Jesus

ÔĽŅ
Jesus
Jésus de Nazareth - Wikipédia

Jésus de Nazareth

Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'aspect historique de J√©sus de Nazareth. Pour J√©sus en tant que Christ pour les chr√©tiens, voir J√©sus-Christ.
Page d'aide sur les redirections ¬ę J√©sus ¬Ľ redirige ici. Pour les autres significations, voir J√©sus (homonymie).

J√©sus de Nazareth est un Juif de Galil√©e (r√©gion de Jud√©e), n√© vraisemblablement entre -7 et -5[1], qui appara√ģt dans le cercle de Jean le Baptiste avant de s'engager, entour√© de quelques disciples, dans une courte carri√®re de pr√©dication itin√©rante d'un √† deux ans et demi[2], essentiellement en Galil√©e, en pratiquant gu√©risons et exorcismes. Il suscite engouement et ferveur, s'attirant la m√©fiance des autorit√©s politiques et religieuses, avant d'√™tre arr√™t√©, condamn√© et crucifi√© vers l'an 30 √† J√©rusalem pendant la f√™te juive de la P√Ęque, sous l'administration du gouverneur romain Ponce Pilate[3].

L'annonce de sa r√©surrection par ses disciples, qui le reconnaissent comme le messie ou Christ et transmettent son histoire et ses enseignements, donne naissance au christianisme. Pour les chr√©tiens, J√©sus-Christ est le fils de Dieu, le Messie envoy√© aux hommes pour les sauver. Dans l‚Äôislam, J√©sus est appel√© √és√Ę et est un proph√®te majeur.

L'impact de son message transmis par les diff√©rentes √Čglises chr√©tiennes et les interpr√©tations auxquelles il a donn√© lieu ont influenc√© diff√©rentes cultures et civilisations au cours de l'histoire. Il a inspir√© une importante production th√©ologique, litt√©raire et artistique. Sa naissance est prise comme origine conventionnelle des calendriers julien ‚ÄĒ depuis le VIe si√®cle ‚ÄĒ et gr√©gorien, et le dimanche, qui est le jour de repos hebdomadaire en c√©l√©bration de sa r√©surrection, l'est devenu au-del√† de la chr√©tient√©[4]. Cette importance contraste avec la bri√®vet√© de sa pr√©dication et le peu de traces historiques conserv√©es √† son sujet.

Sommaire

√Čtymologie

J√©sus, en grec Šľłő∑ŌÉőŅŠŅ¶Ōā / Ińďso√Ľs, vient de Yehoshua[5] (h√©breu : ◊ô◊Ē◊ē◊©◊Ę), dont Yeshoua (◊ô◊©◊Ę) est une forme abr√©g√©e[6]. Yehoshua signifie : ¬ę Dieu sauve[7] ¬Ľ. La Septante utilise √©galement le nom de Ieso√Ľs pour d√©signer Josu√©, lieutenant de Mo√Įse[8].

J√©sus est un pr√©nom courant dans la Palestine de l'√©poque. Il est par exemple attest√© pour J√©sus Ben Sira, l'auteur du Siracide, pour un fils d'√Čli√©zer dans l'√Čvangile selon Luc[9] ou encore pour Barabbas, le chef de guerre lib√©r√© par Ponce Pilate selon certaines versions de l'√Čvangile selon Matthieu[10]. L'historien juif Flavius Jos√®phe cite plusieurs individus nomm√©s J√©sus.

Dans le Nouveau Testament, J√©sus est qualifi√© plusieurs fois en grec de őĚőĪő∂ŌČŌĀőĪŠŅĖőŅŌā / NazŇćra√ģos, ¬ę Naz√īr√©en[11] ¬Ľ. Ce terme est discut√©[12] et peut venir de l'h√©breu nsr qui signifie ¬ę celui qui observe [la Loi] ¬Ľ ou de nzr, ¬ę celui qui se consacre [√† Dieu] ¬Ľ, ou encore ¬ę rejeton ¬Ľ (d'Isra√ęl). Le nom de naz√īr√©en servira par la suite √† d√©signer un courant juif en Palestine[13] qui croit en la messianit√© de J√©sus[14]. On trouve √©galement parfois őĚőĪő∂őĪŌĀő∑őĹŌĆŌā / Nazarńďn√≥s, ¬ę Nazar√©nien[15] ¬Ľ qui est ¬ę l'homme du village de Nazareth[16] ¬Ľ, et qui, selon certaines chercheurs, ferait r√©f√©rence √† une naissance dans ce village[17]. D'autres th√©ories existent encore[18], comme celle faisant r√©f√©rence √† son rattachement √† une hypoth√©tique communaut√© de nazir. Quoi qu'il en soit, on ne trouve aucune de ces d√©nominations utilis√©e par J√©sus ou par ses disciples dans les √Čvangiles[19].

Titulatures néotestamentaires

J√©sus est nomm√© de multiples fa√ßons dans la litt√©rature n√©otestamentaire, chaque qualificatif sugg√©rant une fa√ßon dont ont pu l'appr√©hender ou le consid√©rer ses diff√©rents interlocuteurs : ¬ę Rabbi ¬Ľ, ou le terme proche en aram√©en ¬ę Rabbouni ¬Ľ[20], qui signifie au Ier si√®cle le ma√ģtre pharisien, au sens ma√ģtre et philosophe d'un groupe pharisien[21] ; on trouve √©galement ¬ę Ma√ģtre ¬Ľ au sens d'¬ę enseignant ¬Ľ, ¬ę Proph√®te ¬Ľ, ¬ę Serviteur ¬Ľ, ¬ę Juste ¬Ľ, ¬ę Saint ¬Ľ, ¬ę Fils de David ¬Ľ, d√©j√† employ√©s pour des personnages de l'Ancien Testament, ¬ę Grand pr√™tre ¬Ľ, ¬ę juge ¬Ľ, ¬ę pasteur ¬Ľ, ¬ę R√©dempteur ¬Ľ ou encore ¬ę Sauveur ¬Ľ. L'√©vangile selon Jean rapporte que la croix de son ex√©cution √©tait surmont√©e d'un titulus portant l'inscription ¬ę J√©sus le naz√īr√©en, Roi des Juifs ¬Ľ[22].

On trouve √©galement plusieurs fois l'expression ¬ę Fils de l‚Äôhomme ¬Ľ[23] qui est attribu√©e √† J√©sus lui-m√™me par les r√©dacteurs des √©vangiles[24]. Elle se trouve pr√©c√©demment dans la litt√©rature h√©bra√Įque[25] pour signifier de mani√®re emphatique ¬ę homme ¬Ľ. Dans les √Čvangiles, cette appellation peut aussi √™tre comprise en r√©f√©rence √† la vision du Livre de Daniel[26] o√Ļ elle s‚Äôapplique √† celui √† qui est donn√© le Royaume[27].

Sa d√©signation comme ¬ę Christ ¬Ľ (du grec ŌáŌĀőĻŌÉŌĄŌĆŌā / christ√≥s, traduction de l'h√©breu: ◊ě÷ł◊©÷ī◊Ā◊ô◊ó÷∑ - mashia'h, Messie, signifiant ¬ę l‚Äôoint [du Seigneur] ¬Ľ) avait une forte connotation politique et religieuse dans l'esp√©rance messianique de cette √©poque. De son vivant, J√©sus interdit √† ses disciples de dire √† quiconque qu'il √©tait le Messie[28].

Biographie

La biographie de J√©sus de Nazareth est tr√®s mal connue. La principale source d'information vient des textes r√©dig√©s vraisemblablement entre 65 et 110[29] qui seront appel√©s √Čvangiles vers 150[30], textes dont le but n'est pas historique mais d'enseignement religieux, et dont l'interpr√©tation en termes de biographie historique est souvent hasardeuse : ¬ę les √Čvangiles ont retenu de la vie de J√©sus un certain nombre de sc√®nes et de paroles qui sont avant tout t√©moignages de foi et dont l'historicit√© peut √† bon droit √™tre questionn√©e. ¬Ľ[31]

Sur cette base, les éléments biographiques se résument à peu de choses. Néanmoins, on peut souligner la documentation sur Jésus s'avère souvent plus riche que pour beaucoup de personnages importants de l'Antiquité, même si une certaine unilatéralité des sources la soumet à une exigence de critique littéraire et historique[32].

Le croisement des différentes traditions néotestamentaires permet de présenter des éléments épars, et qui proposent, mis ensemble, une approche biographique plus étoffée.

La vie cachée

Il n'y a quasiment aucun √©l√©ment entre les r√©cits de la naissance de J√©sus et sa vie publique. Ce manque de d√©tails sur l'enfance a conduit √† la composition d'un certain nombre de textes apocryphes notamment des ¬ę √©vangiles de l'enfance ¬Ľ qui ont beaucoup brod√© sur le canevas originel. Ces textes, non canoniques, participent pourtant de la mythologie chr√©tienne[33], et ont inspir√© une importante production litt√©raire et artistique. Ce sont ces √©crits qui, par exemple, pr√©cisent le nom et le nombre des rois mages, ou d√©crivent les parents et la naissance de Marie[34]. Quoi qu'il en soit, ce qui est relat√©, par les √©vangiles, de la vie de J√©sus avant le d√©but de sa vie publique, ne consiste qu'en tr√®s peu de choses, diss√©min√©es dans diff√©rents textes canoniques.

Origines

S'il est commun√©ment admis que J√©sus est un Juif galil√©en dont la famille est originaire de Nazareth[35], le lieu de sa naissance n'est pas connu avec certitude, et les historiens[36] h√©sitent entre le berceau familial de Nazareth, o√Ļ il passera toute sa jeunesse, et la ville de Bethl√©em en Jud√©e[37], ville du roi David de la lign√©e duquel le Messie attendu par les juifs doit descendre.

L'année de sa naissance n'est pas non plus connue précisément. Les dates retenues peuvent osciller entre -9 et -2[38]. Les évangiles selon Matthieu et selon Luc la situent sous le règne d'Hérode Ier le Grand dont le long règne s'achève en 4 avant notre ère[39]. L'estimation généralement retenue par les historiens actuels va de 7[40] à 5 avant notre ère[41].

Naissance du Christ,
Mosa√Įque de la chapelle palatine de Palerme, v. 1150

Il est paradoxal que J√©sus de Nazareth puisse √™tre n√© ¬ę avant J√©sus Christ ¬Ľ : l'origine de l'√®re commune est en effet cens√©e √™tre la naissance du Christ. Mais ce d√©but de l'√®re chr√©tienne, qui ne s'est impos√© progressivement en Europe qu'√† partir du Ier mill√©naire[42], a √©t√© fix√© d'apr√®s les travaux du moine Denys le Petit r√©alis√©s au VIe si√®cle, que l'on sait √† pr√©sent √™tre erron√©s[43] et, si le calendrier historique a √©t√© pr√©cis√© depuis, son origine conventionnelle n'a pas √©t√© modifi√©e.

La naissance de J√©sus (la Nativit√©) est traditionnellement f√™t√©e le 25 d√©cembre, √† No√ęl, mais cette date est enti√®rement conventionnelle, et n'a rien d'un ¬ę anniversaire ¬Ľ. Elle aurait √©t√© fix√©e dans l'Occident latin au IVe si√®cle, possiblement en 354[44], pour co√Įncider avec la f√™te romaine du Sol Invictus[45], c√©l√©br√©e √† cette date √† l'instar de la naissance du dieu Mithra, n√© un 25 d√©cembre [46]; le choix de cette f√™te permettait une assimilation de la venue du Christ - ¬ę Soleil de justice ¬Ľ - √† la remont√©e du soleil apr√®s le solstice d'hiver[47]. Avant cette date, la Nativit√© √©tait f√™t√©e le 6 janvier et l'est encore par l‚Äô√Čglise arm√©nienne apostolique, alors que l‚Äô√Čglise catholique romaine y f√™te aujourd‚Äôhui l‚Äô√Čpiphanie ou Th√©ophanie (bapt√™me de J√©sus dans le Jourdain, √©v√®nement que les plus anciennes √Čglises pr√©-romaines utilisaient comme acte de ¬ę naissance ¬Ľ du Christ). Si l'on en croit l'√©vangile selon Luc, qui raconte qu'¬ę il y avait des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux ¬Ľ, cela rend peu vraisemblable l'id√©e d'une naissance durant la saison hivernale, rigoureuse dans cette r√©gion.

Article d√©taill√© : Anno Domini.

Famille

Article d√©taill√© : Proches de J√©sus.

J√©sus est connu comme ¬ę le fils de Joseph le charpentier ¬Ľ[48] et ¬ę le fils de Marie ¬Ľ. Les √©vangiles selon Matthieu et selon Luc professent une conception par la vertu du Saint-Esprit[49] qui ouvrira plus tard sur des d√©bats th√©ologiques tr√®s disput√©s au sein des communaut√©s chr√©tiennes concernant la virginit√© de Marie.

J√©sus est le premier-n√© de cette famille[50], appartenant √† un milieu artisanal relativement ais√©[51], li√©e √† un clan de naz√īr√©ens qui attendent l'apparition d'un fils de David en son sein[52]. Les √©vangiles mentionnent l'existence de ¬ę fr√®res et sŇďurs ¬Ľ[53] qui ¬ę apparaissent[54] pour montrer que J√©sus n'a rien d'extraordinaire puisque sa famille est bien connue ¬Ľ[55]. Parmi les ¬ę fr√®res du seigneur ¬Ľ, Jacques le Juste prendra une place pr√©√©minente dans la communaut√© de J√©rusalem apr√®s la disparition de J√©sus.

La question des liens de parent√© de J√©sus avec ces ¬ę fr√®res ¬Ľ et ¬ę sŇďurs ¬Ľ a √©t√© disput√©e, et reste discut√©e[56].

La plupart des sp√©cialistes la√Įques, protestants et juifs, avec des chercheurs catholiques consid√®rent que Jacques est un fils de Marie et de Joseph[57], tandis que nombre d'ex√©g√®tes catholiques y voient un ¬ę cousin ¬Ľ[58], suivant la lecture traditionnelle catholique fond√©e sur la croyance plus tardive en la virginit√© perp√©tuelle de Marie[59], √† la suite J√©r√īme de Stridon, premier P√®re de l'√Čglise √† argumenter contre une fratrie au profit de cousins, √† la fin du IVe si√®cle[60]. L'ex√©g√®te catholique John P. Meier conteste cette acception qui n'appara√ģt jamais dans la version grecque de l'Ancien Testament[61] dans lequel le terme adelphos marque exclusivement le lien fraternel de sang ou de droit[62].

Apr√®s la cl√īture du Nouveau Testament, le roman apocryphe appel√© Prot√©vangile de Jacques, aux alentours de 180, tente astucieusement[63] de faire de la fratrie de J√©sus des ¬ę demi-fr√®res ¬Ľ et des ¬ę demi-sŇďurs ¬Ľ n√©s d'un premier mariage de Joseph ; cet ouvrage marque √©galement le d√©but de la pi√©t√© mariale et la doctrine de la virginit√© perp√©tuelle de Marie[64]. Cette option mettra du temps √† s'imposer puisque Eus√®be de C√©sar√©e au d√©but du IVe si√®cle parle encore de race du Sauveur[65].

Enfance

La présentation au Temple,
Giovanni Bellini, 1500

L'√©vangile selon Luc raconte comment, huit jours apr√®s sa naissance, il a √©t√© nomm√© J√©sus et circoncis[66] conform√©ment √† la loi juive[67] lors d'un √©pisode connu sous le nom de la pr√©sentation au temple. L'√©vangile selon Matthieu expose un √©pisode connu comme le Massacre des Innocents au cours duquel H√©rode, prenant peur pour son pouvoir, d√©cide de faire tuer tous les premiers-n√©s de son peuple. Les parents de J√©sus fuient alors avec lui enfant dans une s√©quence appel√©e la Fuite en √Čgypte qui inspirera une importante production apocryphe[68] et influencera la tradition copte. L'√©vangile selon Luc rapporte encore un incident au cours duquel, quand il a douze ans, √† l'√©poque de sa Bar Mitzvah, ses parents cherchent J√©sus qu'ils retrouvent en conversation avec les docteurs du Temple de J√©rusalem.

L'hypothèse d'une jeunesse passée dans une communauté religieuse, peut-être proche des esséniens, a souvent été évoquée[69] et reste amplement discutée[70].

Langue

√Ä l'√©poque de J√©sus, deux grandes langues v√©hiculaires se partageaient le monde gr√©co-romain, se superposant aux parlers locaux : le grec sur les pourtours de la M√©diterran√©e, jusqu'√† Rome, et l'aram√©en en Syrie et en Orient[71]. Ces deux langues se retrouvaient en Palestine : l'aram√©en √©tait parl√© en Galil√©e et vraisemblablement dans les campagnes de Jud√©e. Mais le grec avait √©galement p√©n√©tr√© la Jud√©e depuis la c√īte et ses villes hell√©nistiques comme C√©sar√©e et les juifs hell√©nistes de la Diaspora avaient des synagogues √† J√©rusalem[72]. Ainsi le degr√© d'hell√©nisation de la Galil√©e, terre de passage o√Ļ se croisaient marchands ph√©niciens et grecs, est diversement envisag√© selon le degr√© d'urbanisation qu'y voient les chercheurs[73]. Si on s'accorde pour dire que le grec √©tait la langue de l'administration et de l'√©lite √©conomique ou culturelle, certains pensent n√©anmoins que la majorit√© des Galil√©ens ne le parlaient pas, voire ne le comprenaient pas[74].

L'h√©breu √©tait quant √† lui la langue sacr√©e des juifs, dans laquelle on lisait les √Čcritures et chantait les psaumes. Il √©tait peut-√™tre encore vivace dans les familles li√©es au sacerdoce et les milieux cultiv√©s. Pour ceux qui ne comprenaient plus l'h√©breu, un targoum en aram√©en pouvait accompagner la lecture des √Čcritures[75].

Ainsi, pour sa part, J√©sus s'exprimait-il vraisemblablement dans un dialecte aram√©en parl√© par les paysans de Galil√©e[76] mais pouvait se servir de l'h√©breu liturgique dans les discussions avec les scribes[77]. Par contre, rien n'indique qu'il parlait grec et certains de ses disciples semblent m√™me avoir d√Ľ jouer le r√īle d'interpr√®tes[78].

