Johnny Cash

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Johnny Cash
Johnny Cash
JohnnyCash1969.jpg
Johnny Cash en 1969

Surnom The Man in Black
Nom J. R. Cash
Naissance 26 fĂ©vrier 1932
Kingsland (en), Arkansas, Drapeau des États-Unis Ă‰tats-Unis
DĂ©cĂšs 12 septembre 2003 (71 ans)
Nashville, Tennessee, Drapeau des États-Unis Ă‰tats-Unis
Activité principale Auteur-compositeur-interprÚte, musicien, acteur
Genre musical Country, Rock 'n' roll, folk, gospel, blues, rockabilly
Instruments Frontman, guitare, piano, harmonica, mandoline
AnnĂ©es d'activitĂ© 1955 - 2003
Labels Sun 1955-1957
Columbia1957-1987
Mercury1987-1991
American Recordings (en)
House of Cash
Legacy Recordings
Site officiel johnnycash.com

Entourage The Tennessee Three
The Highwaymen
June Carter Cash
Statler Brothers
Carter Family
The Outlaws Area Code 615 (en)

Johnny Cash (nĂ© John R. Cash le 26 fĂ©vrier 1932 Ă  Kingsland, Arkansas, États-Unis, et mort le 12 septembre 2003 Ă  Nashville, Tennessee) Ă©tait un chanteur, guitariste et auteur-compositeur de musique country amĂ©ricain. Il a Ă©galement pratiquĂ© les styles rock and roll, rockabilly, blues, folk ou encore gospel.

Johnny Cash est connu pour sa voix de baryton caractĂ©ristique et ses basses profondes. Son comportement et ses vĂȘtements sombres lui ont valu le surnom de l’Homme en noir. Il commençait traditionnellement ses concerts en disant : « Hello, I'm Johnny Cash. Â»

Une grande partie de la musique de Johnny Cash, en particulier celle de sa fin de carriÚre, fait écho aux thÚmes de la douleur, de l'affliction morale et de la rédemption[1], comme ses chansons I Walk the Line, Folsom Prison Blues, Ring of Fire, Get Rhythm et Man in Black. Il a également enregistré des numéros humoristiques, tels que One Piece at a Time et A Boy Named Sue, un duo avec sa future épouse June Carter intitulé Jackson, ainsi que des Train Songs dont Hey Porter et Rock Island Line[2].

Avec 90 millions d'albums vendus durant ses cinquante annĂ©es de carriĂšre, il est considĂ©rĂ© comme une figure majeure de la musique amĂ©ricaine du XXe siĂšcle[3]. Sa discographie officielle comprend 55 albums studios et 6 albums live, (par ailleurs, on comptabilise 84 compilations de ses enregistrements).

Il est aussi connu pour son engagement politique et son action en faveur des détenus devant lesquels il s'est souvent produit[4]. Le magazine Rolling Stone l'a classé 21Úme meilleur chanteur de tous les temps.

Sommaire

Biographie

Origines

Johnny Cash est de descendance royale Ă©cossaise[5],[6]. AprĂšs une rencontre fortuite avec un ancien laird des Falkland, le major Michael Crichton-Stuart, celui-ci a retracĂ© l'arbre gĂ©nĂ©alogique de Johnny Cash jusqu’au XIe siĂšcle, en Écosse[7],[8]. Des recherches effectuĂ©es par sa fille Rosanne prouveraient qu'il est descendant de Malcolm IV d'Écosse, roi d'Écosse de 1153 Ă  1165[9]. Johnny Cash a rajoutĂ© dans une interview « Mon ancĂȘtre William Cash, un ancien marin, s'est installĂ© Ă  Westmoreland County, Virginie, en 1673 Â»[10], (William Cash 1653-1708 est son ancĂȘtre Ă  la neuviĂšme gĂ©nĂ©ration[11]). Il avait cru durant sa jeunesse qu'il Ă©tait d’origine irlandaise et partiellement amĂ©rindienne. MĂȘme aprĂšs avoir appris qu'il n'Ă©tait pas d’origine amĂ©rindienne, Johnny Cash a gardĂ© de l'empathie et de la compassion pour les AmĂ©rindiens. Il a exprimĂ© ces sentiments dans plusieurs de ses chansons, dont Apache Tears et The Ballad of Ira Hayes, et sur son album, Bitter Tears: Ballads of the American Indian .

Jeunesse

Johnny Cash naĂźt le 26 fĂ©vrier 1932, pendant la Grande DĂ©pression, dans une famille pauvre et rurale d'origine Ă©cossaise de Kingsland, Arkansas, États-Unis. Ses parents, Ray Cash (13 mai 1897 Ă  Cleveland County dans l'Arkansas - 23 dĂ©cembre 1985 Ă  Hendersonville dans le Tennessee)[12] et Carrie Cloveree Rivers (13 mars 1904 dans l'Arkansas - 1991)[13] ne pouvant s'entendre sur le prĂ©nom Ă  donner au jeune garçon, il est seulement baptisĂ© des initiales J.R. Il adoptera le prĂ©nom John au moment de son engagement dans l'armĂ©e de l'air des États-Unis, qui ne veut pas d'un soldat dotĂ© de seules initiales, puis prendra Johnny comme nom de scĂšne en 1955. Ray et Carrie auront en tout six enfants : Reba Hancock, Jack, Joanne Cash-Yates, Roy et Louise Cash Garrett[14]. Son plus jeune frĂšre, Tommy, deviendra Ă©galement un cĂ©lĂšbre chanteur country.

Bienvenue Ă  Dyess ville de Johnny Cash

DĂšs l'Ăąge de cinq ans, il travaille avec sa famille dans les champs de coton Ă  Dyess (en) en Arkansas et y est imprĂ©gnĂ© des chants des travailleurs. Le sud des États-Unis est alors baignĂ© par le folk, les hymnes religieux, le gospel et la country[4]. Les temps sont durs et les difficultĂ©s de la famille, qu'elles soient dues aux consĂ©quences de la Grande DĂ©pression ou Ă  une inondation, inspireront plusieurs des futures chansons de Cash. FascinĂ© par les chansons entendues Ă  la radio, le jeune J.R. reçoit l'enseignement musical de sa mĂšre et d'un ami d'enfance, et commence trĂšs tĂŽt Ă  jouer de la guitare et Ă  Ă©crire des chansons. Il se produira Ă  la radio avant mĂȘme d'ĂȘtre sorti du lycĂ©e.

