Kirghizistan

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Kirghizistan

42¬į 52‚Ä≤ 00‚Ä≥ N 74¬į 36‚Ä≤ 00‚Ä≥ E / 42.8667, 74.6

–ö—č—Ä–≥—č–∑ –†–Ķ—Ā–Ņ—É–Ī–Ľ–ł–ļ–į—Ā—č (ky)
–ö—č—Ä–≥—č–∑—Ā–ļ–į—Ź —Ä–Ķ—Ā–Ņ—É–Ī–Ľ–ł–ļ–į (ru)
Kirghizistan (fr)
Drapeau du Kirghizistan Armoiries du Kirghizistan
(Drapeau du Kirghizistan) (Armoiries du Kirghizistan)
Devise nationale : aucune
carte
Langues officielles Kirghiz, russe
Capitale Bichkek
42¬į52‚Ä≤N, 74¬į36‚Ä≤E
Plus grande ville Bichkek
Forme de l‚Äô√Čtat R√©publique parlementaire
 - Pr√©sident de la R√©publique
 - Premier ministre
Roza Otounba√Įeva
Almazbek Atamba√Įev
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 84e
198 500 km2
3,6 %
Population
 - Totale (2011)
 - Densit√©
Classé 110e
5 587 443[1] hab.
25,6 hab./km2
Indépendance
 - Date
Fin de l'URSS
31 ao√Ľt 1991
Gentilé Kirghiz
IDH (2004) en augmentation 0,705 (moyen) (110e)
Monnaie Som (KGS)
Fuseau horaire UTC + 6
Hymne national Hymne national de la République kirghize
Code ISO 3166-1 KGZ, KG
Domaine internet .kg
Indicatif
téléphonique
+996


Le Kirghizistan (aussi appel√© le Kirghizstan, la Kirghizie ou encore la Kirguizie[2] ; en forme longue la R√©publique kirghize, en kirghiz Kyrgysstan, –ö—č—Ä–≥—č–∑—Ā—ā–į–Ĺ et KńĪrgńĪz RespublikasńĪ, –ö—č—Ä–≥—č–∑ –†–Ķ—Ā–Ņ—É–Ī–Ľ–ł–ļ–į—Ā—č, en russe Kyrgyzstan, –ö—č—Ä–≥—č–∑—Ā—ā–į–Ĺ et Kyrgyzskaya Respublika, –ö—č—Ä–≥—č–∑—Ā–ļ–į—Ź –†–Ķ—Ā–Ņ—É–Ī–Ľ–ł–ļ–į) est un pays d'Asie centrale. Extr√™mement montagneux, peupl√© √† l'origine par des populations nomades, ancienne r√©publique de l'URSS, le Kirghizistan a obtenu son ind√©pendance lors de l'effondrement de cette derni√®re, en 1991. Les habitants s'appellent les Kirghizes.

Sommaire

Histoire

Article d√©taill√© : Histoire du Kirghizistan.

La r√©gion correspondant au Kirghizistan fut peupl√©e aux XVe si√®cle et XVIe si√®cle par les Kirghizes, un peuple nomade turcique √©voluant originellement, il y a 2 000 ans, dans le nord-est de la Mongolie et qui se serait d'abord d√©plac√© vers le sud de la Sib√©rie entre le VIe si√®cle et le VIIIe si√®cle, puis vers la r√©gion de Touva jusqu'au XIIIe si√®cle. L'islam devient la religion principale de la r√©gion vers le XIIIe si√®cle ; la plupart des Kirghizes sont des musulmans sunnites de l'√©cole hanafite.

Au d√©but du XIXe si√®cle, le sud du territoire tombe sous le contr√īle du khanat de Kokand. Il est formellement incorpor√© √† l'Empire russe en 1876. La r√©pression de plusieurs r√©voltes pousse un certain nombre d'habitants √† √©migrer vers l'Afghanistan ou la Chine.

En 1918, un soviet est fondé dans la région et l'oblast autonome Kara-Kirghiz est créé en 1924 au sein de l'URSS. En 1926, il devient la République socialiste soviétique autonome de Kirghizie. En 1936, la République socialiste soviétique kirghize est intégrée comme membre à part entière de l'URSS.

