152e regiment d'infanterie de ligne

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152e regiment d'infanterie de ligne

152e régiment d'infanterie de ligne

152e RĂ©giment d'Infanterie
152e R.I.jpg

insigne régimentaire
PĂ©riode 1794
Pays France France
Branche Armée de terre
Type RĂ©giment d'infanterie
RĂŽle Infanterie
Fait partie de 7e brigade blindée (7eBB)
Garnison Colmar
Devise Diables rouges
Inscriptions sur l’emblùme Loano 1795
Harbourg 1813
Alsace 1914-1915
La Somme 1916
L'Aisne 1917-1918
L’Ourcq 1918
Roulers 1918
Rethel 1940
RĂ©sistance en Auvergne 1944
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Maurice
Équipement AMX 10 P (vĂ©hicules de transport de troupes blindĂ©s et chenillĂ©s)
Il sera remplacé par le VBCI
VBL (véhicules blindés légers) - Missiles MILAN et ERYX
Guerres PremiĂšre Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
FourragĂšres Aux couleurs du ruban de la LĂ©gion d'honneur
DĂ©corations La LĂ©gion d'honneur
La Croix de guerre 1914-1918 avec six palmes.
La Croix de guerre 1939-1945 avec une Ă©toile de vermeil.

Le 152e rĂ©giment d'infanterie de ligne (152e RI) est une unitĂ© de l’armĂ©e française, crĂ©Ă©e sous la RĂ©volution française. Il a Ă©tĂ© surnommĂ© rĂ©giment des Diables Rouges par les Allemands au cours des combats de l'Hartmannswillerkopf en 1915, le 152e RI a conservĂ© ce nom de tradition. Ayant, avant tous les autres reçu en 1918 la fourragĂšre de la LĂ©gion d'honneur, il est aussi appelĂ© « premier des rĂ©giments de France Â». Le rĂ©giment est cantonnĂ© au Quartier Walter Ă  Colmar dans le Haut Rhin, il est considĂ©rĂ© comme un des rĂ©giments de tradition en Alsace.

Sommaire

Création et différentes dénominations

  • 1794 : CrĂ©ation de la 152e Demi-Brigade de Bataille Ă  partir des unitĂ©s suivantes :
  • 1796: Dissous et incorporĂ© dans la 75e Demi-Brigade d'Infanterie de Ligne
  • 1813: 152e Regiment d'Infanterie de Ligne Ă  partir des unitĂ©s suivantes :
    • 18e, 19e, 53e et 54e Cohortes de la Garde Nationale
  • 1814: Dissous
  • 1914 : A la mobilisation, il met sur pied son rĂ©giment de rĂ©serve, le 352e RĂ©giment d'Infanterie
  • 1942: Dissous le 27 novembre suite Ă  la dĂ©mobilisation de l'armĂ©e d'armistice.
  • 1944: RĂ©crĂ©e le 10 octobre en Demi-Brigade Auvergne
  • 1944: RenommĂ© RĂ©giment Auvergne le 9 novembre
  • 1944: Reprend le nom de 152e RĂ©giment d'Infanterie le 21 novembre
  • 1946: TransformĂ© en 152e Bataillon d'nfanterie le 30 avril
  • 1949: Redevient 152e RĂ©giment d'Infanterie le 1er mai
  • 1964: 1er juin, devient le 152e RĂ©giment d'Infanterie des Forces du Territoire (152e RIFT)
  • 1976: TransformĂ© en 152e RĂ©giment d'Infanterie MĂ©canisĂ© le 1er juillet
  • 1984: Devient, le 1er juillet, 152e RĂ©giment d'Infanterie de Division BlindĂ©e de la 5e Division BlindĂ©e
  • 1990: 1er juillet, devient 152e RĂ©giment d'Infanterie de Corps d'ArmĂ©e au seins du 2e Corps d'ArmĂ©e
  • 1996: Suite Ă  la dissolution du 2eCA, redevient 152e RĂ©giment d'Infanterie

Colonels/Chefs-de-Brigade

Drapeau

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes [1],[2]:


152e régiment d'infanterie de ligne - drapeau.svg

DĂ©corations

  • Ses personnels ont droit au port de la fourragĂšre aux couleurs du ruban de la LĂ©gion d'honneur.

Historique du 152e RĂ©giment d'infanterie

SOMMAIRE

  • Les origines du rĂ©giment :
  • La 152e Demi - Brigade de Bataille (1794-1796)
  • Le 152e RĂ©giment d’Infanterie des Cohortes (1813-1814) MarĂ©chal DAVOUT
  • Le 152e RĂ©giment RĂ©gional d’Infanterie ( 1887-1914 )
  • La 1re Guerre Mondiale :
  • Les sept citations du RĂ©giment (1914-1918)
  • La Seconde Guerre Mondiale (1939-1945)
  • Le 15-2 dans le Blitzkrieg (1939-1940)
  • Le RĂ©giment de l’armĂ©e d’armistice (1940-1942)
  • Le Maquis d’Auvergne (1942-1944)
  • La LibĂ©ration (1944-1945)
  • 9e inscription au drapeau
  • La pĂ©riode contemporaine :
  • L’aprĂšs - guerre (1946-1955)
  • La Campagne d’AlgĂ©rie (1955-1962)
  • Le 152e R.I.F.T. : « les Commandos d’Alsace Â» (1964-1976)
  • Le 152e RIMĂ©ca (1976-1984)
  • Le 152e R.I.D.B. (1984-1990)
  • Le 152e R.I.C.A. (1990-1996)
insigne de béret d'infanterie

Les origines du régiment

  • La 152e Demi - Brigade de Bataille (1794 - 1796)
  • 21 fĂ©vrier 1793
  • 21 aoĂ»t 1794
  • (4 fructidor de l’an II)
  • DĂ©cret du ComitĂ© de Salut Public instituant l’amalgame :
  • En pleine tourmente rĂ©volutionnaire et attaquĂ©e sur toutes ses frontiĂšres, la France fait appel au patriotisme de ses enfants : depuis 1792, un formidable Ă©lan a permis de former 517 bataillons de volontaires qui ont renforcĂ© ceux de l’armĂ©e rĂ©guliĂšre. Cependant, l’enthousiasme ne supplĂ©ant pas l’expĂ©rience, le dĂ©cret du 21 fĂ©vrier va crĂ©er 251 Demi-Brigades sur la base de deux bataillons de volontaires et d’un bataillon rĂ©gulier. Le dynamisme des uns et la discipline des autres vont faire de l’infanterie française un instrument de guerre redoutable.
  • CrĂ©ation Ă  Landau en Palatinat de la 152e Demi-Brigade de Bataille par amalgame des

2e bataillon du 82e de ligne (ex-Régiment de Saintonge crée en 1684) 6e bataillon des volontaires du Bas-Rhin 7e bataillon des volontaires de la Marne

  • 30 juillet 1795

La 152e Demi-Brigade quitte les bords du Rhin pour les Alpes Maritimes :

  • La paix signĂ©e avec la Prusse en avril 1795 permet au Directoire de la RĂ©publique de soustraire une partie des troupes de l’Est au profit de l’ArmĂ©e d’Italie en campagne contre les Austro-PiĂ©montais. En 40 jours de longues marches, exĂ©cutĂ©es sous la chaleur de l’étĂ©, la 15-2 forte de 1 500 hommes, aux ordres du Commandant PROMPT, rejoint la MĂ©diterranĂ©e. Seuls 1206 hommes parviennent Ă  destination et sont affectĂ©s le 23 septembre au Corps MassĂ©na, Ă  Loano, sur la cĂŽte Ă  environ une centaine de kilomĂštres au Nord-Est de Nice.
  • 22 et 23 novembre 1795, bataille de LOANO.
  • Le GĂ©nĂ©ral SchĂ©rer, Commandant en chef l’ArmĂ©e d’Italie, dĂ©cide d’attaquer les fortes positions ennemies dĂ©fendues par 50 000 Austro-PiĂ©montais. Les Français ne sont que 30000, affamĂ©s et dĂ©munis de tout (moins de 60 coups pour trois jours) ; la 15-2 est en rĂ©serve d’intervention. C’est au sabre, Ă  la baĂŻonnette, au corps Ă  corps, qu’elle aborde hardiment l’ennemi, le poursuit sur plusieurs kilomĂštres Ă  la tombĂ©e de la nuit et le met en dĂ©route le lendemain. Celui-ci perdra sur l’ensemble de la bataille 1 500 tuĂ©s, 4 000 prisonniers et 48 canons (500 morts et 600 blessĂ©s français dont 49 et 178 pour la 15-2).
  • 17 mars 1796

Le nombre de demi-brigades Ă  faibles effectifs Ă©tant trop Ă©levĂ©, le Directoire, profitant d’une pĂ©riode d’accalmie aux frontiĂšres, procĂšde Ă  une restructuration : la 152e est dissoute au profit de la 75e.

