Kabyles

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Kabyles

Cet article traite du groupe ethnique kabyle. Pour la langue, voir l'article ¬ę kabyle ¬Ľ.

Kabyles
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Populations
Population totale 5,500,000 [1]
Populations significatives par régions
Drapeau de l'Alg√©rie Alg√©rie (Kabylie) 3 √† 3,5 millions
Drapeau de l'Alg√©rie Alg√©rie (Hors Kabylie) 2 √† 2,5 millions
Drapeau de la France France 1 million
Autre
Région d'origine Kabylie
Langue(s) kabyle, arabe algérien
Religion(s) islam,
quelques chrétiens[2]
Groupe(s) relié(s) Chaouis, Rifains, Chleuhs, Mozabites

Kabyle-speaking-map.jpg
Carte de répartition

Les Kabyles (Iqbayliyen en kabyle, Qbayel en Arabe alg√©rien) sont un peuple berb√®re dont le foyer est la Kabylie, une r√©gion d'Alg√©rie. Ils peuplent les montagnes et le littoral. √Ä partir de la fin du XIXe si√®cle si√®cle, ils contribuent massivement aux premi√®res vagues d'√©migration alg√©rienne vers la France.une estimations,a 75 √† 85 % de la population d‚ÄôAlger est kabyle berb√®res.

Les Kabyles fournissent le deuxième groupe berbérophone par le nombre (après les Chleuhs du Maroc) et le premier en Algérie. Ils ont constitué, depuis l'indépendance de ce pays, le milieu le plus favorable au développement de la revendication identitaire berbère.

Sommaire

√Čtymologie

Poterie kabyle

Le terme est utilis√© pour la premi√®re fois √† l'arriv√©e des arabes musulmans, pour d√©signer les tribus vivant dans les r√©gions autour des grandes villes. Kabayle en arabe veut dire tribus, leur vrai nom et izwawene ou azwa mot utilis√© au pluriel. Ces tribus sont class√©es par les Arabes en grandes et petites tribus, d'o√Ļ la nomenclature actuelle de Grande et Petite Kabylie.

C'est donc le terme que les Européens utilisaient pour désigner ces montagnards qui portaient des noms différents en fonction des tribus auxquelles ils appartenaient.

Aussi, il pouvait aussi bien désigner les Berbères Chaouis des Aurès, ceux de l'ouest algérien, et même du Maroc. On parlait alors de Kabylie de l'Ouarsenis, ou encore des Kabylies du Maroc[3],[4].

Le nom s'est ensuite restreint à l'ensemble formé de la Kabylie du Djurdjura et du Dahra et celles des Bibans-Babors[5], du fait notamment de la plus grande attention que la France a fixé à cette région qui opposait une résistance plus tenace.

Autres appellations

Le Medracen est un mausol√©e numide situ√© sur la route de Constantine dans la wilaya de Batna en actuelle Alg√©rie, et datant du IIIe si√®cle. C'est un gigantesque d√īme cercl√© de colonnes surmont√©es de chapiteaux de style dorique qui sert de s√©pulture aux rois numides[6] et au patriarche des Berb√®res[7]

Les arabophones utilisaient le mot Zouaoua (sg. Zouaoui), selon certains c'est une d√©formation du berb√®re Agawa, un massif au cŇďur de la Grande Kabylie, dont le pluriel Igawawen[8]. √©tait le nom d'une ancienne et puissante conf√©d√©ration de huit tribus organis√©es en deux groupes : At Betrun (Ath Yanni, Ath Budrar, Ath Bu Akkach, Ath Wasifs) et Ath Mengellat (Ath Mengellat, Ath Bu Yusef, Ath Weqbil, Ath Attu).ath ililltene

Les Zouaouas sont issus des deux branches de Medghassen (patriarche des Berbères), selon Ibn Khaldoun[9].

