel, bĂ©nĂ©ficiant du Motorola 68030 et de nouveaux coprocesseurs (Amber, SuperDMAC et Ramsey), et en Angleterre, prĂ©sentation et mise en vente d’un Amiga 2000 rebadgĂ©, l’Amiga 1500, dotĂ© de deux lecteurs de disquette de sĂ©rie. C’est la seule diffĂ©rence notable avec l’Amiga 2000. Ces deux modĂšles n’auront qu’un succĂšs confidentiel.

Le succĂšs de l’Amiga 500, dotĂ© d’une mĂ©moire vive de 512 Kio poussa les ingĂ©nieurs de Commodore Ă  en sortir une version amĂ©liorĂ©e en 1991, l’Amiga 500+, dotĂ© quant Ă  lui d’Mio de mĂ©moire vive. Le succĂšs de cette version fut trĂšs relatif, et eut pour principal mĂ©rite de permettre Ă  de nombreux joueurs de pouvoir accĂ©der Ă  tous les titres de la logithĂšque Amiga, sans avoir Ă  acheter une extension de mĂ©moire.

AprĂšs l’échec du CDTV, Commodore lança en 1992 trois nouveaux produits : l’Amiga 600, l’Amiga 1200 et l’Amiga 4000, ce dernier quittant les lignes d’assemblage en 1993. Les A1200 et A4000 Ă©taient basĂ©s sur de nouvelles versions du kickstart et disposaient de possibilitĂ©s Ă©tendues d’un point de vue graphique. Ils Ă©taient Ă©galement dotĂ©s de processeurs plus puissants (Motorola 68020 pour l’Amiga 1200, 68030 et 68040 pour l’Amiga 4000). Ces modifications les rendaient peu compatibles, surtout pour les jeux, avec les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes. L’Amiga 600 reprenait l’architecture de l’A500+ en lui adjoignant le nouveau kickstart et en supprimant le pavĂ© numĂ©rique : nouvel Ă©chec, la machine Ă©tant dĂ©suĂšte face aux nouveaux modĂšles de la gamme, et aussi peu compatible que les deux derniers arrivĂ©s.

La faillite de Commodore

La console de jeu Amiga CD32 est prĂ©sentĂ©e en 1993, les logiciels pour cette console sont sur CD-ROM, la CD32 peut Ă©galement lire des CD audio ordinaires, le prix de vente est fixĂ© Ă  400$. Au mĂȘme moment Commodore annonce une liquidation partielle dans le but de se restructurer suite Ă  une perte de 8.3 millions de dollars[25]. Les logiciels pour le CDTV fonctionnement Ă©galement sur la CD32 et celui-ci peut ĂȘtre mis sur le marchĂ© avec une abondante offre de logiciels. le CD32 connait un franc succĂšs en Europe et trĂšs peu aux États-Unis. SuccĂšs qui est cependant coupĂ© court: Commodore, en cours de restructuration, n'arrive pas Ă  rĂ©pondre Ă  la demande par manque de piĂšces de rechange. Commodore dĂ©clare faillite en 1994, et la production de la CD32 est arrĂȘtĂ©e[26].

La stratĂ©gie, l’immobilisme au niveau dĂ©veloppement et l’attitude de vente de Commodore dans un environnement de concurrence Ă©norme avec les compatibles PC l’a conduit au rĂšglement judiciaire en 1994[27].

AprĂšs la faillite

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AprÚs la faillite de Commodore en 1994, l'industrie continue de faire évoluer la machine. Les constructeurs de matériel continuent de produire des cartes accélératrices et les éditeurs de logiciels continuent de produire des applications ainsi que des patches.

Les cartes accĂ©lĂ©ratrices Ă©taient d’abord Ă  base de Motorola 68060 puis d’hybrides 680x0 et PowerPC (603, 603e, 604). Le 680x0 faisait fonctionner le systĂšme d’exploitation et les anciennes applications, le PowerPC s’occupait des calculs (MP3, vidĂ©o, jeu).