TrĂšs proche de son frĂšre Jack, de deux ans son aĂźnĂ©, J. Cash reste dĂ©finitivement marquĂ© par la mort de celui-ci, qui est presque coupĂ© en deux par une scie circulaire sur laquelle il travaillait, Ă  l'Ăąge de 14 ans[4]. Cash Ă©tait absent lors du drame et a exprimĂ© Ă  de nombreuses reprises la culpabilitĂ© qu'il ressentait quant Ă  cet Ă©vĂ©nement, affirmant voir souvent son frĂšre en rĂȘve.

AprĂšs plusieurs expĂ©riences de travail difficiles dans plusieurs domaines, Cash s’enrĂŽle dans l’US Air Force et est envoyĂ© Ă  San Antonio, au Texas, pour y ĂȘtre entraĂźnĂ© Ă  l'interception de communication radio codĂ©es. Il part ensuite pour la base aĂ©rienne de Landsberg, en Allemagne. Il y restera trois ans, pendant lesquelles il Ă©coute les communications des soviĂ©tiques, achĂšte sa premiĂšre guitare et forme son premier groupe nommĂ© The Landsberg Barbarians”[15]. Il est dĂ©mobilisĂ© le 3 juillet 1954, avec le grade de sergent, et retourne vivre au Texas[16].

Vie privée

J.Cash avec sa femme Vivian Liberto et leurs 4 filles: Rosanne, Kathy, Cindy et Tara

Un mois aprĂšs sa dĂ©mobilisation, le 7 aoĂ»t 1954 Ă  l'Ă©glise catholique Sainte-Anne Ă  San Antonio au Texas, il Ă©pouse Vivian Liberto (nĂ©e le 23 avril 1934 Ă  San Antonio et dĂ©cĂ©dĂ©e le 24 mai 2005 Ă  Ventura en Californie), qu'il avait rencontrĂ©e au cours de sa formation militaire[17]. Ils auront quatre filles : Rosanne (nĂ©e le 24 mai 1955), Kathy (nĂ©e le 16 avril 1956), Cindy (nĂ©e le 29 juillet 1958) et Tara (nĂ©e le 24 aoĂ»t 1961)[18] mais leur mariage ne rĂ©sistera pas Ă  la vie mouvementĂ©e de Cash, Ă  ses problĂšmes d'alcool et de drogue et Ă  son infidĂ©litĂ©. Ils divorceront le 18 aoĂ»t 1966[17].

En 1968, 13 ans aprĂšs leur premiĂšre rencontre dans les coulisses du Grand Ole Opry, Johnny Cash demande la chanteuse de country June Carter en mariage au cours d'un concert live Ă  London dans l'Ontario[19] pendant l'interprĂ©tation de leur duo Jackson, chanson qui obtiendra, le 29 fĂ©vrier 1968 le Grammy Awards du Meilleur duo[20]. Ils se mariĂšrent le 1er mars 1968 Ă  Franklin (en), dans le Kentucky. Il l'avait dĂ©jĂ  demandĂ© en mariage Ă  plusieurs reprises, mais elle avait toujours refusĂ©. De cette nouvelle union naĂźtra leur unique fils, John Carter Cash, nĂ© le 3 mars 1970. Ils ont continuĂ© Ă  travailler ensemble pendant 35 ans, jusqu'au dĂ©cĂšs de son Ă©pouse le 15 mai 2003. Johnny Cash est mort quatre mois plus tard des suites de complications dues au diabĂšte. June Carter a co-Ă©crit un de ses plus grands succĂšs, Ring of Fire, et ils ont remportĂ© deux prix Grammy Awards pour leur duo.

CarriĂšre

Ses débuts

Échantillon de New Mexico, Cash, 1955

En 1954, Johnny Cash et sa femme dĂ©mĂ©nagent Ă  Memphis, dans le Tennessee, oĂč il travaille comme vendeur tout en Ă©tudiant pour devenir speaker Ă  la radio. Il passe ses nuits Ă  rĂ©pĂ©ter avec deux amis musiciens, le guitariste Luther Perkins et le contrebassiste Marshall Grant, qui se font appeler les Tennessee Two. Il trouve finalement le courage de solliciter une audition Ă  la maison de disques de Sam Phillips, Sun Records, berceau du Rock and Roll blanc dont elle accueille notamment les pionniers Elvis Presley et Jerry Lee Lewis. Peu impressionnĂ© par le gospel que lui prĂ©sente le groupe, Phillips les encourage Ă  trouver leur propre son, et finit par les signer lorsque Cash lui chante les chansons qu'il a lui mĂȘme Ă©crites, dans le style frĂ©nĂ©tique qui fera la cĂ©lĂ©britĂ© de son groupe. Leur premier enregistrement pour Sun, comprenant Hey Porter et Cry Cry Cry, sort en 1955 et se vend raisonnablement bien.

DĂšs lors, tout s'accĂ©lĂšre : le single suivant de Cash, Folsom Prison Blues, atteint la 5e place des meilleurs ventes country. Johnny Cash a Ă©tĂ© inspirĂ© pour Ă©crire cette chanson par le film Inside the Walls of Folsom Prison (en) (1951), qu'il a vu lors de son service militaire en Allemagne dans l'ArmĂ©e de l'Air des Etats-Unis. Cash a racontĂ© : « Je me suis assis avec mon stylo dans ma main, essayant de penser Ă  la plus mauvaise raison qu'une personne pourrait avoir pour en tuer une autre personne[21].»