Toutefois, selon le professeur Salem Chaker le terme Zouaoua/Zouaoui utilis√© par les arabophones ne doit pas √™tre reli√© √† agawa/igawawen mais plut√īt √† azwaw/izwawen (pr√©nom kabyle et nom de clan r√©pandu en Kabylie). Salem Chaker d√©montre que Izwawen est le v√©ritable nom ancien et autochtone des Kabyles qui ¬ę comble de la d√©pression historique ont presque oubli√© leur v√©ritable nom[10]¬Ľ. En outre, dans l‚ÄôOuest alg√©rien, les Kabyles sont toujours d√©sign√©s sous le nom de Zouaoua/Zouaoui[11]. Zouaoua a donn√© en fran√ßais zouave, puisque les premiers fantassins indig√®nes √©taient originaires de cette conf√©d√©ration.

Les Kabyles des Babors(Bejaia ,Jijel,Setif) sont originaires de deux tribus berb√®res,les Kotama(sous la dynastie Fatimide) ,et les Sanhadj(sous la dynastie Hammadite).A cel√† il faut ajouter les berb√®res d'Andalousie qui se sont r√©fugi√©s √† Bougie ,aid√© par le Sultan En-Nacer de Bejaia vers le XIIe si√®cle.

Parmi les Berbères appartenant à ces deux branches il y a le cheikh Aheddad (chef de la confrérie Rahmania) et le Cheikh El Mokrani(1871) qui étaient les derniers chefs historiques apparentés à la dynastie Hammadite.

Langue

Article d√©taill√© : kabyle.
Article connexe : Kabyles hadra.

La langue kabyle (tha kvayelith" taqbaylit " textuellement ¬ę la (langue) kabyle ¬Ľ)(Ŕāō®ōßō¶ŔĄ) se rattache au groupement berb√®re qui comporte plusieurs variantes. La Kabylie repr√©sente la deuxi√®me concentration de berb√©rophones apr√®s le Souss (Sud du Maroc). Estim√©e √† plus de 7 millions de locuteurs (la moiti√© des berb√©rophones alg√©riens), cette langue est tr√®s proche du chenoui (parl√© dans le Chenwa √† l'ouest d'Alger) et du chaoui (tachaouit) parl√© dans les Aur√®s au sud-est de la Kabylie. Tr√®s attach√©s √† leur identit√© berb√®re, les Kabyles revendiquent la reconnaissance du pluralisme linguistique, notamment par la cons√©cration pour la langue Tamazight (Berb√®re) dans la Constitution alg√©rienne d'un statut de langue officielle, en plus de celui de nationale d√©j√† accord√©[12].

Tha kvayelith (¬ę la kabylit√© ¬Ľ) signifie aussi dans la s√©mantique kabyle en g√©n√©ral, la r√©f√©rence √† un syst√®me de valeurs ancestrales (code de l'honneur) non contradictoire de l'esprit du clan (√ßof) qui r√©gulent et g√®rent la vie collective √† l'√©chelle d'un village ou d'une tribu ou conf√©d√©ration.

Société kabyle ancienne

Qanun des A√Įt Ali ou Herzun

L'organisation sociale des Kabyles, autrefois éleveurs et agriculteurs sédentaires a été abondamment étudiée, notamment par le sociologue français Pierre Bourdieu[13]. Ce modèle a été largement modifié par la forte émigration qui a bouleversé les rapports sociaux[14], l'urbanisation, mais on peut tracer les grands traits de la société traditionnelle.

L’unité sociale de base de la société Kabyle est la famille élargie l'Axxam (le foyer). La Txarubt (faction), est l’extension de la famille élargie, chaque composante de la faction se réfère à l'héritage symbolique d'un ancêtre de lignée paternelle. La txarubt assure l'intégrité de chaque individu et la défense de l'honneur du nom en commun, avant l'introduction du nom patronymique par l'administration coloniale, c'était le moyen d'identification le plus utilisé. Dans certain villages importants (tudart) il y a une structuration par quartier qui regroupe différente factions (tixarubin), c'est l'adrum. C'est l'ensemble de ces quartiers qui forment le village. Plusieurs villages peuvent s'unir et former laarch (la tribu), un ensemble de tribus donne la taqbilt (une confédération), qui donnera son nom aux berbères de la région appelés kabyles[15].

