Alliance Israélite Universelle

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Alliance Israélite Universelle

Alliance israélite universelle

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L‚ÄôAlliance isra√©lite universelle (AIU ; h√©breu : ◊õ◊ú ◊ô◊©◊®◊ź◊ú ◊ó◊Ď◊®◊ô◊Ě Kol Isra√ęl Haverim, ou ◊õ◊ô"◊ó), est une soci√©t√© juive internationale culturelle, install√©e dans diff√©rents pays mais originellement fran√ßaise.

Elle est fondée en 1860 en France, suite aux évènements antisémites sanglants qui frappent la communauté juive de Damas en 1840, et à la conversion forcée au christianisme de l'enfant juif Edgard de Mortara en 1858. A partir de 1863, elle est présidée par Adolphe Crémieux qui conserve ces fonctions jusqu'à sa mort en 1880[1], et vice-présidée à partir de 1868 par Léopold Javal. L'Alliance est présidée à partir de 1943 par le juriste gaulliste René Cassin.

Personnalit√©s publiques et penseurs juifs fran√ßais d√©cident alors d'apporter leur aide aux Juifs du monde, afin de lutter contre la haine anti-juive. Ils d√©cident d'un fonds de soutien, cr√©ent de nombreux emplois et luttent pour l'√©galit√© des droits des Juifs dans le monde. L'Alliance remplit alors deux fonctions principales: interc√©der aupr√®s des autorit√©s politiques dans le monde au b√©n√©fice des Juifs pers√©cut√©s, et d√©velopper un r√©seau scolaire visant √† ¬ę moderniser ¬Ľ les Juifs d'Orient afin de permettre leur √©mancipation [2]. L'objectif de l'Alliance est alors de r√©pandre les bienfaits de la civilisation fran√ßaise dans le monde juif [2]. Elle se pose comme repr√©sentante officielle du juda√Įsme fran√ßais, sauf pour ce qui tient du culte, domaine r√©serv√© du Consistoire duquel elle demeure proche [2]. Ses dirigeants sont r√©publicains et patriotes [2], et s'opposent au sionisme [2], du moins jusqu'en 1945 [2].

Dans l'entre-deux-guerres, l'Alliance coopère avec l'American Jewish Committee, fondé en 1906, et l'l’Anglo-Jewish Association, ainsi qu'avec l'Organisation Reconstruction Travail (ORT), créée en 1880 [2].

Sommaire

L'Alliance à la fin du XIXe siècle

Heinrich Graetz en parle √† la fin du XIXe si√®cle en termes dithyrambiques :

¬ę  Les fondateurs furent : Charles Netter, commer√ßant ; Narcisse Leven (en), avocat; Jules Carvallo (en), ing√©nieur ; Eug√®ne Manuel, professeur ; Aristide Astruc, rabbin, et Isidore Cahen, journaliste [et fils de Samuel Cahen ]. Le c√©l√®bre avocat Adolphe Cr√©mieux fut un des initiateurs de l'AIU et apporta √† cette Soci√©t√© le concours de son √©loquence et l‚Äôappui de sa fermet√© et de son courage. Cependant, il n'en devient pas pr√©sident d√®s la cr√©ation, d√©stabilis√© par la conversion au catholicisme de ses enfants, √† l'instigation de son √©pouse.


Le but de l‚ÄôAlliance isra√©lite universelle fut nettement indiqu√©, d√®s l‚Äôorigine, dans l‚Äôexpos√© qui accompagnait le premier appel : D√©fendre l‚Äôhonneur du nom isra√©lite toutes les fois qu‚Äôil est attaqu√© ; encourager par tous les moyens l‚Äôexercice des professions laborieuses et utiles ;... travailler, par la puissance de la persuasion et par l‚Äôinfluence morale qu‚Äôil lui sera permis d‚Äôexercer, √† l‚Äô√©mancipation de nos fr√®res qui g√©missent encore sous le poids d‚Äôune l√©gislation exceptionnelle. D√®s la premi√®re ann√©e, cette soci√©t√© compta environ 850 membres, diss√©min√©s dans les pays les plus divers, en France, en Allemagne, en Autriche, en Angleterre, en Italie, en Suisse, en Hollande, et jusqu‚Äôen Espagne et au V√©n√©zu√©la. Actuellement, elle a plus de 30 000 adh√©rents. Dans les circonstances les plus vari√©es et les plus critiques, elle a repr√©sent√© dignement le juda√Įsme, venant en aide aux Juifs de Pologne, de Russie, d‚ÄôOrient, quand ils √©taient d√©cim√©s par la famine et la maladie ou souffraient du fanatisme et de l‚Äôintol√©rance, intervenant aupr√®s des gouvernements en faveur de leurs coreligionnaires encore soumis √† des lois d‚Äôexception, cr√©ant des √©coles... [3]. ¬Ľ