Swing Low, Sweet Chariot interprétée par Cash en 1958 à la radio Guest Star

Puis I Walk The Line se classe premier. Suit en juin 1957 Home of the Blues (en), aprĂšs quoi Cash devient le premier artiste Sun Ă  sortir un album, les singles rĂ©gnant alors en maĂźtre sur le marchĂ© du disque. Mais le label de Sam Phillips devient rapidement trop petit pour Cash, pourtant son artiste le plus vendeur : Elvis Presley a dĂ©jĂ  quittĂ© Sun, et Phillips se concentre dĂ©sormais sur la carriĂšre de Jerry Lee Lewis. En 1957, Ă  la recherche de plus de libertĂ© artistique, le chanteur accepte l'offre allĂ©chante de la compagnie de disque Columbia Records. Sur cette Ă©tiquette, il enregistre au dĂ©but des annĂ©es 1960, Don’t Take Your Guns to Town et The Ballad of Ira Hayes.

À la mĂȘme Ă©poque, il tourne avec la Carter Family, famille de musiciens country lĂ©gendaire aux États Unis. Une relation ambiguĂ« naĂźt entre Cash et l'une des filles de la famille, June Carter, chacun Ă©tant de son cĂŽtĂ© mariĂ© et chargĂ© de famille.

En 1961, Cash devient également acteur, pour le film Five Minutes to Live, rebaptisé plus tard Door-to-door Maniac.

En 1974, Johnny Cash tourne dans un Ă©pisode de la sĂ©rie culte Columbo. Il s'agit de l'Ă©pisode 24 - troisiĂšme saison : Le Chant du cygne (Swan Song). Johnny Cash y interprĂšte le rĂŽle de Tommy Brown, un chanteur de country qui a assassinĂ© sa femme, on y entend le tube "I SAW THE LIGHT" et l'on y aperçoit, pour l'occasion, des images recyclĂ©es de l'un de ses concerts.

Dépendances et désintoxication

Au dĂ©but des annĂ©es 1960, Cash commence Ă  consommer de grandes quantitĂ© d'alcool et de drogues, notamment pour tenir lors des longues et difficiles tournĂ©es (comptant pas moins de 300 spectacles par an, souvent dans des lieux trĂšs Ă©loignĂ©s qu'il faut rejoindre en voiture). Il devient rapidement dĂ©pendant des amphĂ©tamines et des barbituriques, qui affectent grandement son comportement. Pendant quelque temps il partage un appartement Ă  Nashville avec le chanteur country Waylon Jennings, lui aussi dĂ©pendant des amphĂ©tamines[4]. Cash affirmera plus tard avoir essayĂ© « toutes les drogues qu'on pouvait essayer Â».

Johnny Cash et son Ă©pouse la chanteuse June Carter en 1969.

Bien que perdant peu Ă  peu tout contrĂŽle sur sa vie, Cash reste trĂšs productif et les succĂšs continuent : en 1963 sort le titre Ring of Fire, chanson Ă©crite par June Carter et Merle Kilgore et dĂ©crivant le « cercle de feu Â» entourant le chanteur, rĂ©fĂ©rence Ă  sa dĂ©pendance Ă  l'alcool et Ă  la drogue[4]. Avec son arrangement original de cuivres dans le style des mariachis, une idĂ©e de Cash, la chanson atteint la 1re place des charts country, et entre au Top 20 des ventes de disques Pop.

En juin 1965, le camion qu'il conduit prend feu, provoquant un vaste feu de forĂȘt qui dĂ©truit plusieurs kilomĂštres carrĂ©s de bois dans le parc national de Los Padres en Californie, dĂ©vastant trois montagnes et tuant 49 des 53 condors – espĂšce protĂ©gĂ©e – qu'abritait le parc. Ne montrant guĂšre de remords au cours de son procĂšs, Cash est condamnĂ© Ă  une amende de 125 172 dollars, dont il finira par payer 82 000. Cash affirmera ĂȘtre la seule personne jamais poursuivie par le gouvernement amĂ©ricain pour avoir dĂ©clenchĂ© un feu de forĂȘt.

En 1965 il est arrĂȘtĂ© Ă  El Paso (au Texas) par la brigade des stupĂ©fiants, qui le soupçonne de transporter de l'hĂ©roĂŻne depuis le Mexique, mais il est rapidement relĂąchĂ©, on ne trouve, cachĂ©s dans son Ă©tui de guitare, que des amphĂ©tamines et barbituriques lĂ©gaux, pour lesquels il dispose d'une ordonnance. Il est nĂ©anmoins condamnĂ© Ă  une peine avec sursis. Il est Ă  nouveau arrĂȘtĂ© le 11 mai 1965, Ă  Starkville, Mississippi, pour s'ĂȘtre introduit en pleine nuit dans un jardin privĂ© dans le but d'y cueillir des fleurs. Ce sera la source de sa chanson Starkville City Jail. MalgrĂ© ces incidents, Cash ne passera jamais plus d'une nuit en prison, ce qui ne l'empĂȘchera pas de cultiver une image romantique de dĂ©tenu endurci, de nombreux fans croyant rĂ©ellement qu'il a passĂ© des annĂ©es au pĂ©nitencier de Folsom.

Au milieu des annĂ©es 1960, Cash sort plusieurs albums concept, dont Bitter Tears en 1964, sur le thĂšme des indiens d'AmĂ©rique, et Ballads of the True West en 1965, disque expĂ©rimental qui mĂȘle chansons traditionnelles du Far West et interventions parlĂ©es. C'est la pire pĂ©riode de ses problĂšmes de drogue, et son comportement erratique provoque son divorce d'avec sa premiĂšre femme et de nombreuses annulations de concerts. Ce qui ne l'empĂȘche pas d'obtenir en 1967 un Grammy Award, avec June Carter, pour la chanson Jackson.

En 1968, Cash parvient Ă  se sevrer de la drogue. Il affirmera dans son autobiographie avoir eu une rĂ©vĂ©lation surnaturelle aprĂšs une tentative de suicide sous l'influence de la drogue. Il serait descendu dans une caverne pour y mourir, mais le souffle de Dieu l'aurait poussĂ© Ă  en sortir et Ă  recommencer sa vie. Il vit cet Ă©pisode, rĂ©el ou fantasmĂ©, comme une vĂ©ritable seconde naissance. Plus prosaĂŻquement, il reçoit l'aide de June Carter et de sa famille (dont sa mĂšre Maybelle Carter), qui s'isolent chez lui pendant un mois pour s'occuper de sa dĂ©sintoxication. Cash redĂ©couvre sa foi religieuse, cĂ©lĂ©brant l'Ă©vĂšnement par une cĂ©rĂ©monie dirigĂ©e par le Pasteur Jimmy Rodgers Snow, fils du cĂ©lĂšbre musicien country Hank Snow. Il demande la main de June Carter, qui a promis de l'Ă©pouser quand il serait « clean Â», sur scĂšne au cours d'un concert au Londons Garden, Ă  London au Canada, le 22 fĂ©vrier 1968 [22]).

