Istanbul

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Istanbul
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Istanbul
Istamboul
Istanbul Montage Wikipedia.jpg
Administration
Pays Drapeau de Turquie Turquie
RĂ©gion RĂ©gion de Marmara
(Marmara Bölgesi)
Province Istanbul ( 34 )
District RĂ©gion de Marmara
(Marmara Bölgesi)
Code postal 34
Indicatif téléphonique international (+90) 212 ou 216(Asie)
Maire Kadir TopbaƟ
AKP
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 41° 00â€Č 44″ Nord
       28° 58â€Č 34″ Est
/ 41.01224, 28.976018
Altitude 5 Ă  74 m
DĂ©mographie
Gentilé Stambouliote ou Istanbuliote
Population 12 782 960 pour la province entiĂšre[1] hab.
Localisation
Turkey location map.svg
City locator 12.svg
Istanbul
Internet
Site de la ville http://www.ibb.gov.tr/
Sources
World Gazetteer
Index Mundi/Turquie


Istanbul ou Istamboul[2] (en turc Ä°stanbul[3]) est la mĂ©tropole de la Turquie et la prĂ©fecture de la province du mĂȘme nom. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985.

SituĂ©e de part et d’autre du dĂ©troit du Bosphore, Ă  cheval sur deux continents : l’Europe et l’Asie, elle est gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ©e comme europĂ©enne parce que la ville historique est situĂ©e sur la rive occidentale du dĂ©troit.

Elle est la plus grande agglomĂ©ration du pays avec prĂšs de treize millions d'habitants recensĂ©s (des estimations donnent nĂ©anmoins le chiffre de seize millions) ce qui fait Ă©galement l’une des plus grandes agglomĂ©rations du continent[4], et constitue aussi le principal pĂŽle Ă©conomique de la Turquie.

AppelĂ©e officiellement Ä°stanbul depuis le 28 mars 1930, elle a portĂ© d'autres noms durant son histoire (encore parfois utilisĂ©s selon les contextes) notamment : « Byzance Â», au moment de sa fondation ; puis « Constantinople Â» (Ă  partir du 11 mai 330 en l'honneur de l'empereur romain Constantin Ier).

AppelĂ©e aussi la « Nouvelle Rome Â» (d'ailleurs, comme Rome, Istanbul est fondĂ©e sur sept collines), Istanbul appartint d'abord Ă  la GrĂšce antique, puis Ă  l’Empire romain dont elle fut la seconde capitale aprĂšs 395 (devenu l'Empire romain d'orient et appelĂ© au XVIe siĂšcle « byzantin Â» par Hieronymus Wolf[5]), ensuite Ă  l’Empire ottoman depuis le 29 mai 1453, et enfin, juste aprĂšs la chute de celui-ci le 10 aoĂ»t 1920, Ă  la RĂ©publique de Turquie, dont elle fut capitale jusqu'au 13 octobre 1923, lorsque ce rĂŽle fut dĂ©volu Ă  Ankara.

Les anciens noms de la ville, Byzance puis Constantinople, témoignent de cette longue histoire. Seules quelques autres grandes villes ont eu trois noms au cours de leur histoire. Du point de vue historique, on peut considérer qu'avec AthÚnes et Rome, Constantinople (Istanbul) est l'une des trois capitales antiques les plus importantes aujourd'hui.

Les habitants de la Byzance antique Ă©taient appelĂ©s Byzantiotes et ceux de Constantinople, les Constantinopolitains ou les Politains. Par contre, aucun citoyen de l'Empire romain d'orient ne s'est jamais appelĂ© Byzantin : ils se dĂ©finissaient comme « Romains Â» et lorsqu'ils sont devenus sujets de l'Empire ottoman, celui-ci les a organisĂ©s dans le milliyet de Rum. Les habitants d’Istanbul sont les Stambouliotes ou les Istanbuliotes[6].

On ne dit pas « Istanbul Â» pour dĂ©signer le pouvoir politique ottoman, on dit, en employant des synecdoques, la « Sublime porte Â» ou simplement « la Porte Â» s'il s'agit du gouvernement ou « le Palais Â» s'il s'agit du sultan.

Sommaire

GĂ©ographie

Ä°stanbul, le Bosphore et la mer Noire, vus de l'espace.
Plan d'ensemble de Constantinople 1922.

Situation

Istanbul est situĂ©e sur le dĂ©troit du Bosphore qui sĂ©pare l’Asie de l’Europe, et relie la mer Noire Ă  la mer de Marmara. De nos jours la ville moderne est beaucoup plus grande et couvre Ă  la fois les rives asiatique et europĂ©enne du Bosphore.

Sismicité

La ville d’İstanbul se situe tout prĂšs de la faille nord-anatolienne. Celle-ci est une faille active qui a dĂ©jĂ  produit plusieurs sĂ©ismes trĂšs destructeurs Ă  l’époque contemporaine. L’étude de la sismogĂ©nĂšse locale laisse craindre avec une forte probabilitĂ© qu'un sĂ©isme important frappera Ä°stanbul au cours des prochaines dĂ©cennies.

De plus, en raison de la situation de la ville au bord de la mer, un tsunami meurtrier est Ă  craindre[7].

Par ailleurs, la difficulté de faire appliquer des rÚgles de construction parasismiques en Turquie fait penser que la plupart des habitations, notamment celles des quartiers populaires, ne résisteront pas. La ville connut plusieurs séismes importants dont particuliÚrement ceux de 1509 (appelé la Petite Apocalypse), 1763, 1894 et 1999.

