Jiri Trnka

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Jiri Trnka

JiŇô√≠ Trnka

JiŇô√≠ Trnka (pron. yir-ji tr√®nn-ka) √©tait un cin√©aste d'animation tch√®que, n√© √† Pilsen (Autriche-Hongrie, aujourd'hui R√©publique tch√®que) le 24 f√©vrier 1912, et mort √† Prague (R√©publique tch√®que) le 30 d√©cembre 1969.

En France on le conna√ģt surtout pour ses films d'animation en volume (marionnettes), mais il fut √©galement peintre, illustrateur, sculpteur, cr√©ateur de d√©cors et de costumes pour le cin√©ma comme pour le th√©√Ętre.

Sommaire

Les années de formation

√Čtablis √† Pilsen, en Boh√™me occidentale, les Trnka appartiennent √† la classe moyenne. M√™me si le p√®re est ferblantier et la m√®re couturi√®re, la famille reste tr√®s attach√©e √† ses origines paysannes, valorisant notamment le travail du bois. Enfant, le jeune JiŇô√≠ se pla√ģt √† sculpter des marionnettes et monte de petits spectacles pour ses camarades.

Il int√®gre d'abord une √©cole professionnelle, o√Ļ il b√©n√©ficie de la sympathie et du soutien de son professeur Josef Skupa, qui deviendra lui-m√™me une personnalit√© de premier plan dans le monde des marionnettistes tch√®ques. Celui-ci le guide, lui confie quelques responsabilit√©s et parvient √† convaincre sa famille ‚ÄĒ d'abord r√©ticente √† la perspective d'une carri√®re artistique ‚ÄĒ de le laisser s'inscrire dans une √©cole d'arts appliqu√©s (aujourd'hui l'Acad√©mie d'architecture, d‚Äôart et de design de Prague), une √©cole de renom qu'il fr√©quente de 1929 √† 1935.

Le jeune garçon doit aussi subvenir à ses besoins, et c'est ainsi qu'il travaille en parallèle dans l'atelier de gravure d'un autre de ses professeurs, Jaroslav Benda.

Un illustrateur prolifique

Ayant ainsi acquis de bonnes bases d'une part au cours de ses √©tudes d'art et d'autre part chez le graveur, JiŇô√≠ Trnka se lance tr√®s t√īt dans l'illustration de livres, tch√®ques ou √©trangers, y compris parfois de ses propres Ňďuvres.

Dans ce domaine, son premier employeur est la grande maison d'édition pragoise Melantrich, qui lui confie dessins humoristiques, illustrations, mais également articles à caractère politique.

Il se consacre à l'illustration tout au long de sa vie et collabore ainsi à près de 130 ouvrages au total.

La litt√©rature enfantine est largement repr√©sent√©e, et le Prix Hans Christian Andersen lui est d√©cern√© en 1968, non seulement pour son illustration des c√©l√®bres Contes, mais pour l'ensemble de son Ňďuvre.

On doit aussi à Trnka l'illustration des Mille et une nuits, des contes des frères Grimm, de ceux de Charles Perrault, des fables de La Fontaine, de pièces de Shakespeare (Roméo et Juliette, Falstaff) ou encore d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.

Plusieurs de ces travaux constituent d'ailleurs le point de départ d'une aventure cinématographique, comme par exemple Bajaja ou Le Songe d'une nuit d'été.

Nombre de ses livres restent des classiques, et beaucoup d'enfants ont connu les multiples aventures de l'ours Micha, imagin√©es par Josef Menzel et illustr√©es par JiŇô√≠ Trnka.

Au service du th√©√Ętre

Th√©√Ętre national de Prague

Sans jamais perdre de vue son int√©r√™t sp√©cifique pour les marionnettes, il a √©galement l'occasion d'exprimer son talent au th√©√Ętre, lorsqu'on lui confie le poste de chef d√©corateur au Th√©√Ętre national de Prague. Dans la grande tradition nationale il y cr√©e ainsi maints d√©cors et costumes, et son nom reste attach√© √† la mise en sc√®ne de pi√®ces de Plaute, Carlo Goldoni, Jan Hus, Shakespeare, Lope de Vega ou Franz Grillparzer.

La peinture, aussi

L'Ňďuvre picturale de JiŇô√≠ Trnka est parfois m√©connue √† l'√©tranger. L'artiste a pourtant produit des dizaines d'huile et d'aquarelles, puisant son inspiration aux sources les plus diverses.

On lui doit notamment une s√©rie de portraits. Comme fascin√© par sa propre image (il √©tait porteur d'une cicatrice au visage), il r√©alise aussi son autoportrait √† intervalles r√©guliers, par exemple en 1933, 1935, 1944, 1945, 1955 ou 1966. Plusieurs de ces Ňďuvres sont expos√©es √† la Galerie nationale √† Prague.