Chaque village formait tajma√Ęt (¬ę une assembl√©e ¬Ľ en kabyle), une petite ou grande organisation selon l'importance num√©rique du village, semblable √† la r√©publique d√©mocratique[16]. Elle √©tait compos√©e de tous les hommes ayant atteint la majorit√©, et o√Ļ en principe tout citoyen, quelle que soit sa condition socio-√©conomique, pouvait prendre la parole pour exposer ses id√©es et prendre position lors des propositions de r√©solutions. Les vieillards, √† qui l'on attribuait le titre d‚Äôimgharen, parce qu'ils √©taient chefs de famille, ou m√™me de la lign√©e vivante, b√©n√©ficiaient d'un respect particulier et d'une grande √©coute, aussi l'on accordait √† leurs d√©cisions dans la tajma√Ęt une plus grande importance, et la d√©mocratie kabyle s'apparentait parfois plus √† une g√©rontocratie.

On y nommait l‚Äôamin (¬ę chef ¬Ľ) (ou l‚Äôameqqran ; ¬ę ancien ¬Ľ, suivant les r√©gions) qui √©tait charg√© du bon d√©roulement de l'assembl√©e et de la mise en application de ses d√©cisions. Pour les plus grandes tajma√Ęt, le chef √©tait parfois assist√© dans ses fonctions par un uqil et plusieurs t'emen[17]. L'uqil avait la responsabilit√© des revenus de la tajma√Ęt, et avait en plus un droit de regard sur les d√©cisions du chef. Il appartenait en g√©n√©ral √† un √ßof (¬ę ligne ¬Ľ, alliance de plusieurs tribus[18]) oppos√© √† celui du chef, constituant un v√©ritable contrepoids au pouvoir ex√©cutif, ce qui assurait une certaine stabilit√© politique[17]. Le t'emen, sorte de ¬ę d√©put√©-maire ¬Ľ, repr√©sentait son √ßof lors des r√©unions et transmettait les d√©cisions. Conseil municipal, cour de justice et cour souveraine, la tajma√Ęt se r√©f√©rait, en cas de litige ou de probl√®me, √† des textes de lois, les ¬ę qan√īun kabyles ¬Ľ[19], la plus haute autorit√© juridique, qui d√©finissaient le moindre manquement et sa sanction[20].

Le code de l'honneur prot√©geait ¬ę la maison, les femmes, les fusils ¬Ľ, et stipulait que le meurtre devait √™tre veng√© par les liens du sang (les auteurs de ces actes y compris les vengeurs √©taient rejet√©s de la communaut√©). La filiation est patrilin√©aire agnatique. Le patronyme de l'anc√™tre commun se transmettait. La tajma√Ęt vivait sous l'autorit√© du groupe, o√Ļ l'esprit de solidarit√© est fort d√©velopp√©. Pour exemple le terme tiwizi (¬ę solidarit√© ¬Ľ) d√©signe l'activit√© collective consistant √† aider un villageois dans une de ses t√Ęches comme le ramassage des olives[21], √† laquelle il contribue directement ou en nourrissant les participants.

Rectificatif : Djem√Ęa (que les kabyles ont int√©gr√© en "tajma√Ęt" en le berb√©risant) est un mot d'origine arabe ; le mot exact en kabyle est plut√īt "agraw" qui signifie assembl√©e. Le √ßof ne se rapporte pas √† un clan mais √† une ligue, le clan est une organisation qui se rapporte √† une famille √©largie, comme la tribu, alors qu'un √ßof peut-√™tre changeant[22].

