James bond

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James bond

James Bond

Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le personnage imaginaire. Pour les autres significations, voir James Bond (homonymie).
James Bond
Personnage de James Bond (série)
007.svg
Logo de la série James Bond.
Alias Agent 007
Origine Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Masculin
Activité(s) Agent secret
Caractéristique(s) Pistolet Walther P99
Famille Andrew Bond (père)
Monique Delacroix Bond (mère)
Charmian Bond (tante)
Max Bond (oncle)
Tracy Bond (Vincenzo) (1re femme)
Kissy Suzuki (2e femme)
James Suzuki (fils)
Ennemi(s) Voir la liste
Créé par Ian Fleming
Roman(s) Espions, faites vos jeux
Vivre et laisser mourir
Moonraker
Chauds les glaçons !
Bons baisers de Russie
James Bond 007 contre Dr. No
Goldfinger
Rien que pour vos yeux
Opération Tonnerre
Motel 007
Au service secret de Sa Majesté
On ne vit que deux fois
L'Homme au pistolet d'or
Meilleurs vŇďux de la Jama√Įque
Première apparition Espions, faites vos jeux

James Bond, également connu par son matricule 007, est un personnage de fiction créé en 1953 par l'écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming dans le roman Espions, faites vos jeux (Casino Royale).

De 1953 à sa mort en 1964, Ian Fleming publiera douze romans et neuf nouvelles regroupées en deux recueils (dont un posthume) avec le personnage de James Bond. Ses romans ont été d'immenses succès internationaux mais ce sont les très nombreuses et régulières adaptations cinématographiques (plus de vingt entre 1962 et 2008) qui ont fait de James Bond, espion des services secrets britanniques et grand séducteur, un authentique mythe contemporain.

Depuis 1962, James Bond a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques et c'est la longue série de films d'EON Productions qui a vraiment créé le mythe de James Bond, incarné par des acteurs successifs dont le premier a été Sean Connery. La production de ces films (22 en 2009) qui se poursuit encore constitue l'une des plus longues sagas cinématographiques. Quelques productions indépendantes mais officielles mettant en scène James Bond ont été aussi tournées.

Apr√®s la mort de Fleming en 1964, les aventures de Bond ont √©t√© successivement √©crites par Kingsley Amis (sous le nom de Robert Markham), John Gardner et Raymond Benson. Par ailleurs, John Pearson a √©crit une biographie imaginaire de James Bond et, comme John Gardner et Raymond Benson, Christopher Wood a r√©dig√© les nov√©lisations de ses propres sc√©narios de films de James Bond. D'autres romans avec le h√©ros de Ian Fleming continuent aussi √† para√ģtre avec l'accord de ses h√©ritiers : ainsi, depuis 2005, Charlie Higson r√©dige une s√©rie de romans sur la jeunesse de James Bond et Sebastian Faulks a publi√© en mai 2008 un nouveau James Bond : Le Diable l'emporte[1].

L'agent secret a √©galement √©t√© d√©clin√© en bande dessin√©e, en jeu vid√©o, en jeu de r√īle et en jouets.

Sommaire

Biographie fictive

Divergence sur l'année de naissance

Hormis dans la s√©rie La Jeunesse de James Bond, l'√Ęge de Bond est rarement d√©fini dans les films ou les livres. Son √Ęge se situe approximativement au niveau de la quarantaine. Beaucoup de biographes de Ian Fleming s'accordent √† dire que celui-ci n'avait jamais pens√© √©crire autant d'aventures de James Bond et qu'il a d√Ľ ¬ę bricoler ¬Ľ la vie de Bond et changer les dates pour s'assurer qu'il poss√©dait l'√Ęge appropri√© pour le service. Les acteurs qui ont incarn√© Bond √† l'√©cran avaient des √Ęges vari√©s : George Lazenby n'avait que 29 ans dans Au service secret de Sa Majest√©, tandis que Roger Moore avait 57 ans dans Dangereusement v√ītre, son dernier James Bond.

Dans sa biographie fictive sur l'agent secret, John Pearson donne √† Bond la date de naissance du 11 novembre 1920[note 1], mais Fleming n'a jamais laiss√© entendre cela dans ses livres. Par contre, le roman On ne vit que deux fois fournit deux indices indiquant que l'ann√©e de naissance serait 1924. Dans l'histoire, pensant que celui-ci est mort, M √©crit sa n√©crologie o√Ļ il indique que Bond a quitt√© l'√©cole √† 17 ans pour rejoindre le Minist√®re de la D√©fense en 1941 en se donnant 19 ans. Si Bond avait 17 ans en 1941, alors il serait n√© en 1924. De plus, Tiger Tanaka, le chef des services secrets japonais, dit que Bond est n√© l'ann√©e du Rat ce qui soutient l'ann√©e 1924. Cependant, dans Moonraker, Fleming √©crit que l'√Ęge de Bond est de 37 ans, ce qui signifierait probablement qu'il est n√© en 1918, lui en donnant 34 dans Casino Royale.

Plus complexe, John Griswold dans son livre autoris√© Ian Fleming's James Bond: Annotations and Chronologies lui donne la date de naissance du 11 novembre 1921. Griswold note que l'entr√©e de Bond au Minist√®re de la D√©fense est √† l'origine dat√©e dans le manuscrit de Fleming de 1939 et plus tard d√©plac√©e en 1941. Griswold s'est un moment disput√© pour que Bond ait rejoint l'Amiraut√© en 1939 (la m√™me ann√©e que pour Fleming) et que 1941 soit l'ann√©e rep√®re de son recrutement dans une organisation plus tard rattach√©e au Minist√®re de la D√©fense par Fleming. Griswold pense que de nombreux d√©tails dans la chronologie de Bond prennent plus de sens avec l'ann√©e originale de 1939. Par exemple, ses parents √©tant morts quand il avait 11 ans, Bond avait donc 11 ans du premier janvier au 10 novembre 1933 si l'on admet qu'il est n√© en 1921. Dans Casino Royale, 1933 est mentionn√©e comme l'ann√©e o√Ļ Bond a ¬ę achet√© ¬Ľ sa premi√®re Bentley. Puisque toutes les ann√©es de naissance envisag√©es font que Bond √©tait trop jeune pour acheter sa Bentley, un sc√©nario plus probable serait qu'il en aurait h√©rit√© au d√©c√®s de son p√®re.

Griswold pr√©senta son id√©e √† Ian Fleming Publications en f√©vrier 2003. La compagnie s'inspira de cette version pour la s√©rie La Jeunesse de James Bond o√Ļ Bond est un adolescent des ann√©es 1930 dont l'auteur Charlie Higson indique qu'il est n√© en 1920. Dans cette s√©rie, la Bentley en question est achet√©e par Bond en d√©cembre 1933 dans Poker fatal avec l'argent r√©colt√© en aidant quelqu'un √† gagner √† la roulette. Auparavant, Bond avait h√©rit√© d'une Bamford & Martin Sidevalve Short Chassis Tourer de son oncle Max vers P√Ęques 1933.

Tout comme son année de naissance, son lieu de naissance est aussi source de débat. Selon John Pearson, Bond est né à Wattenscheid, une petite ville près d'Essen, en Allemagne. Charlie Higson, dans Opération Silverfin, déclare que Bond est né en Suisse.

Jeunesse

James Bond est le fils d'un √Čcossais, Sir Andrew Bond of Glencoe, et de Monique Delacroix, une Suissesse du canton de Vaud. Leurs nationalit√©s sont √©tablies dans Au service secret de Sa Majest√©. Fleming a accentu√© le c√īt√© √©cossais de Bond apr√®s avoir appr√©ci√© le portrait √† l'√©cran de James Bond par l'acteur √©cossais Sean Connery, tandis que le nom de la m√®re de Bond s'inspire d'une fianc√©e suisse de Fleming. Une aventure pr√©vue, mais jamais √©crite, de James Bond aurait pr√©sent√© la m√®re de Bond comme √Čcossaise. Selon l'h√©raldiste Griffon Or, du Coll√®ge of Arms, dans Au service secret de Sa Majest√©, la famille paternelle remonterait √† Norman Le Bond en 1180 dont la devise est Orbis non sufficit (du latin : ¬ę Le monde ne suffit pas ¬Ľ), ce qui corrige un peu les origines populaires du patronyme qui signifierait : fermier, paysan, manant.

Bond passe une bonne partie de ses jeunes ann√©es √† l'√©tranger, ce qui lui permet de ma√ģtriser parfaitement l'allemand et le fran√ßais, gr√Ęce au travail de son p√®re comme repr√©sentant √† l'√©tranger de la firme britannique d'√©quipement militaire Vickers. √Ä onze ans, Bond perd ses deux parents dans un accident d'alpinisme dans le massif des Aiguilles Rouges pr√®s de Chamonix-Mont-Blanc.

Apr√®s la mort de ses parents, il part vivre en Angleterre √† Pett Bottom dans le Kent chez sa tante Charmian Bond qui ach√®ve son √©ducation. Il entre au Eton College aux alentours de l'√Ęge de 12 ans[note 2] qu'il quitte au bout de deux semestres √† cause de son comportement ¬ę pr√©sum√© ¬Ľ avec une domestique. Dans l'une des nouvelles de Bons baisers de Paris, il raconte cependant avoir perdu sa virginit√© lors de sa premi√®re visite √† Paris √† l'√Ęge de 16 ans.

Bond quitte Eton pour le coll√®ge de Fettes √† √Čdimbourg en √Čcosse, l'ancienne √©cole de son p√®re o√Ļ il se fait remarquer pour une aptitude √† tous les sports, en particulier la boxe (poids l√©ger). Selon John Pearson et une allusion de Fleming dans Bons baisers de Russie, Bond a aussi √©tudi√© un temps √† l'universit√© de Gen√®ve. √Ä l'exception de Fettes, la pr√©sence de Bond dans ces √©coles s'√©tablit de fa√ßon parall√®le √† la propre vie de Fleming. Le film On ne vit que deux fois affirme qu'il est dipl√īm√© de langues orientales √† l'universit√© de Cambridge. √Ä un certain moment, il √©tudie aussi √† l'Universit√© d'Oxford pour apprendre le danois comme il est dit dans le film Demain ne meurt jamais. Bond peut parler plusieurs langues, notamment l'allemand, le fran√ßais, le russe et le japonais. √Ä plusieurs reprises, il existe des contradictions dans les films et les romans sur les langues qu'il dit conna√ģtre.

En 1941, Bond ment sur son √Ęge pour pouvoir entrer dans la Royal Naval Reserve pendant la Seconde Guerre mondiale, d'o√Ļ il sort avec le grade de commander. Bond conserve son rang alors qu'il est employ√© dans les services secrets britanniques. Il est promu capitaine dans Gagner, perdre ou mourir de John Gardner mais est redevenu commander depuis les romans de Raymond Benson. Il est aussi devenu membre de la Royal Naval Volunteer Supplementary Reserve (RNVSR) constitu√©e d'officiers avec une grande exp√©rience du terrain.