Lors des bouleversements politiques survenus √† partir de la fin des ann√©es 1980 en Union sovi√©tique, des √©lections libres sont organis√©es au Kirghizistan en 1991 qui voient la victoire d'Askar Aka√Įev au poste de pr√©sident en octobre de la m√™me ann√©e. Le pays change de nom et devient la R√©publique du Kirghizistan en d√©cembre 1991, tandis que Frounz√©, la capitale, est rebaptis√© de son nom pr√©sovi√©tique, Bichkek, en f√©vrier 1991.

Apr√®s l'√©chec du coup d'√Čtat √† Moscou qui marque la fin de l'URSS, le Kirghizistan se prononce par un vote en faveur de l'ind√©pendance vis-√†-vis de l'URSS le 31 ao√Ľt 1991. Il adh√®re cependant √† la Communaut√© des √Čtats ind√©pendants √† la fin de la m√™me ann√©e.

Au cours des ann√©es suivantes, le pouvoir, toujours d√©tenu par Askar Aka√Įev, devient de plus en plus autoritaire. Les √©lections l√©gislatives du 27 f√©vrier et du 13 mars 2005 sont d√©nonc√©es comme frauduleuses, particuli√®rement par les observateurs de l'OSCE. Des troubles d√©butent vers la fin mars qui se transforment rapidement dans le sud du pays en manifestations appelant √† la d√©mission du gouvernement en place. Le 24 mars, 15 000 manifestants partisans de l'opposition venus du sud du pays se heurtent √† la police √† Bichkek et prennent d'assaut l'immeuble abritant la pr√©sidence apr√®s des rumeurs faisant √©tat de la fuite du pr√©sident Aka√Įev hors du pays. C'est la ¬ę r√©volution des Tulipes ¬Ľ.

Les chefs de l'opposition mettent en place un gouvernement intérimaire et promettent d'organiser rapidement de nouvelles élections afin de prétendre à une légitimité définitive. Les luttes au sein de l'opposition sont réglées rapidement, Kourmanbek Bakiev prenant les postes de président et de premier ministre.

Kourmanbek Bakiev remporte ensuite l'√©lection pr√©sidentielle organis√©e trois mois apr√®s le soul√®vement populaire qui a provoqu√© la fuite de l'ancien pr√©sident, Askar Aka√Įev, en Bi√©lorussie. Bakiev, accus√© √† son tour d'autoritarisme, et √† qui il est reproch√© de n'avoir chang√© que peu de chose dans le pays, est chass√© du pouvoir par une nouvelle r√©volte populaire en 2010.

Politique

Kirghizistan
National emblem of Kyrgyzstan.svg
Cet article fait partie de la série sur la
politique du Kirghizistan,
sous-série sur la politique.

Constitution
Révolution des Tulipes
Révolution kirghize de 2010
Présidente de la République (provisoire)
Roza Otounba√Įeva
Premier ministre
Almazbek Atamba√Įev
Partis politiques
√Člections
Politique étrangère

v ¬∑ Politique du Kirghizistan.

La Constitution de 1993 définit le statut politique du pays comme une république démocratique. Le pouvoir exécutif est composé d'un président et d'un premier ministre. Le pouvoir législatif est bicaméral. Le pouvoir judiciaire est composé d'une Cour suprême, d'une Cour constitutionnelle, de cours locales et d'un procureur général.

Le Kirghizistan fait partie de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont il fut en 2001 l'un des membres fondateurs[3].

En mars 2002, des troubles √©clatent dans le district d'Aksy lors de manifestations demandant la lib√©ration d'un opposant politique. La r√©pression command√©e par le premier ministre Kourmanbek Bakiev tue six personnes. Peu apr√®s, le pr√©sident Aka√Įev accepte la d√©mission de Bakiev de ses fonctions[4] et le remplace par Nikola√Į Tanaiev. Le pr√©sident Askar Aka√Įev lance ensuite une r√©forme constitutionnelle, √† laquelle sont convi√©es l'opposition et la soci√©t√© civile ; elle se conclut en f√©vrier 2003 par un r√©f√©rendum, vraisemblablement entach√© d'irr√©gularit√©s. Les amendements √† la Constitution transforment, entre autres, le Parlement bicam√©ral en un Parlement unicam√©ral de 75 si√®ges √† compter des √©lections de f√©vrier 2005.