Vie publique

Province romaine de Judée au Ier siècle

Il est traditionnellement dit que la vie publique de J√©sus s'est d√©roul√©e entre l'√Ęge de 30 et 33 ans. Cet √Ęge de trente ans est probablement conventionnel, il correspond √† la majorit√© l√©gale de l'√©poque pour les juifs. Dire que ¬ę J√©sus avait environ trente ans ¬Ľ quand il commen√ßa sa vie publique[79] signifie simplement qu'il √©tait reconnu comme majeur, mais n'interdit pas qu'il ait pu commencer son enseignement √† un √Ęge en r√©alit√© plus avanc√©. De m√™me, la dur√©e de cette vie publique n'est pas connue avec certitude, la dur√©e de trois ans g√©n√©ralement retenue n'√©tant qu'une estimation, fond√©e sur le nombre de fois o√Ļ sont cit√©es les principales f√™tes juives qu'il observe pendant cette p√©riode. En tout cas, sa vie publique se d√©roule avant qu'il n'ait atteint l'autre √Ęge canonique de cinquante ans[80], puisqu'il n'entre pas dans cette cat√©gorie des ¬ę anciens ¬Ľ[81].

Les lieux cit√©s dans les √©vangiles situent son action de part et d'autre de la mer de Galil√©e, principalement en Galil√©e (dont il est ressortissant) et dans la D√©capole, avec quelques passages en Ph√©nicie (Tyr et Sidon) et en Trachonite (C√©sar√©e de Philippe). Il semble qu'il soit √† cette √©poque consid√©r√© comme un habitant de Capharna√ľm[82]. Il se rend √©galement en Jud√©e, g√©n√©ralement pour aller √† J√©rusalem √† l'occasion de f√™tes juives ; mais on peut noter un s√©jour plus prolong√© en Jud√©e au d√©but de sa vie publique, alors qu'il √©tait consid√©r√© comme un disciple de Jean le Baptiste[83].

Baptême de Jésus
évangéliaire de l'abbesse Hitda von Meschede, vers 1050.

Les pays √† population juive de l'√©poque √©taient la Galil√©e et la Jud√©e, s√©par√©es par la Samarie dont les habitants √©taient consid√©r√©s comme non-juifs. J√©sus est per√ßu comme un √©tranger en Jud√©e : l'accent des Galil√©ens les fait reconna√ģtre[84], et il y suscite une franche hostilit√©[85] de la part des Jud√©ens (parfois d√©sign√©s par le terme juifs[86] alors que les Galil√©ens sont √©galement des pratiquants de la Loi de Mo√Įse[87]).

La chronologie de cette p√©riode de vie publique est extr√™mement confuse : les √©vangiles synoptiques pr√©sentent les √©pisodes parall√®les dans des ordres parfois diff√©rents, ce qui interdit √©videmment d'interpr√©ter le d√©roulement de l'un ou l'autre des r√©cits comme celui d'une logique purement temporelle. On consid√®re n√©anmoins que c'est le bapt√™me de J√©sus par Jean le Baptiste qui marque l'ouverture de son activit√© publique.

Jean le Baptiste

Le Jourdain et ses rives, de nos jours

Vers 30 ans, J√©sus rejoint Jean le Baptiste, un pr√©dicateur populaire des milieux baptistes[88] qui d√©nonce la pratique formaliste des milieux sacerdotaux dont il est issu[89], qui pr√™che en se d√©pla√ßant dans le d√©sert de Jud√©e, sur les bords du Jourdain et que le Nouveau Testament identifie √† un nouvel √Člie[90]. J√©sus re√ßoit le bapt√™me que Jean administre alors pour le pardon des p√©ch√©s √† ceux qui re√ßoivent son message favorablement, en un bapt√™me dans l'eau vive qui pr√©pare au r√®gne messianique et √† l'imminence du Jugement divin[91]. Il est possible que J√©sus ait √©t√© transitoirement le disciple du Baptiste quand on le verra plus tard, aux tout d√©buts de sa vie publique, simplement ¬ę annoncer le Royaume de Dieu ¬Ľ comme le faisait Jean. Mais il appara√ģt des divergences[92], voire des tensions[93], entre J√©sus et Jean-Baptiste quant √† leurs conceptions respectives du r√®gne de Dieu, m√™me si c'est bien aux c√īt√©s de Jean que J√©sus mur√ģt sa mission[94]. Par ailleurs, la communaut√© chr√©tienne, qui envisage le Baptiste comme un pr√©curseur, conservera le rite initiatique du bapt√™me dans sa forme, mais non point son sens[95].

J√©sus s'entoure de disciples dont la tradition veut qu'ils aient √©t√© douze[96], dont les premiers sont peut-√™tre recrut√©s dans les milieux baptistes[97]. On utilise √©galement le nom d‚Äôap√ītres[98] pour les d√©signer. Ce groupe de douze disciples choisis par J√©sus est sans doute une cr√©ation relativement tardive, comme le montre l'existence d'ap√ītres ext√©rieurs √† ce noyau. On parle g√©n√©ralement √† leur sujet de Groupe des Douze : le chiffre 12 est en effet essentiel pour comprendre le r√īle de ces disciples constituant autour de J√©sus un cercle restreint √† la forte signification symbolique. Si leurs noms varient de livre en livre[99], ils montrent pourtant une triple r√©f√©rence h√©bra√Įque[100], aram√©enne[101] et grecque[102], au cŇďur de la vie des Galil√©ens[103]. L'un de ces disciples, Simon-Pierre ou Kepha, re√ßoit une importance plus particuli√®re au sein du groupe tandis que Judas, auquel est attribu√©e la trahison de J√©sus aupr√®s des autorit√©s, a une responsabilit√© attest√©e de tr√©sorier de ce groupe.

Le thaumaturge

J√©sus se fait connaitre localement, dans un premier temps comme gu√©risseur thaumaturge. Dans l'exercice de cette activit√©, sur laquelle il fonde la l√©gitimit√© de son enseignement[104] et qui attirait les foules autour de lui[105], on peut noter des modes op√©ratoires vari√©s, en comparant par exemple la gu√©rison en trois √©tapes de l'aveugle de Bethsa√Įde, et celle - √† distance et d'une seule parole - de Bar Tim√©e √† J√©richo[106], ou bien celle qui s'effectue par une pri√®re intense et le jeune, dans le cas d'un d√©mon particuli√®rement r√©tif[107].

Ces pratiques th√©rapeutiques, dont le fondement est d'ordre religieux puisque les maladies √©taient alors per√ßues comme la sanction divine des p√©ch√©s, √©taient r√©pandues dans le monde gr√©co-romain[108] et parmi les rabbi juifs[109] dont J√©sus reproduit parfois des gestes th√©rapeutiques connus[110]. La pratique de J√©sus se distingue n√©anmoins par le nombre de miracles rapport√©s et dans le refus par leur auteur de se les voir attribu√©s : J√©sus se pr√©sente comme le vecteur de Dieu, en op√©rant dans le pr√©sent les gu√©risons esp√©r√©es dans le cadre eschatologique juif[105]. Outre les miracles th√©rapeutiques, J√©sus pratique √©galement des exorcismes, des prodiges, des sauvetages ou des miracles exemplatifs de son interpr√©tation de la Loi juive[105].

Les √©vangiles insistent souvent plus sur la confiance des b√©n√©ficiaires de miracles qu'ils ne s'attardent sur le d√©tail des manipulations[111]. J√©sus pr√©sente les miracles comme une anticipation de l'acc√®s au bonheur √©ternel auquel a droit chaque humain, y compris les plus pauvres. L'√©vangile selon Marc rapporte que c'est ce pouvoir d'op√©rer gu√©risons et prodiges qui aurait √©t√© transmis √† ses disciples[112], plut√īt que la capacit√© de communication avec la divinit√©[104].

Les textes r√©v√®lent √† cet √©gard un comportement g√©n√©ral de J√©sus fait de bienveillance, tourn√© vers les gens, particuli√®rement ceux plong√©s dans une situation personnelle ou sociale m√©pris√©e et difficile : les femmes, particuli√®rement les veuves, les malades, les l√©preux, les √©trangers, les p√©cheurs publics ou les collecteurs de l'imp√īt romains[113]. Cette fa√ßon d'√™tre, associ√©e √† une d√©nonciation de l'hypocrisie et de toute forme de mensonge, lui attirera in√©vitablement nombre d'admirateurs en provoquant simultan√©ment de l'hostilit√©.

Article d√©taill√© : Miracles dans le Nouveau Testament.

Son enseignement

Sermon sur la montagne, Carl Heinrich Bloch

Le message de J√©sus semble prolonger celui de Jean-Baptiste en s'inscrivant dans la fi√®vre apocalyptique du monde juif au Ier si√®cle tandis que certains ex√©g√®tes pr√©f√®rent voir J√©sus comme un ma√ģtre de sagesse populaire, la dimension apocalyptique relevant d'une lecture post√©rieure[114], sous l'√©clairage de la foi chr√©tienne. Ce message, original et vari√©, entre n√©anmoins difficilement dans les cat√©gories socioreligieuses pr√©alablement √©tablies[115]. On peut cependant souligner plusieurs points de rupture avec Jean le Baptiste : J√©sus n'est pas un asc√®te, il pr√©sente un Dieu de gr√Ęce, de jugement et de l'amour sans limite[116] qui inverse l'exhortation de Jean √† la conversion sur fond de col√®re divine[117]. Enfin, J√©sus est celui par qui le jour vient quand Jean annon√ßait l'aube[118].

C'est l'annonce du ¬ę Royaume de Dieu ¬Ľ qui constitue le cŇďur de sa pr√©dication en des termes qui, s'ils reprennent l‚Äôattente des Juifs qui esp√®rent la venue d‚Äôun Messie qui restaurera l‚Äôind√©pendance d‚ÄôIsra√ęl, d√©placent cet espoir : le Royaume de Dieu selon J√©sus inaugure le nouveau rapport avec Dieu qui se pr√©pare √† intervenir dans le monde pour le gouverner directement[119].

Sa doctrine para√ģt d'embl√©e s√Ľre et originale[120]. Son enseignement est essentiellement connu √† travers les √Čvangiles, qui en font le r√©cit, et les commentaires qui en seront faits dans le reste du Nouveau Testament. Son enseignement et son action montrent une tr√®s bonne connaissance des textes religieux et de la loi juive[121]. Il utilise deux m√©thodes typiques des docteurs de la Loi, ses contemporains : le commentaire des textes canoniques et l'usage de meshalim ou Paraboles[122] dont il fait le ressort privil√©gi√© de sa p√©dagogie. Par cet usage de la parabole, J√©sus laisse souvent l'auditeur libre de ses r√©actions, en ne le prenant pas de front.

Mais il n'en pratique pas moins un enseignement d'autorit√©[123] qui tranche avec les enseignements des scribes[124], se r√©clamant eux toujours de l'autorit√© d'une source. J√©sus est n√©anmoins respectueux de la Loi de Mo√Įse[125] et, si la proximit√© de J√©sus avec les p√™cheurs ou des √©pisodes comme son affirmation que les besoins de l'homme pr√©emptent sur la prescription du sabbat[126] ont pu choquer les pieux de son temps, on ne peut pas dire que J√©sus ait viol√© les lois de puret√© ch√®re aux pharisiens[127], au contraire de ses disciples qu'il ne condamne pourtant pas.

Son action suscite des réactions fortes et contrastées. On trouve à la fois des témoignages sur de grandes foules qui le suivent et le cherchent, montrant un indéniable succès populaire, et d'autres le montrant vivant dans une quasi-clandestinité au milieu de populations hostiles.

Arrestation et la Passion

Bien que ce soit l√† le cŇďur de chacun des quatre √Čvangiles, il est assez difficile de mettre ceux-ci d'accord sur le r√©cit de la Passion. Leur r√©cit est b√Ęti dans une optique d‚Äôaccomplissement des √Čcritures plut√īt que de reportage sur les √©v√®nements[128].

Arrestation

J√©sus est arr√™t√© alors qu'il s√©journait √† J√©rusalem pour c√©l√©brer la f√™te de la Pessa'h (P√Ęque juive). Ce dernier s√©jour √† J√©rusalem se d√©roule dans une ambiance tr√®s clandestine [129], o√Ļ les disciples √©changent des mots de passe et des signes de reconnaissance pour pr√©parer le repas dans un endroit cach√©. Le contraste avec l'ambiance enthousiaste de l'entr√©e triomphale de J√©sus √† J√©rusalem (c√©l√©br√©e le dimanche des Rameaux) est flagrant, ce qui sugg√®re que ces deux mont√©es √† J√©rusalem n'ont pas eu lieu la m√™me ann√©e. L'√©tude des √©vangiles ne permet pas une lecture tr√®s claire des causes et de l'historique de ce retournement d'opinion. On trouve la trace dans les √©vangiles de l'attente messianique d'une partie de la population, qui attendait un Messie politique, lib√©rateur du joug des Romains. Cette attente se retrouve dans le qualificatif donn√© √† Simon le z√©lote et √† Judas l'Iscariote[130]. J√©sus a pu d√©cevoir cette attente en refusant l'action sur le terrain politique[131]. N√©anmoins, si J√©sus ne conteste pas radicalement le pouvoir romain, refusant de s'enfermer dans un cadre strictement nationaliste[132], il ne manifeste pas davantage d'inclination envers les grandes familles sacerdotales proches de celui-ci[133].

Le retournement d'opinion s'est d'abord manifest√© en Jud√©e[134], puis dans son pays en Galil√©e. Il semble que le signal de la r√©pression soit venu des milieux sacerdotaux conservateurs de J√©rusalem, souvent assimil√©s aux sadduc√©ens[135], inquiets de l'impact de son enseignement ouvert sur la Torah et des effets de l'enthousiasme populaire qu'il suscitait sur le fragile modus vivendi avec l'occupant romain[136]. Il appara√ģt √©galement vraisemblable que c'est le scandale que cet homme, d√©crit comme doux par les √©vangiles ult√©rieurs, provoque au Temple de J√©rusalem un peu avant la P√Ęque de 30[137] dans l'√©pisode dit des marchands du temple[138], qui a pu pr√©cipiter son arrestation[139].

Enfin, l'avant-veille de la fête juive de la Pessa'h, Jésus prend un dernier repas avec ses disciples dans une ambiance pascale [140], dans un épisode appelé traditionnellement la Cène, au cours duquel il fait explicitement mention de sa mort prochaine qu'il lie au renouvellement définitif de l'Alliance[141]. Les chrétiens de toutes tendances considèrent qu'il institue ainsi[142] le sacrement de l'Eucharistie. À la suite de cet ultime repas, Jésus est arrêté au jardin de Gethsémani, par la dénonciation de son disciple Judas[143], sans que le motif soit vraiment clair[144].

J√©sus va alors se trouver confront√© aux trois pouvoirs superpos√©s de la Palestine[145] : le pouvoir romain, le pouvoir du t√©trarque de Galil√©e et P√©r√©e et le pouvoir des grands-pr√™tres du temple-√Čtat de J√©rusalem.

Procès et exécution

Le Christ sur le chemin du Calvaire,
Maestro di Trognano, fin du XVe si√®cle, Castello Sforzesco, Milan

Qu'on rapproche ces r√©cits du droit romain en vigueur en Syrie-Palestine √† l'√©poque ou qu'on le rapproche du droit h√©bra√Įque tel qu'il se pratiquait alors, les narrations du proc√®s faites par les √©vangiles ne correspondent √† rien qui soit coh√©rent avec la tradition juridique retenue. La question du proc√®s de J√©sus - question historique ouverte - est d'autant plus difficile √† r√©soudre que le temps et l'antis√©mitisme chr√©tien au cours des si√®cles √©coul√©s l'ont recouverte de multiples enjeux politiques et religieux[146].

Quoi qu'il en soit, J√©sus est arr√™t√© par la police du Temple, aux ordres des autorit√©s religieuses. Il est tout d'abord conduit chez l'ex-grand pr√™tre An√Ęn[147], puis devant une cour de justice, que les √©vangiles appellent Sanh√©drin[148], devant le souverain sacrificateur Ca√Įphe, avant de compara√ģtre devant le pr√©fet romain Ponce Pilate[149] qui l'envoie chez H√©rode Antipas[150] avant de l'interroger √† son tour. Cela donne lieu √† des confrontations o√Ļ J√©sus soit se tait, soit para√ģt souligner le caract√®re relatif du pouvoir de ses interlocuteurs par sa libert√© de parole[151] dans des sc√®nes tr√®s charg√©es symboliquement[152].

J√©sus est finalement condamn√© par Ponce Pilate - probablement embarrass√©[153] et dont les √©vangiles att√©nuent la responsabilit√©[154] - √† subir le supplice romain du crucifiement, au motif politique de r√©bellion[155]. Son ex√©cution a lieu un vendredi, veille du Chabbat, sur une croix surmont√©e d'un titulus d√©risoire portant l'inscription ¬ę J√©sus le naz√īr√©en[156], Roi des Juifs ¬Ľ[157]. Pour les trois √©vangiles synoptiques, ce vendredi est le jour m√™me de la f√™te de Pessa'h, le 15 Nissan, ce qui peut √™tre (compte tenu du calendrier h√©breu usuel) un vendredi 7 avril 30 ou un vendredi 3 avril 33 (cette derni√®re date est celle justifiant le choix de l'an 1 dans le calcul de Denys le Petit). La chronologie donn√©e par l'√©vangile selon Jean est diff√©rente, et conduit √† un vendredi 14 Nissan, mais il est possible encore une fois qu'il y ait des ruptures dans la chronologie de ce r√©cit, voire que les r√©dacteurs de l'√©vangile selon Jean aient utilis√© une autre version du calendrier. En tout cas, sa mort a eu lieu pendant que Pilate √©tait pr√©fet de Jud√©e, donc apr√®s 26 et avant 36, o√Ļ Pilate est rappel√© √† Rome.

La Crucifixion,
√Čvangiles de Rabula, 586, Biblioth√®que M√©dic√©o-Laurentine
Article d√©taill√© : Passion du Christ.

Résurrection

Article d√©taill√© : R√©surrection (christianisme).
Anastasis, représentation symbolique de la Résurrection,
sarcophage romain, vers 350, Musée du Vatican

La mort de J√©sus est suivie d'un √©pisode qui rel√®ve de la seule foi mais qui n'en appartient pas moins √† l'histoire des religions par les effets incalculables[158] qu'il a produits : l'√©pisode de la R√©surrection.

Il faut consid√©rer l'annonce de la r√©surrection de J√©sus comme l'√©l√©ment majeur de la fondation de ce qui va devenir une nouvelle religion. Cet √©pisode fondamental n'est d√©crit dans aucun √©vangile. La peinture suppl√©a aux textes pour fixer l'interpr√©tation. Tress√© de seulement quelques sc√®nes[159] qui pr√©sentent une forte diversit√© selon les √©vangiles, les textes pr√©sentent l'apr√®s-coup : l'√©tonnement des femmes qui d√©couvrent le tombeau vide, puis l'apparition du Ressuscit√© parfois en Galil√©e, parfois dans les environs de J√©rusalem ou encore ici et l√†, envoyant tant√īt en mission, tant√īt accordant l'Esprit aux disciples ou encore partageant leur repas.