Au service secret de Sa Majesté

Logo du MI6, section du renseignement britannique o√Ļ travaille James Bond.

L'√©poque o√Ļ James Bond est devenu un agent 00 n'est jamais explicitement situ√©e jusqu'√† Casino Royale o√Ļ sa mise en service est √©clair√©e, bien que des r√©f√©rences dans James Bond contre Dr. No laissent sugg√©rer l'ann√©e 1952. Selon Fleming, apr√®s avoir joint le RNVSR, Bond aurait voyag√© en Am√©rique, √† Hong Kong et en Jama√Įque. C'est √† ce moment-l√† que Bond aurait rejoint une autre organisation comme le SOE, la branche 00 du Secret Intelligence Service ou m√™me devenu commando dans le Assault Unit.

Bond a gagné ses galons dans la section 00 en accomplissant deux missions énumérées dans Casino Royale. La première est l'assassinat de l'expert en chiffrement japonais au 36e étage du RCA Building du Rockefeller Center à New York. La seconde est l'assassinat d'un agent double norvégien, qui avait trahi deux agents britanniques, à Stockholm en le poignardant dans son lit.

Selon Bond, obtenir le num√©ro 00 n'est pas si dur tant que l'on est pr√©par√© √† tuer ; Pearson sugg√®re que Bond a tu√© pour la premi√®re fois alors qu'il √©tait adolescent. Dans les films et les livres, l'attitude de Bond envers son travail est la m√™me : il n'aime pas tuer et se prot√®ge par des blagues d√©sinvoltes et des remarques impertinentes ce qui est souvent mal interpr√©t√© comme une marque de sang-froid[trad 1]. Dans les films, Bond n'a jamais montr√© de malaise dans le fait de donner la mort jusqu'√† GoldenEye o√Ļ il semble troubl√© par la brutalit√© de son travail tandis qu'il admet dans Le Monde ne suffit pas que le meurtre de sang-froid est un sale boulot.

N√©anmoins, Bond n'h√©site pas √† tuer lorsqu'il y est contraint, et commet dans les films des actes qui pourraient √™tre consid√©r√©s comme des meurtres en d'autres circonstances (par exemple en tuant des ennemis d√©sarm√©s par vengeance[2]) ou des assassinats politiques[3]. Le James Bond litt√©raire reste r√©serv√© sur son permis de tuer, d√©sob√©issant parfois aux ordres en √©vitant de tuer s'il pense que la mission peut √™tre accomplie d'une autre fa√ßon[4]. Bond a aussi un profond d√©go√Ľt pour ceux qui tuent des personnes sans d√©fense, en particulier si la victime est une femme. Il lui arrive d'abandonner ses vŇďux envers la nation pour venger la mort d'innocents, comme il l'a fait pour Felix Leiter et sa femme assassin√©e dans le film Permis de tuer.

Dans les livres et les films, Bond a une attitude cavali√®re face √† sa propre mort : lorsqu'il est captur√©, il accepte son sort et esp√®re que le MI6 reniera son existence dans une telle situation. Il montre √† plusieurs reprises qu'il sait parfaitement r√©sister √† la torture (notamment dans Casino Royale, Le monde ne suffit pas et Meurs un autre jour) sans jamais divulguer une seule information √† ses tortionnaires.

Vie privée

Quand il n'est pas en mission, Bond habite √† Kings Road dans le quartier de Chelsea √† Londres. Son appartement est entretenu par une vieille gouvernante √©cossaise nomm√© May, qui est tr√®s loyale et tr√®s maternelle envers 007. Selon La Jeunesse de James Bond, May travaillait auparavant pour la tante de Bond. Bond n'a presque jamais amen√© de femme chez lui, cela n'arrive qu'une fois dans les romans, entre Les Diamants sont √©ternels et Bons baisers de Russie, lorsqu'il vit temporairement avec Tiffany Case et une fois dans les films, dans Vivre et laisser mourir, M et Moneypenny viennent voir Bond √† son appartement, ce qui l'oblige √† cacher sa conqu√™te du moment dans sa penderie. Selon les livres de Pearson et une allusion dans Bons baisers de Russie, Tiffany s'est souvent disput√© avec May et est finalement partie. Dans son appartement, Bond poss√®de deux t√©l√©phones : un pour les appels personnels et un t√©l√©phone rouge en ligne directe avec les services secrets dont il est dit qu'il sonne toujours aux moments inopportuns.

Avec les femmes, Bond conna√ģt de nombreuses conqu√™tes mais il s'agit pour la quasi-totalit√© d'amourette ou d'aventures d'une nuit. Il sort litt√©ralement avec toutes les filles qu'il rencontre, et les abandonne d√®s qu'elles deviennent un inconv√©nient. Si son charme chauvin r√©pulse certaines femmes au premier abord, il finit tout de m√™me par leur faire de l'effet comme Holly Goodhead dans Moonraker ou Wai Lin dans Demain ne meurt jamais. Dans les films plus r√©cents, son attitude envers les femmes est plus douce, il respecte le nouveau M qui est une femme (et son sup√©rieur), et quelques femmes comme Elektra King et Paris Carver ont un peu r√©ussi √† modifier son attitude.

Dans le film et le livre Au service secret de Sa Majest√©, James Bond tombe pourtant amoureux et va jusqu'√† se marier mais son √©pouse, Teresa ¬ę Tracy ¬Ľ di Vicenzo, est tu√©e le jour de leurs noces par son ennemi jur√©, Ernst Stavro Blofeld ; ce drame le suit plusieurs ann√©es. Dans les livres, Bond a sa revanche dans le roman suivant, On ne vit que deux fois, quand par chance il retrouve Blofeld au Japon tandis que le Bond des films attrape Blofeld dans Les diamants sont √©ternels avec un r√©sultat ambigu. Plus tard, dans le pr√©g√©n√©rique de Rien que pour vos yeux, Bond √©limine ce qui semble √™tre Blofeld[note 3].

Dans le livre On ne vit que deux fois, Bond a un enfant de Kissy Suzuki, bien qu'il n'apprenne jamais son existence dans les livres de Fleming. Dans le livre de Pearson, l'enfant s'appelle James Suzuki. Bond est clairement au courant de son existence dans la nouvelle Le Spectre du pass√© de Raymond Benson o√Ļ son enfant lui demande de venir √† New York pour une urgence avant d'√™tre tu√© par Irma Bunt. Le statut officiel de l'histoire est souvent contest√© car il s'agit d'une nouvelle r√©dig√©e hors de la chronologie de toutes les autres continuations, les propres romans de Benson compris.

Habitudes et préférences

Bond est un fin gourmet qui donne des instructions m√©ticuleuses sur la pr√©paration de ses repas et de ses boissons. Son repas pr√©f√©r√© est le petit-d√©jeuner et il adore les Ňďufs √† la coque de sa gouvernante May. La recette de ce plat, surnomm√© les Ňďufs brouill√©s ¬ę √† la James Bond ¬Ľ, est √©crite dans la nouvelle 007 in New York. Il adore le caviar m√™l√© √† du jaune d'Ňďuf, les soles meuni√®res, les crabes noirs, le gratin de queues de langoustes, les quenelles de brochet et la viande tendre qui se coupe √† la fourchette. Pour son ¬ę quatre heures ¬Ľ, il commande souvent du foie gras.

Bond poss√®de une connaissance impressionnante des alcools. Il appr√©cie les vins, notamment le Rothschild 47 et le Piesporter Goldtropfchen 53. Il est aussi un grand amateur de champagne comme le Taittinger, le Bollinger et le Dom Perignon. Bond commande toujours une ¬ę vodka-martini m√©lang√©e au shaker, pas √† la cuill√®re ¬Ľ (shaken, not stirred). Dans le roman Moonraker, il boit sa vodka d'un seul coup, servie avec une pinc√©e de poivre noir ; une habitude prise lorsqu'il travaillait dans la r√©gion baltique. Il explique que ce n'est pas pour le go√Ľt mais parce que cela entra√ģne les impuret√©s dans les vodkas bon march√© au fond du verre. En Floride, il pr√©f√®re d√©guster un double Old Grandal sec. Il aime aussi le martini Gin et le bourbon. Au cours de ses aventures, Bond aurait consomm√© 317 boissons, dont 101 whisky, 35 sak√©s, 30 coupes de champagne et seulement 19 vodka-martinis soit une moyenne d'une boisson toutes les sept pages[5].

Dans les romans de Fleming, Bond est un gros fumeur. En moyenne, il fume quotidiennement une soixantaine de cigarettes, bien que dans certains livres, il essaie de freiner sa consommation afin de pouvoir accomplir certaines exercices physiques comme nager sous l'eau. Il est aussi forc√© de r√©duire son nombre de cigarettes apr√®s avoir √©t√© envoy√© dans un centre de remise en forme par son sup√©rieur dans Op√©ration Tonnerre. Les cigarettes favorites de Bond sont les Morland Specials fabriqu√©s avec un tabac mac√©donien et avec un contenu plus √©lev√© que la moyenne en goudron de Morlands of Grosvenor Street. La cigarette elle-m√™me porte trois bandes dor√©es sur le filtre, tout comme le rang de commander de Bond. √Ä partir des romans de John Gardner, Bond passe √† des cigarettes avec un taux all√©g√© en goudron issu de Morlands et plus tard de H. Simmons of Burlington Arcade. Dans les films, Bond fume par intervalle selon les humeurs de la soci√©t√©. Dans les films avec Connery, Lazenby et Dalton, Bond est un fumeur alors que les James Bond de Moore et de Brosnan ne fument jamais de cigarettes, bien qu'ils fument occasionnellement le cigare. Dans Demain ne meurt jamais, Brosnan fait la remarque √† un Russe qui fume que c'est une mauvaise habitude. La derni√®re fois que Bond est vu en train de fumer une cigarette √† l'√©cran remonte √† 1989 dans Permis de tuer, jusqu'√† 2002 dans Meurs un autre jour o√Ļ il se rend √† Cuba et qu'il fume des delectados.

Malgr√© le penchant de Bond √† vivre dans le luxe, son salaire est √©tabli √† 4 200 USD par an dans le roman Goldfinger (1959), soit 28 719,18 USD en 2008. Toutefois, compte tenu des nombreux d√©g√Ęts que coutent ses aventures (voitures, motos, gadgets √©lectroniques d√©truits etc) il semble que ses notes de frais soient illimit√©s.

Biographies alternatives

Biographie moderne

Le film Casino Royale de 2006 est une r√©initialisation de la franchise qui raconte la premi√®re mission de Bond en tant qu'agent 00. Le site officiel du film donne une biographie d√©taill√©e de Bond parall√®le √† la backstory du personnage de Ian Fleming. Bond est n√© le 13 avril 1968 (13 avril √©tant le jour o√Ļ Casino Royale fut publi√© en 1953 et 1968 l'ann√©e de naissance de Daniel Craig). Ses parents, Andrew et Monique Bond, meurent dans un accident d'escalade, apr√®s quoi il fut √©lev√© par sa tante Charmain dans le Kent en Angleterre.

