Interoperabilite en informatique

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Interoperabilite en informatique

Interopérabilité en informatique

L‚Äôinterop√©rabilit√© en informatique est la capacit√© que poss√®de un syst√®me informatique √† fonctionner avec d'autres produits ou syst√®mes informatiques, existants ou futurs, sans restriction d'acc√®s ou de mise en Ňďuvre.

Sommaire

Introduction

Enjeux

L'interop√©rabilit√© est une notion absolument cruciale pour le r√©seau t√©l√©phonique mondial et Internet. Par essence, des mat√©riels divers et vari√©s sont mis en Ňďuvre dans ces r√©seaux h√©t√©rog√®nes aux c√īt√©s d'une panoplie encore plus vaste de mat√©riels informatiques et de logiciels.

Elle est aussi cruciale pour l'ensemble de l'économie, car dans presque tous les domaines d'activité dans l'industrie, dans les services, et dans l'agriculture, on emploie des systèmes informatiques, qui aujourd'hui communiquent d'une entreprise à l'autre par l'intermédiare de réseaux informatiques (internet, extranet, messageries électroniques). On a pu constater l'interdépendance des systèmes informatiques mondiaux lors du passage informatique à l'an 2000 (Y2K).

L'interopérabilité est une nécessité dans le domaine du commerce électronique. En effet, le demandeur de services et le fournisseur de services doivent pouvoir interopérer en employant des structures et des types de données communs.

Nécessité des normes

L'interopérabilité nécessite que les communications obéissent à des normes, clairement établies et univoques (voir Normes et standards industriels). Ces documents techniques définissent souvent des exigences, parfois accompagnées de recommandations plus ou moins optionnelles. Si la norme est correctement écrite, deux systèmes qui satisfont aux exigences doivent dialoguer ensemble sans souci particulier. Ils peuvent ainsi évoluer librement sans risque de casser cette possibilité de communication, tant qu'ils respectent la norme définissant leurs interfaces.

Par exemple, la norme peut d√©finir des √©l√©ments comme :

  • les formats des donn√©es √©chang√©es dans le contexte consid√©r√©, qui d√©crivent des s√©quences d'informations ou de commandes qu'un syst√®me doit envoyer, comment ses correspondants doivent y r√©pondre (protocole de communication).
  • les tensions et courants √† utiliser ;
  • les types de c√Ębles √† utiliser.

Dans le monde de l'informatique en particulier, il ne faut pas faire la confusion entre une norme et un standard, ce dernier d√©signant ce qui est produit habituellement par un producteur et ne d√©pend que de lui. Cette confusion vient de l'anglais, qui n'a qu'un seul mot pour d√©signer les deux concepts ‚ÄĒ standard signifie aussi norme.

La norme, et/ou la recommandation qui l'accompagne, est établie par un organisme indépendant qui limite les modifications unilatérales. On comprend donc qu'il est inopportun de définir une interopérabilité à partir d'un standard non ouvert.

Deux approches de l'interopérabilité

Les normes ouvertes et standards communautaires

Certains groupes ‚ÄĒ souvent des consortiums ou des associations ‚ÄĒ ont un processus de r√©daction des normes qui est collaboratif : sous certaines conditions, des individus ou des entreprises peuvent adh√©rer et participer √† des groupes de travail qui √©laborent la documentation technique qui constituera la norme.

Cette norme est ensuite publi√©e, parfois d'abord √† l'√©tat de brouillon ou draft, dont les essais de mise en Ňďuvre permettront d'en trouver les failles et d'en corriger les d√©fauts, puis de candidat √† la publication et enfin de recommandation officielle ou de document d'information.

Cette publication est ouverte, tout un chacun a la possibilité d'étudier ces documents et de tenter de développer un système conforme à ces standards. De plus, le fait que la rédaction soit relativement ouverte à la communauté évite de voir des normes publiées qui ne satisfont qu'une minorité qui détiendrait un pouvoir de décision sur leur contenu.

