Alpes-de-Haute-Provence

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Alpes-de-Haute-Provence

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Alpes-de-Haute-Provence
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Localisation des Alpes-de-Haute-Provence en France
Administration
Pays France
R√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur
Code département 04
Création 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Digne-les-Bains
Sous-préfecture(s) Barcelonnette
Castellane
Forcalquier
Président du
conseil général
Jean-Louis Bianco (PS)
Préfet de département Yvette Mathieu
Statistiques
Population totale 156 067 hab. (2007)
Densité 23 hab./km2
Superficie 6 925 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Circonscriptions législatives 2
Cantons 30
Intercommunalités 23
Communes 200

Les Alpes-de-Haute-Provence sont un d√©partement fran√ßais de la r√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 04.

Ses habitants se nomment les Bas-Alpins et Bas-Alpines, en référence à l’ancien nom du département (Basses-Alpes jusqu'au 13 avril 1970).

Sommaire

Géographie

Carte du département
Article d√©taill√© : G√©ographie des Alpes-de-Haute-Provence.

Limitrophe de l'Italie, le d√©partement des Alpes-de-Haute-Provence est entour√© par les d√©partements des Alpes-Maritimes, du Var, de Vaucluse, de la Dr√īme et des Hautes-Alpes. Il peut √™tre divis√© en trois zones de relief, de climat, de peuplement et d'√©conomie :

  • les plateaux, collines et vall√©es de Haute-Provence, qui regroupent un tiers de la surface mais deux tiers de la population, la quasi-totalit√© de l'activit√© √©conomique en dehors du tourisme de montagne et les villes les plus importantes du d√©partement. La vall√©e de la Durance, art√®re du d√©partement, coupe cette zone en deux moiti√©s ;
  • les Pr√©alpes, zone de montagne interm√©diaire aux vall√©es encaiss√©es et aux villages tr√®s enclav√©s ;
  • les Grandes Alpes, qui regroupent l√† les vall√©es de l'Ubaye, de la Blanche et du haut Verdon (en amont de Colmars-les-Alpes), o√Ļ l'√©conomie s'est reconstruite autour du tourisme de montagne (stations de ski). En Haute-Ubaye, les sommets d√©passent 3 000 m d'altitude et tous les cols avoisinent ou d√©passent les 2 000 m d'altitude.

Dans cette partie du d√©partement se trouve une des routes les plus √©lev√©es d'Europe : la route d√©partementale D64 atteint l'altitude de 2 802 m au-dessus du col de la Bonette (2 715 m) et relie le pays de Barcelonnette √† la Tin√©e et √† la V√©subie.

Le relief compartimente la r√©gion : les vall√©es encaiss√©es sont difficiles d'acc√®s, divisant le pays en autant de terroirs ne communiquant que tr√®s peu avec l‚Äôext√©rieur. En 1877, 55 communes n‚Äôavaient pour seul acc√®s que des sentiers ou des chemins muletiers[1].

L'aléa sismique est modéré (zone 3) à moyen (zone 4), différentes failles comme celle de la Durance étant situées dans le département[2].

Les villes principales sont Digne-les-Bains, Manosque, Sisteron, Forcalquier, Barcelonnette, Castellane, Gréoux-les-Bains.

Hydrologie

La rivi√®re principale est la Durance, qui circule √† l'ouest du d√©partement. C'est dans cette vall√©e qu'on trouve les axes de circulation les plus importants (autoroute A51, voie ferr√©e, nationale). La quasi-totalit√© du d√©partement est dans le bassin versant de la Durance, √† l'exception de l'extr√™me sud-est (cantons d'Annot et Entrevaux) dra√ģn√© par le Var. Ses principaux affluents dans le d√©partement sont l'Ubaye, la Bl√©one, l'Asse et le Verdon pour la rive gauche, le Bu√ęch, le Jabron et le Largue pour la rive droite. La Durance et ses affluents ont un caract√®re torrentiel, avec une transition entre le r√©gime nival des plus hautes vall√©es et le r√©gime pluvial m√©diterran√©en en moyenne montagne et plus bas. Les √©tiages estivaux sont s√©v√®res et les crues violentes surviennent lorsque de fortes pr√©cipitations s'abattent, souvent en automne. La Durance, le Verdon, la Bl√©one puis le Bu√ęch ont √©t√© am√©nag√©s au XXe si√®cle avec la construction de plusieurs barrages et la d√©viation d'une partie des cours d'eau pour l'irrigation et la production d'√©lectricit√©.