Folsom Prison et San Quentin

Article dĂ©taillĂ© : At Folsom Prison.

ImpressionnĂ© en Allemagne par le film documentaire Inside the Walls of Folsom Prison (1951), Johnny Cash s'est intĂ©ressĂ© au sort des dĂ©tenus, inspirant son cĂ©lĂšbre morceau Folsom Prison Blues, et son image romantique de prisonnier. A la fin des annĂ©es 1960, il commence Ă  se produire pour les pensionnaires de diverses prisons des États Unis[4]. En rĂ©sulteront deux cĂ©lĂšbres albums live, At Folsom Prison (1968) et At San Quentin (1969).

A noter que l'album At Folsom Prison fut originellement Ă©ditĂ© dans une version censurĂ©e, dĂ©barrassĂ©e des divers Ă©carts de langage profĂ©rĂ©es par Cash et le public au cours du concert. Les rĂ©Ă©ditions sur CD prĂ©sentent l'intĂ©gralitĂ© du spectacle et des Ă©changes entre les chansons, bien qu'une partie des rĂ©actions du public soient en fait des sons enregistrĂ©s en studio et ajoutĂ©s au mixage. L'album At Folsom Prison figure dans le National Recording Registry de la BibliothĂšque du CongrĂšs, et a Ă©tĂ© classĂ© dans la liste Les 500 plus grands albums de tous les temps du magazine Rolling Stone. En 1969, Gordon Jenkins accuse Cash d'avoir plagiĂ© sa chanson Crescent City Blues sortie en 1954 avec ''Folsom Prison Blues (en effet les deux premiers et deux derniers vers sont identiques) et dĂ©cide de le poursuivre. Un accord Ă  l'amiable sera trouvĂ© en 1969 moyennant un dĂ©dommagement de 75 000 dollars.

A l'occasion des concerts Ă  la prison de Folsom, Cash rencontre le dĂ©tenu Glen Sherley, lui-mĂȘme chanteur country, dont il interprĂšte la chanson Greystone Chapel, qui figure sur l'album live. La partition lui avait Ă©tĂ© donnĂ©e la veille seulement par le pasteur de la prison. Cash prendra ensuite fait et cause pour Sherley, parvenant Ă  faire dĂ©marrer sa carriĂšre de chanteur et mĂȘme Ă  le faire libĂ©rer de prison. Mais Sherley supportera mal la libertĂ© et la vie de musicien cĂ©lĂšbre, retombera dans l'anonymat dans les annĂ©es 1970 avant de se suicider en 1978. Cet Ă©chec n'empĂȘchera pas Cash de continuer Ă  s'engager politiquement pour amĂ©liorer le sort des prisonniers aux États-Unis.

S'ajoute Ă  ces albums « de prison Â» le disque PĂ„ ÖsterĂ„ker, enregistrĂ© en 1972 dans la prison suĂ©doise de ÖsterĂ„ker. On peut notamment y entendre Cash parler en suĂ©dois, ce qui avait beaucoup impressionnĂ© les dĂ©tenus.

The Man in Black

Johnny Cash au volant d'une Cadillac avec Bruce Fitzpatrick Ă  droite en 1976.

De 1969 Ă  1971, Johnny Cash prĂ©sente sa propre Ă©mission de tĂ©lĂ©vision, enregistrĂ©e au Ryman Auditorium de Nashville : The Johnny Cash Show, sur la chaĂźne amĂ©ricaine ABC. Il y reçoit rĂ©guliĂšrement la Carter Family ou Carl Perkins, mais aussi des artistes plus contemporains, souvent assez Ă©loignĂ©s des goĂ»ts de son public le plus conservateur : Neil Young, Louis Armstrong, Kenny Rogers and The First Edition, James Taylor, Ray Charles, Eric Clapton (au sein du groupe Derek and the Dominos), Kris Kristofferson et Bob Dylan.

Cash avait rencontrĂ© Dylan au milieu des annĂ©es 1960. Admirateurs de longue date l'un de l'autre, ils Ă©taient devenus amis alors qu'ils Ă©taient voisins Ă  Woodstock, dans l'État de New York, Ă  la fin des annĂ©es 60. Cash a contribuĂ© Ă  relancer la carriĂšre de Dylan aprĂšs les annĂ©es de rĂ©clusion de celui-ci suite Ă  son accident de moto de 1966, chantant en duo avec lui sur l'album Nashville Skyline et en rĂ©digeant les notes de pochette, pour lesquelles il obtiendra un Grammy Award.

Kris Kristofferson, quant Ă  lui, commençait Ă  se faire un nom en tant qu'auteur-compositeur lorsque son passage au Johnny Cash Show donna Ă  sa carriĂšre un sĂ©rieux coup de pouce. Cash refusa en effet, contre l'avis des cadres de la chaĂźne, de lui faire changer les paroles de la chanson Sunday Mornin' Comin' Down, qui comprenait une allusion Ă  la drogue : « On a Sunday morning sidewalk / I'm wishin', Lord, that I was stoned Â» (« Sur ce trottoir le dimanche matin / Mon Dieu, que j'aimerais ĂȘtre dĂ©foncĂ© Â»).

