Institut National De L'audiovisuel

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Institut National De L'audiovisuel

Institut national de l'audiovisuel

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Logo de Institut national de l’audiovisuel
CrĂ©ation 6 janvier 1975
Forme juridique Établissement public à caractùre industriel et commercial
Slogan(s) « Les images qui vous parlent. Â»
SiĂšge social Bry-sur-Marne
Drapeau de la France France
Direction Emmanuel Hoog
Activité(s) Audiovisuel
Site Web www.ina.fr
Fonds propres Redevance audiovisuelle et fonds propres

L'Institut national de l'audiovisuel (Ina) est un Ă©tablissement public Ă  caractĂšre industriel et commercial français, chargĂ© notamment d'archiver et de partager toutes les productions radiophoniques et tĂ©lĂ©visuelles françaises, de la mĂȘme maniĂšre que le fait la bibliothĂšque nationale de France (BnF) avec les Ă©crits et autres supports de l'image fixe, du son, de l'image animĂ©e, de la musique notĂ©e, des cartes et plans, etc. Les fonds de l'Ina sont accessibles Ă  tous depuis l'ouverture du site ina.fr. Enfin, l'Ina est la premiĂšre banque d'archives numĂ©risĂ©es en Europe[1].

Sommaire

Historique

Article 3 de la loi du 7 aoĂ»t 1974 : l'Institut national de l'audiovisuel est chargĂ© « de la conservation des archives, des recherches de crĂ©ation audiovisuelle et de la formation professionnelle Â».

CrĂ©Ă© par la rĂ©forme de l'audiovisuel menĂ©e en 1974 et mis en place le 6 janvier 1975, le cadre gĂ©nĂ©ral, lĂ©gislatif, rĂ©glementaire et financier dans lequel l'Ina assure ses missions est fixĂ© par l'État. Il dispose du pouvoir de contrĂŽle sur ses activitĂ©s, notamment Ă  travers la prĂ©sence de reprĂ©sentants de l'État et de parlementaires au conseil d'administration, la rĂ©ponse Ă  des questions parlementaires, enquĂȘtes et rapports. Il reçoit pour financer ses activitĂ©s une partie de la Redevance audiovisuelle.

En 1992, la loi du 20 juin étend le DépÎt légal à la télévision et à la radio, et c'est l'Ina qui est le dépositaire. Cette loi donne naissance en 1995 à l'InathÚque, chargée de la conservation et de la mise à la disposition des archives du dépÎt légal aux chercheurs et étudiants. Son ouverture au public est effective en octobre 1998, au rez-de-jardin de la BibliothÚque François-Mitterrand.

En 2002, le dépÎt légal est étendu aux chaßnes du cùble et du satellite, puis en 2005, à la télévision numérique terrestre.

À partir de septembre 2006, l'Ina est chargĂ© de l'archivage de 17 chaĂźnes de radio et 45 chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, soit une croissance de son fonds d'archives de plus de 300 000 heures par an.

Suite Ă  un travail de numĂ©risation de ses archives, le 27 avril 2006 Ă  travers l'opĂ©ration Archives pour tous, l'Ina a mis en ligne sur son site 100 000 archives reprĂ©sentant alors 10 000 heures de programmes : 80 % des archives disponibles sur ce site est proposĂ© en visionnage gratuit, l'internaute pouvant visionner les premiĂšres minutes des 20 % restant. Le tĂ©lĂ©chargement est payant suivant diffĂ©rentes formules (location ou achat du programme). En 2009, une nouvelle version du site ina.fr est mise en ligne. Celle-ci propose 25 000 heures de programmes dont 200 000 spots de publicitĂ© diffusĂ©s Ă  la tĂ©lĂ©vision française depuis 1968. Le site Ina.fr, a enregistrĂ© 3 millions de pages vues par mois en 2009[2].