Apr√®s les √©v√©nements connus sous le nom de ¬ę r√©volution des Tulipes ¬Ľ qui suivent ces √©lections, le gouvernement int√©rimaire promet de d√©velopper de nouvelles structures politiques et de r√©gler certains probl√®mes constitutionnels. La d√©mission forc√©e de l'ancien pr√©sident Askar Aka√Įev est accept√©e par le Parlement kirghiz le 11 avril 2005. Cela entra√ģne une nouvelle √©lection pr√©sidentielle le 10 juillet 2005, remport√©e par le pr√©sident par int√©rim Bakiev. Le nouveau gouvernement, sous la pr√©sidence de F√©lix Koulov, est d√©finitivement constitu√© en septembre 2005.

Un an apr√®s les √©v√©nements de mars 2005, une nouvelle opposition se structure pour exiger la mise en Ňďuvre des r√©formes annonc√©es √† l'issue de la r√©volution des Tulipes. Elle r√©unit d'anciens alli√©s de Bakiev et d'anciens partisans d'Aka√Įev.

D√©but novembre 2006 l'opposition manifeste sur la place centrale de Bichkek pour r√©clamer une r√©forme constitutionnelle r√©duisant les comp√©tences du pr√©sident Kourmanbek Bakiev, accus√© de n√©potisme et de corruption. Elle r√©clame, en outre, l'ind√©pendance de la compagnie de radio-t√©l√©vision et le limogeage de plusieurs hauts responsables. Les opposants et les fid√®les du pr√©sident Kourmanbek Bakiev parviennent finalement √† un compromis sur une r√©forme de la Constitution qui rendrait les institutions du pays plus d√©mocratiques.

Sign√©e le 9 novembre 2006 par le pr√©sident Bakiev, la nouvelle Constitution instaure une r√©publique pr√©sidentielle et parlementaire. Le Parlement, compos√© de 90 si√®ges, pourra approuver le gouvernement, dont le premier ministre sera nomm√© par le parti vainqueur aux √©lections, avec l'accord du pr√©sident.

Cependant, d√®s le 30 d√©cembre 2006, √† la faveur de la crise institutionnelle ouverte par la d√©mission du gouvernement de F√©lix Koulov, le pr√©sident obtient des d√©put√©s le vote d'une nouvelle version de la Constitution qui lui redonne plusieurs des pouvoirs conc√©d√©s en novembre.

Le 29 janvier 2007, le Parlement approuve la nomination par le pr√©sident Bakiev d'Azim Issabekov, ex-ministre de l'Agriculture dans le gouvernement Koulov, au poste de premier ministre.

Le 29 mars 2007, Azim Issabekov donne sa d√©mission, le pr√©sident kirghiz ayant refus√© de limoger sept personnes du gouvernement dans le but de les remplacer par des membres de l'opposition. Son rempla√ßant est Almaz Atamba√Įev, l'un des repr√©sentants du mouvement d'opposition Za reformy (Pour les r√©formes).

Atamba√Įev d√©missionne √† son tour le 30 mars. Iskenderbek Aidaral√Įev assure l'int√©rim jusqu'aux √©lections l√©gislatives de d√©cembre 2007, qui portent Igor Tchoudinov (du parti Ak Jol) au poste de premier ministre[5],[6].

Jusqu'en 2009, le pr√©sident Bakiev dirige le pays en maintenant une relative ouverture politique, loin des normes d√©mocratiques occidentales, mais certains observateurs √©trangers classaient le Kirghizistan comme le pays le plus d√©mocratique d'Asie centrale. Depuis 2009, on note cependant un net virage pr√©sidentialiste. La r√©forme de l'√Čtat conduite √† l'automne 2009 voit les minist√®res importants rejoindre l'Institut du pr√©sident, et les autres √™tre d√©poss√©d√©s d'une grande partie de leurs attributions. Maxime Bakiev, fils du pr√©sident, est nomm√© √† la t√™te d'une Agence pour le d√©veloppement aux pouvoirs tr√®s √©tendus, qui prend le pas, dans les faits, sur le minist√®re de l'√Čconomie comme sur celui des Affaires √©trang√®res.[r√©f. n√©cessaire]

L'opposition politique et les ONG de d√©fense des droits de l'homme sont harcel√©es avec une intensit√© croissante. Plusieurs meurtres de journalistes et d'opposants d√©fraient la chronique et provoquent les protestations de l'Union europ√©enne. Si le Kirghizstan reste pour le moment plus ouvert que ses voisins, comme l'Ouzb√©kistan qui d√©rive depuis des ann√©es vers la dictature polici√®re, ou le Turkm√©nistan qui n'en est jamais sorti, il conna√ģt donc actuellement une d√©gradation rapide du climat politique. Il reste class√© r√©guli√®rement parmi les pays les plus corrompus du monde[7].