Climatologie

Article d√©taill√© : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Le climat des Alpes-de-Haute-Provence est un climat m√©diterran√©en d√©grad√© par l'altitude et la latitude. De fait, si dans les basses vall√©es et plateaux de Haute-Provence r√®gne un climat m√©diterran√©en d'arri√®re-pays, plus contrast√© que sur la c√īte, celui de la vall√©e de l'Ubaye est caract√©ristique des Alpes internes, avec une continentalit√© assez marqu√©e : les hivers y sont tr√®s rigoureux et les √©t√©s orageux. Entre les deux, les deux influences se m√©langent dans la zone des Pr√©alpes. Les caract√©ristiques des deux tendances climatiques se retrouvent dans tout le d√©partement avec plus ou moins d'intensit√© :

  • un air sec et tr√®s peu de brouillard (moins de 20 jours par an) ;
  • des pr√©cipitations peu fr√©quentes (moins de 90 jours par an) et brutales (cumuls annuels de 650 √† 1 500 mm) ;
  • des orages fr√©quents en montagne l'√©t√© ;
  • un excellent ensoleillement en toute saison (2 550 √† 2 850 heures par an) ;
  • des amplitudes thermiques √©lev√©es, diurnes (plus de 10 ¬įC) et annuelles (18 ¬įC) ;
  • des hivers frais et lumineux ;
  • des √©t√©s tr√®s chauds √† peine temp√©r√©s par l'altitude.

De ce fait, la Haute-Provence est très intéressante pour tous les astronomes européens à la recherche d'un ciel nocturne souvent dégagé et épargné par la pollution lumineuse. De nombreux observatoires amateurs ont été construits, et l'Observatoire de Haute-Provence, un des plus grands observatoires d'Europe continentale, est un centre de recherche en astronomie très actif.

Démographie

Victime de l'exode rural jusqu'au milieu du XXe si√®cle, le d√©partement des Alpes-de-Haute-Provence a vu sa population augmenter depuis 50 ans, m√™me si la population d'aujourd'hui se concentre dans les zones les moins enclav√©es et ne cultive plus la terre.

Un peuplement peu dense et très inégal

Le département des Alpes-de-Haute-Provence est l'un des moins densément peuplés de France, à peine plus de 20 habitants par km². La population se concentre essentiellement dans les vallées de la Durance, de la Bléone (jusqu'à Digne) et sur les plateaux proches. Le reste du département est très peu peuplé (moins de 10 habitants au km² sur la majeure partie du territoire).

La moiti√© des communes a moins de 200 habitants, 17 communes en ont moins de 50, et de nombreux hameaux ont √©t√© abandonn√©s. Les villes sont petites : seules Digne-les-Bains et Manosque approchent ou d√©passent les 20 000 habitants. Les arrondissements de Barcelonnette et de Castellane sont les deux arrondissements les moins peupl√©s de France, et les seuls de France avec moins de 10 000 habitants. La ville de Castellane est √©galement la plus petite sous-pr√©fecture de France.

Parmi les 30 cantons du d√©partement, 11 ont une population r√©sidente inf√©rieure √† 2 000 habitants et 6 autres une population comprise entre 2 000 et 3 000 habitants. Seuls cinq cantons comptent une population sup√©rieure √† 10 000 habitants : Digne Ouest, Forcalquier, Manosque Nord, Manosque Sud Ouest et Volonne.

Les dix communes les plus peupl√©es du d√©partement sont :

  1. Manosque 22 270  hab.
  2. Digne-les-Bains 17 268  hab.
  3. Sisteron 7 288  hab.
  4. Ch√Ęteau-Arnoux-Saint-Auban 5 270  hab.
  5. Oraison 4 999  hab.
  6. Forcalquier 4 645  hab.
  7. Pierrevert 3 577  hab.
  8. Villeneuve 3 444  hab.
  9. Les M√©es 3 591  hab.
  10. Sainte-Tulle 3 247  hab.

√Ä l'oppos√©, deux communes comptent moins de 10 habitants d'apr√®s les derniers recensements : Archail (11 h) et Majastres isol√©e des grands axes (2 h seulement).

