Israel

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Israël

31° 37â€Č 31″ N 35° 08â€Č 43″ E / 31.625321, 35.145264

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ŰŻÙˆÙ„Ű© Ű„ŰłŰ±Ű§ŰŠÙŠÙ„ (Dawlat Isrā'Ä«l) (ar)
État d’IsraĂ«l[1] (fr)
Drapeau d'Israël Armoiries d'Israël
(DĂ©tails) (DĂ©tails)
Devise nationale : Aucune[2]
carte
Langue officielle hébreu, arabe
Capitale voir le paragraphe capitale d’IsraĂ«l
55°30â€ČN 37°20â€ČE / 55.5, 37.333
Plus grande ville JĂ©rusalem
Forme de l’État
 - PrĂ©sident
- Premier ministre
RĂ©publique
Shimon Peres
Benyamin Netanyahou
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 148e
20 770 kmÂČ
2 %
Population
 - Totale (2008)
 - DensitĂ©
Classé 98e
7 282 000 hab.
338 hab./kmÂČ
Indépendance
 - Date
Du Mandat des Nations Unies confié au Royaume-Uni
14 mai 1948


Gentilé Israéliens, Israéliennes


Monnaie Nouveau shekel (NIS)
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national Hatikvah
Domaine internet .il
Indicatif
téléphonique
+972

IsraĂ«l est un pays du Proche-Orient situĂ© sur la cĂŽte orientale de la MĂ©diterranĂ©e. Depuis sa crĂ©ation en 1948, il se dĂ©finit comme l’État du peuple juif, hĂ©ritier de l’IsraĂ«l biblique. Il est le seul pays oĂč l’hĂ©breu est langue officielle ; son rĂ©gime politique est de type dĂ©mocratie parlementaire.

L’État d’IsraĂ«l a Ă©tĂ© impliquĂ© dans plusieurs conflits armĂ©s avec les pays arabes voisins et reste impliquĂ© dans le conflit israĂ©lo-palestinien.

Sommaire

Nom

La premiĂšre mention d’IsraĂ«l apparaĂźt sur la stĂšle de MĂ©renptah vers 1200 avant J.-C. Cette stĂšle comporte un hymne cĂ©lĂ©brant la paix entre l’Égypte de Merneptah et Canaan :

« Canaan a Ă©tĂ© razziĂ© de la pire maniĂšre. AshqĂ©lĂŽn a Ă©tĂ© enlevĂ©e. GĂ©zer a Ă©tĂ© saisie. Yeno‘am est comme si elle n’avait pas existĂ©. IsraĂ«l est dĂ©vastĂ©, sa semence n’existe plus. Huru est devenue une veuve du fait de l’Égypte
 Â»

— StĂšle de MĂ©renptah.

Israël y apparaßt comme une population du pays de Canaan qui habitait dans une partie de la Cisjordanie centrale.

La tradition biblique rapporte l’origine de ce nom dans le livre de la GenĂšse (verset 32:28), quand le troisiĂšme des patriarches hĂ©breux, Jacob, est renommĂ© IsraĂ«l (Celui qui lutte avec Dieu[3]) aprĂšs avoir combattu avec un ange de Dieu. Jacob Ă©tant considĂ©rĂ© comme le pĂšre des douze tribus qui sortirent d’Égypte, la nation biblique constituĂ©e est connue sous le nom des « enfants d’IsraĂ«l Â» ou « IsraĂ©lites Â».

Comme dĂ©cidĂ© dans la dĂ©claration d’indĂ©pendance, l’État moderne crĂ©Ă© en 1948 a pris pour nom IsraĂ«l, rejetant les possibles autres noms de Sion ou JudĂ©e[4], et ses citoyens sont israĂ©liens.

Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire d’IsraĂ«l.