N√©anmoins, on peut constater trois constantes des r√©cits canoniques : la r√©surrection est inattendue, elle n'est pas d√©crite en tant que telle et elle n'est accessible qu'aux seuls croyants[160]. L'√©v√©nement ne nie toutefois pas la mort car J√©sus ne ressuscite que le troisi√®me jour apr√®s sa crucifixion ; il s'agit davantage du passage √† une vie qui ne finit pas, qui se place dans l'√©ternit√© et sur laquelle le temps n'a pas de prise. L'√©v√©nement, dans un r√©cit qui ne conna√ģt pas de terme r√©surrection, est racont√© dans un langage forg√© par la foi juive dans l'apocalyptique de laquelle il ne r√©pond pas √† une angoisse de la survie des corps : le tombeau ouvert r√©pond √† la promesse de Dieu de relever les morts √† la fin des temps[161] qui se concr√©tise d√©j√† pour J√©sus[162].

Armille
avec la R√©surrection. √Čmail champlev√© sur cuivre dor√©, r√©gion rh√©no-mosane, vers 1170-1180, Mus√©e du Louvre

L'annonce des √©vangiles ne porte plus simplement sur l'homme historique, mais sur un personnage divin, Messie et Christ par excellence, fils de Dieu, et qui est de ce fait d√©sign√© sous le terme de : J√©sus-Christ.

Héritage et postérité

Christ Pantocrator. Ic√īne de l'√©glise de la transfiguration, XVIIIe si√®cle.

Enseignement moral

Sur le plan de la morale, l'enseignement de J√©sus est centr√© sur les notions d'amour et de sollicitude, que l'Homme doit observer pour √™tre √† l'image de Dieu. Cet enseignement est exprim√© de mani√®re synth√©tique dans les B√©atitudes, et plus d√©velopp√© dans le Sermon sur la montagne d'o√Ļ elles sont tir√©es. Ces principes sont d√©j√† pr√©sents dans la religion juive, mais J√©sus les place dans une perspective centrale, et privil√©gie une interpr√©tation spirituelle de la Loi mosa√Įque au d√©triment d'une interpr√©tation litt√©rale et formaliste qu'il d√©nonce.

Article d√©taill√© : J√©sus-Christ.

Histoire des religions

Articles d√©taill√©s : pal√©ochristianisme et histoire du christianisme.

Sur le plan de la religion, J√©sus n'a jamais cherch√© √† se s√©parer du juda√Įsme, et ses disciples ont dans un premier temps √©t√© consid√©r√©s comme une secte juive parmi d'autres. La s√©paration du christianisme d'avec le juda√Įsme est progressive et peut √™tre lue en partie comme une cons√©quence de la crise d'identit√© qui traverse le juda√Įsme Ier et IIe si√®cles qui se traduit entre autres par les r√©voltes contre Rome auxquelles ne prennent pas part la secte des nazar√©ens[163], et qui entraine la disparition de la plupart des courants du juda√Įsme suite √† la destruction du Temple en 70 [[164]]. La diversit√© des pratiques juives se r√©duisant au seul n√©o-pharisianisme, c'est alors qu'√™tre juif devient vivre en conformit√© avec l'enseignement des sages pharisiens, ce qui devient incompatible avec l'observance de l'enseignement de J√©sus, comme le souligne Ignace d'Antioche[165].

Selon l'√©cole traditionnelle et m√™me dans l'apolog√©tique r√©cente[166], cette s√©paration serait esquiss√©e d√®s les premi√®res dissensions apparues au cours d'une r√©union d√©crite dans les Actes des Ap√ītres, qui sera nomm√©e r√©trospectivement le premier concile de J√©rusalem, r√©union qui admet l'adh√©sion des non-juifs sans les circoncire, et √©carte de fait l'application litt√©rale des lois mosa√Įques au moins pour les pros√©lytes (voir Christianisme ancien). L'histoire de la s√©paration se r√©unit autour de deux p√īles selon que l'historiographie est issue de l'une ou l'autre √©cole : l'√©cole europ√©enne consid√®re qu'elle est chose faite avec la Birkat haMinim qui serait √©crite en 135 ; l'√©cole anglo-saxonne[167] remarque que bien des c√©r√©monies sont encore communes dans certaines r√©gions (surtout en Orient, mais parfois en Occident) jusqu'au Ve si√®cle, c'est-√†-dire quand la p√©riode des conciles christologiques est engag√©e.

Le christianisme connaitra une croissance importante dans ses multiples branches, jusqu'√† en faire la religion la plus importante en nombre de fid√®les dans le Monde au XXIe si√®cle.

Sources de la vie de Jésus

Article d√©taill√© : Sources sur la vie de J√©sus de Nazareth.

Les sources de la vie de J√©sus ont longtemps repos√© essentiellement sur des documents litt√©raires produits par le christianisme lui-m√™me. Esquisser l'histoire de J√©sus s'est ainsi longtemps fait suivant le canevas propos√© par les textes canoniques du Nouveau Testament, par la Tradition et par certains passages apocryphes qui ont nou√© la trame de la traditionnelle histoire sainte, laquelle sera la norme pendant des si√®cles, amplement et spectaculairement relay√©e et magnifi√©e par l'iconographie chr√©tienne. Or les auteurs des √Čvangiles canoniques n'avaient pas pour objet de livrer une documentation de caract√®re historique √† la post√©rit√© mais bien un t√©moignage de foi[168]√† une √©poque o√Ļ la notion d'exactitude historique n'existait pas.

La n√©cessit√© d'une approche historique et rationnelle de J√©sus est apparue au XVIIIe si√®cle avec Hermann Samuel Reimarus[169] qui voulait ¬ę arracher J√©sus au dogme chr√©tien ¬Ľ pour ¬ę retrouver le Juif de Palestine ¬Ľ et ¬ę le restituer √† l'histoire ¬Ľ[170]. Au XIXe si√®cle, il y eut de nombreux auteurs pour √©crire une ¬ę vie de J√©sus ¬Ľ √† vis√©e de reconstitution historique, comme celle, c√©l√®bre, d‚ÄôErnest Renan en France o√Ļ l'imagination suppl√©ait souvent au silence des sources. L'ouvrage d'Albert Schweitzer sur l'histoire des vies de J√©sus a mis un terme √† ce genre de projet.

Certains mythologues ont pens√© r√©soudre les difficult√©s rencontr√©es par l'historien en expliquant les √Čvangiles comme un mythe solaire ou un drame sacr√© purement symbolique dans une d√©marche qui ne r√©siste d√©sormais plus √† l'analyse[171]. Si l'existence de J√©sus n'est plus gu√®re discut√©e que par quelques auteurs en dehors du milieu acad√©mique sp√©cialiste, la nature de cette existence reste, quant √† elle, bel et bien d√©battue sous diff√©rents aspects.

Article d√©taill√© : Th√®se mythiste.

Les textes constituent √©videmment des sources d'√©tude valables √† condition de les soumettre √† la critique. L‚Äô√©tude des premiers temps du christianisme, l'ex√©g√®se de la Bible et des autres textes comme les apocryphes, constituent aujourd‚Äôhui une discipline √† laquelle contribuent en commun des chercheurs et des universitaires, religieux et la√Įcs, quelles que soient leurs convictions et leur appartenance religieuse. La plupart des publications actuelles traitant de la naissance du christianisme pointent, outre une meilleure interdisciplinarit√©, l'important enrichissement de la documentation que les d√©couvertes arch√©ologiques et les nouvelles sources documentaires ont permis depuis le milieu du XXe si√®cle[172], particuli√®rement depuis les ann√©es 1990.

Sources chrétiennes

Les sources canoniques

Papyrus 37,
extrait de l'évangile de Matthieu, vers 250, University of Michigan

Le Nouveau Testament dans son entier est la source la plus complète dont on dispose concernant la vie et l'enseignement de Jésus.

Les √Čvangiles selon Matthieu, Marc et Luc, qui racontent l'histoire de J√©sus d'un point de vue relativement semblable, sont dits synoptiques. L'√©vangile selon Jean rel√®ve lui d'une autre christologie, appel√©e johannique. Le premier des √©vangiles √† avoir √©t√© r√©dig√© semble √™tre celui selon Marc. Les parties communes √† Matthieu et √† Luc d√©pendent peut-√™tre, selon certains chercheurs, d'un document plus ancien mais perdu appel√© source Q. Dans leur √©tat actuel, les √©vangiles datent vraisemblablement d'entre 65 et 110[173]. Ils sont le fruit d'un long processus de recueil de paroles et leur agencement est organis√© √† la mani√®re d'une Vie (une Vita) √† l'antique, qui n'est pas une biographie[174].

Les Actes des Ap√ītres, vraisemblablement r√©dig√©s par Luc autour de l'ann√©e 80, retracent les d√©buts des premi√®res communaut√©s chr√©tiennes √† partir de la Pentec√īte qui, pour Luc, pr√©figurent l'√Čglise universelle[175]. Ils racontent le d√©but de la diffusion de ce qui est alors obscure courant du juda√Įsme[176], dans certaines parties de l'Empire romain, dans une vision centrifuge √† contre-courant de l'eschatologie juive centr√©e sur J√©rusalem.

Les √Čp√ģtres de Paul, o√Ļ se trouve le passage qui constitue la mention la plus ancienne du christianisme concernant la mort et la r√©surrection de J√©sus[177], sept autres √Čp√ģtres, dites catholiques - c'est-√†-dire, alors, adress√©es √† toutes les communaut√©s chr√©tiennes - et l'Apocalypse forment un corpus qui t√©moigne de la r√©flexion des premiers disciples sur J√©sus. Leur r√©daction prend place entre 50 et 65 mais elles ne fournissent que peu de renseignements sur la vie de J√©sus[178].

Autres sources chrétiennes

Papyrus Egerton 2
un évangile apocryphe à l'auteur inconnu, entre 100 et 150

Les agrapha, mot signifiant ¬ę choses non √©crites ¬Ľ, sont des paroles de J√©sus qui ne se trouvent pas dans les textes canoniques. Certaines d'entre elles pourraient √™tre authentiques. Elles proviennent de variantes des √Čvangiles, des papyri d'Oxyrhynque, des textes apocryphes du Nouveau Testament comme l'√Čvangile selon Thomas, dont les fouilles de Nag Hammadi ont mis au jour une traduction compl√®te en copte et dont l'attribution √† l'ap√ītre Thomas est rejet√©e par les chercheurs. Le Papyrus Egerton 2 publi√© pour la premi√®re fois en 1935, compos√© de 4 fragments, retranscrit des faits et des paroles √† rapprocher de l'√Čvangile de Jean.

Les apocryphes (du grec őĪŌÄŌĆőļŌĀŌÖŌÜőŅŌā / ap√≥kryphos, ¬ę cach√© ¬Ľ) sont tr√®s divers dans leur style et leur contenu : r√©cits de l'enfance (Prot√©vangile de Jacques), recueil de logia (√Čvangile selon Thomas), descente aux Enfers (Actes de Pilate), harangues, r√©cits de miracles, etc. : La critique textuelle laisse appara√ģtre une fiabilit√© documentaire et/ou une anciennet√© souvent bien sup√©rieures des sources canoniques.

Les √©crits des P√®res apostoliques[179] (Didach√®, √Čp√ģtre de Cl√©ment de Rome, les Lettres d'Ignace d'Antioche[180], Lettres de Polycarpe de Smyrne, Lettre de Barnab√©, Lettre √† Diogn√®te, Fragments de Papias d'Hi√©rapolis, Le Pasteur d'Hermas) dont les auteurs, bien que vivant √† la fin du Ier si√®cle, n'ont pas de liens directs avec la g√©n√©ration apostolique. Il arrive √† d'autres P√®res de l'√Čglise comme Eus√®be de C√©sar√©e ou J√©r√īme de Stridon de citer des fragments d'√©vangiles apocryphes, en g√©n√©ral pour en contester la valeur (√Čvangiles des H√©breux, des √Čbionnites, des √Čgyptiens, des Naz√īr√©ens, ...)

Sources non chrétiennes

Chez les auteurs juifs

Flavius Josèphe
Article d√©taill√© : Testimonium flavianum.

Il n'existe aucun acte officiel des autorit√©s romaines se rapportant √† J√©sus. Le premier chroniqueur qui √©voque J√©sus vers 94 est Flavius Jos√®phe, romain d'origine juive n√© en 39. Son t√©moignage mentionne, dans ses Antiquit√©s juda√Įques, J√©sus √† deux reprises. Il est √©voqu√© au sujet de la lapidation de Jacques de J√©rusalem, d√©crit comme ¬ę le fr√®re de J√©sus appel√© Christ ¬Ľ[181]. Un passage beaucoup plus d√©velopp√© consacr√© √† J√©sus lui-m√™me, connu sous son nom latin de Testimonium flavianum, le d√©crit comme ¬ę un homme exceptionnel, [qui] accomplissait des choses prodigieuses [‚Ķ] et se gagna beaucoup de monde parmi les juifs... ¬Ľ, puis mentionne la r√©surrection, l'admiration et la foi de ses disciples √©voquant une lign√©e de chr√©tiens qui se perp√©tue √† l'√©poque de Jos√®phe[182]. L'authenticit√© de ce passage fait encore l'objet de d√©bat, la plupart des commentateurs envisagent aujourd'hui que ce passage, en son √©tat actuel, a √©t√© retouch√© par des mains chr√©tiennes, ce qui n'exclut pas que Jos√®phe ait r√©dig√© une notice sur J√©sus, peut-√™tre moins enthousiaste.[183].

D'apr√®s la lecture qu'en fait Photios au IXe si√®cle, aucune mention de J√©sus ne figurait dans l‚ÄôHistoire des juifs, texte disparu de Juste de Tib√©riade[184], gouverneur militaire de Galil√©e et historien juif rival de Flavius Jos√®phe qui le critique s√©v√®rement dans son Autobiographie.

Le Talmud

Une vingtaine d'allusions possibles √† J√©sus existent dans le Talmud mais toujours de mani√®re anecdotique et parfois sous un autre nom et ne sont pas ant√©rieures au IIIe si√®cle[185]. Il y est fait r√©f√©rence √† un certain Yeshu qui aurait conduit le peuple sur de mauvaises voies et fut condamn√© √† mort pour sorcellerie puis pendu la veille de P√Ęques √† Lod. Sa secte aurait surv√©cu √† sa mort plusieurs d√©cennies voire plusieurs si√®cles selon le Talmud.

Depuis le Moyen √āge, on rencontre un Yeshu ou Yeshu Hanotsri (le Nazar√©e) dans les Toledot Yeshu, √©crites entre le IVe et le VIe si√®cle[186] et qui refl√®tent la version juive des √©v√®nements d√©crits dans les √Čvangiles. Les historiens pensent g√©n√©ralement qu'il s'agit d'une parodie d'un √Čvangile perdu, bien qu'il semble au moins partiellement venir de sources juives antiques concernant Yeshu.

Dans le Talmud on rencontre un Yeshu et le personnage a √©t√© souvent identifi√© comme identique √† J√©sus. Cependant, dans le Talmud, Yeshu se rapporte apparemment √† plusieurs personnes vivant √† des √©poques diff√©rentes (notammant un si√®cle avant et un si√®cle apr√®s J√©sus) et des indices peuvent laisser penser que le Yeshu du Talmud et le J√©sus des √Čvangiles n'ont pas de rapport ensemble[187]. En revanche, Joseph Klausner trouve fiable le rapprochement du Yeshu du Talmud avec le personnage de J√©sus[188].

Le texte le plus int√©ressant se trouve dans le Talmud de Babylone[189] et rapporte une tradition de la pendaison de Yeshu (ou Yeshu Hanotsri dans les √©ditions plus tardives) la veille de la P√Ęque dans un cadre strictement juif[190] ainsi qu'il lui attribue cinq disciples : Mattai, Naqi, Netser, Boni et Todah.

Il est à noter que selon les Toledot Yeshu ainsi que selon le principal narratif concernant Yeshu dans le Talmud, ce dernier vivait un siècle avant l'ère chrétienne. Pour de nombreux commentateurs juifs traditionnels comme Rabeinu Tam, Nahmanide, ou plus récemment Adin Steinsaltz, c'est ce Yeshu qui fut le personnage historique sur lequel fut ensuite construite la figure de Jésus.

Il est souvent fait allusion √† Ben Stada, comme √©tant issu de l'union adult√®re de Myriam et d'un soldat romain appel√© Pandera (√† rapprocher de Celse). Le texte de Tossafot Shabbath 104, datant du Moyen √āge, √©carte cette l√©gende : ¬ę Ce Ben Stada n'√©tait pas J√©sus de Nazareth, car nous disons ici que Ben Stada vivait √† l'√©poque de Paphos ben Yehudah, lui-m√™me vivant du temps de Rabbi Akiva  ¬Ľ soit un si√®cle plus tard[191].

Textes pa√Įens grecs et latins

Dans une lettre √† l'empereur Trajan en 111 ou 112[192], Pline le jeune explique les r√©sultats d'une enqu√™te qu'il a men√©e sur des chr√©tiens de Bithynie √† la suite d'accusations parvenues jusqu'√† lui, et explique qu'il ne trouve pas grand-chose √† leur reprocher[193]. Pline ne parle cependant pas de J√©sus de Nazareth et ne mentionne le Christ que pour expliquer que ses adeptes de Bithynie se r√©unissent pour lui chanter des hymnes ¬ę comme √† un dieu ¬Ľ[194].

Vers 116, dans ses Annales[195], l'historien romain Tacite relate comment l'empereur N√©ron, accus√© d'avoir caus√© l'incendie qui ravage Rome en 64, s'ing√©nie √† trouver des incendiaires, accuse ceux que ¬ę la foule ¬Ľ romaine appelle chr√©tiens (christiani), sectateurs de ¬ę Christ, qui, sous Tib√®re, fut livr√© au supplice par le procurateur Ponce Pilate[196]¬Ľ, et en fait supplicier bon nombre[197].

Les Vies des douze Césars de Suétone, écrites vers 120, comptent quelques mentions des activités des chrétiens[198] et mentionnent, dans la Vie de Claude[199] un Chrestos - dont il est généralement admis qu'il désigne Jésus-Christ[200] - qui, selon Suétone, incomplètement informé, aurait été présent à Rome lors des troubles de 49-50 au sein de la communauté juive de Rome, à l'encontre de laquelle Claude promulgue un édit d'expulsion[201].

