Islande

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Islande

64¬į 49‚Ä≤ 50‚Ä≥ N 17¬į 59‚Ä≤ 12‚Ä≥ W / 64.83055556, -17.98666667

√ćsland (is)
Islande (fr)
Drapeau de l'Islande Armoiries de l'Islande
(Drapeau de l'Islande) (Armoiries de l'Islande)
Devise nationale : Me√į l√∂gum skal land byggja
(La Nation est construite sur la loi.)
carte
Langue officielle Islandais
Capitale Reykjavik
64¬į 15' N, 21¬į 95' O
Plus grande ville Reykjavik
Forme de l‚Äô√Čtat R√©publique
 - Pr√©sident
 - Premier ministre
√ďlafur Ragnar Gr√≠msson
J√≥hanna Sigur√įard√≥ttir
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 106e
103 125 km2
2,7 %
Population
 - Totale (2011)
 - Densit√©
Classé 170e
311 058[1] hab.
3,01 hab./km2
Indépendance
 - Date
Du Danemark
17 juin 1944
Gentilé Islandais, Islandaise
IDH (2010) en diminution 0,869 (très élevé) (17e)
Monnaie Couronne islandaise (ISK)
Fuseau horaire UTC +0 (été +0, sans changement)
Hymne national Lofsöngur
Code ISO 3166-1 ISL, IS
Domaine internet .is
Indicatif
téléphonique
+354


L'Islande, en forme longue la R√©publique d'Islande, en islandais √ćsland, litt√©ralement ¬ę terre de glace ¬Ľ, est un √Čtat insulaire de l'oc√©an Atlantique Nord, situ√© entre le Groenland et l'√Čcosse, au nord-ouest des √ģles F√©ro√©. Situ√©e sur la dorsale m√©dio-atlantique, elle compte de nombreux volcans.

Le pays a une superficie de 103 000 km2 et une population d'environ 320 000 habitants. Sa capitale, et plus grande ville, est Reykjavik. L'islandais en est la langue officielle.

Avant la crise √©conomique de 2008, l'Islande √©tait au deuxi√®me rang des pays les plus d√©velopp√©s au monde selon l'indice de d√©veloppement humain (IDH) de 2006 apr√®s la Norv√®ge. Son √©conomie est bas√©e sur un syst√®me d'√©conomie mixte o√Ļ les services, la finance, la p√™che et les industries sont les principaux secteurs. Le pays est membre de l'ONU, du Conseil de l'Europe, de l'OTAN, de l'AELE, de l'OCDE, et de l'EEE. L'Islande a d√©pos√© sa candidature √† l'entr√©e dans l'Union europ√©enne le 17 juillet 2009[2].

Sommaire

Géographie

Article d√©taill√© : G√©ographie de l'Islande.

Géologie

Article d√©taill√© : G√©ologie de l'Islande.
Article connexe : Volcans d'Islande.
Système volcanique de l'Islande.
Un des aspects de l'éruption de l'Eyjafjöll en 2010.
Le geyser Strokkur.

L'Islande est situ√©e au milieu de l'Atlantique sur la dorsale m√©dio-oc√©anique entre l'Europe et l'Am√©rique. Ainsi, d'un point de vue de la tectonique des plaques, la partie nord-ouest de l'Islande est sur la plaque am√©ricaine et la partie sud-est est sur la plaque eurasiatique. De plus, un point chaud se situerait juste en dessous de l'Islande, plus pr√©cis√©ment sous le massif du Vatnaj√∂kull. Cette situation unique engendre sur l'√ģle une importante activit√© volcanique et g√©othermale, situ√©e principalement le long de ce graben, l√† o√Ļ le magma est le plus pr√®s de la surface.

Les manifestations √† la surface de cette intense activit√© volcanique sont nombreuses : de nombreux volcans et failles √©ruptives sont situ√©s sur l'√ģle, dont environ 130 actifs, et de nombreux ph√©nom√®nes paravolcaniques comme les solfatares et les sources thermales, dont les geysers (ce mot √©tant lui-m√™me d'origine islandaise). L'abondance d'une telle √©nergie g√©othermique fait que la plupart des habitants ont acc√®s √† l'eau chaude et au chauffage domestique pour des prix tr√®s modiques.

Depuis l'√®re tertiaire, cette √ģle de 103 000 km2 ne cesse de se transformer √† cause de l'activit√© volcanique permanente ; ses contours sont donc en √©volution relativement rapide (√† l'√©chelle des temps g√©ologiques).

Le volcan Eyjafjöll est entré en éruption le 15 avril 2010, provoquant l'arrêt des lignes aériennes dans le nord de l'Europe durant plusieurs jours.

Topographie et hydrologie

Carte physique de l'Islande.

L'Islande poss√®de un relief assez important. Le centre de l'√ģle (les hautes terres d'Islande) constitue un vaste plateau d'altitude sup√©rieure √† 500 m, et les c√ītes sont souvent montagneuses, d√©coup√©es de fjords (en particulier la r√©gion des fjords de l'ouest et l'Austurland). Le point culminant de l'√ģle est le volcan Hvannadalshn√ļkur, au sud-est, avec 2 109,6 m[3].

Environ 10 % de l'√ģle est recouverte de glaciers. Il y a quatre glaciers importants : le Vatnaj√∂kull, le Hofsj√∂kull, le Langj√∂kull et le M√Ĺrdalsj√∂kull. Ces glaciers alimentent plusieurs grandes rivi√®res glaciaires (d'o√Ļ le nom J√∂kuls√° de plusieurs d'entre elles) dont la √ěj√≥rs√° est la plus longue (230 km) et l'√Ėlfus√° la plus importante en termes de d√©bit (423 m3‚čÖs-1)[3]. Ces rivi√®res offrent une source importante d'√©lectricit√©, utilis√©e principalement par l'industrie.

Ces caract√©ristiques g√©ographiques exceptionnelles ont permis √† l'√ģle de d√©velopper un tourisme en plein essor, √©galement pour observer les aurores bor√©ales.

Climat

Article d√©taill√© : Climat de l'Islande.

L'Islande poss√®de un climat oc√©anique temp√©r√©, soumis √† l'influence des vents froids polaires. Gr√Ęce au Gulf Stream, ses c√ītes sud et ouest b√©n√©ficient d'une temp√©rature bien plus cl√©mente en hiver que New York. Les temp√©ratures ne s'√©loignent jamais beaucoup de 0 ¬įC (5 ¬įC en moyenne annuelle √† Reykjavik, 3,8 ¬įC √† Akureyri). Les pr√©cipitations varient du nord au sud. Akureyri, au nord, a un total inf√©rieur √† 500 mm, alors qu'au sud certaines stations atteintes de plein fouet par les temp√™tes oc√©aniques ont un total pluviom√©trique annuel qui peut d√©passer 2 000 mm.

