Alice Cooper

ÔĽŅ
Alice Cooper
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cooper.
Alice Cooper
Alice Cooper en 2007
Alice Cooper en 2007

Nom Vincent Damon Furnier
Naissance 4 f√©vrier 1948 (1948-02-04) (63 ans)
D√©troit, Michigan (Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis)
Activité principale Chanteur, acteur, animateur de radio
Genre musical Rock, hard rock, heavy metal, shock rock
Voir ce chapitre
Instruments Chants, harmonica
Ann√©es d'activit√© Depuis 1963
Labels Straight, Warner Bros., Atlantic, MCA, Epic, Spitfire, Eagle, New West
Site officiel alicecooper.com

Membres Alice Cooper - chants
Steve Hunter - guitare
Orianthi Panagaris - guitare
Tommy Henriksen - guitare
Chuck Garric - basse
Glen Sobel - batterie
Anciens membres Voir Liste des membres d'Alice Cooper
Entourage Bob Ezrin

Alice Cooper (n√© Vincent Damon Furnier le 4 f√©vrier 1948 √† D√©troit, Michigan[1]) est un chanteur et auteur-compositeur-interpr√®te de hard rock am√©ricain dont la carri√®re s'√©tend sur plus de cinq d√©cennies. De par son attitude et son apparence, il est reconnu comme √©tant le principal p√®re du shock rock[2].

Alice Cooper était à l'origine un véritable groupe, avec Vincent Furnier, alias Alice Cooper, aux chants et occasionnellement l'harmonica, Glen Buxton et Michael Bruce à la guitare, Dennis Dunaway à la basse et Neal Smith à la batterie. Le "Alice Cooper Group" est véritablement entré sur le devant de la scène en 1971 avec son premier grand succès international, I'm Eighteen, titre issu du troisième album du groupe, Love It to Death, succès confirmé l'année suivante avec le single School's Out. Le succès commercial du groupe atteint son apogée en 1973 avec l'album culte Billion Dollar Babies.

Après la dissolution du groupe, en 1974, Vincent Furnier entame une carrière solo, en conservant le pseudonyme d'Alice Cooper, et sort l'année suivante l'album conceptuel Welcome to My Nightmare qui connaitra un succès retentissant. Son dernier album en date, Welcome 2 My Nightmare, en constitue d'ailleurs la suite, sorti en 2011 plus de 35 ans après l'original. Il s'agit de son dix-neuvième album solo (et 26e en comptant ceux du groupe).

Particuli√®rement prolifique et √©clectique, cette v√©ritable ic√īne du rock traversera diff√©rentes phases et diff√©rents styles musicaux durant sa carri√®re (hard rock, art rock, new wave, heavy metal, rock industriel, ...), avec une tendance r√©currente √† soumettre les modes √† son propre style[3],[4],[5]. Hors sc√®ne, Alice Cooper est connu pour √™tre un personnage sociable spirituel[6]. Il a contribu√© √† fa√ßonner le style et l'apparence du heavy metal, et est consid√©r√© comme le premier artiste rock √† avoir introduit des images d'horreur dans le rock, ses mises en sc√®ne et son sens du spectacle ayant ¬ę d√©finitivement transform√© le genre ¬Ľ[7]. Outre la musique, Alice Cooper est un acteur de cin√©ma, une c√©l√©brit√© du golf, un restaurateur et, depuis 2004, un animateur de radio animant l'√©mission Nights with Alice Cooper.

Sur la liste des 100 Greatest artists of Hard Rock (bien que ce classement soit censé classer seulement des artistes de hard rock, il comprend des artistes de plusieurs genres de rock) de VH1, Cooper est classé 20e[8].

Sommaire

Enfance

Alice Cooper est n√© Vincent Damon Furnier √† D√©troit, de Ella Mae (n√©e McCart) et Ether Moroni Furnier, un pr√©dicateur la√Įc[9]. Il est d'origines fran√ßaise huguenote, Sioux, et irlandaise[10],[11] et tient son nom de son oncle √©crivain Damon Runyon[12]. Son grand-p√®re paternel, Thurman Sylvester Furnier, est un ap√ītre dans une √©glise de Pennsylvanie pr√®s de la Monongahela, √©glise √† la vie de laquelle Vincent Furnier participe assidument de 11 √† 12 ans[13],[14]. Il d√©m√©nage ensuite avec sa famille √† Phoenix, Arizona.

The Alice Cooper Group

Des clubs au succès

Alice Cooper en concert au Township Auditorium de Columbia, Caroline du Sud, en 1972

√Ä l'√Ęge de seize ans, Furnier forme un groupe de rock avec ses copains de classe : Glen Buxton (guitare), Michael Bruce (guitare rythmique), Dennis Dunaway (basse) et Neal Smith (batterie). √Ä l'√©poque, leurs prestations se composent principalement de chansons des Rolling Stones et des Beatles dont ils jouent le r√©pertoire en playback. Le jeune groupe adoptera diff√©rents noms comme The Earwigs (¬ę Les perce-oreilles ¬Ľ) en 1964, puis The Spiders (¬ę Les araign√©es ¬Ľ) et The Nazz en 1965.

D√®s 1968, ils r√©apparaissent √† Los Angeles sous le nom d'Alice Cooper. Une l√©gende raconte que, √©tant jeune, Furnier se serait rendu √† une s√©ance de spiritisme au cours de laquelle on lui aurait dit qu'il √©tait la r√©incarnation d'une sorci√®re du XVIIe si√®cle portant le nom d'Alice Cooper. Cette l√©gende a, par la suite, √©t√© d√©mentie par Cooper lui-m√™me dans plusieurs interviews (parues en 2000 au moment de la sortie de l'album Brutal planet), admettant qu'il s'agissait d'un coup publicitaire. Le nom, qu'il a choisi lui-m√™me, lui √©voque l'image d'une ¬ę charmante petite fille cachant une hachette derri√®re son dos ¬Ľ. En 1968, les jeunes gar√ßons apprennent que Todd Rundgren a lui aussi un groupe qui s'appelle The Nazz et prennent alors pour nom Alice Cooper par provocation, puisque tous les membres sont de sexe masculin. Par la suite, Vincent Furnier prend ce pseudonyme pour lui-m√™me et arrive m√™me sur sc√®ne en robe[15]. Ils jouent dans des bars et des bo√ģtes de nuit avant d'√™tre rep√©r√©s par Frank Zappa qui les engage sous son nouveau label, Straight.