L’histoire de cet État s’inscrit dans le cadre de l’histoire du peuple juif et dans la continuitĂ© de l’histoire du sionisme. Son indĂ©pendance est vue par ses pĂšres fondateurs comme la mise en Ɠuvre des promesses de la DĂ©claration Balfour de 1917. Les premiĂšres annĂ©es du pays sont marquĂ©es par l’arrivĂ©e des rescapĂ©s de la Shoah et d’importantes vagues d’immigration juive en provenance de nombreux pays du monde.

Pour les historiens palestiniens et arabes, ainsi que plusieurs historiens israĂ©liens appartenant au groupe des nouveaux historiens, la crĂ©ation de l’État est marquĂ©e par l’expulsion de 800 000 Palestiniens[5],[6]. Selon l’historiographie israĂ©lienne traditionnelle, au contraire, les rĂ©fugiĂ©s (500 000 tout au plus) se sont pour la plupart enfuis volontairement, rĂ©pondant aux appels de dirigeants[Qui ?] qui leur promettaient un retour rapide aprĂšs la victoire[7].

Les frontiĂšres du pays ont largement Ă©voluĂ© depuis le plan de partage de la Palestine de 1947 votĂ© par les Nations unies par 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions, au grĂ© des guerres israĂ©lo-arabes, des armistices et des traitĂ©s de paix.

Certaines rĂ©solutions de l’ONU ont revĂȘtu une importance capitale pour IsraĂ«l, entre autres la rĂ©solution 181[8] qui soutient notamment la constitution d’un État juif, puis les rĂ©solutions 242 du 22 novembre 1967 et 338 du 22 octobre 1973 du Conseil de sĂ©curitĂ©, qui proposaient un cadre pour le rĂšglement du conflit israĂ©lo-arabe.

À ce jour, l’Égypte, la Jordanie, la Mauritanie (Nouakchott a rompu tous ses liens diplomatiques avec IsraĂ«l depuis le mois de mars 2009[9]) et l’AutoritĂ© palestinienne ont reconnu l’État d’IsraĂ«l, mais pas les autres pays arabes. La Syrie, l’Iran , la Tunisie et des groupes politiques hostiles qui ne reconnaissent pas l’existence d’IsraĂ«l, comme le Hamas, le dĂ©signent par les expressions « entitĂ© sioniste Â» et refusent officiellement tout contact avec IsraĂ«l.

Organisation politique

Article dĂ©taillĂ© : Politique d’IsraĂ«l.
La Knesset, est le Parlement israélien situé à Jérusalem

Israël est une république parlementaire multipartite et une démocratie libérale qui a adopté le suffrage universel.

L’unique chambre de son Parlement est la Knesset dont les 120 membres siĂšgent Ă  JĂ©rusalem et qui est renouvelĂ©e tous les 4 ans.

Le chef d’État est le prĂ©sident d’IsraĂ«l qui n’a essentiellement qu’une fonction honorifique. Il dĂ©signe le Premier ministre dans le parti ou la coalition majoritaire Ă  la Knesset afin que celui-ci compose son gouvernement.

IsraĂ«l n’a pas de constitution Ă©crite mais s’appuie sur les principes Ă©noncĂ©s dans la DĂ©claration d’indĂ©pendance de 1948 et sur les 14 lois fondamentales adoptĂ©es par la Knesset. La Cour suprĂȘme est la plus haute instance judiciaire israĂ©lienne. Les jugements sont rendus par des juges professionnels laĂŻcs. Des tribunaux religieux propres Ă  chaque confession gĂšrent les questions matrimoniales.

IsraĂ«l n’est pas membre de la Cour pĂ©nale internationale : le Statut de Rome, qui a crĂ©Ă© cette institution, a Ă©tĂ© signĂ© par le gouvernement israĂ©lien le 31 dĂ©cembre 2000, mais n’a pas Ă©tĂ© ratifiĂ© par la Knesset.