Climat

Istanbul bĂ©nĂ©ficie d'un climat tempĂ©rĂ©, influencĂ© par des zones continentales, mais aussi par les masses maritimes au nord et au sud. Les Ă©tĂ©s sont chauds, avec un air humide mais des pluies limitĂ©es (plus de 320 heures de soleil par mois en juin, juillet et aoĂ»t). Les hivers sont froids et humides, avec beaucoup de pluies et occasionnellement de la neige, mais ils sont rarement glaciaux (moins de 120 heures de soleil par mois en janvier et fĂ©vrier). Les printemps et les automnes sont doux et modĂ©rĂ©ment humides.

RelevĂ© mĂ©tĂ©orologique de Istanbul, Drapeau de Turquie Turquie
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,9 2,8 3,9 7,7 12,0 16,0 18,5 18,7 15,5 12,0 8,5 5,3 10,3
Température moyenne (°C) 5,8 5,9 7,6 12,1 16,7 21,0 23,4 23,6 20,2 16,0 11,9 8,2 14,3
Température maximale moyenne (°C) 8,7 9,1 11,2 16,5 21,4 26,0 28,4 28,5 25,0 20,1 15,3 11,1 18,4
Humidité relative (%) 77 75 74 71 72 70 67 68 68 72 74 76 72
Précipitations (mm) 98,4 80,2 69,9 45,8 36,1 34,0 38,8 47,8 61,4 96,9 110,7 123,9 843,9
Nombre de jours avec neige 6 6 3 0 0 0 0 0 0 0 0 4 19
Record de froid (°C) -9,0 -16,1 -7,0 -0,6 3,6 8,0 10,5 8,2 5,2 1,0 -4,0 -9,4 -16,1
Record de chaleur (°C) 18,3 24,0 26,2 32,9 33,0 40,2 40,5 38,8 33,6 34,2 27,2 21,2 40,5
Source : Organisation mĂ©tĂ©orologique mondiale (ONU)[8] Service mĂ©tĂ©orologique d'Ă©tat de la Turquie (DMI)[9] Centre mĂ©tĂ©o de la BBC[10],[11] [12]


Flore

Istanbul est situĂ© dans une des rĂ©gions botaniques les plus riches de l'Asie et du monde, avec plus de 10 000 espĂšces de plantes en Turquie, dont 2 500 endĂ©miques Ă  Istanbul.

Districts

L'hiver Ă  Istanbul.
Article dĂ©taillĂ© : Districts d'Istanbul.

La ville d'Istanbul est divisĂ©e en 39 districts.

Noms de la ville

Diverses hypothĂšses existent quant Ă  l’origine du mot « Istanbul Â».

  • La premiĂšre en fait une dĂ©formation des mots grecs « Î”ጰς τᜎΜ ΠόλÎčÎœ Â»/ Is tĂ­m boli(n) Â», signifiant « vers la Ville Â» ou « Ă  la Ville Â», car Ville (Polis) est l’appellation abrĂ©gĂ©e de Constantinople en grec. Constantinople Ă©tait en effet considĂ©rĂ©e comme l'archĂ©type de la ville, celle qu'on ne dĂ©signe que par ces mots, « La Ville Â», comme l'ancienne Rome Ă©tait appelĂ©e Urbs, la Ville par excellence. De mĂȘme Smyrne (en grec Smyrni, en latin Smyrna) est ainsi devenue phonĂ©tiquement Ä°zmir, et NicĂ©e (en latin Nicaea) est devenue Ä°znik, par l'ajout de la prĂ©position Δጰς, « vers Â» ou de la voyelle d'appui « i Â» [13] ou de l'article dĂ©fini fĂ©minin áŒĄ prononcĂ© [i] depuis l'Ăšre chrĂ©tienne. Puisque dans le langage courant en grec on dĂ©signait Constantinopolis par Polis ou Poli, on disait is tin Poli pour dire « Ă  Constantinople Â». Et les Ottomans ont donc repris ces termes parce que le grec Ă©tait la langue de l'Empire byzantin.
  • Une autre suggĂšre que le nom proviendrait de la contraction turque du grec KonstĂĄntinoupĂłlis (double accent tonique du nom composĂ©), Ă  laquelle aurait Ă©tĂ© ajoutĂ©e la voyelle d'appui i. Mais la chute de toutes ces syllabes non accentuĂ©es est difficile Ă  admettre dans la mesure oĂč la langue turque procĂšde plutĂŽt habituellement par Ă©lision (ou aphĂ©rĂšse): « SelĂąnik Â» pour Thessaloniki (Thessalonique).

Le nom Islam-bol (« lĂ  oĂč l'Islam abonde Â») est une Ă©tymologie populaire imaginĂ©e aprĂšs la conquĂȘte ottomane pour exprimer le nouveau rĂŽle de la citĂ© en tant que capitale de l'empire ottoman musulman, puis siĂšge du califat mais surtout pour asseoir leur lĂ©gitimitĂ©.

Jusqu'en 1930, l'agglomĂ©ration d'Istanbul s'appelait officiellement « Constantinople Â», et « Stamboul Â» ne dĂ©signait que la Vieille Ville (La pĂ©ninsule historique). Ce nom fut Ă©tendu Ă  toute la ville sous la forme moderne d'« Ä°stanbul Â» Ă  la suite de la rĂ©forme de la langue et de l'Ă©criture turque par AtatĂŒrk en 1928 (la RĂ©volution des signes).

Les Turcs d'origine armĂ©nienne appellent Istanbul Bolis, et les Grecs Polis (« la Ville Â»). « Politis Â» dĂ©signe l’habitant de Constantinople.

Les peuples slaves sous la domination byzantine puis ottomane l'ont appelĂ©e et l'appellent toujours Tzarigrad : « la ville de l'Empereur Â» (serbe et bulgare : ЩарограЮ), qui est un calque de Constantinople (« la ville de l'empereur Constantin Ier Â»).