Le 7 avril 2010, une violente manifestation des opposants au r√©gime du pr√©sident Bakiev d√©g√©n√®re. On compte 75 morts et 500 bless√©s dans la capitale, Bichkek. Dans la soir√©e des centaines d'opposants ont assi√©g√© le Parlement situ√© √† proximit√© de la r√©sidence pr√©sidentielle. Le premier ministre, Daniar Oussenov, d√©clare l'√©tat d'urgence et un couvre-feu est instaur√©. Trois chefs de l'opposition sont interpell√©s et inculp√©s pour crimes graves, puis l'un d'eux, Omourbek Tekeba√Įev, est lib√©r√© plus tard dans la journ√©e[8].

Toujours en soir√©e, le premier ministre, Daniar Oussenov, a ¬ę remis une lettre de d√©mission ¬Ľ, apr√®s des n√©gociations avec l‚Äôun des chefs de l‚Äôopposition, Temir Sariev, annonce ce dernier √† la radio kirghize Azattyk. Dans la foul√©e, l‚Äôopposition a form√© son ¬ę propre gouvernement ¬Ľ, avec √† sa t√™te l‚Äôex-ministre des Affaires √©trang√®res, Roza Otounba√Įeva, ajoute Temir Sariev.

Les √Čtats-Unis s'inqui√®tent de l'instabilit√© du pays, dans la mesure o√Ļ ils y disposent d'une base militaire a√©rienne qui leur sert de pont pour faire transiter leurs hommes et leur mat√©riel vers l'Afghanistan. Parall√®lement, la Russie propose son aide au gouvernement par int√©rim.

Le 16 avril 2010, Kourmanbek Bakiev, le pr√©sident d√©chu en exil au Kazakhstan, d√©missionne officiellement dans une lettre t√©l√©copi√©e adress√©e aux nouveaux dirigeants du pays.

Article d√©taill√© : R√©volution kirghize de 2010.

Subdivisions

Oblastar du Kirghizistan.
Article d√©taill√© : Subdivisions du Kirghizistan.

Le Kirghizistan est divis√© en sept r√©gions (oblastary ; au singulier, oblasty) et une ville (shaary). Leurs centres administratifs portent g√©n√©ralement le m√™me nom (dans la liste ci-dessous les exceptions sont not√©es entre parenth√®ses) :

  1. Bichkek shaary
  2. Batken oblasty
  3. Tchou√Į oblasty (Bichkek)
  4. Jalal-Abad oblasty
  5. Naryn oblasty
  6. Och oblasty
  7. Talas oblasty
  8. Ysyk-Köl oblasty (Karakol)

Chaque oblasty est divisé en districts (raion), administrés par des officiels nommés par le gouvernement. Les communautés rurales (aiyl okmotu), constituées au plus de vingt villages, ont leurs propres maires et conseils élus.

Géographie

Carte du Kirghizistan.
Vue satellite du Kirghizistan.
Vue depuis Bichkek sur la cha√ģne du Sud.
Article d√©taill√© : G√©ographie du Kirghizistan.

Le Kirghizistan est un pays d‚ÄôAsie centrale, encadr√© par le Kazakhstan au nord, l‚ÄôOuzb√©kistan √† l‚Äôouest, le Tadjikistan au sud-ouest, et la Chine au sud-est et √† l‚Äôest. D‚Äôune superficie de 198 500 km2, le pays est totalement enclav√© et ne poss√®de pas d‚Äôacc√®s √† la mer.

Le pays est presque enti√®rement montagneux. Ces zones montagneuses divisent le pays en deux, le Nord-Est et le Sud-Ouest ; ces deux parties ne communiquent que par des cols situ√©s √† plus de 2 700 m d'altitude. Les principales villes du Kirghizistan se situent dans les zones les plus basses du pays.

Au nord, la capitale Bichkek se trouve √† 800 m d'altitude, tr√®s pr√®s de la fronti√®re avec le Kazakhstan. C‚Äôest dans cette r√©gion nord du pays que sont conc√©d√©es plusieurs bases militaires internationales, essentiellement a√©riennes, √† la Russie (conserv√©es apr√®s que le Kirghizistan est devenu ind√©pendant) et aux √Čtats-Unis d‚ÄôAm√©rique.