  • Le 152e RĂ©giment d’Infanterie des Cohortes (1813-1814)
  • 13 mars 1812, SĂ©natus Consulte crĂ©ant les Cohortes :
  • Avant de s’engager en Russie, NapolĂ©on dĂ©cide de crĂ©er une Garde Nationale : les Cohortes. À raison d’une par dĂ©partement, portant l’uniforme de l’Infanterie, ces troupes sont formĂ©es d’hommes jeunes et robustes, correctement instruits et bien encadrĂ©s.
  • 11 janvier 1813, SĂ©natus Consulte annonçant la naissance de 22 nouveaux rĂ©giments de ligne :
  • Suite Ă  la dĂ©sastreuse Campagne de Russie, NapolĂ©on annonce aux 88 Cohortes du premier ban, par SĂ©natus Consulte, qu’elles cessent de faire partie de la Garde Nationale pour entrer dans les rangs de ce qu’il reste de la Grande ArmĂ©e. Des estafettes portent l’ordre de se mettre en marche 24 heures aprĂšs rĂ©ception du message en direction de l’Elbe (Allemagne du Nord), pour y ĂȘtre rĂ©organisĂ©es, quatre par quatre en 22 rĂ©giments d’infanterie de ligne portant les numĂ©ros 135 Ă  156. Le 152e RĂ©giment naĂźt ainsi de la fusion des 18e Cohorte du Bas-Rhin, 19e Cohorte du Haut-Rhin

53e et 54e Cohortes du Pas de Calais.

  • FĂ©vr.-mars 1813

A peine formĂ©, le 152e, commandĂ© par le Colonel REYNAUD, est appelĂ© Ă  rĂ©primer le mouvement insurrectionnel des populations allemandes de la rĂ©gion de Hambourg, appuyĂ©es militairement par les troupes anglaises. Le 15-2 est omniprĂ©sent : mouvements incessants de ses quatre bataillons, coups de main audacieux, attaques et dĂ©fenses de forteresses se succĂšdent.

  • 27 avril 1813, prise de Harbourg :
  • Ce jour-lĂ , le 152e RI reçoit l’ordre de s’emparer dans les plus brefs dĂ©lais de la place-forte de Harbourg, dans les faubourgs de Hambourg, oĂč sont en train de se replier 1 500 soldats russes et prussiens. Sous un feu particuliĂšrement violent, quatre cadres du rĂ©giment rĂ©ussissent Ă  franchir le fossĂ© ceinturant le fort puis Ă  abattre le pont-levis, permettant ainsi Ă  une compagnie de voltigeurs en attente de s’engouffrer dans la place et de mettre l’ennemi en dĂ©route et de s’emparer de la ville. Ce brillant fait d’armes donne au MarĂ©chal Davout un solide point d’appui pour s’emparer quelques jours plus tard de Hambourg et de faire l’éloge du 15-2 :
  • mai 1813 Ă  fĂ©vrier 1814
  • Le 152 RI participe aux difficiles opĂ©rations de la Campagne d’Allemagne face aux coalisĂ©s de toute l’Europe en 1813 (dont la bataille de Leipzig), puis au baroud d’honneur de la Campagne de France dĂ©but 1814. Il s’est engagĂ© sans faillir dans tous les combats de cette lutte dĂ©sespĂ©rĂ©e et y disparut, victime de son devoir. En fĂ©vrier 1814, il reste 4 officiers et 35 hommes du rang inscrits aux effectifs du rĂ©giment. Le Colonel Raynaud fut tuĂ© le 16 octobre 1813 alors qu'il commandait le 152e RIL.


  • Mars-avril 1814

Du rĂ©giment, subsiste encore organiquement le 5e bataillon de dĂ©pĂŽt situĂ© Ă  Strasbourg, qui s’illustre lors du siĂšge de cette ville en rĂ©ussissant plusieurs sorties. 16 sept. 1814

  • Officiers tuĂ©s ou blessĂ©s alors qu'ils servaient au 152e RIL durant la pĂ©riode 1813-1814. Officiers tuĂ©s: 8 Officiers. Officiers morts des suites de leur blessures: 4 Officiers. Officiers blessĂ©s: 63 Officiers.

Dissolution officielle du 152e RI lors de la rĂ©organisation de l’armĂ©e de Louis XVIII.

  • Le 152e RĂ©giment RĂ©gional d’Infanterie (1887-1914)
  • 25 juillet 1887, loi de rĂ©organisation de l’ArmĂ©e Française :
  • Elle vise Ă  crĂ©er 18 nouveaux rĂ©giments d’infanterie (Ă  3 bataillons) numĂ©rotĂ©s de 145 Ă  162 en rĂ©cupĂ©rant les bataillons de forteresse regroupĂ©s autour des places fortes du Nord-Est et en les amalgamant par groupes de trois.
  • 1er octobre 1887,crĂ©ation du 152e RĂ©giment RĂ©gional d’Infanterie Ă  partir des bataillons de forteresse des 27e R.I. (Dijon) 56e R.I. (ChĂąlons sur SaĂŽne) 134e R.I. (MĂącon)
  • En garnison dans les Vosges, Ă  Epinal, de 1887 Ă  1905 (avec un bataillon Ă  BruyĂšres en quartier d’hiver), tout le rĂ©giment passe l’étĂ© en camp Ă  GĂ©rardmer, pour entamer un dur entraĂźnement en moyenne montagne. De cette Ă©poque date le surnom de : « Premier Grenadier des Vosges Â».
  • A partir de 1905, le 152e s’installe Ă  plein temps au Quartier KlĂ©ber, flambant neuf, de GĂ©rardmer, Ă  quelques kilomĂštres de cette ligne bleue des Vosges que tous rĂȘvent de franchir afin de libĂ©rer l’Alsace. De nombreuses cartes postales de l'Ă©poque illustrent les multiples manoeuvres et manifestations patriotiques auxqu'elles s'adonne le rĂ©giment dont le recrutement est au demeurant local.

La 1re Guerre Mondiale. Les sept citations du RĂ©giment (1914-1918)

27 juillet 1914 au 31 juillet 1914 Mise en alerte du rĂ©giment, les rĂ©servistes vosgiens rejoignent GĂ©rardmer. Le 152e, aux ordres du Colonel THOMAS de COLLIGNY, est Ă  97 % de son potentiel de guerre, soit 3 290 hommes, et occupe ses positions de couverture gĂ©nĂ©rale sur la crĂȘte des Vosges face Ă  la vallĂ©e de Munster. 4 aoĂ»t 1914 13h40 - notification de la dĂ©claration de guerre : aussitĂŽt le 15-2 s’empare du Col de la Schlucht et fait ses premiers prisonniers. 14 aoĂ»t 1914 Offensive vers Colmar. Le 15, prise de Soultzeren ; le 17, prise de Munster. 19 aoĂ»t 1914 Combat de la Croix de Wihr : Ayant reçu l’ordre de s’emparer des Trois Epis, le 3e bataillon du 152e RI progresse sur les crĂȘtes Nord de la vallĂ©e de Munster et rencontre les 1er et 2e bataillons du 8e RĂ©giment de Landwehr Bavarois au niveau du Grand Hohnack (982 m alt.) : rĂ©agissant instantanĂ©ment par une habile et audacieuse manoeuvre le III/152 bouscule les Bavarois qui laissent sur le terrain prĂšs de 300 morts et plusieurs dizaines de blessĂ©s prisonniers (21 tuĂ©s et 27 blessĂ©s au 152e). Ce succĂšs, quelque peu oubliĂ©, dĂ©montre l’excellente prĂ©paration du 15-2 au combat de rencontre en terrain montagneux et boisĂ© : souplesse, silence, rapiditĂ© d’exĂ©cution, cohĂ©sion caractĂ©risent cette manoeuvre qui a Ă©tĂ© aussi sa premiĂšre Ă©preuve de feu. Un fier esprit de corps commence Ă  animer ces fantassins dont la rĂ©putation inspire de plus en plus le respect, voire la crainte chez l’ennemi. Un autre surnom circule dans les 2 camps pour dĂ©signer le 15-2 : "les renards de la montagne". 22 aoĂ»t 1914 Le rĂ©giment est aux portes de Colmar que les ordres ne permettront pas de libĂ©rer ; en effet, ailleurs, dans le Bassin Parisien, en Lorraine, la progression des Allemands semble irrĂ©sistible et les unitĂ©s en pointe en Alsace comme le 152e R.I., menacĂ©s sur leurs arriĂšres, reçoivent l’ordre de repli sur la crĂȘte des Vosges. 13 sept. 1914 Le 15-2 est rappelĂ© cotĂ© vosgien, dans le secteur de Saint-DiĂ©, et reçoit l’ordre de s’emparer du piton fortifiĂ© du Spitzemberg (641 m. alt.) barrant les accĂšs Est de cette ville.

