Iroquois

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Iroquois
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Iroquois
Iroquois.jpg
Premiers contacts entre Iroquois et explorateurs européens.
Populations
Population totale 125 000
Populations significatives par régions
Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis 80 000
Drapeau du Canada Canada 45 000
Autre
Langue(s) Cayuga, Agniers, Oneida, Sénéca, Tuscarora
Religion(s) Animisme

Les Iroquois (ou Haudenosaunee) connus aussi par l'expression Cinq-Nations comprennent effectivement cinq et puis plus tard six nations am√©rindiennes de langues iroquoises vivant historiquement dans le nord de l'√Čtat de New York aux √Čtats-Unis au sud du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. La plupart des quelque 125 000 Iroquois vivent aujourd'hui en Ontario au Canada et dans l'√Čtat de New York. D'autres vivent au Wisconsin, au Qu√©bec et en Oklahoma. Seule une petite minorit√© des Iroquois parle aujourd'hui une des langues iroquoises dont notamment pr√®s de 1 500 locuteurs du mohawk dans le village Kahnawake, au sud de Montr√©al.

Les six nations √©taient li√©es entre elles par une constitution commune appel√©e Gayanashagowa ou ¬ę grande loi de l'Unit√© ¬Ľ :

  • les Cayugas sont aussi appel√©s Goyogouins en fran√ßais, Guyohkohnyo (peuple du grand marais) dans leur propre langue ;
  • les Mohawks, qui aujourd'hui se d√©signent eux-m√™mes par ce nom anglo-am√©ricain signifiant ¬ę mangeurs d'homme ¬Ľ dans la langue de leurs rivaux abenaki, √©taient appel√©s Agniers par les colons fran√ßais, le terme autochtone √©tant Kanienkehaka signifiant peuple des √©toiles (√©tincelles de silex);
  • les Oneidas sont aussi appel√©s Onneiouts en fran√ßais ;
  • les Onondagas sont aussi appel√©s Onontagu√©s en fran√ßais ;
  • les S√©n√©cas (Senecas en anglais), jadis les S√©n√®ques en fran√ßais, sont aussi appel√©s Tsonnontouans d'apr√®s leur nom autochtone ;
  • les Tuscaroras (la sixi√®me nation, 1722), n'ont pas d'autre nom usit√©.

L'origine du mot ¬ę iroquois ¬Ľ est obscure, mais cette appellation pourrait provenir d'une phrase souvent employ√©e √† la fin de discours iroquois, ¬ę hiro kone ¬Ľ (je l'ai dit). D'autres consid√®rent que le mot proviendrait du nom qui leur a √©t√© donn√© par leurs ennemis, les Algonquins : ¬ę Irinakhoi ¬Ľ (serpents √† sonnette). Il est aussi possible que le mot provienne des p√™cheurs basques qui surnommait le peuple Hilokoa (¬ę les tueurs ¬Ľ) qui aurait pass√© en langue algonquine, qui ne prononce pas le ¬ę r ¬Ľ, √† hirokoa, les Fran√ßais auraient tout simplement francis√© l'ethnonyme[1]. Toutefois, les Iroquois s'appellent eux-m√™mes Haudenosaunee (peuple aux longues maisons).

Sommaire

Culture

La Gayaneshagowa est la Constitution de la nation iroquoise qui s'est transmise pendant plusieurs si√®cles sous forme de maximes r√©cit√©es par cŇďur. R√©dig√©e en 1720, elle est compos√©e de 117 paragraphes et pr√©figure les √©crits constituants des p√®res fondateurs de l'Am√©rique moderne.

√Čconomie, vie quotidienne

Article d√©taill√© : √Čconomie des Iroquois.

Les Iroquois sont un peuple agriculteur et semi-s√©dentaire. Ils cultivent le bl√©, le tournesol et les trois sŇďurs : le ma√Įs, le haricot et la courge. Ils compl√®tent leur alimentation par la p√™che, au printemps, et la chasse. Les hommes partent √† l'automne et reviennent en hiver.

Les Iroquois sont aussi d'habiles artisans. Ils portent des vêtements en peau d'animal cousue avec les épines du porc-épic et décorée de coquillages et de motifs divers. Ils utilisent des mocassins.