Des groupes-phares comme les Yardbirds, The Who, The Beatles et The Rolling Stones comptent parmi les principales inspirations musicales du Alice Cooper Group, qui développe un shock rock direct et énergique. Mais c'est surtout sur scène que les musiciens laissent leur empreinte. En effet, l'image androgyne et choquante d'Alice Cooper, novatrice pour l'époque, influencera plusieurs artistes et groupes comme Kiss, David Bowie, Lordi, Twisted Sister, W.A.S.P., Rob Zombie, King Diamond et Marilyn Manson, pour ne citer que les plus connus.

Début d'une légende

Alice Cooper et Dennis Dunaway, le bassiste du Alice Cooper Group, au Township Auditorium de Columbia, Caroline du Sud, en 1972

Leur r√©putation de groupe d√©jant√© et malsain int√©resse Frank Zappa, gr√Ęce √† qui deux albums sortent : Pretties for You en 1969, et Easy Action l'ann√©e suivante. Ces albums proposent des r√©f√©rences aux Beatles, au rock psych√©d√©lique et √† la freak music exp√©rimentale. Malgr√© l'√©chec commercial de ces deux disques, Alice Cooper s'affirme comme un groupe sc√©nique de premier plan. Au bout d'une ann√©e, le groupe, ruin√© (ils en √©taient alors r√©duits √† vivre √† cinq dans la m√™me chambre d'un motel), d√©cide de tenter sa chance √† D√©troit, qui semble alors une ville plus accueillante que Los Angeles pour le rock.

Le 13 septembre 1969, lors d'un concert au Rock and Roll Revival Festival de Toronto, le groupe connut un incident. Une poule passa sur la sc√®ne et Alice, ne s'y connaissant pas en animaux, pensa que les poules pouvaient voler : il s'en saisit puis la relan√ßa au-dessus de lui. Il s'attendait √† voir la poule s'envoler au-dessus de la sc√®ne mais au lieu de cela l'oiseau tomba dans les premi√®res rang√©es de la foule occup√©es par des personnes handicap√©es en fauteuil roulant qui ont ensuite d√©pec√© le volatile. L'√©v√®nement fait le tour de la presse am√©ricaine grandissante et est vite r√©pertori√© comme le ¬ę kill the chicken ¬Ľ, la presse de l'√©poque pr√©tendant qu'Alice Cooper aurait cri√© ces mots. Alice Cooper a toujours ni√© cette phrase, d√©clarant qu'il n'aurait jamais voulu √ßa[16].

C'est √† Detroit qu'ils rencontrent leur futur producteur, Bob Ezrin, sous la direction duquel ils enregistrent leurs deux disques suivants : Love It to Death (1971), qui r√©v√®le alors leurs talents musicaux et capacit√©s commerciales (I'm Eighteen est le premier tube du groupe) puis Killer (1971) et qui s'inscrit dans la m√™me veine musicale. Il confirme leur importance grandissante, notamment gr√Ęce √† deux nouveaux succ√®s : Under My Wheels et Desperado (hommage d'Alice Cooper √† Jim Morrison, mort la m√™me ann√©e.[r√©f. n√©cessaire])

Utilisant certains ingr√©dients du Grand Guignol, Cooper affine son image de marque en d√©coupant des poup√©es √† la hache et en utilisant des accessoires √©tonnants : chaise √©lectrique, guillotine, potence et boa constrictor surgissent de la sc√®ne. La mise en sc√®ne d'une th√©matique macabre et violente fait √©merger Alice Cooper de la sc√®ne rock : le groupe devient une grande attraction aux √Čtats-Unis. Le groupe appara√ģt √©galement comme le peintre cynique d'une Am√©rique sombre tr√®s √©loign√©e des id√©aux de l'√©poque ; on va jusqu'√† dire qu'il aurait ¬ę coul√© le mouvement hippie √† lui tout seul ¬Ľ.[r√©f. n√©cessaire]

En 1972, l‚Äôalbum School's Out remporte un √©norme succ√®s. Le single de la chanson √©ponyme rencontre √©galement un grand succ√®s : il restera leur single le plus vendu pour les ann√©es 1970. Le disque vinyle est vendu emball√© dans une culotte f√©minine en papier, soit un coup de publicit√© garanti[17].

L'album Billion Dollar Babies, paraissant l'ann√©e suivante, comporte des chansons qui deviennent des classiques du groupe comme Hello Hooray (une reprise), Elected, No More Mr Nice Guy, Billion Dollar Babies. Il atteint la premi√®re position des ventes aux √Čtats-Unis et en Angleterre malgr√© certains titres choquants comme I Love the Dead (¬ę j'aime les morts ¬Ľ) qui traite de n√©crophilie. La tourn√©e suivante est grandiose et Cooper se surpasse au niveau th√©√Ętral.[r√©f. n√©cessaire] Mais les choses ne tardent pas √† se g√Ęter.

√Čclips√©s derri√®re un chanteur charismatique et exub√©rant, certains membres du groupe pr√©f√®rent abandonner l'aspect th√©√Ętral en spectacle. Cependant, Alice Cooper lui-m√™me n'est pas d'accord, pensant qu'ils doivent au contraire aller plus loin dans la d√©mesure. √Ä la fin de l'ann√©e 1973 sort Muscle of Love. D√®s le d√©but du projet, Bob Ezrin quitte le navire et Glen Buxton √©prouve des probl√®mes de sant√© assez importants pour justifier un remplacement occasionnel. Sans obtenir un succ√®s √©gal √† son pr√©d√©cesseur, l'album se classe dans le top ten am√©ricain mais les tensions internes grandissent. En 1974, √† l'issue d‚Äôune longue tourn√©e harassante, le groupe est mis en veilleuse. Warner, la maison de disques, en profite pour √©diter un Greatest Hits aux juteuses retomb√©es (no 8 aux √Čtats-Unis). Le groupe original se s√©pare fin 1974.