Histoire

La population √©tait autrefois r√©partie assez r√©guli√®rement sur le territoire, y compris dans les zones montagneuses o√Ļ l'agriculture de montagne √©tait bien d√©velopp√©e. Mais d√®s le milieu du XIXe si√®cle, elle commen√ßa √† diminuer en raison d'un fort exode rural. De plus de 150 000 habitants en 1850, elle tomba √† moins de 100 000 apr√®s la Premi√®re Guerre mondiale. Il fallut ensuite attendre 1960 pour que la tendance revienne √† la hausse, assez fortement d'ailleurs, passant de moins de 90 000 habitants en 1954 √† pr√®s de 140 000 en 1999 et 153 000 en 2005. Cependant, si ce chiffre se rapproche du nombre d'habitants qu'avait le d√©partement 150 ans plus t√īt, la r√©partition et l'activit√© de la population sont tr√®s diff√©rentes. La population se concentre √† pr√©sent dans la vall√©e de la Durance et le Sud-Ouest du d√©partement, et l'agriculture emploie bien moins qu'avant. Le tertiaire, essentiellement le tourisme et les services de proximit√©, est √† pr√©sent le principal secteur d'activit√©.

Le d√©partement ne s‚Äôest jamais vraiment industrialis√© ; il comptait 27 petites mines en 1870 (1 de plomb, 4 de schistes bitumineux, et 22 de lignite)[3].

Un département de villégiature

Selon le recensement g√©n√©ral de la population, 32.8 % des logements disponibles dans le d√©partement sont des r√©sidences secondaires. Le tableau ci-dessous indique les principales communes des Alpes-de-Haute-Provence dont les r√©sidences secondaires et occasionnelles d√©passent 10% des logements totaux.

Histoire

Article d√©taill√© : Histoire des Alpes-de-Haute-Provence.

Le d√©partement des ¬ę Basses-Alpes ¬Ľ est l'un des 83 d√©partements cr√©√©s √† la R√©volution fran√ßaise, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 d√©cembre 1789. Il englobe le nord-est montagneux de la Provence, et a √©t√© amput√© du canton de Sault lors de la formation du Vaucluse en 1793, puis du canton de Barcillonnette rattach√© aux Hautes-Alpes en 1810.

Le département des Basses-Alpes est occupé par l’Italie fasciste de novembre 1942 à septembre 1943[4].

Le 13 avril 1970, son nom a √©t√© chang√© en ¬ę Alpes-de-Haute-Provence ¬Ľ.

Voici un extrait peu flatteur de l'article "Basse Alpes" de l'Atlas Larousse publi√© au d√©but du si√®cle dernier : "Sem√©es de rochers blanch√Ętres sortant, comme des ossements, d‚Äôun mince sol v√©g√©tal o√Ļ languissent des buissons, quelques fleurs de montagne et des arbres rabougris‚Ķ, ces montagnes forment presque partout un effrayant d√©sert qui n‚Äôaura bient√īt plus d‚Äôhabitants : c‚Äôest le Sahara sans le soleil de l‚ÄôAfrique, avec les neiges de la Sib√©rie." (P. Joanne). Sur ce sol √©lev√© que le d√©boisement et les inondations qui en sont la cons√©quence ont frustr√© de sa terre nourrici√®re, l‚Äôagriculture est des plus mis√©rables. On n‚Äôy r√©colte qu‚Äôun peu de bl√©, du vin en petite quantit√©, mais bon, et des truffes en assez grand nombre. Dans la partie m√©ridionale, qui b√©n√©ficie du climat de la Provence, apparaissent les oliviers, m√Ľriers et orangers ; les plantes aromatiques y abondent, et on compte 250 000 ruches d‚Äôabeilles. Manosque doit √† sa situation dans cette r√©gion privil√©gi√©e d‚Äô√™tre de beaucoup la seconde ville du d√©partement (avec 5500 habitants). On trouve pr√®s de Manosque des mines de lignite et de gypse. Mais, malgr√© un commerce assez actif d‚Äôhuiles, de vins et de soies gr√®ges, ce d√©partement est aussi l‚Äôun des moins peupl√©s." (Atlas Larousse Illustr√©, Imprimerie Larousse, Paris, vers 1900).

Héraldique

Blason département fr Alpes-de-Haute-Provence.svg

Blasonnement :
d’azur à la fleur de lys d’or surmontée d’un lambel de gueules et soutenue d’une plaine denchée de trois pièces d’argent

Découpage administratif

√Čtat actuel

Au total 200 communes et 30 cantons.

Arrondissements (actuels et anciens)

Article d√©taill√© : Arrondissements des Alpes-de-Haute-Provence.