Comme le personnage original, Bond est vir√© du Eton College et rejoint le coll√®ge Fettes o√Ļ son p√®re a √©tudi√©. Il suit des cours √† l'universit√© de Gen√®ve durant son passage √† Fettes par le biais d'un programme d'√©change √©tudiant. Apr√®s Fettes, il rejoint la Royal Navy et entre au Britannia Royal Naval College √† l'√Ęge de 17 ans.

Le service militaire de Bond est mieux document√© : il rejoint le Special Boat Service de la Royal Navy, o√Ļ il obtient le rang de Commander, puis il est plac√© dans le 030 Special Forces Unit[note 4]. Bond sert secr√®tement en Irak, Somalie, Iran, Libye et activement en Bosnie. Il est ensuite recrut√© par le RNR Defense Intelligence Group. Bond suit un parcours sp√©cialis√© dans les universit√©s de Cambridge et d'Oxford √† ce moment-l√†, d√©crochant un dipl√īme de langues orientales √† Cambridge. Lorsqu'il rejoint le MI6, Bond est not√© comme parlant couramment l'anglais, le fran√ßais, l'allemand et l'italien, et pouvant aussi parler le grec, l'espagnol, le chinois et le japonais. Au cours de sa formation, il re√ßoit des notes exceptionnelles en endurance physique, en logique et en Psychological Ops exercises. De 17 √† 31 ans, il sert la Royal Navy, rejoint le MI6 √† 32 ans et est promu agent 00 √† 38 ans en 2006.

Autres théories

Dans son concept de Wold Newton, l'√©crivain Philip Jos√© Farmer sugg√®re que Bond appartient √† cette famille d'√™tres exceptionnels aux c√īt√©s de Tarzan, de Sherlock Holmes, de Doc Savage et d'autres h√©ros fictifs. Il existe aussi certaines th√©ories qui veulent recouper Bond avec d'autres personnages de fiction, en sugg√©rant que Bond est un Time Lord, comme dans Doctor Who.

Plus controvers√©, le r√©alisateur de Meurs un autre jour Lee Tamahori pense que le nom ¬ę James Bond ¬Ľ est un nom de code (comme 007) donn√© aux meilleurs agents secrets. Cette th√©orie est cens√©e expliquer les diff√©rents changements d'acteurs au cours de la s√©rie et donc les changements d'√Ęge et d'apparence de Bond. L'id√©e fut lanc√©e pour que Tamahori puisse inclure un cam√©o de Sean Connery dans le film, et ainsi expliquer comment il √©tait possible que Connery et Brosnan soient tous les deux dans le film en tant que Bond[6].

Tamahori explique sa th√©orie ainsi : ¬ę En gros, mon id√©e est qu'il existe plusieurs Bonds. James Bond n'est pas le vrai nom de l'homme, il s'agit juste d'un pr√©fixe et d'un nom de code. C'est comme cela que je l'ai toujours vu depuis le remplacement de Connery par Lazenby. Comment cet homme peut-il rester toujours jeune ? Bien s√Ľr que pour moi, il s'agit juste d'un pr√©fixe et d'un nom de code. Cela signifie que Connery est mort ou √† la retraite, que Moore est mort ou √† la retraite et ainsi de suite. En suivant cela, cela vous permet la possibilit√© de mettre deux Bonds dans le film. Qu'arrive-t-il aux autres ? Sont-ils morts ou retir√©s du service ? ¬Ľ[trad 2]

Cette th√©orie, tout comme le cam√©o avec Connery, fut rejet√©e par les producteurs Barbara Broccoli et Michael G. Wilson[note 5]. Le seul indice supportant cette th√©orie est la derni√®re phrase de Lazenby dans le pr√©g√©n√©rique de Au service secret de Sa Majest√© apr√®s que Tracy lui √©chappe ¬ę Cela n'est jamais arriv√© √† l'autre type. ¬Ľ La th√©orie est condamn√©e par de nombreux admirateurs √† cause de la continuit√© dans les films suivants lorsque la femme de Bond, Tracy, est mentionn√©e, notamment dans L'espion qui m'aimait o√Ļ le James Bond de Roger Moore r√©agit √©motionellement lorsque la mort de sa femme est mentionn√©e. Puis dans Rien que pour vos yeux o√Ļ Bond se recueille devant la tombe de sa femme ; et dans Permis de tuer o√Ļ Felix Leiter se ref√®re au mariage de Bond. Plus r√©cemment dans Le Monde ne suffit pas, lorsqu'Electra demande √† Bond s'il n'a jamais perdu quelqu'un qu'il aimait, Bond ne r√©pond pas et change imm√©diatement de sujet. De plus, de temps en temps, Bond est vu avec des gadgets et des armes issus de films pr√©c√©dents dont il se souvient clairement.

L'id√©e que James Bond ne soit qu'un nom de code pour plusieurs agents est pr√©sente √©galement dans le film parodique Casino Royale de 1967 o√Ļ le James Bond initial est un vieux gentleman (interpr√©t√© par David Niven) qui admoneste M de donner son matricule et son nom √† un jeune agent imp√©tueux dont la description ressemble au Bond de Sean Connery. Plus tard dans le film, six autres agents du MI6 re√ßoivent le nom de ¬ę James Bond 007 ¬Ľ, dont Vesper Lynd et Evelyn Tremble.

Description

Le smoking, un costume souvent associé à James Bond.

James Bond est un espion des services secrets britanniques ayant le matricule 007 (¬ę double-z√©ro 7 ¬Ľ) : le premier z√©ro signifiant qu'il a l'autorisation de tuer, le second qu'il l'a ¬ę d√©j√† ¬Ľ fait. Bond est commander dans la marine britannique, c'est-√†-dire capitaine de fr√©gate, mal traduit dans la version fran√ßaise des films par ¬ę commandeur ¬Ľ ; il fait partie des troupes de la Royal Naval Reserve. Il est d√©cor√© de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges.

√Ä l'√©cran, il est connu pour se pr√©senter par la phrase ¬ę Mon nom est Bond, James Bond ¬Ľ d√®s qu'il en a l'occasion, une r√©plique devenue culte, et pour commander sa vodka-martini ¬ę au shaker, pas √† la cuill√®re. ¬Ľ Il est g√©n√©ralement v√™tu d'un smoking (l'habit qui le caract√©rise par excellence), et porte souvent une montre-bracelet.

Physique

Tout au long des livres, la description physique de Bond reste assez coh√©rente : une carrure mince, une cicatrice verticale sur sa joue droite (absente des films), des yeux bleu-gris, des cheveux noirs et courts, une m√®che tombante sur le front, et, apr√®s le livre Casino Royale, la cicatrice de la lettre cyrillique –® (SH pour Shpion : espion en russe) sur le dos de l'une de ses mains trac√©e par un agent du SMERSH. Dans le livre Bons baisers de Russie, il est √©crit que Bond mesure 1 m√®tre 83 et p√®se 76 kg.

Psychologie

Bond est d√©peint comme quelqu'un de tr√®s intelligent. Dans Goldfinger, il calcule de t√™te combien de camions seront n√©cessaires pour transporter tout l'or de Fort Knox, et combien de temps l'or serait radioactif si la bombe d'Auric Goldfinger explosait. Dans Casino Royale, il montre son aptitude √† calculer les probabilit√©s de draws d'un jeu de carte dans un tournoi de poker. Dans les films, le ¬ę g√©nie ¬Ľ de Bond est d'ailleurs devenu un running gag durant la p√©riode Roger Moore, la blague disparut lorsqu'il fut remplac√© par Timothy Dalton.

James Bond est le type m√™me de l'homme qui c√ītoie la mort tous les jours. S'il lui est permis de tuer, il est, lui aussi, l'objet constant de haines assassines. Ian Fleming voyait en Bond un homme quelquefois tourment√©. Ce n'est gu√®re le cas dans la s√©rie de films tourn√©s par Sean Connery et Roger Moore. Timothy Dalton essaiera de redonner une image plus fid√®le au mod√®le de Fleming. Sa r√©ussite artistique fut ind√©niable, mais cette image de Bond ne fut pas populaire au cin√©ma, et on passa vite √† un autre acteur, en l'occurrence Pierce Brosnan.

James Bond est condamn√© √† vivre au quotidien. Il ne regarde pas l'avenir (√† l'exception de l'√©pisode de son mariage dans Au service secret de Sa Majest√©), mais souffre du pass√©. Jamais le James Bond du cin√©ma ne montre de crainte de la mort, √† une seule exception pr√®s : on ne l'entendra crier ¬ę Au secours ! ¬Ľ (¬ę Help ! ¬Ľ) que dans la version originale d'Op√©ration Tonnerre (cri traduit par ¬ę Eh ! ¬Ľ dans la version fran√ßaise).

Tout plaisir lui tombant sous la main fait l'objet de convoitise : il ne recule devant aucun bon repas, aucun alcool de qualit√©, et surtout, aucune belle femme. Le sens moral de Bond d√©fie toutes les th√©ories du bien. On comprendra que sa justification se trouve dans son risque routinier de mourir. Pourtant, James Bond peut se mettre en col√®re ; il y a des choses qui sont ¬ę mal ¬Ľ m√™me pour lui, et on observera ce trait de caract√®re depuis le premier jusqu'au tout dernier film. Il s'agit d'une des rares constantes dans le personnage de Bond √† travers les acteurs. Le mal se divise en deux points tr√®s simples. D'une, on ne tue pas une femme, sauf en cas de l√©gitime d√©fense. Et de deux, on ne tue pas un agent de l'Intelligence Service ou un ami de Bond (Felix Leiter). En observant la r√©action de Bond, camp√© aussi bien par Sean Connery, Roger Moore, George Lazenby, Pierce Brosnan, Timothy Dalton ou Daniel Craig, on reconna√ģtra toujours cette perte de contr√īle de soi chez Bond.

Enfin, Bond est connu pour √™tre un s√©ducteur inv√©t√©r√©. La plupart des femmes qu'il rencontre finissent t√īt ou tard par lui c√©der, qu'elles soient dans son camp ou non. Sexiste, James Bond s'attache rarement aux femmes et en change √† chaque mission. Il se marie malgr√© tout une fois, mais son √©pouse Tracy est assassin√©e juste apr√®s la c√©r√©monie. Il est d'ailleurs courant que ses conqu√™tes perdent malencontreusement la vie parce qu'elles se trouvent m√™l√©es √† son aventure, mais il n'en semble jamais tr√®s affect√©. Ce d√©tachement, qui prend un aspect souvent cynique, est attribu√© soit √† la volont√© de Bond de ne pas afficher ou r√©v√©ler sa souffrance, soit √† son d√©sint√©r√™t pour les femmes auxquelles il refuse de s'attacher (attitude renforc√©e apr√®s la mort de son √©pouse).