Alice Cooper en solo

Cooper sur la scène du Carolina Coliseum de Columbia, Caroline du Sud, en 1973

Les années 1970, le succès

Alice Cooper entame une carri√®re solo en s'entourant de nouveaux musiciens (en particulier Dick Wagner et Steve Hunter aux guitares, ex-musiciens de Lou Reed). Il √©crit l'album-concept Welcome to My Nightmare qui raconte l'histoire d'un jeune gar√ßon, Steven, plong√© dans un cauchemar dont il ne parvient pas √† trouver l'issue. Le disque est produit par Bob Ezrin, para√ģt en 1975 et s'impose avec des compositions comme Only Women Bleed, Department of Youth et Steven. M√™me si la violence originelle du rock d'Alice Cooper fait place √† toutes sortes d'exp√©rimentations allant du cabaret (Years Ago) au rock jazzy (Some Folks), l'ambiance est lugubre et malsaine. L'album est accompagn√© d'un t√©l√©film mettant en sc√®ne l'histoire, diffus√© aux √Čtats-Unis.

Le disque remporte un grand succ√®s (no 5 aux √Čtats-Unis) et persuade le chanteur de continuer en solitaire. Un film retra√ßant les concerts de la tourn√©e Welcome to My Nightmare montre les performances sc√©niques de Cooper, th√©√Ętral et d√©lirant. L'acteur Vincent Price participe √† cette tourn√©e ; apparaissent sur sc√®ne un cyclope, un √©cran g√©ant, des monstres et une troupe de danseurs dans laquelle s'illustre sa future femme, Sheryl Goddard.

Apr√®s ce succ√®s, sa carri√®re d√©cline lentement, tant √† cause de ses probl√®mes d'alcool que des changements de mode. Le disco envahit les ondes radiophoniques et les jeunes se tournent davantage, soit vers les groupes punk, soit vers la seconde vague de heavy metal britannique (Def Leppard, Mot√∂rhead...). Cooper, de son c√īt√©, ne caract√©rise plus le provocateur supr√™me qu'il √©tait entre 1969 et 1975. Alors que les ventes de ses albums d√©croissent peu √† peu, il maintient sa popularit√© gr√Ęce √† des ballades qui lui valent certains de ses plus gros succ√®s commerciaux (Only Women Bleed (1975), I Never Cry (1976), You and Me (1977) et How Do You Gonna See Me Now (1978). Les textes de cette derni√®re sont tir√©s d'une lettre qu'Alice Cooper √©crit √† sa femme alors qu'il est intern√© pour alcoolisme.[r√©f. n√©cessaire])

Cooper apparait √† la t√©l√©vision, notamment au Muppet Show, et s'√©loigne progressivement de son image anti-establishment. Au niveau musical, Alice Cooper Goes to Hell (1976) se pr√©sente comme une suite du pr√©c√©dent opus, avec la m√™me recherche de diversit√©. Cette fois, Cooper se retrouve au purgatoire, jug√© pour ses m√©faits et c'est maintenant √† lui-m√™me de s'√©vader de son cauchemar. Il hante les nuits de Steven avec ses appels de d√©tresse. La tourn√©e de promotion pr√©vue est annul√©e pour des probl√®mes d'asthme. La m√™me ann√©e, il √©pouse Sheryl Goddard, danseuse et chor√©graphe avec qui il a trois enfants. Si Alice Cooper Goes to Hell rencontre encore un succ√®s estimable, le suivant, Lace and Whiskey (1977), traduit d√©j√† une certaine baisse de popularit√© : celui-ci aborde les th√®mes de l'alcoolisme et des films policiers en noir et blanc.

Alice Cooper sort en 1977 l'album live The Alice Cooper Show. Il est interné peu de temps après la sortie de cet album pour subir une première cure de désintoxication. Cette expérience traumatisante devient le sujet central de son nouvel essai, From the Inside (1978), qui comporte certaines sonorités disco et d'autres morceaux plus conformes au style traditionnel de leur auteur (Inmates, We're All Crazy, Nurse Rosetta, Serious). Les textes sont inspirées de personnes rencontrées pendant son internement. L'album est co-écrit par Bernie Taupin, parolier d'Elton John. La pochette représente le visage de Cooper à nouveau maquillé (il avait abandonné sa marque sur le précédent) devant les portes d'un asile, des aliénés apparaissant derrière ses yeux. La même année, Alice reprend le morceau Because des Beatles, accompagné par les Bee Gees.

Les années 1980 et l'incertitude

Flush the Fashion (1980) voit le chanteur s'essayer aux sonorit√©s √©lectroniques et new wave. L'accueil est timide. Cooper pr√©sente un nouveau look qui dissimule mal son pi√®tre √©tat physique. En 1981, Alice replonge dans l'alcool √† plein temps. L'album Special Forces (1981) est une tentative de renaissance en un nouveau personnage. L'album fait une intrusion sur les ondes radio avec Who Do You Think We Are. La vid√©o Alice in Paris 1982, maintenant difficile √† se procurer, repr√©sente bien l'image de cette √©poque. L'album Zipper Catches Skin suit en 1982 pour appuyer cette tentative plus rock que les deux albums pr√©c√©dents ; mais ni le succ√®s ni une tourn√©e suivront.

Suite √† ces trois albums, Alice Cooper est √©puis√© mais il lui reste un album √† livrer √† Warner Bros. pour honorer son contrat. Il re√ßoit l'aide de deux anciens coll√®gues, le producteur Bob Ezrin et le guitariste Dick Wagner. Il en r√©sulte DaDa (1983) dont la pochette est emprunt√©e √† Salvador Dal√≠. Tr√®s exp√©rimental et personnel, il se r√©v√®le un d√©sastre commercial. L'album ne b√©n√©ficie d'aucune publicit√© ni spectacle. L'histoire pr√©sente un portrait lugubre d'une famille d'originaux dans laquelle un homme tourment√© cache un fr√®re cannibale. Sombrant de plus en plus dans un alcoolisme fr√©n√©tique, Alice Cooper fr√īle la mort √† quelques reprises. La rumeur veut que, dans un √©tat pitoyable, il projette une suite √† Welcome to My Nightmare, en collaboration avec Dick Wagner et Joe Perry. Ce dernier, d√©missionnaire d'Aerosmith n'est pas au mieux de sa forme lui non plus. Le projet ne verra jamais le jour.[r√©f. n√©cessaire] En 1984, il renonce √† l'alcool pour sauver sa vie et son mariage.