L'univers des contes et légendes est également représenté, souvent proche de son travail pour l'illustration enfantine ou le cinéma d'animation.

Une s√©rie de paysages d'hiver font parfois songer √† Pieter Bruegel l'Ancien, tel ce remarquable B√©thl√©em de 1942 : la tradition tch√®que est √©galement au rendez-vous, et l'on peut y percevoir une lueur d'espoir au milieu des ann√©es sombres alors travers√©es par le pays.

Notons aussi de nombreux bouquets, des danseuses de ballet, des variations sur le thème de la Commedia dell'arte, ainsi que quelques compositions apparentées au surréalisme.

Le ma√ģtre de l'animation tch√®que

Comme on l'a vu, JiŇô√≠ Trnka est passionn√© par les marionnettes depuis son plus jeune √Ęge. Il est vrai qu'il s'agit l√† d'une tradition nationale. Apr√®s avoir fait ses d√©buts aupr√®s de Josef Skupa, il monte bient√īt sa propre troupe (1936).

Au lendemain de la guerre, il fonde avec Eduard Hofman et JiŇô√≠ Brdeńćka un v√©ritable studio d'animation appel√© BratŇôi v Triku (ce qui signifie "les trois fr√®res dans un seul pull-over").

Il r√©alise d'abord quelques courts m√©trages sur cellulose, puis se fait conna√ģtre avec un premier vrai film de marionnettes, L'Ann√©e tch√®que (1947), qui met brillamment en sc√®ne les l√©gendes et coutumes de son pays et attire l'attention de la critique internationale sur le cin√©ma d'animation tch√®que.

Il poursuit avec deux autres longs m√©trages tr√®s appr√©ci√©s, Prince Bayaya (1950) et Les Vieilles L√©gendes tch√®ques (1952), avant de porter √† l'√©cran une grande figure nationale dans Le Brave Soldat Chv√©√Įk (1955).

Mais il se tourne √©galement vers les chefs d'Ňďuvre de la litt√©rature mondiale et r√©alise successivement Le Roman de la contrebasse, d'apr√®s Tchekhov, L'Archange Gabriel et Madame l'Oye d'apr√®s Boccace ou encore Le Songe d'une nuit d'√©t√© d'apr√®s Shakespeare.

Les bouleversements de la soci√©t√© au cours des ann√©es 1960 et l'acc√©l√©ration du progr√®s technique constituent pour lui de nouvelles sources d'inspiration, avec par exemple La Grand-m√®re cybern√©tique (1962, et surtout son dernier film, La Main (1965), que l'on peut voir aujourd'hui comme une sorte de testament, puisqu'il mourra d'une affection cardiaque en 1969, √† peine √Ęg√© de 57 ans. [1]

Une réflexion sur la forme sculpturale

Habitu√© √† travailler le bois depuis son plus jeune √Ęge, Trnka alterne r√©guli√®rement les p√©riodes consacr√©es √† l'animation avec celles tourn√©es vers la sculpture, tout particuli√®rement vers la fin de sa vie.

Riche de ses multiples expériences dans de nombreux domaines, sensible également aux idées nouvelles qui émergent alors, il renouvelle son art et effectue un réel travail de recherche esthétique, à travers des personnages et des objets le plus souvent de petite taille (30, 50, voire 80 cm), et non dépourvus d'humour à l'occasion.

Une cinquantaine d'Ňďuvres sculpt√©es ont ainsi √©t√© recens√©es.

La reconnaissance internationale

Sans parler de son travail de cr√©ateur dans d'autres disciplines, on doit √† Trnka 22 films d'animation en tout, dont cinq longs m√©trages. Son Ňďuvre a √©t√© r√©compens√©e dans de nombreux festivals (Cannes, Venise, Locarno, Londres, √Čdimbourg, Montevideo, Bucarest, Paris, Oberhausen, Karlovy Vary...), au cours desquelles on lui d√©cerne une cinquantaine de distinctions.

Des intellectuels et des artistes de primier plan ont salué son travail (voir bibliographie), comme par exemple le poète chilien Pablo Neruda, le Français Jean Cocteau, l'historien du cinéma Georges Sadoul, l'écrivain russe Ilya Ehrenbourg ou l'homme de lettres turco-polonais Nazim Hikmet.

A l'occasion de son succ√®s au Festival de Cannes en 1959, pour le Songe d'une nuit d'√©t√©, un critique anglais l'a surnomm√© "le Walt Disney de l'Est", une formule qui ‚ÄĒ quoique tr√®s discutable ‚ÄĒ a fait flores, comme en t√©moignent plusieurs articles ult√©rieurs. Il est vrai que les productions Disney √©taient alors les seuls films d'animation connus du grand public, puisque la t√©l√©vision (et donc les courts m√©trages) n'avait pas la place qu'elle occupe aujourd'hui.