Divers jeux vidĂ©o parus aprĂšs 1994 ont Ă©tĂ© adaptĂ©s aux Amiga accĂ©lĂ©rĂ©s, par exemple wipEout 2097, Descent: FreeSpace, Quake II et Heretic 2.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

En 1996 Karl Jeacle publie un livre de 120 pages consacrĂ©s Ă  l'utilisation de l'Amiga pour accĂ©der Ă  Internet. OpĂ©ration possible sur les modĂšles rĂ©cents ainsi que le haut de la gamme, le minimum recommandĂ© Ă©tant l'AmigaOS 2.04, Un disque dur de 5 Mo de capacitĂ© et un processeur Motorola 68020 ainsi que le chipset AGA ou une carte graphique. Ce livre cite une liste de plus de 15 logiciels rĂ©cents tels que lecteur d'e-mail, navigateurs Web, client FTP, logiciels de messagerie instantanĂ©e, lecteur de nouvelles, logiciels de visioconfĂ©rence et des pile de protocoles, tous destinĂ©s Ă  Internet. Tout ces logiciels sont gratuits, disponibles dans des distributions sur CD-ROM ou dans des magazines et proviennent notamment de la collection Aminet[28].

À cette Ă©poque plusieurs projets se rĂ©clamant inspirĂ©s par l’Amiga voient le jour :

  • la BeBox et BeOS, quoique plus proche de Apple, par sa place dans le multimĂ©dia et son avance est considĂ©rĂ©e comme proche de l’esprit Amiga ;
  • le systĂšme d’exploitation AROS, pensĂ© pour fonctionner sur toutes plates-formes ;
  • AtheOS ;
  • Le Pegasos puis Pegasos II sous MorphOS, pour certain l'unique et seul hĂ©ritier de l'Amiga, nĂ© des seules personnes qui avaient rĂ©ussi Ă  faire Ă©voluer envers et contre tout l'Amiga vers le Power PC et son systĂšme au RTG, se dĂ©tournera du nom Amiga suite de profonds dĂ©saccords avec le propriĂ©taire du nom Amiga inc..

Sept ans aprÚs la faillite, en 2001, c'est la société Amiga Inc. basée en Australie, qui continue de faire évoluer l'AmigaOS. La société publie des spécification techniques et fait appel à des constructeurs dans le but de sortir un nouvel ordinateur Amiga dans les six années qui viennent. Une machine attendue avec impatience par les utilisateurs et fan-clubs de l'Amiga[29].

Une autre entreprise, Hyperion, en profite alors et achĂšte une licence Ă  Amiga inc. en 2004 Hyperion conçoit un systĂšme d’exploitation trĂšs perfectible du nom d’AmigaOS 4 toujours en phase Beta tournant sur une plate-forme tout aussi perfectible puisque dotĂ© du northbridge Articia S connu, malgrĂ© le fait que Hyperion l'ait avouĂ© que trĂšs tardivement, pour ses dĂ©faillances chroniques. Cette machine mal nĂ©e est basĂ©e sur un PowerPC G3 ou G4 sera nommĂ©e AmigaOne puis MicroAone.

Ces plates-formes (AmigaOne et Pegasos) ont vécu et ne sont aujourd'hui plus fabriqués.

Ces plates-formes dites AmigaPPC mĂȘme si elles sont issues du monde Amiga n’ont plus grand-chose de commun avec les Amiga d’origines dits 68k ou classiques si ce n’est leur systĂšme d’exploitation AmigaOS ou MorphOS.

Le renouveau de Commodore

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En 2011 le nouveau Commodore, renommĂ© Commodore USA, lance de nouveaux modĂšles : Commodore 64 dont le boitier est une adaptation moderne de celui du Commodore 64 original, VIC Pro et VIC Slim (dont le nom Ă©voque le VIC-20)
Il s'agit de compatibles PC tournant sous Ubuntu Linux, un systÚme d'exploitation à part nommé Commodore OS étant en développement.