La maison iroquoienne, ou la ¬ę maison longue ¬Ľ, √©tait construite de troncs d‚Äôarbres entrelac√©s et recouverte d‚Äô√©corce. Les Indiens cultivaient aussi le chanvre (le cannabis) qu'ils utilisaient pour lier les charpentes des maisons entre elles, ce qui les rendait tr√®s solides. √Ä l‚Äôint√©rieur, il y avait deux rang√©es qui comprenaient des pi√®ces s√©par√©es les unes des autres. Une all√©e au milieu servait √† circuler et √† faire des feux. De cinq √† dix familles habitaient dans ces maisons. Les maisons longues √©taient regroup√©es en villages de mille √† deux mille habitants. Le village, qui √©tait souvent entour√© d‚Äôune palissade, se trouvait souvent pr√®s d‚Äôun cours d‚Äôeau. La maison longue mesurait 5 √† 7 m√®tres de large par 50 √† 100 m√®tres de long sur 7 m√®tres de haut. Les portes √©taient tr√®s basses. Durant l‚Äôhiver, les portes √©taient ferm√©es avec des peaux d‚Äôanimaux.

Les Iroquois se servaient aussi du chanvre pour leurs rituels, ils mélangeaient de petites quantités avec du tabac et des plantes aromatiques. Très vite les Indiens se sont rendu compte que les Blancs aimaient beaucoup ce produit et ils s'en servirent comme monnaie d'échange.

Organisation sociale

L'organisation sociale est matriarcale, matrilinéaire et matrilocale: c'est la mère qui détermine le lignage, et les femmes possèdent la terre. Après son mariage, l'homme emménage chez son épouse, et ses enfants deviennent membres du clan de la mère. Les femmes choisissent également les chefs de clan.

Un p√®re j√©suite fran√ßais qui rencontre les Iroquois en 1650 d√©crit la soci√©t√© iroquoise comme √©galitaire. La Conf√©d√©ration Iroquoise s‚Äô√©tend des monts Adirondacks aux Grands Lacs, sur le territoire actuel de la Pennsylvanie et du nord de l‚Äô√Čtat de New York. La terre est d√©tenue et travaill√©e en commun. La chasse se fait en groupe et les prises sont partag√©es entre les membres du village. La notion de propri√©t√© priv√©e des terres et des habitations est parfaitement √©trang√®re aux Iroquois. Les femmes jouent un r√īle important : le lignage s‚Äôorganise autour de ses membres f√©minins dont les maris viennent rejoindre la famille. Les familles √©largies forment des clans et une douzaine ou plus de clans peuvent former un village. Les femmes les plus √Ęg√©es du village d√©signent les hommes habilit√©s √† repr√©senter le clan au conseil de village et de tribu. Elles d√©signent √©galement les 49 chefs qui composent le grand conseil de la Conf√©d√©ration des cinq nations iroquoises. Les femmes surveillent les r√©coltes et administrent le village quand les hommes sont √† la chasse ou √† la p√™che. Elles fournissent mocassins et nourriture pour les exp√©ditions guerri√®res, et ont un certain contr√īle sur les affaires militaires.

En 1744, le gouverneur de Virginie invitait les Iroquois √† envoyer au ¬ę Coll√®ge of William and Mary ¬Ľ de Williamsburg six jeunes gens pour faire leur √©ducation. Le chef de la Nation iroquoise, Conassatego, r√©pondit en termes √©l√©gants qu'il comprenait la g√©n√©rosit√© de cette offre, mais que, √† leur tour, les blancs devaient comprendre que les Iroquois √©taient diff√©rents et avaient une autre conception des choses[2].

De farouches guerriers

Les Iroquois de la r√©gion de New York √©taient r√©put√©s pour √™tre de terribles guerriers; les prisonniers de guerre pouvaient √™tre mang√©s, comme dans toutes les arm√©es occidentales √† cours de ravitaillement[3]. Ils utilisaient les m√™mes armes que pour la chasse : le tomahawk, l'arc et les fl√®ches, les massues. A partir des guerres coloniales entre la France et l'Angleterre, certains guerriers iroquois portaient un ou plusieurs scalps autour du cou[4], preuve exig√©e par les colons de leur valeur au combat, les colliers d'oreilles servant de monnaie impos√©e par les occupants se battant le plus souvent par tributs interpos√©es dans une logique d'extermination des peuples autochtones.