Capacités

Bond pr√©sente une certaine ma√ģtrise de la majorit√© des sports, notamment la boxe, le judo, l'escrime et le ski. De plus, il a une pratique suffisante du golf, ce qui lui donne une certaine classe. En plus de l'anglais, il parle couramment plusieurs langues, dont l'allemand, le russe, le fran√ßais et le japonais[7].

Univers

Amis et ennemis

Les sup√©rieurs de Bond et les autres officiers du MI6 sont g√©n√©ralement d√©sign√©s par des lettres. Les plus connus sont M, le directeur du MI6, et Q, le responsable de l'√©quipe qui fournit les gadgets de Bond. Si M a pu √™tre jou√© par des acteurs diff√©rents au cours des films (M est une femme dans les derniers Bond), Q a pratiquement toujours √©t√© interpr√©t√© par Desmond Llewelyn avant d'√™tre remplac√© √† la mort de l'acteur par R (dans les films, il est expliqu√© que Q a pris sa retraite). Dans les romans, James Bond a deux secr√©taires, Loelia Ponsonby et Mary Goodnight, dont les r√īles dans les films sont transf√©r√©s sur la secr√©taire de M, Miss Moneypenny. Dans les films, lorsque Bond attend d'entrer dans le bureau de M, il se livre traditionnellement √† un l√©ger flirt avec Moneypenny.

Occasionnellement, Bond est amen√© √† travailler avec son vieil ami de la CIA, Felix Leiter. Dans les films, Leiter appara√ģt r√©guli√®rement durant la p√©riode avec Sean Connery, seulement une fois aux c√īt√©s de Roger Moore, et dans les deux films de Timothy Dalton ; cependant, il est √† chaque fois incarn√© par un acteur diff√©rent. Absent dans les films avec Pierce Brosnan (m√™me s'il est remplac√© par Jack Wade), Leiter revient dans Casino Royale (2006) et dans Quantum of Solace (2008).

Les conqu√™tes de Bond (commun√©ment appel√©es les James Bond girls) n'apparaissent g√©n√©ralement que dans un √©pisode. Amies ou ennemies, elles portent souvent des noms √† double sens : ¬ę Pussy Galore[note 6] ¬Ľ, ¬ę Plenty O'Toole[note 7] ¬Ľ ou ¬ę Xenia Onatopp[note 8] ¬Ľ.

James Bond possède aussi de nombreux ennemis. Dans les premiers romans, l'ennemi est le SMERSH, organisation criminelle soviétique. Ian Fleming crée dès le début des années 1960 le SPECTRE, que l'on retrouvera par la suite d'une manière directe ou non chez les autres auteurs, tels que John Gardner ou Raymond Benson. Régulièrement, l'agent 007 aura à affronter des organisations secrètes ennemies, telles BAST et le Syndicat. Au cours des premiers films (jusqu'à Vivre et laisser mourir), l'ennemi principal de James Bond est le SPECTRE, un réseau criminel d'envergure, avec à sa tête Ernst Stavro Blofeld.

Que ce soit dans les romans ou les films, il n'existe qu'une poignée de personnages récurrents dans James Bond. Parmi les plus mémorables se trouvent Bill Tanner, René Mathis, Felix Leiter, Jack Wade, Requin, J.W. Pepper et plus récemment Charles Robinson.

Voitures, armes et gadgets

L'Aston Martin visible dans Tuer n'est pas jouer.

Les gadgets et les véhicules tiennent une part importante dans les missions de James Bond. Ces objets s'avèrent très précieux dans la réussite de ses missions.

Les romans de Fleming et les premi√®res adaptations √† l'√©cran ne laissent qu'une petite place √† l'√©quipement comme Bons baisers de Russie avec la mallette explosive. Dans James Bond 007 contre Dr. No, l'√©quipement de Bond est constitu√© d'un compteur Geiger et d'une montre-bracelet avec un c√īt√© lumineux (et radioactif). Toutefois, au d√©but du film, le major Boothroyd - charg√© des √©quipements techniques et principalement de l'armurerie - parvient sur la demande pressante de M √† contraindre Bond d'abandonner son Beretta f√©tiche pour le Walther PPK. Le r√īle de Boothroyd est repris dans Bons baisers de Russie par l'acteur Desmond Llewelyn que l'on reverra dans ce m√™me r√īle de conseiller technique dans les √©pisodes ult√©rieurs, mais renomm√© ¬ę Q ¬Ľ.

Les gadgets commencent √† prendre cependant une place plus spectaculaire dans le film Goldfinger de 1964. Le succ√®s du film encourage √† mettre plus en avant l'√©quipement de l'agent secret avec la section ¬ę Q ¬Ľ qui √©quipe 007. Les gadgets de Bond peuvent s'av√©rer surr√©alistes, comme dans le film penchant vers la science fiction Moonraker (1979) ou dans Meurs un autre jour (2002) o√Ļ la voiture de Bond peut devenir invisible.

Photo de la montre-bracelet Rolex Submariner.

Dans les films, le plus c√©l√®bre gadget avec qui Bond a √©t√© associ√© est certainement sa montre-bracelet qui int√®gre plusieurs options tr√®s sophistiqu√©es. Plusieurs mod√®les ont exist√©, mais la plus c√©l√®bre est la Rolex Submariner, qui appara√ģt au cours des films avec Sean Connery. Le James Bond de Roger Moore pr√©f√®re les montres √† quartz Seiko tandis que celui de Pierce Brosnan et de Daniel Craig porte une Omega.

Dans les romans, Bond accorde une extrême attention à sa Bentley de 1939. Souvent endommagée, il dépense une fortune pour la remettre en état. À l'écran, la première voiture de Bond est effectivement une Bentley dans James Bond 007 contre Dr. No, mais la plus célèbre voiture de James Bond reste l'Aston Martin DB5 grise visible dans le film Goldfinger qui est la première voiture équipée d'une série de gadgets. Par la suite, plusieurs films ont utilisé un certain nombre de modèles différents d'Aston Martin.

Le Walther PPK, arme symbolisant James Bond.

Le choix de la montre de Bond, tout comme sa voiture, dépend du style mais aussi d'intérêts financiers liés aux arrangements avec les fabricants. Par exemple, suite à un contrat passé avec la marque, Bond troque temporairement son Aston Martin pour une BMW durant trois films de 1995 à 2002.

L'arme de Bond dans le premier film est un Beretta 6,35 mm ; il est ensuite remplac√© par le Walther PPK 7,65 mm plus performant. Le PPK est alors utilis√© dans les films suivants et devient l'arme de pr√©dilection du h√©ros jusqu'√† Demain ne meurt jamais o√Ļ Bond change pour le Walther P99 9mm plus puissant. Depuis, Bond n'a pas chang√© d'arme (except√© dans Le monde ne suffit pas o√Ļ il utilise le plus souvent un Colt .45 pris sur une victime).

Création du personnage

James Bond fut cr√©√© le mercredi 15 janvier 1952 √† 9 heures (heure jama√Įcaine, soit 15 heures heure fran√ßaise), par le journaliste britannique Ian Fleming, qui fut √©galement espion au cours de la Seconde Guerre mondiale, pendant ses vacances dans sa propri√©t√© en Jama√Įque, Goldeneye. Pour baptiser son personnage, Ian Fleming reprit le nom d'un ornithologue, James Bond, dont il lisait l'ouvrage Birds of the West Indies. √Ä ce sujet, Fleming annonce qu'il voulait simplement que le nom et le pr√©nom soient le plus simple possible[trad 3]. Fleming pr√©tend avoir cr√©√© James Bond pour se remettre du choc de son mariage, √† quarante-trois ans, avec Ann Rothmere.

La plupart des biographes s'accordent √† dire que James Bond est la projection id√©alis√©e et romanc√©e de Ian Fleming, l'homme qu'il aurait aim√© √™tre. Fleming et Bond partagent plusieurs traits physiques (taille, coupe de cheveux, couleur des yeux), appr√©cient les m√™mes repas (Ňďufs brouill√©s, caf√©), poss√®dent les m√™mes habitudes (boisson, cigarette), aiment les m√™mes styles de femmes, ont fr√©quent√© les m√™mes √©coles, et ont suivi un chemin similaire dans la marine (les deux √©tant mont√©s au rang de commandant). Certains pensent que le charme sophistiqu√© de Bond est bas√© sur Hoagy Carmichael jeune[8].

Pour ses histoires, Fleming a admis s'√™tre en partie inspir√© de son service dans la Naval Intelligence Division de l'Amiraut√© britannique. Cependant, les aventures de 007 comportent √©galement une grande part d'imagination et de science-fiction o√Ļ les jolies filles se succ√®dent, les m√©chants sont toujours vaincus et o√Ļ le monde est toujours sauv√© par l'agent britannique.

Il est possible que Ian Fleming ait √©t√© influenc√© par Agatha Christie pour cr√©er le nom de son h√©ros. En effet, le h√©ros de la onzi√®me nouvelle de la s√©rie Le Myst√®re de Listerdale, appel√©e L'√Čmeraude du Radjah et parue en 1934, s'appelle James Bond. Cependant, le jeune homme imp√©cunieux de la romanci√®re n'a pas beaucoup de points communs avec le h√©ros de Fleming[9].

Débuts littéraires

Apr√®s avoir termin√© le manuscrit de Casino Royale, Fleming autorise son ami (et futur √©diteur), le po√®te William Plomer √† le lire. Le livre pla√ģt √† Plomer qui le soumet √† Jonathan Cape, mais celui-ci ne l'appr√©cie pas autant. Cape le publie finalement en 1953 sur la recommandation de Peter Fleming, grand fr√®re de Ian Fleming r√©put√© pour ses r√©cits de voyage[10]. Par la suite, chaque aventure de James Bond suivra le m√™me processus de r√©daction : prise de notes en automne, r√©daction d'un premier jet pendant le s√©jour hivernal dans sa r√©sidence en Jama√Įque, corrections ou refonte en ao√Ľt-septembre, remise du manuscrit d√©finitif √† l'√©diteur Jonathan Cape, qui le publie en avril de l'ann√©e suivante. Seul L'Homme au pistolet d'or ne conna√ģtra pas la phase de r√©vision et mise au point, Ian Fleming √©tant mort entretemps.

Le premier tirage de Casino Royale, √† 4 750 exemplaires, sort le 13 avril 1953 et met un mois pour s'√©couler. Si la critique re√ßoit bien l'ouvrage, le succ√®s reste faible. En juin 1954, les ventes totales ne s'√©l√®vent qu'√† 8 000 unit√©s. En avril 1956, malgr√© trois ans de pr√©sence du h√©ros dans les librairies, Jonathan Cape limite avec prudence le premier tirage des Diamants sont √©ternels √† 12 500 exemplaires.