En 1986, Cooper est sobre et pr√™t pour son grand retour. Entour√© de compositeurs, le chanteur garde d√©sormais un Ňďil sur les modes et troque sa tenue de provocateur contre un univers de film d'horreur de s√©rie B. Constrictor (1986), avec pour guitariste principal Kane Roberts, est orient√© hard rock. Le titre He's Back est s√©lectionn√© pour la bande originale du film Vendredi 13.

L'ann√©e suivante para√ģt l'album Raise Your Fist and Yell, plus heavy metal que l'album pr√©c√©dent. Alice joue un second r√īle dans le film Prince of Darkness de John Carpenter et signe un titre dans la B.O. Malgr√© le relatif insucc√®s des deux albums, les salles de spectacle se remplissent √† l'occasion des tourn√©es.

L'aspect th√©√Ętral et provocateur revient ; Cooper interpr√®te alors des vieux titres comme Dead Babies qui scandalise l'association am√©ricaine conservatrice PMRC. Avec d'autres artistes de rock comme Ozzy Osbourne et Dee Snider, Alice Cooper est point√© du doigt, accus√© d'inciter les jeunes √† la violence et au suicide. Certaines villes interdisent ses spectacles. Alice se d√©fendra de cette accusation dans la chanson Freedom (album Raise Your Fist and Yell, 1987) et plus tardivement dans la chanson Hey Stoopid (1991).[r√©f. n√©cessaire]

En 1989, Alice participe √† la bande sonore du film Shocker de Wes Craven, auquel participent √©galement Desmond Child, Paul Stanley de Kiss, Tommy Lee de M√∂tley Cr√ľe, Iggy Pop, Megadeth, Dangerous Toys. Alice y interpr√®te Shockdance, typ√© rap, en duo avec l'acteur Horace Pinker. Ce film comprend une reprise de No More Mr. Nice Guy par Megadeth. La m√™me ann√©e, I Got a Line on You figure sur la B.O. du film Iron Eagle II.

Le renouveau des années 1990

Toujours en 1989, on retrouve Alice Cooper avec le producteur Desmond Child. Pour son nouvel album, il choisit des invit√©s prestigieux : Aerosmith et Bon Jovi. Trash est un succ√®s et permet √† Cooper de retrouver son ancien statut ; Only My Heart Talkin' et Poison sont en outre des succ√®s radiophoniques. Il r√©cidive en 1991 avec Hey Stoopid o√Ļ le chanteur s'offre les services de Slash, Joe Satriani, Steve Vai, Vinnie Moore et Mick Mars aux guitares ainsi que Nikki Sixx √† la basse et Ozzy Osbourne pour les chŇďurs. Il appara√ģt ensuite en tant qu'invit√© dans le film Wayne's World : il y interpr√®te la chanson Feed my Frankenstein.

Le hard rock et le heavy metal tendent √† s'√©puiser au d√©but de la d√©cennie, avec notamment l'essor du grunge : Nirvana bouscule les standards de la musique et de l'apparence sur sc√®ne, contrastant avec le cuir, les chor√©graphies et les feux d'artifices des ann√©es 1980. Cooper tente de s'adapter en collaborant avec Chris Cornell de Soundgarden. En 1994, il revient avec The Last Temptation : renouant avec ses concepts et ses personnages, il ressuscite Steven qui va rencontrer un inconnu qui se pr√©tend forain dans un th√©√Ętre abandonn√©. Celui-ci lui pr√©sente les sombres r√©alit√©s de la soci√©t√© am√©ricaine. Le forain est en fait une incarnation mal√©fique de la tentation qui essaiera de troubler Steven. Le disque est accompagn√© d'une bande dessin√©e sign√©e Neil Gaiman, plus connu pour son comic book Sandman. Malgr√© ces efforts, le succ√®s commercial n'est pas au rendez-vous. Par la suite, Cooper doit se contenter d'un succ√®s limit√© qui s'accompagne paradoxalement du statut de v√©ritable l√©gende vivante.

Entre 1995 et 1999, c'est le vide quasi-total, √† l'exception de quelques spectacles dont une tourn√©e avec Scorpions, une compilation (Classicks en 1995), un live (A Fistful of Alice en 1997) et un coffret de quatre disques (The Life and Crimes of Alice Cooper en 1999). Classicks se conclut avec une reprise de Fire de Jimi Hendrix, pr√©sente √©galement dans le coffret. Courant 1997, il engage sa fille, la danseuse et actrice Calico Cooper, alors √Ęg√©e de seize ans, pour l'accompagner sur sc√®ne lors de ses concerts. En 1999, Cooper reprend la route pour ce qui, d'apr√®s l'apparence du chanteur et le choix des morceaux interpr√©t√©s, ressemble √† une tourn√©e de promotion pour l'album The Last Temptation. Pendant cette p√©riode, Alice fait la connaissance de Rob Zombie, avec lequel il √©crit un morceau, Hands of Death, utilis√© sur la bande sonore de la s√©rie t√©l√©vis√©e X-Files. Cette collaboration influence musicalement ses deux projets suivants[18].