En 2015, l'Ina devrait avoir numĂ©risĂ© l'intĂ©gralitĂ© de ses archives menacĂ©es de dĂ©gradation dĂ©finitive. Soit environ 835 000 heures de programmes audiovisuels sur un total du fonds de l'INA de prĂšs de trois millions d'heures d'archives audiovisuelles[1]. Cette numĂ©risation est encadrĂ©e par le plan de sauvegarde et de numĂ©risation (PSN). Selon Emmanuel Hoog, la numĂ©risation effectuĂ© par l'INA a dĂ©jĂ  sauvĂ© plus de 600 000 heures d'une « destruction inĂ©luctable Â»[2], soit entre trois quarts et deux tiers des archives de l'INA ont Ă©tĂ© numĂ©risĂ©s[3].

Présidents

Identité visuelle

Missions

Centre d’archives audiovisuelles et banque d’archives numĂ©risĂ©es

L’Ina collecte, sauvegarde, numĂ©rise, restaure et communique les archives de la radio et de la tĂ©lĂ©vision françaises, soit plus de 70 ans de programmes radio et 60 ans de tĂ©lĂ©vision.

Avec trois millions d’heures de radio et de tĂ©lĂ©vision conservĂ©es, et plus d’un million de documents photographiques, les fonds d’archives de l’Ina sont parmi les plus importants au monde.

Feuilletons, tĂ©lĂ©films, documentaires, journaux tĂ©lĂ©visĂ©s, magazines d’actualitĂ©, de sport, Ă©missions de divertissement, entretiens, fictions radiophoniques, concerts
 sans oublier les archives rĂ©gionales, reprĂ©sentent une source d’archives pour la production, la diffusion, l’édition, mais aussi la recherche, l’éducation et dĂ©sormais pour le grand public en accĂšs direct.

L’Ina peut acquĂ©rir ou accueillir des fonds privĂ©s (en assurant leur conservation et Ă©ventuellement leur commercialisation), cependant sa mission principale est de collecter et de conserver deux types de fonds :

  • au titre de l’archivage professionnel, les chaĂźnes publiques hertziennes de radio et de tĂ©lĂ©vision depuis 1945 (lois de 1974, 1982, 1986 et 2000) : 1 400 000 heures fin 2006, dont 700 000 heures de radio et 700 000 heures de tĂ©lĂ©vision,
  • au titre du dĂ©pĂŽt lĂ©gal de la radio et de la tĂ©lĂ©vision françaises, les programmes provenant de l’ensemble des diffuseurs nationaux hertziens de radio et de tĂ©lĂ©vision depuis 1995 (loi du 20 juin 1992) et depuis janvier 2002, des chaĂźnes du cĂąble et du satellite : 1 900 000 heures fin 2006, dont 1 100 000 heures de radio et 800 000 heures de tĂ©lĂ©vision. Les archives dites du « dĂ©pĂŽt lĂ©gal Â» ne peuvent pas ĂȘtre commercialisĂ©es, elles peuvent seulement ĂȘtre consultĂ©es pour des travaux de recherche.

Collecter prĂšs de 300 000 heures de programmes de radio et de tĂ©lĂ©vision par an.

L’Ina a mis en place une politique de captation numĂ©rique des images et des sons qui, progressivement, permet de collecter des fonds de plus en plus importants. En 2009, seront captĂ©es 100 chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision et 20 chaĂźnes de radio.

Sauvegarder et numériser les programmes menacés de disparition.

ParallĂšlement Ă  la collecte, l’Ina assure la conservation physique de ce patrimoine audiovisuel français dont les supports, souvent uniques, se dĂ©gradent inexorablement au fil du temps. En 1999, l’Ina a lancĂ© un plan de sauvegarde et de numĂ©risation (PSN) qui a dĂ©jĂ  permis de numĂ©riser 300 000 heures de programmes radio et tĂ©lĂ©vision. D’ici 2015, l’ensemble des fonds en danger (835 000 heures) sera traitĂ© sous peine de disparition dĂ©finitive. Le coĂ»t total de ce plan sur 15 ans reprĂ©sente 200 millions d’euros. La France sera ainsi le seul pays au monde Ă  avoir sauvĂ© sa mĂ©moire audiovisuelle.