Relevé météorologique de Reykjavik
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c.
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) -3 -2 -2 0 4 7 8 8 5 2 -1 -3
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 2 3 3 6 9 12 13 13 10 7 3 2
Ensoleillement (h) 27 52 111 140 192 161 171 155 125 83 39 12
Précipitations (mm) 76 72 82 58 44 50 52 62 67 86 73 79
Nombre de jours avec pluie 13 13 14 12 10 11 10 12 12 15 13 14


L'√ģle est presque totalement situ√©e au sud du cercle arctique et conna√ģt donc une alternance jour/nuit toute l'ann√©e, m√™me si la dur√©e de clart√© du jour est tr√®s courte en hiver, et les nuits sont tr√®s courtes en √©t√©. Seule la petite √ģle de Gr√≠msey, qui constitue le lieu habit√© le plus septentrional d'Islande, est travers√©e par le cercle polaire arctique.

Flore et faune

De maigres forêts et fruticées de bouleaux pubescents, aujourd'hui quasiment disparues, couvraient le quart de l'Islande avant la colonisation humaine.
Le plateau central islandais est le plus souvent nu ou juste parsemé de quelques plantes rabougries.
Les landes rases riches en éricacées (camarine, callune, myrtille, …) constituent le principal type de couverture végétale continue.

Plus de la moiti√© du territoire islandais est d√©pourvue de v√©g√©tation terrestre ou juste colonis√©e par de rares plantes dispers√©es. Apr√®s avoir d√©compt√© les quelques √©tendues d'eau : lacs, rivi√®res et lagunes, qui couvrent environ 2 % de la surface du pays, c'est donc un d√©sert qui occupe principalement le plateau central et les cha√ģnes montagneuses et qui est compos√© de glaciers (environ 10 % du territoire islandais), d'√©tendues de roches volcaniques nues (environ 23 %), de terrains √† v√©g√©tation tr√®s √©parse (environ 13 %) et de sables (environ 3 %)[4].

La p√©riph√©rie de l'√ģle est plus verdoyante, avec majoritairement de nos jours des paysages de toundra. Ce ne fut pas toujours le cas car les Vikings au IXe si√®cle d√©couvrirent une √ģle couverte √† plus du quart de sa superficie par des for√™ts ou des buissons de bouleaux pubescents. Les d√©frichements agricoles, l'exploitation du bois pour la construction ou comme combustible et le p√Ęturage des moutons ont fait dispara√ģtre ces boisements naturels[5] qui ne couvrent plus aujourd'hui que 1,1 % de la surface de l'√ģle (0,2% de for√™ts et 0,9% de buissons)[6]. Cependant depuis un peu plus d'un si√®cle, √©galement pour lutter contre les ph√©nom√®nes d'√©rosion, l'Islande a d√©velopp√© une politique de conservation, et √©galement d'afforestation en plantant diverses esp√®ces exotiques. La plus importante for√™t issue de cet effort, est celle de Hallormsstadarskogur, pr√®s de Egilsstadir, cr√©√©e √† partir de 1903 dans l'est de l'√ģle. Ces for√™ts se sont av√©r√©es de tr√®s bons puits de carbone, du fait de la pauvret√© initiale en carbone du sol[7].

Les principales formations v√©g√©tales actuelles sont alors des landes rases qui s'√©tendent sur environ 35 % de l'Islande et qui peuvent √™tre constitu√©es soit de sous-arbrisseaux dont notamment la camarine noire (Empetrum nigrum), la callune (Calluna vulgaris), la myrtille des marais (Vaccinium uliginosum)‚Ķ, soit simplement de tapis de mousses ou de lichens parsem√©s ici ou l√† de quelques touffes de petites plantes vasculaires. Les autres habitats sont des tourbi√®res et mar√©cages (environ 7 %), des prairies naturelles (environ 3 %), et des terres agricoles (environ 2,5 %) essentiellement repr√©sent√©es par des p√Ętures et prairies de fauche[4].

La Dryade à huit pétales (Dryas octopetala), Holtasóley en islandais, la fleur nationale du pays, que l'on trouve également en Arctique, dans les Alpes et autres montagnes d'Europe, est l'une des premières colonisatrices des terres libérées par les glaciers ou des champs de lave refroidis.
L'√Čpilobe √† feuilles larges (Chamerion latifolium), qui peut former en floraison de remarquables √©tendues roses pr√®s des rivi√®res est une l'une des rares esp√®ces communes √† la flore am√©ricaine et √† la flore islandaise qui sont absentes du reste de l'Europe.
Contrairement √† ce que pourrait laisser penser leur vitalit√©, les lupins ne sont pas des fleurs typiques d'Islande mais ont √©t√© introduits depuis la c√īte pacifique de l'Am√©rique du Nord.

La flore terrestre indig√®ne et naturalis√©e d'Islande comprend 470 esp√®ces de plantes vasculaires et environ 500 esp√®ces de mousses et apparent√©es. Un tiers des esp√®ces de plantes vasculaires sont caract√©ristiques de la flore arctico-alpine, et sont incluses dans un ensemble de type bor√©al qui repr√©sente plus de la moiti√© de la flore. Les autres esp√®ces, √† distribution plus large et plus temp√©r√©e, sont surtout des gramin√©es et des plantes du littoral ou des milieux d'eau douce[8]. Il n'existerait qu'une seule esp√®ce incontestablement end√©mique, une euphraise : Euphrasia calida[9]. D'un point de vue botanique, l'Islande se trouve aussi au croisement des influences am√©ricaine et europ√©enne, mais avec une pr√©dominance nette de la part europ√©enne. Il existe ainsi seulement 8 esp√®ces que l'on ne trouve qu'en Am√©rique et en Islande, contre environ 72 qui n'existent qu'en Europe[8].

L'importance des esp√®ces bor√©ales parmi les plantes islandaises est un h√©ritage de la flore de la derni√®re glaciation. Cette flore froide s'est maintenue √† cause de l'isolement de l'√ģle, malgr√© un climat aujourd'hui plus doux qui permettrait d'exprimer une v√©g√©tation de type plus temp√©r√©. De nombreuses esp√®ces exotiques ont d'ailleurs √©t√© introduites par les humains, pour l'agr√©ment des jardins ou pour d'autres raisons et certaines peuvent devenir envahissantes au d√©triment de la flore indig√®ne. Le cas le plus marquant est sans doute celui du lupin bleu d'Alaska (Lupinus nootkatensis) qui peut former de v√©ritables tapis monosp√©cifiques, qui s'est av√©r√© tr√®s int√©ressant pour fixer des sols √©rod√©s et reconstituer leur fertilit√© mais qui constitue une menace d'√©touffement des plantes locales.