Au dĂ©but des annĂ©es 1970, Cash est connu comme « The Man in Black Â» (« l'Homme en Noir Â») Ă  cause de ses tenues de scĂšne noires, qui contrastent fortement avec les tenues de scĂšnes des autres groupes country de l'Ă©poque, gĂ©nĂ©ralement vĂȘtus de chapeaux de cow-boys et de costumes bariolĂ©s, mais aussi car il portait Ă©galement du noir en dehors de la scĂšne, dans sa vie quotidienne. En 1971, Cash Ă©crit la chanson Man in Black, renforçant encore cette singuliĂšre image. Aujourd'hui encore, on en trouve des traces dans la culture amĂ©ricaine : ainsi les uniformes noirs de la marine des États-Unis sont surnommĂ©s des « Johnny Cashes Â» [23].

Au milieu des annĂ©es 1970, la popularitĂ© de Cash commence Ă  dĂ©cliner, ainsi que ses ventes de disques. Il enregistre alors notamment des piĂšces d’auteurs progressistes tels que Bob Dylan, Kris Kristofferson et Nick Lowe. Ces collaborations ne sont pas sans prix : de nombreuses stations de radio country boycottent ce nouveau style Ă  la faveur d’artistes au son plus populaire. Cash se lance alors dans la rĂ©daction de son autobiographie, intitulĂ©e The Man in Black, qui est publiĂ©e en 1975 et se vend Ă  plus d'1,3 millions d'exemplaires. En collaboration avec son ami Billy Graham, il produit The Gospel Road (Le Sentier de l’Évangile), un film sur la vie de JĂ©sus Christ dont il est le narrateur et le co-scĂ©nariste. La foi prenant de plus en plus de place dans sa vie, il participe Ă©galement Ă  plusieurs reprises aux manifestations religieuses organisĂ©es par Graham.

Cash se produit aussi toujours Ă  la tĂ©lĂ©vision : il prĂ©sente notamment une soirĂ©e de NoĂ«l sur CBS tout au long des annĂ©es 1970, avant d'apparaĂźtre occasionnellement dans les sĂ©ries Columbo (dans l'Ă©pisode « Le chant du cygne Â»), La Petite Maison dans la prairie (dans l'Ă©pisode « The Collection Â»), ainsi que dans la mini-sĂ©rie de 1985 Le Nord et le Sud (North and South), sur le thĂšme de la Guerre de SĂ©cession. Il y joue le rĂŽle de John Brown.

D'autre part, Cash continue Ă  intervenir en politique, et est familier de tous les prĂ©sidents amĂ©ricains Ă  partir de Richard Nixon, qu'il rencontre en 1972 Ă  la Maison Blanche. PriĂ© par le prĂ©sident de chanter les morceaux Okie from Muskogee, de Merle Haggard, et Welfare Cadillac, de Guy Drake, qui se moquent respectivement des manifestants anti-guerre et de l'État-providence, il refuse et les remplace notamment par The Ballad of Ira Hayes, chanson Ă  propos d'un vĂ©tĂ©ran natif amĂ©ricain de la Seconde Guerre mondiale maltraitĂ© Ă  son retour dans le Sud. Il affirmera plus tard n'avoir fait ce choix que par manque de temps pour apprendre les chansons demandĂ©es par Nixon. Cash deviendra par la suite un ami trĂšs proche du prĂ©sident Jimmy Carter.

Les Highwaymen

En 1980, Cash devient le plus jeune laurĂ©at vivant du Country Music Hall of Fame[24]. Ses annĂ©es 1980 sont toutefois assombries par des problĂšmes de santĂ©, un succĂšs discographique amoindri et la fin de son association avec Columbia Records. Cash continue tout de mĂȘme Ă  parcourir l’AmĂ©rique Ă  bord de son bus de tournĂ©e, tant en solo qu’avec ses amis Waylon Jennings, Willie Nelson et Kris Kristofferson, au sein du supergroupe The Highwaymen. FormĂ© au milieu des annĂ©es 80, le quatuor rĂ©alisera avec succĂšs deux albums.

Il continue de plus Ă  apparaĂźtre Ă  la tĂ©lĂ©vision et au cinĂ©ma, remportant de bonnes critiques pour sa prestation dans les films The Pride of Jesse Hallam en 1981 et Murder in Coweta County en 1983, oĂč il joue le rĂŽle d'un shĂ©rif. Il intervient Ă©galement en tant que « very special guest star Â» dans un Ă©pisode de 1981 du Muppet Show.

En 1983, il retombe momentanĂ©ment dans ses problĂšmes de dĂ©pendance aux drogues, suite Ă  l'absorption d'analgĂ©siques Ă  l'hĂŽpital, oĂč il est soignĂ© aprĂšs avoir Ă©tĂ© blessĂ© par un animal dans sa ferme. De retour Ă  l'hĂŽpital pour des problĂšmes cardiaques en 1988, Cash refuse cette fois l'usage d'anti-douleurs, bien que devant subir un double pontage !

La carriÚre de Cash, ainsi que ses relations avec l'establishment de la musique country à Nashville, sont au plus bas dans les années 1980. Vexé par la passivité de Columbia Records, qui ne fait à cette époque plus aucun effort de promotion à son égard, il enregistre une chanson et une vidéo auto-parodiques, Chicken in Black (Le Poulet en Noir), dans laquelle son cerveau est transféré dans le corps d'un poulet, tandis qu'on lui transplante l'encéphale d'un braqueur de banques. L'effet ne se fait pas attendre, et son contrat avec Columbia est rapidement rompu.

En 1986, Cash retourne aux studios Sun, oĂč il a fait ses dĂ©buts, pour enregistrer avec Roy Orbison, Jerry Lee Lewis et Carl Perkins l'album Class of '55. La mĂȘme annĂ©e, il publie son unique roman, Man in White (L'Homme en Blanc), qui raconte la vie de l'apĂŽtre Paul. Une veine religieuse qu'il poursuit en enregistrant Johnny Cash Reads The Complete New Testament (Johnny Cash lit le Nouveau Testament) en 1990.

American Recordings

En 1992, Johnny Cash est nommé au Rock and Roll Hall of Fame et devient ainsi la seule personne à avoir été introduite à la fois au Rock and Roll Hall of Fame, au Country Music Hall of Fame et au Songwriters Hall of Fame. La fin du millénaire prend ensuite une tournure inattendue, avec la rencontre du producteur Rick Rubin.