Économie

Les tours Azrieli Ă  Tel Aviv, symbole du dynamisme Ă©conomique du pays

Ce pays se distingue par sa vie culturelle riche, son Ă©conomie avancĂ©e industriellement et technologiquement, et son niveau de dĂ©veloppement qui le situe au 22e rang mondial selon l’indicateur de dĂ©veloppement humain de l’ONU (valeur 2008[10]), soit au premier rang des pays du Moyen-Orient et au troisiĂšme rang en Asie.

L’économie israĂ©lienne est un systĂšme capitaliste moderne d’un pays jeune et se caractĂ©rise par un secteur public relativement important et un secteur de la high-tech en croissance rapide depuis plus de dix ans. Les ressources naturelles limitĂ©es du pays et le haut niveau d’éducation des IsraĂ©liens ont jouĂ© en faveur du dĂ©veloppement des technologies de pointe. Les entreprises israĂ©liennes, principalement dans ce domaine, sont trĂšs apprĂ©ciĂ©es sur les marchĂ©s financiers mondiaux. IsraĂ«l est le second pays en nombre de sociĂ©tĂ©s cotĂ©es au NASDAQ et reçoit de gros investissements Ă©trangers. Le pays possĂšde le plus grand nombre de start-ups au monde et ses dĂ©penses en Recherche et DĂ©veloppement sont considĂ©rables. Cependant, malgrĂ© le bon dĂ©veloppement Ă©conomique du pays, 11 % de la population vit des rations distribuĂ©es par des organisations non-gouvernementales, d’aprĂšs les rĂ©seaux intĂ©grĂ©s d’information rĂ©gionale (IRIN) de l’ONU[11].

Les contributions israĂ©liennes Ă  la science sont significatives dans la mĂ©decine, la physique et l’agriculture et plus particuliĂšrement encore en gĂ©nĂ©tique, en informatique, en Ă©lectronique et en optique. Des prix Nobel en science et en Ă©conomie ont Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©s Ă  quatre IsraĂ©liens depuis 2002. Les nombres de publications scientifiques par habitant (109 publications par 10 000 personnes)[12] et de brevets dĂ©posĂ©s par habitant sont parmi les plus Ă©levĂ©s au monde.

GĂ©ographie

Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie d’IsraĂ«l.
Photo satellite - IsraĂ«l en janvier 2003

Le climat des zones cĂŽtiĂšres peut ĂȘtre trĂšs diffĂ©rent de celui des zones montagneuses du pays, particuliĂšrement pendant les mois d’hiver. Les rĂ©gions de Tel Aviv et HaĂŻfa ont un climat typiquement mĂ©diterranĂ©en avec des hivers doux et pluvieux et des Ă©tĂ©s chauds et humides. Les montagnes au nord sont par contre souvent enneigĂ©es l’hiver, et JĂ©rusalem peut aussi connaĂźtre des Ă©pisodes de neige certaines annĂ©es.

Capitale d’IsraĂ«l

Mur des Lamentations, symbole du judaĂŻsme Ă  JĂ©rusalem.

La dĂ©signation par la loi israĂ©lienne de JĂ©rusalem comme capitale est contestĂ©e actuellement par la quasi-totalitĂ© de la communautĂ© internationale. Cette position date des dĂ©buts de l’histoire d’IsraĂ«l, quand en 1949 IsraĂ«l dĂ©cide que sa capitale est la partie ouest de JĂ©rusalem[13] et y installe le gouvernement et la Knesset. La communautĂ© internationale n’accepte pas cet Ă©tat de fait qui ne tient pas compte des recommandations de l’ONU et les ambassades sont en consĂ©quence Ă  Tel Aviv ou mĂȘme dans d’autres villes (jusqu’en 1973, il y avait toutefois Ă  JĂ©rusalem quelques ambassades africaines et jusqu’en 1980 y siĂ©geaient aussi 13 ambassades de pays de l’AmĂ©rique Latine et des Pays-Bas). La proclamation de JĂ©rusalem rĂ©unifiĂ©e comme capitale, Ă  la suite la guerre des Six Jours, n’est pas plus acceptĂ©e car l’annexion n’est pas reconnue par la communautĂ© internationale. La dĂ©signation de JĂ©rusalem ou de Tel Aviv comme capitale a fait l’objet de controverses mĂ©diatiques[14].