L'√©crivain satirique Lucien de Samosate, dans la deuxi√®me partie du IIe si√®cle, fait une allusion au supplice de J√©sus, sans le nommer, dans La Mort de P√©r√©grinos[202].

Jésus dans les religions et cultures non chrétiennes

J√©sus dans le juda√Įsme

√Ä la suite des guerres jud√©o-romaines et les autres catastrophes des Ier et IIe si√®cles, le juda√Įsme voit la disparition de presque tous ses courants, √† l'exception du juda√Įsme rabbinique, proche du pharisianisme sans en reprendre l'apocalyptique, fond√© sur le respect exclusif √† la Loi. Le processus prendra plusieurs d√©cennies, qui fixera les √Čcritures h√©bra√Įques - qui seront reprises des si√®cles plus tard par les protestants - et les pri√®res synagogales dont une qui contient la condamnation des sectaires, les minims, dont les naz√īr√©ens[203].

Si le christianisme des premiers temps a pu passer pour un nouveau courant acceptable du juda√Įsme, il s'est rapidement pos√© le probl√®me de l'adh√©sion de plein droit de membres pa√Įens sans en faire d'abord des Juifs[204]. La question se pose au moment de la cr√©ation de la Torah rituelle, celle des 613 commandements[205] et [206], et, en ce qui concerne les membres non juifs, le probl√®me prend plus de poids quant aux aspects de r√®gle de puret√© rituelle[207] et les moyens de r√©conciliation[208]. La messianit√©, bien qu'elle ait jou√© un certain r√īle lors de la condamnation de J√©sus, n'est pas alors d√©terminante de l'autod√©termination juive de cette √©poque puisque certains courants du juda√Įsme, tels les sadduc√©ens, allaient jusqu'√† renoncer √† cette attente[209].

Le juda√Įsme, la religion de J√©sus lui-m√™me, n'a pas d√©sormais de point de vue sp√©cifique ou particulier sur le J√©sus et tr√®s peu de textes dans le juda√Įsme se r√©f√®rent directement ou parlent de J√©sus. En effet, un des principes les plus importants de la foi juive, est la croyance en un Dieu et seulement un Dieu, sans aucun interm√©diaire[210]. La Trinit√© chr√©tienne y est comprise comme une croyance en J√©sus en tant que Divinit√©, partie de Divinit√© ou fils de Dieu, qui est de ce fait incompatible avec le juda√Įsme et en rupture avec l'h√©bra√Įsme qui le pr√©c√©dait[211]. Pour un Juif, toutefois, n'importe quelle forme de shituf (croyance en d'autres dieux en plus du Dieu d'Isra√ęl) √©quivaut √† une idol√Ętrie dans le plein sens du terme. Il n'est pas possible pour un Juif d'accepter J√©sus comme une divinit√©, un m√©diateur ou un sauveur (messie), ou m√™me comme un proph√®te, sans trahir le juda√Įsme.[212].Les Juifs ont rejet√© les revendications que J√©sus r√©pond aux proph√©ties messianiques de la Bible h√©bra√Įque, ainsi que les revendications dogmatiques le concernant √©mises par les p√®res de l'√Čglise, c'est-√†-dire qu'il est n√© d'une vierge, qu'il est le fils de Dieu, qu'il fait partie d'une Trinit√© divine et qu'il a ressuscit√© apr√®s sa mort.. ... Pendant deux mille ans, un vŇďu central du christianisme a √©t√© d'√™tre un objet de d√©sir de la part des Juifs, dont la conversion aurait montr√© leur acceptation du fait que J√©sus remplit leur propre proph√©tie biblique.[213]

Pour cette raison, les questions apparent√©es, telles que l'existence historique de J√©sus et les autres sujets concernant sa vie sont de m√™me consid√©r√©s comme hors de propos dans le juda√Įsme.

L'eschatologie juive consid√®re que la venue du Messie sera associ√©e avec une s√©rie d'√©v√®nements sp√©cifiques qui ne se sont pas encore produits, y compris le retour des Juifs en Terre d'Isra√ęl, la reconstruction du Temple, une √®re de paix[214].

Jésus dans l'islam

Miniature persane représentant Jésus lors du Sermon sur la montagne
Article d√©taill√© : √és√Ę.

Le Coran parle de J√©sus sous le nom d' `√és√Ę[215], personnage indissociable dans les textes coraniques de sa m√®re Maryam (Marie)[216]. Il est ainsi souvent d√©sign√© sous le nom de al-Mas√Įh[217] `√és√Ę ibn Maryam[218] pr√©sent√© avec celle-ci comme mod√®les √† suivre[219].

J√©sus fait partie des proph√®tes dits famille de '√émran avec sa m√®re, son cousin Yahy√Ę (Jean le Baptiste) et le p√®re de celui-ci Zacharie[220]. La foi populaire musulmane accorde une grande importance √† J√©sus et Marie[221] tandis que J√©sus, tourn√© vers la beaut√© du monde, apparait par ailleurs souvent avec son cousin Jean, asc√®te radical, avec lequel il forme une fa√ßon de g√©mellit√© spirituelle permanente[222].

L'insistance marqu√©e sur la filiation √† Marie est un clair rejet de la filiation divine de J√©sus ; n√©anmoins, la tradition musulmane souligne le caract√®re miraculeux de sa naissance virginale sans p√®re connu, Joseph √©tant consid√©r√© comme un cousin de Marie. Selon la tradition musulmane, J√©sus est en effet cr√©√© par le kun[223], l'imp√©ratif divin, et con√ßu par un r√Ľh de Dieu, souffle divin intemporel insuffl√© en Marie, le m√™me souffle qui anime Adam et transmet la r√©v√©lation √† Mahomet[224] et [225]

Dans le Coran, J√©sus apparait comme un proph√®te, annonciateur de Mahomet, qui pr√™che le monoth√©isme pur, accomplit des miracles, op√®re des gu√©risons, ressuscite les morts et connait les secrets du cŇďur. J√©sus confirme la Torah, dont il att√©nue les prescriptions l√©gales[226], tandis que son √Čcriture, contenue dans l'Injil, est pr√©sent√©e comme une guidance et une lumi√®re[227] que les chr√©tiens auraient n√©glig√©e. Ibn Arabi lui conf√®re le titre de sceau de la saintet√©, ¬ę le plus grand t√©moin par le cŇďur ¬Ľ, tandis que Mahomet est le sceau des proph√®tes, ¬ę le plus grand t√©moin par la langue ¬Ľ[228]. Sa pr√©dication aupr√®s des juifs aurait √©t√© un √©chec[229] et il est suivi des seuls ap√ītres. Les juifs auraient alors voulu le punir en le crucifiant mais Dieu ne l'a pas permis et lui aurait alors substitu√© un sosie[230] avant de le rappeler √† lui[231]. N√©anmoins la fin terrestre de J√©sus reste obscure, aucun passage ne signifiant clairement ce qu'il en est advenu.

La repr√©sentation de J√©sus dans le Coran lui conf√®re √©galement une dimension eschatologique[232] : son retour sur terre, en tant que musulman, est le signe de la fin du monde et du Jugement dernier tandis que beaucoup de hadiths le pr√©sentent comme le principal compagnon du Mahdi, Sauveur de la fin des temps[233].

En d√©finitive, on trouve dans le Coran quatre n√©gations cat√©goriques concernant J√©sus, par crainte d'associationnisme (shirk)[234] : il n'est ni Dieu, ni son fils, ni le troisi√®me d'une triade[235]pas plus qu'il n'a √©t√© crucifi√©[236] car cela aurait √©t√© indigne d'un proph√®te de son importance[237].

Enfin, une minorit√© musulmane r√©sidant dans les montagnes du Pakistan, les Ahmadis vouent √† J√©sus un culte tout comme aux saints de l'islam autour d'un tombeau qu'elle dit √™tre celui de J√©sus. Le lieu de culte est situ√© √† Srinagar. Ce courant d√©veloppe une christologie particuli√®re selon laquelle J√©sus est un proph√®te de Dieu qui aurait √©t√© d√©pos√© de la croix en √©tat de coma et non mort et, une fois soign√©, serait venu finir sa vie au Pakistan jusqu'√† 80 ans[238]. Cette doctrine est celle de l'¬ę √©vanouissement ¬Ľ.

Jésus dans l'hindouisme

Beaucoup d'Hindous, comme le Mah√Ętm√Ę G√Ęndh√ģ, consid√®rent J√©sus comme un avat√Ęr de Vishnou[239] (qui est aussi appel√© par ses d√©vots Eka, l' Un ou Na√Įka, le Multiple : Dieu chez les hindous √©tant Absolu) [240], et beaucoup d'autres, comme un saint homme. La notion d'incarnation de Dieu, puisque J√©sus s'affichait comme tel, condamn√© par les Pharisiens comme un blasph√®me intol√©rable et qui men√®rent J√©sus √† √™tre crucifi√© (mourant comme un pa√Įen, la lapidation √©tant la mort des Juifs), se traduit exactement par le terme d' avatar en sanskrit, de descente. Les Hindous consid√®rent que les Chr√©tiens comprennent J√©sus avec le point de vue juda√Įque (alors que la notion d'incarnation n'existe pas dans le juda√Įsme : le Messie des Juifs est un proph√®te, pas un Dieu incarn√© sur Terre), tandis que les Hindous consid√®rent qu'ils peuvent comprendre J√©sus avec la lecture des Quatre √Čvangiles seuls ; le message de J√©sus est consid√©r√© par les Hindous comme un hymne √† l'ahimsa. Pour cette raison, le christianisme ne perce pas vraiment en Inde, ne pouvant se distinguer de l'islam tr√®s pr√©sent (Dieu monoth√©iste et totalement transcendant) et de l'hindouisme o√Ļ la notion d'incarnation est d√©j√† hautement v√©n√©r√©e. Les Hindous consid√®rent le plus souvent qu'√©tant Avatar (incarnation de Dieu), J√©sus a √©t√© crucifi√© parce qu'il choquait la conscience religieuse des religions m√©diterran√©ennes de l'√©poque (n'admettant pas qu'on puisse se dire Dieu incarn√©), et que sa r√©surrection est la preuve que Dieu peut s'incarner sur Terre pour r√©tablir l'Ordre Cosmique (Dharma)[241]. [242]

Représentation artistique

Sculpture en marbre paléochrétienne du Bon Pasteur, vers 300. Musée du Vatican

Les auteurs des √©vangiles, issus d'un contexte juda√Įque g√©n√©ralement r√©ticent √† l'√©gard des images par peur d'idol√Ętrie, semblent consid√©rer que les paroles de J√©sus sont plus importantes que son apparence et ne donnent aucune description de celui-ci[243].

L'art chr√©tien ne va pas de soi et trouve ses origines dans l'art pa√Įen et polyth√©iste, en l'imaginaire duquel les peintres et sculpteurs antiques puisaient. Les p√®res de l'√Čglise, pour leur part, contestaient l'art en tant que tel en des termes assez durs et se r√©clamaient de l'Ancien Testament qui condamne radicalement l'iconographie[244]. Cl√©ment d'Alexandrie liste n√©anmoins, vers 200, des √©l√©ments qui peuvent endosser une signification chr√©tienne sur les sceaux ou les bagues, tel le poisson, un symbole chr√©tien dont le terme grec (ŠľįŌáőłŌćŌā / Ichtus) constituait un acronyme des noms de J√©sus[245].

Si au d√©but du IVe si√®cle le concile d'Elvire interdit encore les images peintes sur les parois des √©glises, l'art chr√©tien a cependant d√©j√† pris son essor, dans une vis√©e qui n'est pas √©trang√®re √† l'apolog√©tique[246].

L'√©volution du rapport √† la repr√©sentation du Christ se transforme d√®s le premier tiers du IIe si√®cle et une iconographie christique apparait progressivement dans les catacombes et sur les sarcophages. Les repr√©sentations en demeurent cependant rares au profit de figures de l'Ancien Testament, comme Mo√Įse ou Jonas, et J√©sus n'est repr√©sent√© que dans un petit nombre de sc√®nes : son bapt√™me, des miracles ou gu√©risons, l'entrevue avec la Samaritaine, ... Son action de thaumaturge est souvent soulign√©e dans cette premi√®re vague iconographique qui le pr√©sente √©galement parfois au milieu de ses disciples √† l'instar des philosophes grecs[243].

Buste de J√©sus. Peinture murale dans les catacombes de Commodilla, fin du IVe si√®cle

Ce J√©sus des premi√®res repr√©sentations est souvent beau, juv√©nile, voire s√©duisant - m√™me si son visage est souvent passe-partout, ne se diff√©renciant gu√®re de l'iconographie habituelle du panth√©on gr√©co-romain - √† contre courant des descriptions des P√®res de l'√Čglise qui le pr√©sentent comme quelconque, voire laid ou pitoyable[243]. Il est souvent repr√©sent√© sous forme du Bon Pasteur dans une image qui proc√®de d'un Herm√®s criophore[247], √† mettre en parall√®le avec Orph√©e, un autre bon pasteur, image qui va se multiplier sur les premiers sarcophages chr√©tiens et sur les vo√Ľtes des hypog√©es. Hermas d√©crit par exemple J√©sus au IIe si√®cle comme un homme √† l'air majestueux, en costume de p√Ętre, couvert d'une peau de ch√®vre blanche, une besace sur l'√©paule et une houlette √† la main[248].

Le christianisme devenant progressivement la religion officielle de l'Empire √† partir du IVe si√®cle, l'iconographie va petit √† petit se lib√©rer du mod√®le gr√©co-romain, notamment influenc√©e par les d√©bats christologiques qui caract√©risent cette p√©riode. C'est dans le dernier tiers du si√®cle que commence √† apparaitre la dimension divine - la puissance cosmique - du Christ dans les repr√©sentations jusqu'alors plut√īt marqu√©es par l'aspect protecteur et gu√©risseur du personnage[243].

Christ Pantocrator, VIe si√®cle, √©glise Ste-Catherine du Sina√Įe, √Čgypte

√Ä cette √©poque, J√©sus est encore g√©n√©ralement repr√©sent√© comme un √©ph√®be glabre ou encore sous la forme d'un petit gar√ßon qui correspond √† une d√©nomination habituelle du Christ √† l'√©poque (¬ę pais ¬Ľ, du grec ŌÄőĪőĻŌā, l'¬ę enfant ¬Ľ) ; ce n'est qu'√† partir de la fin du IVe si√®cle qu'il est repr√©sent√© plus √Ęg√© et barbu, sous l'inspiration du mod√®le du philosophe enseignant de l'antiquit√©. Ces deux types distincts de repr√©sentations coexisteront pendant pr√®s de deux si√®cles encore[243].

√Ä partir du Ve si√®cle, c'est le caract√®re divin qui constituera la dimension principale des repr√©sentations, appuyant l'insistance du Credo de Nic√©e sur l'√©galit√© du P√®re et du Fils et traduisant la structuration par la hi√©rarchisation et le dogme, dans une image de la gloire de Dieu qui dominera l'art chr√©tien jusqu'√† l'art gothique[243]. L'aspect humain perdurera cependant √† travers les ic√īnes, bien que la plupart aient √©t√© d√©truites lors de la crise iconoclaste[249], qui trouveront un prolongement dans l'art byzantin qui fera la synth√®se entre les aspects humain - id√©alis√© en philosophe enseignant - et divin, l√©gitim√© depuis le concile de Nic√©e II en 787.

Les traditionnelles représentations de la Vierge à l'Enfant puisent quant à elles leurs origines dans les représentations de la déesse d'origine égyptienne Isis allaitant Horus[250].

Art occidental

L'√Čglise catholique autorisant les repr√©sentations du Christ, celui-ci a √©t√© l'objet d'un nombre incalculable de figurations sous forme de portraits, de tableaux mettant en sc√®ne sa vie, de sculptures, de gravures, de vitraux, etc. Dans l'art occidental, le personnage de J√©sus est certainement celui qui a fait l'objet du plus grand nombre de repr√©sentations. Une des figurations les plus courantes est celle du Christ en croix, au moment de sa Passion. Toutes ces repr√©sentations rel√®vent de la cr√©ation artistique, aucune image contemporaine au Christ ne nous √©tant parvenue. Quelques images ¬ę ach√©iropoi√®tes ¬Ľ (¬ę non faites de main d'homme ¬Ľ) - dans une christianisation de la tradition pa√Įenne des images tomb√©es du ciel - pr√©tendent repr√©senter le v√©ritable visage de J√©sus. Malgr√© la diversit√© des artistes et des √©poques, elles ont toutes quelques traits communs. En fait, les repr√©sentations de J√©sus ob√©issaient √† des canons artistiques pr√©cis[251], bas√©s sur la tradition et les plus anciennes repr√©sentations connues : J√©sus est pr√©sent√© comme un homme de race blanche, de taille moyenne, plut√īt mince, au teint mat et aux cheveux bruns, longs ; il sera plus tardivement repr√©sent√© avec une barbe[252].

Sa t√™te est souvent entour√©e d'un cercle lumineux ou dor√©, appel√© aur√©ole, attribut courant figurant la saintet√© d'un personnage. Quand elle s'applique √† J√©sus, cette aur√©ole est souvent marqu√©e conventionnellement d'une croix (g√©n√©ralement rouge), qui permet de l'identifier sans ambigu√Įt√©.

L'expression des yeux est l'objet d'une attention particuli√®re des artistes. De m√™me, la position de ses mains a souvent une signification religieuse. L'√Čglise catholique ayant exprim√© le souhait que la vie de J√©sus puisse √™tre comprise par tous, il n'est pas rare de trouver en Afrique des figurations du Christ en homme de race noire, ou en Am√©rique du Sud des repr√©sentations de sa vie avec des v√™tements locaux. Ce ph√©nom√®ne est ancien, puisque les artistes de la Renaissance repr√©sentaient d√©j√† J√©sus entour√© de personnages habill√©s selon la mode de leur si√®cle (voir le groupe de personnes √† droite sur le tableau de Fra Angelico, La Descente de la Croix).