Au nord-est, le lac Yssik Koul forme une petite mer int√©rieure de 6 332 km2 √† 1 620 m d'altitude, le deuxi√®me plus grand lac de montagne du monde (apr√®s le lac Titicaca). Profond de 702 m, le lac est l√©g√®rement sal√© et ne g√®le pas en hiver. Son nom, Yssik Koul, signifie d'ailleurs en kirghiz ¬ę lac chaud ¬Ľ, et il est en partie aliment√© par des sources chaudes.

Au sud-est, la cha√ģne des Tian Shan marque la fronti√®re avec la Chine et culmine √† 7 439 m avec le pic Pobedy (¬ę victoire ¬Ľ en russe), qui est le point culminant du pays.

√Ä l‚Äôouest et au sud-ouest du pays, la vall√©e du Fergana (commune au Kirghizstan, √† l‚ÄôOuzb√©kistan et au Tadjikistan) est prise en tenaille par les cha√ģnes du Fergana (au nord-est de la vall√©e) et du Pamir Alay (ou monts Ala√Į, au sud). La vall√©e est notamment le r√©ceptacle de la puissante rivi√®re Naryn, qui traverse la totalit√© du pays depuis les hauteurs des Tian Shan au nord-est du pays.

Le sud (bord√© par le Pamir Alay) de la vall√©e du Fergana constitue l‚Äôautre foyer de peuplement. On y trouve les villes d‚ÄôOch et de Jalal-Abad, ainsi que le point le plus bas du Kirghizistan, la vall√©e du Kara-Darya (la seconde source ou un affluent du Syr-Darya), √† 132 m d'altitude.

Dans cette r√©gion, le pays entoure √©galement deux enclaves de l‚ÄôOuzb√©kistan et une du Tadjikistan, reli√©es √† ces pays par des droits de passage sur quelques voies de transport internationalis√©es en direction de la vall√©e principale au nord. La cha√ģne du Pamir Alay, qui domine la r√©gion, culmine au pic L√©nine √† 7 134 m et prolonge la fronti√®re sud du pays avec le Tadjikistan, jusqu‚Äô√† celle avec la Chine.

Pass√©e en Ouzb√©kistan, la rivi√®re Naryn devient le Syr-Daria, l‚Äôun des deux principaux fleuves nourriciers de l'Asie centrale ; le fleuve traverse ensuite une petite r√©gion au nord du Tadjikistan et alimente un petit lac (frontalier avec le sud-ouest du Kirghizistan), avant de traverser √† nouveau l‚ÄôOuzb√©kistan, puis de se jeter avec peine dans la mer d‚ÄôAral en traversant une grande r√©gion au sud du Kazakhstan. Ce fleuve est, avec l‚ÄôAmou-Daria (qui coule au Tadjikistan et au Turkm√©nistan, mais qui ne parvient plus jusqu‚Äô√† la mer d‚ÄôAral en Ouzb√©kistan car il sert √† alimenter le canal du Karakoum construit au Turkm√©nistan jusque vers la mer Caspienne), l‚Äôobjet de litiges entre tous ces pays et d‚Äôun d√©sastre √©cologique majeur, √† cause du d√©tournement massif pour l‚Äôagriculture (durant la p√©riode sovi√©tique) de leurs eaux. Le Syr-Darya ne permet plus d‚Äôalimenter qu‚Äôune toute petite partie au nord de la mer d‚ÄôAral, uniquement au Kazakhstan (tandis que le bas du cours de l‚ÄôAmou-Daria a √©t√© compl√®tement ass√©ch√©, condamnant la plus grande partie m√©ridionale de la mer d'Aral autrefois partag√©e par le Kazakhstan et l‚ÄôOuzb√©kistan).

Frontières

Le Kirghizistan poss√®de 3 878 km de fronti√®res, r√©parties ainsi :

√Čconomie

Article d√©taill√© : √Čconomie du Kirghizistan.