  • 16 au 25 sep 1914

Combats du Spitzemberg : (152e aux ordres du LCL GOYBET depuis le 30 aoĂ»t).

16 sept. 1914 17 sept. 1914

18 sept. 1914 19 sept. 1914

20 sept. 1914 Reconnaissances et mise en place sur ligne d’attaque. 1re attaque, 1er Ă©chec : les vagues d’assaut françaises du 2e bataillon se brisent sur le feu des mitrailleuses allemandes. 2e attaque, 2e Ă©chec : la 7e Cie approche Ă  500 m du sommet. 3e attaque, 3e Ă©chec : 1er et 2e bataillons sont exsangues et relevĂ©s dans la nuit par le 3e au repos depuis le 16 septembre. 4e attaque, le piton tombe : dĂ©bouchĂ© surprise en fin d’aprĂšs-midi, sans prĂ©paration d’artillerie, et assaut Ă  la baĂŻonnette pour s’emparer du sommet oĂč les Allemands sont retranchĂ©s dans les ruines d’un vieux chĂąteau fĂ©odal. 21 au 25 sept. «L’apocalypse» : en 4 jours, le sommet tenu par le 152e va recevoir 15 000 obus de calibre 105 Ă  220, mais toutes les contre-attaques allemandes pour reprendre le piton Ă©chouent. Bilan : plus de 600 tuĂ©s, blessĂ©s et disparus.

  • 1re citation Ă  l’ordre de l’ArmĂ©e,avec Ă©toile d'or

oct. à déc. 1914 Repos et reconditionnement à Gérardmer puis à Fellering dans la haute vallée de la Thur, coté alsacien des Vosges.

25 dĂ©c. 19143 et 4 janv. 1915. Combats de Steinbach : (152e aux ordres du LCL JACQUEMOT)

La prise de ce village et surtout des deux hauteurs qui l’encadrent au Nord-Est (Plateau d’Uffholtz) et au Sud-Ouest (cĂŽte 425) est indispensable pour qu’une attaque française en direction de Cernay et de la Plaine d'Alsace puisse dĂ©boucher de la vallĂ©e de la Thur. Mal renseignĂ© sur le degrĂ© de fortification du village et des deux points d’appui tenus par les Allemands, le Commandement français engage le 15-2 et le 213e R.I. le jour de NoĂ«l dans une attaque de dĂ©bordement du village par le Nord et le Sud. Ce qui devait ĂȘtre une attaque Ă©clair se transforme, face Ă  une rĂ©sistance acharnĂ©e, en huit jours de fĂ©roces combats au corps Ă  corps, de jour et de nuit, oĂč il faudra s’emparer une Ă  une de maisons fortifiĂ©es et de tranchĂ©es remplies d’eau glacĂ©e. Les Ă©vacuations pour pieds gelĂ©s seront nombreuses. Combats de rue dans Steinbach d’une rare intensitĂ© : le village ravagĂ© par les incendies tombe entre nos mains dans la nuit, la route de Cernay est ouverte mais les deux rĂ©giments Ă©puisĂ©s ne peuvent se risquer dans un autre combat de rue. Bilan : 167 tuĂ©s, 374 blessĂ©s, 23 disparus au 152e .

  • 2e citation Ă  l’ordre de l’ArmĂ©e,avec palme
  • 15 mars 1915. Deux bataillons restent en ligne Ă  Steinbach, le troisiĂšme au repos Ă  Bitschwiller-les-Thann, 10 kilomĂštres en arriĂšre avec relĂšve tous les quatre jours. Le rĂ©giment quitte le secteur pour monter en ligne Ă  l’Hartmannswillerkopf.
  • 23 au 26 mars 1915

PremiĂšre bataille de l’HARTMANNSWILLERKOPF : L’Hartmannswillerkopf, Ă©galement connu sous le nom de "Vieil Armand" et abrĂ©gĂ© en «HWK» dans les communiquĂ©s militaires est une montagne culminant Ă  956 m : c’est un observatoire de tout premier ordre, car aucun sommet aussi Ă©levĂ© n’est aussi proche de la plaine d’Alsace. De ce sommet, toute la logistique allemande entre Colmar et Mulhouse peut ĂȘtre observĂ©e et donc coupĂ©e. Les Allemands n’ont ici qu’un objectif dĂ©fensif : interdire la prise de cet observatoire par les Français, mais en cas de perte, ils s’acharneront Ă  le reprendre quelqu’en soit le prix. Pris le 25 dĂ©cembre 1914 par les Chasseurs Alpins, il est repris par les Allemands en janvier qui y effectuent des travaux dĂ©fensifs titanesques.

  • 19 mars 1915. Quand le 15-2 intervient, tous les efforts de la 1re Brigade de Chasseurs pour reconquĂ©rir le sommet sont restĂ©s vains.
  • 23 mars 1915, 1er assaut vers l’HWK mais qui ne parvient qu’à 200 m du sommet.
  • 26 mars 1915, 2e assaut sous la neige, l’ennemi est submergĂ©, culbutĂ©, le sommet conquis et mĂȘme largement dĂ©passĂ©. Les Allemands ont perdu 1 800 hommes mais le 152e compte 130 tuĂ©s et prĂšs de 400 blessĂ©s. C’est ici que 15-2 s’est vu attribuĂ© par les Allemands son plus beau surnom de bataille :

«  Teufels regiment Â» « le RĂ©giment du Diable Â»

  • 3e citation Ă  l’ordre de l’armĂ©e,avec palme
  • 25 avril 1915

DeuxiĂšme bataille de l’HARTMANNSWILLERKOPF : Les Allemands ne peuvent admettre la perte de l’HWK qui fragilise tout leur dispositif. Ils lancent une contre-attaque de grande envergure avec 6 bataillons dont 2 bataillons d’élite de la Garde ImpĂ©riale appuyĂ©e par un bombardement d’artillerie inouĂŻ. Le 15-2 tient tĂȘte quelques heures mais s’incline, submergĂ© dans la soirĂ©e. Le sommet perdu sera partiellement repris le lendemain. 14 officiers et 811 hommes manquent Ă  l’appel. Le LCL JACQUEMOT est blessĂ© dans son P.C. touchĂ© de plein fouet par un obus. Le LCL POUMAYRAC prend le commandement.

  • Mai-juin 1915

Reconstitution du rĂ©giment Ă  Saint-Amarin, reprise de l’instruction et recherche d’une nouvelle cohĂ©sion.

  • 15 au 24 juin 1915

Le 2e Bataillon est engagĂ© avec deux B.C.A. dans l’offensive sur Metzeral (haute vallĂ©e de la Fecht) : 7 attaques infructueuses coĂ»teront au rĂ©giment, en 10 jours, 562 hommes hors de combat.

  • Ă©tĂ©- automne 1915

Le 152e tient le secteur relativement calme de l’Hilsenfirst (col entre les hautes vallĂ©es de la Fecht et de la Lauch). Le 6 septembre, le LCL SEGONNE prend le commandement.Le 14 dĂ©c. 1915 retour Ă  Saint-Amarin, le LCL SEMAIRE prend le commandement.

  • 21 et 22 dĂ©cembre 1915

TroisiĂšme bataille de l’HARTMANNSWILLERKOPF : Ultime attaque française sur l’ensemble du secteur de l’HWK avec seulement une division (16 bataillons) pour 6 kilomĂštres de front. Objectif du 15-2 : le sommet de l’HWK.

  • 21 dĂ©c. 1915

AprĂšs une prĂ©paration d’artillerie de 5 heures et 15 000 coups, assaut irrĂ©sistible des «Diables Rouges» qu’aucune rĂ©sistance ne parvient Ă  arrĂȘter. Le sommet est pris, de mĂȘme que les pentes Est de la montagne. 1 500 prisonniers sont ramenĂ©s vers l’arriĂšre, mais le 15-2 a perdu plus de 400 soldats. Les lignes sont trop Ă©tirĂ©es, l’artillerie ne peut appuyer le rĂ©giment situĂ© Ă  contre-pente. La nuit tombe sans que le dispositif ait pu ĂȘtre renforcĂ©.

  • 22 dĂ©c. 1915

A l’aube, rĂ©action allemande fulgurante : trois rĂ©giments contre-attaquent et aprĂšs huit heures de combat au fusil, Ă  la baĂŻonnette, Ă  la grenade, au corps Ă  corps, le 152e est submergĂ©, dĂ©bordĂ©, cernĂ© de toutes parts, succombe sous le nombre. Le «Vieil Armand» «mangeur d’hommes» vient de dĂ©vorer tout un rĂ©giment : 48 officiers et 1 950 hommes manquent Ă  l’appel. L’HWK est devenu «la Montagne SacrĂ©e du RĂ©giment».