Position des institutions internationales

Les principaux organismes internationaux (notamment l’ONU[15]) ne reconnaissent aucune capitale pour IsraĂ«l. La rĂ©solution 478 du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies dĂ©clare « nulle et non avenue Â» la loi fondamentale adoptĂ©e par l’État israĂ©lien dĂ©finissant JĂ©rusalem capitale Ă©ternelle et indivisible[16].

Position des diffĂ©rents États et organismes nationaux

  • Allemagne : JĂ©rusalem[17]
  • Canada : pas de capitale dĂ©finie[18].
  • Chine : pas de capitale dĂ©finie[19]
  • Danemark : pas de capitale dĂ©finie[20].
  • Espagne : pas de capitale dĂ©finie[21]
  • États-Unis : JĂ©rusalem[22].
  • France : La position française prĂ©cise : « L’État d’IsraĂ«l a fixĂ© sa capitale Ă  JĂ©rusalem, malgrĂ© l’absence d’accord international sur le statut de cette ville. Â»[23]. L’ambassade française est nĂ©anmoins demeurĂ©e installĂ©e Ă  Tel Aviv.
  • Inde : La position indienne prĂ©cise : « JĂ©rusalem, proclamĂ©e comme capitale indivisible d’IsraĂ«l mais cela n’a pas reçu une acceptation internationale Â»[24]
  • Royaume-Uni : La position britannique prĂ©cise : « IsraĂ«l soutient que sa capitale est JĂ©rusalem, une revendication non reconnue par la communautĂ© internationale Â»[25]
  • Suisse : cite les deux villes (JĂ©rusalem et Tel Aviv) comme capitales[26]
  • OLP[27]

Territoire

FrontiĂšres

Article dĂ©taillĂ© : FrontiĂšres d’IsraĂ«l.

IsraĂ«l partage ses frontiĂšres avec le Liban au Nord, avec la Syrie au Nord-Est, la Jordanie et la Cisjordanie Ă  l’Est, et avec l’Égypte et la bande de Gaza au Sud-Ouest. Il possĂšde un littoral sur la mer MĂ©diterranĂ©e Ă  l’Ouest et dans le golfe d’Aqaba au Sud.

Les frontiĂšres d’IsraĂ«l ne sont pas dĂ©finies et reconnues par l’ensemble de la communautĂ© internationale. Elles ont Ă©voluĂ© au cours de son existence et sont contestĂ©es par certains pays. Leur Ă©volution historique, le droit international, les revendications politiques et historiques les concernant sont un sujet complexe et controversĂ©.

Depuis que la bande de Gaza n’est plus occupĂ©e par IsraĂ«l, restent en dispute la Cisjordanie, le plateau du Golan (revendiquĂ© par la Syrie), les fermes de Cheba (revendiquĂ©es par le Liban) ainsi que le cas de plusieurs colonies dit - territoires contestĂ©s. IsraĂ«l occupe humainement et militairement certaines zones territoriales attribuĂ©es aux Palestiniens de la Cisjordanie malgrĂ© la rĂ©solution 242 de l’ONU. Les rĂ©solutions du Conseil de SĂ©curitĂ© de l’ONU dĂ©finissent comme frontiĂšres entre IsraĂ«l et la Palestine celles de la fin de guerre de 1949. Ce sont celles juste antĂ©rieures Ă  la guerre de 1967. C’est ce qu’on appelle la « ligne verte Â».

Armée

Article dĂ©taillĂ© : Tsahal.