James Bond est v√©ritablement devenu un personnage c√©l√®bre en litt√©rature gr√Ęce √† deux coups de projecteurs. Le premier en novembre 1956 lorsque le premier ministre britannique Anthony Eden passe trois semaines de convalescence en Jama√Įque dans la r√©sidence de Fleming, suscitant une certaine curiosit√© du public pour l'Ňďuvre du romancier. Le second, plus d√©cisif, arrive le 17 mars 1961 avec la publication dans Life de la liste des dix livres pr√©f√©r√©s de John Fitzgerald Kennedy, alors nouveau pr√©sident des √Čtats-Unis : Bons baisers de Russie arrive en neuvi√®me position. Le succ√®s en librairie explose du jour au lendemain aux √Čtats-Unis, pressant les producteurs d'acc√©l√©rer la mise en chantier d'une premi√®re adaptation cin√©matographique.

Le nouveau mythe du cinéma

L'adaptation de Bond se fait d'abord sur le petit √©cran avec une adaptation t√©l√©vis√©e de Casino Royale en 1954. Malgr√© le maigre budget allou√©, le feuilleton re√ßoit un accueil encourageant ; √† tel point qu'une s√©rie t√©l√©vis√©e est un instant envisag√©e. Intitul√©e Commander Jama√Įca, elle aurait d√Ľ mettre en sc√®ne un certain James Gunn op√©rant depuis son yacht dans l'archipel des Cara√Įbes. Ce projet non abouti conduira Ian Fleming √† √©crire un script de trente pages, qui sera √† l'origine du roman James Bond contre Dr. No.

Dès 1959, Fleming désire vendre les droits de son personnage à divers producteurs de cinéma dont Alfred Hitchcock, James Mason et Cary Grant. Ensuite sort le roman Opération Tonnerre qui aboutit à un procès en 1961. En effet Fleming avait ré-utilisé la trame d'un script rédigé conjointement avec deux autres scénaristes en 1959 pour ce qui aurait pu être la toute première aventure cinématographique de l'agent 007. Au final, c'est le producteur Kevin McClory qui obtient les droits pour l'adaptation cinématographique du roman qu'il utilisera plus tard d'abord pour un film en co-production avec Eon Productions en 1965, ensuite dans un remake indépendant intitulé Jamais plus jamais en 1983.

Finalement, l'adaptation de James Bond contre le Dr. No réalisée par Terence Young sort en 1962 et le succès est suffisant pour poursuivre la série avec la sortie en 1963 de Bons baisers de Russie. Mais c'est Goldfinger en 1964 qui fera exploser la carrière de Bond jusqu'à l'ériger au rang de star internationale en même temps que son interprète Sean Connery.

Fleming n'aura pas le temps de profiter de ce succ√®s. Il d√©c√®de le 12 ao√Ľt 1964 d'un infarctus √† l'√Ęge de 56 ans. √Ä sa mort, il avait d√©j√† vendu 30 millions de romans ; un chiffre qui sera doubl√© d√®s l'ann√©e suivante.

Chaque James Bond est bien s√Ľr introduit par l'habituel s√©quence du Canon (Gun Barrel)

Après Fleming

Le douzième et dernier roman de Fleming, L'Homme au pistolet d'or, est inachevé. Gildrose Publications demandent à l’écrivain Kingsley Amis qui a rédigé plusieurs études sur James Bond de rédiger un mémento concernant l'ouvrage. Malgré les réticences de la femme de Fleming, Gildrose décide alors d'autoriser Amis à poursuivre les aventures de l'agent secret. En 1968 sort le premier James Bond non écrit par Fleming Colonel Sun mais les ventes ne connaissent pas le succès des livres originaux. Une autre tentative est faite avec Les Aventures de James Bond Jr destiné aux enfants, toujours sans guère de succès et une biographie apocryphe de John Pearson en 1973.

En 1981, la famille Fleming fait une nouvelle tentative en chargeant John Gardner de poursuivre les aventures litt√©raires de 007. Cette fois le succ√®s revient et Gardner publie un nouveau roman par an jusqu'en 1995 o√Ļ lui succ√®de Raymond Benson, premier √©crivain qui ne soit pas britannique √† reprendre le flambeau, et qui continuera la s√©rie jusqu'en 2003.

Depuis 2005, Charlie Higson approche la s√©rie par une s√©rie de cinq r√©tro-romans consacr√©s √† La Jeunesse de James Bond dont le premier tome appara√ģt en t√™te des ventes dans les pays anglo-saxons.

Sous licence Glidrose, Samantha Weinberg a également commencé en 2005 une trilogie intitulée Les Carnets secrets de Moneypenny et qui devrait se terminer en 2008 pour le centenaire de la naissance de Ian Fleming.

Sebastian Faulks, auteur de romans à succès, a été missionné pour rédiger une nouvelle aventure de James Bond. Prévu spécifiquement pour le centenaire de Fleming et ne constituant pas a priori une nouvelle série mais bien un livre unique. Cet ouvrage, intitulé Le diable l'emporte, est sorti en mai 2008.

Du c√īt√© des films, chaque histoire de Fleming a √©t√© adapt√©e jusqu'√† Tuer n'est pas jouer en 1987. Par la suite, d'autres films sortent en se basant sur des sc√©narios in√©dits jusqu'√† Quantum of Solace en 2008.

Ňíuvres composant l'univers de fiction

Ňíuvres √©crites

En f√©vrier 1952, Ian Fleming commence l'√©criture de son premier James Bond. √Ä cette √©poque, il √©tait le responsable √† l'√©tranger des journaux du groupe Kemsley, propri√©taire du Daily Express √† Londres. Fleming demandait deux mois de vacances annuelles dans son contrat, le temps pour lui d'√©crire en Jama√Įque. De 1953 √† sa mort en 1964, il publiera douze romans et un recueil de nouvelle (un second recueil fut publi√© posthume).

Plus tard, les aventures de Bond se poursuivirent sous la plume de Kingsley Amis (sous le nom de Robert Markham), de John Gardner, de Charlie Higson et de Raymond Benson, qui fut le premier auteur américain de James Bond (la dernière aventure fut publiée en 2002). La série de livres La Jeunesse de James Bond de Charlie Higson a commencé en 2005[11],[12].

En 2008, pour le centenaire de la naissance de Ian Fleming, Ian Fleming Publications a publi√© un nouveau roman se situant historiquement dans la continuit√© des Ňďuvres de Fleming. Le diable l'emporte (Devil May Care) a √©t√© r√©dig√© par Sebastian Faulks et, malgr√© son succ√®s, ne devrait constituer qu'une Ňďuvre unique et non pas une nouvelle s√©rie.

Article connexe : Romans de James Bond.

Films

Filmographie ¬ę EON ¬Ľ

Pays dans lesquels s'est rendu James Bond au cours de ses films.

Les droits d'adaptation des livres au cin√©ma appartiennent conjointement √† EON et United Artists. Mais une faille l√©gale a permis √† Kevin McClory de r√©aliser Jamais plus jamais, un remake d'Op√©ration Tonnerre en 1983. Depuis, United Artists et MGM ont prot√©g√© la marque ¬ę James Bond ¬Ľ, et aucune autre adaptation ne peut √™tre tourn√©e sans leur autorisation. Plusieurs affiches de films ont √©t√© peint par Robert McGinnis.

Les films produits par EON Productions ont généralement été tournés aux Pinewood Studios situés dans un comté du Buckinghamshire près de Londres.

Traditionnellement, chacun de ces films commence par la même introduction montrant un rond blanc sur fond noir à l'intérieur duquel Bond se déplace avant de faire feu vers le spectateur, puis l'écran rougit et le logo 007 terminé par un pistolet apparait, le tout accompagné du James Bond theme, chanson composée par Monty Norman. S'ensuit un prégénérique au cours duquel Bond termine une mission généralement en rapport avec le reste du film, sauf pour James Bond 007 contre Dr. No (sans prégénérique), Goldfinger (en rapport avec le premier chapitre du roman), Rien que pour vos yeux et Octopussy. Enfin, le générique met en scène des femmes en ombre chinoise, dans une sorte de ballet fantasque et sensuel. La majorité des génériques sont conçus par Maurice Binder (14 contributions).

√Ä la fin des ann√©es 1950, la soci√©t√© EON Productions s'approprie les droits pour les adaptations filmographiques de tous les livres de James Bond en-dehors de Casino Royale (dont les droits ne seront achet√©s qu'en 1999[13]) et d'Op√©ration Tonnerre d√©tenus par Kevin McClory. Ainsi en 1962, le premier roman adapt√© √† l'√©cran est Dr. No, avec Sean Connery dans le r√īle de 007. Connery incarnera l'agent secret dans cinq autres films, il sera ensuite remplac√© √† l'√©cran par George Lazenby (pour 1 film), Roger Moore (pour 7 films), Timothy Dalton (pour 2 films), Pierce Brosnan (pour 4 films) et Daniel Craig (2 films + un autre pr√©vu pour 2010). Au 1er Janvier 2009, 22 films ont √©t√© tourn√©s.

Numéro Titre français Titre original Année Réalisateur Acteur Budget
(USD)
Total Box-office
(USD)
Total Box-office
ajusté** (USD)
Box-office
France
1 James Bond 007 contre Dr. No Dr. No 1962 Terence Young Sean Connery 1 000 000 59 600 000 388 037 628 4 772 547
2 Bons baisers de Russie From Russia with Love 1963 2 500 000 78 900 000 508 104 954 5 623 391
3 Goldfinger Goldfinger 1964 Guy Hamilton 3 500 000 124 900 000 794 800 903 6 675 099
4 Op√©ration Tonnerre Thunderball 1965 Terence Young 5 600 000 141 200 000 886 994 986 5 734 842
5 On ne vit que deux fois You Only Live Twice 1967 Lewis Gilbert 9 500 000 111 600 000 669 906 721 4 489 249
6 Au service secret de Sa Majest√© On Her Majesty's Secret Service 1969 Peter Roger Hunt George Lazenby 7 000 000 87 400 000 489 303 677 1 958 172
7 Les diamants sont √©ternels Diamonds are forever 1971 Guy Hamilton Sean Connery 7 200 000 116 000 000 581 819 757 2 493 739
8 Vivre et laisser mourir Live and Let Die 1973 Roger Moore 7 000 000 161 800 000 753 224 370 3 053 913
9 L'Homme au pistolet d'or The Man with the Golden Gun 1974 7 000 000 97 600 000 427 829 913 2 873 898
10 L'Espion qui m'aimait The Spy Who Loved Me 1977 Lewis Gilbert 14 000 000 185 400 000 634 304 309 3 500 993
11 Moonraker Moonraker 1979 34 000 000 210 300 000 627 863 628 3 171 274
12 Rien que pour vos yeux For Your Eyes Only 1981 John Glen 28 000 000 195 300 000 460 741 749 3 181 840
13 Octopussy Octopussy 1983 27 500 000 187 500 000 377 621 373 2 944 481
14 Dangereusement v√ītre A View to a Kill 1985 30 000 000 152 400 000 285 151 891 2 423 306
15 Tuer n'est pas jouer The Living Daylights 1987 Timothy Dalton 40 000 000 191 200 000 338 879 453 1 978 347
16 Permis de tuer Licence to Kill 1989 42 000 000 156 200 000 256 701 197 2 110 402
17 GoldenEye GoldenEye 1995 Martin Campbell Pierce Brosnan 60 000 000 353 400 000 463 577 113 3 493 610
18 Demain ne meurt jamais Tomorrow Never Dies 1997 Roger Spottiswoode 110 000 000 346 600 000 430 648 471 3 435 210
19 Le monde ne suffit pas The World Is Not Enough 1999 Michael Apted 135 000 000 390 000 000 468 969 175 3 599 609
20 Meurs un autre jour Die Another Day 2002 Lee Tamahori 142 000 000 456 000 000 508 229 469 4 015 654
21 Casino Royale Casino Royale 2006 Martin Campbell Daniel Craig 140 000 000 594 293 106 594 293 106 3 179 519
22 Quantum of Solace Quantum of Solace 2008 Marc Forster 230 000 000 586 090 627 Non connu 3 715 301
23 James Bond 23 James Bond 23 2011 Non connu Non connu Non connu Non connu
Totaux Films 1-23 6 acteurs 848 200 000 4 983 683 733 10 947 003 843 78 424 396
Moyennes 3 564 745

*. (en) Chiffres du 6 mai 2007, commanderbond.net
**. Les totaux sont ajustés sur les chiffres de 2006 selon l'indice des prix à la consommation.
Les données proviennent de différents sites web[14],[15],[16],[17].