  • 25 dĂ©c. 1915

Les survivants regagnent Saint-Amarin et dĂ©but 1916, le 152e est reconstituĂ© Ă  Saulxures-sur-Moselotte (Vosges) Ă  partir d’un prĂ©lĂšvement dans trois armĂ©es d’une section par rĂ©giment.

  • Pour tous ces faits d’armes :«  Alsace 1914-1915  Â» 3e inscription au drapeau.
  • janvier Ă  juillet 1916

Le rĂ©giment est en ligne dans diffĂ©rents secteurs des Vosges : l’instruction reprend, il refait aussi sa cohĂ©sion. Son sacrifice Ă  l’HWK lui Ă©vite «l’Enfer de Verdun».

  • 15 juin 1916

Pour ses trois citations, le 15-2 est le premier régiment à se voir attribuer la fourragÚre verte aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918.

  • 20 juillet 1916

Le 15-2 quitte les Vosges pour la Somme oĂč, depuis trois semaines, a dĂ©butĂ© une offensive franco-anglaise de grande envergure destinĂ©e Ă  soulager la pression allemande sur Verdun.

  • 3 et 4 sept. 1916

Combats de ClĂšry-sur-Somme : Le 152e participe Ă  l’attaque et la prise de ce village par la 66e D.I. Il s’y distingue en s’emparant dĂšs le premier jour de tous les objectifs qui lui avaient Ă©tĂ© fixĂ©s. Attaque limitĂ©e, bien appuyĂ©e par l’artillerie, largeur de front rĂ©duite, bonne coordination pour les relĂšves, la cruelle leçon de l’HWK est bien assimilĂ©e mais les pertes sont quand mĂȘme de 217 morts et 359 blessĂ©s.

  • 15 au 27 octobre 1916

Combats de Sailly-Saillissel ( Somme) : L’attaque de ce village, situĂ© sur une petite hauteur, par la 40e D.I. que le 15-2 est venu renforcer, est prĂ©alable Ă  une offensive plus large.

  • 15 octobre 1916

Sans reconnaissances prĂ©alables, Ă  la tombĂ©e de la nuit, sans prĂ©paration d’artillerie (pour ne pas alerter l’ennemi), aprĂšs une mise en place en souplesse et en silence, les "Diables Rouges" attaquent et s’emparent avant la fin de la nuit du village, pourtant puissamment fortifiĂ©, et s’emparent de 200 prisonniers et 3 mitrailleuses. Dans les jours qui suivent, ils consolident le dispositif et rĂ©ussissent Ă  conserver le terrain conquis malgrĂ© de nombreuses et violentes contre-attaques allemandes. Bilan :94 morts, plus de 900 blessĂ©s.

  • 4e citation Ă  l’ordre de l’armĂ©e,avec palme

«  La Somme 1916  Â» 4e inscription au drapeau

  • 28 octobre 1916 au 13 mars 1917.

Remise en condition Ă  Corcieux (Vosges), puis montĂ©e en ligne dans des secteurs "calmes" : Belfort, Sundgau alsacien. 13 nov. 1916 Le 152e rejoint la 164e D.I. qu’il ne quittera plus jusqu'Ă  la fin de la guerre.

  • 15 janvier 1917.Le lieutenant.CL BARRARD prend le commandement du RĂ©giment.
  • Mai-juillet 1917
  • Dans le brasier du Chemin des Dames :
  • EngagĂ© un mois aprĂšs le dĂ©but de cette dĂ©sastreuse offensive, le 152e se voit confier des missions particuliĂšrement dĂ©licates qu’il remplira sans faillir. GrĂące au capital confiance rĂ©gnant dans le rĂ©giment, il surmontera la crise morale de ce printemps 1917 et se rĂ©vĂšlera une rĂ©fĂ©rence d’excellence pour les autres unitĂ©s.
  • 22 mai 1917

Prise du Plateau des Casemates (Aisne) : En moins d’une heure, grĂące Ă  une prĂ©paration mĂ©ticuleuse, Ă  une conduite parfaite et une Ă©nergie farouche, les "Diables Rouges" se rendent maĂźtres du plateau et le conservent. Bilan : 89 morts et 208 blessĂ©s. Le rĂ©giment accumule les fĂ©licitations.

  • 25 juin 1917

Reprise du Plateau d’Hurtebise : Cette ligne de crĂȘte en forme de plateau Ă©troit permettant d’avoir des vues sur tout le secteur a Ă©tĂ© partiellement reconquise par les Allemands le 17 juin. Un remarquable assaut du 3e bataillon du 152e permet en un seul Ă©lan de s’emparer de tous ses objectifs avec "peu" de pertes : 63 morts, 258 blessĂ©s. Au cours de cet assaut, un exploit original : la capture par le mĂ©decin et l’aumĂŽnier du rĂ©giment de 150 Allemands dans la «Grotte du Dragon», vaste carriĂšre souterraine.

  • 5e citation Ă  l’ordre de l’armĂ©e, avec palme.

«  L'aisne 1917  Â» 5e inscription au drapeau.

  • 10 juillet 1917.Pour ses deux citations supplĂ©mentaires, le 15-2 est le premier rĂ©giment Ă  se voir attribuer la fourragĂšre jaune aux couleurs de la MĂ©daille militaire.remise officiellement Ă  Paris le 14 juillet 1917 par Raymond PoincarĂ©, PrĂ©sident de la RĂ©publique
  • 3 au 22 juillet 1917 .Repos du rĂ©giment Ă  l’arriĂšre, rĂ©gion de FĂ©rĂ©-en-Tardenois, abrĂ©gĂ© par la dĂ©tĂ©rioration de la situation sur le Chemin des Dames. L’ennemi a reconquis le Plateau des Casemates.
  • 24 juillet 1917

Le 152e stoppe l’avance allemande, mais Ă©choue dans la reprise du plateau, et perd 120 tuĂ©s et disparus.

  • aoĂ»t Ă  oct. 1917.Repos Ă  CourthiĂ©sy (Marne), visite du GĂ©nĂ©ral PETAIN, Chef d’Etat-major, puis montĂ©e en ligne secteur de Reims (Marne). «... le 15-2 ... le plus beau fleuron de l’armĂ©e française ...» GĂ©nĂ©ral PĂ©tain.
  • 1er nov. au 15 dĂ©c. 1917

En ligne dans le secteur de Verdun, Ă  BĂ©zonvaux, trĂšs peu de combats mais une vie quotidienne Ă©prouvante dans un cloaque immonde oĂč l’ennemi est le froid, la pluie glacĂ©e, la boue, les poux, les rats attirĂ©s par les cadavres en dĂ©composition.

  • 27 dĂ©c. 1917 au 23 mai 1918

En ligne dans le secteur de LunĂ©ville : le rĂ©giment est persuadĂ© que son arrivĂ©e dans ce secteur prĂ©sage d’une offensive imminente des Allemands : calme plat durant 5 mois.

  • 28 mars 1918

Le LCL MEILHAN prend le commandement du 15-2.

  • 30 mai au 3 juin 1918.Retour dans l’Aisne :
  • La paix signĂ©e entre les Russes et les Allemands en mars a libĂ©rĂ© des dizaines de rĂ©giments allemands qui viennent renforcer le front Ouest. Ceux-ci tentent donc les offensives de la derniĂšre chance, car il leur faut vaincre avant l’arrivĂ©e massive de troupes amĂ©ricaines. Le 27 mai les Allemands percent le front au Chemin des Dames et progressent de 25 km en deux jours vers le Sud-Ouest. La 164e D.I. (devenue «Division du Dragon») intervient dans le secteur Nord-Ouest de ChĂąteau-Thierry.
  • 30 -1er juin 1918

Difficile mission de freinage entre le Bois des Bonnes et Bois Belleau.

  • 2 - 3 juin 1918
  • Coup d’arrĂȘt sur les lisiĂšres Nord-Est de Lucy-Bocage : les Allemands sont stoppĂ©s, le 15-2, aprĂšs trois annĂ©es de guerre de positions, a su trĂšs vite rĂ©apprendre tous les mĂ©canismes de la manoeuvre mobile enseignĂ©s avant 1914. Bilan : plus de 600 tuĂ©s et blessĂ©s.
  • 6e citation Ă  l’ordre de l’armĂ©e, avec palme.

«  L’Aisne 1917 - 1918  Â» 5e inscription au drapeau

  • 5 juin au 1er juil. 1918.Repos et reconditionnement sur les bords de la Marne Ă  Saucy-sur-Marne (20 km au Sud-Ouest de ChĂąteau-Thierry).