Le parcours sinueux des années 2000

Cooper en 2004 à Los Angeles

En 2000, Alice Cooper sort l'album Brutal Planet qui se veut un regard noir sur le futur humain.[r√©f. n√©cessaire] La musique est tr√®s typ√©e m√©tal et jonch√©e de guitares lourdes, un peu comme dans le Trash metal. Les textes sont probablement les plus sombres et les plus pessimistes de sa carri√®re. Bob Ezrin est de retour au c√īt√© de Bob Marlette pour produire cet album que les fans accueillent diversement[r√©f. n√©cessaire]. Certains titres de l'album s'inspirent de l'actualit√© de l'√©poque ; ainsi, Blow Me a Kiss fait r√©f√©rence aux tueries dans les √©coles et plus particuli√®rement celle de l'universit√© de Columbine en 1999 et Wicked Young Man des groupes haineux d'Am√©rique[19]. Il affirme dans ses interviews d√©crire dans cette chanson ce qu'il a r√©ellement vu sur CNN au moment de la guerre au Kosovo. Le single Gimme remporte un certain succ√®s. De cette ¬ę plan√®te brutale ¬Ľ, on se retrouve dans la cit√© Dragontown (¬ę la ville du dragon ¬Ľ). C'est √©galement le titre de l'album suivant, en 2001, dans lequel il d√©crit sa vision de l'enfer. Alice Cooper pr√©voit alors de faire une trilogie et d'intituler le dernier volet du triptyque Spirit Rebellious, mais ce projet est abandonn√©.[r√©f. n√©cessaire]

En 2003 para√ģt The Eyes of Alice Cooper : l'album est annonc√© comme un retour au son garage, pouvant rappeler Love It to Death. Dirty Diamond (2005) lui succ√®de, Cooper y aborde ses anciens styles musicaux, des r√©f√©rences √† des groupes qui l'ont inspir√© et des exp√©rimentations. Ainsi, Sunset Babies est une r√©f√©rence aux Rolling Stones et on peut entendre Alice Cooper chanter √† la mani√®re de Johnny Cash sur The Saga of Jesse Jane. L'album contient une collaboration rap-rock avec Xzibit, Stand, en tant que bonus.

Alice Cooper entour√© de ses musiciens lors d'un concert, en ao√Ľt 2006

En 2008 Alice Cooper sort son vingt-cinqui√®me album, Along Came a Spider. On notera quelques changements de line-up et notamment le d√©part du guitariste Ryan Roxie qui, apr√®s plus de dix ans de service au sein du groupe, a tir√© sa r√©v√©rence l'ann√©e pr√©c√©dente. L'album se veut conceptuel et raconte l'histoire d'un dangereux criminel, surnomm√© l'araign√©e (The Spider), qui assassine des jeunes filles en laissant leurs corps d√©pouill√©s d'une jambe. Son but est de rassembler huit jambes pour devenir lui-m√™me une araign√©e, mais cet objectif finit par √™tre contrari√© lorsqu'il tombe amoureux de sa derni√®re victime. Il semblerait que l'araign√©e soit en fait Steven[20]. Deux invit√©s sont pr√©sents : Slash joue de la guitare sur le premier single Vengeance is Mine et Ozzy Osbourne joue de l'harmonica et chante sur Wake the Dead. Cet album conna√ģt un certain succ√®s commercial : c'est le mieux vendu au Royaume-Uni depuis The Last Temptation et aux √Čtats-Unis depuis Hey Stoopid. Alice Cooper opta pour une nouvelle apparence avec une nouvelle panoplie de costumes extravagants et une nouvelle version de son c√©l√®bre maquillage[21].

Alice Cooper au Hellfest le 19 juin 2010

Alice Cooper met fin en d√©cembre 2008 √† sa tourn√©e Psycho Drama Tour, qui avait d√©but√© d√©but 2007, pour mettre en place un nouveau spectacle, The Theatre of Death, au printemps 2009. Il ne s'agit pas d'une tourn√©e promotionnelle d'Along Came a Spider, mais d'une forme de concert conceptuel avec une mise en sc√®ne th√©√Ętrale burlesque faisant la part-belle aux costumes, aux d√©cors et √† l'humour noir. Cooper y est notamment ex√©cut√© de quatre mani√®res diff√©rentes. Dans ce cadre, Alice Cooper prendra part √† de nombreux festivals europ√©ens, notamment le Hellfest fran√ßais, la Foire aux vins d'Alsace et le Wacken Open Air allemand. Un CD/DVD live issu de cette tourn√©e, Theatre Of Death : Live At Hammersmith 2009, est sorti fin 2010. A l'occasion d'une conf√©rence de presse donn√©e au Hellfest, Cooper annonce √™tre en train de travailler sur un nouvel album, vraisemblablement intitul√© Welcome to My Nightmare II, avec les producteurs Bob Ezrin et Desmond Child[22]. En mai de la m√™me ann√©e, il r√©-enregistre √©galement cinq de ses plus grands classiques : Elected, I'm Eighteen, School's Out, No More Mr Nice Guy et Welcome to My Nightmare, qui sont ensuite mis en vente sur le site officiel.

Ann√©es 2010 : sous les auspices de la l√©gende

En d√©cembre 2010, le Alice Cooper Group est annonc√© parmi les nouveaux artistes admis au Rock and Roll Hall of Fame. Pour marquer le coup, Cooper, Neal Smith, Dennis Dunaway et Michael Bruce se r√©uniront pour interpr√©ter quelques titres √† la c√©r√©monie d'intronisation qui aura lieu en mars 2011, avec Steve Hunter √† la guitare soliste en remplacement de Glen Buxton, d√©c√©d√© en 1997. Alice Cooper annonce dans la foul√©e l'organisation de cinq concerts exceptionnels du Alice Cooper Group, vraisemblablement √† Detroit, Los Angeles, New York, Toronto et Londres, des villes qui, d'apr√®s Cooper, ont jou√© un r√īle pr√©pond√©rant dans le succ√®s du groupe[23]. Cette annonce ne s'est pour l'instant pas concr√©tis√©e.

Alice Cooper a donné le coup d'envoi en mai 2011 d'une nouvelle tournée mondiale, baptisée "No More Mr Nice Guy Tour". Cette tournée débutant en Amérique du nord et se concluant en Europe après un passage par l'Amérique latine fait office d'intermède avant la sortie du nouvel album, "Welcome 2 My Nightmare", qui est finalement sorti au cours de la tournée. Le 26 mai, il est victime d'une intoxication alimentaire et est contraint d'annuler le concert qu'il prévoyait de donner le soir-même à Santiago. C'est la première fois en trente ans qu'Alice Cooper annule lui-même un concert[24]. Il se rétablit rapidement et est en mesure d'assurer le concert de Buenos Aires, au cours duquel il rajoute à sa setliste le titre "Hey Stoopid" (qui n'avait plus été joué depuis 1997) que des fans lui auraient réclamé en l'abordant dans les rues de la ville au cours de l'après-midi[25]. Au cours de la tournée, un nouveau titre baptisé "I'll Bite Your Face Off" est interprété durant chaque concert. En remplaçant Damon Johnson, invité à rejoindre le groupe Thin Lizzy, la guitariste Orianthi Panagaris devient en septembre 2011 la première femme à intégrer le groupe d'Alice Cooper en près de quarante ans de carrière[26].