La question de la la√Įcit√©

Selon Yidir Plantade la Kabylie comme le reste du Maghreb est rest√© attach√© au cours de son histoire a une religiosit√© populaire avec des figures locales comme les saints et les marabouts [23]. Pour lui, d√©j√† avant la venue fran√ßaise, la soci√©t√© kabyle est ¬ę √† mi-chemin entre religiosit√© profonde et s√©cularisme pr√©-moderne ¬Ľ, cependant il parle de la la√Įcit√© comme un √©l√©ment exog√®ne √† la Kabylie et il consid√®re la culture la√Įque comme import√©e d'outre-M√©diterran√©e par l'√©cole r√©publicaine fran√ßaise[24]. Il note cependant le fait que, lors de la colonisation fran√ßaise, ces id√©es ont marqu√©e profond√©ment les Kabyles qui fr√©quentaient les √©coles coloniales. Il d√©crit ces nouvelles √©lites comme "model√©e par l'√©cole et par l'administration fran√ßaise"[25]. Ces mouvement la√Įques apr√®s avoir s√©duit la population dans les ann√©e 1960 avec l'√©mergence du mouvement berberiste connaissent un d√©clin.Selon l'auteur, face √† l'impasse dans laquelle ce mouvement la√Įque est engag√© on assiste √† un regain de religiosit√© en Kabylie surtout de la part de la jeunesse[26]. La particularit√© kabyle r√©sulterait donc essentiellement du traitement et de la politique qui lui a √©t√© r√©serv√©e pendant la colonisation fran√ßaise.

Selon Alain Mah√©, cette vision d'une la√Įcit√© kabyle rel√®ve de ce qu'il d√©crit comme un "mythe kabyle" promu par les autorit√© coloniales[27].

Selon Youssef Allioui, au contraire, cette la√Įcit√© √©tait une r√©alit√©. Si nous nous basons sur le type de gouvernement kabyle, profond√©ment d√©mocratique o√Ļ les marabouts, et √† fortiori les oul√©mas, n'intervenaient pas dans la vie politique. M√™me si l'Islam populaire Nord-Africain √©tait pr√©sent en Kabylie[28].

Histoire religieuse

Article d√©taill√© : Mythologie berb√®re.
Yemma Gouraya à Béjaia

Historiquement, la Kabylie a connu l'ensemble des religions du bassin méditerranéen, ayant même contribué, comme partie intégrante du monde berbère, à la fourniture de quelques dieux et déesses aux Grecs et aux Romains, telle que Antée. D'abord dévoués aux esprits et à l’animisme, dont il reste des traces à ce jour [29], ils découvrirent les religions monothéistes, des religions qui se sont facilement et rapidement ancrées dans la vie des Kabyles.

On situe l’apparition en Afrique des premiers chrétiens avant l’an 180. Le premier document qui nous permet d'appréhender le christianisme en Afrique sont les Actes des martyrs scillitains. Il s'agit du procès-verbal de la comparution, le 17 juillet 180, d'une dizaine de chrétiens d'une bourgade de Proconsulaire non-localisée devant le proconsul d'Afrique[30].

Selon Claude Lepelley, le christianisme occidental latin est n√© en Afrique du Nord. Au milieu du IIe si√®cle, les communaut√©s chr√©tiennes y √©taient d√©j√† tr√®s nombreuses et dynamiques. Et au IVe si√®cle, l'Afrique vit la naissance de Augustin d'Hippone, p√®re de l'√Čglise dont la pens√©e devait avoir une influence d√©terminante sur le christinisme au Moyen √āge et √† l'√©poque moderne[31].

L'afrique du nord sera aussi la patrie des premiers schismes de l'histoire du christianisme, avec l'apparition du donatisme puis de l'arianisme. Meme si ces mouvements ont totalement disparus de nos jours, ils gardent une influence sur la culture des catholiques kabyles[32].

Mosquée Sidi Soufi à Béjaia

Apr√®s le christianisme, l‚Äôislam s‚Äôest install√© √† son tour et s‚Äôest m√™me √©crit une histoire dans cette r√©gion. Au d√©but chez la population berb√®re se convertissait massivement, notamment pour b√©n√©ficier du m√™me droit que les arabes musulmans concernant l'imp√īt... Cependant les in√©galit√©s de traitement entre arabes et non-arabes ont provoqu√© un repli de la population dans des doctrines contestataires du pouvoir du calife, le kharidjisme et le chiisme. En kabylie c'est le chiisme isma√©lien des tribus kutama qui pr√©dominera et qui participera √† √©tablir la dynastie fatimides et √† fonder la ville du Caire pour capitale [33]. L'empire Fatimide initi√© par les kabyles s'√©tendait de la p√©ninsule Ib√®rique jusqu'√† Bagdad en Irak.