Le Kirghizistan reste un pays assez pauvre, dont l'√©conomie est essentiellement tourn√©e vers l'agriculture. Juste avant la chute de l'URSS en 1991, 98 % des exportations du Kirghizistan √©taient destin√©es √† l'Union sovi√©tique ; l'effondrement de cette derni√®re a consid√©rablement ralenti la production du pays au d√©but des ann√©es 1990. Des r√©formes importantes furent entreprises qui ont certes permis d'am√©liorer la performance √©conomique du pays au cours des derni√®res ann√©es (le Kirghizistan fut la premi√®re r√©publique de l'ancien bloc sovi√©tique √† √™tre admise √† l'Organisation mondiale du commerce en d√©cembre 1998), mais ses revenus ne sont toujours pas constants et la pauvret√© reste tr√®s pr√©sente.

Le march√© de Dordo√Į √† Bichkek.

L'agriculture est le principal secteur d'activit√© du pays, employant en 2002 la moiti√© de la population et produisant 35,6 % du PIB. Le Kirghizistan est montagneux et convient √† l'√©levage du b√©tail, la principale activit√© agricole. Les productions dominantes incluent le bl√©, le sucre de betterave, le coton, le tabac, les l√©gumes et les fruits ; dans une moindre mesure, la laine, la viande et les laitages.

Le Kirghizistan exporte principalement des m√©taux non ferreux et des min√©raux, des produits manufactur√©s en laine et agricoles, de l'√©nergie √©lectrique et quelques autres marchandises. La premi√®re source de devises est la production d'or de la mine kirghizo-canadienne de Kumtor, dont l'activit√© repr√©sente environ 10 % du PIB. Ses importations comprennent du p√©trole, du gaz naturel, des m√©taux ferreux, des produits chimiques, la plupart de ses outils et machines, du bois, du papier, un peu de produits alimentaires et des mat√©riaux de construction. Ses partenaires commerciaux principaux sont la Chine, la Russie, le Kazakhstan, les √Čtats-Unis, l'Ouzb√©kistan et l'Allemagne.

  • PIB : 1 603 millions de US$
  • Croissance : 7,1 % en 2004.
  • Salaire mensuel moyen : 66 USD en 2006 (non exprim√© en standard de pouvoir d'achat)
  • Salaire mensuel minimum l√©gal : 7,5 USD en 2006 (idem)
  • 2/3 de la population vit dans la pauvret√©.

Démographie

√Čvolution de la d√©mographie entre 1992 et 2003 (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Vue de Bichkek.
Article d√©taill√© : D√©mographie du Kirghizistan.

En 2007, la population du Kirghizistan √©tait estim√©e √† 5 218 000 habitants. En 2004, 34,4 % avaient moins de 15 ans et 6,2 % plus de 65. Le pays est rural √† 66,1 %, pour une densit√© de population assez faible de 29 habitants par km¬≤. La capitale, Bichkek, compte officiellement 589 000 habitants, auxquels il convient sans doute d'ajouter de nombreux saisonniers, ainsi que des occupants ill√©gaux de terrain non r√©pertori√©s dans les statistiques.

Soixante-cinq pour cent de la population est d'origine kirghize, un groupe ethnique turc pr√©sentant des influences mongoles et chinoises et √©tant historiquement constitu√© de bergers semi-nomades. La plus grande minorit√© est celle des Ouzb√®kes (14,5 % de la population), principalement install√©s dans le Sud, suivis par les personnes d'origine russe (9,0 %, essentiellement dans le Nord), doungane (1,2 %), ou√Įghoure (1,1 %), tadjike (1,1 %), turque (0,9 %), kazakhe (0,7 %), ukrainienne (0,5 %) et cor√©enne (0,3 %). Il existe √©galement de petites communaut√©s d'origine allemande.

Population (2003, src : Banque mondiale des instituts statistiques) : 5 millions d'habitants

Esp√©rance de vie (2003 src : Banque mondiale des instituts statistiques) : 68,6 ans

Rang IDH : 110e mondial en 2006

Natalit√© (2006, src : Comit√© national des statistiques) : 23 pour 1 000 habitants

Mortalit√© (2006, src : Comit√© national des statistiques) : 7,4 pour 1 000 habitants

Solde migratoire (2006, src : Comit√© national des statistiques) : - 30 000

Taux d'alphab√©tisation des adultes (2001) : 97 %

Revenu national brut par habitant en dollars (2003, est.) : 340

  • 66 % de Kirghizes, 14 % d'Ouzbeks et 12 % de Russes.
  • 75 % de sunnites (islam), 20 % d'orthodoxes (christianisme), quelques milliers de catholiques.
  • 97 % d'alphab√©tisation.
  • 72 ans d'esp√©rance de vie pour les femmes, 65 pour les hommes.
  • 1/3 de la population a moins de 15 ans.
  • 34,4 % vivent en ville.