"Welcome 2 My Nightmare", le vingt-sixi√®me album d'Alice Cooper, est sorti le 13 septembre 2011. Con√ßu comme une suite √† l'album "Welcome to My Nightmare" (1975), il voit la participation au processus de composition et d'enregistrement des nouvelles chansons de nombreuses personnalit√©s ayant marqu√© la longue carri√®re de l'artiste. On peut citer parmi eux Bob Ezrin, avec lequel Alice a souvent √©t√© associ√© au d√©but de sa carri√®re ; les musiciens survivants du Alice Cooper Group, Dennis Dunaway, Michael Bruce et Neal Smith ; Dick Wagner et Steve Hunter, ex-guitaristes de Lou Reed qui avaient accompagn√© Cooper lors de ses premiers pas en tant qu'artistes solo ; ou encore la chanteuse Kesha. "I'll Bite Your Face Off" est le premier single extrait de cet album, dont la tourn√©e promotionnelle devrait s'ouvrir en 2012, apr√®s la conclusion du "No More Mr Nice Guy Tour".

Autres engagements et activités

Alice Cooper a fondé le restaurant Alice Cooper's Town à Phoenix.

Réfection du panneau Hollywood

Alice Cooper est √† l'origine de la r√©fection du panneau Hollywood en 1978, alors tr√®s fortement d√©grad√© et vou√© √† dispara√ģtre. Il a financ√© lui-m√™me le dernier O[27].

Apparitions, collaborations et hommages

En musique

En 1985, Alice Cooper chante deux couplets sur le titre Be Chrool to Your Scuel, issu de l'album Come Out And Play du groupe de hard rock Twisted Sister. Il apparait également dans le clip vidéo consacré à cette chanson.

En 1991 il chante la chanson The Garden présente sur l'album Use Your Illusion I du groupe de hard rock Guns N' Roses.

En 2008, Tobias Sammet obtient, par le biais d'Eric Singer (qui joue de la batterie pour les deux artistes), la collaboration d'Alice Cooper sur le titre The toy master pour le nouveau volet du projet opéra-metal Avantasia.

Alice Cooper participe en 2009 à l'enregistrement de Slash, le premier album solo de Slash (ex-Guns N'Roses). Alice Cooper y chante une chanson bonus Baby Can't Drive (uniquement disponible sur l'édition Classic Rock Slashpack) en duo avec Nicole Scherzinger (Pussycat Dolls).

Relation avec d'autres artistes

Lors d'une interview donn√©e en 1978 au magazine Rolling Stone, Bob Dylan d√©clare qu'il pense qu'Alice Cooper est ¬ę un compositeur sous-estim√© ¬Ľ[28].

Dans la préface du coffret rétrospectif The life and crimes of Alice Cooper, John Lydon des Sex Pistols déclare qu'il considère Killer comme le plus grand album de rock de tous les temps et a présenté, en 2002, son propre hommage à Cooper sur la BBC[29].

En 1999, Cleopatra Records conçoit un album-hommage à Alice Cooper avec la contribution d'un certain nombre de stars du rock, parmi lesquelles Dave Mustaine, Roger Daltrey, Ronnie James Dio, Slash, Bruce Dickinson, et Steve Jones[30]. Cet album témoigne de l'estime que portent à Alice Cooper d'autres éminents musiciens au sein de l'industrie de la musique.

Dans les années 2000, Cooper affiche son amitiés avec plusieurs musiciens de la scène Hard Rock, en particulier Rob Zombie, avec lequel il suit une tournée commune en 2009-2010, le guitariste Slash, qui participe ponctuellement à l'enregistrement de ses disques (notamment sur "Fistfull of Alice" et "Along Came A Spider") ou encore Dee Snider avec lequel il prétend avoir écrit plusieurs titres au cours d'une interview en marge de l'édition 2010 du Hellfest.

Parmi les admirateurs non-musiciens de Cooper figuraient Groucho Marx et Mae West, qui ont tous deux appr√©ci√© ses premiers spectacle comme une sorte de vaudeville[31], et Salvador Dal√≠, qui lui a d√©di√© en 1973 un hologramme intitul√© Premier cylindre. Portrait du cerveau de Alice Cooper[32]. Une r√©plique de cet hologramme est expos√©e au Dali Museum de St. Petersburg, en Floride. Le chanteur, qui, avec ses musiciens Dennis Dunaway et Glen Buxton, a √©tudi√© le peintre durant son cursus scolaire √† la Cortez High School de Phoenix (Arizona), a utilis√© le tableau March√© d'esclaves avec apparition du buste invisible de Voltaire pour son album Dada, dont le titre fait r√©f√©rence au dada√Įsme.

Alice Cooper compte également parmi ses amis l'acteur Johnny Depp, qui est venu le rejoindre sur scène lors d'un concert le 26 juin 2011 pour jouer de la guitare sur quelques morceaux[33].

Au cinéma et à la télévision

  • 1970 : Journal intime d'une femme mari√©e (titre original : Diary of a Mad Housewife) (apparition avec la formation originale du groupe Alice Cooper faisant une reprise de la chanson Ride With Me de Steppenwolf)
  • 1971 : Medicine Ball Caravan (documentaire)
  • 1974 : Un √©pisode de The Snoop Sisters (Alice Cooper y joue Sick Things tout seul)
  • 1978 : Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
  • 1978 : Un √©pisode de The Muppet Show
  • 1980 : Roadie
  • 1985 : Monster Dog
  • 1987 : Prince des t√©n√®bres (titre original : Prince of Darkness)
  • 1988 : The Decline of Western Civilization Part II: The Metal Years (documentaire)
  • 1991 : La Fin de Freddy : L'Ultime Cauchemar (titre original : Freddy's Dead: The Final Nightmare)
  • 1992 : Wayne's World
  • 1995 : Un √©pisode de Something Wilder (Hangin' With Mr. Cooper)
  • 1995 : Un √©pisode de Space Ghost Coast to Coast (Girlie Show)
  • 2001 : Un √©pisode de That '70s Show (Sexy Donna (titre original : Radio Daze))
  • 2001 : The Attic Expeditions
  • 2005 : Metal: A Headbanger's Journey (documentaire)
  • 2006 : Un √©pisode de Monk (Mr. Monk and the Garbage Strike (√©pisode 3 saison 5)
  • 2009 : Suck
  • 2009 : Cooper's Bar (s√©ries de pub TV pour la compagnie allemande Saturn)
  • 2010 : Horrorween
  • 2011 : Dark Shadows

Alice Cooper a aussi particip√© √† des spots publicitaires pour les h√ītels Marriott, pour une marque de fournitures scolaires, pour Samsung, fait une apparition dans une publicit√© pour les pneus Bridgestone et pour Saturn.