Les chevaux islandais présentent des robes de couleurs variées.
L'Islande abrite la plus importante partie des effectifs mondiaux de Petit pingouin.
Les moutons islandais ont assuré la subsistance et l'habillement des habitants mais ont contribué fortement à la dégradation des sols et de la végétation.

Du fait de son isolement insulaire, l'Islande poss√®de peu d'esp√®ces animales terrestres indig√®nes : aucun reptile ni amphibien, un seul mammif√®re, des insectes en nombre limit√©,‚Ķ Les populations d'animaux marins, notamment les oiseaux, sont en revanche bien repr√©sent√©es.

Le seul mammif√®re terrestre qui √©tait pr√©sent en Islande avant l'arriv√©e des colons est le renard polaire (Alopex lagopus), probablement arriv√© lors d'une √®re glaciaire en marchant sur la mer gel√©e. Malgr√© une longue tradition de chasse intensive, cens√©e emp√™cher la pr√©dation sur les agneaux et sur les colonies d'eiders (Somateria mollissima) exploit√©es pour leur duvet, les populations de renards polaires ont toujours r√©ussi √† se reconstituer rapidement apr√®s des baisses importantes d'effectifs comme celle commenc√©e dans les ann√©es 50 jusqu'√† la fin des ann√©es 70 o√Ļ l'on estime qu'il n'√©taient plus qu'environ un millier en hiver[10]. Leur population actuelle pour l'ensemble du pays est √©valu√©e √† environ 8 000[r√©f. n√©cessaire]. Il est de nos jours toujours chass√©[11], mais prot√©g√© dans certaines r√©serves comme celle de Hornstrandir o√Ļ les touristes peuvent l'observer[12]. Quelques ours polaires venant du Groenland s'√©chouent parfois sur l'√ģle apr√®s avoir d√©riv√© sur des morceaux de banquise[13].

Les autres mammif√®res indig√®nes de l'√ģle sont marins. On trouve ainsi des phoques et de nombreuses baleines pr√®s des c√ītes islandaises. Ces derni√®res ont donn√© leur nom √† certains lieux, tels que le Hvalfj√∂r√įur (signifiant fjord des baleines), et la ville de H√ļsav√≠k a connu un important d√©veloppement touristique centr√© sur l'observation des c√©tac√©s. La baleine fait l'objet d'une chasse tr√®s controvers√©e.

Cependant, les colons vikings ont introduit sur l'√ģle plusieurs esp√®ces, involontairement dans leur navires, comme les rats et les souris, ou volontairement pour l'agriculture, comme les moutons, les vaches, les chevaux. Ces fameux chevaux islandais, aujourd'hui au nombre d'environ 50 000 sur l'√ģle, ont la particularit√© d'√™tre exclusivement issus de groupes import√©s avant la fin du Xe si√®cle et d'avoir conserv√© des caract√®res ancestraux. Ils sont petits (entre 1,30 m et 1,40 m au garrot), et tr√®s r√©sistants ; ils ont √©t√©, des si√®cles durant, le seul moyen int√©rieur de transport et de locomotion[14].

L'Islande h√©berge de grandes populations d'oiseaux, en particulier marins. La falaise de L√°trabjarg, par exemple, est consid√©r√©e comme la plus grande falaise √† oiseaux de l'Atlantique nord, o√Ļ se trouve entre autres, la plus importante colonie de Petit pingouin (Alca torda) au monde[15]. Apr√®s avoir failli dispara√ģtre voil√† un si√®cle, pr√©lev√©s avec exc√®s pour √™tre consomm√©s tout comme leurs Ňďufs, les macareux moines (Fratercula arctica), parents des pingouins, sont aujourd'hui plusieurs millions, en grande partie dans les √ģles Vestmann.

On trouve aussi plusieurs esp√®ces d'oiseaux d'eau douce, abondantes par exemple dans la r√©serve naturelle de M√Ĺvatn-Lax√°.

Géographie humaine

Carte générale de l'Islande avec ses principales villes et routes.

L'Islande fait partie politiquement de l'Europe, et non de l'Am√©rique : si elle se situe en effet √† cheval sur le rift de s√©paration des deux continents, la plus grande partie de son territoire est du c√īt√© europ√©en du rift ; culturellement et historiquement, sa population est d'origine europ√©enne et non indienne ou inuit.

L'Islande poss√®de la plus faible densit√© d'Europe avec 3,01 habitants par kilom√®tre carr√©. La r√©partition de la population de l'√ģle est tr√®s in√©gale. La majorit√© des villes et villages est situ√©e sur la c√īte car les terres int√©rieures, ou ¬ę Hautes Terres d'Islande ¬Ľ, sont constitu√©es principalement de d√©serts inhabitables. La principale ville du pays est Reykjavik, la capitale, qui concentre pr√®s de la moiti√© de la population, et m√™me les deux tiers si on inclut l'agglom√©ration, tandis que l'est de l'√ģle ne compte que 12 000 habitants, d√©pendant en grande partie de la p√™che. Les principales villes du pays en dehors de l'agglom√©ration de Reykjavik sont Akureyri, un port important du nord de l'√ģle, et Keflav√≠k (lieu d'implantation de l'a√©roport international).

Transports

Article d√©taill√© : Transport en Islande.
La route 1, ou route circulaire (Hringvegur), principale voie qui fait le tour de l'√ģle, n'a cependant rien par endroits d'une autoroute.

Le principal mode de transport en Islande est la route. En 2009, le r√©seau comptait 12 869 km de routes, dont 4 506 km de routes principales, les seules en g√©n√©ral √† √™tre rev√™tues[16]. Le pays n'a pas de voies ferr√©es.

La route 1 est la route principale qui fait le tour de l'√ģle et relie la plupart des zones habitables. Seules quelques routes (dont les pistes de Sprengisandur et de Kj√∂lur) traversent l'int√©rieur du pays, inhabit√©. Ces routes sont r√©serv√©es √† des v√©hicules 4x4, du fait de nombreux franchissements de gu√©s. L'hiver, la plupart des routes secondaires est difficilement praticable, et les pistes sont m√™me souvent ferm√©es √† la circulation. La gestion des routes est assur√©e par l'administration islandaise des routes, en islandais Vegager√įin[17].

En Islande, les lignes de bus sont très utilisées, avec pour les touristes des systèmes de forfaits estivaux[18]. Le stop est également un moyen de déplacement fréquemment pratiqué sur les voies touristiques malgré un trafic souvent faible sur les axes les plus isolés.