Enfin les VarĂšgues, qui la frĂ©quentaient Ă  l'Ă©poque byzantine, la nommaient en vieux norrois : MiklagarĂ°r (« ville impĂ©riale Â») : l'un d'eux a laissĂ© une inscription en runes sur le lion constantinopolitain actuellement placĂ© Ă  l'entrĂ©e de l'arsenal de Venise.

Histoire

Byzance (VIIe siĂšcle av. J.‑C. Ă  324)

Article dĂ©taillĂ© : Byzance.

PĂ©riode Byzantine (324 Ă  1453)

Article dĂ©taillĂ© : Constantinople.

Elle fut fondĂ©e par l’empereur romain Constantin Ier en 330 sur le site de l’ancienne colonie grecque Byzantium qui existe depuis le VIIe siĂšcle av. J.‑C. La ville fut baptisĂ©e Constantinople en l'honneur de l'Empereur (ce n’est que le 28 mars 1930 que le nom d’Istanbul devint officiel). La ville devint la capitale orientale de l’Empire romain et plus tard celle de l’Empire byzantin.

PĂ©riode ottomane (1453 Ă  1923)

Articles dĂ©taillĂ©s : Chute de Constantinople et Empire ottoman.

AprĂšs la chute de Constantinople le 29 mai 1453, elle fut incorporĂ©e Ă  l’Empire ottoman par Mehmed II et en devint la nouvelle capitale pendant cinq siĂšcles, remplaçant Edirne (Andrinople) en Thrace.

PĂ©riode de la RĂ©publique (1923 Ă  nos jours)

Article dĂ©taillĂ© : Turquie.

La ville a perdu la fonction de capitale le 1er octobre 1923, en faveur d'Ankara, capitale de la RĂ©publique de Turquie.

La ville est occupée par les Alliés au lendemain de la PremiÚre Guerre mondiale (1921-1923), ce qui motive en partie le déplacement de la capitale.

Suite Ă  des migrations Ă  partir des annĂ©es 1950 depuis les villages d'Anatolie, la ville devint rapidement l'une des plus importantes agglomĂ©rations d'Europe. La ville comptait 700 000 habitants en 1927, un million en 1950, deux millions en 1960, trois millions et demi en 1970 et finalement treize millions Ă  ce jour. Selon d'autres sources, la population aurait mĂȘme dĂ©passĂ© 22 millions d'habitants[rĂ©f. nĂ©cessaire].

En 1959, la ville est récompensée du Prix de l'Europe[14].

DĂ©mographie et religion

Le quartier de Galata Ă©tait une colonie de la RĂ©publique de GĂȘnes entre 1273 et 1453.

La ville fut toujours un centre important pour les religions chrĂ©tienne et musulmane. En 1453, le sultan Mehmed II qui venait de conquĂ©rir la ville et de mettre fin Ă  l'Empire byzantin, dĂ©cida de perpĂ©tuer le rĂŽle de Constantinople comme centre spirituel du monde chrĂ©tien orthodoxe grĂące Ă  la nomination du patriarche grec Gennadios Ă  la tĂȘte du patriarcat ƓcumĂ©nique. Dans le mĂȘme ordre, un patriarcat armĂ©nien apostolique s’établit en 1461 Ă©galement par ordre du sultan Mehmed II.

Istanbul devint en 1517 le siĂšge du califat aprĂšs la conquĂȘte de l'Égypte par les Ottomans et le transfert des symboles califaux Ă  la capitale impĂ©riale qu'est Istanbul. Cependant, le titre de calife fut portĂ© par les sultans et une institution califale en tant que telle n'a jamais existĂ© sĂ©parĂ©ment en dehors du systĂšme Ă©tatique. Le califat fut aboli en mars 1924 par Mustafa Kemal AtatĂŒrk.

L’exarchat bulgare orthodoxe avait pour siùge Istanbul entre 1870 et 1912.

En 1492, suite Ă  l’autorisation du sultan Bayezid II, Ä°stanbul accueillit de nombreux Juifs persĂ©cutĂ©s par l'inquisition espagnole et chassĂ©s d’Espagne par Isabelle la Catholique. La ville abrite toujours la communautĂ© juive la plus importante du pays (22 000 personnes sur 25 000). La communautĂ© possĂšde seize synagogues (dont la plus grande est NĂ©vĂ© Shalom et la plus ancienne est Ahrida), un hĂŽpital (Or haHayim), une Ă©cole (UOML), une maison de retraite et un hebdomadaire bilingue (turc-ladino) : ƞalom. Le chef de la communautĂ© est le grand rabbin Isaac HalĂ©va.

La ville abrite également la plupart des Sabbatéens de Turquie, partisans de Sabbataï Tsevi.

La nuit du 24 avril 1915, durant laquelle deux-cent quarante intellectuels armĂ©niens furent arrĂȘtĂ©s Ă  Ä°stanbul, marque le dĂ©but du gĂ©nocide armĂ©nien et de la quasi-disparition des minoritĂ©s chrĂ©tiennes de l’Empire ottoman. Cette date est commĂ©morĂ©e chaque annĂ©e en mĂ©moire des 1 200 000 victimes[15]. Toutefois, les ArmĂ©niens stambouliotes ne furent pas concernĂ©s par les dĂ©portations, Ă  l'instar de ceux qui habitaient Ă  Smyrne ou Alep. Aujourd’hui, la communautĂ© armĂ©nienne d'Istanbul, Ă©valuĂ©e Ă  45 000 personnes (sur 60 000 dans tout le pays)[16] personnes, possĂšde trente-trois Ă©glises apostoliques, douze Ă©glises catholiques et trois Ă©glises protestantes, deux hĂŽpitaux (Sourp Pirgitch et Sourp Agop), deux orphelinats, dix-neuf Ă©coles et trois journaux en langue armĂ©nienne, dont Jamanak (fondĂ© en 1908) actuellement le plus vieux quotidien de Turquie. Les leaders de la communautĂ© sont le patriarche apostolique Mesrob II Mutafyan (depuis 1998) et l’archevĂȘque catholique Hovhannes Tcholakian (depuis 1961). L'Ă©migration des ArmĂ©niens de Turquie vers l'Ă©tranger a perdu son caractĂšre massif dans les annĂ©es 1980 et leur nombre s'est stabilisĂ©[rĂ©f. nĂ©cessaire]. L'attention sur la situation de la minoritĂ© armĂ©nienne a Ă©tĂ© ravivĂ©e par l'assassinat du journaliste Hrant Dink Ă  Ä°stanbul en 2007.