Communes et inter communalités

Anciennes communes et modification du découpage administratif des communes

L‚Äôexode rural des XIXe et XXe si√®cles a eu des cons√©quences importantes sur la population des communes : certaines ont √©t√© presque compl√®tement ou compl√®tement abandonn√©es de leurs habitants, ce qui a entra√ģn√© la disparition d‚Äôune cinquantaine de communes depuis la cr√©ation du d√©partement. Certains villages existent toujours et ont parfois donn√© leur nom √† la nouvelle commune cr√©√©e lors du rattachement (par exemple La Mure-Argens), d'autres ne sont plus que des tas de pierres (comme Levens sur la commune de Majastres), ne figurant parfois plus sur les cartes (par exemple B√©dejun sur la commune de Chaudon-Norante). √Ä sa formation, le d√©partement comptait 270 communes (262 apr√®s modification des limites du d√©partement), il en reste aujourd'hui 200. En dehors des huit communes rattach√©es, soit aux Hautes-Alpes (les trois communes du canton de Barcillonnette), soit au Vaucluse (le canton de Sault), de nombreuses communes ont disparu.

En 1854, l'√©tat des communes du d√©partement √©tait le suivant[5] :

au total 256 communes et 30 cantons.

Cas particuliers de rattachement et modifications des limites communales :

  • certaines communes ont choisi un nom sans filiation historique, par exemple Val-de-Chalvagne form√©e par la fusion de trois communes (Castellet-Saint-Cassien, Montblanc et Villevieille) ;
  • certaines communes en ont absorb√© un grand nombre d‚Äôautres, c'est le cas de Digne, et de Castellane avec sept communes rattach√©es : Villars-Brandis, Taloire, √Čoulx, Taulane, Chasteuil, et Castillon lors de la cr√©ation du barrage homonyme.

Il faut aussi signaler d'autres cas atypiques :

Il existe encore des cas de communes associées depuis 1973 (certaines ont d'ailleurs disparu plus ou moins rapidement au profit d'une "fusion simple"). Un exemple La Mure-Argens, Argens bénéficiant de ce statut (avec un maire-délégué spécialement pour Argens, une mairie annexe, une section électorale...).

Cantons

Article d√©taill√© : Cantons des Alpes-de-Haute-Provence.

Voir aussi la Liste des anciens cantons des Alpes-de-Haute-Provence

Territoires de projets : les pays (loi Voynet)

Politique

Article d√©taill√© : Politique des Alpes-de-Haute-Provence.

Le d√©partement pr√©sente une tradition √©lectorale marqu√©e √† gauche ancienne. On peut √©voquer les solides traditions r√©publicaines, comme le nombre de soci√©t√©s populaires pendant la R√©volution fran√ßaise, ou la r√©sistance au coup d‚Äô√Čtat de Napol√©on III en 1851. La tradition de gauche s'est aussi manifest√©e dans le monde rural, puisque l'ensemble des cantons d√©di√©s √† l'agriculture ont, tr√®s t√īt, manifest√© une inclination √† voter pour des candidats r√©publicains. L‚Äôinstallation de la grande usine chimique de Saint-Auban a aussi eu un effet favorable sur le vote √† gauche (cf. ci-dessous) et a constitu√© le terreau de l'organisation politique de la gauche dans le d√©partement comme du mouvement syndical.[r√©f. n√©cessaire] La centrale √©lectrique de Sainte-Tulle a √©galement fourni de nombreux militants aux organisations de gauche.

Exceptions dans le d√©partement : les secteurs alpins, de Barcelonnette et de la haute vall√©e du Verdon, territoires d'√©migration mais aussi lieu de garnison des chasseurs alpins pour le premier. Ces secteurs, profond√©ment catholiques, ont longtemps opt√© pour des √©lus conservateurs dont l'un des plus connus est l'ancien ministre de la IIIe R√©publique, Paul Reynaud. Une d√©finition des choix politiques de la population d√©partementale est souvent ainsi traduite : plus l'altitude s'√©l√®ve, plus le suffrage populaire penche √† droite‚Ķ

Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, le département est le plus souvent représenté, tant au Sénat qu'à l'Assemblée Nationale, par des élus issus soit du PCF, soit, surtout, du courant socialiste, par la SFIO puis le PS, ou par le courant radical.

Haut-lieu de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, à la Libération, le département a marqué profondément son ancrage à gauche qui n'a pas vraiment été mis en question depuis. Une évolution, peut être temporaire, a toutefois été constatée en 2007, puisque, pour la première fois dans l'histoire politique locale, un député de droite élu lors du précédent scrutin (en 2002) a été réélu à l'Assemblée nationale.