Restaurer cette mémoire.

La demande croissante d’images de bonne qualitĂ© et la dĂ©gradation du fonds ancien rendent nĂ©cessaire le traitement curatif des matĂ©riels films, vidĂ©o et sons dĂ©gradĂ©s. Plus de 500 heures sont restaurĂ©es chaque annĂ©e grĂące aux logiciels dĂ©veloppĂ©s en interne en lien avec les Ă©quipes de chercheurs.

Communiquer cette mĂ©moire :

  • accĂšs professionnel :

Pour faciliter la commercialisation des archives aux professionnels, tant en France qu’à l’international, l’Ina s’est engagĂ©, en complĂ©ment de la numĂ©risation de ses fonds, dans une opĂ©ration de thĂ©matisation. Plus de 300 corpus thĂ©matiques sont disponibles dans les rubriques : politique, Ă©vĂ©nements, sociĂ©tĂ©, culture, spectacles, sports, personnalitĂ©s
 Depuis fĂ©vrier 2004, l’Ina propose aux professionnels inamediapro.com, premiĂšre banque mondiale d’archives audiovisuelles numĂ©risĂ©es et accessibles en ligne, soit 300 000 heures d’archives et 3 millions de notices documentaires. En 2005, inamediapro.com a reçu le prix Focal Award (Federation of Commercial Audiovisual Libraries) de la meilleure banque professionnelle d'images au monde.

  • accĂšs scientifique :

Le centre de consultation de l’InathĂšque de France, installĂ© au rez-de-jardin de la BibliothĂšque nationale de France (BnF), met Ă  la disposition des chercheurs, des enseignants et des Ă©tudiants, via un ensemble de Stations de Lecture Audiovisuelle (SLAV), les fonds d’archives constituĂ©s au titre du dĂ©pĂŽt lĂ©gal de la radio et de la tĂ©lĂ©vision françaises. D'ici 2009, ces fonds pourront Ă©galement ĂȘtre consultĂ©s dans les dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales de l’Ina, Ă  Strasbourg, Lyon, Marseille, Toulouse, Rennes et Lille. L’InathĂšque de France organise Ă©galement des ateliers de rĂ©flexion (Le CollĂšge iconique), des colloques (Les rencontres Ina-Sorbonne) et des rendez-vous mensuels (Les lundis de l'Ina) consacrĂ©s au rĂŽle jouĂ© par les mĂ©dias dans notre sociĂ©tĂ©.

  • accĂšs institutionnel et grand public :

L’Ina dĂ©veloppe une politique de valorisation des archives Ă  des fins Ă©ducatives et culturelles et initie pour cela de nombreux partenariats. Au travers de nombreux projets, l’Ina travaille sur la notion d’éducation Ă  l’image et favorise par ailleurs la diffusion du patrimoine sous des formes variĂ©es au sein de festivals, rĂ©trospectives, expositions, musĂ©es ou autres Ă©vĂ©nements culturels.

Depuis le 27 avril 2006, le grand public a un accĂšs direct, en simple consultation, en tĂ©lĂ©chargement (location de 48 heures ou acquisition dĂ©finitive) ou sur DVD Ă  la demande, Ă  plus de 100 000 Ă©missions de tĂ©lĂ©vision et de radio sur ina.fr. Le site propose des accĂšs notamment par mots clĂ©s, dates, genres et thĂšmes. Il offre 23 000 heures d'archives audiovisuelles sur plus d'une centaine de personnalitĂ©s comme l'abbĂ© Pierre [1], Simone Veil [2], Jean Rochefort [3] ou Yannick Noah [4]. Des dossiers sont accessibles sur des grands thĂšmes comme l'Apartheid [5], le conflit au Proche-Orient [6] ou la Coupe du monde de football de 1998 [7]. PrĂšs de 1000 heures d'Ă©missions emblĂ©matiques du patrimoine audiovisuel comme Cinq colonnes Ă  la une [8], Les coulisses de l'exploit [9] ou Apostrophes [10] peuvent Ă©galement ĂȘtre consultĂ©es, mais aussi Les MaĂźtres du mystĂšre [11], Le masque et la plume [12]
 Des fonds historiques sont mis Ă  disposition du grand public, ainsi que des fictions (Maigret [13], Les Cinq DerniĂšres Minutes [14]
), des divertissements et magazines (Âge tendre et tĂȘte de bois [15], Droit de rĂ©ponse [16]
), du sport (le tennis avec Roland Garros [17], le cyclisme avec le Tour de France (cyclisme) [18], le football [19]), des journaux tĂ©lĂ©visĂ©s [20] et les programmes des ActualitĂ©s Françaises [21].

