Kaliningrad

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Kaliningrad
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Kaliningrad
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KGD.svg
Ancien Königsberg entouré par la nouvelle Kaliningrad
Ancien Königsberg entouré par la nouvelle Kaliningrad
Coordonn√©es : 54¬į44‚Ä≤N 20¬į29‚Ä≤E / 54.733, 20.48354¬į44‚Ä≤N 20¬į29‚Ä≤E / 54.733, 20.483

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Kaliningrad

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(Voir situation sur carte : Russie)
Kaliningrad
Pays Drapeau de Russie Russie
Région économique Kaliningrad
District fédéral Nord-Ouest
Sujet f√©d√©ral Flag of Kaliningrad Oblast.svg Oblast de Kaliningrad
Code OKATO 27 401
Maire Iouri Savenko (2005)
Fondation 1255
Statut Ville depuis 1286
Ancien(s) nom(s) Koenigsberg (avant 1946)
Population en diminution 421 678 hab. (2008)
Densit√© 1 955 hab./km2
Gentilé Kaliningradois
Altitude 4,8 m
Superficie 215,7 km2
Fuseau horaire UTC+3 (USZ1)
Heure de Kaliningrad
Indicatif téléphonique (+7) 04012
Code postal 236010
Site officiel www.klgd.ru
Liste des villes de Russie

Kaliningrad (en russe : –ö–į–Ľ–ł–Ĺ–ł–Ĺ–≥—Ä–į–ī), anciennement Koenigsberg (en allemand : K√∂nigsberg ; en polonais : Kr√≥lewiec ; en lituanien : Karaliauńćius), est une ville de Russie, situ√©e dans une enclave territoriale, l'oblast de Kaliningrad, totalement isol√©e du territoire russe (jusqu'en 1945 ¬ę Prusse-Orientale ¬Ľ) au bord de la mer Baltique, entre la Pologne et la Lituanie. Sa population s'√©l√®ve √† 421 678 habitants en 2008.

Sommaire

Histoire

Haut Moyen √āge

On a retrouv√© sur le site de la ville des vestiges d'habitats des IIe et IIIe si√®cles, √† l'√©poque o√Ļ les Wisigoths occupaient la Prusse Baltique, initialement peupl√©e de Baltes dont deux tribus, les yotvingiens et les Prusses (en allemand Pruzzen) demeur√®rent sur les rives de la Baltique lorsque les Wisigoths c√©d√®rent la place aux Ostrogoths. Ces derniers √† leur tour furent remplac√©s par les Var√®gues qui fond√®rent au VIIIe si√®cle la ville de Truso sur la lagune de la Vistule (en allemand Frisches Haff, aujourd'hui golfe de Kaliningrad). √Ä l'emplacement actuel de la vieille ville se trouvait alors le village prusse de Tvankste. Au IXe si√®cle des Finnois, les Koures, s'install√®rent aussi dans la r√©gion, laissant leur nom √† la Baie de Courlande (en allemand Kurisches Haff).

En 1226 le duc polonais Konrad Ier de Mazovie appela √† l'aide les chevaliers Teutoniques pour l'aider √† reprendre la Coujavie (en allemand Kulmerland) aux pa√Įens Prusses. Les chevaliers commenc√®rent donc par s'emparer en 1231 des terres occup√©es par ces tribus. Afin de tenir les territoires conquis, ils firent venir de toutes les r√©gions du Saint Empire des colons de langue allemande, afin de former l'√Čtat teutonique.

Le mélange entre ces colons et les populations locales donna un dialecte balte local avec un fort emprunt germanique, le Borussien ou Vieux-Prussien (en allemand Alt-Preussisch) dont les locuteurs furent appelés Borussiens ou Prussiens (en allemand: Preussen).