La communautĂ© grecque possĂšde encore 95 Ă©glises, vingt Ă©coles, un hĂŽpital et deux quotidiens (Apoyevmatini et Iho), mais cette communautĂ© disparaĂźt progressivement par Ă©migration. On comptait 170 000 Grecs en 1920, 100 000 en 1927, 19 000 en 1959 aprĂšs les incidents de septembre 1955, et aujourd’hui leur nombre est de 2 500, ce qui fait que la plupart de leurs institutions ne fonctionnent pas vraiment. Leur chef spirituel est le patriarche ƓcumĂ©nique BartholomĂ©e Ier (depuis 1991). Le sĂ©minaire ayant Ă©tĂ© fermĂ© alors que la loi impose que le patriarche fut de nationalitĂ© turque et nĂ© en Turquie, le Patriarcat ƓcumĂ©nique risque lui aussi de disparaĂźtre, Ă  moins qu'un nouveau compromis puisse ĂȘtre trouvĂ©.

Le siùge de l'Église orthodoxe turque, non reconnue, se situe dans le quartier de Phanar.

La ville compte Ă©galement une communautĂ© syriaque jacobite Ă©valuĂ©e Ă  10 000 personnes. On compte Ă©galement des chaldĂ©ens, des melkites, des bulgares catholiques, des gĂ©orgiens catholiques en nombre rĂ©duit. Les Polonais, rĂ©fugiĂ©s au milieu du XIXe siĂšcle Ă  la suite de la rĂ©pression russe dans leur pays, ont crĂ©Ă© en 1842 le village d'Adampol (aujourd'hui Polonezköy sur la rive asiatique d'Istanbul. La population polonaise de ce village ne dĂ©passe guĂšre une centaine de personnes actuellement.

Tous les groupes musulmans sont représentés, bien que la grande majorité soit sunnite.

Il y a aussi Ă  Istanbul une grande minoritĂ© de personnes de religion chiite : les AlĂ©vis.

Les villes d'Anatolie dont les Turcs ont le plus Ă©migrĂ© vers Istanbul sont les suivantes : Sivas (681 214), Kastamonu (516 556), Giresun (455 393), Ordu (453 197), Tokat (396 840)... Hakkari est la ville dont les habitants ont le moins Ă©migrĂ© vers Istanbul (6 957). La ville abrite une population originaire de Sivas, Kastamonu, Sinop, Bayburt, Giresun, Ardahan et Erzincan, supĂ©rieure Ă  la population mĂȘme de ces villes[17].

Entre 2007 et 2008, environ 375 000 personnes ont immigrĂ© vers Istanbul : ce sont les habitants de Tokat qui ont le plus immigrĂ© Ă  Istanbul (17 374), suivent ensuite Ankara (14 173), Ordu (13 897), Mardin (12 125, en particulier la communautĂ© syriaque), Samsun (11 227), Erzurum (10 898), Kocaeli (10 829), Izmir (10 663)[18], etc. À la mĂȘme pĂ©riode, environ 350 000 personnes ont Ă©migrĂ© d'Istanbul vers les villes d'Anatolie : 17 383 vers Tekirdağ, 15 780 vers Tokat, 15 776 vers Kocaeli, 12 178 vers Ankara, 10 946 vers Samsun, 10 312 vers Giresun[19]etc.

Économie

Levent est l'un des principaux quartiers d'affaires d'Istanbul.

Bien que Ä°stanbul ait perdu le statut de capitale politique de la Turquie au profit d’Ankara en 1923, elle n'en reste pas moins la ville majeure de Turquie sur le plan Ă©conomique, industriel, Ă©ducatif et culturel, et le plus important centre d’import-export. Elle abrite Ă©galement le plus grand port de commerce du pays. Ä°stanbul est la ville la plus riche de Turquie avec un PIB de 150 milliards de dollars[20], ce qui la place Ă©galement au 30e rang des grandes mĂ©tropoles mondiales.

Les quartiers d'affaires traditionnels, qui s'Ă©taient Ă©difiĂ©s au XIXe siĂšcle dans l'arrondissement de Beyoğlu, se sont Ă©tendus vers le nord au cours des annĂ©es 1960 et 1970, autour de la place Taksim notamment. Aujourd'hui, l’axe Levent-Maslak, le long du boulevard BĂŒyĂŒkdere, concentre de nombreux siĂšges sociaux d’entreprises Ă  dimension internationale et tend Ă  devenir le pĂŽle financier de la ville. Ces nouveaux quartiers redessinent la skyline de la ville, qui rappelle dĂ©sormais celle des villes nord-amĂ©ricaines.

Urbanisme

L'urbanisation non maitrisée est l'un des principaux problÚmes de la municipalité d'Istanbul.

Transports

Article dĂ©taillĂ© : MĂ©tro d'Istanbul.
RĂ©seau de transport public avec des projets futurs.
HaydarpaƟa gare.
Un "vapur" sur le Bosphore.