Cette offre doit s’enrichir de 5 000 heures par an et s'Ă©tendre avec l'ouverture rĂ©guliĂšre de sites thĂ©matiques ou la mise en ligne d'offres spĂ©cifiques :

  • en octobre 2006 au domaine pĂ©dagogique avec Apprendre [22], un nouvel outil Ă©ducatif audiovisuel en ligne, qui comprend notamment les Jalons pour l'histoire du temps prĂ©sent [23] dĂ©veloppĂ© en partenariat avec le MinistĂšre de l'Education Nationale,
  • en 2007 Ă  la politique avec Les prĂ©sidentielles, Ă©lections, candidats, enjeux, dĂ©bats depuis 1946 ; au cinĂ©ma avec Chroniques d'un festival [24], 60 ans de mĂ©moire audiovisuelle du Festival de Cannes (Ă©galement disponible en version anglaise [25]) ; et Ă  la chanson avec Place aux chansons [26], 50 ans de tubes Ă  la tĂ©lĂ©vision française,
  • en 2008, aux discours du gĂ©nĂ©ral de Gaulle avec Charles de Gaulle - paroles publiques [27], Ă  l'occasion de l'ouverture de l'Historial Charles de Gaulle aux Invalides ; aux images de Mai 68 en France et dans le monde avec Mai 68, la rĂ©volution en images [28], pour les 40 ans des Ă©vĂ©nements ; et aux cultures europĂ©ennes avec Europe des cultures [29], 50 ans de crĂ©ation artistique et de vie culturelle des 27 pays de l’Union EuropĂ©enne (Ă©galement disponible en version anglaise [30]).

Recherche et expérimentation sur l'image et le son

DÚs sa création, l'Ina a eu en charge la recherche, rapidement orientée vers la mise au point d'images de synthÚse utilisées notamment par l'industrie française du dessin animé.

De 1982 à 2000, l'Ina a créé et piloté le salon Imagina, un rendez-vous annuel pour les professionnels de l'audiovisuel numérique.

DĂ©sormais, 95 % de cette recherche est tournĂ©e vers la prĂ©servation du patrimoine audiovisuel. Ainsi, l'Ina est impliquĂ© dans de grands projets de recherche et d’expĂ©rimentation pour la sauvegarde et la protection des images et des sons et dĂ©veloppe des outils numĂ©riques nĂ©cessaires Ă  la restauration, l’indexation et le marquage des documents audiovisuels.

L'Ina s'associe Ă  des entreprise publiques et privĂ©es (CEA, France TĂ©lĂ©com, Thomson, ThalĂšs
), des universitĂ©s et des centres de recherche français et Ă©trangers. Depuis fĂ©vrier 2004, le projet europĂ©en de recherche Prestospace, qui vise Ă  dĂ©velopper des solutions intĂ©grĂ©es et une approche industrielle pour les travaux de sauvegarde et de numĂ©risation des archives audiovisuelles, est coordonnĂ© par l'Institut. L’Ina est aussi impliquĂ© dans le dĂ©veloppement de systĂšmes de classement et de recherche des contenus multimĂ©dias, de techniques de marquage des images permettant de les tracer, d'outils de navigation visant Ă  faciliter la consultation des archives. Il participe aussi Ă  des projets internationaux : le pĂŽle de compĂ©titivitĂ© Île-de-France Cap Digital, la Europeana (bibliothĂšque numĂ©rique europĂ©enne), Quaero (projet europĂ©en de moteur de recherche multimĂ©dia)


Au sein de ce laboratoire, le Groupe de recherches musicales (GRM) est un lieu de recherche, de création et de conservation dans les domaines du son enregistré et des musiques électroacoustiques.