Les quartiers de la future K√∂nigsberg n'√©taient alors que des villages √©pars : Juditten (en vieux-prussien : noir), Kosse (arbres morts), Tragheim (foyer), Sackheim (pin√®de), Laak (coudrier), Ponarth (estrans). M√™me le nom de l'√ģle du Kneiphof d√©rive du dialecte vieux-prussien et signifie submersible, inondable. Cette √ģle ne fut fortifi√©e et colonis√©e par les Teutoniques qu'√† partir de 1327. En 1255, avec l'autorisation du roi Ottokar II de Boh√™me, l'Ordre rasa donc le village prusse de Tvankste et √©difia √† son emplacement une petite ville du nom de Conigsberg (Mont-royal), dont les premiers √©difices ma√ßonn√©s datent de 1257.

La ville devint la t√™te de pont de ce territoire teutonique, appel√© Prusse (en allemand Preussen) et plus tardivement (apr√®s la r√©union au Duch√© de Prusse du Brandebourg et d'autres territoires occidentaux): Prusse-Orientale (en allemand Ost-Preussen). Depuis cette extension, le nom de Prussiens d√©signe aussi les habitants de tout le Royaume de Prusse constitu√© au fil des si√®cles en Allemagne du Nord. Aujourd'hui, cette terminologie est devenue d√©su√®te et on emploie plut√īt les termes d'Oblast de Kaliningrad ou encore de Russie baltique (Baltiyskaja Rossia dans les m√©dia russes)[1].

Capitale de l'Ordre Teutonique

Autour de la citadelle, trois ch√Ęteaux furent √©difi√©s : l'Altstadt, le L√∂benicht et l'√ģle de Kneiphof, qui avaient chacun leurs remparts, leur garnison, un march√© et une √©glise. L'Altstadt, qui s'√©levait en 1256 √† l'emplacement de la chauss√©e pav√©e ult√©rieure, succomba aux assauts des Borussiens en 1263 et dut √™tre reconstruit plus pr√®s du L√∂benicht. K√∂nigsberg obtint une charte en 1286 et rejoignit la Ligue hans√©atique en 1340. L'√ģle du Kneiphof √©tait depuis 1322 un sanctuaire religieux, et l'on y √©difia la cath√©drale entre 1327 et 1380. Apr√®s la chute de la forteresse teutonique de Marienbourg en 1457, K√∂nigsberg devint la capitale de l'Ordre Teutonique.

Capitale du duché de Prusse

En 1525, le Margrave Albert de Brandebourg-Ansbach, Grand-Ma√ģtre de l'Ordre, annexa la capitale de son Ordre au Duch√© de Prusse et y propagea la R√©forme. Albert n'√©tait toutefois pas v√©ritablement duc de toute la Prusse, car la Pomerellie et la Warmie (patrie de Nicolas Copernic) rest√®rent sous d√©pendance h√©r√©ditaire (jusqu'en 1569 : Union de Lublin) puis militaire du Royaume de Pologne.

√Ä l'instigation du duc Albert, la premi√®re universit√© de K√∂nigsberg (l'Albertina) ouvrit ses portes en 1544 pour propager le nouvel √Čvangile luth√©rien. Le recteur du lyc√©e d'Elbing, Willem van de Voldersgraft, fut appel√© √† l'Albertina comme doyen et re√ßut la charge de conseiller ducal[2]. Il recruta l'√©rudit Andreas Osiander comme professeur.

Le ch√Ęteau de K√∂nigsberg vers 1890.

Comme ses pr√©d√©cesseurs, Albert avait d√Ľ toutefois se reconna√ģtre comme le vassal du Grand-Duch√© polonais. Mais par une s√©rie de manŇďuvres diplomatiques aupr√®s des autres cours d'Europe, l'√©lecteur Fr√©d√©ric Guillaume Ier de Brandebourg fit reconna√ģtre sa souverainet√© pleine et enti√®re sur le duch√© de Prusse, avec les forteresses d'Altstadt, Kneiphof et du L√∂benicht (trait√©s de Labiau en 1656, de Wehlau en 1657, et paix d'Oliva en 1660). Il eut cependant √† combattre le soul√®vement de K√∂nigsberg contre la pression fiscale du Duch√©.