18 - 25 juillet. 1918

  • DeuxiĂšme bataille de la Marne :
  • Contre-offensive majeure lancĂ©e par Foch avec les 3e, 5e, 6e, 9e et 10e ArmĂ©es, renforcĂ©es de 5 Divisions d'Infanterie U.S., et appuyĂ©e par 320 chars.
  • 18 juillet 1918
  • La "Division du Dragon", avec au centre de son attaque un bataillon du 15-2, rompt le front sur 4 km de large : en 4 heures, les «Diables Rouges» ont progressĂ© de 4 km et se sont emparĂ©s de 150 prisonniers, 10 mitrailleuses et 3 canons de 77.

19-20 juil. 1918 Poursuite de la marche offensive et réduction des fermes fortifiées.

  • 22-25 juil. 1918

Tout le 152e, appuyĂ© par une section de chars, passe en tĂȘte de la Division pour l’attaque du Bois du ChĂątelet oĂč l’ennemi s’est installĂ© en dĂ©fense ferme. AprĂšs trois nuits et deux jours, le bois est enlevĂ© de haute lutte : 242 prisonniers, 2 canons, 6 "minenwerfer", mais 105 tuĂ©s et 529 blessĂ©s manquent Ă  l’appel. En 8 jours, la Division aura progressĂ© de 24 kilomĂštres, se sera emparĂ©e de 12 villages, fait 600 prisonniers et pris 27 canons.

  • 7e citation Ă  l’ordre de l’armĂ©e,avec palme.

«  L’Ourcq 1918  Â» 6e inscription au drapeau.

  • 28 juillet au

20 sept. 1918 La 164e D.I. "se promĂšne" de secteur en secteur et alterne les missions de relĂšve et de rĂ©serve d’intervention.

  • 3 septembre 1918

Pour ses deux citations supplĂ©mentaires, le 15-2 est le 1er rĂ©giment Ă  se voir attribuerla fourragĂšre rouge aux couleurs de la LĂ©gion d’Honneur, remise officiellement Ă  Dunkerque, le 13 dĂ©cembre 1918 par le MarĂ©chal Petain .

  • 21 sept. 1918

Embarquement en train Ă  ChĂąteau-Thierry, direction Gravelines dans les Flandres.

  • 25 sept. au 11 nov. 1918
  • 2 au 4 oct. 1918

L’ultime campagne, la Belgique : Trois divisions françaises, dont la 164e, sont placĂ©es en renforcement d’un Groupe d’ArmĂ©es, commandĂ© par le Roi des Belges, lui-mĂȘme subordonnĂ© aux ordres du Haut-Commandement interalliĂ©. Mission : aprĂšs rupture du front, libĂ©rer le territoire belge jusqu'Ă  la frontiĂšre hollandaise. Campagne usante pour le moral : pluie incessante, boue, paysage plat bloquant toute manƓuvre Ă  l’abri des vues et des coups ennemis, le 15-2 se distingue dans les durs combats pour la prise de Roulers qu’il paye du sang de 66 tuĂ©s, 147 disparus et 318 blessĂ©s.

Pour cette campagne : «  Roulers 1918  Â»7e inscription au drapeau

22 nov. 1918 .Le drapeau et une compagnie du 15-2 dĂ©filent pour l’entrĂ©e du Roi des Belges Ă  Bruxelles.

  • 5 juillet 1919

DĂ©cision d’attribution de la CROIX DE LA LĂ©gion d'honneur.Au Drapeau du 152e R.I.

  • 2 aoĂ»t 1919

Le 152e, commandĂ© par le COL BARRARD s’installe Ă  Colmar oĂč il occupe 1er bataillon  : le Quartier Rapp, 2e bataillon : le Quartier Macker (actuelle citĂ© administrative), 3e bataillon : le Quartier Lacarre (actuelle Gendarmerie) ou Quartier Abattucci Ă  Neuf-Brisach (de 1921 Ă  1930).

La Seconde Guerre Mondiale(1939-1945)

  • Le 15-2 dans le Blitzkrieg (1939-1940)
  • 3 sept. 1939

DĂ©claration de guerre : le 15-2, commandĂ© par le COL GILLIOT, est en position de couverture le long du Rhin oĂč il construit des casemates. Oct. Ă  dĂ©c. 1939

  • Cantonnement dans le Sundgau : travaux d’obstacles antichars.

14 déc. 1939 au 15 avril 1940

  • En ligne sur le front de la Sarre, Ă  l’Ouest de Sarreguemines : il y rĂ©alise de gros travaux d’amĂ©nagement du terrain.
  • 4 Janvier 1940
  • Le GĂ©nĂ©ral de Lattre de Tassigny prend le commandement de la 14e D.I., "la Division des As" ( 2e, 4e, 31e B.C.P, 35e R.I., 152e R.I.).
  • 18 avr. - 12 mai 1940

En rĂ©serve d’intervention, secteur de LunĂ©ville. Le 12 et 13 mai : embarquement d’urgence en train pour les 1er et 2e bataillons, direction le dĂ©partement des Ardennes. Depuis le 10 mai, les Panzerdivisionen allemandes sont entrĂ©es en Belgique et au Luxembourg et foncent Ă  travers le massif des Ardennes.

  • 14 mai 1940

Alors que les chars allemands ont commencĂ© le franchissement de la Meuse depuis le 13 mai, dĂ©barquement des "Diables Rouges" en gare de Pont-Faverger (23 km Ă  l’Est de Reims), les derniers 35 kilomĂštresm se feront en autobus parisiens rĂ©quisitionnĂ©s puis 15 km Ă  pied. Mise en place Ă  la tombĂ©e de la nuit, sans aucune reconnaissance sur un terrain inconnu, les blindĂ©s allemands n’étant plus qu’à une dizaine de kilomĂštres Ă  l’Est.

  • 15 mai 1940

Combats de La Bascule, de Bouvellemont, et de Hte Chagny :

Dramatiques combats pour les 2 bataillons engagĂ©s hĂątivement, dans la confusion la plus totale, mission : tenir coĂ»te que coĂ»te une ligne de crĂȘte dite "CrĂȘte Mouton" entre le carrefour de la Bascule et le village de Chagny et en interdire tous les axes venant de l’Est jusqu'Ă  l’arrivĂ©e du gros de la 14e D.I. Face au 152e les avant-gardes des 1re, 2e et 10e Panzerdivisionen du 19e Panzerkorps (commandĂ© par le thĂ©oricien du combat blindĂ© Guderian) en offensive vers l’Ouest. Les compagnies du 1er bataillon rĂ©ussissent Ă  contenir les reconnaissances allemandes jusqu’en dĂ©but d’aprĂšs-midi Ă  BaĂąlons et Ă  Chagny. Au carrefour de la Bascule, les seuls moyens anti-chars du 2e bataillon, 2 canons de 25 mm, prennent Ă  partie les premiĂšres colonnes de blindĂ©s de reconnaissance et en dĂ©truisent neuf (peut-ĂȘtre treize) avant d’ĂȘtre pris sous un violent tir de mortier et d’artillerie, puis submergĂ©s par l’infanterie mĂ©canisĂ©e dans l’aprĂšs-midi. Les Allemands ayant pris pied sur le plateau peuvent alors prendre Ă  revers les "verrous" de BaĂąlons, Bouvellemont et Chagny en fin de journĂ©e. MalgrĂ© l’hĂ©roĂŻsme des dĂ©fenseurs, sans moyens anti-chars, ceux-ci sont rapidement rĂ©duits. Les sections, voire des groupes isolĂ©s, profiteront de la nuit pour se replier vers Rethel. Cette journĂ©e aura coĂ»tĂ© au 152e 380 hommes hors de combat.

  • 16 au 20 mai 1940
  • 16 mai 1940

Combats de Rethel : Le 3e bataillon, indemne, et la 14 D.I, recueillent Ă  Rethel les rescapĂ©s du 1er et du 2e, puis s’installent sur l’Aisne, pour en interdire le franchissement. Les Panzers, continuant Ă  progresser vers l’Ouest, ne cherchent pas Ă  franchir, mais Rethel devient pour la logistique allemande un noeud routier important qu’il leur faut contrĂŽler. Un convoi de 15 camions est dĂ©truit ce jour.

  • 17 au 18 mai 1940

Echec des violentes attaques allemandes sur Rethel marquĂ©es par d’atroces combats, au corps Ă  corps, de nuit, dans le cimetiĂšre militaire allemand de 14-18 au Nord de la ville. 19 au 20 mai 1940 Nouvelles attaques : le Nord de la ville est investi, mais le 152e et le 35e tiennent les ponts sur l’Aisne et le canal.