De fait le spectateur occidental a surtout découvert Trnka (et du même coup l'originalité des productions d'Europe centrale) à partir des années 1960 et désormais on le présente volontiers comme le chef de file de l'animation tchèque.

Déjà en 1958 il avait été chargé de la décoration du pavillon tchèque à l'Exposition universelle de Bruxelles. Il est à nouveau sollicité pour celle de Montréal, l'Expo 67, pour laquelle il conçoit l'Arbre des jouets et l'Arbre des contes, deux créations très appréciées.

La m√™me ann√©e il est nomm√© professeur √† la VSUP (l'Acad√©mie des Arts, de l'Architecture et du Design de prague), pr√©cis√©ment l'√©cole o√Ļ il fut lui-m√™me √©tudiant.

L'héritage de Trnka

Ainsi que le d√©plore l'une de ses filles lors d'une interview radiophonique, les films d'animation de Trnka semblent avoir d√©sormais perdu un peu de leur popularit√©, un int√©r√™t ponctuellement raviv√© par des rediffusions t√©l√©vis√©es ou des r√©trospectives, comme celle d'Annecy en 2003 ou √† la Cin√©math√®que qu√©b√©coise en 2005. Elle reconna√ģt que ces Ňďuvres peuvent para√ģtre trop r√©alistes, voire d√©mod√©es, au spectateur d'aujourd'hui (et l'on constate en effet que la critique fran√ßaise semble souvent lui avoir pr√©f√©r√© son compatriote Jan ҆vankmajer), mais elle pense que son travail pourra √™tre red√©couvert dans l'avenir et rappelle que des g√©n√©rations d'enfants connaissent les contes de Grimm ou d'Andersen principalement √† travers les illustrations de son p√®re.

Un peu intimid√©e par la stature paternelle, elle est la seule de ses cinq enfants de l'artiste (trois d'un premier mariage avec l'artiste Helena Chvojkov√°, deux d'une seconde union Vńõnceslava Assmannov√°) √† n'avoir pas suivi ses traces [2]. Trois d'entre eux sont sculpteurs, l'un des fils est architecte et a travaill√© en √©troite collaboration avec son p√®re.

Sur le plan professionnel JiŇô√≠ Trnka a exerc√© une forte influence sur plusieurs de ses compagnons, en particulier Stanislas L√°tal, Jan KarpaŇ° et surtout BŇôetislav Pojar qui fait lui-m√™me une belle carri√®re.

Plus pr√®s de nous, le Japonais KihachirŇć Kawamoto ‚ÄĒ une des r√©f√©rences actuelles en mati√®re d'animation en volume ‚ÄĒ ne cache pas ce qu'il doit √† son mentor tch√®que, avec lequel il a travaill√© autour de 1963.

Filmographie (en tant que réalisateur)

Filmographie (sur JiŇô√≠ Trnka)

  • Les Marionnettes de JiŇô√≠ Trnka (Lotky Jiriho Trnky) est un court m√©trage documentaire de Bruno Sefranek qui a obtenu une mention sp√©ciale au Festival de Cannes de 1956.

Bibliographie

en tchèque

  • (cs) Article dans Film a Doba (Prague), f√©vrier 1987.
  • (cs) Article dans Film a Doba (Prague), avril 1990.
  • (cs) L. H. Augustin, JiŇô√≠ Trnka, Prague, Academia, 2002, 465 p. (ISBN 80-200-1050-5) (cet ouvrage offre une iconographie tr√®s riche, avec plus de 500 illustrations et photographies ; √©dit√© en langue tch√®que, il est suivi de r√©sum√©s significatifs en anglais, fran√ßais, allemand et espagnol)
  • (cs) Marie BeneŇ°ov√°, Od Spal√≠ńćku ke Snu noci svatoj√°nsk√©, Prague, 1961.
  • (cs) Marie BeneŇ°ov√°, JiŇô√≠ Trnka, brochure, Prague, 1970.
  • (cs) Jaroslav Bońćek, "Trnkovsk√© postskriptum", Film a Doba (Prague), n¬į 3, 1966.
  • (cs) Jaroslav BroŇĺ (interview de Trnka) : "20 let Cs.filmu‚ÄĒvypov√≠d√° JiŇô√≠ Trnka", Film a Doba (Prague), n¬į 6, 1965.
  • (cs) MiloŇ° Fiala, "O JiŇô√≠m Trnkovi se Stanislavem L√°talem a BŇôetislavem Pojarem", Film a Doba (Prague), n¬į 4, 1970.
  • (cs) MiloŇ° Fiala, "O JiŇô√≠m Trnkovi s V√°clavem Trojanem a JiŇô√≠m Brdeńćkou", Film a Doba (Prague), n¬į 5, 1970.
  • (cs) Adolf Hoffmeister, Cas se nevrac√≠!, Prague, 1965.
  • (cs) RuŇĺena Trnkov√° et Helena Chvojkov√°, Muj syn, Prague, 1972.