Programme scolaire

L'Alliance va surtout se faire conna√ģtre en ouvrant des √©coles dans de nombreux pays, en particulier dans les pays musulmans d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Ces √©coles visent √† fournir une √©ducation "moderne", aux standards fran√ßais, √† la jeunesse juive locale, mais sont aussi ouvertes √† des non-juifs. Ainsi, en 1939, elle dispose d'une centaine d'√©coles et d'environ 50 000 √©l√®ves, essentiellement dans le monde arabo-musulman [2]. En raison de ce maillage important, les autorit√©s fran√ßaises consid√®rent depuis les ann√©es 1920 l'Alliance comme un outil majeur de l'influence francophone dans le monde [2]. Ceci lui permet d'√™tre subventionn√© par les Ňíuvres fran√ßaises √† l‚Äô√©tranger (SOFE) du Quai d'Orsay [2].

La premi√®re √©cole de l'Alliance s'ouvre √† T√©touan dans le nord du Maroc, le 23 d√©cembre 1862. Le projet avait √©t√© imagin√© par les fondateurs de l'Alliance d√®s 1860. Il fut aussit√īt soutenu par le vice-consul de France √† T√©touan, Menahem Nahon, lui-m√™me originaire de cette ville et par la plupart des dirigeants de la communaut√© juive, notamment L√©vy Caz√®s, maire juif de l'Ayuntamiento mixte de T√©touan pendant la p√©riode de l'occupation espagnole (1860-1862) puis pr√©sident de la Junta [4][r√©f. incompl√®te]. Dix-huit mois plus tard, le 4 juillet 1864, s'ouvrait, toujours √† T√©touan, la premi√®re √©cole de filles de l'Alliance, montrant ainsi l'ouverture de la communaut√© locale √† une certaine forme de modernit√© [5].

David Caz√®s, fils de L√©vy Caz√®s, form√© √† l'√©cole de T√©touan, puis √† Paris, sera, par la suite, l'un des principaux directeurs des √©coles de l'AIU, d'abord en Thessalie sous administration ottomane, puis en Tunisie, o√Ļ il jouera un r√īle important dans les relations entre la communaut√© juive et l'administration fran√ßaise apr√®s l'instauration du Protectorat en 1881 [6][r√©f. incompl√®te].

Par la suite, elle cr√©e de nombreuses √©coles populaires dans les pays des communaut√©s orientales et en Palestine [r√©f. n√©cessaire] . Son activit√© prend une forte ampleur √† l'issue de la Premi√®re Guerre mondiale, lorsque l'Alliance organise l'aide aux Juifs de Pologne en 1919, et √† ceux de Russie, victimes des ravages de la famine en 1922.

L'Alliance et le sionisme: une relation ambigu√ę

A ses d√©buts, l'Alliance entretient un rapport tr√®s ambigu face au projet sioniste, et pr√īne l'expansion de la langue et de la culture fran√ßaises au sein des communaut√©s juives de la diaspora. Ses dirigeants sont ouvertement hostiles au sionisme et le restent longtemps [2]. Toutefois, √† l'initiative de Charles Netter, membre du conseil central de l'Alliance, cette derni√®re fonde l'√©cole agricole de Mikv√©-Isra√ęl en 1870 en Palestine. Apr√®s la Premi√®re guerre mondiale, elle soutient le ¬ę foyer national juif ¬Ľ en Palestine (d√©claration Balfour) tout en consid√©rant celui-ci comme un simple refuge secondaire pour certains Juifs [2]. Elle ¬ę persiste n√©anmoins √† nier toute validit√© √† la d√©finition nationale de l‚Äôidentit√© juive, d√©finition qu‚Äôelle juge de surcro√ģt dangereuse pour l‚Äôavenir des Juifs satisfaits de leur existence en Diaspora ¬Ľ (Nicault, 2001 [2]). En particulier en France, l'Alliance d√©fend une politique int√©grationniste.