Ville royale de Prusse

En récompense de son ralliement à la cause autrichienne au début de la Guerre de Succession d'Espagne, l'électeur Frédéric III de Brandebourg obtint l'élévation de la Prusse au rang de royaume, et c'est naturellement à Königsberg qu'il se fit couronner en tant que Frédéric Ier de Prusse. Avec la requalification de l'électorat de Brandebourg en tant que fief du roi de Prusse, l'ensemble des territoires de la couronne Hohenzollern reçut le nom de Royaume de Prusse.

La Prusse-Orientale fut d√©cim√©e par une √©pid√©mie de peste de 1708 √† 1710. Pour repeupler la r√©gion, le ¬ę Roi-sergent ¬Ľ Fr√©d√©ric-Guillaume Ier combina colonisation forc√©e et octroi d'avantages fiscaux : ainsi, en 1732, les protestants Salzbourgeois, chass√©s d'Autriche, y furent accueillis √† bras ouverts.

Carte de Königsberg en 1905

K√∂nigsberg fut plusieurs fois assi√©g√©e au cours des guerres de Fr√©d√©ric II Le Grand entre 1741 et 1760, et fut m√™me occup√©e par les Russes en 1758. Malgr√© tout, c'est au XVIIIe si√®cle qu'elle connut son apog√©e commerciale et intellectuelle. Les armateurs et n√©gociants √©cossais (√©galement actifs √† Saint-P√©tersbourg) y importaient du th√©, du tabac et du caf√©, et exportaient du bois de charpente et des c√©r√©ales. Les notables de la ville (et Emmanuel Kant en particulier, un des plus illustres enfants de la ville, qu'il n'a pratiquement jamais quitt√©e) appr√©ciaient leur compagnie, car ils √©taient le lien avec une Europe techniquement et politiquement plus moderne.

Apr√®s sa d√©faite contre Napol√©on en 1807, l'arm√©e prussienne se replia sur K√∂nigsberg. Et apr√®s la Retraite de Russie, c'est dans cette ville que se r√©organisa, le 30 d√©cembre, la riposte des coalis√©s contre la France (pacte militaire de Tauroggen entre le g√©n√©ral prussien Yorck et le chef d'√©tat-major russe Hans Karl von Diebitsch).

K√∂nigsberg renfor√ßa son r√īle de p√īle administratif au XIXe si√®cle, en √©tant chef-lieu du district de K√∂nigsberg tout en √©tant capitale de la province de Prusse-Orientale, sans toutefois pouvoir rivaliser avec Berlin, qui s'industrialisait et se peuplait plus rapidement. Le roi de Prusse Fr√©d√©ric-Guillaume III d√©cide de la cr√©ation d'une acad√©mie des beaux-arts en 1838. La gare ferroviaire desservie par la compagnie Preu√üische Ostbahn ouvrit en 1860, et fit de la ville pendant quelques d√©cennies une plaque tournante entre l'Europe de l'Ouest et la Russie. K√∂nigsberg fut la capitale de la province de Prusse (entit√© qui regroupait la Prusse-Orientale et la Prusse-Occidentale, jusqu'en 1878) et fit partie du nouvel Empire allemand √† partir de 1871, lorsque le royaume de Prusse s‚Äôint√©gra. D√®s 1871, le gouvernement allemand avait profond√©ment revu le syst√®me d√©fensif de la ville, construisant notamment des forts type ¬ę von Biehler ¬Ľ autour de l‚Äôagglom√©ration.

Fin du Troisième Reich et rattachement à l'URSS

K√∂nigsberg √©tait d√©fendue par un r√©seau de forts entourant la ville. Ces forts pos√®rent des difficult√©s √† l'arm√©e sovi√©tique qui dut les prendre un par un. L'aviation des alli√©s anglais et am√©ricains bombarda la ville avant l'assaut final par les troupes sovi√©tiques. Il est curieux de remarquer que le centre historique fut presque enti√®rement d√©truit alors que des endroits strat√©giques comme les gares ou les forts sont, dans la majorit√©, encore intacts de nos jours. Il est important aussi de pr√©ciser que du vieux K√∂nigsberg subsistent aujourd'hui quelques quartiers, notamment le quartier ¬ę Central ¬Ľ, dont le nom provient du fait qu'apr√®s la guerre ce fut le seul quartier encore habitable.