Le sunnisme a √©t√© ensuite introduit notamment avec le r√®gne de la dynastie Hammadide qui, depuis B√©ja√Įa sa capitale, a rayonn√© sur l'Alg√©rie et le Bassin occidental de la M√©diterran√©e aux XIe et XIIe si√®cles [34]. Pratiquant un "Islam" parfois influenc√© par le maraboutisme et le soufisme (√† l'image de la confr√©rie Rahmaniya).

La ville de Bejaia conna√ģtra son √Ęge d'or, notamment pour son rayonnement spirituel en raison du grand nombre de saints soufis qui en sont issus, les plus c√©l√®bres sont Yemma Gouraya, ou Sa√Įd El-Bedjaouy[35],[36]. La ville attirera m√™me de grand mystiques, comme Ibn Al arabi de Cordoue, qui participeront √† l'identit√© religieuse de la r√©gion et plus g√©n√©ralement de l'Afrique du nord en m√™lant la mystique soufie aux vieilles croyances animistes des berb√®res[37]. Pendant cet √Ęge d'or B√©ja√Įa sera surnomm√©e la petite Mecque [38].

Les Juifs sont pr√©sents en Afrique du Nord depuis l'Antiquit√© romaine, m√™me si le nombre de juifs a grandement baiss√© depuis l'exode de 1962, essentiellement vers la France, une minorit√© de juif est partie directement vers Isra√ęl en 1954. Deux villages dans la vall√©e de la Soummam portant respectivement le nom de Semaoune et Smaoun ont peut-√™tre une origine h√©bra√Įque puisque ces deux noms signifient : Simon, la pr√©sence de courant chr√©tien donatiste et catholique dans cette vall√©e laissent planer un doute... Ce qui est s√Ľr, c'est que dans la ville d'El-kseur la pr√©sence juive √©tait une r√©alit√© jusqu'en 1954 et leur d√©part pour l'√©tat d'Isra√ęl.

Société contemporaine

Politique

De nombreux hommes politiques kabyles furent les artisans du mouvement ind√©pendantiste qui a conduit le pays jusqu'√† son autod√©termination : Abane Ramdane, Ferhat Abbas : voir "R√©v√©lations de Ferhat Abbas sur la guerre d'Alg√©rie" sur www.youtube.com - Krim Belkacem - Amirouche A√Įt Hamouda... Plus r√©cemment, on peut citer Malek Boutih, ancien Pr√©sident de Sos Racisme, Fadela Amara, Ali Andr√© M√©cili...

Justice

Ali André Mécili, Avocat et homme politique, Karim Achoui.

Journalisme

Morad A√Įt Habbouche, Rachid Arhab.

Hommes d'affaires

Arezki Idjerouidene, PDG d'Aigle Azur (Compagnie aérienne).

Littérature

De nombreux auteurs alg√©riens contemporains sont natifs de Kabylie ou d'origine kabyle. Parmi eux : Mohand Idir A√Įt Amrane - A√Įt Challal - Fadhma A√Įt Mansour Amrouche - Jean Amrouche - Taos Amrouche - Rabah Belamri - Si Amar U Said Boulifa - Aziz Chouaki - Tahar Djaout - Mouloud Feraoun - Mohand Sa√Įd Lechani - Mouloud Mammeri - Chabane Ouahioune - Hamid Tibouchi - Youcef Zirem - Youcef Ou Kaci - Mohand Ou Lhocine.

Musique

Hadj M'hamed El Anka - Cheikh El Hasnaoui - Boudjema√Ę El Ankis - Abdelkader Chaou - Kamel Messaoudi - Loun√®s Khaloui - El Hasnaoui Amechtouh.

