Ioulia Tymochenko

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Ioulia Tymochenko
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Ioulia Tymochenko
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Julija TymoŇ°enko
Yulia Tymoshenko (2008).jpg
Ioulia Tymochenko, en 2008.

Mandats
13e Premier ministre ukrainien
18 d√©cembre 2007 ‚Äď 3 mars 2010
(&&&&&&&&&&&&08062 ans, 2 mois et 15 jours)
Président Viktor Iouchtchenko
Viktor Ianoukovytch
Gouvernement Tymochenko II
Législature VIe Rada
Majorité BIouT - Notre Ukraine
Prédécesseur Viktor Ianoukovytch
Successeur Oleksandr Tourtchynov (intérim)
Mykola Azarov
10e Premier ministre ukrainien
24 janvier 2005 ‚Äď 8 septembre 2005
(&&&&&&&&&&&&02277 mois et 14 jours)
Président Viktor Iouchtchenko
Gouvernement Tymochenko I
Majorité BIouT - Notre Ukraine
Prédécesseur Mykola Azarov
Successeur Iouri√Į Iekhanourov
Vice-Premier ministre
charg√©e du Fioul et de l'√Čnergie
30 d√©cembre 1999 ‚Äď 19 janvier 2001
Président Leonid Koutchma
Gouvernement Viktor Iouchtchenko
Prédécesseur Aleksey Sheberstov
(ministre de l'√Čnergie)
Successeur Ivan Plachkov
(ministre du Fioul et de l'√Čnergie)
Biographie
Nom de naissance Ioulia Hryhian (Grigyan)
Date de naissance 27 novembre 1960 (1960-11-27) (50 ans)
Lieu de naissance Dnipropetrovsk, RSS d'Ukraine (Union soviétique)
Nationalité ukrainienne
Conjoint Oleksandr Tymochenko
(depuis 1979)
Enfants Eugenia Tymochenko-Carr
(née en 1980)
Religion Orthodoxie
(Patriarcat de Kiev)

Lesser Coat of Arms of Ukraine.svg
Premiers ministres ukrainiens

Ioulia Volodymyrivna Tymochenko (ukrainien : –ģ–Ľ—Ė—Ź –í–ĺ–Ľ–ĺ–ī–ł–ľ–ł—Ä—Ė–≤–Ĺ–į –Ę–ł–ľ–ĺ—ą–Ķ–Ĺ–ļ–ĺ), n√©e Hryhian (Grigyan) le 27 novembre 1960 √† Dnipropetrovsk (RSS d'Ukraine), est une femme d'affaires et femme politique ukrainienne, d'origine russo-arm√©nienne[1].

Apr√®s avoir fait carri√®re dans l'industrie gazi√®re, elle fonde en 2001 le Bloc Ioulia Tymochenko (BIouT), une coalition de partis politiques de centre-droit la soutenant. R√©put√©e charismatique, elle est c√©l√®bre pour sa participation √† la R√©volution orange, lors de laquelle certains m√©dias occidentaux la surnomment la ¬ę Jeanne d'Arc de la R√©volution ¬Ľ[2].

Viktor Iouchtchenko, port√© √† la pr√©sidence de l'Ukraine par la R√©volution orange, la nomme Premier ministre le 24 janvier 2005, puis la limoge le 8 septembre suivant. Pour la seconde fois de sa carri√®re, Tymochenko est nomm√©e Premier ministre le 18 d√©cembre 2007. Ses deux mandats sont marqu√©s par une forte rivalit√© avec le pr√©sident Iouchtchenko, son ancien alli√©.

Candidate du BIouT √† l'√©lection pr√©sidentielle de 2010, Tymochenko est la premi√®re femme √† √™tre qualifi√©e pour le second tour d'une √©lection pr√©sidentielle en Ukraine. Elle est d√©faite par Viktor Ianoukovytch qui r√©unit 48,95 % des voix contre 45,47 % √† Tymochenko. Son gouvernement est renvers√© le 3 mars 2010 √† la suite d'un vote de confiance √† la Verkhovna Rada, apr√®s quoi Ioulia Tymochenko devient le chef de l'opposition.

Le 11 octobre 2011, l'ancien Premier ministre est condamn√©e √† sept ans d'emprisonnement pour abus de pouvoir dans le cadre de contrats gaziers sign√©s avec la Russie en 2009, alors qu'elle exer√ßait la fonction de chef du gouvernement. Cette condamnation est critiqu√©e par l'Union europ√©enne et les √Čtats-Unis, entre autres, qui voient un motif politique dans ce proc√®s.

Biographie

Jeunesse et formation

Ioulia Hryhian na√ģt le 27 novembre 1960 √† Dnipropetrovsk, dans l'oblast de Dnipropetrovsk, en R√©publique socialiste sovi√©tique d'Ukraine. Son p√®re est arm√©nien et sa m√®re est juive[r√©f. n√©cessaire]. Alors qu'elle a trois ans, son p√®re quitte le domicile familial, laissant sa m√®re l'√©lever seule[3]. Ioulia prend alors le nom de jeune fille de sa m√®re, Telehina, sous lequel elle termine sa scolarit√© dans l'√©cole secondaire, en 1977.

En 1979, elle rejoint la faculté d'économie de Dnipropetrovsk pour étudier la technologie cybernétique. La même année, elle épouse Oleksandr Tymochenko, fils du responsable politique de la région de Dnipropetrovsk[1], avec lequel elle a une fille, Eugenia, née un an plus tard, en 1980.