en anglais

  • (en) Article "Trnkaland", Newsweek (New York), mars 1966.
  • (en) Jaroslav Bońćek, JiŇô√≠ Trnka, Artist and Puppet Master, Prague, 1963.
  • (en) Jaroslav BroŇĺ (interviews de Trnka) : "The Puppet Film as an Art" Film Culture (New York), n¬į 5‚Äď6, 1955 ; "An Interview with the Puppet-Film Director, JiŇô√≠ Trnka, Film (Londres), janvier-f√©vrier 1956.
  • (en) Cathy Meils (article), Variety (New York), 9 juin 1997.
  • (en) E. Metzl, "Four European Illustrators", in American Artist, d√©cembre 1955.
  • (en) Bernard Orna, "Trnka's Little Men", Films and Filming (Londres), novembre 1956.
  • (en) Harriet Polt, "The Czechoslovak Animated Film", Film Quarterly (Berkeley, Californie), printemps 1964.

en français

  • (fr) Article, Cin√©ma n¬į 14, p. 48
  • (fr) Article ¬ę JiŇô√≠ Trnka ¬Ľ, Fantasmagorie. Revue du film d'animation, Enghien, √Čd. Artefact, 1981, 113 p.
  • (fr) Article dans Cin√©mAction (Cond√©-sur-Noireau), n¬į 51, avril 1989.
  • (fr) Kamil Bedn√°Ňô, Contes et marionnettes, Prague, 1958.
  • (fr) Jean-Marc Boillat, ¬ę Anthologie du cin√©ma : JiŇô√≠ Trnka ¬Ľ, n¬į 79, suppl√©ment au n¬į 149-150 de l'Avant-Sc√®ne Cin√©ma, 1974, 64 p.
  • (fr) Jean-Marc Boillat, ¬ę Trnka ¬Ľ, √Čcran, n¬į 29, p. 82.
  • (fr) Jean Cocteau, ¬ę L'√Ęme de Trnka ¬Ľ, Les Lettres fran√ßaises, 1959, n¬į 773.
  • (fr) Roger Boussinot, ¬ę Entretien avec JiŇô√≠ Trnka ¬Ľ, L'√Čcran fran√ßais, n¬į 323, p. 12.
  • (fr) Jean-Pierre Coursodon, ¬ę JiŇô√≠ Trnka, cin√©aste par excellence ¬Ľ, Cin√©ma n¬į 44, p. 88 + filmographie p. 100.
  • (fr) Simone Dubreuilh, ¬ę L'Ňďuvre de JiŇô√≠ Trnka ou l'Aboutissement d'une civilisation de la marionnette ¬Ľ, Positif n¬į 14-15, p. 32.
  • (fr) Andr√© Martin, ¬ę Pour qui sont ces Trnka ? ¬Ľ, in Cahiers du cin√©ma n¬į104, p. 31-42, n¬į105, p.22-34, n¬į107, p.28-39, f√©vrier √† mai 1960. Un seul article qui s'√©tale sur 3 num√©ros.
  • (fr) Pierre Philippe, ¬ę Le G√©ant sans cuirasse ¬Ľ, Cin√©ma n¬į 17, p. 27.
  • (fr) Georges Sadoul, ¬ę JiŇô√≠ Trnka ¬Ľ, Les Lettres fran√ßaises, 1960.
  • (fr) texte de Helen Chvojkova, illustrations de JiŇô√≠ Trnka (1969), "Le Monde est merveilleux", Artia, Prague 1977, Gr√ľnd (traduction fran√ßaise), 1977.

autres langues

  • (de) Catalogue de l'exposition, JiŇôi Trnka. Der Puppenfilmer aus Prag, Deutsches Filmmuseum, 1987, 46 p. (ISBN 3-88799-009-9)
  • (es) Article dans Nosferatu (Saint-S√©bastien, Espagne), f√©vrier 1992.

Notes

  1. ‚ÜĎ N√©crologies dans Cin√©ma n¬į 143, p. 11, le New York Times (31 d√©cembre 1969) et Newsweek (12 janvier 1970).
  2. ‚ÜĎ Voir RuŇĺena Trnkov√° et Helena Chvojkov√°, Muj syn, Prague, 1972.

Voir aussi

Liens externes

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