L'autre siège est occupé par le président du conseil général, Jean-Louis Bianco, ancien ministre de François Mitterrand.

Au Sénat, le département est représenté par Claude Domeizel, ancien maire socialiste de Volx.

Fran√ßois Mitterrand a obtenu la majorit√© des suffrages des habitants du d√©partement en 1974, comme en 1981 et 1988, d√©passant dans les deux derniers cas la barre des 53 % des voix. En 1995, Jacques Chirac est parvenu en t√™te au second tour de l'√©lection pr√©sidentielle avec un score l√©g√®rement sup√©rieur √† 52 %, quoique inf√©rieur √† son score national. En 2002, c'est Jean Marie Le Pen qui est arriv√© en t√™te au premier tour. Enfin, en 2007, c'est Nicolas Sarkozy qui est parvenu en t√™te au premier tour, avec pr√®s de 30 % des voix et 53,2 % au second tour.

Sur les r√©f√©rendums europ√©ens, le d√©partement a vot√© Non lors de la consultation sur le Trait√© de Maastricht √† 51,6 % (majorit√© de 2 238 voix) et Non lors de la consultation sur le Trait√© constitutionnel europ√©en √† 60,3 % (majorit√© de 16 575 voix).

√Čconomie

Le département présente, de par ses caractéristiques propres (montagne et faible population), un caractère marqué par une relative faiblesse des activités industrielles, et une évolution vers la création d'emplois dans les domaines du commerce et des services.

Ainsi, selon l'enqu√™te sur les besoins de main d'Ňďuvre des services de l'ASSEDIC, l'essentiel des offres d'emploi est aujourd'hui port√© par les professions de l'animation socioculturelle et sportive (1 031 offres recens√©es sur 4 752 au total dans le d√©partement), de l'h√ītellerie (968 offres), du nettoyage (438 offres), de la restauration (345 offres).

Toutes ces offres étaient, pour les trois quarts au moins, proposées sur des emplois de caractère saisonnier.

Toutefois, des évolutions sensibles de la situation sociologique du département sont à attendre de l'implantation prochaine, au débouché de la vallée de la Durance du projet ITER.

Secteur primaire

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, l’agriculture a eu une place très importante dans l'économie, mais la polyculture vivrière a laissé place à une agriculture beaucoup plus spécialisée orientée autour des fruits, des céréales et de produits à haute valeur ajoutée (miel, parfums et huiles essentielles, cosmétiques, olives, viticulture). Les espèces cultivées sont tempérées, surtout en altitude, et méditerranéennes, surtout à basse altitude. La production est d'une grande variété. Depuis quelques années, une recrudescence de la culture de la lavande est apparue, notamment dans le secteur de Saint-André-les-Alpes.

La surface agricole utile s'√©levait √† 165 809 ha, dont la plus grande partie d√©volue aux activit√©s d'√©levage sous forme de prairies en herbe pour plus de 96 000  ha.

Selon le recensement agricole de 2000, le d√©partement compte 2 947 exploitations agricoles, en baisse de plus de 1 500 exploitations au regard du recensement pr√©c√©dent effectu√© douze ans auparavant. De fait, la taille moyenne des exploitations s'est accrue, passant de 32 √† 56 hectares.

C'est le secteur de l' arboriculture, notamment le long de la Durance, qui constitue le principal secteur en nombre d’exploitations (829 au total).

Il est suivi du secteur des grandes cultures (céréales notamment) avec 740 exploitations, nombre d'exploitations du secteur de l'élevage.

Toutefois, l'une des spécificités du département est de compter 614 exploitations dévolues à l'élevage d'autres animaux que les bovins. Il s'agit de l'élevage de brebis et de chèvres, notamment pour la production du lait utilisé pour la fabrication du fromage AOC Banon.

Les viticulteurs de Pierrevert ont, pour leur part, obtenu le classement de leur production en appellation d'origine contr√īl√©e.

La for√™t occupe aussi une grande place : 49 % de la surface du d√©partement est bois√©e ; l‚ÄôONF g√®re 186 000  ha. Les principales essences exploit√©es sont le pin sylvestre, le pin noir, le m√©l√®ze, le ch√™ne pubescent (ou ch√™ne blanc) et le h√™tre. Le sapin et les √©pic√©as sont moins r√©pandus[6]. La canicule de 2003 a entra√ģn√© le d√©p√©rissement de plusieurs esp√®ces d‚Äôarbres, acc√©l√©rant par cons√©quence le retour des ch√™nes m√©diterran√©ens, des alisiers et du tilleul[7].