Fra Angelico, circa 1440 - Descente de la croix

Au Moyen √āge, les repr√©sentations visuelles avaient une fonction √©ducative : en mettant en sc√®ne la vie de J√©sus-Christ, on diffusait la culture chr√©tienne √† des personnes ne sachant g√©n√©ralement pas lire, et n'ayant de toute fa√ßon pas acc√®s aux livres, y compris aux livres saints tels que la Bible. C'est ce qui est √† l'origine de la cr√®che de No√ęl, tradition encore tr√®s active dans les milieux chr√©tiens. Certaines sc√®nes sculpt√©es sur les calvaires bretons, comme celui de la chapelle de Trono√ęn par exemple, sont de v√©ritables r√©sum√©s de la vie de J√©sus. De m√™me, toute √©glise catholique est pourvue d'un chemin de croix qui figure en 14 √©tapes, appel√©es ¬ę stations ¬Ľ, les diff√©rents moments de la Passion du Christ, depuis sa condamnation jusqu'√† sa mise au tombeau. G√©n√©ralement r√©parties sur les pourtours de la nef, ces √©tapes sont repr√©sent√©es le plus souvent par des tableaux ou des petites sculptures ; pour les plus simples il s'agit seulement d'une croix accompagn√©e du num√©ro de la station. Jusqu'√† r√©cemment dans toutes les maisons catholiques, les pi√®ces principales et les chambres √©taient pourvues d'un Christ en croix, g√©n√©ralement accroch√© sur le mur au-dessus du lit ou de l'acc√®s √† la pi√®ce.

Art oriental

Les orthodoxes acceptent la repr√©sentation du Christ en deux dimensions. La repr√©sentation la plus courante est celle des ic√īnes.

Au VIIIe si√®cle, sous la pouss√©e des Arabes √† l'Est et des Bulgares √† l'Ouest, des mesures seront prises dans l'Empire romain d'Orient contre les images et les statues qui peuplent les √©glises dans le but d'unifier l'empire derri√®re le seul chrisme, d√©clenchant la crise iconoclaste qui durera plus d'un si√®cle[253]. Apr√®s la fin des guerres iconoclastes, le christianisme oriental donne lieu au d√©veloppement d'un art sp√©cifique, l'ic√īne, bas√©e sur une grammaire picturale tr√®s organis√©e. Ces images sont sacr√©es, l'esprit du ou des personnages repr√©sent√©s est cens√© habiter la repr√©sentation. L'iconographe - le peintre d'ic√īne - se pr√©pare √† la fois par un apprentissage th√©ologique et par une asc√®se, le plus souvent le je√Ľne et la pri√®re.

Les ic√īnes sont anonymes jusqu'au XVe si√®cle.

Articles d√©taill√©s : Andrei Roublev et Th√©ophane le Grec.

Au cinéma

Comédie musicale

  • 1971 Jesus Christ Superstar

Reliques

Négatif du visage visible sur le linceul de Turin, photographié en 1898
Articles d√©taill√©s : Relique et Invention de reliques.

J√©sus de Nazareth qui, pour les tenants du christianisme, est ressuscit√© avec son enveloppe charnelle, a pu n√©anmoins laisser des traces de sa vie mat√©rielle qui peuvent √™tre consid√©r√©es comme des reliques par certains croyants, ce suivant des traditions plus anciennes : d√®s l'√©poque pal√©ochr√©tienne, on montrait aux touristes-p√®lerins qui faisaient le voyage de la Terre Sainte diff√©rentes reliques v√©t√©rotestamentaire comme la verge d'Aaron qui, d'apr√®s l'Ep√ģtre aux H√©breux, √©tait conserv√©e dans l'arche de l'Alliance dans le saint des saints du Temple de J√©rusalem[254].

Le culte des reliques relatives √† la vie et la Passion de J√©sus a d√©but√© vers 325, avec l'excavation du tombeau enfoui de J√©sus sur l'ordre de l'empereur Constantin. La d√©couverte de la ¬ę vraie Croix ¬Ľ, que la tradition attribuera par apr√®s √† l'imp√©ratrice H√©l√®ne, m√®re de Constantin, est probablement contemporaine de ces fouilles[255] et un un complexe d'√©difices cultuels de d√©votion est bient√īt construit pour accueillir les p√®lerins. Cette d√©couverte semble avoir eu un grand retentissement et, d√®s les Ve et VIe si√®cles, les p√®lerins les plus illustres affluent pour obtenir des fragments de l'objet[255] que l'on retrouve d√®s cette √©poque en Occident. En 680, le p√®lerin Arculfe atteste qu'il a vu √† J√©rusalem, dans l'Anastasis - premi√®re √©glise de la R√©surrection - expos√©e une s√©rie de reliques : le plat de la C√®ne, l'√©ponge et la lance qui a perc√© le flanc de J√©sus lors de la Crucifixion, ainsi qu'un suaire ayant couvert le visage de J√©sus au tombeau[256].

Peinture représentant Jésus et le Saint Calice (Juan de Juanes, 1570)

Le d√©veloppement du culte des reliques qui s'ensuit - pour atteindre, √† la suite des Croisades, son apog√©e au Moyen √āge - rel√®ve d'une ¬ę spiritualit√© du voir et du toucher ¬Ľ[257] qui essaie d'entrer en contact avec la saintet√© dont sont porteurs les t√©moins mat√©riels de la vie de J√©sus, t√©moins mat√©riels qui tendent d√®s lors √† se multiplier et se diss√©miner - apr√®s avoir √©t√©s centralis√©s dans un premier temps √† Constantinople - un peu partout √† travers l'Europe. Devenues signe - voire enjeu - de pouvoir et de l√©gitimit√©, elles vont rapidement faire l'objet, comme le montre Peter Brown, d'un intense commerce[258]; d'autres auteurs ont montr√© √©galement montr√© l'essor de ce commerce selon un trajet Orient vers Occident √† partir des Croisades.

Si les reliques se rapportant √† J√©sus sont litt√©ralement innombrables, on peut cependant les classer en plusieurs cat√©gories : au-del√† des ¬ę ipsissima loca ¬Ľ - ¬ę lieux-m√™me ¬Ľ qui ont pu voir √©voluer J√©sus - on peut relever les instruments de la Passion (notamment la couronne d'√©pines, l'√©ponge, ...), les reliques corporelles li√©es √† la vie publique de J√©sus ou m√™me √† son enfance (sang, sandales, dents de lait...), et les linges fun√©raires et suaires. Il faut noter que beaucoup des reliques sont rejet√©es par les autorit√©s religieuses[259] et que les exc√®s de leurs cultes ont par ailleurs souvent fait l'objet de d√©bats et de contestations.

Annexes

Articles connexes

Autres approches de Jésus

Articles sur les sources

Autres articles

Bibliographie

Ouvrages et travaux historiens généralistes

  • Geza Vermes, Dictionnaire des contemporains de J√©sus, Bayard, 2008 ;
  • Les premiers temps de l'√Čglise, pr√©sent√© par Marie-Fran√ßoise Baslez, √©d. Gallimard/Le monde de la Bible, 2004 ;
  • Pierre Gibet et Christophe Theobald (dir.), Le cas J√©sus Christ. Ex√©g√®tes, historiens et th√©ologiens en confrontation, √©d. Bayard, 2002 ;
  • Dictionnaire encyclop√©dique de la Bible, √©d. Br√©pols, 1960, Mise √† jour 2002
  • Aux origines du christianisme, pr√©sent√© par Pierre Geoltrain, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000 ;
  • La Bible, √Čcrits intertestamentaires, √Čcrits apocryphes chr√©tiens, coll. ¬ę La Pl√©iade ¬Ľ, √©d. Gallimard, 1987 ;

Historiens et exégètes biblistes

  • Daniel Marguerat, Elian Cuvilier, Sylvie Barnay, Simon Mimouni et alii, J√©sus, compl√©ments d'enqu√™te, √©d. Bayard-Centurion/Le Monde de la Bible, 2007 ;
  • James D. Tabor, La v√©ritable histoire de J√©sus : Une enqu√™te scientifique et historique sur l'homme et sa lign√©e, traduit de l'anglais par Bernard Cohen√©d. Robert Laffont, 2007
  • Gerd Theissen, Le mouvement de J√©sus. Histoire sociale d'une r√©volution des valeurs, traduit de l'allemand par Joseph Hoffmann, √©d. Cerf, 2006 ;
  • Raymond E. Brown p.s.s., La mort du Messie, Encyclop√©die de la Passion du Christ. De Geths√©mani au tombeau. Un commentaire des r√©cits de la Passion dans les quatre √Čvangiles, pr√©face par Daniel Marguerat, traduit de l'anglais par Jacques Mignon, √©d. Bayard, 2005, recension ;
  • David Fl√ľsser et R. Steven Notley, J√©sus, traduit de l'anglais par G.-R. Veyret, √©d. L'√Čclat, 2005 ; extraits en ligne
  • John Paul Meier, Un certain juif : J√©sus. Les donn√©es de l'histoire
    • tome I : Les sources, les origines, les dates, √©d. Cerf, 2004 ;
    • tome II : La parole et les gestes, √©d Cerf, 2005 ;
    • tome III : Attachements, affrontements, ruptures, √©d Cerf, 2005 ;
    • tome IV : La Loi et l'amour, √©d. Cerf, 2009 ;
  • Michel Quesnel, J√©sus, l'homme et le fils de Dieu, √©d. Flammarion, 2004 ;
  • √Čtienne Nodet, Histoire de J√©sus ? N√©cessit√© et limites d'une enqu√™te, √©d. du Cerf, 2003, pr√©sentation en ligne ;
  • Daniel Marguerat, E. Norelli, J.-M. Poffet, J√©sus de Nazareth, nouvelles approches d'une √©nigme, Labor et Fides/le Monde de la Bible, 2003 ;
  • Peter J. Thomson, J√©sus et les auteurs du Nouveau Testament dans leur relation au juda√Įsme, traduit de l'anglais par Joseph Duponcheele, √©d. Cerf, 2003 ;
  • Geza Vermes, Enqu√™te sur l'identit√© de J√©sus. Nouvelles interpr√©tations, Bayard, 2003 ;
  • Lucette Valensi, La fuite en √Čgypte. Histoires d'Orient et d'Occident. Essai d'histoire compar√©e, √©d. Seuil, 2002, recension en ligne ;
  • √Čtienne Nodet, o.p., Le fils de Dieu, Proc√®s de J√©sus et √Čvangiles, √©d. du Cerf, 2002, pr√©sentation en ligne ;
  • Alain Marchadour (dir.), Que sait-on de J√©sus de Nazareth ?, Bayard, 2001
  • Laurent Guy√©not, J√©sus et Jean-Baptiste. Enqu√™te historique sur une rencontre l√©gendaire, √©d. Exergue, 1999 ;
  • Jacques Schlosser, J√©sus de Nazareth, √©d. Noesis, 1999 ;
  • Hugues Cousin et Jean-Pierre L√©monon, Le monde o√Ļ vivait J√©sus, √©d. Cerf, 1998 ;
  • Gerd Theissen, L'ombre du Galil√©en, √©d. Cerf, 1998
  • Charles Perrot, J√©sus, √©d. P.u.f, coll. ¬ę Que Sais-je ? ¬Ľ n¬į 3300, 1998 ;
  • Charles Perrot, J√©sus, Christ et Seigneur des premiers chr√©tiens, √©d. Descl√©e de Brouwer, Paris, 1997 ;
  • Gerd Theissen, Histoire sociale du christianisme primitif. J√©sus, Paul, Jean, traduit de l'allemand par Ira Jaillet et A.-L. Finck, √©d. labor et Fides/Le Monde de la Bible, 1996, extraits en ligne
  • Xavier Tilliette, Le Christ des philosophes. Du Ma√ģtre de sagesse au divin T√©moin, Culture et V√©rit√©, Namur, 1993
  • Xavier Tilliette, J√©sus romantique, Descl√©e-Mame, 2002
  • Pierre-Antoine Bernheim, Jacques, fr√®re de J√©sus, √©d. No√©sis, 1996 ;
  • Raymond E. Brown, J√©sus dans les quatre √Čvangiles, Cerf, 1996 ;
  • (en) John Dominic Crossan, The historical Jesus, The life of a Mediterranean Jewish Peasant, √©d. Harper Collins, 1991 ;
  • Charles Perrot, J√©sus et l'histoire, √©d. Descl√©e de Brouwer, 1979 ;
  • Geza Vermes, J√©sus le Juif, Descl√©e, 1978

Théologiens et exégètes canonistes

  • Joseph Ratzinger, (Beno√ģt XVI), J√©sus de Nazareth, √©d. Flammarion, 2007
    • tome 1 : Du bapt√™me dans le Jourdain √† la Transfiguration
  • Charles-Harold Dodd, Le Fondateur du christianisme, √©d. Seuil, 1972  ;
  • Rudolf Bultmann, J√©sus. Mythologie et d√©mythologisation (1926 et 1958), trad. fr. √©d. Seuil, 1968 ;
  • Daniel-Rops, J√©sus en son temps, √©d. Fayard, 1946 ; La vie quotidienne en Palestine au temps de J√©sus, √©d. Hachette, 1961 ;

Revues

  • Que sait-on de J√©sus ?, revue Le Monde de la Bible, Hors-s√©rie printemps 2009, √©d. Bayard ;
  • J√©sus, revue Le Point, coll. Les grandes biographies, hors s√©rie n¬į1, janvier 2009 ;
  • Jean-Pierre L√©monon, J√©sus de Nazareth. Proph√®te et Sage, √©d. Cerf, coll. ¬ę Cahiers √Čvangile ¬Ľ n¬į 119, 2002 ;
  • J√©sus au regard de l'Histoire, revue Les dossiers d'Arch√©ologie n¬į 249, d√©cembre 1999-janvier 2000 ;

Essais

  • Christiane Ranc√©, J√©sus, Gallimard, 2008
  • Thimothy Freke et Peter Gandy, Les Myst√®res de J√©sus, √©d. Aleth√©√Įa, 2007
  • G√©rard Mordillat et J√©r√īme Prieur, Corpus christi, Enqu√™te sur l'√©criture des √©vangiles, Mille et une nuits, 1998 ; J√©sus contre J√©sus, Seuil, 2000 ; J√©sus illustre et inconnu, Descl√©e de Brouwer, 2001 ; J√©sus apr√®s J√©sus, Seuil, 2004 ;
  • Marie Vidal, Un juif nomm√© J√©sus, √©d. Albin Michel, 2000 ;
  • Manuel de Di√©guez, J√©sus, √©d. Fayard, 1985 ;

Ouvrages anciens

  • Blaise Pascal, Abr√©g√© de la vie de J√©sus-Christ, publi√© par P. Faug√®re, √©d. Andrieux, 1846 (texte in√©dit retrouv√© en 1622), ouvrage en ligne
  • Ernest Renan, Vie de J√©sus, √©d. Michel L√©vy fr√®res, 1863, Ouvrage en ligne ;
  • Albert Schweitzer, Le secret historique de la vie de J√©sus, √©d. Albin Michel, 1967 (√©d. orig. all. 1913) ;
  • Charles Guignebert, J√©sus, √©d. Albin Michel, 1933, (r√©√©dition 1969) ;
  • Claude Tresmontant, L'Enseignement de Ieschoua de Nazareth, √©d. Seuil, 1963, Texte en ligne ;
  • J√©sus, recueil de la collection ¬ę Omnibus ¬Ľ (Presses de la Cit√©, 1999) comprenant le texte int√©gral de quatre ouvrages :

Ouvrages confessionnels

  • Philip Yancey, Ce J√©sus que je ne connaissais pas, √©d. Farel, 2001 ;

Histoire de l'Art

  • Nissan N. Perez, Revelation - Representations of Christ in Photography, √©d. Merrell, 2003 ;
  • Fran√ßois Boespflug, Jean-Michel Spieser, Christian Heck, Val√©rie Da Costa, Le Christ dans l'art. Des catacombes au XXe si√®cle, √©d. Bayard/Le monde de la Bible, 2000 ;
  • Dominique Ponnau, Figures de Dieu, √©d. Textuel, 1999 ;
  • Jean Paris La fuite en √Čgypte, √©d. Le Regard, 1998 ;
  • J√©r√īme Cottin, J√©sus-Christ en √©criture d'images; √©d. Labor et Fides, 1990, extraits en ligne