Producteur et éditeur de programmes audiovisuels et multimédia

L’Ina produit et Ă©dite des programmes audiovisuels et multimĂ©dia pour le paysage audiovisuel français et international.

Depuis trente ans, l'Ina a produit plus de 2 000 Ɠuvres (soit 1 800 heures de programmes) : 1 500 ont Ă©tĂ© diffusĂ©es Ă  la tĂ©lĂ©vision et 200 films ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s dans des festivals internationaux. Ces productions (ou co-productions) concernent des figures historiques (Dante), politiques (Moi, Fidel Castro), scientifiques (Claude LĂ©vi-Strauss) ou artistiques (Chagall), des moments historiques (La saga des immigrĂ©s, Une histoire de langue française) ou des sujets de sociĂ©tĂ© (Grandir au collĂšge)


L'Ina Ă©tend Ă©galement sa production aux domaines Ă©ducatifs, pĂ©dagogiques et multimĂ©dias : avec France 5 pour le dĂ©veloppement du site internet CĂŽtĂ© profs pour les enseignants, avec des Ă©diteurs scolaires pour la crĂ©ation de cartables Ă©lectroniques, ou en participant Ă  la conception de l'Espace numĂ©rique des savoirs, le portail Ă©ducatif du ministĂšre de l'Éducation nationale. Son studio hypermĂ©dia est Ă  l’origine d'innovations en matiĂšre de programmes interactifs mettant en scĂšne les archives de l’Ina, comme les fresques interactives dont Les Jalons pour l’histoire du temps prĂ©sent [33], Festival de Cannes [34], Charles De Gaulle - paroles publiques [35], Europe des cultures [36], Ouest en MĂ©moire [37], RepĂšres MĂ©diterranĂ©ens [38], elles@centrepompidou [39] et les entretiens interactifs.

Par ailleurs, l’Ina Ă©dite ou co-Ă©dite des collections sonores ou vidĂ©o retraçant les grandes heures de la radio et de la tĂ©lĂ©vision. En radio, la collection Ina mĂ©moire vive regroupe des rĂ©citals de musique classique, des discours, entretiens, lectures ou confĂ©rences avec des personnalitĂ©s (AndrĂ© Malraux, Pierre MendĂšs France, Georges Pompidou, Michel Foucault
). En tĂ©lĂ©vision, de nombreuses collections sont consacrĂ©es Ă  des Ă©missions emblĂȘmatiques : Les grands entretiens de Bernard Pivot, coĂ©ditĂ©s avec Gallimard et comprenant notamment des entretiens avec Marguerite Yourcenar, Julien Green, Marguerite Duras, Françoise Dolto ou Albert Cohen. Une collection humoristique est consacrĂ©e Ă  des Ă©missions comme le Petit thĂ©Ăątre de Bouvard, les Shadoks ou Bonne nuit les petits.

Depuis plus de 10 ans, l'Ina Ă©dite aussi des vidĂ©os pour un public scolaire sur des thĂšmes comme la musique, le cinĂ©ma, l'histoire, la civilisation
 La plupart des Ă©ditions concernent la littĂ©rature (adaptations, analyses d'Ɠuvres, biographies, portraits, Ɠuvres thĂ©Ăątrales
). Il existe Ă©galement un DVD interactif Apprendre la TV : le JT.

Chaque annĂ©e, les Ă©tablissements scolaires et les mĂ©diathĂšques commandent en moyenne 2500 documents. Les sujets et les titres les plus demandĂ©s sont : Albert Camus, VipĂšre au poing, Le Jeu de l'amour et du hasard, EugĂ©nie Grandet, L'Affaire Calas, La Prise du pouvoir par Louis XIV.