En 1984, elle est prim√©e par l'universit√© avec un dipl√īme d'honneur. Comme n'importe quelle jeune sp√©cialiste, elle obtient une ¬ę t√Ęche ¬Ľ (une pratique habituelle en URSS), en l'occurence pour travailler en tant qu'ing√©nieur √©conomiste √† l'usine de machines-outils de Dnipropetrovsk.

Carrière de femme d'affaires

En 1988, son mari Oleksandr et elle ouvrent une entreprise de services, un magasin de location de vid√©os, lanc√© avec 5 000 roubles sovi√©tiques qu'ils ont emprunt√©s. De 1989 √† 1991, Ioulia Tymochenko a travaill√© en tant que directrice commerciale du centre de jeunes ¬ę Terminal ¬Ľ de Dnipropetrovsk[4].

En 1991, elle devient directrice de gestion de la soci√©t√© Ukrainian Oil Corporation. Quatre ans plus tard, en 1995, Ioulia Tymochenko devient PDG de Syst√®mes √©nerg√©tiques unis d'Ukraine, compagnie de distribution de gaz. √Ä ce poste, qu'elle occupe jusqu'en 1997, elle fait fortune et se cr√©e un important r√©seau de connaissances. Elle est alors surnomm√©e la ¬ę princesse du gaz ¬Ľ.

Carrière politique

Débuts

Ioulia Tymochenko entre en politique en 1996, et est √©lue √† la Verkhovna Rada Oukra√Įny (Parlement ukrainien) de l'oblast de Kirovohrad, obtenant 92,3 % des voix dans sa circonscription. En 1997, elle devient la premi√®re d√©put√©e pr√©sidente du parti Hromada. Elle est ensuite r√©√©lue, en 1998 et 2002. En 1998, elle devient la pr√©sidente de la Commission budg√©taire de la Rada. L'ann√©e suivante, elle fonde un parti politique, Batkivchtchina (¬ę Patrie ¬Ľ).

En d√©cembre 1999, Tymochenko est nomm√©e vice-Premier ministre charg√©e du Fioul et de l'√Čnergie dans le cabinet du Premier ministre Viktor Iouchtchenko. Tenue pour responsable d'un conflit avec les oligarques de l'industrie, elle est cong√©di√©e par le pr√©sident Leonid Koutchma, en janvier 2001.

En f√©vrier 2001, elle est arr√™t√©e, accus√©e de falsification de documents douaniers et de contrebande de gaz entre 1995 et 1997 ‚ÄĒ elle √©tait alors pr√©sidente de Syst√®mes √©nerg√©tiques unis d'Ukraine ‚ÄĒ, mais est lib√©r√©e quelques semaines plus tard. Ses partisans avaient organis√© plusieurs manifestations de protestation pr√®s de la prison o√Ļ elle √©tait incarc√©r√©e. Selon Tymochenko, ces accusations ont √©t√© fabriqu√©es par le r√©gime de Leonid Koutchma, sous l'influence des oligarques, qui se sentaient menac√©s par ses efforts pour √©liminer la corruption et instituer des r√©formes fond√©es sur le march√©. En d√©pit d'un blanchissement de ses accusations, la justice russe avait lanc√© un mandat d'arr√™t international contre Ioulia Tymochenko, pour des ¬ę versements de pots-de-vin ¬Ľ √† des responsables du minist√®re de la D√©fense[5].

Campagne contre le président Koutchma, puis campagne des élections législatives de 2002

Article d√©taill√© : √Člections l√©gislatives de 2002.
Ioulia Tymochenko, en 2002.

Ioulia Tymochenko lance le Forum du salut national, en février 2001, en vue des élections législatives de 2002.

D√®s l'abandon des charges judiciaires qui p√®sent contre elle, Ioulia Tymochenko devient l'un des principaux dirigeants du mouvement de contestation contre le pr√©sident Leonid Koutchma pour son r√īle pr√©sum√© dans le meurtre du journaliste Georgiy Gongadze R.. Lors de ces campagnes, Tymochenko est d'abord connue comme une leader r√©volutionnaire passionn√©e, comme elle le laissait croire lors de ses apparitions √† la t√©l√©vision ou en brisant les fen√™tres de son ancienne prison lors d'une des manifestations.

L'ann√©e suivante, Ioulia Tymochenko sera impliqu√©e dans un myst√©rieux accident de voiture auquel elle survivra avec des blessures l√©g√®res - certains pensent qu'il aurait pu s'agir d'une tentative d'assassinat de la part du gouvernement[6]. Dans le m√™me temps, elle fonde le Bloc Ioulia Tymochenko (BIouT), alliance de plusieurs partis d'opposition qui obtient 7,2 % des suffrages exprim√©s lors des √©lections parlementaires de 2002, ce qui lui permet de former son propre groupe au Parlement.

Ses d√©tracteurs ont sugg√©r√© que, tel un oligarque, elle aurait acquis sa fortune ind√Ľment. Certains ont sp√©cul√© que sa familiarit√© avec la conduite ill√©gale du business uniquement en Ukraine justifiait sa mani√®re unique de combattre la corruption, si toutefois elle restait dispos√©e √† le faire. Son ancien partenaire d'affaires, l'ancien premier ministre ukrainien Pavlo Lazarenko, a √©t√© condamn√© aux √Čtats-Unis pour avoir blanchi plusieurs milliards de dollars, pour corruption et pour fraude[7].