Quelques ferries assurent des liaisons r√©guli√®res pour desservir les petites √ģles habit√©es ou pour traverser certains fjords.

L'a√©roport de Keflav√≠k, situ√© √† 50 km de la capitale, est le grand a√©roport international d'Islande. Il sert de hub pour les compagnies Icelandair et Iceland Express. Quelques autres a√©roports islandais, ceux de Reykjavik, d'Akureyri ou d'Egilsstadir proposent aussi des liaisons internationales r√©gionales : vers le Groenland, les √ģles F√©ro√© ou le Danemark. Plusieurs compagnies locales, comme Air Iceland ou Eagle Air Iceland, bas√©es √† l'a√©roport de Reykjavik, assurent les vols int√©rieurs et des vols r√©gionaux. L'Islande compte en tout 98 a√©roports, certains de taille tr√®s modeste.

Histoire

L'Islande est habit√©e depuis le IXe si√®cle. L'√Čtat libre islandais a √©t√© √©tabli en 930, quand l'Althing, le plus vieux parlement au monde, s'est r√©uni pour la premi√®re fois. Cette r√©publique a dur√© jusqu'en 1262, date √† laquelle le pays s'est soumis au roi de Norv√®ge. En 1380, l'√ģle est pass√©e sous la domination danoise pendant plus de cinq si√®cles. Elle est devenue une r√©publique ind√©pendante en 1944.

Politique

Organisation des pouvoirs

Olafur Ragnar Grimsson exerce en 2011 son quatrième mandat de président de la République islandaise.
Le Parlement national, l'Althing, si√®ge dans un b√Ętiment du centre de Reykjavik, dont la b√Ętisse principale fut construite en pierres de basalte en 1881.
J√≥hanna Sigur√įard√≥ttir, l'actuelle Premi√®re ministre d'Islande, est aussi la premi√®re Islandaise a avoir √©pous√© une autre femme, inaugurant ainsi l'entr√©e en vigueur de la loi autorisant le mariage entre deux personnes de m√™me sexe.

L'Islande est une r√©publique parlementaire. L'unique assembl√©e, l'Althing (en islandais Al√ĺingi), est le plus ancien parlement d'Europe ; il fut fond√© en l'an 930. Son fonctionnement ne fut interrompu qu'entre 1800 et 1844, pendant la p√©riode de monarchie absolutiste danoise. Dans sa forme contemporaine, le parlement islandais fut r√©institu√© en 1845, √† l'origine en tant qu'organe consultatif aupr√®s du roi de Danemark Christian VIII, et son si√®ge fut √©tabli √† Reykjavik, et non plus √† √ěingvellir. Le grand artisan de l'ind√©pendance de l'Islande, J√≥n Sigur√įsson, en fut un des premiers d√©put√©s. L'Althing comprend 63 parlementaires, √©lus par les citoyens tous les quatre ans, la derni√®re √©lection remontant √† 2008.

Le pr√©sident de la R√©publique est √©galement √©lu pour quatre ans. Selon la Constitution, il nomme les ministres et pr√©side leur Conseil. Dans la pratique, il ent√©rine les choix de nomination faits par les partis politiques majoritaires √† l'Althing. Il n'exerce d'ailleurs habituellement aucun pouvoir ex√©cutif r√©el et joue surtout un r√īle honorifique. En tant que chef de l'√Čtat, il est le repr√©sentant du pays √† l'√©tranger. Olafur Ragnar Grimsson, qui occupe ce mandat depuis 1996, a √©t√© r√©√©lu en 2008. L'√©tendue th√©orique des pouvoirs d√©tenus par le pr√©sident fait r√©guli√®rement l'objet de d√©bats parmi les juristes islandais : tandis que certaines dispositions de la Constitution lui donnent plusieurs importantes pr√©rogatives, d'autres articles adoptent en effet une orientation contraire.

Les ministres assument le pouvoir ex√©cutif. Le chef du gouvernement est le premier ministre. Le poste est occup√© depuis le 1er f√©vrier 2009 par J√≥hanna Sigur√įard√≥ttir.

Les gouvernements islandais ont presque toujours consisté en une coalition de deux partis ou davantage, étant donné que la majorité des sièges de l'Althing n'a jamais été détenue par un seul parti politique.

Refonte de la constitution 2011

Depuis novembre 2010, l'organisation des pouvoirs en Islande a été bouleversée suite à des manifestations populaires. Une constitution est en cours de rédaction (septembre 2011). La première réunion de l'assemblée constituante a eu lieu le 6 avril 2011[19].

Découpage administratif

Article d√©taill√© : Administration territoriale de l'Islande.

L'Islande est divis√©e en r√©gions, circonscriptions, comt√©s et municipalit√©s. Il y a 8 r√©gions, dont l'utilisation est principalement statistique. Jusqu'en 2003, le d√©coupage √©lectoral pour l'Al√ĺing suivait les r√©gions, mais des circonscriptions √©lectorales sp√©cifiques ont √©t√© cr√©√©es depuis. En effet, le d√©coupage en r√©gion donnait plus de poids aux votes dans les r√©gions faiblement peupl√©es. Le d√©coupage en circonscriptions permet de r√©√©quilibrer les poids respectifs des votes, m√™me si des in√©galit√©s subsistent.

L'Islande est traditionnellement divis√©e en 23 comt√©s, qui n'ont de nos jours, plus d'importance administrative. Il existe de nos jours 26 s√Ĺslumenn, dont les comp√©tences suivent celles des comt√©s traditionnels.

Enfin, il existe 79 municipalités, en charge de l'administration locale, comme les écoles, les transports, la gestion des déchets…

Appartenance à des organisations internationales

L'Islande adhère à plusieurs organisations internationales de plus ou moins grande échelle.

Avec les autres pays nordiques, l'Islande entretient des relations privil√©gi√©es, en raison notamment des cultures et des histoires communes. Les programmes de coop√©ration s'exercent depuis 1952 essentiellement dans le cadre du Conseil nordique. Le pays a par ailleurs constitu√©, avec le Groenland et les √ģles F√©ro√©, un Conseil nordique occidental dont les centres d'int√©r√™t portent principalement sur les questions relatives √† l'Atlantique Nord.

Le pays participe aussi activement √† la vie √©conomique, politique et culturelle de l'Europe. L'Islande fait ainsi partie de l'Association europ√©enne de libre-√©change (l'AELE) et a choisi d'int√©grer l'Espace √©conomique europ√©en aux c√īt√©s de la Norv√®ge, du Liechtenstein et de l'Union europ√©enne. Elle applique les accords de libre circulation de l'Union nordique des passeports et a donc logiquement aussi rejoint en 1996 l'espace Schengen. Elle n'est pour autant pas membre de l'Union europ√©enne.