Filmographie ¬ę hors s√©rie ¬Ľ ou ¬ę ind√©pendante ¬Ľ

La d√©nomination de films non officiels est √©vit√©e dans cet article, dans la mesure o√Ļ lorsque ces Ňďuvres ont √©t√© mises sur le march√©, les producteurs en d√©tenaient les droits de mani√®re officielle. On leur pr√©f√®rera plut√īt la d√©nomination de films ¬ę hors s√©rie ¬Ľ ou ¬ę ind√©pendants. ¬Ľ

En 1963, Kevin McClory, qui participa avec Ian Fleming et Jack Whittingham à l'écriture d'un scénario de film qui ne vit jamais le jour, obtint définitivement les droits cinématographiques du roman que Ian Fleming avait publié sous le titre d'Opération Tonnerre d'après ce même scénario. Les descendants de McClory sont toujours propriétaires de ces droits, contrairement à EON.

  1. Casino Royale de William H. Brown Jr., t√©l√©diffus√© le 21 octobre 1954. En 1954, CBS paye Ian Fleming pour obtenir le droit d'adapter Casino Royale dans une aventure d'une heure dans le cadre de sa s√©rie Climax!. Dans ce t√©l√©film am√©ricain, James Bond (jou√© par Barry Nelson) est renomm√© en Jimmy Bond et est un espion am√©ricain travaillant pour la CIA, Clarence Lieter est un agent britannique jou√© par Michael Pate et Peter Lorre est Le Chiffre.
  2. Casino Royale de John Huston, Ken Hughes, Val Guest, Robert Parrish et Joseph McGrath (1967). Aux c√īt√©s de Deborah Kerr et Barbara Bouchet, David Niven joue, dans ce film parodique, le r√īle de James Bond. Niven √©tait en fait la pr√©f√©rence de Fleming pour repr√©senter l'agent secret[18] mais EON Productions choisit Sean Connery. Niven est le seul James Bond dont le nom est mentionn√© dans l'un des romans de Fleming[19].
  3. Jamais plus jamais de Irvin Kershner avec Sean Connery (1983). En 1983, une voie l√©gale, apr√®s une longue bataille juridique, a permis √† Kevin McClory de produire un remake de Op√©ration Tonnerre, dont il avait √©t√© producteur, avec le m√™me Sean Connery, pr√©sent√© par la promotion du film comme le vrai James Bond. Dirig√© par Irvin Kershner qui venait de r√©aliser L'Empire contre-attaque, le film sortit en m√™me temps qu'Octopussy, avec Roger Moore dans le r√īle principal, mais re√ßut malgr√© tout un tr√®s bon accueil quoiqu'inf√©rieur √† Octopussy.
  4. James Bond Junior (1991) : il s'agit d'une s√©rie d'animation lanc√©e par EON Productions mettant en sc√®ne les aventures du neveu du c√©l√®bre espion.

Depuis, MGM a achet√© le nom de ¬ę James Bond ¬Ľ rendant tr√®s improbables de futures productions en-dehors des circuits EON Productions. Cependant, Kevin McClory √©tant d√©c√©d√© en 2006, sa famille est toujours d√©tentrice des droits cin√©matographiques d'Op√©ration Tonnerre, du SPECTRE et de Blofeld, droits que EON Productions ne peut s'arroger.

Titre Année Acteur Total au box-office
(USD)
Budget
(USD)
Total au box-office ajusté **
(USD)
Box-office France
Casino Royale ‚ÄĒ √©pisode t√©l√© 1954 Barry Nelson non applicable inconnu non applicable non applicable
Moonraker ‚ÄĒ programme radio 1956 Bob Holness non applicable non applicable non applicable non applicable
Casino Royale ‚ÄĒ parodie 1967 David Niven 44 400 000 12 000 000 272 980 000
Jamais plus jamais 1983 Sean Connery 160 000 000 36 000 000 329 880 000 2 582 054
James Bond Junior ‚ÄĒ s√©rie anim√©e 1991 non applicable non applicable inconnu non applicable non applicable

Principaux acteurs

De 1962 à 2008, six acteurs ont interprété James Bond dans la série produite par EON Productions.

  • 1962 - 1967, 1971 : Sean Connery (VF : Jean-Pierre Duclos puis Jean-Claude Michel) est encore inconnu lorsqu'il prend le r√īle de Bond. Les producteurs n'avaient en effet pas les moyens de se payer une vedette pour un film de s√©rie B. Le James Bond cynique et un peu sexiste, proche de celui que d√©crivait Fleming dans ses romans, de Sean Connery obtient un succ√®s imm√©diat et le propulse au rang de vedette internationale.
  • 1969 : George Lazenby (VF : Jean-Claude Michel) ne r√©ussit pas √† convaincre le public qui ne dig√®re pas le d√©part de Connery. En conflit avec ses producteurs, son contrat n'est pas reconduit apr√®s le film. Au service secret de Sa Majest√© est le premier James Bond √† terminer mal (une autre raison possible au mauvais accueil du public).
  • 1973 - 1985 : Roger Moore (VF : Claude Bertrand) parvient √† imposer sa propre image de James Bond en apportant l'humour particulier qui devint ensuite si caract√©ristique de l'agent secret. En date de 2008, il est l'acteur √† avoir tourn√© le plus de James Bond sous le label EON.
  • 1987 - 1989 : Timothy Dalton (VF : Edgar Givry puis Guy Chapellier) d√©cide de se rapprocher du jeu de Sean Connery. Son Bond est froid et professionnel, mais reste plus humain que l'original. L'accueil de sa prestation est mitig√©.
  • 1995 - 2002 : Pierce Brosnan (VF : Emmanuel Jacomy) reprend le r√īle de l'agent secret apr√®s quelques ann√©es d'absence. Apr√®s ces ann√©es de ballotements, la prestation de Brosnan est d√©cisive et celui-ci est attendu au tournant. GoldenEye est un succ√®s plan√©taire et relance la carri√®re de Pierce Brosnan tout en redonnant un souffle √† la s√©rie.
  • 2006 - ? : Daniel Craig (VF : √Čric Herson-Macarel) s'av√®re √™tre un choix surprenant de la production car il est le seul acteur blond. Cependant, son premier film, Casino Royale, est salu√© par la critique et par les spectateurs, quoique l'humour et les gadgets qui caract√©risaient les autres films aient tendance √† dispara√ģtre pour une r√©alisation plus noire. Quantum of Solace, son deuxi√®me film, adopte un ton moins sombre et concentre plus de sc√®nes d'action.

Musique des films

Article d√©taill√© : Musiques de James Bond.

James Bond Theme, la fameuse chanson qui accompagne le traditionnel g√©n√©rique des James Bond d'EON Productions, a √©t√© compos√© par Monty Norman en 1960 puis orchestr√© pour la premi√®re fois par John Barry pour James Bond contre Docteur No en 1962. √Ä l'origine, cette chanson, signature significative, √©tait une chanson cr√©√©e par Monty Norman dans les ann√©es 1950 sous le titre de A House for Mister Biswas. La version ¬ę retouch√©e ¬Ľ donnera le James Bond Theme. La paternit√© de cette musique a √©t√© la source d'un long proc√®s entre les deux auteurs, mais Monty Norman a finalement eu gain de cause en 2001.

Barry a continué de composer les musiques de onze films de Bond en plus de sa contribution (non créditée) pour Docteur No, et devient crédité avec la composition de 007, un morceau utilisé comme thème alternatif dans plusieurs films, tout comme le célèbre thème orchestré On Her Majesty's Secret Service. James Bond Theme et On Her Majesty's Secret Service ont tous deux été remixés de nombreuses fois par des artistes célèbres, tels que Art of Noise, Moby, Paul Oakenfold et Propellerheads. Les Beatles ont utilisé une partie du James Bond Theme dans l'introduction de leur chanson Help.

John Barry fut suivi par d'autres compositeurs et producteur de musique comme George Martin, Bill Conti, Michael Kamen, Marvin Hamlisch et √Čric Serra. Depuis le d√©but du XXIe si√®cle, David Arnold est le compositeur choisi pour la s√©rie, et a r√©cemment compos√© la musique de son quatri√®me James Bond, Casino Royale.

Les musiques des James Bond sont reconnues, notamment pour les musiques th√©matiques que l'on entend pendant le g√©n√©rique d'ouverture de chaque film et qui sont interpr√©t√©s par des chanteurs connus comme Shirley Bassey, Nancy Sinatra, a-Ha, Sheryl Crow, Tina Turner, Paul McCartney, Madonna ou encore Tom Jones. Au Service Secret de Sa Majest√© est le seul film √† n'avoir qu'un th√®me purement instrumental, une ballade de Louis Armstrong : We Have All the Time in the World. Bien que beaucoup de ces th√®mes furent de gros succ√®s, le seul th√®me √† devenir n¬į1 des charts aux √Čtats-Unis fut A View to a Kill de Duran Duran en 1985.

Sheena Easton est la seule chanteuse √† appara√ģtre dans le g√©n√©rique d'un film, en l'occurrence lorsqu'elle chante le th√®me de Rien que pour vos yeux. Madonna est la seule interpr√®te d'un th√®me √† appara√ģtre comme personnage √† l'int√©rieur m√™me du film ; non cr√©dit√©e, elle appara√ģt comme professeur d'escrime, Verity, tout en ayant enregistr√© le th√®me de Meurs un autre jour.