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Michel Quesnel, ¬ę J√©sus et le t√©moignage des √Čvangiles ¬Ľ, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 201
  2. ‚ÜĎ Pierre Geoltrain, ¬ę Les origines du Christianisme : comment en √©crire l'histoire ¬Ľ, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 17, et Michel Quesnel, ¬ę J√©sus et le T√©moignage des √©vangiles ¬Ľ, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 205.
  3. ‚ÜĎ Pierre Geoltrain, ¬ę Les origines du Christianisme : comment en √©crire l'histoire ¬Ľ, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 27.
  4. ‚ÜĎ Instaur√© en 321 par Constantin dans une d√©marche qui contribuera √† l'uniformisation de l'Empire tardif. Ce n'est toutefois pas alors un jour de repos sp√©cifiquement chr√©tien puisque c'est ¬ę le jour du Soleil, f√™t√© pour le culte qui lui est propre ¬Ľ (en anglais Sunday), cf. Pierre Chuvin, ¬ę Le triomphe du calendrier chr√©tien ¬Ľ, in Aux origines du Christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 541.
  5. ‚ÜĎ Le d√©bat sur le sens litt√©ral du nom Yehoshua provient d'un d√©bat grammatical. L'initiale peut √™tre comprise comme une 3e personne de l'inaccompli du verbe IChR, mais, dans ce cas le sujet est absent. Le BDB-Thayer (version compl√®te) complet termine le mot par un ayin √† l'article Ab Yehoshuah`, qui ruine cette √©tymologie. Il en r√©sulte que le d√©bat est ouvert.
  6. ‚ÜĎ Voir l'article dans le Thayer's Lexicon, in Dictionary and Word Search for Ińďsous (Strong's 2424). Blue Letter Bible. 1996-2008 (en)
  7. ‚ÜĎ Toutefois, selon le Brown-Driver-Briggs Hebrew and English Lexicon, la r√©f√©rence des dictionnaires d'h√©breu biblique, le sens du mot signifie ¬ę salut, sant√©, aisance financi√®re ¬Ľ et tout ce qui a trait au bien-√™tre.
  8. ‚ÜĎ ¬ę Les p√®res de l'√Čglise ne manqueront pas d'utiliser cette homonymie : c'est "J√©sus" (Christ) qui assure la victoire finale sur Amalek ¬Ľ, in Le Pentateuque. La Bible d'Alexandrie, C√©cile Dogniez et Marguerite Harl (dir.), Gallimard, Folio Essais, 2003, p. 731, note.
  9. ‚ÜĎ Lc 3. 28-29)
  10. ‚ÜĎ B. Feldman, Barabbas and the Gospel of Yeshua the Galilean, American Imago New York, 1982, vol. 39, no 3, pp. 181‚Äď193 et Jean-Paul Michaud, Barabbas, InterBible, 26 /09/003
  11. ‚ÜĎ √Ä six reprises dans les √©vangiles, sauf Marc, par ex. Mt2 23, et six dans les Actes, par ex. Ac 2. 22
  12. ‚ÜĎ Fran√ßois Blancheti√®re, ¬ę Reconstruire les origines chr√©tiennes : le courant "nazar√©en" ¬Ľ, in Bulletin du Centre de recherche fran√ßais de J√©rusalem, N¬į18, 2007, en ligne
  13. ‚ÜĎ Un passage des Actes des Ap√ītres rapporte que l'avocat Tertulle accuse l'ap√ītre Paul en ces termes : ¬ę Nous avons trouv√© cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef du parti [en grec őĪŠľĶŌĀő∑ŌÉőĻŌā / ha√≠resis] des nazor√©ens. ¬Ľ (Ac 24. 5)
  14. ‚ÜĎ Simon Mimouni, ¬ę Les naz√īr√©ens descendant de l'√Čglise de J√©rusalem ¬Ľ, in Les premiers temps de l‚Äô√Čglise, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, p. 386-387
  15. ‚ÜĎ √Ä quatre reprises dans l'√©vangile selon Marc et deux, selon Luc, par ex. Mc 1. 24.
  16. ‚ÜĎ őēn grec őĚőĪő∂őĪŌĀő¨, őĚőĪő∂őĪŌĀő≠őł ou őĚőĪő∂őĪŌĀő≠ŌĄ.
  17. ‚ÜĎ John P. Meier, Un certain juif J√©sus. Les donn√©es de l'histoire. I. Les sources, les origines, les dates, √Čd. du Cerf, 2004, recension en ligne
  18. ‚ÜĎ Selon B. G√§rtner, cette d√©nomination ne serait pas √† rapprocher des mots √©voqu√©s pr√©c√©demment mais de nes√Ľr√ģm, ¬ę sauv√©s ¬Ľ ou ¬ę rescap√©s ¬Ľ d'Isra√ęl, qui se trouve dans le Livre d'Isa√Įe (Is 49. 6) ; ¬ę sauv√©s ¬Ľ se retrouve en Ac 2. 47. Une d√©rivation de ◊†◊¶◊®, neser, ¬ę descendant, rejeton ¬Ľ est moins convaincante
  19. ‚ÜĎ Simon Mimouni, ¬ę Les naz√īr√©ens descendant de l'√Čglise de J√©rusalem ¬Ľ, op. cit., p. 387.
  20. ‚ÜĎ On ne peut dire que Rabbouni soit un exact √©quivalent de Rabbi. Au radical du ma√ģtre , Rabb, s'ajoute -ou (notre) et -ni (le nun - le "n" - est euphonique et le yod - le "i" - signifie ¬ę √† moi ¬Ľ). Ce mot translitt√©r√©, et non traduit, dans l'appellation affective utilis√©e par Marie de Magdala en Jn 20. 15-16 pourrait se traduire par ¬ę notre ma√ģtre √† moi ¬Ľ, cf. J. Weingreen, Grammaire √©l√©mentaire de l'h√©breu biblique, √©d. Beauchesne, coll. ¬ę Langues anciennes ¬Ľ, 1988
  21. ‚ÜĎ √Čtienne Nodet, o.p., La Crise maccab√©enne, Historiographie juive et traditions bibliques, √©d. Cerf, 2005
  22. ‚ÜĎ Jn 19. 19, cf. Claude Tassin, /Jean-Baptiste et les baptistes, in/ Aux origines du christianisme/, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible/, 2000, p.178
  23. ‚ÜĎ D'aucuns, parmi les linguistes, rapprochent cette expression de Ben Ha Ish, mot √† mot fils de l'Homme qui, dans la mani√®re s√©mitique et jusqu'√† l'h√©breu contemporain, d√©signe le fils de p√®re inconnu. Les noms B√©na√Įch attest√©s dans le monde s√©pharade affichent et revendiquent que leur famille remonte √† un enfant issu d'une famille monoparentale. Il est remarquable que dans l'√©vangile selon Jean, des pharisiens reprochent √† J√©sus qu'on ne sache pas qui est son p√®re. Ce pourrait √™tre une expression de moquerie reprise par le destinataire pour √™tre revendiqu√©e comme titre
  24. ‚ÜĎ Les paroles que les r√©dacteurs des √©vangiles placent dans la bouche de J√©sus ne repr√©sentent pas les paroles m√™mes de J√©sus (les ipsima verba) mais seulement la mani√®re dont au temps de la r√©daction les disciples ressentaient J√©sus ; cf Rudolf Bultmann, J√©sus. Mythologie et d√©mythologisation, √©d. Seuil, 1968 et H. Conzelmann et A. Lindemann, Guide pour l'√©tude du Nouveau Testament, √©d. Labor et Fides/le Monde de la Bible n¬į 39, 1999
  25. ‚ÜĎ Ps 8. 5; Ez 2. 1
  26. ‚ÜĎ Dn 7. 13
  27. ‚ÜĎ ainsi qu'on le sugg√®re dans Mt 16. 28
  28. ‚ÜĎ Lc 9:20-21, Mt 16:16-20
  29. ‚ÜĎ Michel Quesnel, ¬ę Les sources litt√©raires de la vie de J√©sus ¬Ľ, (Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 191) propose 65-95. Il se distingue (marque sa sp√©cificit√© catholique et fran√ßaise) de la majorit√© des historiens qui pensent √† une r√©daction entre 70 et 110 (cf. Marguerat et alii, Introduction au Nouveau Testament, Labor et Fides et Raymond E. Brown p.s.s., Que sait-on du Nouveau Testament ?, Bayard qui donne la fourchette 68-110. L'ex√©g√®se catholique tient beaucoup √† ce que la r√©daction des √©vangiles ait commenc√© avant la destruction de J√©rusalem. Pourtant, le manuel de critique textuelle de L√©on Vaganay (auteur catholique) et Christian B. Amphoux (auteur protestant), Introduction √† la critique textuelle, CERF, expose combien ce vieux d√©bat sur une datation tr√®s t√īt de la r√©daction des √©vangiles n'a plus de sens dans la mesure o√Ļ les textes portent la marque de r√©visions intervenant entre 135 et 150, ce dont Brown convient, pr√©cisant que ces corrections sont d'ordre doctrinal.
  30. ‚ÜĎ Pierre Geoltrain, Les origines du Christianisme : comment en √©crire l'histoire, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. XVII
  31. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √Čvangiles, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 199
  32. ‚ÜĎ Paul Mattei, Le christianisme antique de J√©sus √† Constantin, √©d. Armand Colin, 2008, p.50
  33. ‚ÜĎ La L√©gende dor√©e de Jacques de Voragine o.p.
  34. ‚ÜĎ Anne et Joachim, qui refl√®te peut-√™tre une tradition plus antique, non attest√©e ailleurs, tandis que leur attache au milieu sacerdotal est attest√©e dans les textes canoniques : le Magnificat est proclam√© devant √Člisabeth, la cousine de Marie, qui est la femme du pr√™tre Zaccharie. Savoir de quelle branche aristocratique provient Marie est une question scolastique qui eut son succ√®s au XIe si√®cle
  35. ‚ÜĎ L'existence d'un tel village √† cette √©poque n'est pas confirm√©e par l'arch√©ologie : les premiers vestiges arch√©ologiques de Nazareth datent du IIe si√®cle de notre √®re ; cf. G. Mordillat et J. Prieur, J√©sus contre J√©sus, √©d. Seuil, 2000, p. 28
  36. ‚ÜĎ Michel Quesnel, ¬ę J√©sus et le t√©moignage des √©vangiles ¬Ľ, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 201-202
  37. ‚ÜĎ D'apr√®s les √©vangiles selon Luc Lc 2. 4 et Matthieu Mt 2. i.
  38. ‚ÜĎ Quelques historiens et ex√©g√®tes placent la naissance et mort de J√©sus entre les ann√©es mentionn√©es parmi lesquels les chercheurs anglo-saxons : D. A. Carson, Douglas J. Moo et Leon Morris. An Introduction to the New Testament. Grand Rapids, MI: Zondervan Publishing House, 1992, 54, 56 ; Michael Grant, Jesus: An Historian's Review of the Gospels, Scribner's, 1977, p. 71 ; John P. Meier, A Marginal Jew, Doubleday, 1991‚Äď, vol. 1:214 ; E. P. Sanders, The Historical Figure of Jesus, Penguin Books, 1993, p. 10‚Äď11, et Ben Witherington III, "Primary Sources", Christian History 17 (1998) No. 3:12‚Äď20.
  39. ‚ÜĎ M√™me si le recensement de la Jud√©e, √©galement √©voqu√© dans l'√©vangile selon Luc, eut lieu apr√®s la d√©position d'H√©rode Arch√©laos en 6 de notre √®re, quand Publius Sulpicius Quirinius √©tait gouverneur de Syrie, cf. Ernest Renan, Vie de J√©sus, Paris, Michel L√©vy, 1864, tome 1, p. 232-235.
  40. ‚ÜĎ Pierre Geoltrain, Les origines du Christianisme : comment en √©crire l'histoire, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. XVII
  41. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √©vangiles, op. cit., p. 201
  42. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √©vangiles, op. cit., p. 201
  43. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, Le christianisme antique de J√©sus √† Constantin, √©d. Armand Collin, coll. U, 2008, p. 61
  44. ‚ÜĎ premi√®re mention connue dans le Chronographe de 354, partie XII : VIII kal. Ian. natus Christus in Betleem Iudeae (¬ę Huit jour avant les calendes de janvier, naissance du Christ √† Bethl√©em en jud√©e ¬Ľ)
  45. ‚ÜĎ R. J. Zwi Werblowsky, Hanouca et No√ęl ou Juda√Įsme et Christianisme. Note ph√©nom√©nologique sur les rapports du mythe et de l'histoire, in Revue de l'histoire des religions, 1954, vol. 145, n¬į 1, pp. 30-68, article en ligne
  46. ‚ÜĎ Desroche Henri. Halsberghe (Gaston H.), The Cult of Sol Invictus, in Archives des sciences sociales des religions, 1973, vol. 36, n¬į 1, p. 176, r√©sum√© en ligne
  47. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, Le christianisme antique de J√©sus √† Constantin, √©d. Armand Collin, coll. U, 2008, p. 63, note 35
  48. ‚ÜĎ L'√©vangile selon Luc lui trace une ascendance paternelle et le donne pour fils de Joseph fils d'un H√©li fils de Matthan tandis que l'√©vangile selon Matthieu parle de Joseph fils de Jacob fils de Matthan.
  49. ‚ÜĎ Mt 1. 18-25, Lc 1. 26-38
  50. ‚ÜĎ Dans un mod√®le antique √©loign√© de la conception moderne de la famille nucl√©aire et s'apparentant davantage √† une structure communautaire clanique; cf. Daniel Marguerat, J√©sus, ses fr√®res, ses sŇďurs, in Le Monde de la Bible, Hors-s√©rie printemps 2009, p. 53
  51. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √©vangiles, op. cit., p. 202
  52. ‚ÜĎ √Čtienne Nodet o.p., Qui sont les premiers chr√©tiens √† J√©rusalem, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 242
  53. ‚ÜĎ Mc 6. 3; Fran√ßois Rossier, Les ¬ę fr√®res et sŇďurs ¬Ľ de J√©sus : quoi de neuf ?, in Marian Library/International Marian Research Institute, juin 2007 ; article en ligne
  54. ‚ÜĎ Mt 12. 46-50 et parall√®les, cit√© par Andr√© Beno√ģt.
  55. ‚ÜĎ Andr√© Beno√ģt, Les personnages de l'√Čvangile nomm√©s Jacques, in Aux origines du Christianisme, √©d. Gallimard/Le monde de la Bible, 2000, p. 249
  56. ‚ÜĎ Dans l'ensemble, l'argumentation sur les fr√®res et les sŇďurs de J√©sus, telle qu'elle est d√©velopp√©e dans la philologie actuelle repose sur une critique m√©thodologique. L'argument traditionnel se r√©f√®re aux langues s√©mitiques qui n'auraient pas de mot pour exprimer cousin. Si les langues s√©mitiques n'ont pas de mot pour d√©signer le cousin, le syst√®me familial o√Ļ elles s'expriment est plus complexe que le syst√®me familial occidental. Pour d√©signer ce type de degr√© de parent√© comme tel, c'est-√†-dire l'identit√© par le rapport entre les filiations, elles pr√©cisent ¬ę fils du fr√®re de mon oncle paternel ¬Ľ ou ¬ę fils du fr√®re de mon oncle maternel ¬Ľ. Outre le fait qu'un tel cousin est alors plus pr√©cis√©ment situ√© que par le seul terme cousin, qui, dans les grandes familles attire la question de quel c√īt√© ? , le cousin de la branche maternelle ne b√©n√©ficie pas des m√™mes pr√©rogatives que le cousin de la branche agnatique. Dans un autre contexte qu'identitaire, rien n'emp√™chera de le nommer fr√®re. Cf. Germaine Tillion, Le harem et les cousins, √©d. Seuil, 1966. Enfin, on remarque, en particulier chez le philosophe juif Philon d'Alexandrie, un contemporain de J√©sus, une tendance √† effacer le r√īle du p√®re dans les naissances de grands personnages bibliques dans ses commentaires bibliques, Cf. Andr√© Malet in Les √©vangiles de No√ęl, mythe ou r√©alit√© ?, √©d. L'√Ęge d'Homme. ¬ę Le probl√®me est et demeure difficile √† r√©soudre. D√©pouill√©s de leur vis√©e trop directement doctrinale, les arguments catholiques sont n√©anmoins √† prendre au s√©rieux ¬Ľ (Encyclop√¶dia Universalis, J√©sus (fr√®res de)).
  57. ‚ÜĎ Pierre-Antoine Bernheim, membre de la Fondation No√©sis et du Cercle Voltaire de l‚Äô√Čcole biblique hors les murs, Jacques, fr√®re de J√©sus, No√™sis, 1996 ; Fran√ßois Refoul√© o.p., Les fr√®res et sŇďurs de J√©sus. Fr√®res ou cousins ?, √©d. Descl√©e de Brouwer, 1995. La Vie, 3/11/1994, p. 63 ; Fran√ßois Blancheti√®re, Enqu√™te sur les racines juives du mouvement chr√©tien (30-135), √©d. Cerf, 2001, pp. 188-204 ; Jacques, fr√®re de J√©sus dans la s√©rie documentaire Les origines du christianisme de Mordillat et Prieur
  58. ‚ÜĎ Cf Fran√ßois Rossier, op. cit. ; voir √©galement l'auteur Claude Roure, article La famille de J√©sus, entre ex√©g√®se et dogmatique, in J√©sus au regard de l'Histoire, dossier de la revue Arch√©ologie, n¬į 249, 1999
  59. ‚ÜĎ virginit√© perp√©tuelle qui est une doctrine catholique et orthodoxe, qu'il ne faut pas confondre avec la doctrine chr√©tienne de la Conception virginale de J√©sus, ni avec le dogme catholique de l'Immacul√©e conception de Marie
  60. ‚ÜĎ Daniel Marguerat, Ces fr√®res cach√©s de J√©sus, in J√©sus, Le Point Hors-s√©rie n¬į1, d√©cembre 2008
  61. ‚ÜĎ John P. Meier, Un certain juif : J√©sus., √©d. Cerf, 2004, vol. I, p. 196 (√©d. orig. 1991)
  62. ‚ÜĎ Daniel Marguerat, J√©sus, ses fr√®res, ses soeurs, in Le Monde de la Bible, Hors-s√©rie printemps 2009, p. 53
  63. ‚ÜĎ Daniel Marguerat, Ces fr√®res cach√©s de J√©sus, op. cit.
  64. ‚ÜĎ Daniel Marguerat, Ces fr√®res cach√©s de J√©sus, op. cit.
  65. ‚ÜĎ en parlant des petits Fils de Jude qui lui-m√™me √©tait appel√© son fr√®re selon la chair. in Histoire eccl√©siastique, Livre III, XX, 1, cit√© par D. Marguerat
  66. ‚ÜĎ Lc 2. 21-24
  67. ‚ÜĎ La lecture traditionnelle catholique veut que l'offrande pr√©sent√©e √† cette occasion soit celle du rachat du premier-n√©. Cependant, l'offrande de deux tourterelles cit√©e dans l'√©pisode de la pr√©sentation au temple n'est que celle de la purification de l'accouch√©e (Lv 12. 1-8), non celle du premier-n√© (qui est d'un agneau, cf. Ex 13. 1-13). On peut en conclure qu'il n'est pas lui-m√™me rachet√© (Pidyon haben), mais reste consacr√© au Seigneur (Ex 22. 28), peut-√™tre suivant les r√®gles du Nazirat (Nb 6. 1-21) comme son cousin Jean le Baptiste
  68. ‚ÜĎ Cf. par exemple Pseudo-Matthieu
  69. ‚ÜĎ G. Mordillat et J. Prieur, J√©sus aussi est all√© au d√©sert in J√©sus illustre et inconnu, √©d. Descl√©e de Brouwer, 2001, [r√©f. souhait√©e]
  70. ‚ÜĎ ¬ę L'influence directe de l'ess√©nisme sur Jean-Baptiste, J√©sus ou Paul de Tarse sont moins que probables et ind√©montrables ¬Ľ Pierre Geoltrain, Les origines du christianisme : Comment √©crire l'histoire, op. cit.
  71. ‚ÜĎ M√™me si la r√©gion faisait partie de l'administration romaine, le latin y √©tait pratiquement inconnu comme langue administrative.
  72. ‚ÜĎ Pierre Grelot, Quelles langues parlait-on au temps de J√©sus, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 55-59
  73. ‚ÜĎ Pierre Deberg√©, la Galil√©e, une terre pa√Įenne ?, in Les premiers temps de l'√Čglise, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, p. 289-290
  74. ‚ÜĎ Pierre Deberg√©, la Galil√©e, une terre pa√Įenne ?, op. cit., p. 292
  75. ‚ÜĎ Pierre Grelot, Quelles langues parlait-on au temps de J√©sus, op. cit., p. 55
  76. ‚ÜĎ Pierre Grelot, Quelles langues parlait-on au temps de J√©sus, op. cit., p.55
  77. ‚ÜĎ Pierre Grelot, Quelles langues parlait-on au temps de J√©sus, op. cit., p.56
  78. ‚ÜĎ Voir Jn 12. 20-22, cit√© par Pierre Deberg√©, la Galil√©e, une terre pa√Įenne ?, op. cit., p. 293. Philippe √©tant un surnom grec, ce passage sugg√®re qu'il √©tait hell√©nisant.
  79. ‚ÜĎ Lc 3:23
  80. ‚ÜĎ Un calcul bas√© sur ce ¬ę moins de cinquante ans ¬Ľ et d'autres allusions pr√©sentes dans le m√™me √©vangile aboutit √† 49 ans. Ce peut √™tre tout aussi symbolique. Cet √Ęge correspond au jubil√© des jubil√©s, c'est-√†-dire la p√©riode o√Ļ les terres ali√©n√©es changent de mains, o√Ļ les esclaves sont lib√©r√©s. Les ex√©g√®tes qui voient en J√©sus un r√©volutionnaire social prennent ce calcul d'√Ęge en compte. Cf. John B. Cobb,Thomas pris de doute, Van Dieren ed., 1998 qui fait un tableau des nouvelles r√©ceptions de J√©sus, y compris les r√©ceptions ethno-th√©ologiques.
  81. ‚ÜĎ Jn 8:57
  82. ‚ÜĎ Mt 4:13
  83. ‚ÜĎ Jn 3:22, Jn 4:1-3
  84. ‚ÜĎ Mt 26:73
  85. ‚ÜĎ Jn 7:1
  86. ‚ÜĎ Les deux termes ne sont pas diff√©renci√©s. Voir en latin Charlton T. Lewis, Charles Short, A Latin Dictionary ; et Edward Robinson pour le grec.
  87. ‚ÜĎ Au Ier si√®cle, le terme d√©signait l'ensemble d'Isra√ęl mais les √Čvangiles, en langue grecque, usent du m√™me terme - iouda√Įos - pour d√©signer sp√©cifiquement les juifs originaires de Jud√©e, particuli√®rement de J√©rusalem, les jud√©ens dans les rangs desquels J√©sus comptait de nombreux opposants. Ce probl√®me d'approximation dans la traduction pose question jusqu'√† demander s'il n'est pas √† l'origine du jugement globalement hostile du christianisme pendant de nombreux si√®cles √† l'√©gard des Juifs en g√©n√©ral. Cf. J. Ratzinger, pr√©face de Le peuple juif et ses saintes √©critures dans la Bible chr√©tienne, √©d. Cerf, 2001, cit√© par G√©rard Isra√ęl, J√©sus au regard de son peuple, in Le Point, Hors-s√©rie n¬į1, d√©cembre 2009, p. 61
  88. ‚ÜĎ Le bapt√™me par Jean, dans le monde complexe des baptistes du Ier si√®cle, est peut-√™tre original son lien avec les sab√©ens - ou mand√©ens - est interrog√© par les historiens, cf. Claude Tassin, Jean-Baptiste et les baptistes, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 177-178
  89. ‚ÜĎ Jean est le fils d'une famille sacerdotale de J√©rusalem, o√Ļ son p√®re Zacharie est grand-pr√™tre, avec laquelle il semble avoir rompu sans qu'on sache si c'est un ex-pharisien ou un ex-ess√©nien. Cf √Čmile Puech, Jean-Baptiste √©tait-il ess√©nien ?, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 172 et Claude Tassin, Jean-Baptiste et les baptistes,pp. 177, 178. Les √©vangiles montrent une opposition aux pharisiens : Mt 3. 7-10 et Lc 3. 7-9.
  90. ‚ÜĎ Sa tenue √©voque les proph√®tes et √©voque les v√™tements d'√Člie et il ne fait pas de doute que J√©sus l'identifie au proph√®te qui devait tout remettre en ordre et pr√©parer l'av√®nement de Dieu, cf. Simon Legasse, Jean-Baptiste et J√©sus dans les √©vangiles, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 184, 189
  91. ‚ÜĎ √Čmile Puech, Jean-Baptiste √©tait-il ess√©nien ?, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 171-174
  92. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, Le christianisme antique de j√©sus √† Constantin, √©d. Armand Colin, coll. U, 2008, p. 73
  93. ‚ÜĎ voir Claude Tassin qui cite Mt 11. 2-20, Jean-Baptiste et les baptistes, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/LeMonde de la Bible, 2000, p. 181
  94. ‚ÜĎ Claude Tassin, Jean-Baptiste et les baptistes, op. cit., p. 177-182
  95. ‚ÜĎ voir Gal 3. 27-29, cf Claude Tassin, Jean-Baptiste et les baptistes, op. cit., p. 179
  96. ‚ÜĎ Les √©vangiles s'accordent sur le nombre (Mt 10. 1-4, Mc 3. 13-19 Lc 6. 12-16 et Jn 6. 67-71) mais ne rapportent pas les m√™mes listes de noms, qui diff√®rent sur des d√©tails.
  97. ‚ÜĎ Simon Legasse, Jean-Baptiste et J√©sus dans les √©vangiles, op. cit., p. 183
  98. ‚ÜĎ On trouve le mot ap√ītre dans selon Luc (Lc 6. 13) mais le seul passage des √©vangiles o√Ļ on parle explicitement des ¬ę Douze ap√ītres ¬Ľ est dans selon Matthieu Mt 10. 2
  99. ‚ÜĎ Marie-Fran√ßoise Baslez, Les premiers temps de l'√Čglise, identit√©s chr√©tiennes, in Les premiers temps de l'√Čglise, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, p. 21
  100. ‚ÜĎ Jacques et Jean, fils de Z√©d√©d√©e, Matthieu, Judas, ... sont des patronymes s√©mitiques classiques
  101. ‚ÜĎ Barth√©lemy (Bar Tholomaios) est un patronyme aram√©en (du moins dans son pr√©fixe de filiation Bar), cit√© par Pierre Deberg√©