  • Exemples d'organismes fonctionnant selon un processus ouvert : DMTF, IETF, W3C, ISOC, OASIS, Unicode. Ces organismes, pour la plupart des consortiums priv√©s r√©unis en groupements d'int√©r√™t √† but non lucratif, acceptent les adh√©sions de quiconque (sans r√©server les si√®ges), et font largement appel √† des contributions du public. Leur force (en d√©pit du fait qu‚Äôils ne peuvent pas √©mettre de norme √† caract√®re obligatoire) tient largement au nombre de leurs membres participants, et peuvent donc produire des standards souvent approuv√©s ensuite par les organismes de normalisation nationaux et internationaux, avec qui ils √©changent des si√®ges de liaison ou des rapporteurs. Leurs membres les plus comp√©tents sont aussi souvent appel√©s par les √Čtats normalisateurs √† en devenir les repr√©sentants de leurs int√©r√™ts, dans leurs domaines d‚Äôexpertise.
  • Exemples de standards ouverts : XML, XHTML, PNG, Vorbis, FLAC... Certains de ces standards ont acquis le statut de normes internationales en restant ouverts.

Un amendement √† la loi fran√ßaise sur les droits d'auteurs et droits voisins dans la soci√©t√© de l'information (DADVSI) qui n'a pas √©t√© retenu par l'Assembl√©e nationale proposait les d√©finitions suivantes :

  • On entend par compatibilit√© la capacit√© de deux syst√®mes √† communiquer sans ambigu√Įt√©.
  • On entend par interop√©rabilit√© la capacit√© √† rendre compatibles deux syst√®mes quelconques. L'interop√©rabilit√© n√©cessite que les informations n√©cessaires √† sa mise en Ňďuvre soient disponibles sous la forme de standards ouverts.

Les formats fermés et propriétaires

À l'opposé, le frein majeur à une interopérabilité optimale est l'utilisation dans des matériels et logiciels de formats dont seuls leurs concepteurs auraient les clefs. Cette fermeture est souvent volontaire car elle vise, dans le cas d'un format de fichier propriétaire, à s'assurer qu'un utilisateur n'utilisera pas un autre logiciel pour lire ses données.

√Ä moins d'avoir obtenu les sp√©cifications du format aupr√®s du concepteur, il est n√©cessaire d'avoir recours √† la r√©tro-ing√©nierie, pour en reconstituer les sp√©cifications et pour pouvoir d√©velopper des outils compatibles. Des lois sont cependant √† l'√©tude pour encadrer ce genre de pratique, comme la DMCA aux √Čtats-Unis, ou Directive sur le copyright (ou EUCD) dans l'Union Europ√©enne. Certains trusts y voient un int√©r√™t et font pression pour qu‚Äôelles soient adopt√©es.

Entre les deux : les normes √† distribution restreinte

Entre ces deux mondes, il existe √©galement un grand nombre d'organismes plus ou moins ouverts dans la s√©lection de leurs membres, souvent orient√©s vers les entreprises et ayant des cotisations ou des droits d'entr√©es √©lev√©s, dont les publications ne sont pas librement accessibles, mais payantes. C'est le cas de la majorit√© des organismes d'√Čtat, notamment. On peut citer les organismes internationaux ou intergouvernementaux ISO, UIT, ou les comit√©s nationaux (ANSI, AFNOR, etc.) membres de l‚ÄôISO. Toutefois, la plupart de ces normes sont accessibles via un paiement unique pour en obtenir une copie, sans que son utilisation conduise forc√©ment au paiement d‚Äôune redevance pour leur utilisation ; le probl√®me reste toutefois que les sp√©cifications ne sont pas librement √©changeables, chaque utilisateur devant s‚Äôacquitter du prix d‚Äôune copie de la norme.

De plus, les m√™mes organismes gouvernementaux rendent assez souvent libres d'acc√®s les normes les plus essentielles, ou lorsqu'ils jugent qu'une plus grande diffusion est n√©cessaire √† leur interop√©rabilit√©, afin de favoriser les contributions et impl√©mentations exigeant un tr√®s large effort communautaire en raison de la complexit√© de leur mise en Ňďuvre. Enfin, de nombreuses normes (pas toujours tr√®s anciennes) que les gouvernements ne veulent plus maintenir eux-m√™mes seuls sont publi√©es et deviennent accessibles √† tous, ou dans le cadre d‚Äôaccords de collaboration entre organismes normalisateurs publics et consortiums priv√©s, afin d‚Äô√©viter de favoriser un nombre restreint de fournisseurs.