Culture

Famille kirghize devant sa yourte.
Les kourouts : fromages traditionnels roul√©s sous forme de billes et s√©ch√©s.
Article d√©taill√© : Culture du Kirghizistan.

Traditionnellement un peuple nomade, les Kirghizes restent attach√©s √† ces traditions. Elles comprennent notamment les artisanats li√©s √† la fabrication et √† la d√©coration de la yourte, faite d'√©paisses toiles de feutre. Le cheval occupe une grande place dans l'art, l'imaginaire et la symbolique collective. Ainsi le Kok borou[9] et l'Oulak tartysh, deux variantes du jeu √©questre du ¬ę bouc √©corch√© ¬Ľ, sont rest√©s des sports tr√®s populaires.

L'√©pop√©e et le po√®me m√©lodique improvis√© sont les expressions artistiques par excellence. Ce dernier est accompagn√© au moyen d'un instrument √† trois cordes, le komouz, et peut faire l'objet de joutes entre deux orateurs, les a√Įtysh. L'√©pop√©e Manas, ph√©nom√®ne litt√©raire par son volume et son emphase, transmise et enrichie sur plusieurs si√®cles par la tradition orale, fait la fiert√© d'un peuple qui conna√ģt actuellement un processus de r√©appropriation de ses racines historiques et mythologiques.

Le pastoralisme semi-nomade est encore respecté en de nombreux endroits, tandis que la liberté qu'il implique a un impact sur les mentalités du pays.

La religion principale est l'islam sunnite, de l'√©cole hanafite. Mais la pratique religieuse musulmane est marqu√©e √©galement par les influences du chamanisme, existant ant√©rieurement √† l'islam, et du soufisme, dont les missionnaires ont jou√© un grand r√īle dans l'islamisation de la r√©gion.

La langue kirghize appartient au groupe des langues turques. En 1924, un alphabet basé sur l'alphabet arabe fut introduit, remplacé par l'alphabet latin en 1928. En 1941, l'alphabet cyrillique fut définitivement adopté.

Fêtes et jours fériés


Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvelle ann√©e –Ė–į“£—č –∂—č–Ľ  
8 mars Journée internationale des droits de la femme ~ ~
21 mars Noorouz –Ě–ĺ–ĺ—Ä—É–∑ Nouvel an, F√™te sp√©cifique aux pays de l'Asie centrale
1er mai Jour international du travail ~ ~
5 mai Jour de la constitution –Ē–Ķ–Ĺ—Ć –ļ–ĺ–Ĺ—Ā—ā–ł—ā—É—Ü–ł–ł Comm√©more la constitution
9 mai Fête de la Victoire (Seconde Guerre mondiale) ~ ~
31 ao√Ľt F√™te nationale –≠—Ä–ļ–ł–Ĺ –ļ“Į–Ĺ“Į Comm√©more le vote de l'ind√©pendance du pays, en 1991

Cinéma

Dans la seconde moiti√© du XXe si√®cle, le Kirghizistan s'est illustr√© par un cin√©ma po√©tique nourri de la clart√© et de la rigueur des √©coles sovi√©tiques, avec une g√©n√©ration de grands cin√©astes (qualifi√©e de ¬ę miracle kirghiz ¬Ľ) dont Tolomouch Okeev et Bolotbek Chamchiev. Depuis l'ind√©pendance, il convient de citer avant tout la trilogie d'Aktan Abdykalikov (ou Aktan Arym Kubat) compos√©e des films La Balan√ßoire, Le Fils adoptif et Le Singe.

Littérature

Dans le domaine de la litt√©rature √©crite, se d√©tache la figure de Tchinguiz A√Įtmatov, auteur de nombreux livres, traduits en plusieurs langues, notamment Jamilia, Le premier ma√ģtre, Il fut un blanc navire, Une journ√©e plus longue qu'un si√®cle et Les r√™ves de la louve.

Tourisme

Chevaux p√Ęturant pr√®s de Songk√∂l.