L’armĂ©e israĂ©lienne, connue sous son acronyme hĂ©breu Tsahal (pour Tsva Hagannah LeIsrael, Force de dĂ©fense d’IsraĂ«l), s’est constituĂ©e en mai 1948, en remplacement des organisations armĂ©es antĂ©rieures dont la principale Ă©tait la Haganah. Elle comprend aujourd’hui tous les corps d’armĂ©e dont l’armĂ©e de l’air, la marine et des services secrets (Mossad et Shabak). L’armement d’IsraĂ«l est hautement sophistiquĂ© et dĂ©veloppĂ© en grande partie en IsraĂ«l par des sociĂ©tĂ©s comme Elbit Systems ou Israeli Military Industries (IMI). L’armement est parfois importĂ©, des États-Unis notamment. Tsahal possĂšde environ 750 avions de chasse dont la plupart sont des F-15 et F-16, des chars Merkavah MK-4. D’aprĂšs plusieurs sources, Tsahal devrait se doter de F-22 et de F-35, les avions dernier cri des États-Unis.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

La plupart des IsraĂ©liens sont appelĂ©s Ă  l’ñge de 18 ans pour servir dans l’armĂ©e (3 ans pour les hommes, 2 ans pour les femmes). Sont exemptĂ©s : les Arabes israĂ©liens (pour Ă©viter de possibles conflits d’intĂ©rĂȘts) et les Juifs haredim qui bĂ©nĂ©ficient d’un sursis militaire renouvelable tous les six mois s’ils prouvent qu’ils Ă©tudient la Torah Ă  plein temps. Pour les Haredim, les contraintes de ce sursis les empĂȘchent de sortir du pays plus d’une fois par an pour une durĂ©e de 30 jours, ainsi que de travailler lĂ©galement ne serait-ce qu’à temps partiel. L’obtention de ce sursis par les jeunes Ă©tudiants de Torah Ă©tait l’une des conditions du statu quo religieux concĂ©dĂ© par Ben Gourion et qui a tenu jusqu’aux annĂ©es 1980.[rĂ©f. souhaitĂ©e]

IsraĂ«l n’a pas signĂ© le TraitĂ© sur la non-prolifĂ©ration des armes nuclĂ©aires. La position officielle israĂ©lienne a toujours Ă©tĂ© de ne pas confirmer ni infirmer les spĂ©culations relatives Ă  sa possession de l’arme atomique. Cependant, le lundi 11 dĂ©cembre 2006, lors d’une interview de la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision allemande N24 Ă  propos des ambitions nuclĂ©aires iraniennes, Ehud Olmert dĂ©clarait : « Pourriez-vous dire que c’est la mĂȘme chose que pour l’AmĂ©rique, la France, IsraĂ«l et la Russie ?[28] Â». Auparavant, le 6 dĂ©cembre 2006, Robert Gates, nouveau secrĂ©taire d’État Ă  la dĂ©fense amĂ©ricain dĂ©clarait lors de son audition au SĂ©nat : « l’Iran est entourĂ© de pays dotĂ©s de l’arme nuclĂ©aire : le Pakistan Ă  l’est, IsraĂ«l Ă  l’ouest
 Â». Ces deux dĂ©clarations entraĂźnĂšrent un dĂ©menti d’Ehud Olmert, rappelant la position d’IsraĂ«l sur le sujet : « IsraĂ«l ne sera pas le premier pays Ă  introduire l’arme nuclĂ©aire au Proche-Orient. C’était notre position, c’est notre position, cela restera notre position.[29] Â»

DĂ©mographie

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie d’IsraĂ«l.

IsraĂ«l a une population de 7 150 000 habitants (recensement de avril 2007), parmi lesquels 76 % de Juifs (5 415 000 habitants) et 20 % d’Arabes israĂ©liens (principalement musulmans, mais aussi une minoritĂ© chrĂ©tienne), auxquels il faut ajouter 306 000 nouveaux immigrants qui sont enregistrĂ©s au MinistĂšre de l’IntĂ©rieur comme « non-Juifs Â» et qui constituent 4 % de la population israĂ©lienne. Les travailleurs Ă©trangers qui vivent en IsraĂ«l ne sont pas inclus dans ces donnĂ©es et sont estimĂ©s Ă  150 000.