Prénoms iroquois

Les Iroquois ont donné des prénoms qui prennent souvent ancrage dans la nature qui les entoure, dans les forces surnaturelles qu'ils perçoivent, dans les qualités des personnes, ou bien dans d'autres événements de la vie, souvent liés à la naissance. Tout comme l'ensemble des peuples amérindiens dont l'étymologie des prénoms nord-amérindiens est similaire.

Histoire

Répartition des nations iroquoises, vers 1650

Leurs terres d'origine se situent entre les Adirondacks et les chutes du Niagara. Des traces de peuplement sont attest√©es d√®s le Xe si√®cle av. J.‚ÄĎC. Au XIVe si√®cle est introduite la culture du ma√Įs. Selon la tradition iroquoise, √† cette √©poque il n'y avait qu'une seule tribu, habitant sur le fleuve Saint-Laurent, √† qui les Algonquins apprennent l'agriculture. La formation des diff√©rentes tribus est incertaine. On sait qu'une ligue iroquoise est cr√©√©e en 1570 sous le nom de Ligue des cinq nations. En 1722, les Tuscaroras entrent dans la ligue, qui devient les Six nations. La population des Iroquois est √©valu√©e √† 22 000 individus au d√©but en 1630 et tombe √† 6000 au d√©but du XVIIIe si√®cle[5].

Au XVIIe si√®cle, des guerres avec les Fran√ßais, alli√©s aux Algonquins, aux Montagnais (Innus) et aux Ab√©nakis, et les Britanniques, les forcent √† retourner dans les limites de leurs terres ancestrales, ou, dans le cas des Iroquois christianis√©s par les J√©suites et pers√©cut√©s par leurs compatriotes, au Canada, principalement au Qu√©bec. En 1648-1653, les Iroquois attaquent les Hurons, les Algonquins et leurs alli√©s fran√ßais. Ils finissent par affaiblir la conf√©d√©ration des Hurons qui se dispersent. Certains prisonniers √©taient adopt√©s (ils devenaient Iroquois) alors que d'autres √©taient tortur√©s (on leur arrachait notamment les ongles avant de les br√Ľler vifs, √† petit feu) ou frapp√©s √† coups de b√Ęton. Les guerriers mangeaient les organes des vaincus[6]. En 1660, quelques centaines d'iroquois gagnent la bataille de Long Sault contre 17 fran√ßais et 48 alli√©s indiens. En 1667, les Agniers et les Onneiouts acceptent de conclure la paix.

La guerre reprit par ordre du ministre de la marine J√©r√īme Ph√©lypeaux de Pontchartrain le 13 juin 1687: l‚Äôexp√©dition contre les Iroquois quitta Montr√©al, avec 832 hommes des troupes de la marine, 900 hommes de milice et 400 Indiens alli√©s. L‚Äôavant-garde captura plusieurs Iroquois le long du fleuve. Au Fort Frontenac, l‚Äôintendant de Champigny, qui avait devanc√© le gros de l‚Äôexp√©dition, s‚Äôempara de Goyogouins et d‚ÄôOnneiouts pour les emp√™cher de porter aux villages iroquois au sud du lac, la nouvelle de l‚Äôapproche de l‚Äôarm√©e fran√ßaise.

Un autre groupe d’Iroquois, soi-disant neutres, qui habitaient un village près du fort, furent aussi capturés pour les mêmes raisons. En tout, 50 à 60 hommes et 150 femmes et enfants furent emmenés à Montréal. Le gouverneur Jacques-René de Brisay expédia en France 36 des 58 prisonniers iroquois, mais laissa clairement entendre qu’il aurait mieux aimé n’en rien faire.