Centre europĂ©en de formation aux mĂ©tiers de l’audiovisuel et du numĂ©rique

L'Ina est un des acteurs europĂ©ens de l'enseignement professionnel sur les mĂ©tiers de l'image et du son. Il organise prĂšs de 50 000 jours / stagiaires par an, soit plus de 230 stages et 200 formations « sur mesure Â». L'institut dĂ©veloppe une activitĂ© de formation initiale grĂące Ă  des partenariats nationaux et europĂ©ens. Depuis octobre 2007, Ina’Sup, l’école supĂ©rieure de l’audiovisuel et du numĂ©rique, propose deux masters : Production audiovisuelle et numĂ©rique et Gestion et conservation des patrimoines audiovisuels et numĂ©riques.

RĂŽle Ă  l'international

Pionnier en matiÚre de numérisation, l'Ina intervient dans d'autres pays afin de conseiller les entreprises et institutions dans leur travail de sauvegarde des archives audiovisuelles. L'Ina poursuit en parallÚle des missions des solidarité, comme en Afghanistan et au Cambodge, afin d'aider ces pays à reconstruire leur mémoire audiovisuelle.

L'institut est membre de la Fédération Internationale des Archives de Télévision (FIAT/IFTA), qui regroupe prÚs de 180 institutions d'archivage dans 70 pays. Fin 2004, la FIAT/IFTA a lancé un appel international pour la sauvegarde du patrimoine audiovisuel mondial.

Les archives de l’Ina

Les fonds de l'Ina (plus de 2,5 millions d'heures d'archives au total) regroupent la mĂ©moire sonore et visuelle de plus de 60 ans de notre histoire, rĂ©partie dans six grandes collections : le fonds cinĂ©ma, le fonds national de tĂ©lĂ©vision, le fonds radio, le fonds photo, les fonds rĂ©gionaux et le fonds du dĂ©pĂŽt lĂ©gal. La plupart de ces archives sont conservĂ©es au centre des Essarts-le-Roi.

Le fonds cinéma

Trente ans d'actualitĂ©s :

  • le fonds de la CoopĂ©rative gĂ©nĂ©rale du cinĂ©ma français, soit dix-huit films produits entre 1944 et 1963, douze documentaires et six longs mĂ©trages. Exemple : La Bataille du rail de RenĂ© ClĂ©ment, primĂ© au premier Festival de Cannes de l'aprĂšs-guerre en 1946.

Le fonds national de télévision

L'INA assure une mission de dépÎt légal de 88 chaßnes de télévision[2].

  • Les actualitĂ©s nationales ou fonds « actualitĂ©s Â» : les journaux tĂ©lĂ©visĂ©s, les Ă©missions et dĂ©bats politiques, les magazines d'information, de reportages, les magazines et retransmissions sportives, diffusĂ©s par la Radio TĂ©lĂ©vision Française (RTF) puis l'ORTF, et la tĂ©lĂ©vision publique aujourd'hui. Exemple : le premier journal tĂ©lĂ©visĂ© crĂ©Ă© par Pierre Sabbagh le 26 juin 1949.
  • Le fonds dit de « Production Â» : les programmes nationaux de la tĂ©lĂ©vision publique depuis la RTF jusqu'Ă  aujourd'hui, il couvre tous les genres tĂ©lĂ©visuels : tĂ©lĂ©films, sĂ©ries, feuilletons, documentaires, Ă©missions de divertissement, jeux, dessins animĂ©s, magazines culturels ou de sociĂ©tĂ©, retransmissions d'Ă©vĂ©nements sportifs, de piĂšces de thĂ©Ăątre, de concerts
 ainsi que les Ă©missions produites ou coproduites depuis 1975 par l'Ina. Exemple : le premier Tour de France, les premiĂšres Ă©missions de dĂ©bat (ProblĂšme de gouvernement, LibertĂ© de l'esprit), les allocutions du GĂ©nĂ©ral de Gaulle, ainsi que les Ă©missions À armes Ă©gales ou Cinq colonnes Ă  la une. D'autres Ă©missions cĂ©lĂšbres des annĂ©es 1980-1990, comme Apostrophes, Champs-ÉlysĂ©es, Stade 2 ou TĂ©lĂ©foot, y sont conservĂ©es.