Chris Cornell interprète You Know my Name pour Casino Royale (2006). Il s'agit du premier chanteur masculin à enregistrer une chanson de Bond depuis a-ha en 1987 dans Tuer n'est pas jouer. C'est aussi le premier thème d'un James Bond depuis Octopussy en 1983 à porter un nom différent de celui du film.

En 1998, la musique de On ne vit que deux fois, compos√©e par John Barry est adapt√©e dans le morceau Millennium par le producteur et compositeur Guy Chambers pour Robbie Williams. Le clip montre Robbie Williams en parodie de James Bond, et comporte des r√©f√©rences √† d'autres films de Bond comme Op√©ration Tonnerre et Bons baisers de Russie. Le clip fut tourn√© aux Pinewood Studios o√Ļ la plupart des films de Bond ont √©t√© tourn√©s.

Quantum Of Solace a comme th√®me principal Another Way to Die interpr√©t√© par Jack White et Alicia Keys. C'est le premier th√®me o√Ļ il y a un duo. Courant septembre 2008, un bout de la version instrumentale de Another Way to Die a √©t√© diffus√©e pour un spot de publicit√© pour Coca-Cola Zero, ce que n'a pas appr√©ci√© Jack White. √Ä l'origine, Amy Winehouse devait interpr√©ter le th√®me de Quantum Of Solace mais suite √† ses d√©boires au courant de l'ann√©e 2008, on lui a refus√© l'interpr√©tation, ce qui l'a quelque peu irrit√©e. Elle aurait d√©cid√© de cr√©er un th√®me non officiel de Quantum of Solace.

Jeux vidéo

Article d√©taill√© : Jeux vid√©o de James Bond.

James Bond 007, le premier jeu vidéo de James Bond, développé et produit par Parker Brothers, sort en 1983 sur Atari 2600, Atari 5200, Atari 800, Commodore 64, et Colecovision. Depuis, de nombreux jeux vidéo basés sur les films ou sur une histoire originale ont été produits. Généralement, l'apparence du James Bond qu'intègre le joueur ressemble à celle de l'acteur choisi pour tourner les films à ce moment-là, tout comme les autres personnages.

Une √©tape est marqu√©e en 1997 avec le GoldenEye 007 d√©velopp√© par Rare pour la Nintendo 64 qui obtient un √©norme succ√®s. En cons√©quence, tous les jeux vid√©o de James Bond qui ont suivi ont essay√© de reproduire l'exploit avec plus ou moins de r√©ussite ; quitte √† aller plus loin pour avoir le jeu GoldenEye : Au service du Mal qui n'a que peu de chose en commun avec le jeu vid√©o GoldenEye 007 ou le film du m√™me nom.

Depuis qu'il a acquis la licence en 1999, Electronic Arts (EA) a sorti huit jeux, cinq ayant leur propre histoire, dont le populaire 007 : Quitte ou double qui s'éloigne du jeu de tir subjectif introduit avec GoldenEye 007 pour une vue à la troisième personne. En 2005, EA sort un autre jeu dans la même veine, Bons baisers de Russie, qui est cette fois une adaptation du film homonyme. Le James Bond virtuel reprend pour l'occasion les traits de Sean Connery, l'acteur lui-même a prêté sa voix pour le jeu après 34 ans d'absence.

En 2006, Activision s'approprie la licence, initialement partagé avec EA. Le contrat devient exclusif en septembre 2007 et la sortie du prochain jeu James Bond se fera en même temps que celle de Quantum of Solace, vers novembre 2008 et portera le même nom que le film. Celui-ci sera basé sur les histoires de Casino Royale et de Quantum of Solace.

Bandes dessinées

En 1957, le Daily Express, un journal tenu par Lord Beaverbrook, approche Ian Fleming pour qu'il adapte ses histoires en comic strip. Au d√©part r√©ticent, Fleming accepte et le premier strip Casino Royale est publi√© le 7 juillet 1958 pour produire une planche hebdomadaire jusqu'au 13 d√©cembre 1958. Le comic est illustr√© par John McLusky jusqu'en 1963 (date o√Ļ il est remplac√© par Yaroslav Horak) et sc√©naris√© par Henry Gammidge et Anthony Herne supervis√©s par Ian Fleming en personne (puis √† partir de 1963 par Jim Lawrence). C'est le Daily Express qui en premier lance ensuite un sondage parmi ses lecteurs pour qu'ils d√©signent plus tard l'acteur id√©al pour incarner le personnage de Bond au cin√©ma ; les r√©sultats du sondage influenceront grandement le choix d'Albert Broccoli et de Harry Saltzman en 1962.

En 1964, Takao Saito, adapte en manga plusieurs James Bond connu sous le nom de série des 007 publiés chez Golden Comics.

De nombreuses aventures de James Bond ont ainsi été illustrées jusqu'en 1977, comprenant tous les livres de Fleming, ainsi que le Colonel Sun de Robert Markham, et la plupart des nouvelles de Fleming. Par la suite, le comic strip produit ses propres histoires jusqu'en 1983 avec des aventures inventées par Doug Moench et un dessin de Paul Gulacy. En France, les bandes de James Bond ont été publiés dans Le Courrier de l'Ouest durant les années 1970 ainsi que dans France Soir et différents quotidiens régionaux à partir de 1965.

Les √©ditions Gl√©nat ont √©dit√© en 1988 un album reprenant des √©pisodes de Yaroslav Horak (L'Homme au pistolet d'or et Tuer n'est pas jouer). Dark Horse France a sorti en 1995 trois albums d'une histoire intitul√©e La Dent du serpent (Moench/Gulacy). Titan Books est actuellement en train de r√©imprimer ces comic strips dans une s√©rie de roman graphique ; fin 2005, toutes les adaptations bas√©s sur les romans de Fleming et Colonel Sun avaient √©t√© r√©imprim√©s.

Plusieurs comics ayant adapté les films de James Bond ont été publiés au cours des ans, tout comme de nombreuses histoires originales.

Autres produits dérivés

En 1965, Playcraft Toys Ltd, une branche de Mettoy, qui depuis quelques ann√©es s'√©tait lanc√© dans les maquettes de v√©hicules issus de s√©ries t√©l√©vis√©es, passe un contrat avec EON Productions pour commercialiser des r√©pliques miniatures des v√©hicules de James Bond[20]. √Ä cet √©poque, la s√©rie est plut√īt consid√©r√©e pour les adultes mais EON Productions pense que le succ√®s de Goldfinger et surtout la mise en avant des gadgets dans le futur film Op√©ration Tonnerre permettra d'attirer un public plus jeune.

Playcraft qui produit alors une modèle réduit de l'Aston Martin DB4 décide de retirer ce modèle et de lancer la production de la DB5. La première DB5 (Corgi 261) est commercialisée par Corgi en octobre 1965, pratiquement un an après la sortie de Goldfinger et deux mois avant la sortie d'Opération Tonnerre. Cette DB5 comporte l'arrière de la DB4 et elle est de couleur or et non silverbirch comme dans le film.

L'investissement de 45 000 livres sterling de l'√©poque est tr√®s important mais est largement compens√© par l'√©norme succ√®s du jouet avec 2 771 000 Aston Martin DB5 007 vendues en 1966. Il permet √† Playcraft d'obtenir deux r√©compenses, les UK Toy Of The Year et Best Boys Toy Of 1965.

Il existe un jeu de r√īle James Bond 007 de Victory Games sorti en 1983. Une collection de timbres a aussi √©t√© fabriqu√©.

Influences

Le nom de James Bond est connu dans le monde entier et l'Ňďuvre demeure une influence majeure dans les livres et les films d'espionnage.

La multitude de films parodiques comme Notre homme Flint (1966), Opération Frère Cadet (1967), Casino Royale (1967), Bons baisers de Pékin (1994), Austin Powers (1997), Le Smoking (2002), Johnny English (2003) et Double Zéro (2004) sont autant de preuves de la proéminence de Bond dans la culture populaire. Dans le film Rock, l'espion britannique joué par Sean Connery fait une curieuse référence à James Bond.

Les ann√©es 1960 ont vu de nombreux feuilletons s'inspirant de James Bond comme Les Espions, Max la Menace ou Des agents tr√®s sp√©ciaux. Napoleon Solo, le h√©ros de la s√©rie Des agents tr√®s sp√©ciaux, doit son nom d'un personnage de Goldfinger ; Fleming sugg√©ra aussi le nom d'April Dancer qui fut plus tard utilis√© dans le spin-off de la s√©rie : Annie, agent tr√®s sp√©cial. Le t√©l√©film Le Retour des agents tr√®s sp√©ciaux (1983) introduit notamment un cam√©o de George Lazenby en James Bond en hommage √† Fleming (pour des raisons de droits, le personnage s'appelle ¬ę JB ¬Ľ).

Le personnage Ars√®ne Lupin III du manga Lupin III de Monkey Punch a aussi plusieurs traits inspir√© de Bond, comme le pistolet Walther, le go√Ľt pour les femmes et les gadgets, et son allure d√©tach√©. L'un des personnages de la s√©rie anim√©e de Nickelodeon Doug est un agent secret nomm√© Smash Adams, qui est inspir√© de Bond.

La plupart des acteurs de la s√©rie Chapeau melon et bottes de cuir, au moins 155 d'entre eux, ont fait des apparitions dans les films de James Bond[21]. Quelques temps apr√®s le d√©part du personnage Cathy Gale, jou√© par Honor Blackman, le personnage de John Steed, jou√© par Patrick Macnee, re√ßoit une carte de no√ęl de sa part. Il commente alors ¬ę It's from Mrs Gale! I wonder what she's doing in Fort Knox? ¬Ľ (¬ę C'est de la part de Mrs Gale ! Je me demande ce qu'elle fait √† Fort Knox ? ¬Ľ) - la destination pr√©vue par Pussy Galore dans Goldfinger. L'actrice Diana Rigg, qui joue Emma Peel, appara√ģt plus tard en tant que Tracy Bond dans Au service secret de Sa Majest√©. Patrick Macnee, ami de Roger Moore, appara√ģt comme Sir Godfrey Tibbett dans Dangereusement v√ītre. Joanna Lumley, qui joue le r√īle de Purdey dans la s√©rie, peut aussi √™tre vue dans un petit r√īle o√Ļ elle ne prononce quelques mots dans Au service secret de Sa Majest√©.

Quatre épisodes de la série Arrested Development (For British Eyes Only, Forget-Me-Now, Notapusy et Mr. F) se réferrent aux films de Bond. Les titres des épisodes sont des parodies des titres originaux de plusieurs James Bond.

Dans l'émission britannique Red Dwarf, James Bond est parodié sous la forme de Ace Rimmer.

George Lucas a d√©clar√© √† plusieurs occasions que le portrait de James Bond par Sean Connery fut l'une des principales inspirations pour le personnage d'Indiana Jones, une raison pour laquelle Sean Connery fut choisi pour le r√īle du p√®re d'Indiana dans le troisi√®me film de la s√©rie.