En tant que vice-Premier ministre, elle a fait cesser de nombreux arrangements illégaux et autres corruptions dans le secteur énergétique. Sous sa direction, les recettes de l'industrie et de l'électricité ukrainiennes ont augmenté de plusieurs milliers de pour cent. Elle a déchiré la pratique du troc dans le marché de l'électricité, exigeant que les clients industriels payent leur électricité en devises. Elle a également mis fin à de nombreuses exemptions particulières pour plusieurs organisations. La réussite de ces réformes signifiaient que le gouvernement avait suffisamment de fonds pour payer les fonctionnaires et augmenter les salaires.

Révolution orange, puis Premier ministre (2005)

Article d√©taill√© : R√©volution orange.
Ioulia Tymochenko s'adressant aux d√©put√©s de la Rada, le 4 f√©vrier 2005, lors de son discours de politique g√©n√©rale.

Lors de l'√©lection pr√©sidentielle de 2004, Ioulia Tymochenko apporte son soutien √† Viktor Iouchtchenko, qui se pr√©sente comme un candidat sans √©tiquette et affiche des positions pro-occidentales, √† la diff√©rence de son adversaire Viktor Ianoukovytch, ouvertement soutenu par la Russie[8]. Les r√©sultats du second tour, qui donnent Viktor Ianoukovytch gagnant, sont consid√©r√©s comme truqu√©s par de nombreux observateurs et conduisent √† la R√©volution orange, manifestations de masse √† Kiev et dans plusieurs autres villes ukrainiennes, √† laquelle prend activement part Ioulia Tymochenko. La Cour supr√™me de l'Ukraine annule finalement les r√©sultats et annonce la tenue d'un nouveau second tour, qui aboutit √† l'√©lection de Iouchtchenko, fin d√©cembre. Disposant au Parlement d'une majorit√©, dont fait partie le Bloc Tymochenko, il est en mesure de nommer un nouveau chef de gouvernement issu des forces coalis√©es de la R√©volution orange. Son choix se porte le 24 janvier 2005 sur Ioulia Tymochenko, consid√©r√©e comme la plus radicale des leaders de la R√©volution orange[8].

Tymochenko est tr√®s populaire dans les milieux nationalistes, mais plut√īt peu appr√©ci√©e dans l'est de l'Ukraine ou en Russie et a priori il n'√©tait pas certain qu'elle obtienne le soutien du Parlement, la Verkhovna Rada. Son groupe parlementaire ne contr√īle que vingt si√®ges contre une centaine pour le mouvement Notre Ukraine de Viktor Iouchtchenko et une vingtaine pour l'autre alli√© de la coalition, le Parti socialiste d'Ukraine. Elle est consid√©r√©e comme l'√©g√©rie de la ¬ę R√©volution orange ¬Ľ. Malgr√© cette base assez √©troite, sa nomination a √©t√© ais√©ment ratifi√©e par la Rada, avec 375 voix pour et aucune contre, r√©unissant donc bien au-del√† de l'alliance qui soutenait Viktor Iouchtchenko. M√™me les rares opposants √† sa nomination ont pr√©f√©r√© √™tre absents pour ne pas √† avoir √† voter contre elle.

¬ę Elle exercera ces fonctions par int√©rim jusqu'√† l'examen de sa candidature (au poste de Premier ministre) par le Parlement ¬Ľ, a soulign√© la porte-parole du pr√©sident. En effet, selon la Constitution ukrainienne, le pr√©sident doit pr√©senter son candidat au poste de Premier ministre devant le Parlement, et celui-ci doit ensuite ent√©riner sa nomination. Le gouvernement Tymochenko remporta le vote de confiance et fut investi par le Parlement. Lors de son discours de politique g√©n√©rale, elle d√©clare que ¬ę la r√©forme √©conomique sera ma priorit√©. Je dirai aux gens : ‚ÄúOubliez les pots de vin, payez vos imp√īts‚ÄĚ ¬Ľ.

Apr√®s une s√©rie de d√©missions √† la suite de tensions √† l'int√©rieur du gouvernement con√ßernant des mesures de privatisations, le pr√©sident Iouchtchenko la limoge de son poste de Premier ministre le 8 septembre 2005.

Campagne des élections législatives de mars 2006

Formations politiques arriv√©es en t√™te dans les districts √©lectoraux lors des l√©gislatives de 2006 ; en violet, le Bloc Tymochenko.

Après son licenciement, Ioulia Tymochenko commence à parcourir le pays dans l'espoir de remporter les élections législatives de 2006 en tant que chef de son Bloc. Elle a rapidement annoncé qu'elle voulait revenir au poste de Premier ministre.

Lors des √©lections, le 24 mars, son bloc effectue une perc√©e, avec pr√®s de 23 % des suffrages exprim√©s, il remporte 129 si√®ges sur 450, loin devant le parti Notre Ukraine dont est issu le pr√©sident Viktor Iouchtchenko. Il √©tait alors envisageable qu'elle puisse former une coalition avec le parti Notre Ukraine et le Parti socialiste d'Ukraine (SPU), pour emp√™cher le Parti des r√©gions, la principale formation politique pro-russe du pays, de prendre du pouvoir, faisant clairement savoir qu'elle comptait redevenir Premier ministre. Cependant, les n√©gociations avec Notre Ukraine et le SPU rencontr√®rent vite de nombreuses difficult√©s. Le mercredi 21 juin 2006, les m√©dias ukrainiens ont rapport√© que les partis √©taient finalement parvenus √† un accord de coalition, apr√®s pr√®s de trois mois d'incertitude politique[9].