La ville et sa population subirent √† la fin de la Seconde Guerre mondiale des bombardements anglo-am√©ricains s√©v√®res. L'assaut de la ville par les troupes sovi√©tiques, sous le commandement du mar√©chal Vassilievski commen√ßa le 6 avril et se termina le 9 avril 1945 par la capitulation de la garnison allemande. De cette prise t√©moignent encore des monuments ou des tombes communes (en russe ¬ę fraternelles ¬Ľ) des soldats tomb√©s lors de la prise de la ville. Le plus grand d'entre eux est le monument √† la m√©moire des 1 200 combattants de la garde tomb√©s √† cet endroit. Ce monument construit sur leur tombeau constitue le point de rassemblement de la population locale √† chaque anniversaire de la victoire de 1945.

K√∂nigsberg fut renomm√©e Kaliningrad (du nom du pr√©sident du Praesidum du Soviet supr√™me et membre du Comit√© central du Parti, Mikha√Įl Kalinine) en 1946, lorsque l'URSS re√ßut ce territoire (oblast de Kaliningrad) en compensation des destructions et des pertes subies lors de la Seconde Guerre mondiale. Le partage de la Prusse-Orientale entre la Pologne et l'URSS r√©sulte aussi d'une volont√© d'emp√™cher la r√©surgence des revendications territoriales, nagu√®re √©lev√©es par Hitler, √† propos du couloir de Dantzig.

La population allemande subsistante re√ßut l'ordre de quitter ce territoire sous quelques jours avec le droit d'emporter seulement quelques affaires personnelles. On peut qualifier le repeuplement ult√©rieur de la r√©gion de russification, notamment en raison de l'expulsion totale de la population ant√©rieure. En revanche, la population implant√©e par l'URSS √©tait constitu√©e des peuples composant l'URSS, et pas exclusivement des Russes. Les survivants de plusieurs villages bi√©lorusses d√©truits par les nazis furent d√©plac√©s dans la r√©gion de Kaliningrad. Plusieurs villages de l'oblast en t√©moignent actuellement, dont le Novobobrou√Įsk (litt√©ralement ¬ę Nouveau Bobrou√Įsk ¬Ľ), fond√© par les rescap√©s de la r√©gion bi√©lorusse de Bobruisk, ou bien Mozyri, fond√© par les rescap√©s de Mozyr.

La cathédrale

Deux projets de r√©gion autonome dans l'oblast de Kaliningrad ont √©t√© sugg√©r√©s par des groupes ethniques, au moyen de lettres adress√©es au Comit√© central (exhum√©es par l'historien Nikola√Į Bouga√Į) et rejet√©s. En 1956, lors de la r√©habilitation des victimes de Staline, des juifs d'URSS ont sugg√©r√© le transfert √† Kaliningrad de l'arrondissement autonome des Juifs, jusque-l√† √©tabli au Birobidjan, en Sib√©rie orientale. En 1989-1995, ce fut au tour des Allemands de la Volga, d√©port√©s par Staline au Kazakhstan, de r√©clamer le r√©tablissement de leur arrondissement autonome (supprim√© en 1941), mais dans l'oblast de Kaliningrad.

Un troisi√®me projet, √©conomique cette fois et r√©clam√© par les habitants actuels de l'oblast de Kaliningrad, a √©t√© rejet√© par le gouvernement russe et l'Union europ√©enne : celui d'une zone franche en union douani√®re avec les pays voisins.

