Juan Carlos Ier d'Espagne

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Juan Carlos Ier d'Espagne
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Juan Carlos Ier
Busto de Juan Carlos I de España (2009).jpg
Juan Carlos Ier, roi d'Espagne.

Titre
Roi d'Espagne
Actuellement en fonction
Depuis le 22 novembre 1975
&&&&&&&&&&01314435 ans, 11 mois et 25 jours
Couronnement 27 novembre 1975
(Misa de EspĂ­ritu Santo)
Président du gouvernement Carlos Arias Navarro
Adolfo SuĂĄrez GonzĂĄlez
Leopoldo Calvo-Sotelo y Bustelo
Felipe GonzĂĄlez MĂĄrquez
José María Aznar López
José Luis Rodríguez Zapatero
Prédécesseur Francisco Franco (Caudillo)
Biographie
Titre complet titulature complĂšte
Hymne royal La Marcha Real
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Juan Carlos Alfonso VĂ­ctor MarĂ­a de BorbĂłn y BorbĂłn-Dos Sicilias
Date de naissance 5 janvier 1938 (1938-01-05) (73 ans)
Lieu de naissance Drapeau de l'Italie Rome (Italie)
PĂšre Juan de BorbĂłn y Battenberg, comte de Barcelone
MÚre María de las Mercedes de Borbón-Dos Sicilias y Orléans
Conjoint SophĂ­a de GrĂšce
Enfants Infante Elena de BorbĂłn y Grecia, duchesse de Lugo
Infante Cristina de BorbĂłn y Grecia, duchesse de Palma
Prince Felipe de BorbĂłn y Grecia, prince des Asturies
HĂ©ritier Felipe, prince des Asturies
RĂ©sidence Palais royal de Madrid
(Palais d'Orient)
Palais de la Zarzuela
Signature Juan Carlos I of Spain Signature.svg

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Monarques d'Espagne

Le roi Juan Carlos Ier[1],[2] (de son nom complet en espagnol : Juan Carlos Alfonso VĂ­ctor MarĂ­a de BorbĂłn y BorbĂłn-Dos Sicilias), nĂ© le 5 janvier 1938 Ă  Rome (Italie), est l'actuel roi d'Espagne. Il est le fils de Juan de BorbĂłn, comte de Barcelone, et de son Ă©pouse, MarĂ­a de las Mercedes de BorbĂłn-Dos Sicilias. Descendant direct de Louis XIV de France, il a accĂ©dĂ© au trĂŽne le 22 novembre 1975.

Sommaire

La désignation

Son grand-pĂšre Alphonse XIII fut roi d'Espagne jusqu'Ă  l'avĂšnement, en 1931, de la Seconde RĂ©publique espagnole. La Guerre d'Espagne met fin Ă  la RĂ©publique et est suivie par la dictature du gĂ©nĂ©ral Franco, qui exerce les fonctions de chef de l'État jusqu'Ă  sa mort le 20 novembre 1975. Le 22 novembre, le prince Juan Carlos devient Juan Carlos Ier, roi constitutionnel d'Espagne.

Il naĂźt le 5 janvier 1938 Ă  Rome, en Italie, oĂč sa famille vit en exil. Enfant, il est surnommĂ© Juanito (« Jeannot Â»). Il quitte ses parents et vient en Espagne pour suivre une formation sous l'Ă©gide de Franco, qui avait posĂ© cette condition Ă  la restauration de la monarchie.

En 1956, son frÚre cadet Alfonso meurt d'un coup de revolver dans la résidence de ses parents à Estoril, Portugal. Officiellement, il s'agit d'un accident survenu pendant le nettoyage d'un revolver, mais Juan Carlos étant le seul témoin, des doutes subsistent sur l'identité de celui qui tenait cette arme.