  • La vari√©t√© kabyle (moderne ou traditionnelle) est l'une des musiques les plus importantes en Alg√©rie. De nombreux chanteurs sont natifs de Kabylie ou d'origine kabyle. Parmi eux :

Hassen Abassi - Les Abranis - Lounis A√Įt Menguellet - Djamel Allam - Mohamed Allaoua - Ali Amarane - Rabah Asma - Atmani - Slimane Azem - Rabah Inasliyen - Abderrahmane Aziz - Hocine Boukella - Cheikh Sidi B√©mol - Slimane Chabi - Djurdjura - Malika Domrane - Farid Gaya - Hnifa - Idir - Ferhat Iguercha - Brahim Izri - Djamel Kaloun - Loun√®s Matoub - Souad Massi - Ferhat Mehenni - Noureddine Meziane - Brahim Saci - Takfarinas- Tagrawla - Rabah Taleb - Mourad Zimu - Meksa - Afous.

  • Enfin, plusieurs chanteurs d'origine kabyle, se distinguent dans des styles musicaux n'appartenant pas √† la vari√©t√© kabyle :

Assia - K-mel - Kenza Farah - Mohamed Iguerbouchène -Rachid Taha - Rim'K-Camelia Jordana- Zaho- Melissa M- Faudel -

Danse et chorégraphie

Th√©√Ętre et cin√©ma

Art naissant en Alg√©rie et l√† encore, la Kabylie se caract√©rise comme un important vivier artistique : Ahmed Ayad Rouiched - Djamila Amzal - Mohamed Fellag - Yamina Benguigui - mouhya- Rabah Loucif.


Peinture

De nombreux peintres et graphistes sont natifs ou originaires de Kabylie. Parmi eux : Baya - Farid Benyaa - Ali Dilem - M'hamed Issiakhem - Salah Malek - Slimane Ould Mohand - Hamid Tibouchi - Hocine Ziani.

Sport

De nombreux sportifs sont natifs de Kabylie ou originaires de celle-ci :