La ville est encore de nos jours associ√©e √† la m√©moire d'un dignitaire sovi√©tique, tandis que Stalingrad (renomm√©e Volgograd apr√®s la mort de Staline), L√©ningrad, Gorki, Kalinine, Kirov ou Sverdlovsk ne sont plus employ√©s. L'emploi du nom allemand originel K√∂nigsberg ayant √©t√© massivement rejet√© par l'opinion locale et par la municipalit√©, bien que l'appellation famili√®re courante soit en russe Kenig (–ö–Ķ–Ĺ–ł–≥ pour K√∂nig), de nombreuses propositions furent faites dans les ann√©es 1991-1995, sans qu'aucune ne soit adopt√©e : ¬ę Korolovets ¬Ľ comme le font d√©j√† les Polonais (¬ę Kr√≥lewiec ¬Ľ), les Tch√®ques (¬ę Kr√°lovec ¬Ľ) ou les Lituaniens (¬ę Karaliauńćius ¬Ľ), rejet√©es comme traductions de K√∂nigsberg, ¬ę Korolevsk ¬Ľ ou ¬ę Korolevgrad ¬Ľ en hommage au ¬ę p√®re ¬Ľ de l'astronautique russe Sergue√Į Korolev, rejet√©e parce qu'encore trop proche de l'id√©e de ¬ę roi ¬Ľ (Korolev signifie Leroy en russe) et parce que Korolev √©tait ukrainien, ou encore ¬ę Tvansk ¬Ľ, du nom balte originel, rejet√© parce que balte et non russe. Il est aussi possible que les g√©n√©rations √©lev√©es en Union sovi√©tique, qui ont travaill√© pour la construction de la ville ou y ont grandi, et dont beaucoup sont des familles de militaires, attachent d'autant plus de valeur √† ce nom de Kaliningrad, que leur ville ne porte pas de nom ant√©rieur qui soit historiquement russe, comme les autres villes rebaptis√©es en Russie.

Les ports civils de Kaliningrad jou√®rent un r√īle important dans l'industrie de la p√™che du c√īt√© occidental de la Russie. En URSS la ville pouvait se targuer d'avoir plusieurs navires simultan√©ment pr√©sents dans tous les oc√©ans de la plan√®te. La ville, qui a √©t√© l'un des ports militaires les plus importants de l'Union sovi√©tique en mer Baltique, jouait un r√īle militaire de premier ordre dans le Pacte de Varsovie, et fut la base de d√©part des exp√©ditions sovi√©tiques en Antarctique (mus√©e du Vityaz).

Une f√™te pour les 750 ans (700 d'histoire allemande, 50 d'histoire russe) de la ville le 2 juillet 2005 a rassembl√© les pr√©sidents Poutine, Chirac et le chancelier Schr√∂der. Depuis l'adh√©sion de dix pays de l'Est √† l'Union europ√©enne, la ville est d√©sormais une enclave russe au milieu de l'UE.

Il semble aussi que Dimitri Medvedev ait fait le choix d'installer √† Kaliningrad une base de missiles dite ¬ę Iskander ¬Ľ. Il souhaite aussi y installer des brouilleurs destin√©s √† troubler la possible installation du bouclier anti-missile am√©ricain. ¬ę Pour neutraliser en cas de n√©cessit√© le syst√®me de d√©fense antimissile, on va d√©ployer dans la r√©gion de Kaliningrad le complexe de missiles Iskander ¬Ľ [...] ¬ę Depuis la m√™me r√©gion, on va brouiller les nouveaux √©l√©ments du syst√®me de d√©fense antimissile que les √Čtats-Unis ont l'intention de d√©ployer ¬Ľ[3].

Géographie

K√∂nigsberg, √©difi√©e sur l'estuaire de la Pregolia (Pregel, en allemand), occupe les deux berges de ce fleuve, ainsi qu'une √ģle centrale, le Kneiphof. Le port est naturellement s√©par√© de la mer Baltique par une presqu'√ģle, la Sambie (Samland), fermant la lagune de la Vistule. Un canal de 43 km de longueur, le canal maritime de Kaliningrad (de), relie la ville au port maritime de Baltiisk (Pillau). Par voie de terre, Berlin se trouve √† environ 650 km de cette ancienne capitale de la Prusse. La presqu'√ģle de Sambie est tr√®s fr√©quent√©e l'√©t√© en raison de ses stations baln√©aires : Zelenogradsk (Cranz), Svetlogorsk (Rauschen), Iantarny (Palmnicken) et Pionerski (Neuk√ľhren).