Ä°stanbul possĂšde deux gares ferroviaires, Sirkeci (sur la rive europĂ©enne) qui date de 1889 et HaydarpaƟa (sur la rive asiatique) qui date de 1909. C'est de Sirkeci (quai 1) que partent vers l'Europe le prestigieux Venise-Simplon-Orient-Express, mais aussi le Danube-Express et le Bosphore-Express, ainsi que le nouveau Train de l'amitiĂ© (voitures-lits franco-turques) vers la GrĂšce. D'HaydarpaƟa, le Trans-Asia-Express s'Ă©lance vers TĂ©hĂ©ran, tandis que le service direct du Taurus-Express vers Bagdad devrait ĂȘtre prochainement rĂ©tabli. C'est Ă©galement la tĂȘte de ligne des nouveaux trains Ă  grande vitesse vers Ankara.

Sirkeci gare.

La ville est reliée aux autres centres d'agglomération du pays par un réseau autoroutier développé. Deux ponts sur le Bosphore (construits en 1973 et en 1988) assurent la liaison entre les parties européennes et asiatiques de la ville ainsi qu'avec le reste du pays.

Deux aĂ©roports internationaux (AtatĂŒrk sur la rive europĂ©enne et Sabiha Gökçen sur la rive asiatique) relient Ä°stanbul Ă  la plupart des grandes villes du globe et aux principales villes du pays.

Il existe une ligne de métro, une ligne de métro léger (hafif metro utilisant le Flexity Swift de Bombardier Transport), un tramway et deux funiculaires, ainsi que des lignes de trains de banlieue. Sur le modÚle pratiqué dans plusieurs villes, un "metrobus" (autobus surélevé circulant en site propre) a été mis en fonction en 2009.

La municipalité gÚre également un systÚme de bateau-navette (composé de vapeurs, d'hydroglisseurs, de transbordeurs et de vedettes rapides) entre les débarcadÚres situés des deux cÎtés du Bosphore pour relier les agglomérations riveraines entre elles.

À Ä°stanbul, le transport en taxi (ou « taksi Â» en turc) est trĂšs dĂ©veloppĂ©. Les vĂ©hicules sont facilement identifiable Ă  leur couleur jaune, Ă  leur enseigne mais aussi avec la lettre T sur leurs plaques d'immatriculation. Pour une course, il faut payer la montĂ©e (2,5 TL), la distance parcourue (1,4 TL/km) mais aussi des frais potentiels comme les pĂ©ages.

La construction d'un tunnel ferroviaire sous le Bosphore (le tunnel le plus profond du monde), baptisé Marmaray, est en cours depuis 2004. L'inauguration est prévue pour 2013.

Tourisme

Un navire de croisiĂšre Ă  Istanbul.

Ä°stanbul, avec plus de sept millions de visiteurs en 2008, est une destination touristique importante. Le nombre de touristes a augmentĂ© de 9,2 % par rapport Ă  l'annĂ©e 2007. 14,6 % de ces touristes sont allemands, suivent ensuite les Russes (6,0 %), les AmĂ©ricains et les Britanniques (5,1 %), les Français et les Italiens (4,9 %), les NĂ©erlandais (3,5 %), les Espagnols (3 %)[21]. Istanbul a donc accueilli environ un quart des 26 millions de touristes venus en Turquie en 2008[22].

La ville a également été désignée Capitale culturelle de l'Europe pour 2010.

Monuments d’İstanbul

Principaux monuments

Sainte-Sophie vue de jour.

L’église Sainte-Sophie est aussi appelĂ©e Ayasofya : les deux signifient Sainte Sagesse, mais une confusion est possible avec le prĂ©nom Sophie avec la premiĂšre dĂ©nomination. Or, elle ne fut jamais dĂ©diĂ©e Ă  une sainte qui s'appelle Sophie. Elle fut construite par les architectes Anthemius de Tralles et Isidore de Milet, Ă  la demande de l’empereur byzantin Justinien Ier, pour remplacer l’ancienne basilique qui avait Ă©tĂ© incendiĂ©e en 532 pendant une rĂ©volte de la population.

Depuis son ouverture en 537, ce bĂątiment vieux de quinze siĂšcles fut l’objet de nombreuses rĂ©parations dont la principale, effectuĂ©e par l’architecte Sinan, permit de sauvegarder le dĂŽme.

Elle fut transformĂ©e en mosquĂ©e Ă  la suite de la prise de Constantinople en 1453. Quatre minarets furent ajoutĂ©s sous le rĂšgne de diffĂ©rents sultans. Mustafa Kemal AtatĂŒrk la fit transformer en musĂ©e en 1934.

La construction, cĂ©lĂšbre pour ses mosaĂŻques Ă  fond d’or, est couverte d’une coupole Ă  quarante cĂŽtĂ©s ayant un diamĂštre interne de 30,80 Ă  31,88 m et une hauteur de 55,60 m. Cette hauteur sous coupole resta inĂ©galĂ©e jusqu’aux constructions en acier et bĂ©ton de l’époque moderne. Le bĂątiment est soutenu par cent sept colonnes dont quarante se trouvent en bas et soixante-sept Ă  l’étage supĂ©rieur.

La Mosquée bleue.

Cette mosquĂ©e fut, jusqu’à la fin du XXe siĂšcle, la seule de Turquie Ă  ĂȘtre entourĂ©e de six minarets. Elle fut construite par l’architecte SedefkĂąr Mehmet Ağa sous le rĂšgne du sultan Ahmet Ier entre les annĂ©es 1609 et 1616.

L’intĂ©rieur de la mosquĂ©e, qui encadre une cour de 64×72 m, est Ă©clairĂ©e par 260 fenĂȘtres. Ce sont ses nombreuses faĂŻences de couleur bleue, verte et blanche qui lui ont valu le nom de « MosquĂ©e bleue Â» en Europe. Quant aux calligraphies, elles sont l’Ɠuvre de Seyyid Kasim GubarĂź, originaire de Diyarbakır. La mosquĂ©e bleue est l'une des plus visitĂ©es Ă  Ä°stanbul qui s'est nĂ©anmoins dotĂ©e de 565 mosquĂ©es dans son histoire.