Franco Ă©carte du trĂŽne le pĂšre de Juan Carlos, Juan de BorbĂłn, prĂ©fĂ©rant prendre comme successeur Juan Carlos lui-mĂȘme afin de contrĂŽler l'Ă©volution du rĂ©gime. Pendant la dictature, Franco crĂ©e le titre de prince d'Espagne (plutĂŽt que prince des Asturies) pour Juan Carlos. Celui-ci commence Ă  utiliser son deuxiĂšme prĂ©nom, Carlos, pour avancer ses prĂ©tentions Ă  l'hĂ©ritage.

Pendant un temps, on a prĂȘtĂ© au gĂ©nĂ©ral Franco une hypothĂ©tique intention de placer sur le trĂŽne le cousin germain de Juan Carlos, Alfonso de BorbĂłn (1936-1989), sans qu'aucun Ă©lĂ©ment tangible vienne jamais Ă©tayer cette thĂšse (en dehors du mariage, le 8 mars 1972, de ce dernier avec la petite-fille de Franco, Carmen MartĂ­nez-BordiĂș). Alfonso de BorbĂłn avait d'ailleurs renoncĂ© solennellement Ă  toute prĂ©tention au trĂŽne d'Espagne, deux ans et demi auparavant, suivant en cela la dĂ©marche de son pĂšre, Jaime de BorbĂłn, duc de SĂ©govie.

Roi d'Espagne

Durant les pĂ©riodes de maladie de Franco en 1974 et 1975, Juan Carlos est nommĂ© chef de l'État par intĂ©rim. Proche de la mort, Franco avoua le 30 octobre 1975 qu'il Ă©tait trop malade pour gouverner, mais ce ne sera que deux jours aprĂšs la mort du dictateur, survenue le 20 novembre 1975, que Juan Carlos sera proclamĂ© roi d'Espagne.

Or, Juan Carlos promulgue rapidement des rĂ©formes dĂ©mocratiques, au grand dam des Ă©lĂ©ments conservateurs, notamment les forces armĂ©es, qui s'attendaient Ă  ce qu'il maintĂźnt l'État franquiste. Juan Carlos nomme Adolfo SuĂĄrez, ancien chef du Mouvement national, au poste du prĂ©sident du gouvernement. La piĂšce maĂźtresse des rĂ©formes dĂ©mocratiques est la Loi pour la rĂ©forme politique (Ley para la Reforma PolĂ­tica) prĂ©sentĂ©e par le gouvernement SuĂĄrez, adoptĂ©e par le Parlement le 18 novembre 1976 et par le peuple espagnol lors du rĂ©fĂ©rendum du 15 dĂ©cembre 1976 (94,2% de oui). Cette loi, de rang constitutionnel (« loi fondamentale Â», selon la terminologie franquiste), crĂ©e les bases juridiques nĂ©cessaires Ă  la rĂ©forme des institutions franquistes depuis l'intĂ©rieur et permet que se dĂ©roulent le 15 juin 1977 les premiĂšres Ă©lections dĂ©mocratiques depuis l'instauration de la dictature. Le CongrĂšs des dĂ©putĂ©s (Congreso de los Diputados) et le SĂ©nat (Senado) issus de ces Ă©lections seront chargĂ©s d'Ă©laborer, notamment, la nouvelle Constitution dĂ©mocratique que le roi approuvera au cours d'une session conjointe des deux Chambres le 27 dĂ©cembre 1978.

En 1977, le pĂšre du roi, Juan de BorbĂłn, avait formellement renoncĂ© Ă  ses prĂ©tentions au trĂŽne ; Juan Carlos le remerciera en confirmant le titre de comte de Barcelone, titre suzerain appartenant Ă  la couronne espagnole, que Juan de BorbĂłn s'Ă©tait donnĂ© pendant son exil. La nouvelle Constitution de 1978 stipulera que Juan Carlos est l'« hĂ©ritier lĂ©gitime de la dynastie historique Â».