IsraĂ«l est le seul pays au monde avec une majoritĂ© juive. La population juive d’IsraĂ«l est originaire du monde entier : on distingue les « sabras Â» (nĂ©s en IsraĂ«l, de parents immigrĂ©s rĂ©cents ou dont la famille vivait depuis des siĂšcles en Palestine) des immigrĂ©s rĂ©cents qui ont fait leur aliyah (« montĂ©e Â», c’est-Ă -dire retour : une grande partie vient de l’ancienne URSS, mais aussi de France, des États-Unis, d’Argentine, etc.).

IsraĂ«l comprend Ă©galement des Druzes d’expression arabe, une communautĂ© circassienne et une trĂšs petite communautĂ© armĂ©nienne. Contrairement Ă  la grande majoritĂ© des Arabes israĂ©liens, les Druzes et les Circassiens ont choisi de ne pas ĂȘtre exemptĂ©s du service militaire ; il est Ă  noter que de nombreux Arabes BĂ©douins et certains autres Arabes chrĂ©tiens et mĂȘme musulmans, servent comme volontaires dans l’armĂ©e rĂ©guliĂšre.

Les nouveaux immigrants, arrivĂ©s en IsraĂ«l en 2005, sont au nombre de 22 500, contre 22 000 l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Parmi eux, 9 300 sont venus des ex-pays de l’Union soviĂ©tique, 3 700 d’Éthiopie, 3 000 de France, et 2 600 des États-Unis.

Répartition géographique de la population

Tel Aviv, la métropole israélienne

45 % de la population d’IsraĂ«l rĂ©side dans des villes de plus de 100 000 habitants, soit 3 100 000 personnes.[rĂ©f. souhaitĂ©e]

On compte 5 villes de plus de 200 000 habitants. Un quart de la population du pays rĂ©side dans ces villes :

  • JĂ©rusalem - aujourd’hui premiĂšre ville d’IsraĂ«l, avec 718 900 habitants contre 84 000 en 1948 ;
  • Tel Aviv - autrefois la plus grande ville d’IsraĂ«l avec ses 248 500 habitants (30 % de la population) lorsque Ben Gourion proclama l’indĂ©pendance du pays, Tel Aviv compte aujourd’hui 378 800 habitants, soit 5 % de la population globale d’IsraĂ«l mais est entourĂ©e d’une conurbation dense (le « Grand Tel Aviv Â») dont la population totalise les 3,15 millions de personnes ;
  • HaĂŻfa - troisiĂšme ville du pays, avec 267 700 habitants contre 98 600 en 1948 ;
  • Rishon LeZion - quatriĂšme ville du pays avec plus de 219 800 habitants, alors qu’elle en comprenait 11 000 lors de la crĂ©ation de l’État d’IsraĂ«l ;
  • Ashdod.

Quatorze villes d’IsraĂ«l sont peuplĂ©es de plus de 100 000 habitants. La majoritĂ© d’entre elles sont des localitĂ©s pĂ©riphĂ©riques de Tel Aviv.

La population rurale ne reprĂ©sente que 571 600 personnes de l’ensemble de la population israĂ©lienne (soit 8 %). Parmi elles, 118 000 personnes rĂ©sident en kibboutz, soit 2 % de la population, alors qu’en 1948 elles constituaient 6 % de celle-ci.

Langues et Culture

Article dĂ©taillĂ© : CatĂ©gorie:Culture israĂ©lienne.