Ce palais fut le centre administratif de l’Empire ottoman aprĂšs la chute de Constantinople. Il est situĂ© au bord de la vieille ville d’İstanbul, avec une vue Ă  la fois sur la mer de Marmara et sur le Bosphore. Ce palais des sultans, Ă  la pointe de la Corne d'Or, s'Ă©tend Ă  l'emplacement d'une antique oliveraie.

Sa construction commença en 1461 sous le rĂšgne de Mehmed II, et des ajouts y furent faits jusqu’au XIXe siĂšcle oĂč les sultans ottomans l'abandonnĂšrent en 1856 au profit du palais de Dolmabahçe. Mustapha Kemal, en fondant la rĂ©publique en 1924, le transforma en musĂ©e.

« Dolmabahçe Â» Ă©tait Ă  l’origine une baie sur le Bosphore qui fut comblĂ©e petit Ă  petit Ă  partir du XVIIe siĂšcle pour devenir par la suite un jardin des plus apprĂ©ciĂ©s par les sultans ottomans, d’oĂč son nom turc Dolmabahçe, dolma signifiant « rempli Â» et bahçe « jardin Â».

DiffĂ©rentes rĂ©sidences d’étĂ© y furent construites au cours de l’histoire, mais le palais de Dolmabahçe proprement dit fut construit entre 1853 et 1856 sous le rĂšgne du sultan AbdĂŒlmecid, Ă  l’emplacement de l’ancien palais cĂŽtier de BeƟiktaƟ par les architectes de la famille Balian. Il est le plus grand des palais du Bosphore. Le palais se compose de trois parties, respectivement le Mabeyn-i HĂŒmĂąyĂ»n (salon rĂ©servĂ© aux hommes), le Muayede Salonu (salon des cĂ©rĂ©monies) et le Harem-i HĂŒmĂąyĂ»n (les appartements de la famille du sultan). On trouve dans le bĂątiment 285 chambres, 46 salons, 6 hammams et 68 toilettes, pour une surface utilisable de 45 000 m2. L’horloge du palais de Dolmabahçe est arrĂȘtĂ©e Ă  l’heure du trĂ©pas de Mustapha Kemal AtatĂŒrk, qui y perdit la vie le 10 novembre 1938 Ă  h 5.

Autres sites

Intérieur du grand bazar
La tour de Galata
Intérieur de la basilique-citerne
Les remparts de Théodose II
Saint-Sauveur-in-Chora
Istanbul - quartier de Galata[23]

Sur la rive européenne

  • Le grand bazar (Kapalı çarĆŸÄ±) est un dĂ©dale de couloirs couverts (le grand bazar s'Ă©tend sur plusieurs hectares et est une vĂ©ritable enclave dans la ville) dont toutes les allĂ©es sont bordĂ©es de boutiques, le bazar Ă©tait autrefois le marchĂ© typique turc. Aujourd’hui, les quelque 3 000 boutiques sont devenues touristiques et les Turcs ne s'y rendent quasiment pas.
  • La tour de Galata (Galata kulesi)
    Construite par les GĂ©nois en 1368, est situĂ©e au sud de Taksim sur la rive europĂ©enne. Elle offre une vue panoramique d’İstanbul et de la Corne d’Or. AppelĂ©e Tour du Christ par les GĂ©nois, elle faisait partie du systĂšme de protection de Galata, ancienne colonie gĂ©noise, dont les remparts furent entiĂšrement dĂ©molis en 1453.
  • La MosquĂ©e EyĂŒp Sultan (EyĂŒp Sultan camii)
    Haut lieu de pĂšlerinage musulman, construit autour du tombeau du porte-Ă©tendard du prophĂšte de l'islam, Mahomet, EyĂŒp, dĂ©cĂ©dĂ© en 669 lors du siĂšge Ă©chouĂ© de Constantinople par les Arabes. Une petite mosquĂ©e fut Ă©rigĂ©e par Mehmet II en 1458 qui fut remplacĂ©e par l'Ă©difice monumental actuel en 1733. Un cimetiĂšre musulman s'est formĂ© au tour de la mosquĂ©e au fil du temps. C'est actuellement l'un des plus grands cimetiĂšres de la ville.
  • La citerne basilique (Yerebatan Sarnıcı)
    Elle date de 527 et fut conçue pour fournir de l'eau potable au palais impérial byzantin.
  • Saint-Sauveur-in-Chora (Kariye camii ou Kariye kilisesi)
    Cette Ă©glise, convertie en mosquĂ©e au XVIe siĂšcle par les Ottomans, est considĂ©rĂ©e comme Ă©tant un des plus beaux exemples d’église byzantine. Elle est situĂ©e dans le district stambouliote occidental d’Edirnekapı. Elle devint un musĂ©e en 1948 (Kariye mĂŒzesi en turc). L’intĂ©rieur est couvert de fines mosaĂŻques et de fresques.
  • L'avenue Istiklal
    Anciennement la « Grande Rue de PĂ©ra Â», rebaptisĂ©e l'avenue de la LibĂ©ration (Istiklal) en 1924, c'est l'axe principal du quartier chrĂ©tien de la ville. HĂŽtels particuliers des riches nĂ©gociants chrĂ©tiens (ottomans ou levantins) du XIXe siĂšcle, Ă©coles Ă©trangĂšres, consulats, Ă©glises (dont la Basilique Saint-Antoine de Padoue, la plus grande Ă©glise latine catholique du pays), les bars branchĂ©s, les librairies, les cinĂ©mas, tous entassĂ©s sur cette rue de 2 200 mĂštres traversĂ©e par le tramway historique.
  • MosquĂ©e Ortaköy
    La mosquĂ©e d'Ortaköy (de son nom officiel BĂŒyĂŒk Mecidiye Camii) est une mosquĂ©e d'Istanbul en Turquie, dans le quartier d'Ortaköy. SituĂ©e au bord du Bosphore, elle fut construite en style nĂ©obaroque pour le sultan AbdĂŒlmecit Ier en 1854-1855. Les architectes Ă©taient les armĂ©niens Garabet Amira Balyan et son fils Nikogos Balyan.De 1970 Ă  1973, le pont du Bosphore fut Ă©difiĂ© Ă  proximitĂ© et forme aujourd'hui un arriĂšre plan insolite.