Parfois, c'est un petit groupe de personnes, voire une seule, qui d√©cide d'un standard (pour acc√©der au statut de norme, ce standard doit √™tre approuv√© par au moins un comit√© de normalisation national, qui peut imposer des conditions de libert√© d'utilisation). Ce groupe ou cette entreprise, qui √©met le standard √† caract√®re industriel, peut √™tre plus ou moins √† l'√©coute des suggestions, bien s√Ľr, de ses utilisateurs. Des exemples courants sont RAR (algorithme de compression), PDF (format de document pour l'impression), Java (langage de programmation), Flash (format d'animation pour le Web), etc.

Dans certains pays, comme les √Čtats-Unis et le Japon, l'utilisation de normes peut √™tre soumise √† une redevance si la norme contient des √©l√©ments brevetables : le GIF (format d'image, toutefois les brevets qui couvrait ce format ont tous expir√©s et ce format est d√©sormais libre) et de nombreux codecs de la s√©rie MPEG (dont MP3 pour le codage du son, ou MPEG4 et H.323 pour la vid√©o) en sont des exemples (le d√©codage et l'utilisation des contenus dans ces formats est souvent libre, mais la production de contenu dans ces formats est soumis √† licence). Toutefois, les organismes de normalisation internationaux imposent maintenant des limitations aux montants que peuvent percevoir les titulaires de brevets et leur interdisent toute discrimination (interdiction des brevets exclusifs) envers les demandeurs de licence pour l‚Äôutilisation des droits r√©serv√©s par les brevets requis, s‚Äôils souhaitent voir leur standards accept√©s ou tol√©r√©s dans une norme nationale ou internationale, ainsi que des conditions d'interop√©rabilit√© avec des solutions alternatives √† ces technologies r√©serv√©es.

Principe de l'interopérabilité en informatique

L'interopérabilité en informatique est une capacité juridique offerte au citoyen d'utiliser l'informatique sans se soucier d'aspects techniques.

Cette capacité doit permettre à tout citoyen, sans préjudice, d'obliger par les ordres, qu'il donne à un ordinateur, par l'intermédiaire d'un programme, de toute nature, de se coordonner, de coopérer et d'être piloté par tout autre programme d'une autre nature quel que soit le lieu, le matériel et le langage utilisé. Il doit le faire si le service attendu l'exige. Le service rendu doit être de même valeur satisfaisante qu'il eut été fait par l'un ou l'autre des programmes, dès lors que le service correspond, sans obstacle contractuel ni obstacle technique.

Cela induit :

  • une conception iso-fonctionnelle de l'ergonomie employ√©es pour atteindre le r√©sultat quel que soit l'outil employ√©, quelle que soit la langue.
  • une conception compr√©hensible du fonctionnement des machines et des logiciels : c'est-√†-dire imitant la nature de mani√®re √† laisser l'humain reconna√ģtre son interop√©rabilit√© avec les autres syst√®mes.
  • une conception qui n'exclut pas la n√©cessit√© pour un citoyen d'√™tre form√© √† son utilisation comme il l'aurait √©t√© pour d'autres outils de m√™me nature.
  • un style de conception qui n'exclue jamais le fonctionnement avec les autres syst√®mes informatique pour un m√™me r√©sultat attendu.
  • une pr√©sentation de r√©sultat, dans son style propre, qui ne trahisse jamais le contenu renvoy√© des autres logiciels faisant la preuve au mieux que celle-ci augmente la valeur de celui-ci sans le masquer, ni l'appauvrir.

L'interopérabilité s'applique couche après couche dans tous systèmes informatisés par des programmes automatiques, mais aussi doit être pris en compte dans les lois sans diminuer ni réduire la liberté dans la limite imposée par les droits de l'homme.

Complexité de l'interopérabilité en informatique

L'informatique pose le probl√®me de l'interop√©rabilit√© en des termes nouveaux. Elle met en √©vidence certaines contradictions entre les int√©r√™ts commerciaux d'entreprises fournissant produits et services, et les exigences nouvelles des consommateurs de ces produits et services. Du fait des outils informatis√©s, de l'expertise acquises par des groupes d'utilisateurs, de la communication facilit√©e, l'interop√©rabilit√© devient une probl√©matique plus concr√®te aux yeux d'un nombre grandissants de personnes, qui en comprennent mieux les tenants et aboutissants ‚ÄĒ notamment les enjeux du choix et de la protection des donn√©es.