Une tentative de coup d'État militaire surprend le CongrĂšs des dĂ©putĂ©s le 23 fĂ©vrier 1981. Des officiers, avec Ă  leur tĂȘte le lieutenant-colonel Tejero, tirent des coups de feu dans la Chambre parlementaire durant une session retransmise en direct Ă  la tĂ©lĂ©vision. On craint alors la dĂ©route du processus dĂ©mocratique, jusqu'Ă  ce que le roi Ă©tonne la nation par une allocution tĂ©lĂ©visĂ©e exigeant que l'armĂ©e apporte son soutien inconditionnel au gouvernement dĂ©mocratique lĂ©gitime. Le roi avait auparavant appelĂ© plusieurs chefs de l'armĂ©e pour leur ordonner en tant que commandant en chef de dĂ©fendre la dĂ©mocratie.

Lors de sa prestation de serment devant les Cortes Generales (le Parlement), un chef communiste, Santiago Carrillo, lui avait donnĂ© le sobriquet « Juan Carlos le Bref Â», prĂ©disant qu'il se trouverait rapidement Ă©cartĂ© avec les autres restes du fascisme. AprĂšs l'avortement du coup d'État du 23 fĂ©vrier 1981, ce mĂȘme homme politique, Ă©mu, dira aux mĂ©dias, Dieu protĂšge le Roi ! Si les dĂ©mocrates et les partis de gauche s'Ă©taient jusque lĂ  montrĂ©s rĂ©servĂ©s, aprĂšs l'Ă©chec du coup d'État leur soutien deviendra inconditionnel, un ancien chef de la IIe RĂ©publique dĂ©clarera : « Nous sommes tous des monarchistes maintenant Â». NĂ©anmoins, une expression courante dit que les Espagnols ne sont pas des monarchistes, mais des « juancarlistes Â».

Plus tard, une tentative d'assassinat par des membres du groupe terroriste basque ETA avortera à Majorque, lieu de villégiature de la famille royale.

Aujourd'hui, le roi rĂšgne en tant que monarque constitutionnel, sans exercer de rĂ©el pouvoir sur la politique du pays. Il est considĂ©rĂ© comme un symbole essentiel de l'unitĂ© du pays, et ses interventions et points de vue sont Ă©coutĂ©s respectueusement par des politiciens de tous les cĂŽtĂ©s. Son discours annuel la veille de NoĂ«l est diffusĂ© par la plupart des canaux tĂ©lĂ©visuels espagnols. Puisqu'il est le chef suprĂȘme des forces armĂ©es espagnoles, son anniversaire est une fĂȘte militaire.

Titulature complĂšte

Espagne
Escudo de España (mazonado).svg
Cet article fait partie de la série sur la
politique de l'Espagne,
sous-série sur la politique.


v Â· Constitution, il est Ă©galement commandant en chef des forces armĂ©es.

  • Anciens titres portĂ©s par les Rois d'Espagne: roi d'Espagne, de Castille, de LĂ©on, d'Aragon, des Deux-Siciles, de JĂ©rusalem, de Navarre, de Grenade, de TolĂšde, de Valence, de Galice, de Sardaigne, de Cordoue, de Corse, de Murcie, de Jaen, d'AlgĂ©siras, des Ăźles Canaries, des Indes orientales et occidentales espagnoles, des Îles et de la Terre Ferme de la Mer OcĂ©ane, archiduc d'Autriche, duc de Bourgogne, de Brabant, de Milan, d'AthĂšnes, de Neopatras, comte de Habsbourg, de Flandres, de Strasbourg, de Tyrol, de Roussillon, de Barcelone, seigneur de Biscaye et de Molina
  • Ordres dynastiques : grand maĂźtre de l’ordre de la Toison d’or, de l’ordre de Charles III, de l’ordre d’Isabelle la Catholique, de l’ordre de Saint-HermenĂ©gilde, de l’ordre de Saint-Ferdinand, de l’ordre de Montesa, de l’ordre d’Alcantara, de l’ordre de Calatrava, de l’ordre de Saint-Jacques, et de l’ordre de Marie-Louise.