Sport

Dans une entrevue accord√©e √† Golf Digest en d√©cembre 2006, Cooper raconte qu'au d√©but des ann√©es 1980, il pouvait ingurgiter une grande quantit√© d'alcool chaque jour et cependant jouer au golf, parfois compl√®tement saoul. Apr√®s avoir vu la mort de tout pr√®s, il entreprend de s'adonner sobrement au golf √† raison de 36 trous par jour durant un an. Une d√©cision qui change sa vie, puisqu'il n'a jamais repris un verre d'alcool depuis. Le golfeur, qui pr√©sente aujourd'hui un index de 5.3, avoue √©galement avoir trouv√© dans le golf une drogue enivrante. ¬ę Le golf est le crack du sport! √Ä partir du jour o√Ļ j'ai commenc√© √† jouer s√©rieusement, je suis devenu accro et le golf a sauv√© ma vie ¬Ľ, affirme-t-il.

Engagement religieux

Contrairement à ce qui est couramment prétendu, Alice Cooper n'a jamais pratiqué l'occultisme. Il est de foi chrétienne[34] et est engagé dans une grande église protestante américaine. Il a aussi fondé la Solid Rock Foundation, association qui vient en aide à des jeunes défavorisés.

Diversité musicale

Alice Cooper "pendu" lors d'un concert en ao√Ľt 2007. Lors de chaque repr√©sentation, le personnage est ex√©cut√© avant de ressusciter, g√©n√©ralement dans la machine du Docteur Frankenstein

Il serait réducteur de classer Alice Cooper dans la seule catégorie hard rock tant sa carrière, en particulier dans les années 1970 et surtout 1980, est marquée par l'éclectisme.

Alice Cooper est ainsi tout autant connu pour son intrusion dans un registre crooner avec un I Never Cry que Frank Sinatra lui-m√™me a fortement appr√©ci√©.[r√©f. n√©cessaire]

Cooper a fait des incursions dans de tr√®s nombreux styles musicaux : hard rock des ann√©es 1970 avec Elected, rock 'n' roll typ√© ann√©es 1950 avec Be My Lover ou encore Under My Wheels, punk avec School's Out, rock jazzy fa√ßon Doors sur Welcome to My Nightmare et I'm The Coolest, blues sur I'm Eighteen, country-western sur Desperado ou encore pop sur No More Mr Nice Guy. Alice Cooper s'est √©galement attaqu√© √† des genres plus √©loign√©s du rock, comme le funk - l'introduction de Wish You Were Here a un air de famille avec celle de Shaft, un classique de ce style - et le gospel (Teenage Lament '74, Give the Kid a Break).

Cooper a en outre abordé certains styles musicaux apparus au cours de sa carrière, comme le disco, notamment sur Special Forces, ou la new wave au début des années 1980. Dans un registre musical plus dur, les albums Constrictor et Raise Your Fist and Yell peuvent se classer davantage dans le heavy metal alors que Brutal Planet et Dragontown donnent dans le rock industriel.

Discographie

Article d√©taill√© : Discographie d'Alice Cooper.
Albums studios

Vidéographie

  • 1974 : Good to See You Again, Alice Cooper (en)
  • 1975 : The Nightmare (en) (n'a pas √©t√© r√©√©dit√© en DVD)
  • 1976 : Welcome to My Nightmare (en)
  • 1977 : Alice Cooper and Friends (en) (n'a pas √©t√© r√©√©dit√© en DVD)
  • 1979 : The Strange Case of Alice Cooper (en) (n'a pas √©t√© r√©√©dit√© en DVD)
  • 1982 : Alice Cooper a Paris (en) (sortie en France uniquement et n'a pas √©t√© r√©√©dit√© en DVD)
  • 1987 : The Nightmare Returns (en)
  • 1989 : Video Trash (n'a pas √©t√© r√©√©dit√© en DVD)
  • 1990 : Trashes the World (en)
  • 1991 : Prime Cuts
  • 2000 : Brutally Live (en)
  • 2006 : Live at Montreux (en)
  • 2010 : Theatre of Death: Live at Hammersmith 2009 (en)

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Bob Greene, Billion Dollar Baby, Simon & Schuster, 1974, (ISBN 978-0-689-10616-3)
  • (en) Alice Cooper, Me, Alice: The Autobiography of Alice Cooper, Putnam, 1976, (ISBN 0-399-11535-8)
  • (en) Jeffrey Morgan, Alcohol and Razor Blades, Poison and Needles: The Glorious Wretched Excess of Alice Cooper, All-American, 1999 (reproduit sur le site officiel et dans le livret du coffret The Life and Crimes of Alice Cooper)
  • (en) Bruce Michael, Billy James, No More Mr. Nice Guy: The Inside Story of the Original Alice Cooper Group, SAF, Publishing Ltd, 2000, (ISBN 0-946719-32-2)
  • (en) Wolfgang Heilemann, Sabine Thomas, Chris Abbey, Alice Cooper: Live on Tour, Studio, Backstage, Schwarzkopf & Schwarzkopf, 2005, (ISBN 3-89602-651-8)
  • (en) Alice Cooper, Alice Cooper, Golf Monster: A Rock 'n' Roller's 12 Steps to Becoming a Golf Addict, Crown Publishers, 2007, (ISBN 0-307-38265-6)