  102. ‚ÜĎ Andr√©, Philippe, Didyme attestent de l'ouverture de la Galil√©e sur l'hell√©nisme, cit√©s par Marie-Fran√ßoise Baslez
  103. ‚ÜĎ Pierre Deberg√©, La Galil√©e, une terre grecque pa√Įenne ? , in Les premiers temps de l'√Čglise, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, p. 292
  104. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ G√©rard Isra√ęl, J√©sus au regard de son peuple, in Le Point, Hors-s√©rie n¬į 1, d√©cembre 2009, p. 60-61
  105. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ et c‚ÄČ Daniel Marguerat, J√©sus gu√©risseur et faiseur de miracles, in Le Point, Hors-s√©rie n¬į 1, d√©cembre 2008, pp. 34-35
  106. ‚ÜĎ (Mc 8. 22-26) puis (Mc 10. 46-53)
  107. ‚ÜĎ (Mc 9. 14-29)
  108. ‚ÜĎ Cf. Apollonios de Tyane in Philostrate, Vie d'Apollios de Tyane, ch IV, 45, cit√© par D. Marguerat, J√©sus gu√©risseur..., op. cit.
  109. ‚ÜĎ Comme les rabbis du Ier si√®cle Honi haMe'aguel ou Hanina ben Dossa; cf Talmud de Babylone, trait√© Berakhot, 34b. cit√© par D. Marguerat, J√©sus gu√©risseur..., op. cit.
  110. ‚ÜĎ Cf. Mc 7. 33 cit√© par D. Marguerat, J√©sus gu√©risseur..., op. cit.
  111. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √Čvangiles, op. cit., p. 204-205
  112. ‚ÜĎ Mc 16. 17-18, cit√© par G√©rard Isra√ęl, J√©sus au regard de son peuple, op. cit.
  113. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √Čvangiles, op. cit., p. 204
  114. ‚ÜĎ Hans Conzelmann et Andreas Lindemann, Guide pour l'√©tude du Nouveau Testament, Le Monde de la Bible n¬į 39, √Čditions Labor et Fid√®s
  115. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √Čvangiles, op. cit., p. 203
  116. ‚ÜĎ Mt 5. 43-48, cit√© par Daniel Marguerat
  117. ‚ÜĎ Lc 3. 7-14, cit√© par Daniel Marguerat
  118. ‚ÜĎ Daniel Marguerat, Le projet de J√©sus, une √©nigme non r√©solue ?, in Dossiers d'Arch√©ologie, n¬į 249, d√©cembre 1999, p. 60
  119. ‚ÜĎ R√©gis Burnet, Qui est J√©sus ?, in Religions et Histoire, n¬į13,05/03/2007, p. 82-89
  120. ‚ÜĎ L'originalit√© de la doctrine est une question discut√©e. Pour une vulgarisation, voir Mireille Hadas-Lebel Hillel, un sage au temps de J√©sus, √©d. Albin Michel, 1999 ; et pour un approfondissement, voir Pierre Lenhardt et Matthieu Collin, La Torah orale des Pharisiens. Textes de la Tradition d'Isra√ęl, suppl√©ment au Cahiers √Čvangiles n¬į73, 116 pages, 1990, et Dominique de la Maisonneuve, Paraboles rabbiniques, suppl√©ment au Cahiers √Čvangiles, n¬į50, 64 pages, 1984.
  121. ‚ÜĎ les r√©dacteurs des √©vangiles lui donnent une connaissance des textes religieux dans les nombreuses pol√©miques qui √©maillent les √©vangiles, notamment avec les pharisiens, et dont il se sort avec virtuosit√©, toute ... pharisienne, comme le montre la discussion sur le respect du shabbat quand une vache tombe dans le puits. La structure rh√©torique est celle mise au point par les pharisiens au point que certains auteurs r√©cents (eg Hyam Maccoby Jesus the pharisee (2003) et James DG Dunn Jesus, Paul and the Law: Studies in Mark and Galatians, John Knox Press 1990) en font un pharisien. Les r√©cits concluent que ses adversaires n'osent plus l'affronter (Cf Mt 22. 46, Mc 12. 34, Lc 20. 40)
  122. ‚ÜĎ Schalom Ben Chorim, Mon fr√®re J√©sus. Seuil, 1983
  123. ‚ÜĎ Cette autorit√©, notamment au sujet de la Torah, semble s'inscrire dans une tradition proph√©tique plut√īt que celle des interpr√®tes de la loi, cf. Pierre Geoltrain, Les origines du Christianisme : comment en √©crire l'histoire, op. cit. p. XXIV
  124. ‚ÜĎ √Čtienne Nodet o.p. signale que la structure du groupe J√©sus + disciples correspond √† la structure Ma√ģtre + disciples que pratiquaient seuls les ma√ģtres pharisiens. Dans √Čtienne Nodet o.p. et Marie Fran√ßoise Baslez La crise maccab√©enne : Historiographie juive et traditions bibliques, CERF, recension et interview de Nodet dans ¬ę Le Monde de la Bible, n¬į 168 ¬Ľ
  125. ‚ÜĎ M√™me s'il peut l'interpr√©ter diff√©remment : voir l'√©pisode repris dans Jn 7. 21-24)
  126. ‚ÜĎ Le sabbat a √©t√© fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat (Mc 2. 23-28)
  127. ‚ÜĎ G√©rard Rochais, J√©sus et les courants religieux de son √©poque, in ¬ę J√©sus au regard de l'Histoire ¬Ľ, op. cit., p. 33-34.
  128. ‚ÜĎ √Čtienne Nodet o.p., Le fils de Dieu, Proc√®s de J√©sus et √Čvangiles, √©d. Cerf, 2003
  129. ‚ÜĎ Mc 14:13-15
  130. ‚ÜĎ Les ap√ītres sont nomm√©s dans Mt 10:2-5, Mc 3. 13-19, Lc 6:12-16. Iscariote vient du latin sica qui donne sicaire. La pr√©sence d'un Z√©lote et d'un sicaire parmi les proches de J√©sus a nourri un d√©bat chez les ex√©g√®tes sur la proximit√© de ce courant r√©volutionnaire avec les id√©es de J√©sus mais cette approche est d√©sormais frapp√©e d'obsolescence ; voir ¬ę J√©sus et les Z√©lotes ¬Ľ S.G.F. Brandon, 1967 et John Paul Meier, Un certain juif : J√©sus. Les donn√©es de l'histoire, vol. III recension en ligne
  131. ‚ÜĎ L'√©pisode du lavement des pieds (Jn 13:3-17) montre J√©sus accomplissant un acte de servitude absolue, qu'il n'est possible d'exiger que d'un esclave non juif (Mekhilta, cit√©e dans Le Talmud de R.A.Cohen). Cette id√©e est exprim√©e sans son geste radical dans les synoptiques (Mt 20:24-28, Mc 10:41-45, Lc 22:24-27).
  132. ‚ÜĎ L'√©vangile selon Matthieu le fait s'adresser aux seules brebis perdues d'Isra√ęl Mt 15. 24 ou Mt 10. 5
  133. ‚ÜĎ Jean-Pierre L√©monon, J√©sus face au pouvoir politique, in Aux origines du christianisme, Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 209-211
  134. ‚ÜĎ Jn 7:1
  135. ‚ÜĎ L'id√©e r√©pandue que les sadduc√©ens constituent un parti sacerdotal est remis en question par √Čtienne Nodet, Le fils de Dieu,..., p. 335.
  136. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √©vangiles, op. cit., p. 207
  137. ‚ÜĎ Mc 11. 15-19
  138. ‚ÜĎ Cet √©pisode fait partie des rares sc√®nes cit√©es par les quatre √©vangiles : Mt 21:12-13, Mc 11:15-17, Lc 19:45-46, Jn 2:14-17.
  139. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √©vangiles, op. cit., p. 207.
  140. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, Le christianisme antique de J√©sus √† Constantin, √©d. Armand Colin, 2008, p. 69
  141. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, op. cit., p. 69
  142. ‚ÜĎ m√™me si ce rituel se retrouve dans la litt√©rature ess√©nienne; cf Christian Grappe, Le Royaume de Dieu: avant, avec et apr√®s J√©sus, √©d. Labor et Fides, 2001, p. 131, en ligne
  143. ‚ÜĎ √Ä c√īt√© du discours majoritaire cherchant √† diaboliser Judas, toute une s√©rie d‚Äôhistoriens, de th√©ologiens ou d‚Äô√©crivains - d‚ÄôOrig√®ne √† Karl Barth - ont cherch√© ses motivations et l‚Äôont plus ou moins d√©douan√©, cf R√©gis Burnet, Faut-il faire entrer l‚Äô√Čvangile selon Judas dans le Nouveau Testament ?, in revue Histoire du Christianisme Magazine, juillet-ao√Ľt 2006
  144. ‚ÜĎ R√©gis Burnet, Qui est J√©sus ?, op. cit.
  145. ‚ÜĎ Richard A. Horsley, J√©sus contre le nouvel ordre romain, in Les premiers temps de l'√Čglise, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, p. 312
  146. ‚ÜĎ Salomon Malka, J√©sus rendu aux siens. Enqu√™te en Isra√ęl sur une √©nigme de vingt si√®cles, Paris, √©d. Albin Michel (Paroles vives), 1999.
  147. ‚ÜĎ D'apr√®s le seul √©vangile selon Jean, Jn 18. 13. An√Ęn (qui fera par la suite lapider Jacques) fut un des rares grands-pr√™tres sadduc√©ens ; cf. √Čtienne Nodet, Le fils de Dieu,..., p. 335
  148. ‚ÜĎ Le terme sanh√©drin est d'origine grecque, et d√©signe une institution non s√©mitique, impos√©e par les Romains, et regroupant les diff√©rents courants juifs. De plus, un sanh√©drin n'existe √† J√©rusalem qu'entre 44 et 70 cf √Čtienne Nodet, Le fils de Dieu,..., p. 68
  149. ‚ÜĎ les gouverneurs de la Jud√©e portaient le titre de praefectus depuis le r√®gne de l'empereur Claude
  150. ‚ÜĎ d'apr√®s le seul √©vangile selon Luc, Lc 23. 6-12
  151. ‚ÜĎ Jean-Pierre L√©monon, J√©sus face au pouvoir politique, op. cit, pp 214-215
  152. ‚ÜĎ L'ensemble de la Passion s'appuie sur la symbolique biblique du sacrifice expiatoire (Lv 16:1-60), et les allusions au d√©tail de la Loi y sont nombreuses. √Čtienne Nodet, dans Le fils de Dieu,... op. cit., n'identifie pas moins de 24 citations de l'Ancien Testament dans le r√©cit de la Passion selon Jean.
  153. ‚ÜĎ Jean-Pierre L√©monon, Ponce Pilate, √©d. de l'Atelier, 2007, recension en ligne
  154. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, Le christianisme antique de J√©sus √† Constantin, √©d. Armand Colin, 2008, p. 71
  155. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, op. cit., p. 71
  156. ‚ÜĎ Claude Tassin, Jean-Baptiste et les baptistes, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 178
  157. ‚ÜĎ Jn 19. 19 cit√© par Claude Tassin ; dans les bibles en grec ¬ę Šľįő∑ŌÉőŅŠŅ¶Ōā ŠĹĀ őĹőĪő∂ŌČŌĀőĪŠŅĖőŅŌā ŠĹĀ ő≤őĪŌÉőĻőĽőĶŠĹļŌā ŌĄŠŅ∂őĹ ŠľįőŅŌÖőīőĪőĮŌČőĹ ¬Ľ et, dans la Vulgate en latin, ¬ę Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum ¬Ľ.
  158. ‚ÜĎ Michel Quesnel, J√©sus et le t√©moignage des √©vangiles, op. cit., p. 208
  159. ‚ÜĎ Mc 16, Mt 28,Mc 24 et Jn 20-21.
  160. ‚ÜĎ Daniel Marguerat, ¬ę Ce qu'ils n'ont pas dit de P√Ęques ¬Ľ in Les premiers temps de l'√Čglise, √©d. Gallimard/le Monde de la Bible, 2004, pp. 92-93
  161. ‚ÜĎ Le th√®me de Dieu r√©voquant la mort elle-m√™me appara√ģt d√®s la Bible juda√Įque, voir la sc√®ne de la Vision d'√Čz√©chiel, Ez 37,1-28. ¬ę C'est Yahv√© qui fait mourir et vivre, qui fait descendre au sh√©ol et en remonter ¬Ľ (1S 2:6).
  162. ‚ÜĎ Daniel Marguerat, ¬ę Ce qu'ils n'ont pas dit de P√Ęques ¬Ľ, op. cit., pp. 99 et 100
  163. ‚ÜĎ Fran√ßois Blancheti√®re, Le moment de la s√©paration, in Les premiers temps de l'√Čglise, Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, pp 392-400
  164. ‚ÜĎ G√©rard Rochais, J√©sus et les courants religieux de son √©poque, in ¬ę J√©sus au regard de l'Histoire ¬Ľ, op. cit, p. 33
  165. ‚ÜĎ Fran√ßois Blancheti√®re, Le moment de la s√©paration, p. 399
  166. ‚ÜĎ De Jean Guitton, Le Christ de ma vie, √† Henri-Ir√©n√©e Marrou
  167. ‚ÜĎ Daniel Boyarin, Paula Fredericksen et le colloque Oxford-Princeton, r√©unis dans le volume The Ways That Never Parted: Jews and Christians in Late Antiquity and the Early Middle Ages sous la direction de Martin Goodman, Simon Price, Peter Schafer, Adam H. Becker, Annette Yoshiko Reed publi√© chez Fortress Press, 2007, ISBN 0-8006-6209-1, recension sur le NT Gatewaypar le Dr. Mark Goodacre
  168. ‚ÜĎ Pierre Geoltrain Les origines du christianisme : Comment √©crire l'histoire, op. cit. p. I
  169. ‚ÜĎ et son trait√© sur Les desseins de J√©sus' et de ses disciples, publi√© par Lessing en 1778
  170. ‚ÜĎ Jacques Schlosser, √Ä la recherche du J√©sus historique : un innovateur ou un r√©novateur ?, in Les premiers temps de l'√Čglise, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, p. 125
  171. ‚ÜĎ Pierre Geoltrain, Encyclop√¶dia Universalis, art. J√©sus, 2002.
  172. ‚ÜĎ Pierre Geoltrain Les origines du christianisme : Comment √©crire l'histoire, op. cit., p.IV
  173. ‚ÜĎ Michel Quesnel, Les sources litt√©raires de la vie de J√©sus, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 191 ; Daniel Marguerat (dir.), Introduction au Nouveau Testament, √©d. Labor et Fid√®s, 2004 (3√®me √©d.)
  174. ‚ÜĎ Jacques Schlosser, √Ä la recherche du J√©sus historique : un innovateur ou un r√©novateur ?, op. cit., p. 133
  175. ‚ÜĎ Daniel Marguerat, Le monde des Actes des Ap√ītres, in Les premiers temps de l'√Čglise, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, p. 226
  176. ‚ÜĎ Ibid.
  177. ‚ÜĎ 1 Co 15. 1-11
  178. ‚ÜĎ Michel Quesnel, Les sources litt√©raires de la vie de J√©sus, op. cit., p. 191
  179. ‚ÜĎ Les P√®res apostoliques, texte int√©gral sur le site des √Čditions du Cerf
  180. ‚ÜĎ Extraits d'apr√®s France Qu√©r√©, Les P√®res apostoliques, √©d. Points-Sagesse, √©d. du Seuil, 1980, cit√© par Fernand Lemoine sur ebior.org
  181. ‚ÜĎ Antiquit√©s juda√Įques, XX, 197-203, sur le site Remacle.org.
  182. ‚ÜĎ Antiquit√©s juda√Įques, XVIII, 63-64, sur le site Remacle.org.
  183. ‚ÜĎ Michel Quesnel, Les sources litt√©raires de la vie de J√©sus, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, pp. 195‚Äď196.
  184. ‚ÜĎ Voir √† ce sujet Prosper Alfaric dans l'article Th√®se mythiste
  185. ‚ÜĎ Voir : Vie de J√©sus : Les sources juives sur Ebior pr√©sent√©es par Fernand Lemoine
  186. ‚ÜĎ [Van Voorst, Robert E. (2000). Jesus Outside the New Testament: A Introduction to the Ancient Evidence. Wm. B. Eerdmans Publishing. pp. pp 122f. ISBN 0-8028-4368-9.].
  187. ‚ÜĎ [1]
  188. ‚ÜĎ Klausner cit√© dans Fran√ßois Laplanche, (Curriculum de l'auteur) La crise des origines, la science catholique des √©vangiles au XIXet et XXe si√®cles, √©d. Albin Michel coll. ¬ę L'√©volution de l'humanit√© ¬Ľ, 2006 pr√©sentation en ligne
  189. ‚ÜĎ Talmud de Babylone, trait√© ¬ę Sanhedrin ¬Ľ 43a, cf Simon Mimouni, Le Christianisme antique. Des origines √† Constantin, √©d. Nouvelle Clio, 2006, p. 76.
  190. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, op. cit. p. 52.
  191. ‚ÜĎ Il s'agit de Rabbi Akiva ben Joseph, Rabbin palestinien, 50 √† 135 apr√®s J.-C.
  192. ‚ÜĎ Lettre 96 (97) du livre X de sa correspondance, sur le site de l'Universit√© catholique de Louvain
  193. ‚ÜĎ Michel Quesnel, Les sources litt√©raires de la vie de J√©sus, op. cit. p. 196
  194. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, Le christianisme antique de J√©sus √† Constantin, √©d. Armand Colin, 2008, p. 51, note 6.
  195. ‚ÜĎ Annales, livre XV, 44, sur le site de l'Universit√© catholique de Louvain
  196. ‚ÜĎ Tacite, op. cit.
  197. ‚ÜĎ Michel Quesnel, Les sources litt√©raires de la vie de J√©sus, op. cit. p. 196
  198. ‚ÜĎ Vie de N√©ron, XVI, 3
  199. ‚ÜĎ XXV, 11
  200. ‚ÜĎ Paul Matte√Į, op. cit., p. 51
  201. ‚ÜĎ Michel Quesnel, Les sources litt√©raires de la vie de J√©sus, op. cit. p. 196
  202. ‚ÜĎ Lucien de Samosate, La Mort de P√©r√©grinos, 11 et 13
  203. ‚ÜĎ Folker Siegert, Les juda√Įsmes au Ier si√®cle, op. cit. p. 25-27
  204. ‚ÜĎ Folker Siegert, Les juda√Įsmes au Ier si√®cle, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, pp. 12-28
  205. ‚ÜĎ Dan Jaff√©, (Ma√ģtre de conf√©rences en histoire des religions √† Bar-Ilan University de Tel-Aviv.) Le Juda√Įsme et l‚Äôav√®nement du christianisme, CERF, recension.
  206. ‚ÜĎ AFCEB (Association Catholique Fran√ßaise Pour l'√Čtude de la Bible), Le Jud√©o-christianisme dans tous ses √©tats Actes du colloque de J√©rusalem, 6-10 juillet 1998, CERF 2000
  207. ‚ÜĎ Manger avec des chr√©tiens d'origine pa√Įenne contrevient aux lois alimentaires et c√©r√©monielles
  208. ‚ÜĎ Abandon de la circoncision, de l'immersion et des sacrifices l√©gaux dans le culte au profit de la c√®ne
  209. ‚ÜĎ Folker Siegert, Les juda√Įsmes au Ier si√®cle, op. cit.p.26
  210. ‚ÜĎ Devarim ; Deut√©ronome 6:4
  211. ‚ÜĎ Rayner, John D. A Jewish Understanding of the World, Berghahn Books, 1998, p. 187. ISBN 1-57181-974-6
  212. ‚ÜĎ (en): Schochet, Rabbi J. Immanuel. ¬ę Le juda√Įsme n'a pas de place pour ceux qui trahissent leurs racines. ¬Ľ, Canadian Jewish News, 29 juillet 1999
  213. ‚ÜĎ (en): Jewish Views of Jesus par Susannah Heschel, dans Jesus In The World's Faiths: Leading Thinkers From Five Faiths Reflect On His Meaning par Gregory A. Barker, √©diteur. (Orbis Books, 2005) ISBN 1-57075-573-6. p.149
  214. ‚ÜĎ (√Čsa√Įe 2:4)
  215. ‚ÜĎ Le Coran utilise ‚Äú`√és√Ę‚ÄĚ (ōĻŔäō≥ŔČ) pour nommer J√©sus alors que les traductions de la Bible en arabe utilisent Yas√Ľ`a‚ÄĚ. E-M Gallez fait lui le rapprochement avec l'√©criture arabe du nom d'√Čsau, in Le messie et son proph√®te, Aux origines de l'islam , 2 vol. √©d. de Paris, sept. 2005
  216. ‚ÜĎ Marie-Th√©r√®se Urvoy, article J√©sus in M. Ali Amir-Moezzi (dir.) Dictionnaire du Coran, √©d. Robert Laffont, 2007, p. 438-441
  217. ‚ÜĎ L'Oint (ou le Voyageur) cf Messie
  218. ‚ÜĎ J√©sus fils de Maryam
  219. ‚ÜĎ Marie-Th√©r√®se Urvoy, article J√©sus in M. Ali Amir-Moezzi (dir.) Dictionnaire du Coran, √©d. Robert Laffont, 2007, p. 438-441
  220. ‚ÜĎ Pierre Lory, article Jean-Baptiste in M. Ali Amir-Moezzi (dir.) Dictionnaire du Coran, √©d. Robert Laffont, 2007, p. 435
  221. ‚ÜĎ On les retrouve dans les sourates 3, 4, 5, 19, 21, 23, 43 et 61
  222. ‚ÜĎ Pierre Lory, article Jean-Baptiste op. cit.
  223. ‚ÜĎ Le Sois !
  224. ‚ÜĎ Marie-Th√©r√®se Urvoy, article J√©sus op. cit., p. 440
  225. ‚ÜĎ Ainsi la sourate 4.171, dit : Le Messie J√©sus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya √† Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas ‚ÄúTrois‚ÄĚ. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il n'est pas engendr√© par Allah, mais plac√© dans le ventre de Marie par un ordre de Dieu. La sourate 19.35 : Il ne convient pas √† Allah de S'attribuer un fils. Gloire et Puret√© √† Lui ! Quand Il d√©cide d'une chose, Il dit seulement : ‚ÄúSois !‚ÄĚ et elle est.
  226. ‚ÜĎ Sourate 3,50, cit√© par Marie-Th√©r√®se Urvoy, op. cit., p. 439
  227. ‚ÜĎ Sourate 5,46, cit√© par Marie-Th√©r√®se Urvoy, op. cit.
  228. ‚ÜĎ Marie-Th√©r√®se Urvoy, op. cit., p. 440
  229. ‚ÜĎ Sourate 4, 65, cit√© par Marie-Th√©r√®se Urvoy, op. cit., p. 439
  230. ‚ÜĎ ¬ę son sosie a √©t√© substitu√© √† leurs yeux ¬Ľ (d'apr√®s Tabari,La Chronique, De Salomon √† la chute des Sassanides, √Čditions Actes Sud (ISBN 2-7427-3317-5) p.114) ou encore ¬ę ils ont √©t√© victimes d'une illusion ¬Ľ, cit√© par Marie-Th√©r√®se Urvoy, op. cit., p. 439
  231. ‚ÜĎ Sourate 4, 157
  232. ‚ÜĎ Marie-Th√©r√®se Urvoy, op. cit., p. 439-441
  233. ‚ÜĎ Sur le Mahd√ģ, les traditions sunnites et chiites divergent, les chiites n'attendant que le retour du Mahdi-imam cach√© tandis que pour les sunnites, il n'y a nul autre mahd√ģ si ce n'est J√©sus
  234. ‚ÜĎ Marie-Th√©r√®se Urvoy, op. cit., p. 440
  235. ‚ÜĎ la Trinit√© √©tant assimil√©e au polyth√©isme
  236. ‚ÜĎ La sourate 4,157 dit : ¬ę ... et √† cause de leur parole : Nous avons vraiment tu√© le Christ, J√©sus, fils de Marie, le Messager d'Allah... Or, ils ne l'ont ni tu√© ni crucifi√© ; mais ce n'√©tait qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discut√© sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tu√©. ¬Ľ
  237. ‚ÜĎ Marie-Th√©r√®se Urvoy, op. cit., p. 440
  238. ‚ÜĎ Where did Jesus Die? Ahmadiyya Muslim Community Official website
  239. ‚ÜĎ http://www.euro-tongil.org/swedish/hindu_messias.htm
  240. ‚ÜĎ Autobiographie, ou mes exp√©riences de la v√©rit√©, Mohandas Karamchand Gandhi
  241. ‚ÜĎ http://www.euro-tongil.org/swedish/hindu_messias.htm
  242. ‚ÜĎ Bibliographie d√©taill√©e dans J√©sus dans l'hindouisme
  243. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ, d‚ÄČ, e‚ÄČ et f‚ÄČ Fran√ßois Boespflug, Premiers visages de J√©sus, in J√©sus, Le Point Hors-s√©rie n¬į 1, d√©cembre 2008, p. 92-96
  244. ‚ÜĎ Dt 4. 16-18, Dt 27. 15, Ex 20. 4
  245. ‚ÜĎ Iesos Christos Theou Utos S√īter, J√©sus Christ Fils de Dieu Sauveur
  246. ‚ÜĎ Robert Turcan, L'art et la conversion de Rome, in Aux origines du christianisme, √©d. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, pp. 549 √† 560
  247. ‚ÜĎ porteur de b√©lier
  248. ‚ÜĎ Cit√© par Robert Turcan, L'art et la conversion de Rome, op. cit., p. 551
  249. ‚ÜĎ √Ä l'exception de certaines qui se trouvaient dans les zones g√©ographiques d√©j√† domin√©es par l'Islam
  250. ‚ÜĎ Robert Turcan, L'art et la conversion de Rome, op. cit., p. 551.
  251. ‚ÜĎ en particulier √† un code de couleur pr√©cis, bien √©tudi√© par Michel Pastoureau, Le Bleu, histoire d'une couleur CNRS √Čditions, coll. ¬ę CNRS Dictionnaires ¬Ľ, 1998
  252. ‚ÜĎ Chez les Romains, la barbe √©tait discr√©dit√©e au premier si√®cle de l'empire puis r√©apparait progressivement comme canon esth√©tique √† partir d'Hadrien, d'abord pour les hommes de plus de quarante ans, associ√©e √† la vieillesse et √† l'exp√©rience. √Ä partir de Constantin, elle souffre √† nouveau d'un certain discr√©dit ; cf. H. Leclerq, articles Barbe in Dictionnaire d'arch√©ologie chr√©tienne et de liturgie, √©d. F. Cabrol, 1910, cit√© par le site sacra-moneta.com.
  253. ‚ÜĎ Louis Br√©hier, Vie et mort de Byzance, √©d. Albin Michel, 1946, r√©√©d. 1970.
  254. ‚ÜĎ He 9. 3-4, cit√© par Beno√ģt de Sagazan, Des instruments de la passion aux reliques corporelles, in Le Monde de la Bible, n¬į190, septembre-octobre-novembre 2009, pp. 23-27
  255. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ Pierre Maraval, La Saga de la vraie Croix, in Le Monde de la Bible, n¬į190, septembre-octobre-novembre 2009, pp. 28-31
  256. ‚ÜĎ Edina Bozoki, Le temps de la dispersion, in Le Monde de la Bible, n¬į190, septembre-octobre-novembre 2009, pp. 32-35
  257. ‚ÜĎ Pierre Maraval, L'empereur Constantin √† l'origine des p√®lerinages, in Les premiers temps de l'√Čglise, √©d. Gallimard/Le monde de la Bible, 2004, p. 666
  258. ‚ÜĎ Peter Brown, La Soci√©t√© et le Sacr√© dans l'Antiquit√© tardive, Seuil ISBN 2-02-055822-X
  259. ‚ÜĎ Beno√ģt de Sagazan, Des instruments de la passion aux reliques corporelles, in Le Monde de la Bible, n¬į190, septembre-octobre-novembre 2009, pp. 23-27