L'Alliance pendant la Seconde guerre mondiale

Lors de l'occupation allemande, les instances dirigeantes de l'Alliance se dispersent, tandis que ses biens sont spoli√©s [2]. Le r√©gime de Vichy force en outre son int√©gration dans ¬ę le cadre honni de l'Union g√©n√©rale des isra√©lites de France (UGIF) ¬Ľ (Nicault, 2001 [2]). Plusieurs de ses dirigeants meurent en 1941-1942, dont Georges Leven, vice-pr√©sident faisant office de pr√©sident depuis 1936, le secr√©taire g√©n√©ral Sylvain Halff et le second vice-pr√©sident et professeur de droit William Oualid [2] (par ailleurs membre de la Ligue des droits de l'homme o√Ļ il se sp√©cialise dans la d√©fense des colonis√©s). De 1940 √† mars 1942, le comit√© central ne r√©ussit √† se r√©unir que quatre fois, √† Lyon [2].

A l'extérieur, les forces françaises libres se chargent des écoles du Levant, tandis que René Cassin se voit chargé par le général de Gaulle, en 1943, de l'Alliance [2]. Celle-ci reconstitue un comité directeur restreint d'abord à Londres, puis Alger [2]. Parallèlement, l'Alliance continue à recevoir de l'aide du SOFE du Ministère des Affaires étrangères jusqu'en 1942 [2]. Tout comme de Gaulle l'a fait pour la France, Cassin s'évertue à souligner la continuité de l'Alliance ante et post-bellum [2].

L'Alliance après la guerre

De 1943 √† sa mort en 1976, Ren√© Cassin en est le pr√©sident. Il participe, en 1946, √† la fondation du Conseil consultatif des organisations juives (en) (CCJO). Apr√®s guerre, Maurice Leven, Jules Braunschvig et Ren√© Mayer deviennent tous les trois vice-pr√©sidents, tandis qu‚ÄôAndr√© Goldet, tr√©sorier de l'Alliance pendant les ann√©es 1930, retrouve ces fonctions [2]. Le secr√©tariat g√©n√©ral du comit√© central est attribu√© √† Eug√®ne Weill [2]. Le comit√© central, qui compte une cinquantaine de membres, inclut alors √† la fois des membres anciens, ainsi que des recrues faites pendant la guerre (Cassin ou le polytechnicien Louis Kahn, ex-directeur des Constructions et des Armes navales de la France libre [2]) ou √† la Lib√©ration (dont L√©on Meiss, pr√©sident du Consistoire et du nouveau CRIF, Georges Wormser, Marcel Abraham, Raymond Lindon, Edmond Fleg, Edmond-Maurice L√©vy ou Andr√© Mayer [2]). Parmi les membres anciens, on compte Julien Weill, Maurice Liber et Isa√Įe Schwartz, ou Maurice Leven, vice-pr√©sident depuis le d√©c√®s de William Oualid, ainsi qu'Andr√© Goldet, qui sont tous rest√©s en France [2]; on compte aussi Max Gottschalk, Maurice Stern, Pierre Dreyfus ou Ren√© Mayer qui se sont exil√©s [2]; et d'autres, comme Jules Braunschvig, qui ont √©t√© fait prisonniers [2].

La Déclaration de l'Alliance, dite du 11 novembre 1945 mais rédigée en décembre [2], met en avant trois points principaux:

  • la poursuite des occupations √©ducatives et le maintien de l'enseignement du fran√ßais dans les √©coles de l'Alliance [2];
  • la d√©fense des droits de l'homme et des droits des Juifs, ces derniers √©tant consid√©r√©s comme des indicateurs particuli√®rement sensibles de l'√©tat des premiers : le ¬ę particularisme ¬Ľ est ¬ę ench√Ęss√© ¬Ľ dans l'¬ę universalisme ¬Ľ (Nicault, 2001 [2]);
  • la d√©fense des conditions de vie des Juifs, l√† o√Ļ ils sont, ne suffit plus: l'Alliance int√®gre d√©sormais un ¬ę volet palestinien ¬Ľ √† son action, consid√©rant qu'il est parfois impossible aux Juifs de s'int√©grer [2].