Notes et références

  1. ‚ÜĎ (en) Alice Cooper Biography, NME
  2. ‚ÜĎ (en) Artist bio by Rock critic Stephen Thomas Erlewine of Allmusic hosted at VH1.com
  3. ‚ÜĎ (en) Furious.com
  4. ‚ÜĎ (en) History of Glam Rock
  5. ‚ÜĎ (en) NewWestRecords.com
  6. ‚ÜĎ (en) The New Rolling Stone Album Guide, Fireside, (ISBN 0-7432-0169-8)
  7. ‚ÜĎ (en) Sydney Morning Herald, July 2, 2007. Article by Guy Blackman
  8. ‚ÜĎ "100 Greatest artists of Hard Rock"
  9. ‚ÜĎ http://www.people.com/people/archive/article/0,,20063913,00.html
  10. ‚ÜĎ http://www.timeslive.co.za/sundaytimes/article54287.ece
  11. ‚ÜĎ Ancestry of Alice Cooper compiled by William Addams Reitwiesner
  12. ‚ÜĎ "The Fabulous Furniers" - chapter one of Alice Cooper, Golf Monster: A Rock 'n' Roller's 12 Steps to Becoming a Golf Addict
  13. ‚ÜĎ Cooper, Alice Me: Alice (autobiography)
  14. ‚ÜĎ Church of Jesus Christ (Bickertonite)‚ÄĒSee comment #34
  15. ‚ÜĎ (en) Cf. interview sur le CD bonus de l'√©dition sp√©ciale de Brutal Planet, 2002.
  16. ‚ÜĎ (en) Interview de Cooper du 19 juin 2003, reproduite sur le site du journal The Independant.
  17. ‚ÜĎ Cf. Me, Alice: The Autobiography of Alice Cooper par Alice Cooper et Steven Gaines (1976). ISBN 0-399-11535-8. (R√©f√©rence √† pr√©ciser.)
  18. ‚ÜĎ (en) Voir cette interview de Cooper et Rob Zombie sur le site rzr.online.fr.
  19. ‚ÜĎ http://jam.canoe.ca/Music/Artists/C/Cooper_Alice/2000/08/29/744188.html
  20. ‚ÜĎ Voir l'avant-derni√®re page du livret d'Along Came a Spider : ¬ę Thank you : [...] and Steven (The Spider) ¬Ľ
  21. ‚ÜĎ Voir les photos sur le site officiel
  22. ‚ÜĎ (en) sickthingsuk.co.uk, news en date du 29 mai 2010
  23. ‚ÜĎ (en) ¬ę Alice Cooper, Rock and Roll Hall of Fame Inductee, Was 'Elated' When He Got the News ¬Ľ, Andy Greene pour Rolling Stone, 14/12/2010
  24. ‚ÜĎ {en} No More Mr Nice Blog - Poison??, site officiel d'Alice Cooper, 27/05/2011
  25. ‚ÜĎ {en} ¬ę No More Mr Nice Blog: Hey Hey Hey Hey! Buenos Aires! ¬Ľ, site officiel d'Alice Cooper, 30/05/2011
  26. ‚ÜĎ (en) ¬ę Orianthi to tour with King of Shock Alice Cooper ¬Ľ, Adelaide now, 06/09/2011
  27. ‚ÜĎ (en) Voir cet historique du panneau, de sa construction √† nos jours.
  28. ‚ÜĎ (en) Cott, Jonathan (26 janvier 1978) : The Rolling Stone Interview in Rolling Stone.
  29. ‚ÜĎ (en) Lydon d√©clare, dans cette interview, qu'il ¬ę connait toutes les paroles des morceaux d'Alice Cooper ¬Ľ.
  30. ‚ÜĎ (en) Critique de l'album sur Yahoo Entertainment
  31. ‚ÜĎ (en) Enough Rope re: Groucho Marx and Mae West
  32. ‚ÜĎ (en) Salvador Dali's Hologram Portrait of Cooper
  33. ‚ÜĎ ¬ę Johnny Depp rejoint Alice Cooper sur sc√®ne ¬Ľ, Voici, 28/06/2011
  34. ‚ÜĎ (en) JesusJournal.com - Alice Cooper Is A Christian

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Alice Cooper de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Alice Cooper ‚ÄĒ Cooper at the Scream Awards, 2007 Background information Birth name Vincent Damon Furnier Born ‚Ķ   Wikipedia

  • Alice Cooper ‚ÄĒ Alice Cooper, 2007 Alice Cooper (* 4. Februar 1948 in Detroit, Michigan; geb√ľrtig Vincent Damon Furnier, nach einer Namens√§nderung auch offiziell Alice Cooper) ist ein US amerikanischer Rockmusiker. Urspr√ľnglich war ‚ÄěAlice Cooper‚ÄĚ der Name seiner ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Alice Cooper ‚ÄĒ Datos generales Nombre real Vincent Damon Furnier Nacimiento ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • Alice Cooper ‚ÄĒ ‚Ķ   –í–ł–ļ–ł–Ņ–Ķ–ī–ł—Ź

  • Alice Cooper ‚ÄĒ Vincent Furnier ‚Ķ   Eponyms, nicknames, and geographical games

  • Alice Cooper Goes to Hell ‚ÄĒ Album par Alice Cooper Sortie 25 juin 1976 Enregistrement 1976 Soundstage, Toronto; Record Plant East, New York RCA Recording Studios, Los Angeles Dur√©e 42:53 ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Alice Cooper (groupe) ‚ÄĒ  Ne pas confondre le groupe avec son leader Alice Cooper Alice Cooper Pays d‚Äôorigine ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Alice Cooper Goes to Hell ‚ÄĒ √Ālbum de Alice Cooper Publicaci√≥n Junio de 1976 G√©nero(s) Rock,hard rock, Pop rock Duraci√≥n 43:15 ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • Alice Cooper's Greatest Hits ‚ÄĒ Album par Alice Cooper Sortie 1974 Enregistrement 1974 Genre(s) Hard rock, garage rock, glam rock, shock rock ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Alice Cooper Goes To Hell ‚ÄĒ Album par Alice Cooper Sortie 1976 Enregistrement 1976 Genre(s) pop rock, glam rock Label Warne ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.