Commons-logo.svg

  • Portail du christianisme Portail du christianisme

Ce document provient de ¬ę J%C3%A9sus de Nazareth ¬Ľ.

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jesus de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • j√©sus ‚ÄĒ j√©sus ‚Ķ   Dictionnaire des rimes

  • J√©sus ‚ÄĒ de Nazareth Wikip√©dia ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • J√ČSUS ‚ÄĒ Il est peu de personnages historiques dont l‚Äôinfluence sur l‚Äôhistoire de l‚Äôhumanit√© ait √©t√© aussi grande que celle de J√©sus, eu √©gard √† la dur√©e exceptionnellement courte de sa pr√©dication. Il n‚Äôa pas fond√© de religion et sa vie n‚Äôest en rien… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • JESUS ‚ÄĒ (d. 30 C.E.), whom Christianity sees as its founder and object of faith, was a Jew who lived toward the end of the Second Commonwealth period. The martyrdom of his brother James is narrated by Josephus (Ant. 20:200‚Äď3), but the passage in the same ‚Ķ   Encyclopedia of Judaism

  • Jes√ļs ‚ÄĒ Jesus ist ein m√§nnlicher Vorname biblischer Herkunft. Sein bekanntester Tr√§ger ist Jesus von Nazaret, den das Christentum als Jesus Christus, der Islam als Isa ibn Maryam verehren. Meist von diesem Namenstr√§ger abgeleitet wird Jesus in vielen… ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Jesus ‚ÄĒ ¬†¬†¬†¬†Jesus Christ ¬†¬†¬†¬†‚Ć Catholic Encyclopedia ‚Ėļ Jesus Christ ¬†¬†¬†¬†Origin of the Name of Jesus In this article, we shall consider the two words Jesus and Christ which compose the Sacred Name. ¬†¬†¬†¬†The Holy Name of Jesus We give honour to the Name of… ‚Ķ   Catholic encyclopedia

  • Jes√ļs ‚ÄĒ (Del lat. b√≠blico Iesus, y este del hebr. yńēhoŇ°Ňęa‚Äė). m. Para los cristianos, segunda persona de la Sant√≠sima Trinidad, hecha hombre para redimir al g√©nero humano. Jes√ļs Nazareno. m. Jes√ļs. decir los Jesuses. fr. ant. Ayudar a bien morir. en un… ‚Ķ   Diccionario de la lengua espa√Īola

  • Jes√ļs ‚ÄĒ Jes√ļs, Mar√≠a y Jos√© Saltar a navegaci√≥n, b√ļsqueda Jes√ļs, Mar√≠a y Jos√© T√≠tulo Jes√ļs, Mar√≠a y Jos√© Ficha t√©cnica Direcci√≥n Miguel Zacar√≠as Producci√≥n Alfredo Zacarias Gui√≥n ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • Jesus ‚ÄĒ er en historisk person, som if√łlge Biblen er Guds s√łn. Vores tidsregning er baseret p√• hans formodede f√łdsels√•r, som √•r 1. √Ör 0 findes ikke, fordi man ikke kendte tallet 0 da man lavde tidsregningen. √Öret f√łr √•r 1 er derfor √•r 1 f.Kr. Mange… ‚Ķ   Danske encyklop√¶di

  • Jesus ‚ÄĒ Je sus (j[=e] z[u^]s), prop. n. [L. Jesus, Gr. ?, from Heb. Y[=e]sh[=u]a ; Y[=a]h Jehovah + h[=o]sh[imac]a to help.] The {Savior}; the name of the Son of God as announced by the angel to his parents; the personal name of Our Lord, in distinction… ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.