Le fonds radio

L'INA assure une mission de dépÎt légal de 20 stations de radio[2].

Les premiers enregistrements radiophoniques remontent Ă  1933 (discours de personnalitĂ©s comme Blum, Paul Reynaud, Daladier
). Pour la pĂ©riode de la Seconde Guerre mondiale, 4 000 enregistrements sonores proviennent des radios qui Ă©mettaient depuis Paris (zone occupĂ©e), Vichy (zone libre) ou de l'extĂ©rieur (la RĂ©sistance). AprĂšs la Guerre, une collecte des Ă©missions a Ă©tĂ© organisĂ©e : des entretiens avec des artistes (Breton, Claudel, Giono
), des concerts de l'Orchestre national du thĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es, des Ă©missions de variĂ©tĂ©s ou d'information culturelle (Rendez-vous Ă  cinq heures, Dimanche dans un fauteuil, Radioscopie, Les grandes enquĂȘtes
).

DĂšs 1975, le fonds est alimentĂ© quotidiennement par les Ă©missions de Radio France : Le pays d'ici, Les mardis du thĂ©Ăątre ou du cinĂ©ma, L'Histoire en direct sur France Culture ; Le Masque et la Plume, Rue des Entrepreneurs, L'oreille en coin, Le tĂ©lĂ©phone sonne sur France Inter ; Euphonia, Le matin des musiciens sur France Musique.

Le fonds publicité

Depuis 2009, l’Ina a mis en ligne sur son site web [40] un fonds de 200 000 spots de publicitĂ©[4]. Cet approche « Web 2.0 Â» est inspirĂ© notamment de Dailymotion et de Youtube avec l'introduction de rubriques, d'espaces commentaires, de systĂšmes classement type « les vidĂ©os les plus vues Â»[5]. Ce fonds reprend tous les spots diffusĂ©s Ă  la tĂ©lĂ©vision française depuis le 1er octobre 1968, date de la premiĂšre diffusion d'un spot publicitaire Ă  la tĂ©lĂ©. Il est issu de trois fonds :

  • le fonds RFP (RĂ©gie Française de PublicitĂ©), soit 25 500 spots ainsi que des campagnes d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et collectives, qui couvre la pĂ©riode entre 1968 Ă  1984,
  • le fonds de la SECODIP, soit 33 300 spots, entre 1985 et 1994.
  • le fonds du DĂ©pĂŽt lĂ©gal depuis 1995 qui comprend tous les spots de production française rĂ©coltĂ©s auprĂšs de l'ARPP (ex BVP) et dĂ©jĂ  disponible pour les utilisateurs du centre de consultation de l'InathĂšque. Il s'enrichit de 15 Ă  20 000 spots chaque annĂ©e.

L’initiative de l’Ina est un moyen de fixer l’évolution des pratiques publicitaires tĂ©moignant de l’évolution des mƓurs, des modes de consommation, de la place de la femme ou des habitudes vestimentaires en France, etc.

Le fonds photo

ÉvaluĂ© Ă  environ 1,5 million de photographies, datant pour les plus anciennes des annĂ©es 1950, ce fonds tĂ©moigne des prĂ©mices de la tĂ©lĂ©vision, quand les Ă©missions avaient lieu en direct et n'Ă©taient ni enregistrĂ©es, ni archivĂ©es : des reportages sur les tournages, le travail des Ă©quipes techniques, des rĂ©alisateurs et des artistes, des portraits de personnalitĂ©s, et des reportages retraçant la vie quotidienne en France entre 1961 et 1974.

Les fonds régionaux

Six dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales conservent les programmes des radios et des tĂ©lĂ©visions publiques rĂ©gionales. Chaque dĂ©lĂ©gation valorise en moyenne 50 000 heures d'archives (radio et tĂ©lĂ©vision) datant, pour les plus anciennes, des annĂ©es 1950.