Ce mouvement est vu comme une avanc√©e d√©mocratique par les partisans d'une interop√©rabilit√© ¬ę ouverte ¬Ľ, mais cet avis n'est pas partag√© par tous. Nombres d'entreprises d√©fendent √† l'inverse un mod√®le plus classique o√Ļ l'interop√©rabilit√© reste le fruit de l'initiative priv√©e et subit un contr√īle strict. De par les enjeux qui lui sont aujourd'hui li√©s, dans les domaines du travail ou dans la sph√®re priv√©e par exemple, l'interop√©rabilit√© informatique va certainement jouer un r√īle de catalyseur des changements futurs, quels qu'ils soient.

Les données véhiculées dans les interfaces

En pratique, l'interopérabilité touche tous les domaines de l'informatique. Ce sont les règles de cohérence des données véhiculées qui gouvernent l'interopérabilité. Les données de référence employées par plusieurs applications sont généralement celles qui pilotent l'interopérabilité.

Dans des contextes o√Ļ coexistent les donn√©es structur√©es (celles des bases de donn√©es) et les donn√©es non structur√©es (les documents, textes, images), on consid√®re g√©n√©ralement aujourd'hui que les donn√©es communes sont constitu√©es par des ¬ę m√©tadonn√©es ¬Ľ. √Ä l'origine, c'√©taient des mots cl√©s qui √©taient introduits dans les langages de balisage tels que SGML, HTML.

Le langage XML est aujourd'hui considéré comme le langage qui permet d'accéder à l'ensemble des ressources informatiques par le Web, en utilisant ces métadonnées, dans le cadre RDF défini par le W3C en 1999. En pratique, l'interopérabilité repose sur la description de Schémas XML, qui permettent de vérifier que les documents XML se conforment aux contraintes d'un schéma. La souplesse des schémas XML vient de ce qu'il est possible de définir des espaces de noms et des types de données pour caractériser les éléments de données échangés.

Autant l'interopérabilité est nécessaire en intelligence économique pour les gouvernements et les entreprises en réseau, autant l'utilisation sans précaution des métadonnées dans les composants informatiques peut comporter des risques de pertes d'informations pour les communautés qui les emploient, souvent sans avoir conscience de leur importance stratégique. La tenue de registres de métadonnées conformément aux règles normatives (ISO/CEI 11179) limite les risques liés aux métadonnées.

Voir : Risques et recensement des utilisations des m√©tadonn√©es

Plusieurs gouvernements dans le monde emploient des r√©f√©rentiels de m√©tadonn√©es bas√©s sur le Dublin Core, visant √† mettre en Ňďuvre l'interop√©rabilit√© dans des cadres d√©finis.

Interfaces de programmation

Les interfaces de programmation (API) sont à la base de l'interopérabilité informatique. Par exemple, la spécification J2EE pour le langage de programmation Java comporte de nombreux types d'API, qui véhiculent des métadonnées. Ces API peuvent s'appliquer à différents types de ressources informatiques (bases de données) ou applications (Progiciel de gestion intégré).

Aspects pratiques de l'interopérabilité

Interopérabilité entre réseaux et bases de données

En matière d'interopérabilité informatique entre les réseaux et les bases de données, on parvient à rapprocher des événements sur des critères temporels.

La norme X733 normalise ces questions du point de vue des télécoms. Mais l'un des problèmes les plus sensibles est d'assurer la compatibilité, du point de vue de la sémantique des données, avec un métaframework et des langages de description.

Interopérabilité en bureautique

Articles d√©taill√©s : Architecture de document ouverte et OpenDocument.

Pendant longtemps, chaque éditeur de logiciel fabriquait son logiciel, et des filtres pour faire migrer les clients utilisateurs de leur suite bureautique à la nouvelle. L'échange de document n'était pas garanti.

Depuis peu, sous l'impulsion d'OpenOffice.org (soutenu par Sun Microsystems), deux systèmes d'échange de fichier bureautique ont été créés, dont l'un d'entre eux est l'OpenDocument. L'autre étant celui de Microsoft.

Cependant, en 2006, en France, dans le secteur priv√© bon nombre de documents continuent √† circuler au format .doc de Microsoft Word, cette utilisation du format Word pose un probl√®me d'interop√©rabilit√©, dans la mesure o√Ļ :

  • soit le destinataire doit acheter la bonne version de Microsoft Word (et √©ventuellement une version de Windows) pour lire de tels documents ;
  • soit, en utilisant OpenOffice.org, il existe un risque que certaines parties du document, utilisant des fonctionnalit√©s non connues de Microsoft Word ne passent pas correctement ou soient d√©form√©es.