La valeur ajoutĂ© par rapport Ă  un simple compatible PC se trouve :

  • Pour les boitiers Amiga, dans la prĂ©sence du vrai logo et du nom Amiga, Ă©lĂ©ments de propriĂ©tĂ© intellectuelle.
  • Pour le C64, dans la trĂšs grande fidĂ©litĂ© au dessin original[30].
  • Dans la compatibilitĂ© avec la branche Amiga 68k dite "originale", grĂące Ă  des Ă©mulateurs comme UAE.
  • Dans le dĂ©veloppement Ă  venir autour du nouveau systĂšme d'exploitation Commodore OS[31] sur une base Linux.

Description

Le matériel

L'Amiga se branche Ă  un moniteur tĂ©lĂ©vision PAL ou NTSC et affiche dans des rĂ©solutions de 640x400, 640x200 ou 320x200 points. Il affiche en 16 couleurs ou plus, alors que ces concurrents affichent en 4 couleurs. Il est Ă©quipĂ© d'un lecteur de disquettes 3.5 pouces de 880 Ko de capacitĂ©. Contrairement au Macintosh oĂč la plupart des opĂ©rations sont rĂ©alisĂ©es par le processeur 68000, sur l'Amiga ce sont des puces spĂ©cialisĂ©es qui s'occupent du son, de l'affichage et l'animation, d'oĂč une puissance supĂ©rieure en particulier en multimĂ©dia[32].

Les trois puces spĂ©cialisĂ©es lui apportent flexibilitĂ© et vitesse, ils permettent en particulier d'afficher 16 sprites sur lesquels il est possible de fixer la prioritĂ© et dĂ©celer des collisions[32]. Le matĂ©riel vidĂ©o de l'Amiga est compatible genlock, ce qui permet de l'utiliser dans la production de films et de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es[19]. MĂȘme de nos jours, des diffuseurs continuent Ă  utiliser des Amiga 3000 et Amiga 4000 pour leurs effets vidĂ©o temps rĂ©el.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Paula est le nom de la puce audio de l'Amiga. Cette puce comporte 4 canaux audio 8 bits, capables de produire des formes d'ondes complexes sur une plage de 9 octaves (de 20 Hz Ă  29 kHz) Ă  partir d'Ă©chantillons. Les sons peuvent ĂȘtre synthĂ©tisĂ©s Ă  la volĂ©e et jouĂ©s en stĂ©rĂ©o. Le volume peut ĂȘtre contrĂŽlĂ© sĂ©parĂ©ment pour chacun des 4 canaux, ce qui permet de rĂ©aliser des effets tels que trĂ©molo ou le vibrato. Contrairement au reste du matĂ©riel de l'Amiga, la puce Paula est Ă  peu prĂšs la mĂȘme sur tous les modĂšles[33].

La connectique de l'Amiga comprends un port vidĂ©o RGB, un port vidĂ©o composite, et deux ports contrĂŽleur sur lesquels peuvent ĂȘtre branchĂ©s une souris ou un joystick, un connecteur sĂ©rie, un connecteur parallĂšle centronics, un connecteur d'extension qui permet d'y brancher une carte d'extension, et deux prises audio RCA. Un connecteur Ă  l'intĂ©rieur du boĂźtier permet d'ajouter de la mĂ©moire. Commodore affirme que le systĂšme d'exploitation supporte 8 Mo de mĂ©moire[32]. Les machines Amiga sont Ă©quipĂ©es d'un bus Zorro II ou Zorro III - selon les modĂšles, une technologie propriĂ©taire successeur du standard ISA et prĂ©dĂ©cesseur de PCI[34],[35].

L’Amiga 2000 avait un port d’extension conçu pour recevoir une carte avec un processeur plus moderne, comme un Motorola 68020, 68030 ou 68040. Ainsi Commodore a proposĂ© l’Amiga 2500, un Amiga 2000 vendu avec une telle carte dĂ©jĂ  installĂ©e. Enfin l’Amiga 4000 n’avait pas de microprocesseur sur sa carte mĂšre et Ă©tait vendu avec une carte fille dotĂ©e d’un Motorola 68030 ou 68040 jusqu’à 25 MHz.