Industrie

L'industrie constitue un ensemble relativement réduit en termes d'établissements mais comporte par contre plusieurs entreprises relativement importantes.

Le département compte fin 2004, 937 établissements dont 17 dépassent cinquante salariés.

C'est notamment le cas de l'historique usine de Saint-Auban (usine Arkema, anciennement Elf-Atochem), l'usine Sanofi de Sisteron (au nord de la ville) et Manosque (usine de l'Occitane). Quelques fabriques plus spécialisées (huile d'olive, parfums, vins) produisent des produits à haute valeur ajoutée.

Fin 2006, selon les donn√©es ASSEDIC, l'industrie employait dans le d√©partement 4 261 salari√©s, soit un peu plus de 14 % des effectifs salari√©s du secteur priv√©.

Les secteurs de la chimie, avec 1 761 salari√©s et celui de l'agro-alimentaire avec 1 205 salari√©s, constituent les deux principaux p√īles d'activit√©.

Le secteur de la chimie comprend les segments de la pharmacie (usine Sanofi, citée plus haut, avec plus de 650 salariés), de la chimie de base (usine Arkema, avec plus de 500 salariés) et la cosmétique avec plus de 450 personnes.

Pour autant, l'industrie a perdu près de 400 emplois depuis 2001, notamment dans le cadre de la réduction des effectifs chez Arkema, malgré la bonne santé financière du groupe Total, qui en est propriétaire.

Cette situation, √©videmment, est appel√©e √† conna√ģtre une √©volution suite √† l'implantation d‚ÄôITER.

Le secteur du B√Ętiment et des travaux publics compte, pour sa part, 1 387 √©tablissements actifs, dont plus de la moiti√© (758) sont des √©tablissements sans le moindre salari√© (artisans √©tablis √† leur compte). Fin 2006, ce secteur emploie plus de 3 900 salari√©s, dont pr√®s de 1 500 dans le secteur des travaux publics, particuli√®rement port√© par la r√©alisation de grandes infrastructures (autoroute A 51 entre autres).

Tertiaire

Après la dépopulation provoquée par l’exode rural, le département a innové en inventant l’agritourisme dans les années 1950, même s’il n’est plus leader en France dans ce domaine. Environ 120 exploitations agricoles proposent une activité touristique (hébergement, restauration ou loisirs)[8] dont 70 labellisées[9].


Le secteur tertiaire recouvre des réalités extrêmement diverses.

Les activit√©s commerciales ont connu de sensibles √©volutions, et comptaient en 2004 2 473 √©tablissements dont 1 396 (plus de 56 %) ne comptent aucun salari√©.

Fin 2006, ce secteur emploie cependant 6 478 personnes, au sein de plus d'un millier d'√©tablissements employeurs, effectif employ√© en hausse sensible depuis 2001, puisqu'il a cr√©√© au total 627 emplois suppl√©mentaires (plus de 10 % des effectifs) depuis cette date.

Ce nombre de salari√©s repr√©sente pr√®s de 22 % des effectifs salari√©s du secteur priv√©.

Elles sont marquées par le développement, notamment dans les agglomérations de Manosque et de Digne, de zones commerciales occupées par les grandes enseignes de distribution.

Pr√®s de 1 600 salari√©s du secteur sont employ√©s dans ces √©tablissements.

Les activit√©s de services recouvrent un ensemble de 7 322 √©tablissements fin 2004 dont 4 323 (plus de 59 %) ne comptent aucun salari√©.

Pour autant, c'est ce secteur qui comporte, avec 96 établissements, le plus grand nombre de structures dépassant 50 salariés.

Fin 2006, ce secteur emploie, entre autres, 1 141 salari√©s dans le domaine des transports, 3 425 dans celui des services aux entreprises et plus de 4 000 dans le domaine des services aux particuliers.

Ces secteurs connaissent une évolution à la hausse de leur activité.

Le flux migratoire positif du d√©partement, trouvant souvent son origine dans l'arriv√©e dans le d√©partement de m√©nages retrait√©s, explique en particulier la progression sensible des effectifs dans les segments de l'accueil des personnes √Ęg√©es et de l'aide √† domicile.

Le secteur des transports compte une soixantaine d'emplois complémentaires mais c'est surtout le secteur des services aux entreprises et celui des services aux particuliers, et singulièrement le secteur de l'activité sanitaire et sociale qui ont connu une croissance spectaculaire et sensible.