La s√©rie de jeu vid√©o Amiga James Pond est aussi un clin d'Ňďil √† James Bond. La s√©rie de comics de Sonic the Hedgehog comprend plusieurs r√©f√©rences √† Bond dans une histoire intitul√©e The Man from H.E.D.G.E.H.O.G.

Dans le vidéoclip du groupe Jonas Brothers, Burning Up, Nick Jonas incarne le personnage de James Bond.

Un épisode de la série française de "Kaamelott" a pour titre "Au Service Secret de sa Majesté", renvoyant aux romans de Fleming et au film de James Bond avec George Lazenby.

La chanson Millenium de Robbie Williams, est un hommage non dissimulé a James bond,reprenant le theme d"on ne vit que deux fois".Le clip vidéo est truffé de référence a James Bond: Aston Martin, Filles, Smoking, et casino .

Anecdotes

  • Pierce Brosnan √©tait pressenti pour jouer James Bond d√®s le d√©part de Roger Moore. N√©anmoins, il dut refuser √† cause du contrat qu'il avait pass√© pour la s√©rie Remington Steele.
  • Roger Moore f√Ľt envisag√© pour jouer Bond dans James Bond 007 contre Dr. No, puis au d√©part de Sean connery, il fut envisag√© pour Au service secret de Sa Majest√© mais il n'√©tait pas disponible. Apr√®s Les Diamants sont √©ternels, Roger Moore peut enfin jouer Bond dans Vivre et laisser mourir.
  • Demain ne meurt jamais n'aurait pas d√Ľ s'appeler comme cela. En effet, le titre original √©tait au d√©part Tomorrow never lies (Demain ne ment jamais). Mais une erreur de retranscription rempla√ßa lies par dies. La production appr√©cia et changea ainsi le titre.
  • James Bond donne sa d√©mission 3 fois au cours des films : la 1re fois dans Au service secret de Sa Majest√© pour un d√©saccord avec M qui voulait lui retirer l'affaire Bedlam concernant la traque de Blofeld et de l'organisation SPECTRE. La 2e fois dans Permis de tuer pour venger son ami de toujours Felix Leiter dont la femme fut assassin√©e par un haut trafiquant de drogue. Et enfin la 3e fois dans Casino Royale apr√®s √™tre tomb√© amoureux de Vesper Lynd.
  • Ian Fleming a appel√© son personnage du nom d'un ornithologue dont il lisait l'ouvrage A Field Guide to the Birds of the West Indies. Un clin d'Ňďil est √† noter dans une sc√®ne de Meurs un autre jour o√Ļ Bond lit l'ouvrage en question et se pr√©sente √† Jinx comme ornithologue.
  • James Bond est class√© troisi√®me dans AFI's 100 ans... 100 H√©ros et M√©chants du cin√©ma.
  • Le matricule de Bond est toujours 007 sauf dans le roman On ne vit que deux fois o√Ļ il devient temporairement ¬ę 7777 ¬Ľ.
  • Trois films cons√©cutifs des ann√©es 1980 ont pour intrigue initiale la mort d'un agent 00 (Octopussy, Dangereusement v√ītre et Tuer n'est pas jouer).
  • Dans L'espion qui m'aimait (quand la Lotus sort de l'eau), dans Moonraker (quand Bond traverse la place St Marc) et dans Rien que pour vos yeux (quand Bond, qui est poursuivi par des motards traverse un restaurant d'altitude), on voit le m√™me homme regarder sa bouteille de vin, l'air incr√©dule.
  • Le matricule 007, le double 0 est le permis de tuer de l'agent 7. 007 est donc l'agent num√©ro 7 qui a le droit de tuer.
  • Sean Connery a failli reprendre du service en 1998. Sony souhaitait r√©aliser un √©pisode bas√©, comme le non-officiel Jamais Plus Jamais, sur Op√©ration Tonnerre. Finalement, le projet ne s'est jamais concr√©tis√©. .[22]
  • Steven Spielberg, fan absolu de James Bond, n'a jamais eu l'autorisation d'en r√©aliser un : la r√®gle impos√©e par la famille Broccoli, les producteurs historiques de la s√©rie, veut que les r√©alisateurs des films de 007 soient comme les acteurs du r√īle-titre : issus du Commonwealth. Alors il truffe ses films de r√©f√©rences √† Bond. N√©anmoins cette r√®gle semble en d√©su√©tude actuellement, puisque Marc Forster, r√©alisateur de Quantum of Solace, est suisse.
  • A ce jour, James Bond, le plus anglais des agents secrets, a donc √©t√© interpr√©t√© dans la saga officielle par un √Čcossais (Sean Connery), un Australien (George Lazenby), un Anglais (Roger Moore), un Gallois (Timothy Dalton), un Irlandais (Pierce Brosnan), et un Anglais √† nouveau (Daniel Craig).

Notes et références

Références

  1. ‚ÜĎ http://www.jamesbond-fr.com/le-diable-lemporte.php
  2. ‚ÜĎ Par exemple, il a tu√© le professeur Dent dans Dr. No et Elektra King dans Le Monde ne suffit pas, alors qu'ils sont d√©sarm√©s.
  3. ‚ÜĎ Par exemple, il a tu√© Mr. Big, chef d'une petite nation fictive, dans Vivre et laisser mourir.
  4. ‚ÜĎ Comme dans un passage de Meilleurs vŇďux de la Jama√Įque o√Ļ Bond prend la d√©cision de d√©sob√©ir aux ordres en √©pargnant un assassin.
  5. ‚ÜĎ (en) Atomic Martinis
  6. ‚ÜĎ (en) Lee Tamahori Talks Die Another Day, consult√© le 14 octobre 2006 via webarchive.org.
  7. ‚ÜĎ Dans On ne vit que deux fois, James Bond rappelle √† la secr√©taire de M ses comp√©tences en langue japonaise.
  8. ‚ÜĎ Dans Espions faites vos jeux, l'anti-h√©ro√Įne Vesper Lynd fait la remarque que [Bond] reminds me rather of Hoagy Carmichael, but there is something cold and ruthless. De m√™me dans Moonraker, Gala Brand pense que Bond est certainly good-looking (...) Rather like Hoagy Carmichael in a way. That black hair falling down over the right eyebrow. Much the same bones. But there was something a bit cruel in the mouth, and the eyes were cold.. Kingsley Amis, 1965, The James Bond Dossier, Jonathan Cape.
  9. ‚ÜĎ (en) Agatha Christie‚Äôs James Bond, 2008, 007 Magazine. Consult√© le 8 janvier 2009
  10. ‚ÜĎ (en) Ian Fleming Biography Discussing Early Writings, James Bond 007 :: MI6 - The Home Of James Bond. Consult√© le 16 septembre 2008.
  11. ‚ÜĎ (en) Charlie Higson interview with CommanderBond.net, The Charlie Higson CBn Interview, consult√© le 23 f√©vrier 2005.
  12. ‚ÜĎ Raymond Benson, 1984, The James Bond Bedside Companion, Dodd, Mead. ISBN 1-4011-0284-0.
  13. ‚ÜĎ (en) Bond, from the beginning?
  14. ‚ÜĎ (en) Bond franchise Box Office numbers
  15. ‚ÜĎ (en) [1]
  16. ‚ÜĎ Casino Royale Box Office numbers (1967)
  17. ‚ÜĎ (en) Box Office numbers + Inflation
  18. ‚ÜĎ (en) Ian Fleming, Author or Spy ?, visit√© le 24 octobre 2007.
  19. ‚ÜĎ Dans Au service secret de Sa Majest√©, Bond passe dans une station de ski o√Ļ il est dit que David Niven est un visiteur fr√©quent.
  20. ‚ÜĎ Miniatures Corgi, Club James Bond France, consult√© le 8 septembre 2007.
  21. ‚ÜĎ (en) The Avengers : James Bond
  22. ‚ÜĎ Sean Connery le prochain Bond ?. Consult√© le 31 octobre 2008.

Notes

  1. ‚ÜĎ Le 11 novembre est la date anniversaire de l'armistice de 1918.
  2. ‚ÜĎ Il a 13 ans dans La Jeunesse de James Bond.
  3. ‚ÜĎ Le personnage n'est pas nomm√© pour des raisons l√©gales li√©es au conflit entre EON Productions et Kevin McClory sur les droits de l'adaptation du roman Op√©ration Tonnerre.
  4. ‚ÜĎ Il s'agit d'une r√©f√©rence au 30th Assault Unit o√Ļ a offici√© Fleming durant la Seconde Guerre Mondiale et surnomm√© Red Indians dans Casino Royale
  5. ‚ÜĎ Bien qu'un reportage t√©l√©vis√© au cours de la production du film rapporta de mani√®re erron√©e que Connery apparaissait en cam√©o en tant que p√®re de Bond.
  6. ‚ÜĎ Pussy Gallore appara√ģt dans Goldfinger. En argot am√©ricain, son pr√©nom signifie l'organe sexuel f√©minin.
  7. ‚ÜĎ Plenty O'Toole appara√ģt dans Les diamants sont √©ternels. Son pr√©nom est une allusion √† sa poitrine plantureuse.
  8. ‚ÜĎ Xenia Onatopp appara√ģt dans GoldenEye. Son pr√©nom Xenia, d'origine grecque, renvoie √† la notion d'hospitalit√©. Ce peut √™tre aussi une allusion au personnage principal de la s√©rie t√©l√©vis√©e Xena, la guerri√®re.

Traductions

  1. ‚ÜĎ (en) It was part of his profession to kill people. He had never liked doing it and when he had to kill he did it as well as he knew how and forgot about it. As a secret agent who held the rare Double-O prefix ‚Äď the licence to kill in the Secret Service ‚Äď it was his duty to be as cool about death as a surgeon. If it happened, it happened. Regret was unprofessional ‚ÄĒ worse, it was a death-watch beetle in the soul. ‚ÄĒ Goldfinger, chapter 1: Reflections in a Double Bourbon
  2. ‚ÜĎ (en) My idea was basically that there have been several Bonds. It's just a prefix and a code name. Even James Bond is not the guy's name. That's the way I've always been able to view these things from when Connery left and Lazenby and Moore took over, right up to Brosnan. How could this guy be so young still? Of course to me, it is just a prefix and a code name. That means that Connery either died or retired, Moore died or retired and so on. Following that, that allows you to have possibly two James Bonds in a movie. What happened to the others? Were they retired from active service or were they killed? That's where I came from. ‚ÄĒ Lee Tamahori
  3. ‚ÜĎ (en) I wanted the simplest, dullest, plainest-sounding name I could find, 'James Bond' was much better than something more interesting, like 'Peregrine Carruthers.' Exotic things would happen to and around him, but he would be a neutral figure‚ÄĒan anonymous, blunt instrument wielded by a government department. Ian Fleming. Henry Chancellor, 2005, James Bond: The Man and His World, John Murray, (ISBN 0-7195-6815-3).

Bibliographie

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