Apr√®s la Glorieuse R√©volution de novembre 1688 qui renversa Jacques II, l'alli√© de Louis XIV, les Iroquois apprennent des Anglais d‚ÄôAlbany que l‚ÄôAngleterre et la France sont en guerre et abandonnent toute id√©e de paix. Le Massacre de Lachine eut lieu le 5 ao√Ľt 1689: environ 1500 guerriers iroquois s‚Äôabattirent sur le village de Lachine, aux portes de Montr√©al, pr√®s des rapides du m√™me nom. Vingt-quatre colons furent tu√©s, 70 √† 90 faits prisonniers, dont 42 ne revinrent jamais. Sur 77 maisons, 56 furent ras√©es par les Iroquois et leurs alli√©s de la Conf√©d√©ration des Cinq nations. Le massacre de Lachine et ses suites aurait co√Ľt√© la vie √† un qu√©b√©cois sur dix.

Pendant la guerre de Sept Ans, les Iroquois, alliés aux Anglais, assurèrent leur victoire sur le terrain terrestre, en complément de la suprématie britannique dans le domaine maritime.

Lors de la guerre d'Ind√©pendance am√©ricaine, ils d√©cident de s'allier √† nouveau aux Britanniques, qui avaient fait des promesses aux nations indiennes concernant le respect des fronti√®res. Cette d√©cision s'av√®re cependant d√©sastreuse pour eux : en 1779, George Washington envoie une arm√©e envahir leurs terres ancestrales. La plupart de ces Iroquois sont repouss√©s jusqu'en Ontario. Au XIXe si√®cle, un petit groupe part faire du commerce de fourrure en Alberta.

Les Iroquois rest√©s aux √Čtats-Unis sont contraints de c√©der leurs terres. La plupart des tribus parviennent √† √©viter la d√©portation des ann√©es 1830, sauf les Onneiouts, qui en 1828 partent pour une r√©serve du Wisconsin. Les Goyogouins ont vendu leurs terres new-yorkaises en 1807 pour rejoindre des tribus apparent√©es en Ohio. Les Onontagu√©s, les Tsonnontouans et les Tuscaroras vivent encore aujourd'hui dans des r√©serves de l'√Čtat de New York.

Population mohawk du Québec en 2004[7]
Communautés Total résidants non-résidants
Akwesasne n.d. n.d. n.d.
Kahnawake 9 455 7 389 2 066
Kanesatake 2 017 1 342 675
Mohawk (Total) 11 472 8 731 2 741

Notes

  1. ‚ÜĎ Roland Tremblay, Les Iroquoiens du Saint-Laurentc: peuple du ma√Įs, Montr√©al, Les √Čditions de l'Homme, 2006, 149 p. (ISBN 978-2-7619-2326-2), p. 12 
  2. ‚ÜĎ Jack Utter, American Indians, National Woodlands Publishing company, Lake Ann, Michigan, 1997, p. 192 (ISBN 0-9628075-2-4)
  3. ‚ÜĎ Anne Garrait-Bourrier, Monique V√©nuat, Les Indiens aux √Čtats-Unis, 2002, p.92
  4. ‚ÜĎ Anne Garrait-Bourrier, Monique V√©nuat, Les Indiens aux √Čtats-Unis, 2002, p. 93
  5. ‚ÜĎ Gilles Havard, C√©cile Vidal, Histoire de l'Am√©rique fran√ßaise, Flammarion, 2003, page 199.
  6. ‚ÜĎ Gilles Havard, C√©cile Vidal, histoire de l'Am√©rique fran√ßaise, Flammarion, 2003, pages 95-96.
  7. ‚ÜĎ Affaires indiennes et du Nord Canada (R√©gion du Qu√©bec) http://www.ainc-inac.gc.ca/qc/aqc/pop_f.html