Le format OpenDocument intègre des métadonnées selon le cadre de description prévu par RDF.

Interopérabilité en multimédia

Dans le domaine du multimédia, la plupart des formats sont bien connus, au point qu'ils sont utilisés par des logiciels libres, cependant de nouveaux formats tels que le wmv de Microsoft, et de manière plus générale les DRM posent des problèmes d'interopérabilité.

Le W3C pr√©conise l'emploi du langage SMIL 2.0 (Synchronized Multimedia Integration Language), qui s'appuie sur XML et l'emploi de m√©tadonn√©es. Le statut de cette recommandation est ¬ę sp√©cification stable ¬Ľ.

Interopérabilité multilingue

Article d√©taill√© : Unicode.

Avec la diffusion d'Internet, les √©changes mondiaux de fichiers se sont multipli√©s, ce qui pouvait poser des probl√®mes d'interop√©rabilit√©, pour les fichiers textes ; pour cette raison Unicode a √©t√© cr√©√©.

Dans Unicode, les métadonnées sont enregistrées dans le format de codage de caractères UTF-8, qui accepte la plupart des navigateurs web depuis 1998.

Interopérabilité du courriel

Article d√©taill√© : Courriel et Unicode.

Différents courrielleurs peuvent être utilisés pour consulter/envoyer des courriels. Ils doivent être compatibles entre eux. De nombreuses RFC dirigent cette interopérabilité.

Les travaux de Jason R. Baron, du département américain de la Justice, effectués dans le cadre de l'IEEE en 1999, montrent que les messageries électroniques peuvent employer des métadonnées.

Interopérabilité du web

Articles d√©taill√©s : Unicode et HTML et Hypertext Markup Language.

L'architecture web a été conçue dès le départ pour s'appuyer sur l'emploi de langages de balisage (HTML) et de métadonnées. Cette tendance s'est confirmée avec les langages XHTML et XML. RDF (Resource description framework), défini par le W3C en 1999, fournit un cadre de description des ressources qui fonde l'interopérabilité entre toutes les ressources web, ainsi qu'avec les autres ressources informatiques.

Différents navigateurs et versions de navigateurs peuvent être utilisés pour consulter le web.

Les serveurs web doivent donc être interopérables avec différents logiciels clients. Pour cette raison, ils utilisent un langage connu, le HTML, combiné à d'autres standards, tels que HTTP, SVG (Scalable Vector Graphics) ou JPEG.

De nombreuses RFC dirigent cette interopérabilité. Le W3C est un organisme travaillant dans ce domaine.

Le r√©f√©rentiel de m√©tadonn√©es Dublin Core fournit un standard d'interop√©rabilit√© des ressources informatiques gr√Ęce √† l'emploi des m√™mes √©l√©ments de m√©tadonn√©es par plusieurs organisations en r√©seau. Plus de huit gouvernements dans le monde l'ont adopt√© pour la tenue de registres de m√©tadonn√©es.

Le langage Java a √©galement des fonctions d'interop√©rabilit√©, autour :

Interopérabilité des systèmes de fichiers

Le système FAT (développé initialement par IBM) est largement connu et répandu, ce format (lui-même dérivé de l'ancien système de fichier CPM auquel il a ajouté trivialement le support des répertoires à la façon d’Unix en utilisant un fichier normal pour les stocker) était notamment utilisé sur les disquettes. On peut donc considérer que le système FAT est facilement interopérable même s’il se décline en plusieurs variantes en fonction de la taille totale de stockage du système de fichiers.

Toutefois, des extensions au système FAT initial ont été développées et utilisées par Microsoft et soumises à des brevets (dont VFAT qui étend l'extension triviale FAT32 pour lui faire supporter le codage Unicode, les noms de fichiers longs dans les répertoires, et des attributs de fichiers supplémentaires, alors même que l’extension elle-même est totalement documentée et librement accessible).

Inversement, le format NTFS (lui aussi de Microsoft) est mal connu. Un système Linux ne peut donc y modifier des fichiers que de manière très limitée sans risquer de le corrompre. Il en est de même pour les extensions au système d’amorçage, notamment certaines extensions aux tables de partitions.