  • Pour cette campagne :

«  Rethel 1940  Â» 8e inscription au drapeau

  • 5 - 25 juin 1940

Repli en bon ordre du régiment vers le Sud jusqu'à Coudes dans le Massif Central.

Le RĂ©giment de l’armĂ©e d’armistice(1940-1942)

  • juillet 1940

L’attitude du 152e lors de la Campagne de France de mai-juin, associĂ©e Ă  son brillant comportement lors de la Grande Guerre, dĂ©jĂ  soulignĂ© par le MarĂ©chal PĂ©tain, lui permet d’échapper Ă  la dissolution et devenir le RĂ©giment de Tradition de l’Alsace au sein de la 13e Division Militaire de l’armĂ©e d’armistice. 1er bataillon et E.M. en garnison Ă  Montluçon. 2e bataillon ("bataillon d’honneur du MarĂ©chal PĂ©tain") Ă  Vichy. 3e bataillon en garnison Ă  Lapalisse (mission de garde de la ligne de dĂ©marcation). Si l’instruction militaire Ă©tait rĂ©duite Ă  sa plus simple expression, en raison d’une dotation trĂšs contingentĂ©e par la Commission d’armistice de l’armement collectif et lourd, l’éducation physique et sportive soutenue et les compĂ©titions sont les vecteurs privilĂ©giĂ©s du maintien du moral et de la cohĂ©sion.

  • Janvier 1942

En raison de multiples plaintes Ă©manant de la commission d’armistice au sujet du "mauvais esprit frondeur" dont les Diables Rouges semblent coutumiers Ă  Vichy, le 2e bataillon doit quitter cette ville pour rejoindre Montluçon. En secret, un certain nombre de cadres du 152e prĂ©pare la renaissance de l’armĂ©e française.

  • 11 nov. 1942

L’armĂ©e allemande envahit la Zone Libre.A VANHECKE, ancien soldat du rĂ©giment, se souvient ": Une compagnie Ă©tait dĂ©tachĂ©e Ă  Vichy Ă  la garde du marĂ©chal. Le rĂ©giment Ă©tait casernĂ© Ă  Montluçon, quartier Richemont. La vie Ă©tait celle de toutes les unitĂ©s de l'armĂ©e d'armistice de la zone libre, Ă©ducation physique, maniement d'armes, instruction au tir. Chaque matin, chant du "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" et "MarĂ©chal nous voilĂ ". La tambouille Ă©ait passable pour l'Ă©poque. La troupe provenait pour beaucoup d'engagĂ©s pour 3 ans et parmi ceux-ci beaucoup d'alsaciens et de lorrains et des gars de zone occupĂ©e. L'ambiance Ă©tait "marĂ©chaliste" il faut dire, mais aussi trĂšs anti allemande. Les cadres et la troupe Ă©taient convaincus que l'armĂ©e d'armistice aurait un jour Ă  se battre contre l'allemand. (...) La vie se poursuivait sans trop de problĂšmes, lorsque survinrent les tragiques Ă©vĂšnements de l'entrĂ©e des Allemands en zone libre et du sabordage de la flotte Ă  Toulon. A partir de ce moment lĂ , un Ă©tat d'effervescence, aidĂ© en cela par des prĂ©paratifs militaires, rĂ©gna sur le quartier consignĂ©. Distributions de munitions de guerre, alerte de nuit et plusieurs heures, changements de noms par francisation des noms trop germaniques de certains engagĂ©s susceptibles d'ĂȘtre inquiĂ©tĂ©s. Les Allemands Ă©taient Ă  Montluçon depuis le 2 novembre et c'est sans plus me souvenir de la date exacte, quelques jours plus tard, qu'un matin, alors que nous Ă©tions encore au lit, le rĂ©veil n'ayant pas sonnĂ©, qu'ils investirent le quartier et firent irruption dans les chambrĂ©es. (...) Ils nous firent mettre haut les mains et retirĂšrent les fusils des rateliers. Nous Ă©tions virtuellement prisonniers. Au mĂȘme moment, toutes les garnisons de l'armĂ©e d'armistice vivaient le mĂȘme procĂ©dĂ©. L'armĂ©e d'armistice avait vĂ©cu. Ses Ă©lĂ©ments furent dispersĂ©s par une hative dĂ©mobilisation, qui a pris nom de permission renouvelable puis de congĂ© d'armistice'''. (Gendarmes d'Hier et d'Aujourd'hui n°174, avril 2008, p.28).

  • 27 nov. 1942
  • Le 15-2 est dĂ©sarmĂ© Ă  Montluçon.
  • 1er dĂ©c. 1942 dissolution de l’armĂ©e d’armistice.

Le Maquis d’Auvergne(1942-1944)

  • septembre 1942

Le CBA COLLIOU, commandant du 3e bataillon, passe dans la clandestinitĂ© et rejoint l’O.R.A. (Organisation de RĂ©sistance de l’ArmĂ©e). Des armes, des munitions, des tenues de combat sont dispersĂ©es dans des caches dans les Monts d’Auvergne. nov. .1942 Ă  jan. 1943 Colliou organise la RĂ©sistance dans l’Allier avec certains de ses anciens cadres et d’autres rĂ©sistants. Son but secret : faire renaĂźtre le RĂ©giment.

  • Mars 1943

RecherchĂ© par la Milice, Colliou devient "Roussel", son rĂ©seau s’étend, commence quelques coups sur des objectifs Ă  sa portĂ©e : sabotage de voies ferrĂ©es... mai-juin 1944 Structuration du Groupement Roussel en compagnies, sections, l’emblĂšme du "DIABLE ROUGE" rĂ©apparaĂźt. GrĂące aux parachutages d’armes U.S., des centaines de maquisards peuvent ĂȘtre Ă©quipĂ©s. Les missions de sabotage s’amplifient : attaque de dĂ©pĂŽt de munitions, dĂ©raillement de train en tunnel...

  • 12-14 aoĂ»t 1944

Combats du Lioran : la garnison allemande d’Aurillac en repli est prise Ă  partie et perd 200 hommes. Fin aoĂ»t 1944 Les rĂ©sistants du LCL COLLIOU sous le numĂ©ro 152 et sous l’emblĂšme du "Diable Rouge" participent Ă  la libĂ©ration de Lapalisse, Digoin, Moulins, Clermont-Ferrand.

  • 6 sept. 1944

Tous les maquis F.F.I. d’Auvergne, du Bourbonnais, le Groupement Colliou sont regroupĂ©s dans la "Division LĂ©gĂšre d’Auvergne" (7 000 hommes).

La Libération (1944-1945)

  • 10 Sept. 1944

Le Groupement Colliou chargĂ© d’intercepter une colonne allemande en repli Ă  St Pierre-le Moutier sur l’Allier fait 800 prisonniers soldats dont un officier gĂ©nĂ©ral.

  • 1er oct. 1944

COLLIOU prend le commandement de la Division qui, faute d’armement lourd et moderne et de moyens de transmissions, est remaniĂ©e en "Demi-Brigade d’Auvergne" Ă  4 bataillons. Elle est intĂ©grĂ©e dans la 9e D.I.C. (Division d’Infanterie Coloniale) selon le principe de l’amalgame : absorption par la 1re ArmĂ©e Française des unitĂ©s FFI, tout en leur conservant une spĂ©cificitĂ©. Mouvement par la Bourgogne, vers le Jura et la vallĂ©e du Doubs.

  • 9 nov. 1944

La "Demi-Brigade d’Auvergne" devient "RĂ©giment d’Auvergne" tout en conservant son armement et son matĂ©riel hĂ©tĂ©roclite issu des maquis : autobus-gazogĂšnes, gazobois, vĂ©hicules de tourisme, bĂ©taillĂšres...

  • 14-18 nov. 1944

Combat des Boucles du Doubs : DerniĂšre ligne de rĂ©sistance allemande avant la trouĂ©e de Belfort, le RĂ©giment d’Auvergne et le 9e R.T.S. ont en face d’eux, 2 bataillons d’infanterie appuyĂ©s par une dizaine de blindĂ©s et un groupe d’artillerie. MalgrĂ© la rĂ©sistance acharnĂ©e, les mines, le froid et la neige, les villages de Lucelans et Villars sous Ecot sont pris Ă  l’ennemi qui bat en retraite et n’a pas le dĂ©lai suffisant pour se rĂ©organiser. Tout son dispositif au Sud de Belfort est crevĂ©, la route de l’Alsace est ouverte.

  • 21 nov. 1944

Pour honorer les combattants volontaires F.F.I. et leur chef, le GĂ©nĂ©ral de Lattre de Tassigny redonne au RĂ©giment d’Auvergne le numĂ©ro 152, son drapeau, sauvĂ© et cachĂ© en novembre 1942, est rĂ©cupĂ©rĂ©.