Cependant, à la suite de la crise économique de 2008, l'Islande se propose d'avoir l'euro comme monnaie, ce qui aurait diminué en partie l'ampleur de la crise. L'euro étant indissociable de l'adhésion à l'Union européenne, le pays pose officiellement sa candidature le 17 juillet 2009. Cependant, les débats sur la pêche et l'agriculture pourraient bien empêcher cette adhésion. Elle participe aussi à de nombreux programmes européens, comme Erasmus.

Enfin, le pays est membre de l'ONU, de l'OCDE et de l'OTAN. L'Islande ne possédant pas d'armée, sa contribution à l'OTAN se fait sous d'autres formes (bases militaires et contributions financières pour l'essentiel). Depuis les années 1990, il existe une unité pouvant participer à des opérations de maintien de la paix qui a été déployée au sein de plusieurs missions de l'OTAN notamment.

√Čconomie

Apr√®s avoir √©t√© pendant des si√®cles un pays √† l'√©conomie tr√®s modeste, son ratio PIB/habitant est en 2007 le plus √©lev√© au monde : son PIB/hab. ajust√© en parit√© de pouvoir d'achat vaut 40 000 euros[20]. Cette m√™me ann√©e, la croissance du produit national brut a √©t√© de 2,6 %, pour un taux de ch√īmage de 2,9 %, une inflation de 6,7 %, et un budget de l'√Čtat d√©gageant un surplus.

Pourtant, en septembre 2008, l'√Čtat islandais est au bord de la faillite. Il ne peut prendre le contr√īle des plus grandes banques du pays en situation de faillite √† cause de la crise financi√®re[21].

Crise financière de 2008

Article d√©taill√© : Crise financi√®re de 2008 en Islande.

La crise islandaise est la conséquence directe de la politique d'endettement et du gonflement des bilans des principales banques locales durant les années 2000 à des niveaux dépassant plusieurs fois le PIB de l'islande. Ce boom bancaire qui a soutenu la croissance islandaise durant une dizaine d'années place le pays au bord de la faillite suite à la défaillance des banques locales[22].

La crise financi√®re de 2008 en Islande affecte le syst√®me √©conomique et bancaire depuis octobre 2008, dans le contexte de la crise √©conomique mondiale de 2008. Pour pr√©venir l'effondrement du syst√®me bancaire islandais, les trois principales banques du pays (Glitnir, Landsbanki et Kaup√ĺing) ont √©t√© nationalis√©es. Toutefois, l'endettement du pays est tr√®s √©lev√© et le remboursement de la dette 2009 (3,8 milliards de dollars), soit 12 000 ‚ā¨ par habitant, a cr√©√© une grave crise politique et sociale. La perfusion du FMI semble insuffisante √† r√©soudre cette crise. La fronde populaire pour ne pas rembourser la dette prend de l'ampleur. L'embarras politique est total. Les cr√©anciers (Royaume-Uni et Pays-Bas) exigent le remboursement. Le dernier accord pr√©voit que l'Islande puisse √©taler ses remboursements de 3,9 milliards d'euros entre juillet 2016 et au maximum 2046, √† un taux d'int√©r√™t de 3 % pour le 1,3 milliard d'euros d√Ľ √† la Haye et de 3,3 % pour le reste, d√Ľ √† Londres. Le pr√©sident islandais a mis son veto[23].

L'Islande a d√©pos√© en juillet 2009 une demande de candidature √† l'Union europ√©enne, selon certains dans l'espoir de stabiliser son √©conomie et d'adh√©rer √† la zone euro[r√©f. n√©cessaire]. Pourtant, en 2010, d'autres, dont le prix Nobel d'√©conomie Paul Krugman, avancent au contraire que c'est gr√Ęce au contr√īle de sa monnaie ‚ÄĒ qui aurait √©t√© impossible avec l'euro ‚ÄĒ que l'Islande a pu rapidement sortir de la crise, notamment via une d√©valuation qui a relanc√© ses exportations[24]. Le 24 f√©vrier 2010, la commission europ√©enne a recommand√© l'ouverture de n√©gociations concernant l'entr√©e de l'Islande dans l'Union europ√©enne. Bruxelles a estim√© que l'Islande √©tait d√©j√† √† un stade suffisamment avanc√© de pr√©paration, dans les domaines politique, √©conomique et l√©gislatif. Reykjavik applique en effet d√©j√† pr√®s des trois quarts des lois europ√©ennes n√©cessaires pour une adh√©sion, ce qui va acc√©l√©rer le processus.

√Čconomie traditionnelle

L'√©conomie traditionnelle de l'Islande d√©pend fortement de la p√™che et de ses d√©bouch√©s, qui comptent pour pr√®s de 60 % de ses revenus √† l'exportation. La sant√© de l'√©conomie est tributaire des conditions des march√©s des produits de la mer.

Les 77 % d'agriculteurs des ann√©es 1900 ne sont plus, au d√©but du XXIe si√®cle, que 4 %. Les terres arables en Islande repr√©sentent moins de 1 % de la surface de l'√ģle. Cependant, l'utilisation de la g√©othermie permet de chauffer des serres, comme √† Hverager√įi, ce qui permet au pays de se fournir en certains aliments qui ne pousseraient autrement pas sur l'√ģle.

La protection de la pêche et de l'agriculture font partie des principales raisons qui retiennent l'Islande d'adhérer à l'Union européenne.

Production d'énergie

Article d√©taill√© : √Čnergie en Islande.

Les √©nergies renouvelables constituent aujourd'hui un secteur de pointe de l'√©conomie du pays et l'un des piliers de sa politique √©nerg√©tique. 70 % de l'√©nergie du pays provient des √©nergies renouvelables.

Plus de 99 % de l'√©lectricit√© du pays est produite par l'√©nergie hydraulique et par l'√©nergie g√©othermique[25]. La plus grande centrale √©lectrique g√©othermique se trouve √† Hellishei√įi, alors que le controvers√© barrage de K√°rahnj√ļkavirkjun est depuis 2009 la plus grande centrale hydraulique du pays.

Malgr√© tout, les Islandais √©mettent 10 tonnes de CO2 de gaz √† effet de serre par habitant, ce qui est plus √©lev√© que les √©missions de gaz √† effet de serre d'un Fran√ßais (2,30 tonnes en 2002). Ceci est d√Ľ √† l'utilisation de moyens de transport personnels.