Il est également pour les légitimismes Français, Petit-Fils de France en tant que fils de Jean De France, Comte de Barcelone fils cadet de Alphonse Ier et frÚre de Henri VI. Il occupe de ce fait la 3eme place dans l'ordre de succession derriÚre le Duc de Berry Alphonse de France et devant son fils Philippe d'Espagne, premier prince du sang.

Distinctions

La Constitution de 1978

L'Espagne a été un pays sans Constitution de 1936 à 1978. AprÚs la prise du pouvoir, le général Franco légiférait à coups de Fuero de los españoles, de lois organiques et de lois de succession.

Point d'orgue de l'idĂ©al consensuel de la transition, l'Ă©laboration du texte constitutionnel repose sur un esprit de tolĂ©rance prĂŽnĂ© conjointement par le parti au pouvoir et les formations de l'opposition. Celles-ci - PSOE et PCE notamment - acceptent la voie ouverte par la "loi de rĂ©forme politique" et finissent par conserver le seul hĂ©ritage qui leur paraĂźt acceptable : le systĂšme monarchique, signe que le seul dilemme d'actualitĂ© se rĂ©duit dĂ©sormais Ă  l'alternative entre monarchie parlementaire et monarchie absolue, et non plus, comme en 1931, Ă  l'alternative rĂ©publique-monarchie.

Le 25 juillet 1977, la nomination de la Commission des affaires constitutionnelles et les libertĂ©s publiques, prĂ©sidĂ©e par le centriste Emilio Atard ouvre la pĂ©riode constituante. De cette premiĂšre Ă©mane un groupe de sept personnalitĂ©s qui constituent la Ponencia Constitucional: Manuel Fraga Iribarne, Gabriel Cisneros Laborda, Miguel Herrero, Gregorio Peces Barba, JosĂ© Pedro PĂ©rez Llorca, Miquel Roca et Jordi SolĂ© Tura. AprĂšs quatre mois de travail, les « PĂšres de la Constitution Â» achĂšvent la rĂ©daction de l'avant-projet qui sera modifiĂ© par prĂšs de 2000 amendements prĂ©sentĂ©s par les dĂ©putĂ©s et les sĂ©nateurs. Enfin, le 31 juillet 1978, le texte est adoptĂ© par les parlementaires. Au CongrĂšs des DĂ©putĂ©s, l'approbation est Ă©crasante : 94,2% sont favorables au « oui Â» (UCD, PSOE, PCE et la plupart des dĂ©putĂ©s d' Alliance populaire - dont Manuel Fraga Iribarne et une partie du groupe mixte). Au SĂ©nat, les rĂ©sultats sont identiques : 94,5% de « oui Â». Le corps Ă©lectoral apparaĂźt cependant moins motivĂ© que ne l'est la classe politique : un tiers des Ă©lecteurs ne prenant pas part au rĂ©fĂ©rendum du 6 dĂ©cembre. NĂ©anmoins, sur l'ensemble des bulletins dĂ©pouillĂ©s, prĂšs de 88% se prononcent en faveur du texte.

Finalement le 27 dĂ©cembre 1978, le roi d'Espagne se prĂ©sente devant le Parlement - dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs rĂ©unis - pour ratifier la Constitution.

Ascendance et descendance

La dynastie royale espagnole

Ascendance bourbonienne, habsbourgienne et victorienne

La Famille royale d'Espagne

Juan Carlos a Ă©pousĂ© le 14 mai 1962 Ă  AthĂšnes la princesse Sophie de GrĂšce, fille du roi Paul Ier et de son Ă©pouse, Frederika de Hanovre. La reine est la sƓur de l'ex-roi de GrĂšce Constantin II, actuellement en exil. Ils ont trois enfants et huit petits-enfants.