Les chiffres sont clairs : le premier a accru sensiblement son importance dans l'√©conomie avec plus d'un millier d'emplois de plus, notamment dans les segments de l'int√©rim, du gardiennage et de l'entretien, avec pr√®s de 850 emplois compl√©mentaires.

Cette situation trouve en grande partie explication dans le fait que les principales entreprises industrielles du d√©partement, comme les entreprises du secteur du b√Ętiment, ont recours au travail int√©rimaire, en lieu et place d'embauches √† temps plein.

Il conviendrait de fait de s'interroger sur le rapport entre l'évolution de l'emploi dans les secteurs industriels et celui de l'emploi intérimaire, par exemple.

Ainsi, dans le canton de Volonne, o√Ļ se situe l'usine de Saint-Auban, la r√©duction des emplois industriels (160 emplois perdus sur le site Arkema) est en partie compens√©e par l'accroissement de l'emploi int√©rimaire (100 emplois compl√©mentaires).

De m√™me, sur Manosque, premi√®re ville du d√©partement en termes d'emploi, et en d√©veloppement sensible (2 000 emplois de plus en cinq ans), la progression des emplois int√©rimaires est spectaculaire, atteignant en effet 400 postes de travail, ces salari√©s intervenant entre autres sur le secteur de la cosm√©tique, mais aussi dans le secteur du b√Ętiment et des travaux publics, et dans le champ des activit√©s du commerce de d√©tail, les grandes enseignes de distribution de la ville pr√©f√©rant ce mode de recrutement aux embauches d√©finitives.

Dans le champ des activit√©s sanitaires et sociales, cr√©ation importante d'emplois aussi avec 760 emplois de plus, portant √† 13 % la part des salari√©s du secteur au regard du total de l'emploi priv√©.

Cette progression provient notamment des activit√©s d'accueil et d'h√©bergement avec pr√®s d'un millier de salari√©s, en hausse de 150 emplois environ depuis 2001 tandis que le secteur de l'aide √† domicile emploie d√©sormais 741 salari√©s au lieu de 457 cinq ans plus t√īt.

Notons enfin que l'emploi associatif, avec pr√®s de 1 000 postes de travail offerts, est tr√®s pr√©sent aussi sur le d√©partement.

Tourisme

Article d√©taill√© : Tourisme dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Culture

Gastronomie

Article d√©taill√© : Cuisine des Alpes m√©ridionales.

Médias locaux

Presse quotidienne : La Provence, le Dauphin√© lib√©r√© et La Marseillaise ont tous trois une √©dition locale.

Presse hebdomadaire :

  • Haute Provence info

Radios locales :

  • Alpes 1 (bas√©e √† Gap (Hautes-Alpes)), √©met sur les r√©gions de Digne-les-Bains, Sisteron, Barcelonnette et d'Allos ;
  • Durance FM (bas√©e √† Reillanne), √©met sur les r√©gions de Manosque, Digne-les-Bains et de Sisteron ;
  • Fr√©quence Mistral (bas√©e √† Manosque), √©met sur les r√©gions de Manosque, Digne-les-Bains, Sisteron et de Castellane ;
  • Grimaldi FM (bas√©e √† Puget-Th√©niers (Alpes-Martimes)), √©met sur les cantons d‚ÄôAnnot et d‚ÄôEntrevaux ;
  • L√† la radio (bas√©e √† Gap (Hautes-Alpes)), √©met sur les r√©gions d'Allos, Barcelonnette et de Colmars-les-Alpes ;
  • Radio Oxyg√®ne (bas√©e √† Fr√©jus (Var)), √©met sur les r√©gions de Barcelonnette et du Val d'Allos ;
  • Radio Star (bas√©e √† Marseille (Bouches-du-Rh√īne)), √©met sur les r√©gions de Manosque, Digne-les-Bains et de Sisteron ;
  • Radio Verdon (bas√©e √† Saint-Julien-le-Montagnier (Var)), √©met sur les r√©gions de Manosque et de Castellane ;
  • Radio Zinzine (bas√©e √† Limans), financ√©e par la coop√©rative Longo Ma√Į, √©met sur les r√©gions de Manosque, Digne-les-Bains, Sisteron et de Forcalquier.

T√©l√©vision locale :

  • T√©l√© locale Provence (TLP) est accessible sur la TNT cha√ģne 21 sur la r√©gion de Manosque et Val de Durance, par satellite sur le bouquet FRANSAT, par Internet ADSL Orange (bient√īt SFR, Free, Neuf et procha√ģnement via Numericable sur Avignon et sa r√©gion).