AprĂšs avoir quittĂ© Columbia Records, Cash avait en effet signĂ© avec Mercury Records en 1987, mais cet accord se voudra ĂȘtre un Ă©chec, avec des ventes d'album diminuant. Au cours des annĂ©es 1990, il redevient malgrĂ© tout populaire, notamment auprĂšs d’un public jeune, pourtant en gĂ©nĂ©ral peu attirĂ© par la musique Country. Il chante notamment sur l’album de U2 Zooropa en 1993, puis signe sur le label American Recordings de Rick Rubin, habituellement spĂ©cialisĂ© dans le Rap et le Metal (y figure notamment le groupe System of a Down).

Sous la direction de Rubin, il enregistre en 1994 son premier album sur ce label, simplement intitulĂ© American Recordings 1. Seul dans sa chambre avec sa guitare, Cash y interprĂšte des reprises d’artistes contemporains sĂ©lectionnĂ©s par Rubin. Le succĂšs commercial est au rendez-vous et l’album remporte le Grammy Award du meilleur album folk contemporain (Best Contemporary Folk Album). Cash se produit notamment en 1994 au Festival de Glastonbury, oĂč il est accueilli triomphalement. Il Ă©crira plus tard que cet accueil constitue pour lui l’un des sommets de sa carriĂšre. Suivra une sĂ©rie de cinq albums supplĂ©mentaires dits American Recordings, le cinquiĂšme et sixiĂšme parus de maniĂšre posthume. Ces albums reprĂ©sentent pour beaucoup le renouveau artistique de Johnny Cash ; ils contiennent de nombreuses reprises d’artistes d’horizons trĂšs variĂ©s comme Depeche Mode, U2, Leonard Cohen, Nick Cave, Soundgarden ou Nine Inch Nails.

En 1996, le second album American Recordings, Unchained, remporte Ă  nouveau un grand succĂšs, et est couronnĂ©e d’un Grammy pour « meilleur album country Â» (Best Country Album). On peut notamment y entendre Cash accompagnĂ© par Tom Petty and the Heartbreakers.

Parmi les autres activitĂ©s de Cash au cours des annĂ©es 1990, on trouve notamment des apparitions dans la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e Docteur Quinn, femme mĂ©decin avec sa femme June, ainsi que dans le dessin animĂ© Les Simpsons, dans lequel il prĂȘte sa voix Ă  un coyote de l’espace qui guide Homer Simpson dans une quĂȘte spirituelle Ă  la suite d’un abus de piment provoquant des hallucinations (Ă©pisode « Le MystĂ©rieux Voyage d’Homer Â»). En 1997, il sort une seconde autobiographie, intitulĂ©e Johnny Cash : the Autobiography.

DerniÚres années

Tombe de Johnny Cash.

En 1997, on diagnostique Ă  Johnny Cash une maladie neurodĂ©gĂ©nĂ©rative, le syndrome de Shy-Drager. Le diagnostic est ensuite changĂ© en neuropathie associĂ©e au diabĂšte[25]. L’annĂ©e suivante, il est hospitalisĂ© pour une pneumonie sĂ©vĂšre, qui endommage ses reins. La maladie force Cash Ă  restreindre ses activitĂ©s musicales et ses tournĂ©es, ce qui ne l’empĂȘche pas d’enregistrer les albums American III: Solitary Man (2000) et American IV: The Man Comes Around (2002), qui contiennent de nombreuses allusions Ă  ses problĂšmes de santĂ©. Le second contient notamment une reprise du morceau Hurt du groupe de rock industriel Nine Inch Nails, particuliĂšrement saluĂ©e par la critique et le public, ainsi que le titre Personal Jesus du groupe britannique Depeche Mode.

Le 15 mai 2003, June Carter dĂ©cĂšde d’une complication chirurgicale, Ă  l’ñge de soixante treize ans. Suivant le vƓu de son Ă©pouse, Cash continue Ă  travailler, se produisant notamment en concert avec la Carter Family. Il donne son ultime concert le 5 juillet 2003 et dĂ©cĂšde Ă  son tour le 12 septembre 2003, au Baptist Hospital de Nashville[26],[27],[28], seulement quatre mois aprĂšs son Ă©pouse. Johnny Cash est inhumĂ© avec June Carter prĂšs de leur maison, au Memorial Gardens de Hendersonville, Tennessee. La famille n'a pas voulu de fleurs pour la tombe, Ă  la place, elle a appelĂ© Ă  faire des dons Ă  SOS Villages d'Enfants Etats-Unis[29].

Parmi les premiĂšres rĂ©actions Ă  son dĂ©cĂšs, il y eut beaucoup de chanteurs, parmi lesquels Mick Jagger des Rolling Stones et Elvis Costello. Le prĂ©sident des États-Unis George W. Bush a saluĂ© une lĂ©gende de la musique en disant : « Sa voix et sa compassion humaine avaient gagnĂ© les cƓurs et les Ăąmes de plusieurs gĂ©nĂ©rations Â»[30].

Le 4 juillet 2006, Rick Rubin sort l’une de ses derniĂšres collaborations avec Johnny Cash, l’album posthume American V: A Hundred Highways. La suite, American VI: Ain’t no grave, sortie le 23 fĂ©vrier 2010, trois jours avant la date qui aurait marquĂ©e le 78e anniversaire de Johnny Cash.

Acteur (télévision)

Discographie

Article dĂ©taillĂ© : Discographie de Johnny Cash.