L'Islande est le seul pays au monde avec des stations-services qui mettent √† disposition de l'hydrog√®ne pour les v√©hicules qui fonctionnent gr√Ęce √† une pile √† combustible. C'est aussi un des seuls pays capables de produire de l'hydrog√®ne en quantit√© suffisante et √† des prix raisonnables, en raison de l'abondante √©nergie g√©othermique disponible sur l'√ģle.

Usine d'aluminium

L'Islande poss√®de un important potentiel √©nerg√©tique, bien sup√©rieur aux besoins de sa population. Le pays avait envisag√© la construction d'un c√Ęble sous-marin permettant d'exporter son √©nergie vers l'Europe. Se disant qu'il √©tait difficile d'exporter l'√©nergie, l'Islande d√©cida √† la place d'importer les industries √† haute consommation √©nerg√©tique sur l'√ģle. Le grand nombre d'usine d'aluminium dans le pays refl√®te cette strat√©gie √©conomique.

En aval du Vatnaj√∂kull, le plus grand glacier d'Europe, le complexe hydro√©lectrique de K√°rahnj√ļkavirkjun, avec un barrage principal haut de 198 m√®tres, alimente une usine d'aluminium Alcoa, qui produit 322 000 tonnes par an. Cette usine productrice d'aluminium se trouve dans l'est du pays, o√Ļ les emplois sont rares. 57 km2 de terres sont submerg√©es. Ce barrage a fait aussi dispara√ģtre 50 chutes ou cascades en bloquant le fleuve J√∂kuls√° √° Br√ļ. Des √©cologistes se sont oppos√©s par cons√©quent √† sa construction, et arguent que tr√®s peu d'Islandais ont sollicit√© un emploi aupr√®s d'Alcoa, et que par cons√©quent cette usine n'enrayera de toute fa√ßon pas la d√©sertification de cette r√©gion, principale raison du soutien gouvernemental. La compagnie Alcoa construit son usine √† Rey√įarfj√∂r√įur pour utiliser l'√©nergie bon march√© du barrage de K√°rahnj√ļkar et n'est pas tenue de respecter les √©missions de CO2. L'alumine, le d√©riv√© du minerai de bauxite, est import√© des tropiques et l'aluminium est exp√©di√© par bateau en Europe. Avec le d√©clin des p√™cheries familiales, la plupart des villages c√ītiers meurent peu √† peu. Les d√©fenseurs des producteurs d'aluminium affirment que cette industrie est n√©cessaire pour revitaliser les zones rurales, alors que les √©cologistes pr√©conisent de nouveaux parcs nationaux pour renforcer le tourisme, seul secteur en croissance rapide.

Démographie

Article d√©taill√© : D√©mographie de l'Islande.

La plupart des Islandais habitent la c√īte sud, au climat plus cl√©ment que les rivages septentrionaux. Pr√®s de 60 % d'entre eux sont regroup√©s dans la r√©gion de Reykjavik. Isafj√∂rdur, dans le nord-ouest, est la seule exception : une ville d'environ 3 000 habitants vit essentiellement de la p√™che.

Le 25 janvier 2006, l'Althing a officiellement d√©nombr√© 300 000 habitants sur le territoire islandais (ne comptant pas les 10 800 Islandais vivant principalement en Europe, au Canada et aux √Čtats-Unis).

Au Canada, plus de 100 000 personnes se reconnaissent Islandais ou descendants d'Islandais dont 19 155 en Colombie-Britannique.

√Čvolution de la d√©mographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Parmi les immigrants, la minorit√© la plus forte est la minorit√© polonaise, au nombre d'environ 8 500 personnes[26] ; et employ√©e en grande majorit√© dans le secteur de la p√™che[r√©f. n√©cessaire]. D'ailleurs, certains portails web islandais ont une version polonaise[27]. La deuxi√®me minorit√© est la minorit√© lituanienne, laquelle compte quelque 1500 individus[26].

Particularit√© : la notion de nom de famille n'existe pas en Islande. Les Islandais portent leur propre pr√©nom et le pr√©nom de leur p√®re suivi du suffixe son (fils de...) pour les hommes et d√≥ttir pour les femmes (fille de...). Le patronyme change ainsi √† chaque g√©n√©ration.

Principales villes

Langues

Article d√©taill√© : Islandais.

Langue germanique parl√©e en Islande, l'islandais a pour racine historique le norrois, qui √©tait pratiqu√© depuis le Moyen √āge dans les pays scandinaves. L'isolement de l'Islande et son importante culture de l'√©crit ont permis une conservation exceptionnelle de la langue originelle notamment dans sa version √©crite mais √©galement sous sa version orale.

L'anglais et le danois sont aussi largement parl√©s et compris. Le fran√ßais et l'allemand sont aussi enseign√©s dans des √©coles de grammaire et √† la fin de l'enseignement secondaire[28]. Probablement pour cette m√™me raison d'isolement, les Islandais peuvent communiquer avec les habitants des √ģles F√©ro√© et du nord de la Norv√®ge puisque leur langue s'apparente toujours d'assez pr√®s au vieux norrois.

Religion

Article d√©taill√© : Religion en Islande.

Il n'existe pas en Islande de s√©paration entre l'√Čglise et l'√Čtat. L'√Čglise d'Islande ou √Čglise √©vang√©lique-luth√©rienne d'Islande est l'√Čglise nationale. L'√Čtat recense l'affiliation religieuse de tous les citoyens islandais. En 2005, les Islandais √©taient divis√©s entre ces diff√©rents groupes religieux :

  • 82,1 % sont membres de l'√Čglise d'Islande ;
  • 5,5 % sont membres d'organisations religieuses non reconnues ;
  • 4,7 % sont membres des √Čglises libres de Reykjavik et d'Hafnarfj√∂r√įur ;
  • 2,6 % ne sont membres d'aucun groupe religieux ;
  • 2,4 % sont membres de l'√Čglise catholique romaine :
  • le reste (2,7 %) se divise entre d'autres d√©nominations ou sectes chr√©tiennes, et moins de 1 % de la population est de confession non chr√©tienne (0,7% de musulmans : Turcs, Somaliens, Afghans, etc.)

Le 3 mai 1973, Sveinbj√∂rn Beinteinsson, fermier, po√®te, chanteur et chef spirituel pa√Įen islandais, r√©ussit √† faire reconna√ģtre la religion islandaise pa√Įenne, l‚ÄôIslenska Asatruarfelagid par le gouvernement islandais comme religion officielle d'√Čtat pouvant marier et baptiser les citoyens islandais qui le souhaitent.

Système éducatif

Article d√©taill√© : Syst√®me √©ducatif islandais.

Culture

Une maison islandaise
Défilé lors de la fête nationale le 17 juin
Article d√©taill√© : Culture de l'Islande.