Prise en charge de certains système de fichiers sur différents OS, en natif
Système de fichiers Opération Linux Mac OS X Windows
ext2/ext3/ext4 Lecture Fait Non Non Non Non
√Čcriture Fait Non Non Non Non
FAT 32 Lecture Fait Fait Fait
√Čcriture Fait Fait Fait
HFSX Lecture Fait Fait Non Non
√Čcriture Fait Fait Non Non
NTFS Lecture Fait Fait Fait
√Čcriture Fait Non Non Fait

L'utilisation de programmes tiers adaptés peut être nécessaire pour échanger des données d'un système à l'autre.

Cadres d'interopérabilité

Définition

Un cadre d'interopérabilité se définit par l'ensemble des politiques, des standards, des règles et des recommandations pris par un réseau d'acteurs en vue d'atteindre le plus haut niveau d'interopérabilité possible. Il décrit également les règles de fonctionnement qui régissent l'analyse, le choix, l'adoption et la mise à jour de chacun de ces éléments.

Cadres d'interopérabilité nationaux

Voici quelques cadres d'interop√©rabilit√© nationaux :

Cadre mondial

Le Sommet mondial sur la Soci√©t√© de l'Information (WSIS) de Gen√®ve en 2003 a √©galement d√©fini des objectifs clairs au niveau de la normalisation TIC en demandant ¬ę l'√©laboration et l'utilisation de normes ouvertes, compatibles, non discriminatoires et ax√©es sur la demande qui tiennent compte des besoins des usagers et des consommateurs ¬Ľ.

Cadre européen

Article d√©taill√© : Cadre commun d'interop√©rabilit√©.

La Commission européenne a publié le 13/02/2006 sa Communication sur l'interopérabilité. Le programme IDABC de la Commission européenne travaille quant à lui à un plan européen d'interopérabilité. La vision européenne est également décrite par un ensemble de recommandations générales dont la première version a été publiée en novembre 2004.

Dans sa recommandation no 2, la Commission europ√©enne donne la priorit√© √† l'utilisation de standards ouverts. Par standard ouvert, elle entend :

  • Le standard a √©t√© adopt√© et sa maintenance sera assur√©e par une organisation sans but lucratif, et son d√©veloppement ult√©rieur se fera sur la base d‚Äôune proc√©dure d√©cisionnelle ouverte accessible √† toutes les parties int√©ress√©es (consensus ou d√©cision majoritaire, etc.).
  • Le standard a √©t√© publi√© et le document de sp√©cification du standard est disponible soit gratuitement soit contre une somme symbolique. Tout le monde doit pouvoir copier, distribuer et utiliser ce document gratuitement ou contre une somme symbolique.
  • Les droits de propri√©t√© intellectuelle, √† savoir les brevets √©ventuels, du standard (ou de parties du standard) sont irr√©vocablement mis √† disposition sans exiger de redevance.

Une analyse plus approfondie des √©l√©ments d'architecture n√©cessaires √† l'interop√©rabilit√© europ√©enne est d√©crite dans les ¬ę Architecture guidelines ¬Ľ du projet IDABC.

Normalisation

Article d√©taill√© : Norme.

Standards, recommandations et normes

Sur les Technologies de l'information et de la communication, la s√©curit√© des syst√®mes d'information et la s√©curit√© des donn√©es :

Organismes majeurs publiant des normes

Il existe diff√©rents organismes dont le r√īle est de valider des normes ou recommandations que les industries, notamment, utiliseront comme support pour rendre leurs services et produits interop√©rables, et a fortiori, compatibles :

Pour l'Internet en particulier, les comit√© suivants n‚Äô√©mettent pas de normes directement mais √©tablissent des standards industriels, mais ils travaillent tr√®s largement en liaison avec les comit√©s de normalisation internationaux et nationaux :

Voir aussi

Liens externes

Articles connexes

Références

  1. ‚ÜĎ BELGIF Belgian Government Interoperability Framework]
  2. ‚ÜĎ Standards und Architekturen f√ľr eGovernment-Anwendungen (SAGA)
  3. ‚ÜĎ e-Government Interoperability Framework
  4. ‚ÜĎ CANOSS (Nederlandse Catalogus van Open Standaarden)
  5. ‚ÜĎ le e-GIF (e-Government Interoperability Framework)
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