Une particularitĂ© de l’Amiga rĂ©sidait dans le fait que son systĂšme vidĂ©o fonctionnait en mode bitplane, c’est-Ă -dire que pour une image en 256 couleurs, soit 8 bits, la machine superposait 8 plans pour produire l’image (les bitplanes), ce qui certes lui donnait une qualitĂ© graphique jamais atteinte par le mode VGA des PCs de l’époque, mais divisait par 8 sa vitesse d’affichage (ou 16 dans le cas, par exemple, d’un jeu qui utilisait un mode graphique 16 bits)[rĂ©f. nĂ©cessaire], particuliĂšrement dans le cas de jeux en trois dimensions, qui retracent l’intĂ©gralitĂ© de l’écran autant de fois que possible, ce qui explique que John Carmack ait dĂ©clarĂ© en 1993 que Doom ne tournerait jamais sur Amiga. Doom-II pour Amiga, dĂ©veloppĂ© par John Carmack, est paru en 1998[36].

C’est cette particularitĂ© qui a, pendant un temps, interdit aux utilisateurs d’Amiga de jouer dans de bonnes conditions aux jeux en 3 dimensions qui faisaient fureur sur PC, Ă  l’époque comme Doom et tant d’autres qui ont contribuĂ© Ă  l’envol du PC familial. Ce dĂ©faut pouvait ĂȘtre corrigĂ© par l’utilisation de cartes vidĂ©o qui permettaient de s’affranchir des limitations du chipset vidĂ©o original.

Les slots d’extension de l’Amiga Ă©taient au format Zorro. Le bus Z-II Ă©tait utilisĂ© sur les machines ECS ainsi que sur l’Amiga 1200, alors que les machines professionnelles (A3000 et A4000) Ă©taient Ă©quipĂ©es d’un bus Z-III, qui offrait une bande passante plus importante. Le bus Z-II de l’Amiga 1200 avait une bande passante de l’ordre de la dizaine de mĂ©gaoctets par seconde, par exemple[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Des sociĂ©tĂ©s tierces ont ensuite commercialisĂ© des extensions permettant l’utilisation d’un bus PCI, bien plus rapide (par exemple la Mediator PCI board, pour A4000 et A1200 (montĂ© en tour) offrant Ă  la machine la possibilitĂ© d’utiliser des cartes vidĂ©os modernes pour l’époque, par exemple la Voodoo IV).

Le systùme d’exploitation

La construction de l'Amiga en fait un ordinateur complĂštement multitĂąches. D'autres micro-ordinateurs pouvaient - en 1985 - ĂȘtre utilisĂ©s en multitĂąches; l'Amiga donnait cependant de meilleurs rĂ©sultats. L'utilisateur pouvait thĂ©oriquement faire travailler un tableur tout en manipulant une image ou en utilisant un traitement de texte; en thĂ©orie seulement parce que de telles applications n'Ă©taient pas disponibles pour l'Amiga en 1985[32].

AmigaDOS est le systĂšme d'exploitation des disques de l'Amiga. Il peut ĂȘtre exploitĂ© depuis une interface en ligne de commande (CLI), d'une maniĂšre similaire Ă  MS-DOS tout en Ă©tant adaptĂ© Ă  la nature multitĂąche de l'Amiga. Les disques sont manipulĂ©s en indiquant le nom du mĂ©dia ou du lecteur oĂč ils se trouvent[32].

La seconde partie du systĂšme d'exploitation est une bibliothĂšque logicielle nommĂ©e Intuition, qui manipule les fenĂȘtres, les icĂŽnes, la souris et fournit un environnement graphique dans lesquel les programmes vont ĂȘtre exĂ©cutĂ©s. Le Workbench est un de ces programmes. Il fournit une interface avec des icĂŽnes, similaire au GEM ou Ă  l'interface du Macintosh[32].