Sur la rive asiatique

CampĂ© sur un Ăźlot Ă  200 mĂštres de la rive d'ÜskĂŒdar, cet ancien phare et poste douanier offre une vue globale sur la ville.

  • Les mosquĂ©es d'ÜskĂŒdar
  • Le quartier juif Ă  Kuzguncuk
  • Les Ăźles des Princes
    Ensemble composĂ© de neuf Ăźlots (les plus importantes sont les 4 premiĂšres) :
    • BĂŒyĂŒkada (en grec Prinkipo Î ÏÎŻÎłÎșÎ·Ï€Îż(ς), Prinkipo(s), de Ï€ÏÎŻÎłÎșÎčπας sens "prince") de 5,46 km2,
    • Heybeliada (Halki en grec : ΧΏλÎșη Halki) de 2,4 km2,
    • Burgazada (Antigoni en grec : ΑΜτÎčÎłÏŒÎœÎ· Antigoni) de 1,5 km2,
    • Kınalıada (Proti en grec : Πρώτη Proti, sens "Premier", la plus proche d'Istanbul) de 1,3 km2,
    • Sedef Adası (Grec classique ΀ΔρέÎČÎčÎœÎžÎżÏ‚ Terebinthos et grec moderne : ΑΜτÎčρόÎČÏ…ÎžÎżÏ‚ Antirovithos sens mĂšre des perles) de 0,157 km2,
    • Yassıada (Grec : Î Î»ÎŹÏ„Î· Plati, sens Ăźle plate) de 0,05 km2,
    • Sivriada (Grec : ΟΟΔÎčÎŹ Oxeia, sens le mĂȘme, Ăźle fine) de 0,05 km2,
    • KaĆŸÄ±k Adası (Grec : Î ÎŻÏ„Î± Pita, sens Ăźle de la cuillĂšre(pour sa forme)) de 0,006 km2,
    • TavƟanadası (Grec ÎÎ­Î±ÎœÎŽÏÎżÏ‚ Neandros, sens Ăźle de la souris) de 0,004 km2.

Terre d'exil des princes byzantins, lieu de villĂ©giature de la grande bourgeoisie stambouliote depuis le XIXe siĂšcle, les Ăźles donnent Ă  voir de majestueuses demeures en bois, entourĂ©es de jardins plantĂ©s de bougainvilliers et de camĂ©lias. En haut d'une colline Ă  BĂŒyĂŒkada, le monastĂšre grec Saint-Georges, qui date du Xe siĂšcle, est un important lieu de pĂšlerinage. L'orphelinat grec sur BĂŒyĂŒkada est quant Ă  lui l'un des plus grands bĂątiments en bois de la ville. Comme toute circulation automobile y est interdite, les Ăźles constituent aujourd'hui un lieu de dĂ©tente et de loisirs pour les Stambouliotes fuyant pour quelques heures la pollution et le bruit de la ville.

Enseignement

Lycées

Lycée de Galatasaray

Universités publiques

Entrée de l'Université d'Istanbul

Universités privées

  • UniversitĂ© Acıbadem (Acıbadem Üniversitesi)
  • UniversitĂ© BahçeƟehir (BahçeƟehir Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Beykent (Beykent Üniversitesi)
  • UniversitĂ© DoğuƟ (DoğuƟ Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Fatih (Fatih Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Haliç (Haliç Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Arel d'Istanbul (Ä°stanbul Arel Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Intellectuelle d'Istanbul (Ä°stanbul Aydın Üniversitesi)
  • UniversitĂ© du Savoir d'Istanbul (Ä°stanbul Bilgi Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Scientifique d'Istanbul (Ä°stanbul Bilim Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Culturelle d'Istanbul (Ä°stanbul KĂŒltĂŒr Üniversitesi)
  • UniversitĂ© de la Ville d'Istanbul (Ä°stanbul ƞehir Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Kemerburgaz d'Istanbul (Ä°stanbul Kemerburgaz Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Commerciale d'Istanbul (Ä°stanbul Ticaret Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Kadir Has (Kadir Has Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Koche (Koç Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Maltepe (Maltepe Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Okan (Okan Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Özyeğin (Özyeğin Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Piri Reis (Piri Reis Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Sabancı (Sabancı Üniversitesi)
  • UniversitĂ© Yeditepe (Yeditepe Üniversitesi)
  • UniversitĂ© de la Culture (KĂŒltĂŒr Üniversitesi)
  • UniversitĂ© de la LumiĂšre (IĆŸÄ±k Üniversitesi)

Sport

Ä°stanbul a Ă©tĂ© candidate Ă  l'organisation des Jeux olympiques d'Ă©tĂ©, perdu aux jeux de 2000, de 2008, et de 2012, puis aux jeux de 2016 oĂč elle a finalement retirĂ© sa candidature (villes finalistes : Tokyo, Chicago, Madrid, Rio de Janeiro). La mĂ©tropole turque est de nouveau candidate Ă  l'organisation des Jeux pour l'Ă©dition d'Ă©tĂ© de 2020. L'annonce a Ă©tĂ© faite le 13 aoĂ»t 2011 par la voix du Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan[24].