Langues officielles

En plus des deux langues officielles, l’hĂ©breu et l’arabe (deux langues sĂ©mitiques), l’anglais Ă©crit est souvent employĂ© pour faciliter la vie des touristes, tandis que le russe est encore trĂšs largement utilisĂ© par les immigrants venus rĂ©cemment de l’ex-URSS. Il faut aussi ajouter que prĂšs d’un million d’IsraĂ©liens (prĂšs de 15 % de la population) sont francophones parce que venus des anciens territoires français d’Afrique du Nord et malgrĂ© cela, IsraĂ«l n’a jamais Ă©tĂ© admis dans l’organisation de la Francophonie[30] du fait de la menace de veto libanais en cas de dĂ©pĂŽt de candidature (interview de Nissim Zvili, ancien ambassadeur d’IsraĂ«l en France, le 13 dĂ©cembre 2004).

Journaux israéliens

  • Haaretz, quotidien progressiste
  • Maariv, quotidien populiste
  • Yediot Aharonot, quotidien populaire Ă  grand tirage, rĂ©putĂ© pour ses enquĂȘtes d’investigation
  • Israeli, premier quotidien gratuit
  • The Jerusalem Post, quotidien anglophone de droite
  • Hazofe, quotidien du courant sioniste religieux
  • Globes, quotidien Ă©conomique
  • Hachavoua, hebdomadaire du courant Haredi
  • Hamodia, hebdomadaire du courant Haredi, existe aussi en anglais et en français

Littérature

Article dĂ©taillĂ© : LittĂ©rature israĂ©lienne.

Principaux musées, mémoriaux et sites archéologiques

Situés à Jérusalem

Situés à Tel Aviv

  • Le MusĂ©e de la Haganah
  • Le MusĂ©e d’Art Moderne
  • Le MusĂ©e des AntiquitĂ©s de Tel Aviv-Jaffa
  • La Maison de la Diaspora
  • Le MusĂ©e d’Eretz Israel

Dans le désert du Néguev

  • Le MusĂ©e des BĂ©douins et de la culture bĂ©douine


Sites archéologiques d'Israël
Dans le sud d’IsraĂ«l

  • Les piliers du roi Salomon, dans le site archĂ©ologique de Timna

FĂȘtes nationales israĂ©liennes

FĂȘtes nationales
Date Nom français Nom hébreu Dates possibles dans le calendrier grégorien
1 Tishri Nouvel-An Roch Hachana entre le 6 septembre et le 5 octobre
10 Tishri Jour du Grand Pardon Yom Kippour entre le 15 septembre et le 14 octobre
15 Tishri FĂȘte des cabanes Souccot entre le 20 septembre et le 19 octobre
22 Tishri Assemblée du huitiÚme jour Chemini Atseret entre le 27 septembre et le 26 octobre
15 Nissan PĂąque juive Pessa'h entre le 27 mars et le 25 avril
21 Nissan PĂąque juive Pessa'h entre le 2 avril et le 1er mai
5 Iyar Jour de l’IndĂ©pendance Yom Ha'atzmaout entre le 16 avril et le 15 mai
6 Sivan FĂȘte des semaines Chavouot entre le 16 mai et le 14 juin
25 Kislev FĂȘte des lumiĂšres Hanoucca entre le 27 novembre et le 27 dĂ©cembre

Codes

IsraĂ«l a pour codes :