  • 26 nov. 1944

Combats de l’Oberwald : Depuis le 18 novembre, sans attendre la chute complĂšte de Belfort, la 1re Division BlindĂ©e, soutenue par la 9e D.I.C. fonce le long de la frontiĂšre suisse, par la D 463 vers Delle, Seppois puis le Rhin et l’atteint le 19 au soir. Le 21 Novembre, Mulhouse est libĂ©rĂ©e. Un seul axe, la D 463, parallĂšle Ă  la frontiĂšre suisse et Ă  moins de 5 km de celle-ci, assure les communications arriĂšres de la 1re D.B. Le 26, une vigoureuse contre-offensive allemande doit couper cet axe logistique prioritaire dans le secteur tenu par le 152e R.I. DĂ©bouchant du Bois de l’Oberwald, au Nord de la dĂ©partementale, deux bataillons en attaque, appuyĂ©s par des chars et de l’artillerie, percent le dispositif du I/152 (fragilisĂ© par la vĂ©tustĂ© et l’inopĂ©rabilitĂ© de ses vĂ©hicules organiques civils dont il Ă©tait encore dotĂ©). La D 463, "cordon ombilical" de la 1re D.B., est coupĂ© vers 10 heures. Les premiĂšres contre-attaques Ă©chouent, la situation devient dramatique : les convois logistiques de la 1re D.B. ne passent plus. Devant la gravitĂ© de la situation, un escadron de chars du 2e Dragon est mis Ă  disposition du 15-2, et un Bataillon du 9e Zouaves vient renforcer les II/2 et III/152 pour une furieuse contre-attaque dans l’aprĂšs-midi. La route est reprise, l’ennemi reflue vers le Nord laissant 150 morts sur le terrain. Le 15-2 compte 47 tuĂ©s, 12 disparus et 170 blessĂ©s.

  • DĂ©c. 1944 - jan. 1945

Le rĂ©giment est en ligne Ă  l’Ouest de Mulhouse face au bois de Nonnenbruch. Il y mĂšne des combats hĂ©roĂŻques dans des conditions climatiques extrĂȘmes. Le dimanche 21 janvier, 24 Diables Rouges en capote kaki sur la neige sont tuĂ©s sur la Doller par des tireurs d'Ă©lite allemands Ă©quipĂ©s de Mauser Ă  lunettes. Fin janvier 60 soldats sont Ă©vacuĂ©s, les pieds gelĂ©s.

  • 8 fĂ©vrier 1945

Six jours aprÚs la libération de Colmar, le régiment retrouve son ancienne garnison.

  • 10 fĂ©vrier 1945

Le Général de Gaulle, à Colmar, sur la place Rapp, remet au COL COLLIOU le glorieux Drapeau de son Régiment, consacrant ainsi officiellement sa renaissance.

  • FĂ©v. Ă  mai 1945

Le 15-2 participe Ă  la Campagne d’Allemagne au sein de diffĂ©rentes divisions de la 1re ArmĂ©e. Le 21 avril il entre le premier Ă  Stuttgart, et termine la guerre sur les bords du Lac de Constance, Ă  Radolfzell, qui devient son secteur d’occupation jusqu’en avril 1946.

  • Pour l’ensemble des combats de 1944 et 1945 : 8e citation, Ă  l’ordre du Corps d’ArmĂ©e pour le III/152.

Depuis 1945 Ă  nos jours

  • L’aprĂšs - guerre (1946-1955)
  • 30 avril 1946

Le 152e R.I. devient 152e B.I. Ă  3 compagnies et rejoint le village alsacien de Mutzig oĂč il tiendra garnison jusqu'en 1955. Restrictions budgĂ©taires, lois de dĂ©gagement de cadres : l’armĂ©e mĂ©tropolitaine est sacrifiĂ©e aux nĂ©cessitĂ©s de la Reconstruction mais aussi de la Guerre d’Indochine (moins de 900 hommes, armement hĂ©tĂ©roclite...). 1er mai 1949 Dans le contexte de Guerre Froide et de crĂ©ation de l’OTAN, la France a besoin de gros rĂ©giments dans l’Est : Dissolution du 152e B.I. et renaissance du 152e R.I en amalgamant : le 152e B.I. devient le 1er bat., garnison Ă  Mutzig le 23e B.I. (Drachenbronn) devient le 2e bat., garnison Ă  Strasbourg le 32e B.I. (Granville) devient le 3e bat., garnison Ă  Colmar le 67e B.I.P. ( Soissons) devient le B.C.S., garnison Ă  Strasbourg. En juin 1954 (le 16) le rĂ©giment contribue Ă  former le IIe bat. du 23e RI.

  • 1er mars 1955

Le 152e est Ă  nouveau restructurĂ©, d’abord en le scindant en deux R.I. : 152e Ă  4 compagnies et DĂ©pĂŽt Ă  Colmar, 153e Ă  Strasbourg. Puis l’amalgame d’un escadron du 31e RĂ©giment de Dragons permet au rĂ©giment d’ĂȘtre renforcĂ© en chenillettes "half-track".

  • 17 mars 1955

Le nouveau 15-2 s’installe dans son quartier de tradition (Quartier Rapp), bref sĂ©jour, puisque trois mois aprĂšs, la situation en AlgĂ©rie empirant, le gouvernement prend la dĂ©cision d’y envoyer les rĂ©giments d’appelĂ©s. Le 10 juin 1955, le RĂ©giment fait mouvement vers Marseille oĂč il embarque.

  • La Campagne d’AlgĂ©rie (1955-1962)
  • juin Ă  sept. 1955

OpĂ©rations de police en Grande Kabylie (Ă  l’Est d’Alger).

  • oct. 1955 Ă  avr. 1958

Veille Ă  la frontiĂšre tunisienne, secteur de SĂ©drata - Soukh-Ahras (dans l’est constantinois). Dans cet immense secteur, les "Diables Rouges" sont confrontĂ©s Ă  des missions inhabituelles : il faut tout savoir, tout contrĂŽler, tout protĂ©ger, ĂȘtre en mesure d’intervenir Ă  pied ou hĂ©liportĂ© en liaison avec d’autres unitĂ©s paras (9e R.C.P., 1er R.E.P.). Il faut aussi construire des Ă©coles, instruire la jeunesse, soigner... En un mot, PACIFIER, jour aprĂšs jour.

  • 27 avril au 4 mai 1958

La bataille de Soukh-Ahras : Le 27 avril, afin d’obliger les troupes françaises Ă  disperser leurs efforts, deux "faĂŻleks" (bataillon rebelle d’environ 1 000 hommes lourdement armĂ©s) franchissent simultanĂ©ment, en force, la "Ligne Morice", barrage Ă©lectrifiĂ© le long de la frontiĂšre tunisienne. Puis elles Ă©clatent en «"katibas" de 200 hommes. Une grande opĂ©ration hĂ©liportĂ©e inter-armes associant le 1er R.E.P., les 9e et 14e R.C.P. et le 152e R.I. est dĂ©clenchĂ©e. Durant six jours, hĂ©liportages, bouclages, ratissages, embuscades, rĂ©ductions de rĂ©sistances se succĂšdent pour aboutir Ă  l’échec complet pour les rebelles : plus de 246 hors-la-loi tuĂ©s, plusieurs centaines prisonniers, de nombreuses armes saisies.

  • Mai 1958 Ă  janv. 1962

Garde le long de la "Ligne Morice".

  • Le 15-2 est rĂ©organisĂ© en deux bataillons avec deux Etats-Majors Tactiques (EMT).

janv. Ă  avril 1962 Missions urbaines dans les localitĂ©s de l’AlgĂ©rois : Patrouilles, "Check-point", dĂ©fense de points sensibles dans la capitale.

  • 10 avril 1962

Installation du rĂ©giment au Camp de Zeralda (25 km Ă  l’Ouest d’Alger). 1er juin 1963 Le rĂ©giment est restructurĂ© en deux bataillons.de deux bataillons.

  • 31 janv. 1964

Dissolution du I/152. 25 mai 1964 Le II/152 quitte l’AlgĂ©rie : 94 "Diables Rouges" y ont laissĂ© leur vie. 1er juin 1964 Le 152e R.I. est recrĂ©Ă© Ă  Colmar (au Quartier Bruat) qui le fĂȘte avec Ă©motion le 10 juin.