La résidence officielle de la Famille royale est le palais d'Orient mais il ne s'agit en fait que d'un lieu d'apparat, réservé aux cérémonies officielles, tout comme le palais du Pardo. Le couple royal réside en fait au palais de la Zarzuela tandis que le couple héritier, Felipe, prince des Asturies, et son épouse Letizia occupent une construction récente trÚs proche.

Euro

Citations

  • En septembre 2007 lors du 17e Sommet ibĂ©ro-amĂ©ricain, l'intervention de roi Juan Carlos sera rendue cĂ©lĂšbre (par les mĂ©dias et des sites de partage de vidĂ©o) pour son fameux "ÂżPor quĂ© no te callas?" (« Mais pourquoi est-ce que tu ne te tais pas ? Â») Ă  l'encontre du prĂ©sident vĂ©nĂ©zuĂ©lien Hugo ChĂĄvez, alors qu'il interrompait sans cesse le prĂ©sident du gouvernement espagnol, JosĂ© Luis Rodriguez Zapatero, qui lui demandait de retirer le qualificatif de fasciste Ă  l'encontre de son prĂ©dĂ©cesseur, JosĂ© MarĂ­a Aznar.
  • Lors de la rĂ©ception donnĂ©e au palais du Pardo le 9 janvier 2008, Ă  l'occasion du 70e anniversaire du roi, son fils, le prince Felipe s'adressa Ă  son pĂšre en ces termes : "Merci, cher patron (Gracias, querido patrĂłn) puisque c'est comme cela que nous t'appelons".

Autres activités

  • PassionnĂ© de voile, le roi Juan Carlos participe rĂ©guliĂšrement Ă  des rĂ©gates.
  • L'indicatif radioamateur du roi est EA0JC.
  • Il est membre honoraire du Club de Rome[4].

Notes et références

  1. ↑ Il est plus rarement dĂ©signĂ© par son nom francisĂ© Jean-Charles Ier
  2. ↑ Les institutions officielles emploient gĂ©nĂ©ralement pour le dĂ©signer son nom en castillan Juan Carlos I dans toutes les langues Ă©trangĂšres Ă  l'Espagne, bien que son nom soit aisĂ©ment traduisible dans toutes les langues d'Europe. Ce nom s'est aujourd'hui imposĂ© partout dans l'usage. Pourtant, en catalan, basque et galicien, on emploie respectivement les noms Joan Carles I, Joan Karlos I.a et XoĂĄn Carlos I, dans la presse notamment, dĂ» Ă  la volontĂ© linguistique de tout traduire dans la langue propre de chaque communautĂ© autonome.
  3. ↑ Michel et BĂ©atrice Wattel, Les Grand’Croix de la LĂ©gion d’honneur : De 1805 Ă  nos jours, titulaires français et Ă©trangers, Archives et Culture, 2009, 701 pages (ISBN 9782350771359) : page 454
  4. ↑ (en) Liste des membres honoraires du Club de Rome

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Voir aussi

Ordre de succession au trĂŽne d'Espagne  v Â· Felipe de BorbĂłn y Grecia (1968), prince des Asturies, fils du roi Juan Carlos Ier 4. S.A.R. l'infante Elena de BorbĂłn y Grecia (1963), duchesse de Lugo, fille du roi Juan Carlos Ier
  • 5. Felipe de Marichalar y de BorbĂłn (1998), grand d'Espagne
  • 6. Victoria de Marichalar y de BorbĂłn (2000), grande d'Espagne
7. S.A.R. l'infante Cristina de BorbĂłn y Grecia (1965), duchesse de Palma, fille du roi Juan Carlos Ier
  • 8. Juan Urdangarin y de BorbĂłn (1999), grand d'Espagne
  • 9. Pablo Urdangarin y de BorbĂłn (2000), grand d'Espagne
  • 10. Miguel Urdangarin y de BorbĂłn (2002), grand d'Espagne
  • 11. Irene Urdangarin y de BorbĂłn (2005), grande d'Espagne

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Juan Carlos Ier d'Espagne de Wikipédia en français (auteurs)

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