L'Islande est c√©l√®bre pour toutes les sagas qui y ont √©t√© imagin√©es et mises par √©crit √† l'√©poque m√©di√©vale : certaines, comme la saga de Hrafnkell, sont toujours lues et appr√©ci√©es aujourd'hui.

Les Islandais sont entre deux tendances culturelles. D'un c√īt√©, les traditions qui s'expriment par la conservation qui transmet certaines croyances (pr√©sence d'elfes invisibles par exemple), de l'autre l'am√©ricanisation impr√®gne le pays : s√©ries en anglais sous-titr√©s islandais, Coca-Cola omnipr√©sent. L'alimentation venant de l'√©tranger est rarement totalement traduite (par exemple les c√©r√©ales ; cela ne serait pas rentable pour le producteur), football am√©ricain √† la t√©l√©vision.[r√©f. n√©cessaire]

Parmi les Islandais c√©l√®bres, on compte la chanteuse de pop Bj√∂rk, les groupes Sigur R√≥s, GusGus, The Sugarcubes, Solstafir, Falkenbach, M√ļm, on peut constater que la majorit√© de ces groupes connus au-del√† de la fronti√®re islandaise sont orient√©s principalement sur l'√©lectro, l'√©lectro-pop et le post-rock ou l'avant-garde metal et le viking metal. En litt√©rature, le romancier √ě√≥r Vilhj√°lmsson est tr√®s connu, et Gu√įbergur Bergsson Halld√≥r Laxness re√ßut le prix Nobel de litt√©rature en 1955. Pour le roman policier, Arnaldur Indri√įason, est traduit et appr√©ci√© dans la plupart des langues occidentales. En sport, le joueur de football de l'√©quipe londonienne Tottenham Hotspurs Ei√įur Gu√įjohnsen.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an N√Ĺ√°rsdagur F√™te internationale civile
Jeudi Saint Skírdagur Calendrier pascal chrétien
Vendredi Saint Föstudagurinn langi Calendrier pascal chrétien
Lundi de P√Ęques Annar √≠ p√°skum Calendrier pascal chr√©tien
3e jeudi d'avril F√™te de l'√Čt√© Sumardagurinn fyrsti F√™te traditionnelle pour la fin de l'hiver
1er mai F√™te du Travail Verkal√Ĺ√įsdagurinn F√™te internationale civile
17 juin F√™te nationale L√Ĺ√įveldisdagurinn Ind√©pendance de 1944
Jeudi de l'Ascension Uppstigningardagur Calendrier pascal catholique
Lundi de Pentec√īte Annar √≠ hv√≠tasunnu Calendrier pascal catholique
1er lundi d'ao√Ľt F√™te des commer√ßants Verslunarmannahelgi F√™te traditionnelle
24 d√©cembre Veill√©e de No√ęl A√įfangadagur j√≥la L'apr√®s-midi seulement.
25 d√©cembre Jour de No√ęl J√≥ladagur F√™te chr√©tienne
26 d√©cembre Lendemain de No√ęl Annar √≠ j√≥lum  
31 décembre Veillée du Nouvel an Gamlársdagur L'après-midi seulement.
Les dimanches (incluant la f√™te de P√Ęques) sont √©galement tous ch√īm√©s.

Littérature et arts

Articles d√©taill√©s : Litt√©rature islandaise et Art islandais.

La litt√©rature islandaise est la litt√©rature √©crite en islandais dans la langue du pays. Les sagas, contes √©piques qui se d√©roulent pendant la p√©riode de colonisation de l'Islande, sont les plus connues. Les plus connues sont la Saga de Nj√°ll le Br√Ľl√© et GrŇďnlendinga saga et Eir√≠ks saga qui racontent la d√©couverte du Groenland et du Vinland.

Une traduction de la Bible a √©t√© publi√©e au XVIe si√®cle. La litt√©rature entre le XVe et le XIXe si√®cle comprend des po√®mes sacr√©s, comme les Psaumes de la Passion d'Hallgr√≠mur P√©tursson, un des plus c√©l√®bres po√®tes d'Islande, mais aussi des R√≠mur, qui sont des po√®mes √©piques. L'auteur islandais contemporain le plus connu est sans doute Halld√≥r Laxness, qui a re√ßu le prix Nobel de litt√©rature en 1955. La litt√©rature polici√®re islandaise a quelques auteurs phares, citons Arnaldur Indridason.

La peinture contemporaine islandaise trouve ses origines dans les travaux de √ě√≥rarinn √ěorl√°ksson qui a principalement peint les paysages de l'√ģle. D'autres artistes ont suivi les traces de √ě√≥rarinn √ěorl√°ksson, comme J√≥hannes Kjarval et J√ļl√≠ana Sveinsd√≥ttir.

L'architecture islandaise a des influences scandinaves.

Musique

La chanteuse Björk
Article d√©taill√© : Musique islandaise.

La musique islandaise est associ√©e √† la musique nordique. La musique traditionnelle est tr√®s religieuse. Hallgr√≠mur P√©tursson a √©crit de nombreux hymnes protestants pendant le XVIIe si√®cle.

Les R√≠mur occupent √©galement une place importante dans le patrimoine culturel islandais. Les R√≠mur sont des contes √©piques, la plupart du temps a cappella, qui trouvent leur origine dans la po√©sie scaldique. Le po√®te le plus connu est Sigur√įur Brei√įfj√∂r√į (1798-1846)

La musique contemporaine comprend de nombreux groupes pop-rock, comme Bang Gang, Quarashi et Amiina, ou encore les chanteurs Bubbi Morthens, Megas et Bj√∂rgvin Halld√≥rsson. La sc√®ne rock ind√©pendante est √©galement importante avec M√ļm ou Sigur R√≥s. Beaucoup d'artistes et de groupes islandais sont connus mondialement comme Bj√∂rk, Sigur R√≥s et Emiliana Torrini, mais encore Gus Gus, Quarashi, Ampop, M√≠nus et M√ļm. Le principal festival musical est l'Iceland Airwaves, qui se tient chaque ann√©e √† Reykjavik, et qui r√©unit aussi bien des groupes islandais que des groupes √©trangers.

Médias

Article d√©taill√© : M√©dias islandais.

Les cha√ģnes de t√©l√©vision les plus importantes en Islande sont la cha√ģne d'√Čtat Sj√≥nvarpi√į et les cha√ģnes priv√©es St√∂√į 2 et Skj√°r einn. Les stations de radio les plus importantes sont R√°s 1, R√°s 2 et Bylgjan. Les journaux quotidiens sont Morgunbla√įi√į, Fr√©ttabla√įi√į et 24 stundir. Internet est aussi tr√®s pr√©sent en Islande et la plupart des Islandais ont un blog. Les sites internet les plus importants sont V√≠sir.is et Mbl.is.