L'investiture par la Rada de Ioulia Tymochenko au poste de Premier ministre aurait alors du être acquise, les 3 partis y disposant d'une confortable majorité de sièges. Cependant, en l'espace de quelques jours après la signature de l'accord de coalition, il était devenu clair que les membres de cette dernière se méfiaient les uns des autres, en particulier en ce qui concernait l'organisation de procédures parlementaires visant à élire simultanément Poroshenko à la fonction d'orateur et Ioulia Tymochenko au poste de Premier ministre. Pour aggraver les choses, les députés du Parti des régions ont bloqué le parlement du jeudi 29 juin[10] au jeudi 6 juillet[11].

Le Parti des r√©gions a ensuite lanc√© un ultimatum √† la coalition, exigeant que les proc√©dures parlementaires soient observ√©es, notamment par le biais de commissions parlementaires incluant plusieurs de ses membres. L'accord de coalition avait en effet priv√© le Parti des r√©gions et leurs alli√©s communistes de toute repr√©sentation au sein de l'ex√©cutif et de tout leadership dans les commissions parlementaires[12]. En signe de protestation, dans les conseils r√©gionaux locaux contr√īl√©s par le Parti des r√©gions, les comit√©s ont √©t√© verrouill√©s de la m√™me mani√®re.

Finalement, suite √† la nomination surprise d'Oleksandr Moroz du Parti socialiste comme pr√©sident de la Rada et son √©lection le 6 juillet, avec le soutien du Parti des r√©gions, la ¬ę coalition orange ¬Ľ s'effondre. Apr√®s la formation d'une nouvelle coalition, dirig√©e par l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovytch et compos√©e du Parti des r√©gions, des socialistes et des communistes, Ianoukovytch redevient chef du gouvernement, √©cartant du pouvoir les formations de Tymochenko et de Iouchtchenko. Alors que Tymochenko a imm√©diatement annonc√© que sa force politique formerait un cabinet fant√īme calqu√© sur le nouveau gouvernement, le parti Notre Ukraine a h√©sit√© jusqu'au 4 octobre 2006, date √† laquelle il rejoint √©galement l'opposition[13].

Premier ministre pour la seconde fois (2007-2010)

Article d√©taill√© : √Člections l√©gislatives de 2007.
Composition politique de la Rada issue des législatives de 2007.

Le 11 mai 2007, la présidence ukrainienne annonce qu'un attentat était en préparation contre les chefs de l'opposition parlementaire dont Tymochenko, le chef d'Autodéfense populaire et ancien ministre de l'Intérieur Iouri Loutsenko et l'ancien ministre des Situations d'urgence David Jvania.

Lors des √©lections l√©gislatives anticip√©es du 30 septembre 2007, le bloc dirig√© par Ioulia Tymochenko arrive en deuxi√®me position avec 30,7 % des voix, gagnant presque huit points par rapport aux pr√©c√©dentes l√©gislatives de mars 2006 (22,9 %). Le parti des R√©gions de Viktor Ianoukovytch remporte les √©lections avec 34,4 % des voix. Apr√®s les premiers d√©pouillements, le ¬ę Bloc Ioulia Tymochenko ¬Ľ arrivait en t√™te et l'OSCE avait d√©clar√© que les √©lections s'√©taient d√©roul√©es de mani√®re libre et √©quitable[14],[15].

Nommée Premier ministre par le président Iouchtchenko, elle ne réussit pas à obtenir la majorité le 11 décembre, en obtenant seulement 225 voix sur les 226 requises.

À nouveau proposée au poste de Premier ministre, la Rada entérine sa nomination à la tête du gouvernement le 18 décembre lors d'un deuxième vote par 226 voix sur les 450[16].

Crise politique de 2008

Article d√©taill√© : Crise parlementaire de septembre 2008.
Ioulia Tymochenko avec le président Viktor Iouchtchenko, le 18 octobre 2007 à Lisbonne. La difficile cohabitation entre le président de la République et son Premier ministre fut à l'origine d'une crise politique parlementaire.
Ioulia Tymochenko, le 9 décembre 2009.

Pr√®s d'un an apr√®s son retour √† la t√™te du gouvernement, les tensions entre Ioulia Tymochenko et le pr√©sident Iouchtchenko sont tellement vives que le 18 ao√Ľt 2008, les services de la pr√©sidence sont all√©s jusqu'√† accuser Mme Tymochenko d'avoir trahi l'int√©r√™t national pour pr√©server ses ambitions personnelles[17]. Le 2 septembre, apr√®s des semaines de tensions exacerb√©es par des divergences concernant l'attitude √† adopter face au conflit russo-g√©orgien, la coalition entre le Bloc Tymochenko et Notre Ukraine, le parti pr√©sidentiel, vole en √©clat √† l'occasion d'une r√©forme constitutionnelle visant √† r√©duire les pouvoirs du chef de l'√Čtat au profit de ceux du gouvernement[18]. Les d√©put√©s de Notre Ukraine √©taient alors pratiquement les seuls √† s'opposer √† la promulgation de la loi, massivement approuv√©e par l'opposition pro-russe et le Bloc Tymochenko[18]. Accus√©e par le secr√©taire g√©n√©ral adjoint de M. Iouchtchenko de vouloir s'arroger le soutien de la Russie pour la prochaine √©lection pr√©sidentielle[17], Ioulia Tymochenko r√©torque le lendemain, en Conseil des ministres, que :