Certifications

Albums

Année Titre Certification
Drapeau : États-Unis États-Unis[33] Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[34] Drapeau : Canada Canada
1963 Ring of Fire disque d’or disque de platine _
1964 I Walk the Line disque d’or disque d’or _
1967 Johnny Cash's Greatest Hits double disque de platine _ disque de platine
1968 At Folsom Prison Triple Platinum.png triple disque de platine _ disque de platine
1969 At San Quentin Triple Platinum.png triple disque de platine _ disque de platine
1970 Hello, I'm Johnny Cash (en) disque d’or _ _
The World of Johnny Cash disque d’or _ _
The Johnny Cash Portrait disque de platine _ _
Johnny Cash Show (en) disque d’or _ _
1971 Johnny Cash's Greatest Hits, Vol 2 (en) disque de platine _ _
1985 Highwayman (en) disque de platine _ disque d’or
1994 Super Hits disque de platine _ _
1999 16 Biggest Hits (en) double disque de platine _ _
2002 American IV: The Man Comes Around disque de platine disque d’or disque de platine
The Essential Johnny Cash (en) disque de platine _ _
2003 Unearthed disque d’or _ _
2005 The legend of Johnny Cash double disque de platine _ _
The legend disque d’or _ _
2006 American V: A Hundred Highways disque de platine disque d’or disque d’or

Singles

Année Album Titre Certification
Drapeau : États-Unis États-Unis[33]
1963 Ring of Fire Ring of Fire disque d’or
2002 American IV: The Man Comes Around Hurt disque d’or

Hommages

L'Ă©crivain Arno Bertina est l'auteur d'une fiction biographique sur Johnny Cash : J'ai appris Ă  ne pas rire du dĂ©mon, Paris, NaĂŻve, coll. Sessions, 2006, 151p. Le livre comporte trois parties, qui correspondent Ă  trois Ă©poques (1954, 1965, 1995) et Ă  trois narrateurs (un vendeur de bibles, un shĂ©rif, et le producteur Rick Rubin) racontant chacun leur rencontre avec Cash.

Walk the Line de James Mangold est un film de 2005 relatant de façon romancée la carriÚre de Johnny Cash avec Joaquin Phoenix dans le rÎle de Cash au cÎté de Ginnifer Goodwin interprétant Vivian Cash et Reese Witherspoon dans le rÎle de June Carter qui a obtenu un oscar de la meilleure actrice pour son interprétation.

En hommage Ă  l'artiste, plusieurs chanteurs et acteurs apparaissent dans un clip oĂč l'on entend Cash interprĂ©ter God's gonna cut you down ; on y voit notamment Kris Kristofferson, Brian Wilson, Bono, Kid rock, Justin Timberlake, Kate Moss, Keith Richards, Adam Levine, Iggy Pop, Patti Smith, Sheryl Crow, Mick Jones, Sharon Stone, Lisa Marie Presley, Billy Gibbons, Corinne Bailey Rae, Jay Z, Travis Barker, Owen Wilson, Chris Rock, Chris Martin,Tommy Lee, Kanye West, Amy Lee ou encore Johnny Depp (ce dernier jouant de la guitare). Le chanteur et le bassiste du groupe Red Hot Chili Peppers, Anthony Kiedis et Michael « Flea Â» Balzary, ont Ă©galement figurĂ© dans ce clip hommage.

Chris Martin et son groupe Coldplay lui rendent un hommage avec la chanson Til Kingdom Come.

Le chanteur américain Gene Summers rend hommage à Johnny Cash sur son album 1981 Gene Summers in Nashville avec les chansons Big River, I Still Miss Someone et I Will Rock and Roll With You (Big Beat Records, France).

Le rappeur américain Sage Francis rend hommage à Johnny Cash dans son album A Healthy Distrust avec une chanson intitulée Jah Didn't Kill Johnny.

Le chanteur et rĂ©alisateur Feber E.Coyote rend lui aussi un hommage Ă  Johnny dans sa chanson Perdu Ă  Nashville, Tennessee oĂč le protagoniste supplie l'Ăąme de Johnny Cash de venir le guider. Cette chanson apparaĂźt sur l'album : Le record en 2010.

Snoop Dogg, dans son album Ego Trippin, rend hommage Ă  Johnny Cash dans la chanson My Medicine (piste 16) en reprenant une composition country instrumentale de l'artiste.

Lors de la derniÚre tournée de Frank Zappa en 1988, Johnny Cash devait rejoindre le groupe sur scÚne au cours d'un concert, mais la femme de Johnny tomba malade et ce dernier ne put donc monter sur scÚne. Zappa et son groupe interprétÚrent néanmoins une version de Ring of Fire, qui parait dans son album The Best Band You Never Heard in Your Life[35].

Stargate Atlantis, le personnage de Joe Flanigan (Lieutenant Colonel John Sheppard) est un fan de Johnny Cash et dans l'avant dernier Ă©pisode de la sĂ©rie « Las Vegas Â», on utilise Solitary Man comme musique de fond, rompant avec son habitude de n’utiliser que la musique de Joel Goldsmith.

Ry Cooder rend hommage Ă  Cash sur son album I Flathead avec une chanson portant le nom de l'artiste.

Sur l'album Outlaw, le groupe anglais Alabama3 rend hommage Ă  Cash avec une chanson qui s'appelle Hello I'm Johnny Cash.

Le chanteur français Kent a Ă©crit et enregistrĂ© en 2009 la chanson Cash (sur l'album Panorama) en hommage au lĂ©gendaire Homme en Noir (sur une musique de Thierry Romanens). Cette chanson, pleines de rĂ©fĂ©rences Ă©rudites et de rimes en « ash Â», raconte la vie de Jonnhy Cash. Elle a Ă©tĂ© enregistrĂ© avec seulement 2 guitares (celle acoustique jouĂ©e par Kent lui-mĂȘme et une Ă©lectrique pour le final dĂ©jantĂ©).

Depuis 2007, le groupe d'origine québécoise The Porters -nom tiré de la piÚce Hey Porter popularisée en juillet 1955 par Johnny Cash- présente un spectacle hommage au roi de la musique country partout au Québec. Plus d'une cinquantaine de villes ont notamment été visitées par les quatre musiciens qui composent le groupe.

En 2009, le DJ français Laurent Wolf rend hommage à Johnny Cash en sortant Walk the Line, remix du titre original I Walk the Line de 1964.

En 2010, en hommage à Cash, Ubisoft Montréal utilise la chanson God's gonna cut you down de Cash comme chanson thÚme dans le jeu Splinter Cell conviction[36].

En 2011, le catcheur de la World Wrestling Entertainment, The Undertaker utilise le titre Ain't no grave pour son thĂšme.

Dans le film The Green Hornet (film) de 2011, on peut entendre la musique I Hung My Head à la mort du pÚre du héros au début du film.