  • Le 152e R.I.F.T. : « les Commandos d’Alsace Â» (1964-1976)
  • juillet 1964

Devenu RĂ©giment d’Infanterie des Forces du Territoire de la 6e RĂ©gion Militaire, avec un effectif de 800 hommes (trois Compagnies Commandos, une C.C.S. et deux S.R.) avec mission de D.O.T. (DĂ©fense OpĂ©rationnelle du Territoire). Ses Compagnies Commandos se prĂ©parent donc, en cas d’invasion du territoire national, Ă  un combat de type guĂ©rilla nĂ©cessitant rusticitĂ©, endurance et bonne connaissance de la zone d’engagement (Vosges et Alsace). Les trois pĂŽles d’instruction en sont : les camps rĂ©gimentaires, les sĂ©jours en C.E.C. et les Vosges, terrain de prĂ©dilection, parfaitement adaptĂ© Ă  la nature des missions du 15-2. En mobilisation, il dĂ©rive trois compagnies de rĂ©servistes. 4 nov. 1965 Les "Diables Rouges" reprennent possession, aprĂšs le dĂ©part du 8e R.H., de leur quartier de tradition : le Quartier Rapp. Le Quartier Bruat passe au C.M.104.

Le 152e RIMĂ©ca (1976-1998)

1er juillet 1976

  • automne 1976

VĂ©ritable rĂ©volution pour les cadres du rĂ©giment, le 15-2 devient RĂ©giment MĂ©canisĂ© de la 7e D.B. et passe Ă  1 139 hommes, structurĂ© en deux escadrons Ă  13 chars AMX-13, deux compagnies mĂ©canisĂ©es Ă  13 VTT (VĂ©hicules Transport de Troupes), une C.C.A.S. (compagnie de commandement d’appui et de services) et un G.I.. Il s’installe pour la premiĂšre fois de son histoire au Quartier Walter, "Ă©vacuĂ©" par le 57e R.A., et plus adaptĂ© Ă  recevoir des vĂ©hicules lourds, mais conserve Rapp pour son G.I.

  • 1er aoĂ»t 1977

Le 15-2 passe à la 6e D.B. recréée avec P.C. à Strasbourg. novembre 1982 Le régiment libÚre le Quartier Rapp pour le C.M. 104 et occupe totalement le Quartier Bruat.

  • 1er juin 1984

Dissolution de la D.B., avec reconstitution en 6e D.L.B. dans le cadre de la F.A.R.

Le 152e R.I.D.B. (1984-1990)

  • 1er juillet 1984

Restructuration de l’armĂ©e française aprĂšs la crĂ©ation de la F.A.R. : les 1er, 2e, et 3e Corps d’ArmĂ©e n’ont plus que deux D.B chacun, mais chaque D.B. se voit renforcer d’un R.I.D.B., RĂ©giment d’Infanterie (motorisĂ©) de Division BlindĂ©e, sur V.A.B. plus souple et plus mobile. Le 15-2 devient le R.I.D.B. de la 5e D.B., avec un faible effectif Ă  800 hommes, structurĂ© en trois compagnies motorisĂ©es sur V.A.B., une C.C.A.S., un G.I., et renforcĂ© de la CAC divisionnaire (12 postes HOT). . *Le 152e R.I.C.A. (1990 - 1996)

insigne de la 7ebrigade blindée
  • 1er juillet 1990

Nouvelle restructuration : dissolution du 1er C.A., les D.B. perdent leur R.I.D.B. au profit des deux C.A. restants qui sont renforcĂ©s d’un R.I.C.A., RĂ©giment d’Infanterie de Corps d’ArmĂ©e. Le 15-2 devient le R.I.C.A. du 2e C.A. avec un effectif de 1 918 hommes, il devient l’un des plus importants rĂ©giments de l’ArmĂ©e de Terre. Pour cela il va amalgamer Ă  ses 1re, 2e, et 3e Compagnies : une compagnie du 39e R.I. (dissout Ă  Rouen) qui devient la 4/152. une compagnie du 151e R.I (dissout Ă  Metz) qui devient la 5/152. une compagnie du G.C. (dissout Ă  LunĂ©ville) qui devient la 6/152. Chaque compagnie dispose d’une S.A.C., section antichar, Ă  8 MILAN. Le rĂ©giment est appuyĂ© par une C.A. Ă  deux Sections de Renseignements (S.R. Ă  14 P4) et deux Sections de Mortiers Lourds (S.M.L. Ă  6 Mo de 120). EmployĂ© groupĂ© au sein du G.I.R.C.A., Groupement d’Intervention Rapide du 2e Corps d’ArmĂ©e, (constituĂ© des 8e RĂ©giment de Hussards, 7e RĂ©giment d’HĂ©licoptĂšres de Combat et du 152e RICA), il apporte Ă  sa manƓuvre :

  • la souplesse et la vitesse de ses 160 VAB.

la forte capacitĂ© antichar de ses 48 MILAN et 136 Armes Antichar Ă  Courte ou TrĂšs Courte PortĂ©e. l’aptitude Ă  la projection aĂ©romobile. Le 15-2 peut aussi ĂȘtre "sĂ©cable" temporairement en deux E.M.T. autonomes disposant chacun de 2, 3 ou 4 Cies, 1 SR, 1 SML.

Vu les effectifs et le nombre de vĂ©hicules le rĂ©giment occupe les trois quartiers Walter, Bruat et Rapp qu’il partage avec le C.M. 104. 1er juillet 1993 L’Allemagne Ă©tant rĂ©unifiĂ©e aprĂšs la disparition de la R.D.A., l’empire soviĂ©tique s’étant effondrĂ©, une nouvelle restructuration de l’ArmĂ©e de Terre s’en est suivie : dissolution du 2e C.A. Le 15-2 remplace au sein du 3e C.A. ,le 15-3 dissout.

  • 1991 Ă  1998

Le rĂ©giment participe Ă  un certain nombre d’opĂ©rations extĂ©rieures, par l’envoi de personnels soit Ă  titre individuel, soit en unitĂ©s constituĂ©es dans des missions de maintien de la paix, de protection de population, observateurs... en ex-Yougoslavie. Il contrĂŽle les zones dans le cadre de missions de maintien de la paix, aide au retour Ă  la vie civile Kosovo, Bosnie-HerzĂ©govine, Rwanda, Sahara Occidental, Liban ... Dans les DOM-TOM, le 15-2 participe aux missions de protection et de prĂ©sence par l’envoi d'une compagnie tournante en renforcement des unitĂ©s stationnĂ©es hors mĂ©tropole.

AMX 10 P du 152e R.I. dans le Quartier Rapp, Ă  Colmar
VBCI (Véhicule blindé de combat d'infanterie)
  • depuis 1996 le rĂ©giment se mĂ©canise avec quatre compagnies de combat du mĂȘme pied. Il entame simultanĂ©ment sa professionnalisation.
  • 1 compagnie d'Ă©clairage et d'appui.
  • 4 compagnies de combat.
  • 1 compagnie de commandement et de logistique.
  • 1 compagnie de base et d'instruction.
  • MatĂ©riels: AMX 10 P (vĂ©hicules de transport de troupes blindĂ©s et chenillĂ©s). Il y a Ă  l'heure actuelle plusieurs rĂ©giments comme (le RMT, le 16e Chasseurs, le 1er Tirailleurs, le 35e, le 92e et le 152e RI puis le 1er rĂ©giment de chasseurs d'Afrique sont Ă©quipĂ©s de l'AMX10P). Ces regiments passeront sur VBCI Ă  partir de fin 2008 puis 2009 ( le 1er rĂ©giment de chasseurs d'Afrique est le premier ).
  • VBL (vĂ©hicules blindĂ©s lĂ©gers) - Missiles MILAN et ERYX

Liban

  • mercredi 18 juillet 2007.
Liban les Casques bleus français sur le qui-vive.

La Finul redoute une attaque de diversion en raison des combats dans le nord du pays. Au «Point 6.50», les Casques bleus français et les soldats israĂ©liens sont Ă  portĂ©e de voix. Mais pour l’heure, il n’y a personne Ă  qui parler de l’autre cĂŽtĂ© de la «technical fence». Ce dimanche de juillet, tout est calme sur la barriĂšre qui sĂ©pare le Liban de l’Etat hĂ©breu. Les «diables rouges» du 152e rĂ©giment d’infanterie, en surveillance sur la frontiĂšre, le savent bien : si menace il y a, elle ne vient pas pour l’instant du sud.

Liens externes

Liens internes

Sources et bibliographie

Notes et références

  1. ↑ DĂ©cision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et Ă©tendards des corps de troupe de l'armĂ©e de terre, du service de santĂ© des armĂ©es et du service des essences des armĂ©es, Bulletin officiel des armĂ©es, n°27, 9 novembre 2007
  2. ↑ ArrĂȘtĂ© relatif Ă  l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et Ă©tendards des formations des armĂ©es et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A MichĂšle Alliot-Marie
  3. ↑ [1]UnitĂ©s et dĂ©corations militaires. La hampe du drapeau ou de l’étendard des unitĂ©s suivantes, a Ă©tĂ© dĂ©corĂ©e de la croix de la LĂ©gion d’honneur .
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