Les Stambouliotes ont une passion pour le sport, en particulier pour le football. Les principaux clubs de football d'Ä°stanbul qui sont Ă©galement les plus titrĂ©s du pays sont : Fenerbahçe, BeƟiktaƟ JK et Galatasaray. Au basket-ball, l'Efes Pilsen Ä°stanbul, Fenerbahçe Ülker, BeƟiktaƟ Cola Turka et le Galatasaray Cafe Crown sont les principales Ă©quipes de la ville. EczacıbaĆŸÄ± Spor KulĂŒbĂŒ et Fenerbahçe Acıbadem dominent le volleyball stambouliote.

De plus, la ville accueille, depuis 2005, le Grand Prix de Turquie de Formule 1 sur le Circuit d'Istanbul Park, et Burcu Cetinkaya en est originaire.

Ä°stanbul a accueilli la finale de la Ligue des Champions 2005 entre Milan AC et Liverpool au Stade olympique AtatĂŒrk. En 2009, la finale de la coupe de l'UEFA s'est jouĂ©e dans le stade du Fenerbahce, ĆžĂŒkrĂŒ Saraçoğlu[25].

Jumelages

La municipalitĂ© d'Istanbul est jumelĂ©e ou en partenariat avec cinquante-et-une villes[26] :

Notes et références

  1. ↑ (tr) "BĂŒyĂŒkƟehir Belediyeleri ve Bağlı Belediyelerin NĂŒfusları - 2009". Nadrese Dayalı NĂŒfus Kayit Sistemi (Adnks) Veri Tabani. TĂŒrkiye Ä°statistik Kurumu. ConsultĂ© le 1er octobre 2010.
  2. ↑ La Commission gĂ©nĂ©rale de terminologie et de nĂ©ologie est indiffĂ©rente aux deux graphies. PubliĂ© au Journal officiel de la RĂ©publique française le 24 septembre 2008. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019509867&dateTexte=
  3. ↑ Voir article I avec ou sans point pour la prononciation et l'Ă©criture.
  4. ↑ (en)Turkstat adress based population registration system 2008.
  5. ↑ Une controverse oppose l'historiographie turque et l'historiographie grecque au sujet de l'identitĂ© culturelle de l'Empire byzantin : multinational et multiculturel pour la premiĂšre, le grec servant seulement de langue officielle, mais entiĂšrement hellĂ©nophone pour la seconde ; l'historiographie europĂ©enne et amĂ©ricaine prend des positions plus nuancĂ©es. Selon l'historiographie turque, par exemple dans Ä°lber Ortaylı : Son Ä°mparatorluk Osmanlı, 2006, (ISBN 975 263 490 7), il y aurait eu dans l'Empire ottoman, au XVIIIe siĂšcle, une colonisation grecque Ă  partir de l'actuelle GrĂšce, et une hellĂ©nisation de diverses populations chrĂ©tiennes, liĂ©es au dynamisme Ă©conomique et dĂ©mographique des Grecs.
  6. ↑ Le Petit Larousse donne les deux dĂ©nominations mais il semblerait que le terme « Stambouliote Â» soit le plus utilisĂ©.
  7. ↑ PossibilitĂ© de tsunami.
  8. ↑ (en) Climatological Information of Istanbul (Information climatologique d'Istanbul)
  9. ↑ (tr) Yıllık Toplam YaÄŸÄ±ĆŸ Verileri - Ä°stanbul (Les donnĂ©es des prĂ©cipitations annuelles totales d'Istanbul)
  10. ↑ (en) BBC Weather Centre - World Weather - Average Conditions - Istanbul, Turkey (Centre mĂ©tĂ©o de la BBC - MĂ©tĂ©o monde - Conditions moyennes - Istanbul, Turquie)
  11. ↑ (en) Statistics: Historical Weather Information for Istanbul (Statistiques: Informations mĂ©tĂ©orologiques historiques d'Istanbul)
  12. ↑ (en) Extreme Temperatures Around the World - Highest and lowest record temperatures: Istanbul (TempĂ©ratures extrĂȘme dans le monde - record tempĂ©rature maximales et minimales: Istanbul)
  13. ↑ Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire de noms de lieux, Le Robert, 1992 (ISBN 285036195X).
  14. ↑ Villes laurĂ©ates du Prix de l’Europe (1955-2010)
  15. ↑ Les chiffres varient de 300 000 Ă  500 000 selon l'État turc, 800 000 selon certains historiens turcs, 1 200 000 selon la plupart des historiens occidentaux Ă  1 500 000 selon les autoritĂ©s armĂ©niennes.
  16. ↑ (en)www.todayszaman.com: Turkish "Foreign Ministry: 89,000 minorities live in Turkey" "Containing detailed statistics about the minority groups in Turkey, the report reveals that 45,000 of approximately 60,000 Armenians reside in İstanbul.".
  17. ↑ (tr)/www.kuraldisi.com
  18. ↑ Immigration anatolienne vers Istanbul entre 2007 et 2008
  19. ↑ Émigration d'Istanbul entre 2007 et 2008.
  20. ↑ Il s’agit du Produit IntĂ©rieur Brut (PIB) estimĂ© ou Estimated Gross Domestic Product(purchasing power parity). Source : PriceWaterhouseCoopers, UK Economic Outlook and Global City Ranking 2005-2002, Full Report, 2007
  21. ↑ turizmdebusabah.com (tr) Le nombre de touristes a augmentĂ© de 10 %.
  22. ↑ haberturk.com(tr) le nombre de touristes a dĂ©passĂ© la barre des 26 millions.
  23. ↑ Istanbul.
  24. ↑ [1]
  25. ↑ fr.uefa.com
  26. ↑ (en) Sister Cities of Istanbul, Great Istanbul, 2007. ConsultĂ© le 26 septembre 2009.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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