RĂ©compenses

Johnny Cash a été intronisé au Country Music Hall of Fame en 1980 et au Rock and Roll Hall of Fame en 1992. Il a reçu un Grammy Legend Award en 1990 et un Grammy Lifetime Achievement Award en 1999[3].

PrĂ©cĂ©dĂ© par RĂ©compenses pour lui-mĂȘme Suivi par
Glen Campbell
Grammy Award : meilleur interprĂšte country
1969-1970
Ray Price
Willie Nelson
Liza Minnelli
Grammy Award : Legend Award
1991 ainsi que
Aretha Franklin, Billy Joel, Quincy Jones
Barbra Streisand
Bo Diddley
The Mills Brothers
Roy Orbison Paul Robeson
Grammy Award : Lifetime Achievement Award
1999 ainsi que
Sam Cooke, Otis Redding, Smokey Robinson, Mel Tormé
Harry Belafonte
Woody Guthrie
John Lee Hooker
Mitch Miller (en)
Willie Nelson
Précédé par Récompenses en duo avec June Carter Suivi par
non décerné
Grammy Award : meilleur duo
1968-1969
Waylon Jennings et the Kimberlys

Bibliographie

en anglais

en français

  • (fr) Johnny Cash et Patrick Carr (trad. Emmanuel Dazin), Cash : L'autobiographie, Le Castor Astral, coll. Â« Rock attitude Â», 25 novembre 2005, 356 p. (ISBN 2-85920-613-2) 
  • (fr) Reinhard Kleist (trad. Fabrice Ricker), Johnny Cash : Une vie (1932-2003), Dargaud, coll. Â« Johnny Cash Â», 22 aoĂ»t 2008, 205 p. (ISBN 2-205-06043-0) 
  • (fr) Stephen Miller, Johnny Cash, une icĂŽne amĂ©ricaine, Camion Blanc, coll. Â« Johnny Cash Â», 15 octobre 2008, 528 p. (ISBN 2-910196-87-9) 

autres

Sources

Cet article est en grande partie issu de la traduction de l'article du Wikipédia anglophone.

  • Johnny Cash en collaboration avec Patrick Carr, Cash, l'autobiographie, Le Castor astral, 2006, 368p.

Notes et références

  1. ↑ (en)Jenny Mulligan, « Johnny Cash American VI: Ain't No Grave Â», entertainment.ie, 24 fĂ©vrier 2010
  2. ↑ (en)Johnny Cash et Don Cusic, Johnny Cash, the songs, Thunder's Mouth Press,, 2004 (ISBN 978-1-56025-629-8) 
  3. ↑ a et b JOHNNY CASH sur le site du Country Music Hall of Fame and Museum de Nashville
  4. ↑ a, b, c, d, e et f Johnny Cash, Cash: The Autobiography
  5. ↑ (en)Celtic connection as Cash walks the line in Fife, Scotland On Sunday, 4 juin 2006
  6. ↑ (fr)Christian LarrĂšde, « Biographie Johnny cash Â», Music story, 4 juin 2006
  7. ↑ (en)Stephen Miller, Johnny Cash: The Life of an American Icon, Omnibus, 2003 (ISBN 0-7119-9626-1) 
  8. ↑ (en)Patrick Carr, Johnny Cash, the Autobiography, Harper Collins, 1997 
  9. ↑ (en)Johnny Cash and Scotland, Scottish news
  10. ↑ (fr)Serge Loupien, « Johnny paie Cash Â», LibĂ©ration, 13 novembre 2003
  11. ↑ (fr)ascendants de Johnny cash, GĂ©nĂ©astar
  12. ↑ (fr)Fiche gĂ©nĂ©alogique de Ray Cash, GĂ©nĂ©astar
  13. ↑ (fr)Fiche gĂ©nĂ©alogique de Carrie Cloveree Rivers, GĂ©nĂ©astar
  14. ↑ (en)The funeral of Johnny Cash, Buddycase
  15. ↑ (en) Malone, Bill, and Judith McCulloh. Stars of Country Music. Chicago: 1975.
  16. ↑ (en)Kenny Berkowitz, « Johnny Cash the man in black Â», acousticguitar
  17. ↑ a et b (en)Brett Johnson, « Johnny Cash's first rewife tells of romance, heartbreak Â», Ventura country star, 18 novembre 2007
  18. ↑ (fr)Hommage à Johnny Cash, simplement Country
  19. ↑ (en)Adam Sweeting, « Johnny Cash Â», The Guardian, 12 septembre 2003
  20. ↑ (fr)Johnny Cash chronologie, Film de culte
  21. ↑ (en)Johnny Cash: Folsom Prison Blues, anedoctages.com
  22. ↑ Mark Zwonitzer, Will You Miss Me When I'm Gone, The Carter Family and Their Legacy in American Music. Simon & Schuster. 2002
  23. ↑ (en)Mark D. Faram, « ce uniform changes could extend into senior ranks Â», Navytimes, 28 mars 2005
  24. ↑ (en)Johnny Cash country music hall of fame, Country music hall of fame and museum
  25. ↑ (fr)Johnny Cash-hurt, cinĂ©ma d'Olivier, 8 mars 2009
  26. ↑ (en) Country music legend Johnny Cash died at Baptist Hospital, About.com, 12 septembre 2003
  27. ↑ (en) Edna Gunderson and David Zimmerman, « Johnny Cash dead at 71 Â», USATODAY, 12 septembre 2003
  28. ↑ (fr) DĂ©cĂšs de Johnny Cash, CNN VH1, 12 septembre 2003
  29. ↑ (fr) Johnny Cash, SOS Villages d'enfants
  30. ↑ (fr) Johnny Cash, boitedependore
  31. ↑ Renommage du titre "Five Minutes to Live"
  32. ↑ [1]
  33. ↑ a et b (en)Certication US de Johnny Cash, RIAA
  34. ↑ (en)Certication Royaume-Uni de Johnny Cash, BPI
  35. ↑ CD1: Piste 2.
  36. ↑ (fr)Splinter Cell Conviction : trailer de lancement percutant, anonymousgamers, 1er avril 2010

Liens externes

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Johnny Cash de Wikipédia en français (auteurs)

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