Le Kirghizistan constitue une destination encore peu pratiqu√©e, mais tr√®s appr√©ci√©e pour le tourisme d'aventure et nature : alpinisme, paralpinisme, h√©liski, trekking, randonn√©es √† cheval, rafting, chasse.

Les principaux sites pr√©sentant un attrait touristique sont :

  • le lac Yssik Koul √† 1 600 m d'altitude, √† l'est du pays;
  • le lac de haute montagne Son Koul √† 3 000 m, r√©gion de Naryn ;
  • le glacier Inylchec et les sommets Pic Pobedy (Victoire en russe) √† 7 439 m et Khan Tengri √† 7 010 m, aux fronti√®res chinoises et kazakhes ;
  • le Pic L√©nine √† 7 134 m, √† la fronti√®re avec le Tadjikistan ;
  • le site du caravans√©rail de Tach Rabat 3 200 m, r√©gion de Naryn ;
  • le plus grand site de p√©troglyphes d'Asie centrale de Sa√Įmaly-Tach, √† proximit√© de Kazarman, r√©gion de Jalal-Abad et celui de Tcholponata sur le lac Issyk-Kul.
  • le village d'Arslanbob, au cŇďur de l'unique massif forestier constitu√© de noyers, r√©gion de Jalal-Abad ;
  • les villes d'Ouzgen et Och, au sud du pays.
  • Burana, site arch√©ologique, ancienne capitale d'Asie Centrale, reste le minaret et fondations d'un mausol√©e, pr√®s de Tokmak
  • le lac de Merzbacher, lac de glacier se vidant 2 √† 4 fois par ann√©e
  • les Syrthes (hauts plateaux, √† partir de 3 500 m d'altitude), √† partir de l'est vers l'ouest : Syrthe Sary Jaz, Syrthe Ak-Shirak, Syrthe Ak-Sai
  • la gorge de Konorchek (oblast d'Issyk Kul)
  • le canyon de la Kekemeren (oblast de Naryn)

Codes

Le Kirghizistan a pour codes :

Notes et références

  1. ‚ÜĎ (en) Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  2. ‚ÜĎ La variante Kirghizstan est un anglicisme souvent utilis√© en fran√ßais, notamment par le minist√®re des Affaires √©trang√®res. Quant √† Kirghizie, c'est une variante transpos√©e du russe –ö–ł—Ä–≥–ł–∑–ł—Ź (Kirgiziya).
  3. ‚ÜĎ (en) L'OCS en bref, sur le site de l'Organisation de coop√©ration de Shanghai.
  4. ‚ÜĎ Bakiev a-t-il propos√© sa d√©mission de son propre chef pour protester contre la r√©pression ou Aka√Įev, comme le veut la coutume politique, l'a-t-il laiss√© pr√©senter sa d√©mission pour lui √©viter l'affront du renvoi ? la question n'est pas tranch√©e.
  5. ‚ÜĎ (fr) ¬ę Le parti pr√©sidentiel en t√™te du scrutin kirghize ¬Ľ, France 24, 18 d√©cembre 2007.
  6. ‚ÜĎ (en) ¬ę Kyrgyzstan Appoints New Prime Minister ¬Ľ, Xinhua, 24 d√©cembre 2007.
  7. ‚ÜĎ (en) ¬ę Liste des pays les plus corrompus ¬Ľ, NationMaster.com.
  8. ‚ÜĎ (fr) ¬ę √Čtat d'urgence au Kirghizstan ¬Ľ, Cyberpresse.ca.
  9. ‚ÜĎ borou signifie ¬ę loup ¬Ľ, l'animal qui √©tait utilis√© avant d'√™tre remplac√© par un bouc ou une ch√®vre, et kok d√©signe la couleur grise du loup.

Voir aussi

Bibliographie

  • Kirghizstan, √Čditions du Centre fran√ßais du commerce ext√©rieur, 1998 (ISBN 978-2-279-41152-7)
  • Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Le guide de l'Asie centrale : Kirghizistan, Ouzb√©kistan, Tadjikistan, Nouvelles √Čd. de l'Universit√©, Paris, 2001, 313 p.
  • Ekaterina Lousanova et Zemfira Salpagarova, Kirghizistan. Une r√©publique en Asie centrale, Olizane, Gen√®ve, 2001 (ISBN 978-2-88086-263-3)

Articles connexes

Lien externe


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Kirghizistan de Wikipédia en français (auteurs)

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