Climat

  • Temp√©rature record la plus froide: -33.3 ¬įC (f√©vrier 1956)
  • Temp√©rature record la plus chaude: 36.5 ¬įC (ao√Ľt 1992)
  • Nombre moyen de jours avec neige dans l'ann√©e: 65
  • Nombre moyen de jours de pluie dans l'ann√©e: 159
  • Nombre moyen de jours avec de l'orage dans l'ann√©e: 22
  • Nombre moyen de jours avec temp√™te de neige dans l'ann√©e: 11
Relevé météorologique de Kaliningrad
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) -3,8 -3,2 -0,8 2,7 7,4 10,6 12,9 12,8 8,8 5,1 0,3 -1,9 4,2
Temp√©rature moyenne (¬įC) -1,9 -1,4 1,7 6,6 12,1 15,4 17,4 17,1 12,7 8,2 3,1 -0,1 7,6
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 1,3 2,3 6,1 11,6 17,7 20,4 22,0 22,1 17,2 11,9 5,3 2,4 11,7
Précipitations (mm) 62 46 45 40 51 78 74 84 83 85 78 78 804
Source : Le climat √† Kaliningrad (en ¬įC et mm, moyenne mensuelles) Pogoda.ru.net


Transports

Transport ferroviaire

La gare Kaliningrad-Passajirski
Façade de la gare du sud

La gare Kaliningrad-Passajirski (–ö–į–Ľ–ł–Ĺ–ł–Ĺ–≥—Ä–į–ī-–ü–į—Ā—Ā–į–∂–ł—Ä—Ā–ļ–ł–Ļ), construite du temps de la Prusse-Orientale, connue aussi comme La gare du sud (–ģ–∂–Ĺ—č–Ļ –≤–ĺ–ļ–∑–į–Ľ), est la gare principale de la ville. Elle est desservie √† la fois par les trains locaux (circulant dans les confins de l'oblast de Kaliningrad) et les trains longues distances. Cette gare est reli√©e √† la fois au r√©seau ferroviaire russe √† voie large et au r√©seau europ√©en √† voie normale. C'est pourquoi les trains allemands et polonais peuvent acc√©der √† cette gare sans changer de boggies.

L'autre gare importante est la gare du Nord (–°–Ķ–≤–Ķ—Ä–Ĺ—č–Ļ –≤–ĺ–ļ–∑–į–Ľ). Elle est seulement desservie par les trains locaux, notamment les trains √©lectriques vers le littoral: Zelenogradsk, Svetlogorsk et Pionerski.

Il y a aussi quelques autres petites gares dans la ville.

Transport aérien

L'aéroport international Khrabrovo se trouve à 24 km de la ville. Cet aéroport est aussi la base principale de la compagnie aérienne KD Avia.

Transports en commun

Une rame de tramway de type Tatra T4 à Kaliningrad

La ville possède un réseau de tramway à voie métrique, un réseau de trolleybus et une multitude de lignes d'autobus. Les réseaux de tramway et de trolleybus sont gérés par une entreprise municipale, mais la plupart des lignes d'autobus sont exploitées par des entreprises privées.

Culture

Monuments

Monuments religieux

La Cathédrale du Christ-Sauveur.

L'ancienne cath√©drale de la ville datant du XIVe si√®cle se trouve au centre ville, sur l'√ģle qui √©tait appel√©e Kneiphof par les Allemands et qui est aujourd'hui aussi connue comme √ģle de Kant. En effet, cette √ģle faisait partie de l'ancien quartier de la ville datant du Moyen √āge. Mais √† la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce quartier a √©t√© enti√®rement d√©truit, puis transform√© en parc. La cath√©drale est le seul b√Ętiment qui soit rest√©, les sovi√©tiques n'ayant pas os√© la d√©truire, le philosophe Emmanuel Kant √©tant enterr√© √† l‚Äôint√©rieur.