Selon le magazine InfoWorld de 1985: « L'Amiga est une machine qui a du potentiel, cependant le systĂšme d'exploitation de l'Amiga a un sĂ©rieux bug: Lorsqu'un programme dĂ©passe la quantitĂ© de mĂ©moire disponible, la machine plante et doit ĂȘtre redĂ©marrĂ©e. Les vendeurs affirment que ce problĂšme sera rĂ©solu avec les prochaines versions Â»[32].

Le Workbench

le Workbench. Ici sur AROS

Le Workbench fournit une interface avec des icĂŽnes, similaire au GEM ou Ă  l'interface du Macintosh[32].

À partir du Workbench il est possible d'ouvrir une ou plusieurs fenĂȘtres de CLI et d'exĂ©cuter des commandes ou d'autres programmes. Il est Ă©galement possible avec un peu de connaissance technique de crĂ©er une disquette de dĂ©marrage qui ne dĂ©marre pas le Workbench[32].

Parmi les fonctionalitĂ© du Workbench: une barre de couleur verticale indique l'Ă©tat de remplissage du disque dur, une barre horizontale situĂ©e en haut de l'Ă©cran, qui indique la quantitĂ© de mĂ©moire actuellement disponible. Ces deux barres peuvent ĂȘtre dĂ©placĂ©es Ă  la souris (glisser-dĂ©poser). AmigaDOS 1.1 comporte un logiciel Ă©diteur d'icĂŽnes, qui permet par exemple, de retoucher la forme de la corbeille[32].

Paru en 2009, la version 4.1 du Workbench a apporté des améliorations visuelles par rapport aux versions précédentes, telles que des menus contextuels et des icÎnes en aspect 3D. Il est courant que des utilisateurs font usage d'outils concurrents du Workbench ou installent des kits de widgets et d'icÎnes. Ces kits apportent de nouveaux types de widgets, des boutons animés et des icÎnes colorés, avec transparence et ombres, ainsi que des fonds d'écran, ce qui modifie complÚtement le look and feel - la signature visuelle et fonctionnelle - de l'interface graphique[37].

Le Kickstart

les puces du Kickstart

Une partie des bibliothĂšques stratĂ©giques Ă  l’environnement graphique et au fonctionnement des pĂ©riphĂ©riques (clavier, disquette) Ă©tait stockĂ©e dans une mĂ©moire Ă©quivalente Ă  celle d’un BIOS orientĂ© systĂšme ; ce sont les fameuses ROMs KickStart. À l’origine, les Amiga 1000 devaient mĂȘme charger leur ROM Kickstart Ă  partir d’une disquette pour se loger dans 256 Kio de mĂ©moire RAM rĂ©servĂ©e Ă  cet usage. Cette solution innovante permettait de mettre Ă  jour un OS promis Ă  Ă©voluer. Elle fut abandonnĂ©e avec la sortie des Amiga 500 et 2000, et remplacĂ©e par des ROMs classiques pour des questions de coĂ»ts. Plus tard, lorsque les RAMs sont devenues moins coĂ»teuses, des solutions logicielles furent crĂ©Ă©es afin de pouvoir booter les Amiga sur le kickstart de leur choix.

Le systĂšme de fichiers

Conçu Ă  l’origine pour gĂ©rer des disquettes 3 " Âœ, le systĂšme de fichiers n’était pas des plus performants lorsqu’il Ă©tait transposĂ© sur des disques durs. Un de ses dĂ©fauts Ă©tait la non-indexation du contenu d’un disque, ce qui rendait l’ouverture de gros rĂ©pertoires assez lente et fastidieuse. [rĂ©f. nĂ©cessaire] Un gestionnaire de fichiers tel que Directory Opus permettait de pallier ce dĂ©faut. Dans un premier temps le pilote du systĂšme de fichier FFS de l'Amiga ne permettait pas de manipuler des partitions de plus de 4 Go, ce problĂšme a Ă©tĂ© rĂ©glĂ© par la suite. Il est possible d’installer des pilotes qui permettent Ă  l’Amiga d’exploiter des mĂ©dias au formats FAT, HFS ou ext2.