Bibliographie

  • Georges Fronval La V√©ritable Histoire des Indiens peaux-rouges, √©dition Nathan, 1972
  • Jack Utter, American Indians, National Woodlands Publishing company Lake Ann, Michigan, 1997, (ISBN 0-9628075-2-4)
  • Aper√ßu des mŇďurs et coutumes des Agniers au XVIIe si√®cle (traduit de l'anglais), Aur√©lien Boisvert, √Čditions 101, 1991
  • Les Iroquois et la guerre de sept ans (traduit de l'anglais), de D. Peter MacLeod, VLB √©diteur, 2000, ISBN 2-89005-713-5
  • Iroquoisie 1534-1652, Tome 1, de L√©o-Paul Desrosiers, Les √Čditions du Septentrion, 1998, ISBN 2-89448-081-4
  • Iroquoisie 1652-1665, Tome 2, de L√©o-Paul Desrosiers, Les √Čditions du Septentrion, 1998, ISBN 2-89448-106-3
  • Iroquoisie 1688-1701, Tome 4, de L√©o-Paul Desrosiers, Les √Čditions du Septentrion, 1998, ISBN 2-89448-124-1
  • Nation iroquoise, par Aur√©lien Boisvert, √Čditions 101, 1997.
  • Pierre Millet en Iroquoisie au XVIIe si√®cle : le sachem portrait la soutane, de Daniel St-Arnaud, √Čditions du Septentrion, 1998, ISBN 2-89448-111-X
  • Prisonniers des Agniers, par Aur√©lien Boisvert, √Čditions 101, 1994, ISBN 2-9802-7263-9
  • Voyage chez les Onnontagu√©s (second voyage de Radisson)(traduit en fran√ßais), Aur√©lien Boisvert, √Čditions 101, 1998.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes


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Regardez d'autres dictionnaires:

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  • iroquois ‚ÄĒ iroquois, oise [ ir…Ēkwa, waz ] adj. et n. ‚ÄĘ 1605 Irocois; d√©form. d un mot algonquin ¬ę vraies vip√®res ¬Ľ 1 ‚ô¶ Qui appartient √† une peuplade indienne de l Am√©rique du Nord, vivant pr√®s des Grands Lacs. N. Un Iroquois. L iroquois : famille de langues ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

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  • Iroquois ‚ÄĒ [ir‚Ä≤…ô kwoiőĄ] n. [Fr, prob. < an Algonquian language ] 1. pl. Iroquois [ir‚Ä≤…ôkwoiőĄ, ir‚Ä≤…ôkwoizőĄ] a member of a confederation of Iroquoian Indian peoples that lived in upstate New York and included the Senecas, Cayugas, Onondagas, Oneidas, Mohawks ‚Ķ   English World dictionary

  • Iroquois, IL ‚ÄĒ U.S. village in Illinois Population (2000): 207 Housing Units (2000): 94 Land area (2000): 0.598121 sq. miles (1.549127 sq. km) Water area (2000): 0.000000 sq. miles (0.000000 sq. km) Total area (2000): 0.598121 sq. miles (1.549127 sq. km) FIPS… ‚Ķ   StarDict's U.S. Gazetteer Places

  • Iroquois, SD ‚ÄĒ U.S. city in South Dakota Population (2000): 278 Housing Units (2000): 121 Land area (2000): 0.533636 sq. miles (1.382111 sq. km) Water area (2000): 0.000000 sq. miles (0.000000 sq. km) Total area (2000): 0.533636 sq. miles (1.382111 sq. km) FIPS ‚Ķ   StarDict's U.S. Gazetteer Places

  • Iroquois ‚ÄĒ Ir o*quois , n. sing. & pl. [F.] (Ethnol.) A powerful and warlike confederacy of Indian tribes, formerly inhabiting Central New York and constituting most of the Five Nations. Also, any Indian of the Iroquois tribes. [1913 Webster] ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • Iroquois ‚ÄĒ (spr. Eirokiehs), 1) Grafschaft im Staate Illinois (Nordamerika); 68 QM., von den Kankakee u. Iroquois Rivers durchflossen; gro√üe Prairien; Producte: Mais, Weizen, Hafer; die Chicago Zweigbahn der Illinois Central Eisenbahn durchschneidet die… ‚Ķ   Pierer's Universal-Lexikon

  • Iroquois ‚ÄĒ (franz., spr. kŇ≠√°; Engl√§nder und Amerikaner sprechen; irre kwńďŇę), Volk, s. Irokesen ‚Ķ   Meyers Gro√ües Konversations-Lexikon


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