Bien que le g√©nocide des Juifs europ√©ens ait entra√ģn√© un assouplissement des positions de l'Alliance, ¬ę connue pour son anti-sionisme farouche ¬Ľ avant-guerre (Nicault, 2001 [2]), l'Alliance soutient toutefois les projets visant √† reconstituer des communaut√©s juives en Europe [2], ce qui va √† l'encontre des projets de l'Agence juive [2]. Ainsi, l'Alliance isra√©lite universelle r√©unit, en septembre 1946, une ¬ę conf√©rence de reconstruction spirituelle et d‚Äô√©ducation juive ¬Ľ, √† l'issue de laquelle est fond√© le Comit√© international pour l‚Äô√©ducation juive, qui donne naissance en octobre 1947 √† l‚ÄôOrganisation internationale pour l‚Äô√©ducation et pour la culture juive en Europe (UJECO) [2]. Ils acceptent, non sans tergiversations et d√©bats internes, de soutenir l'abrogation du Livre blanc sur la Palestine et des restrictions impos√©es par les Britanniques √† l'√©migration en Palestine, tout en soutenant, dans un premier temps, le remplacement du mandat britannique par un ¬ę trusteeship international ¬Ľ [2]. L'Agence juive, toutefois, s'oppose d√©sormais √† cette solution, r√©clamant un plan de partition de la Palestine, que l'AIU se r√©signe finalement √† soutenir [2]. Alors que la France s'appr√™te √† s'abstenir au vote, √† l'Assembl√©e g√©n√©rale de l'ONU, en novembre 1947, concernant ce plan de partition, Mayer et Cassin approchent le ministre des Affaires √©trang√®res Bidault et le pr√©sident Auriol pour les convaincre de soutenir ce dernier [2]. En mars 1948, Washington retire son appui au plan de partage, et le comit√© de l'AIU, appuy√© par le CCJO, s'appr√™te √† soutenir l'initiative am√©ricaine [2]. Mais le 28 avril 1948, Cassin obtient, contre l'avis de Georges Wormser et de Louis Kahn, l'appui du Comit√© central pour le plan de partage et pour faire pression sur le pr√©sident Auriol afin qu'il contre √† l'ONU l'initiative am√©ricaine [2].

Apr√®s la cr√©ation de l'Etat d'Isra√ęl, en 1948, l'Alliance ouvre des √©coles populaires √† J√©rusalem, Ha√Įfa, Tib√©riade et Tel-Aviv, ainsi qu'une √©cole pour sourds-et-muets. En 1950, ces √©coles et Mikv√©-Isra√ęl passent sous la responsabilit√© du minist√®re de l'√©ducation isra√©lien. L'Alliance poursuit toutefois le financement de ces institutions p√©dagogiques.

Sources

  • Ktziya Aviali-Tevivian, Voyage vers le pass√© : un nouveau monde est n√©-le XIXe si√®cle. Ed. Matah techn. 2003.
  • Matia Kam, Mikv√©-Isra√ęl. Ed. Matah techn. Fonds Avi Ha√Į. [r√©f. incompl√®te]
  • Aharon Rodrigues, Education, soci√©t√© et histoire : L'Alliance isra√©lite universelle. Ed. Institut Yad Ben-Zvi. 1991.

Notes

  1. ‚ÜĎ Histoire de l'Alliance, site de l'AIU
  2. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ, d‚ÄČ, e‚ÄČ, f‚ÄČ, g‚ÄČ, h‚ÄČ, i‚ÄČ, j‚ÄČ, k‚ÄČ, l‚ÄČ, m‚ÄČ, n‚ÄČ, o‚ÄČ, p‚ÄČ, q‚ÄČ, r‚ÄČ, s‚ÄČ, t‚ÄČ, u‚ÄČ, v‚ÄČ, w‚ÄČ, x‚ÄČ, y‚ÄČ, z‚ÄČ, aa‚ÄČ, ab‚ÄČ, ac‚ÄČ, ad‚ÄČ, ae‚ÄČ, af‚ÄČ, ag‚ÄČ, ah‚ÄČ, ai‚ÄČ, aj‚ÄČ, ak‚ÄČ, al‚ÄČ, am‚ÄČ, an‚ÄČ et ao‚ÄČ Nicault C., ¬ę L‚ÄôAlliance au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : ruptures et continuit√©s id√©ologiques ¬Ľ, Archives juives 2001/1, N¬į 34, p. 23-53. [lire en ligne]
  3. ‚ÜĎ Heinrich Graetz, ¬ę Histoire des Juifs ¬Ľ, Troisi√®me p√©riode, quatri√®me √©poque - chapitre XVIII
  4. ‚ÜĎ Sarah Leibovici, Chronique des Juifs de T√©touan (1860-1896), pp 47-53, Ed. Maisonneuve et Larose
  5. ‚ÜĎ Sarah Leibovici, op. cit., pp 62-64.
  6. ‚ÜĎ Jacques Ta√Įeb, Soci√©t√©s juives du Maghreb moderne (1500-1900), p 56 et 141, Ed. Maisonneuve et Larose

Lien externe

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