¬ę Le pr√©sident et son entourage ont us√© de tous les moyens pour d√©truire la coalition [...] Il est dommage que le pr√©sident se comporte de mani√®re aussi irresponsable. La coalition a c√©d√© hier par sa faute ¬Ľ

. Conform√©ment √† la Constitution, les d√©put√©s ont dix jours pour trouver une issue √† la crise, sans quoi une nouvelle coalition devra √™tre form√©e dans un d√©lai de trente jours avant une nouvelle dissolution du Parlement. Cherchant √† s'assurer le soutien des d√©put√©s de Notre Ukraine au nom de la stabilit√© politique, Ioulia Tymochenko leur d√©clare, √† l'occasion d'une intervention retransmise √† la t√©l√©vision, que :

¬ę Ils ont encore dix jours pour retourner au sein de la coalition [...] Je suis convaincue que le travail de la coalition d√©mocratique sera poursuivi ¬Ľ

‚ÄĒ [18],[17]

Le 16 septembre 2008, le pr√©sident de la Rada Arseni Iatseniouk confirme l'√©clatement de la coalition du Premier ministre et pr√©sente sa d√©mission, qui devait en principe √™tre suivie de celle de Ioulia Tymochenko, conform√©ment √† l'accord de coalition. Elle aurait par la suite exerc√© ses fonctions par int√©rim jusqu'√† la formation d'un nouveau gouvernement[19]. Dans la journ√©e elle annonce finalement qu'elle refuse de d√©missionner en expliquant que la coalition n'a pas √©clat√©. ¬ę C'est le pr√©sident [...] qui l'a quitt√©e unilat√©ralement ¬Ľ a-t-elle d√©clar√© devant la presse √† l'issue du conseil des ministres. ¬ę Nous ne sommes pas un troupeau de moutons qui saute dans le gouffre si l'un d'eux le fait ¬Ľ, a-t-elle poursuivi[20].

Ioulia Tymochenko est rest√©e jusqu'au bout farouchement oppos√©e √† l'id√©e de d√©clencher de nouvelles l√©gislatives, refusant de d√©missionner et d√©clarant qu'¬ę aucun homme politique ne souhaite plonger l'Ukraine dans des √©lections anticip√©es en cette p√©riode importante. Mais, si Iouchtchenko et Ianoukovytch - qui sont des id√©ologues des √©lections anticip√©es - permettent leur d√©clenchement, ils porteront par la suite la responsabilit√© de toutes les cons√©quences que pourrait avoir la crise financi√®re mondiale sur l'Ukraine ¬Ľ[21]. √Ä la suite de la dissolution du Parlement par Viktor Iouchtchenko, le 8 octobre 2008, des √©lections devaient se tenir le 7 d√©cembre 2008[22], puis le 14 d√©cembre[23]. Mais apr√®s le rejet d'un projet de loi sur le financement d'√©lections l√©gislatives anticip√©es, le pr√©sident Iouchtchenko annonce le 11 novembre 2008 qu'il renonce provisoirement √† leur tenue[23].

Ioulia Tymochenko bataille jusqu'au bout pour qu'une nouvelle coalition soit formée[24]. Début décembre 2008, le Bloc Tymochenko et le Parti des régions engagent des négociations[25], mais après l'élection de Volodymyr Lytvyn à la présidence de la Rada (parlement de l'Ukraine) le 9 décembre, celui-ci a annoncé la formation d'une nouvelle coalition alliant son parti, le Bloc Lytvyn, au Bloc Tymochenko et à Notre Ukraine[26]. Après des négociations, les trois partis signent un accord de coalition le 16 décembre[27].

Situation pré-électorale

Le 5 f√©vrier 2009, le deuxi√®me gouvernement Tymochenko a surv√©cu √† un deuxi√®me vote de confiance de la part de la Rada[28]. Mais les relations entre Ioulia Tymochenko et le pr√©sident Iouchtchenko[29], le Secr√©tariat de la pr√©sidence de l'Ukraine[30] et l'opposition men√©e par le Parti des r√©gions restent encore tr√®s tendues. D'apr√®s Tymochenko elle-m√™me, ses rapports conflictuels avec le chef de l'√Čtat reposent essentiellement sur une querelle de personnes bien plus que sur une quelconque forme d'antagonisme d'ordre id√©ologique. Elle a d'ailleurs admis que ¬ę la lutte pour la prochaine √©lection pr√©sidentielle a officieusement commenc√©e ¬Ľ[31].

√Člection pr√©sidentielle de 2010

Résultats obtenus au second tour de l'élection présidentielle par Ioulia Tymochenko dans chaque oblast.

Confirmant les rumeurs faisant √©tat d'une possible candidature √† l'√©lection pr√©sidentielle ukrainienne de 2010, Ioulia Tymochenko annonce, le 7 juin 2009, qu'elle se porte effectivement candidate au palais Maryinsky, lors d'une intervention en direct sur la chaine nationale[32]. Moscou avait annonc√© sa pr√©f√©rence pour Ioulia Tymochenko par rapport √† Viktor Iouchtchenko[33], mais sans la soutenir.