Site Internet :

  • Verdon Info : site d'information sur le secteur du Pays A3V (arrondissement de Castellane)

Infrastructures

Le réseau routier

Article d√©taill√© : Routes des Alpes-de-Haute-Provence.

Beaucoup d'axes routiers des Alpes-de-Haute-Provence sont étroits et sinueux en raison du relief. Ces contraintes naturelles rendent l'accès à certaines parties du département assez difficile, surtout en hiver, et principalement les communes des arrondissements de Barcelonnette et de Castellane. Elles sont de ce fait assez isolées du reste du département et de la région.

La route nationale 85 entre Digne-les-Bains et Castellane traverse plusieurs clues dont celle de Taulanne, extrêmement étroite.

Le réseau ferroviaire

Les lignes de chemin de fer du d√©partement des Alpes de Haute-Provence se r√©partissent en :

  • une ligne de la Soci√©t√© des Chemins de fer de Provence (connu sous le nom de Train des Pignes) :
  • deux lignes de la SNCF :
    • la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) ;
    • la ligne Saint-Auban - Digne (service assur√© par autocars) aujourd‚Äôhui d√©saffect√©e, qui faisait la jonction entre les deux pr√©c√©dentes. Un projet de r√©ouverture est en cours d'√©tude et figurait dans le contrat de plan √Čtat-R√©gion.

Anciennes lignes abandonn√©es :

Les ponts

Article d√©taill√© : Liste de ponts des Alpes-de-Haute-Provence.

Quelques personnages célèbres en rapport avec les Alpes-de-Haute-Provence

Scientifiques

Artistes

Peintres

Chanteurs / Musiciens

Autres

Personnage de fiction

Autres personnages historiques

Militaires

Politiques et financiers


Sportifs

Pilotes


Footballeurs


Skieurs

Cyclistes

Rugbyman

Philosophes, poètes, écrivains

Divers

Religieux

Fait divers

Autre

Sociétés savantes, associations

Films et TV films tournés dans le département

En italique les TV films

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 420
  2. ‚ÜĎ D√©cret de l'al√©a sismique dans le d√©partement des Alpes-de-Haute-Provence, 2010
  3. ‚ÜĎ Ir√®ne Magnaudeix, Pierres assisses, pierres mouvantes : usages et repr√©sentations de la pierre par les habitants du Haut-Van√ßon, Mane, Les Alpes de Lumi√®re, Forcalquier, 2004. ISBN 978-2-906162-73-0, p 124
  4. ‚ÜĎ St√©phane Simonnet, Atlas de la Lib√©ration de la France, √©d. Autrement, Paris, 1994, r√©imp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 60
  5. ‚ÜĎ D'apr√®s le Dictionnaire de g√©ographie sacr√©e et eccl√©siastique publi√© par M. l'abb√© Jacques-Paul Migne, 1854, √©diteur de la biblioth√®que universelle du clerg√© - Encyclop√©dies th√©ologiques
  6. ‚ÜĎ Lilian Micas, ¬ę Mutation actuelle d‚Äôun paysage forestier ¬Ľ, Verdons, no 26-27, d√©cembre 2008, p. 117
  7. ‚ÜĎ Lilian Micas, op. cit., p. 123
  8. ‚ÜĎ Aur√©lie Volle, ¬ę Agritourisme et productions biologiques dans les AHP, indicateurs de la redynamisation des campagnes ? ¬Ľ, M√©diterran√©e, 107/2006, p 67
  9. ‚ÜĎ Aur√©lie Volle, op. cit., p 68
  10. ‚ÜĎ Jean-Robert Pitte, ¬ę Delicatessen alpestres ¬Ľ, Cochons et cochonnailles : la qu√™te du saint gras, L‚ÄôAlpe n¬į 42, automne 2008, p 8
  11. ‚ÜĎ Le jardin des papillons

Voir aussi

Articles connexes

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  • Alpes-de-Haute-Provence ‚ÄĒ ¬† [alp d…ô oňźt pr…Ē v√£s], bis 1970 Basses Alpes [bas alp], D√©partement in S√ľdostfrankreich, in der nord√∂stlichen Provence, 6 925 km2, 139 000 Einwohner; Verwaltungssitz ist Digne les Bains ‚Ķ   Universal-Lexikon

  • Alpes-de-Haute-Provence ‚ÄĒ 6 944 km¬≤; 130 883 hab.; ch. l. Digne les Bains (17 425 hab.); ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

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