Autres personnalités ayant une ascendance kabyle

Dany Boon - Daniel Pr√©vost - Jacques Villeret - Alain Bashung - Isabelle Adjani - Ma√Įwenn Le Besco - Juliette - Sheryfa Luna - Sinik - Myriam Abel- Edith Piaf - Mouloudji - Marie-Jos√© Nat - Yasmine Bleeth.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ http://www.centrederechercheberbere.fr/kabyle.html
  2. ‚ÜĎ (en)¬ę Kabyle ¬Ľ, Encyclop√¶dia Britannica Online, 2011 : ¬ę they are mainly Muslims with a few Christians. ¬Ľ Consult√© le 2 mai 2011.
  3. ‚ÜĎ Eug√®ne Daumas, MŇďurs et coutumes de l'Alg√©rie : Tell, Kabylie, Sahara, √©d. Hachette, 1855, p. 156-158.
  4. ‚ÜĎ "...Line Marsa, la m√®re d'Edith Piaf, Anetta Maillard, de son vrai nom, √©tait la fille d'un directeur de cirque et d'Aicha Ben Mohamed, une Kabyle marocaine, copine de La Goulue", Michel Souvais, Arletty, confidences √† son secr√©taire, Editions Publibook, 2007, p.144
  5. ‚ÜĎ Jean Morizot, Les Kabyles : Propos d'un t√©moin, Centre des Hautes √Čtudes sur l'Afrique et l'Asie modernes (diff. Documentation fran√ßaise), coll. ¬ę Publications du CHEAM ¬Ľ, Paris, 1985 (ISBN 2903182124), p. 22-25.
  6. ‚ÜĎ [r√©f. incompl√®te]Souvenirs d'une exploration scientifique dans le nord de l'Afrique, Jules-Ren√© Bourguignat
  7. ‚ÜĎ [r√©f. incompl√®te]Ibn Khaldoun, Histoire des Berb√®res
  8. ‚ÜĎ Il semblerait que dans l'Antiquit√©, les Igawawen aient port√© le nom de Quiquegentiani, appellation administrative d√©signant cinq tribus (quinque gente). Une vieille l√©gende rapporte en effet que les montagnards descendent d'un g√©ant qui eut cinq fils, lesquels formaient les cinq tribus antiques (Boulifa, 1925), les fameux Quinquegentiani qui donn√®rent tant de mal aux Romains
  9. ‚ÜĎ Ibn Khaldoun, Histoire des Berb√®res
  10. ‚ÜĎ Salem Chaker, notes √† propos de l'article Les Zouaoua (Igawawen) d'Alg√©rie centrale par Jacques Lanfry.
  11. ‚ÜĎ Malha Benbrahim, professeur √† l'Inalco, Documents sur Fadhma N‚ÄôSoumeur (1830-1861), Clio, num√©ro 9/1999, Femmes du Maghreb
  12. ‚ÜĎ (fr) - ¬ę Loi n¬į 02-03 portant r√©vision constitutionnelle ¬Ľ, adopt√©e le 10 avril 2002, attribuant notamment √† tamazight le statut de langue nationale.
  13. ‚ÜĎ Une grande partie de son Ňďuvre anthropologique se base sur l'analyse de la soci√©t√© kabyle (Esquisse d'une th√©orie de la pratique (1972), Le sens pratique (1980), La domination masculine (1998), ‚Ķ) (Voir : Bourdieu : Passage √† la sociologie).
  14. ‚ÜĎ L'exil kabyle, Mohand Khellil, √©d. L'Harmattan, 2000, p.173-176 (ISBN 2858021414).
  15. ‚ÜĎ http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=30113&ed=MTM0OA
  16. ‚ÜĎ Dictionnaire de la culture berb√®re en Kabylie, Camille Lacoste-Dujardin, La D√©couverte, Paris, 2005 (ISBN 2707145882).
  17. ‚ÜĎ a et b La Kabylie et les coutumes kabyles - A. Hanoteau et A. Letourneux, √©d. Bouch√®ne, Paris, 2003, Chap. VI-VIII (ISBN 2-912946-43-3).
  18. ‚ÜĎ Les √ßofs √©taient davantage assimilables √† des partis politiques, car il n'√©tait pas rare que ces √ßofs divisent les tribus voire des villages.
  19. ‚ÜĎ √Ä propos "des qanouns kabyles" de Belkassem Bensedira, Mustapha Gahlouz, Awal, Cahiers d‚Äô√Čtudes Berb√®res n¬į 16, 83-99.
  20. ‚ÜĎ ¬ę Kanoun kabyle ¬Ľ, exemple de qan√īun, celui de la tribu des Beni Mansour (extrait du Cahiers du centenaire de l'Alg√©rie, √©dit√© par le Comit√© national m√©tropolitain du centenaire de l'Alg√©rie en 1930).
  21. ‚ÜĎ Tiwizi de nos jours fait encore partie int√©grante de la soci√©t√© kabyle. Lire √† ce sujet : Tiwizi ou la cr√©ation collective : le toit de la solidarit√© reportage de Rachid Oulebsir (3 mars 2007).
  22. ‚ÜĎ La kabylie et les coutumes kabyles Hanoteau et Letourneux 1872-1873 Paris reed Bouch√®ne Paris 2003 et La Kabylie sous le r√©gime Turc de Joseph-Nil Robin
  23. ‚ÜĎ Yidir Plantade, ¬ę La√Įcit√© et ath√©isme en Kabylie : mythes et ambig√ľit√©s ¬Ľ, dans Journal d'√©tude des relations internationales au Moyen-Orient, vol. 2, no 1, janvier 2007, p. 11 [texte int√©gral [PDF] (page consult√©e le 4 octobre 2009)] 
  24. ‚ÜĎ Yidir Plantade, op. cit., p. 6.
  25. ‚ÜĎ Yidir Plantade, op. cit., p. 1 et 6.
  26. ‚ÜĎ Yidir Plantade, op. cit., p. 12.
  27. ‚ÜĎ Alain Mah√©, Histoire de la Grande Kabylie, xixe-xxe si√®cles. Anthropologie du lien social dans les communaut√©s villageoises, √Čditions Bouch√™ne, 2001.
  28. ‚ÜĎ Youcef Allioui, Les Archs, Tribus Berb√®res de Kabylie. Histoire, r√©sistance culture et d√©mocratie, √Čditions L'harmattan, 2006.
  29. ‚ÜĎ Jean-Pierre Laporte, ¬ę St√®les libyques figur√©es de Grande Kabylie ¬Ľ, Africa Romana, IX, 1991, pp. 389-423.
  30. ‚ÜĎ LES MARTYRS I
  31. ‚ÜĎ Alain Corbin, Histoire du christianisme p.120 (Saint Augustin), Ed. Seuil, 2007
  32. ‚ÜĎ Lucien Oulahbib, op. cit.
  33. ‚ÜĎ Les Fatimides et les Kutama: Une alliance strat√©gique ou un mal n√©cessaire ?, JADLA Ibrahim
  34. ‚ÜĎ ‚ÜĎ Ibn Khaldoun, Histoire des Berb√®res et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduction de William McGuckin de Slane, √©d. Paul Geuthner, Paris, 1978, tome 1, p. 208-209
  35. ‚ÜĎ http://rabahnaceri.unblog.fr/histoire-de-bgayet/yemma-gouraya/
  36. ‚ÜĎ ttp://www.vitaminedz.com/articles-15778-6-84038-bejaia-soufisme___marabouts-biographie_de_said_el_bedjaouy-3.html
  37. ‚ÜĎ ¬ę Chachoua Kamel, L‚Äôislam kabyle. Religion, √Čtat et soci√©t√© en Alg√©rie, suivi de l‚ÄôEp√ģtre (Ris√Ęla) d‚ÄôIbnou Zakr√ģ (Alger, 1903), mufti de la Grande Mosqu√©e d‚ÄôAlger, Maisonneuve & Larose, 2001. ¬Ľ, par Karima Direche-Slimani, Revue des mondes musulmans et de la M√©diterran√©e (En ligne), n¬į101-102 - Sciences, savoirs modernes et pouvoirs dans le monde musulman contemporain, juillet 2003, p. 343-348.
  38. ‚ÜĎ √Čtudes sur la Kabylie, Carette, Livre 1