Après la restauration des années quatre-vingt-dix, la cathédrale fonctionne maintenant comme un centre culturel avec un musée et des salles de concert et il existe à l'intérieur une petite chapelle luthérienne et une petite chapelle orthodoxe.

La cathédrale moderne orthodoxe, la cathédrale du Christ-Sauveur, a été achevée en 2006. Elle se trouve sur la place de la Victoire.

Il y a aussi plusieurs anciennes √©glises allemandes qui datent surtout de la seconde moiti√© du XIXe si√®cle et de la premi√®re moiti√© du XXe si√®cle, comme l'√©glise de la Sainte-Famille r√©put√©e pour son orgue.

Fortifications

La Porte Royale
Fortin N¬įII dit Bronsart bei Mandein

Koenigsberg a d'abord √©t√© fond√©e autour d'un ch√Ęteau fort et elle est rest√©e ville fortifi√©e jusqu'√† la Seconde Guerre mondiale. Aujourd‚Äôhui, une partie de ses anciennes fortifications est encore debout.

Les fortifications du deuxième entournage

Le deuxi√®me entournage, comporte des bastions, demi-lunes, portes ville etc. et a √©t√© construit au milieu du XIXe si√®cle. Vers le d√©but du XXe si√®cle, ce syst√®me de d√©fense √©tait devenu obsol√®te et emp√™chait le d√©veloppement de la ville. C'est pourquoi, on les a partiellement d√©molies en 1910.

Les parties les plus connues du deuxi√®me entournage qui subsistent aujourd'hui sont :

  • les sept portes de la ville n√©o-gothiques, dont la Porte Royale (K√∂nigstor) est la plus c√©l√®bre. Elle a d'ailleurs √©t√© choisie comme symbole des c√©l√©brations du 750e anniversaire de la fondation de la ville en 2005. La Porte Royale et la Porte de Friedland sont aujourd'hui des mus√©es.
  • Les tours Dohna (ou se trouve le Mus√©e de l'ambre) et Wrangel
  • la caserne fortifi√©e Kronprinz
  • Les bastions Sternwarte et Grolmann
L'entournage des fortins

L'entournage des fortins a été construit dans les années 1870. Il consiste en douze grands fortins et cinq petits fortins. Tous les fortins ont été préservés, mais ils ne sont pas ouverts aux touristes.

Musées

Bateau Vitiaz au musée océanographique.

La ville possède cinq musées et quelques filiales. Les musées sont:

  • Mus√©e d'art et d'histoire (–ö–į–Ľ–ł–Ĺ–ł–Ĺ–≥—Ä–į–ī—Ā–ļ–ł–Ļ –ĺ–Ī–Ľ–į—Ā—ā–Ĺ–ĺ–Ļ –ł—Ā—ā–ĺ—Ä–ł–ļ–ĺ-—Ö—É–ī–ĺ–∂–Ķ—Ā—ā–≤–Ķ–Ĺ–Ĺ—č–Ļ –ľ—É–∑–Ķ–Ļ)
  • Mus√©e de l'ambre (–ú—É–∑–Ķ–Ļ —Ź–Ĺ—ā–į—Ä—Ź), situ√© dans la tour ancienne Der Dona
  • La galerie d'art (–ö–į–Ľ–ł–Ĺ–ł–Ĺ–≥—Ä–į–ī—Ā–ļ–į—Ź —Ö—É–ī–ĺ–∂–Ķ—Ā—ā–≤–Ķ–Ĺ–Ĺ–į—Ź –≥–į–Ľ–Ķ—Ä–Ķ—Ź)
  • Mus√©e oc√©anographique (–ú—É–∑–Ķ–Ļ –ú–ł—Ä–ĺ–≤–ĺ–≥–ĺ –ĺ–ļ–Ķ–į–Ĺ–į), avec trois bateaux et un sous-marin
  • Mus√©e Porte de Friedland (–§—Ä–ł–ī–Ľ–į–Ĺ–ī—Ā–ļ–ł—Ö –≤–ĺ—Ä–ĺ—ā–į—Ö) avec de nombreux objets anciens (couverts, r√©cipients, plaque de nom des rues etc.)
  • Mus√©e des fortifications et du g√©nie militaire (–ö–į–Ľ–ł–Ĺ–ł–Ĺ–≥—Ä–į–ī—Ā–ļ–ł–Ļ –Ĺ–Ķ–≥–ĺ—Ā—É–ī–į—Ä—Ā—ā–≤–Ķ–Ĺ–Ĺ—č–Ļ –ľ—É–∑–Ķ–Ļ —Ą–ĺ—Ä—ā–ł—Ą–ł–ļ–į—Ü–ł–ł –ł –≤–ĺ–Ķ–Ĺ–Ĺ–ĺ–Ļ —ā–Ķ—Ö–Ĺ–ł–ļ–ł) (artillerie etc.), situ√© dans le Fort n¬į 5, une des quinze anciennes casernes de la ville.