Notes et références

  1. ↑ En français, le nom IsraĂ«l s’écrit et s’épelle sans l’article dĂ©fini (« le Â» ou « la Â») et s’accorde au masculin.
  2. ↑ Voir Voici IsraĂ«l : Symboles nationaux sur Ambassade d’IsraĂ«l en France. ConsultĂ© le 26 mars 2009
  3. ↑ GenĂšse chapitre 32, verset 29 sur Sefarim.fr. ConsultĂ© le 6 septembre 2009.
  4. ↑ (en) « Popular Opinion Â», dans The Palestine Post, 7 dĂ©cembre 1947, p. 1 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 6 septembre 2009)] .
  5. ↑ Dominique Vidal et SĂ©bastien Boussois, Comment IsraĂ«l expulsa les Palestiniens (1947-1949), Éditions de l’Atelier, Éditions ouvriĂšres, 2007.[rĂ©f. incomplĂšte]
  6. ↑ Ilan PappĂ©, The ethnic cleansing of Palestine, Oneworld Publications Limited, 2007.[rĂ©f. incomplĂšte]
  7. ↑ L’expulsion des Palestiniens revisitĂ©e par des historiens israĂ©liens par Dominique Vidal, Le Monde diplomatique, dĂ©cembre 1997.
  8. ↑ RĂ©solution 181
  9. ↑ IsraĂ«l ferme son ambassade Ă  la demande de Nouakchott, France24.com, publiĂ© le 6 mars 2009.
  10. ↑ PNUD : (en)2008 Statistical Update - Israel - The Human Development Index - going beyond income
  11. ↑ ISRAËL : PrĂšs de 200 000 familles israĂ©liennes ont faim, Irinnews, publiĂ© le 13 avril 2007
  12. ↑ (en)Mideast Outpost: BOYCOTT ISRAEL? DO IT PROPERLY.., article du 31 dĂ©cembre 2004, consultĂ© le 18 janvier 2009.
  13. ↑ (en)David Ben Gourion, « Statements of the Prime Minister David Ben-Gurion Regarding Moving the Capital of Israel to Jerusalem Â», 12 mai 1949, Knesset. ConsultĂ© le 15 mai 2008
  14. ↑ (en)BBC sorry for calling Jerusalem capital of Israel, article du Jerusalem Post, publiĂ© le 15 juin 2007.
  15. ↑ Sur le site officiel de l’ONU [pdf]
  16. ↑ RĂ©solution 478 du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU [pdf]
  17. ↑ (en) Israel sur le site du MinistĂšre des affaires Ă©trangĂšres allemand, janvier 2009. ConsultĂ© le 26 mai 2009
  18. ↑ Affaires Ă©trangĂšres - Le Canada dans dans le monde : Information sur les pays et les rĂ©gions
  19. ↑ (en) spokesperson on Sharon’s declaration of Jerusalem to be the capital of Israel, publiĂ© le 13 fĂ©vrier 2001
  20. ↑ Site de l’ambassade de Danemark à Tel Aviv
  21. ↑ (es) Israel [pdf] sur le site du ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres espagnol, septembre 2008. ConsultĂ© le 26 mai 2009
  22. ↑ La CIA nuance cette position : « IsraĂ«l a proclamĂ© JĂ©rusalem comme sa capitale mais les États-Unis maintiennent leur ambassade Ă  Tel Aviv Â». Voir (en) CIA - The World Factbook -- Israel sur le site de la CIA, 23 avril 2009. ConsultĂ© le 7 mai 2009
  23. ↑ PrĂ©sentation d’IsraĂ«l sur le site du ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres, 6 avril 2009. ConsultĂ© le 7 mai 2009
  24. ↑ (en) Country Brief on Israel [pdf] sur le site du Ministry of External Affairs, avril 2008. ConsultĂ© le 7 mai 2009
  25. ↑ (en) Israel sur le site du Foreign Office, 22 octobre 2007. ConsultĂ© le 7 mai 2009
  26. ↑ IsraĂ«l en bref
  27. ↑ (en) PLO Negotiations Affairs Departement - Negotiations & the peace process - EXECUTIVE SUMMARY
  28. ↑ Une analyse gĂ©opolitique de la dĂ©claration d’Olmert : « La reconnaissance de la dĂ©tention de l’arme nuclĂ©aire par IsraĂ«l nuira au rĂ©gime de non-prolifĂ©ration Â», publiĂ©e le 13 dĂ©cembre 2006
  29. ↑ Paru dans LibĂ©ration du 13 dĂ©cembre 2006 http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_netanyahu.html
  30. ↑ Dan Assayah, « IsraĂ«l aux portes de la Francophonie ? Â», 23 septembre 2006, Chambre de commerce franco-israĂ©lienne

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