Le fonds du dépÎt légal

  • La TĂ©lĂ©vision nationale hertzienne : TF1, France 2, France 3, Canal +, M6, Arte, France 5. Du 1er janvier 1995 au 1er janvier 2002, il s'agit du dĂ©pĂŽt des programmes d'origine française en premiĂšre diffusion, et un Ă©chantillonnage pour les journaux tĂ©lĂ©visĂ©s, les jeux et les retransmissions sportives. Il existe aussi un dĂ©pĂŽt de 7 journĂ©es tĂ©moins chaque annĂ©e reprenant l'intĂ©gralitĂ© d'une journĂ©e de diffusion pour toutes les chaĂźnes. Depuis le 1er janvier 2002, tous les programmes sont collectĂ©s 24 heures sur 24.
  • Un fonds vidĂ©o-musiques : 3 500 documents constituĂ©s de clips musicaux d'origine française en premiĂšre diffusion depuis le 1er janvier 1995.
  • Un fonds publicitĂ© : 10 000 documents par an intĂ©grant des spots publicitaires en premiĂšre diffusion française depuis le 1er janvier 1995.
  • Un fonds du Service d'observation des programmes : 67 500 documents regroupant l'enregistrement intĂ©gral des programmes des chaĂźnes nationales hertziennes de 1986 Ă  2001 pour TF1, France 2 et France 3 ; de 1992 Ă  2001 pour Canal +, Arte et M6.
  • Un fonds de documentation Ă©crite : il s'agit d'un fonds d'ouvrages, de pĂ©riodiques, de rapports, de thĂšses et de publications de recherche comme, des grilles de programmes, des dossiers de presse, des ouvrages consacrĂ©s aux mĂ©dias ou des pĂ©riodiques.

À savoir

  • Le plus vieux document de l'Ina date de 1891 : c'est la voix de Gustave Eiffel.
  • La premiĂšre apparition des Rolling Stones Ă  la tĂ©lĂ©vision française date de 1964 dans l'Ă©mission Quoi de neuf prĂ©sentĂ©e par Denise Fabre.
  • Il faudrait 300 ans non-stop pour voir et Ă©couter toutes les archives de l'Ina.
  • Lors du premier jour de mise en ligne d'ina.fr, 6 millions et demi de visiteurs se sont connectĂ©s. Les documents les plus visionnĂ©s sont les Shadoks et Mai 68.
  • On reconnaĂźt les archives de l'Ina grĂące au logo blanc Ina prĂ©sent sur les images. Cependant, la loi interdit de « sigler Â» une Ɠuvre sans l'accord des auteurs.
  • Des rĂ©flexions sur le dĂ©pĂŽt lĂ©gal d'internet sont en cours. Il devrait ĂȘtre mis en place Ă  l'horizon 2009/2010 sous l'Ă©gide de l'Ina pour sa partie audiovisuelle.
  • Disparitions d'archives : lors d'un entretien dans l'Ă©mission d'Antoine Perraud, Jeux d'archives (France Culture, 31 mars 2007), William Karel fait remarquer que certains documents audiovisuels et des notices se rapportant Ă  de Gaulle ou Ă  la guerre d'AlgĂ©rie ont disparu de l'Ina.

Notes et références

  1. ↑ a  et b  Entretien avec Emmanuel Hoog sur LeJournalduNet
  2. ↑ a , b , c  et d  JĂ©rĂŽme Bouteiller, Entretien avec Emmanuel Hoog. La culture est trop prĂ©cieuse pour ĂȘtre abandonnĂ©e Ă  un moteur de recherche, L'Expansion, le 23 septembre 2009
  3. ↑ Nathalie Silbert Et Jean-Christophe Feraud, « Il ne faut pas avoir peur de Google, mais du monopole Â», Les Echos, le 25 septembre 2009.
  4. ↑ L'humanitĂ©, « La dĂ©mocratisation du savoir Â», journalier [lire en ligne]
  5. ↑ Neteco, « L'Ina.fr s'Ă©toffe en mode "Dailymotion" Â», site Internet [lire en ligne]

Bibliographie

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