Population

date population
1400 10 000
1663 40 000
1708 40 600
1711 30 000
1813 48 729
1er décembre 1819 63 869
1er décembre 1825 67 125
1er décembre 1831 67 580
1er décembre 1837 69 600
1er décembre 1840 70 839
3 décembre 1846 75 234
3 décembre 1852 79 887
3 décembre 1855 83 593
date population
3 décembre 1858 87 267
3 décembre 1864 101 500
1er décembre 1871 112 092
1er décembre 1875 122 636
1er décembre 1880 140 909
1er décembre 1885 151 151
1er décembre 1890 161 666
2 décembre 1895 172 796
1er décembre 1900 189 483
1er décembre 1905 223 770
1er décembre 1910 245 994
1er décembre 1916 229 007
5 décembre 1917 224 758
date population
8 octobre 1919 260 895
16 juin 1925 279 926
16 juin 1933 315 794
17 mai 1939 372 164
30 juin 1945 73 000
31 décembre 1956 188 000
15 janvier 1959 204 000
15 janvier 1970 296 962
17 janvier 1979 354 788
12 janvier 1989 401 280
9 octobre 2002 430 003
1er janvier 2006 423 651
1er janvier 2008 421 678

Parall√®lement √† son expansion √©conomique et administrative, K√∂nigsberg voit sa population cro√ģtre continuellement :

  • vers 1400 on estime que la ville comptait d√©j√† 10 000 habitants.
  • L'√©pid√©mie de peste de 1601/02 fit 12 000 victimes en Prusse-Orientale, mais en 1813 on d√©nombre 50 000 habitants dans la capitale r√©gionale.
  • En 1864 K√∂nigsberg d√©passa les 100 000 habitants et en 1910 elle en comptait 246 000.
  • La Premi√®re Guerre mondiale ralentit √©videmment la croissance, mais en 1925 la ville atteint les 287 000 habitants.
  • Jusqu'en 1933, la population s'accro√ģt √† 316 000 et on comptait 372 000 habitants peu avant qu'√©clate la Seconde Guerre mondiale.
  • Pratiquement vid√©e de ses habitants en 1945, Kaliningrad affiche aujourd'hui presqu'un demi-million d'habitants, Russes √† plus de 90%.

Quelques personnalités

Vue du centre ville vers 1930
Königsberg (début du XXe siècle): temple protestant français, aujourd'hui disparu

Jumelage

La ville de Kaliningrad est jumel√©e avec[4] :

Notes et références

  1. ‚ÜĎ (de) et al., Westermann grosser Atlas zur Weltgeschichte, Westermann, 1965, 24x33, 256 p. (ISBN 3-07-509520-1) [pr√©sentation en ligne] .
  2. ‚ÜĎ On doit √† l'historien prussien Christoph Hartknoch une biographie (en latin) de ce conseiller Vita Guilielmi Gnaphei (Acta Borussica III).
  3. ‚ÜĎ Dimitri Medvedev √† Moscou le 5 novembre 2008.
  4. ‚ÜĎ (en) Jumelages de Kaliningrad

Articles connexes

Liens externes


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