C'est en Islande que le programme pour enfants LazyTown (islandais : Latib√¶r) est fabriqu√©. Il a √©t√© cr√©√© par Magn√ļs Scheving. Ce programme est devenu tr√®s populaire. Il est diffus√© dans 98 pays, dont les √Čtats-Unis ou le Royaume-Uni. Les studios Lazytown se trouvent √† Gar√įab√¶r.

Cuisine

Article d√©taill√© : Cuisine islandaise.

La cuisine islandaise est √† base de poisson, d'agneau et de produits laitiers. Le √ěorramatur est le plat traditionnel islandais.

Sport

L'équipe nationale islandaise de handball fêtant sa médaille d'argent obtenue aux JO de Pékin 2008.
Article d√©taill√© : Sport en Islande.

Le sport occupe une place importante dans la culture islandaise. Le principal sport traditionnel en Islande est la Gl√≠ma, une forme de lutte dont les origines remontent au Moyen √āge.

Parmi les sports populaires en Islande, on trouve le football, le handball, le basket-ball et l'athl√©tisme. Le handball est souvent consid√©r√© comme √©tant le sport national et l'√©quipe d'Islande fait partie des toutes meilleures √©quipes mondiales et a d√©croch√© la m√©daille d'argent aux Jeux olympiques de 2008. Au football, l'√©quipe nationale f√©minine est class√©e 18e mondiale par la FIFA. Quant √† l'√©quipe masculine de football, elle ne s'est jamais qualifi√©e pour une phase finale d'une comp√©tition majeure de football. Cependant, elle a failli y parvenir lors des √©liminatoires de l'Euro 2000 en faisant trembler notamment la France. Elle fr√īla √©galement d'un point la place de barragiste derri√®re l'√Čcosse lors des √©liminatoires de l'Euro suivant (Euro 2004). De plus, elle poss√®de en la personne de Ei√įur Sm√°ri Gu√įjohnsen un attaquant de rang mondial.

Les échecs et l'équitation sont aussi populaires.

Codes

L'Islande a pour codes :

Voir aussi

Liens externes

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Notes et références

  1. ‚ÜĎ Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  2. ‚ÜĎ ¬ę L'Islande a d√©pos√© sa candidature √† l'UE ¬Ľ, dans Le Figaro, 17 juillet 2009 [texte int√©gral] 
  3. ‚ÜĎ a et b (en) Iceland in statistics. Consult√© le 5 juin 2011
  4. ‚ÜĎ a et b (en)Kolbeinn √Ārnason, ¬ę CLC in Iceland (SEIS country visit ‚ÄďIceland 03 June 2010 ¬Ľ. Consult√© le 17/08/2011
  5. ‚ÜĎ (en) Thr√∂stur Eysteinsson, ¬ę Forestry in a treeless land 2009 ¬Ľ, Iceland Forest Service. Consult√© le 16/08/2011
  6. ‚ÜĎ (en) Bjorn Traustason et Arnor Snorrason, ¬ę Spatial distribution of forests and woodlands in Iceland in accordance with the CORINE land cover classification ¬Ľ, dans Icelandic agricultural sciences, Reykjavik, no 21, 2008, p. 39-47 [texte int√©gral] 
  7. ‚ÜĎ (en) B. Bjarnadottir, B.D. Sigurdsson et A. Lindroth, ¬ę A young afforestation area in Iceland was a moderate sink to CO2 only a decade after scarification and establishment ¬Ľ, dans Biogeosciences, vol. 6, 2009, p. 2895‚Äď2906 [texte int√©gral, lien DOI] 
  8. ‚ÜĎ a et b (en)Nature Adventure Travel, ¬ę The Icelandic Flora ¬Ľ. Consult√© le 19/08/2011
  9. ‚ÜĎ (en)Living national treasures : Iceland. Consult√© le 19/08/2011
  10. ‚ÜĎ (en) Pfill Hersteinsson, Anders Angerbj√īrn, Karl Frafjord et Asko Kaikusalo, ¬ę The Arctic Fox in Fennoscandia and Iceland: Management problems ¬Ľ, dans Biological Conservation, no 49, 1989, p. 67-81 
  11. ‚ÜĎ (en)Artic fox hunts in Iceland sur http://www.internationaladventure.com, International Adventure. Consult√© le 21/08/2011
  12. ‚ÜĎ (en)Arctic Fox (Alopex lagopus) or is it Vulpes lagopus? sur http://www.melrakki.is, Melrakkasetur (The Arctic fox center). Consult√© le 21/08/2011
  13. ‚ÜĎ Deux ours polaires tu√©s en Islande, Association France Islande, 07 2008. Consult√© le 21/08/2011
  14. ‚ÜĎ F√©d√©ration fran√ßaise du cheval islandais
  15. ‚ÜĎ birdlife.org
  16. ‚ÜĎ (en)Vegager√įin, ¬ę The Road System 2009 ¬Ľ, 04 2009. Consult√© le 22/08/2011
  17. ‚ÜĎ (en) (is)The Icelandic Road Administration (Vegager√įin). Consult√© le 22/08/2011
  18. ‚ÜĎ (is)Bus stop over passport around Iceland. Consult√© le 23/08/2011
  19. ‚ÜĎ (en)The National Gathering
  20. ‚ÜĎ ¬ę L'Islande lass√©e de sa forte croissance ¬Ľ, dans Le Figaro, 14 octobre 2007 [texte int√©gral (page consult√©e le 2008-10-13)] 
  21. ‚ÜĎ http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20081007trib000181122/la-crise-financiere-plonge-lislande-au-bord-du-gouffre.html
  22. ‚ÜĎ Islande, voyage dans un pays en quasi-faillite, Jean-Michel Demetz, L'Express, 12 novembre 2008
  23. ‚ÜĎ Le pr√©sident islandais met son veto √† l'accord Icesave, Dylan Martinez , L'Expansion.com, 21 f√©vrier 2011
  24. ‚ÜĎ Islande qui rit, Irlande qui pleure, Ambrose Evans-Pritchard, The Daily Telegraph, 8 d√©cembre 2010 (trad. Jean Rex).
  25. ‚ÜĎ http://www.unep.org/climateneutral/Default.aspx?tabid=610
  26. ‚ÜĎ a et b (en) Statistics Iceland
  27. ‚ÜĎ \\http://www.rvk.is/desktopdefault.aspx/tabid-2595/
  28. ‚ÜĎ (en)The Icelandic Language, site du minist√®re des Affaire √©trang√®re de l'Islande


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