Photos

Notes et références

  1. ↑ http://www.pouet.net/results.php?which=7&when=06 RĂ©sultats de l’Assembly 06
  2. ↑ a, b, c et d (en)InfoWorld,Vol. 6 - N° 28,(ISSN 0199-6649)
  3. ↑ a, b, c et d (en)InfoWorld,Vol. 6 - N° 13,(ISSN 0199-6649)
  4. ↑ (en)InfoWorld,15 juil. 1985,Vol. 7 - N° 28,(ISSN 0199-6649)
  5. ↑ (en)Popular Science,oct. 1985,Vol. 227 - N° 4,(ISSN 0161-7370)
  6. ↑ (en)InfoWorld,5 aoĂ»t 1985,Vol. 7 - N° 31,(ISSN 0199-6649)
  7. ↑ (en)Popular Mechanics,mai 1986,Vol. 163 - N° 5,(ISSN 0032-4558)
  8. ↑ a et b (en)New York Magazine,5 aoĂ»t 1985,Vol. 18 - N° 30,(ISSN 0028-7369)
  9. ↑ en Allemagne
  10. ↑ (de)Peter Sieg,Commodore-hardware-retrocomputing: 25 Jahre nach C64& Co.: C64 und A500,BoD – Books on Demand - 2008,(ISBN 9783938199138)
  11. ↑ (en)http://oldcomputers.net/amiga1000.html
  12. ↑ a, b, c, d, e et f (en)Karl Jeacle,Amiga surfinÂŽ,1996,(ISBN 9781855500075)
  13. ↑ (en)http://www.amigahistory.co.uk/a1500.html
  14. ↑ (en)Andy Slaven, Video Game Bible, 1985-2002,Trafford Publishing - 2002,(ISBN 9781553697312)
  15. ↑ (en)http://www.amiga600.de/a600capab.htm
  16. ↑ (en)http://www.amiga-hardware.com/showhardware.cgi?HARDID=32
  17. ↑ a et b (en)Popular Science,oct. 1985,Vol. 227,N° 4,(ISSN 0161-7370)
  18. ↑ a et b (en)Maximum PC,dĂ©c. 2007,(ISSN 1522-4279)
  19. ↑ a, b et c (en)Rodney P. Carlisle,Encyclopedia of Play in Today's Society, Volume 1,SAGE - 2009,(ISBN 9781412966702)
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  25. ↑ (en)Billboard,28 mai 1994,Vol. 106 - N° 22,(ISSN 0006-2510)
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  27. ↑ http://obligement.free.fr/articles/amiga_histoire_1994.php
  28. ↑ (en)Karl Jeacle,Amiga surfinÂŽ,Karl Jeacle - 1996,(ISSN 9781855500075)
  29. ↑ (en)CIO,15 aoĂ»t 2001,Vol. 14 - N° 21
  30. ↑ CommodoreUSA
  31. ↑ AmigaOS
  32. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en)InfoWorld,16 dĂ©c. 1985,Vol. 7 - N° 50,(ISSN 0199-6649)
  33. ↑ (en)Karen Collins,Game sound: an introduction to the history, theory, and practice of video game music,MIT Press - 2008,(ISBN 9780262033787)
  34. ↑ (en)Govindarajulu,Comp Arch And Org, 2E,Tata McGraw-Hill Education - 2010,(ISBN 9780070152779)
  35. ↑ (en)S. Sumathi et P. Surekha,LabVIEW based advanced instrumentation systems,Springer - 2007,(ISBN 9783540485001)
  36. ↑ http://www.lemonamiga.com/games/details.php?id=1600
  37. ↑ (en)Dan Ryan,History of Computer Graphics: Dlr Associates Series,AuthorHouse - 2011,(ISBN 9781456751173)

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