Lors du premier tour de l'√©lection, le 17 janvier 2010, elle arrive en deuxi√®me position avec 25,05 % des suffrages, se qualifiant ainsi pour le second tour contre Viktor Ianoukovytch (35,32 %). Elle arrive largement devant le pr√©sident sortant (5,45 %). Son rival refuse de prendre part √† un d√©bat t√©l√©vis√© contre elle. Elle se montre particuli√®rement virulente contre lui, le qualifiant notamment de ¬ę candidat de la mafia et de la criminalit√©[34] ¬Ľ. Durant l'entre-deux tours, elle tente de remobiliser l'√©lectorat ¬ę pro-occidental ¬Ľ qui s'√©tait divis√© au premier tour.

Le second tour a lieu le 7 f√©vrier : apr√®s d√©pouillement de la totalit√© des bulletins, Tymochenko r√©unit 45,47 % des voix, contre 48,95 % pour Viktor Ianoukovytch[35]. Les proches de Ioulia Tymochenko d√©noncent alors des fraudes massives dans l'Est du pays, mais celle-ci retire son recours en justice visant √† invalider le r√©sultat du scrutin, le 20 f√©vrier 2010[36]. Ianoukovytch appelle alors √† sa d√©mission en vue de former un nouveau gouvernement, mais Tymochenko refuse de quitter son poste de Premier ministre.

Chef de l'opposition à Ianoukovytch (depuis 2010)

Ioulia Tymochenko, en compagnie de la chancelière allemande Angela Merkel lors du sommet du PPE, le 15 septembre 2010.

Ioulia Tymochenko reconna√ģt sa d√©faite √† la pr√©sidentielle, mais refuse cependant de d√©missionner de son poste de Premier ministre. Alors que sa coalition au Parlement s'est effondr√©e apr√®s le d√©part du parti de Volodymyr Lytvyn et les divisions de Notre Ukraine, une motion de censure est vot√©e contre son gouvernement par 243 voix sur 450, le 3 mars 2010[37]. Tymochenko d√©nonce ¬ę le marchandage [qui] se d√©roule autour du poste de chef du gouvernement ¬Ľ et ceux qui ¬ę grattent √† la porte de Ianoukovytch ¬Ľ[38]. L'int√©rim est alors exerc√© par son vice-Premier ministre Oleksandr Tourtchynov jusqu'au 11 mars, date √† laquelle Mykola Azarov est investi Premier ministre.

Depuis le renversement de son gouvernement, Ioulia Tymochenko est le chef de l'opposition avec son parti, le Bloc Ioulia Tymochenko. Le 27 avril, elle s'oppose au maintien de la pr√©sence militaire russe en Ukraine et organise une manifestation au Parlement.

Accusations et procès

Le 14 d√©cembre 2010, Ioulia Tymochenko est assign√©e √† r√©sidence dans le cadre d'une ¬ę enqu√™te pour abus de pouvoir aggrav√© ¬Ľ et a interdiction de quitter Kiev tout au long de la proc√©dure[39],[40]. Selon le politologue Volodimir Fessenko, les poursuites judiciaires visant l'ex-chef du gouvernement ne sont qu'une manŇďuvre politique destin√©e √† √©carter Ioulia Tymochenko de la sc√®ne politique, quelques jours avant la mise en place de r√©formes impopulaires[39]. Le 16 d√©cembre, une manifestation de d√©put√©s la soutenant d√©g√©n√®re au Parlement : cinq d√©put√©s du Bloc Ioulia Tymochenko sont bless√©s et hospitalis√©s[41].

En cas d'inculpation, Ioulia Tymochenko encourt de sept √† dix ans de prison et risque de ne pas pouvoir se pr√©senter aux √©lections l√©gislatives de 2012 et √† la pr√©sidentielle de 2015. L'ancien Premier ministre d√©nonce une justice s√©lective et souligne que dix anciens membres de son gouvernement ont √©t√© arr√™t√©s. Elle rappelle que trois grands projets de lois anti-corruption √©labor√©s par son gouvernement et approuv√©s par les experts du Conseil de l'Europe et de l'Organisation pour la s√©curit√© et la coop√©ration en Europe ont √©t√© retir√©s par Viktor Ianoukovytch. L'asile politique accord√© √† un ancien membre de son gouvernement, Bogdan Danilichine, montre selon elle que l'Europe reconna√ģt la justice ukrainienne comme partiale[42].

Son proc√®s pour abus de pouvoir lors de la signature d'un accord gazier avec la Russie s'ouvre le 24 juin 2011, alors que plusieurs milliers de personnes se r√©unissent dans le centre de Kiev pour la soutenir[43]. Dans un entretien accord√© au Figaro, Ioulia Tymochenko d√©nonce un proc√®s qui ¬ę s'est transform√© en farce ¬Ľ et ¬ę de nouvelles affaires p√©nales qui, r√©guli√®rement, s'autod√©truisent ¬Ľ. Indiquant avoir port√© plainte devant la Cour europ√©enne des droits de l'homme, elle critique l'attitude de Viktor Ianoukovytch, qui utilise selon elle ¬ę des m√©thodes sovi√©tiques pour √©liminer l'opposition ¬Ľ, et la proximit√© manifeste entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique[44].