Bibliographie

  • ¬ę La condition juridique de la femme rurale en Kabylie ¬Ľ - Fatima Cherfa-Turpin, √©d. Apopsix, Paris, 2010 (ISBN 978-2-35979-010-8).
  • ¬ę La Kabylie et les coutumes kabyles ¬Ľ - A. Hanoteau et A. Letourneux, √©d. Bouch√®ne, Paris, 2003 (ISBN 2-912946-43-3).
  • ¬ę Hommes et femmes de Kabylie ¬Ľ - Salem Chaker, √©d. Edisud, 2000 (ISBN 2744902349).
  • ¬ę Berb√®res aujourd‚Äôhui ¬Ľ - Salem Chaker, √©d. L‚ÄôHarmattan, 1999 (ISBN 2738473512).
  • ¬ę Les Kabyles. √Čl√©ments pour la compr√©hension de l'identit√© berb√®re en Alg√©rie ¬Ľ - Tassadit Yacine, GDM, Paris, 1992 (ISBN 2-906589-13-6).
  • ¬ę Les kabyles propos d'un t√©moin ¬Ľ - Jean Morizot, √©d. L'Harmattan, Paris, 2003 (ISBN 2-7475-1027-1).
  • ¬ę De la question berb√®re au dilemme kabyle, √Ä l'aube du XXIe si√®cle ¬Ľ - Maxime Ait Kaki, √©d. L'harmattan, mars 2004 (ISBN 2747557286).
  • ¬ę L‚Äô√©migration kabyle en France : une chance pour la culture berb√®re ? ¬Ľ - Nadia Bela√Įdi, U21-√Čditions universitaires de Dijon, Dijon, 2003 (ISBN 2-905965-82-7).

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