Le 5 ao√Ľt 2011, le pr√©sident du tribunal de Kiev satisfait une demande du parquet en pla√ßant Ioulia Tymochenko en d√©tention provisoire[45]. Ses partisans organisent aussit√īt un sit-in devant le tribunal pour protester contre cette d√©cision[46]. Dans le m√™me temps, l'incarc√©ration de Ioulia Tymochenko entra√ģne des r√©actions au niveau international : les √Čtats-Unis estiment que son proc√®s semble motiv√© par des raisons politiques et r√©clament sa lib√©ration imm√©diate, tandis que l'Union europ√©enne appelle l'Ukraine √† respecter les normes du droit[47],[48]. Le 11 octobre, elle est condamn√©e √† sept ans de prison ferme[49]. La condamnation est notamment d√©nonc√©e par l'Union europ√©enne, les √Čtats-Unis et la Russie[50].

Récompenses

En 1998, l'√Čglise orthodoxe ukrainienne lui remet la r√©compense de l'Ordre de Sainte Varvara pour services exceptionnels rendus au pays.

Pendant le forum √©conomique international de Krynica Morska, en Pologne, Ioulia Tymochenko a √©t√© retenue pour le titre honorifique de Personnalit√© de l'ann√©e d'Europe Centrale-Orientale, √©tant la seule femme de la liste. Exactement 4 ans apr√®s, en septembre 2005, les experts europ√©ens reconna√ģtront l'action de Ioulia Tymochenko en tant que Premier ministre de l'Ukraine, en lui attribuant ce titre.

En 2005, elle a re√ßu une autre r√©compense internationale, le Price of Foundation, pour ses ¬ę qualit√©s exceptionnelles de chef, les accomplissements √©conomiques et la politique d'anti-corruption de son Cabinet et pour sa lutte contre les atteintes √† la d√©mocratie surgissant dans le monde moderne ¬Ľ.

Au classement 2005 de Forbes, Ioulia Tymochenko était la troisième femme la plus puissante de la planète[51]. En 2008, elle est classée 17e, puis seulement 47e en 2009, toujours selon le magazine Forbes.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a et b Portrait de I. Tymochenko dans le Courrier international, 9 d√©cembre 2004 (trad. du Moskovski Komsomolets).
  2. ‚ÜĎ (en) The queen of Ukraine's image machine, BBC News, 4 octobre 2007.
  3. ‚ÜĎ ¬ę Portrait de la (re)belle ukrainienne qui aime se frotter aux hommes ¬Ľ, Gala, 9 f√©vrier 2010.
  4. ‚ÜĎ (en) New Cabinet headed by Tymoshenko is named, Ukrainian Weekely, 13 f√©vrier 2005.
  5. ‚ÜĎ ¬ę Ukraine : Mandat d'arr√™t lanc√© par la justice russe contre Ioulia Tymochenko ¬Ľ, RIA Novosti, 4 octobre 2004.
  6. ‚ÜĎ (en) Ukraine opposition leader injured, BBC News, 29/01/2002
  7. ‚ÜĎ (en) Former Ukraine PM is jailed in US, BBC News, 25 juillet 2006.
  8. ‚ÜĎ a et b ¬ę Une orange radicale √† la t√™te du gouvernement ukrainien ¬Ľ, Lib√©ration, 25 janvier 2005.
  9. ‚ÜĎ (en) Ukraine's former Orange allies reach coalition deal, Tymoshenko to be PM, Kyiv Post, 26 ao√Ľt 2006.
  10. ‚ÜĎ (en) Sit-in disrupts Ukraine assembly,BBC News, 29 juin 2006
  11. ‚ÜĎ (en) Yanukovych called off the blockade, Ukrayinska Pravda, 6 juillet 2006.
  12. ‚ÜĎ (en) The Party of Regions Demands 10 Parliamentary Committees, Ukrayinska Pravda, 5 juillet 2006.
  13. ‚ÜĎ (en) Roman Bezsmertnyi: Our Ukraine transfers to opposition, site officiel de Notre Ukraine, 5 novembre 2007.
  14. ‚ÜĎ (en) Ukraine: Tymoshenko, Yanukovych Vie For Wafer-Thin Victory, Radio Free Europe, 2 octobre 2007.
  15. ‚ÜĎ L√©gislatives : vers une coalition du ¬ęcamp orange¬Ľ, RFI, 1er octobre 2007.
  16. ‚ÜĎ (en) Tymoshenko Gets Second Shot At Premiership, Radio Free Europe-Radio Liberty, 18 d√©cembre 2007.
  17. ‚ÜĎ a, b et c Le Point.fr, 03/09/2008, Crise au sommet en Ukraine, menace d'√©lections anticip√©es
  18. ‚ÜĎ a, b et c leJDD.fr, 3 septembre 2008, Nouvelle crise politique en Ukraine
  19. ‚ÜĎ (fr) Ukraine : la coalition pro-occidentale a vol√© en √©clats, Le Monde.fr, le 16 septembre 2008
  20. ‚ÜĎ (fr) Ukraine: le Premier ministre Ioulia Timochenko refuse de d√©missionner, Agence France-Presse, le 17 septembre 2008
  21. ‚ÜĎ (en) Personal web site of Yulia Tymoshenko, Tymoshenko to propose creating ‚Äúmegacoalition‚ÄĚ during NSDC meeting, 20 octobre 2008
  22. ‚ÜĎ (en) Ukraine calls early election, Reuters, 8 octobre 2008
  23. ‚ÜĎ a et b ¬ę Ukraine : Iouchtchenko renonce √† des l√©gislatives anticip√©es en d√©cembre ¬Ľ, rtl.be, 11 novembre 2008.
  24. ‚ÜĎ (en) Tymoshenko won‚Äôt resign until a new coalition is formed, UNIAN, 10 octobre 2008
  25. ‚ÜĎ (en) Experts Admit Party Of Regions-Tymoshenko Bloc Coalition If Pliusch Nominated For Speaker‚Äôs Position, Ukrainian News Agency, le 3 d√©cembre 2008
  26. ‚ÜĎ (en) Ukraine coalition set to reform, BBC News, 9 d√©cembre 2008
  27. ‚ÜĎ (en) Tymoshenko Bloc, OU-PSD, And Lytvyn Bloc Sign Rada Coalition Agreement, Ukrainian News Agency, le 16 d√©cembre 2008
  28. ‚ÜĎ (en) Rada Denies Support To No Confidence In Cabinet, Ukrainian News Agency, le 5 f√©vrier 2009
  29. ‚ÜĎ (en) Tymoshenko accuses Yuschenko of obstructing executive authorities' teamwork, Interfax-Ukraine, le 6 f√©vrier 2009
  30. ‚ÜĎ (en) Presidential secretariat considers PM's report "theatrical performance", Interfax-Ukraine, le 5 f√©vrier 2009
  31. ‚ÜĎ (en) Tymoshenko: Political Competition Accounts For Conflict With Yuschenko, Ukrainian News Agency, le 11 f√©vrier 2009
  32. ‚ÜĎ ¬ę Ukraine : Timochenko candidate √† la pr√©sidentielle en 2010 ¬Ľ, France 24, 7 juin 2009.
  33. ‚ÜĎ ¬ę L'Europe doit aider l'Ukraine a payer ses factures ¬Ľ, Les √Čchos, 2 novembre 2009
  34. ‚ÜĎ ¬ę En Ukraine, la chasse aux √©lecteurs de Serguei Tigipko est ouverte ¬Ľ, Euronews, 21 janvier 2010.
  35. ‚ÜĎ ¬ę Pr√©sidentielle ukrainienne: aucune chance pour Timochenko (Commission √©lectorale) ¬Ľ, fr.rian.ru, 8 f√©vrier 2010.
  36. ‚ÜĎ ¬ę Pr√©sidentielle en Ukraine : Ioulia Timochenko retire finalement son recours en justice ¬Ľ, Le Point, 20 f√©vrier 2010.
  37. ‚ÜĎ ¬ę Ukraine: Ianoukovitch obtient la mise √† pied du gouvernement Timochenko ¬Ľ, site du Parisien, 3 mars 2010.
  38. ‚ÜĎ ¬ę ‚ÄúIouchtchenko et Iatseniouk grattent √† la porte de Ianoukovitch‚ÄĚ (Timochenko) ¬Ľ, fr.rian.ru, 2 mars 2010.
  39. ‚ÜĎ a et b ¬ę Ukraine : L'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko assign√©e √† r√©sidence ¬Ľ, nouvelobs interactif, 15 d√©cembre 2010.
  40. ‚ÜĎ ¬ę Ioulia Timochenko harcel√©e par le pouvoir ¬Ľ, site de Lib√©ration, 2 f√©vrier 2011.
  41. ‚ÜĎ ¬ę Violente empoignade au Parlement ukrainien ¬Ľ, site du Figaro, 17 d√©cembre 2010.
  42. ‚ÜĎ ¬ę Ioulia Timochenko : ‚ÄúLa prison ne me fera pas taire‚ÄĚ ¬Ľ, site de La Croix, 28 janvier 2011.
  43. ‚ÜĎ ¬ę Ukraine : ouverture du proc√®s de l'ex-premier ministre Ioulia Timochenko ¬Ľ, Le Monde, 24 juin 2011.
  44. ‚ÜĎ ¬ę ‚ÄúIanoukovitch utilise des m√©thodes sovi√©tiques‚ÄĚ ¬Ľ, Le Figaro, 15 juillet 2011.
  45. ‚ÜĎ ¬ę Ukraine: l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko jet√©e en prison ¬Ľ, TF1-LCI, 5 ao√Ľt 2011.
  46. ‚ÜĎ ¬ę Sit-in des supporters de Timochenko √† Kiev ¬Ľ, Radio France internationale, 6 ao√Ľt 2011.
  47. ‚ÜĎ ¬ę Ukraine: la tension monte apr√®s l'incarc√©ration de Timochenko ¬Ľ, Le Parisien, 7 ao√Ľt 2011.
  48. ‚ÜĎ ¬ę L'UE d√©nonce l'incarc√©ration de Ioulia Timochenko ¬Ľ, Le Figaro, 7 ao√Ľt 2011.
  49. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/international/2011/10/11/01003-20111011ARTFIG00517-ioulia-timochenko-condamnee-a-sept-ans-de-prison.php
  50. ‚ÜĎ http://fr.news.yahoo.com/ioulia-timochenko-condamn√©e-√†-sept-ans-prison-en-104709648.html
  51. ‚ÜĎ (en) ¬ę Les 100 femmes les plus puissantes ¬Ľ, Forbes, 25 juillet 2005.

Voir aussi

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Ioulia Tymochenko de Wikipédia en français (auteurs)

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