Insecticide

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Insecticide

√Čtymologiquement, les insecticides sont des substances actives ou des pr√©parations ayant la propri√©t√© de tuer les insectes, leurs larves et/ou leurs Ňďufs. Ils font partie de la famille des pesticides, eux-m√™mes inclus dans la famille des biocides, tous deux r√©glement√©s en Europe par des directives sp√©cifiques.

Le terme g√©n√©rique ¬ę insecticide ¬Ľ inclut aussi les pesticides destin√©s √† lutter contre des arthropodes qui ne sont pas des insectes (ex : acariens tels qu'araign√©es ou tiques) ainsi parfois que des r√©pulsifs.

On distingue des produits agissant par contact, des produits ¬ę syst√©miques ¬Ľ, et des produits √† mode interm√©diaire, dits ¬ę translaminaires ¬Ľ.

Sommaire

Familles chimiques

Elles sont liées aux modes d'action des insecticides, fondés par exemple sur la neurotoxicité de certaines molécules, ou sur leur impact sur la respiration cellulaire, la formation de la cuticule chitineuse, ou de la perturbation de la mue.

Ce sont principalement les :

Les organochlorés (organohalogénés)

Très utilisés de 1940 à 1970, ils sont en très nette régression.
Ce terme n'inclut pas systématiquement tout insecticide comportant dans sa formule un atome de chlore.

Ce sont des insecticides de contact : aucun n'a besoin d'√™tre v√©hicul√© par la s√®ve dans les v√©g√©taux pour agir sur les insectes qui les mangent.

Les organochlorés sont des toxines neurotropes qui altèrent le fonctionnement des canaux sodium indispensables à la transmission de l'influx nerveux. Leur spectre d'action est large.
Le DDT, par exemple, agit sur l'insecte par contact et ingestion, induisant un tremblement généralisé (incoordination motrice) puis une paralysie qui met parfois 24 h pour s'installer.

La toxicit√© aigu√ę des organochlor√©s envers l'homme est relativement faible, dans les conditions normales d'utilisation, mais ce sont des substances tr√®s stables et bioaccumulables, donnant des produits de d√©gradation et de biotransformation (m√©tabolites) encore plus stables, peu solubles dans l'eau, √† faible tension de vapeur, d'o√Ļ des probl√®mes d'accumulation dans les organismes et les √©cosyst√®mes via les cha√ģnes alimentaires. Certains peuvent persister tr√®s longtemps dans les sols, les tissus v√©g√©taux et les graisses, ce pourquoi ils ont √©t√© interdits dans bon nombre de pays.

Outre leur rémanence excessive, leur usage a été freiné par des phénomènes de résistance apparus en particulier chez les Diptères (cas de l'aldrine), dont chez certains moustiques.

Exemples :

Les organophosphorés

La premi√®re commercialisation (parathion) date de 1944. Ils sont actuellement les insecticides les plus vari√©s du march√©. Ces produits n'ont gu√®re de points communs entre eux, si ce n'est leur origine, une certaine liposolubilit√© et leur mode d'action sur le syst√®me nerveux. Ce sont des inhibiteurs de la cholinest√©rase, qui est bloqu√©e sous une forme inactive : l'ac√©tylcholine s'accumule au niveau de la synapse, emp√™chant la transmission de l'influx nerveux et entra√ģnant la mort de l'insecte. Ce mode d'action explique leur haute toxicit√© vis-√†-vis de l'homme et des animaux √† sang chaud.

La plupart des organophosphor√©s p√©n√®trent plus ou moins dans le tissu des plantes, √©tant semi syst√©miques, ou sont transport√©s par le syst√®me vasculaire de la plante : ils sont alors syst√©miques.

Ils se situent √† l'oppos√© des organochlor√©s, avec une toxicit√© aigu√ę √©lev√©e mais une faible r√©manence. Leur faible r√©manence n√©cessite souvent la r√©p√©tition des traitements pour assurer une longue protection. Ils p√©n√®trent facilement dans l'organisme des insectes par leur liposolubilit√© √©lev√©e. Certains sont sp√©cifiquement acaricides.

On distingue :

Ils sont généralement hautement toxiques et peu stables.

Ils sont plus stables que le groupe précédent (meilleure rémanence).

  • Organophosphor√©s √† h√©t√©rocycle : chlorpyrifos, diazinon, √©trimfos, isoxation, quinalphos, m√©thidation, phosmet

Des produits issus de ces 3 groupes sont regroup√©s ci-dessous selon leur mode d'action :

Les carbamates

Ce vaste groupe regroupe les dérivés de l'acide carbamique, comprenant aussi un grand nombre de fongicides et d'herbicides.

Ils agissent comme les organophosphor√©s ; en inhibant la cholinest√©rase. Certains ont des actions sp√©cifiques (aphicide, molluscicide). Le propoxur, bendiocarbe et dioxacarbe sont utilis√©s en lutte paludique pour leur grande r√©manence.

Ils agissent le plus souvent par contact bien que certains aient une action systémique (aldicarbe, benfuracarbeé). Leur rémanence est généralement faible.

On distingue :

  • les m√©thyl carbamates √† structure cyclique ph√©nyl : aminocarbe, BPMC, carbaryl, isocarbe, isoprocarbe (MICP), methiocarbe, metolcarbe (MTMC), mexacarbe, promecarbe, propoxur.
  • les m√©thyl et dimethyl carbamates √† structure h√©t√©rocyclique : bendiocarbe, carbofuran, dimetilan, dioxacarbe, pirimicarbe.
  • Les m√©thyl carbamates √† cha√ģne aliphatique : aldicarbe, methomyl, oxamyl, thiodicarbe.

Les pyr√©thrino√Įdes de synth√®se

Insecticides dits ¬ę de troisi√®me g√©n√©ration ¬Ľ, ils sont copi√©s sur les pyr√®thres naturels, en cherchant √† augmenter leur toxicit√© et leur photostabilit√©.
Dotés d'une toxicité considérable et agissant par contact, ils tuent presque instantanément les insectes par effet choc neurotoxique, permettant de les utiliser à des doses très réduites (10 à 40 g de matière active par ha).
Comme les organochlorés, ils tuent l'insecte en bloquant le fonctionnement des canaux sodium indispensables à la transmission de l'influx nerveux.

Réputés peu toxiques pour l'homme, on leur attribue le coefficient de sécurité (rapport des toxicités pour les insectes et pour les mammifères) le plus élevé parmi les insecticides chimiques. Très biodégradables, ils ne persistent pas dans le milieu édaphique, mais ils sont très toxiques pour certains organismes aquatiques (poissons) ainsi que pour les auxiliaires de l'agriculture (dont les abeilles). Ils possèdent des propriétés diverses.

Une molécule donnée présente de nombreux isomères aux degrés d'activités variés. La synthèse industrielle cherche à ne produire que l'isomère le plus actif de la molécule.

Les sulfones et sulfonates

Ils ont en commun une liaison soufre. Faiblement toxiques, ils ont des propri√©t√©s acaricides (contre Ňďufs et larves), mais ils sont pratiquement inefficaces vis-√†-vis des insectes.

    • Exemples : t√©trasul, t√©tradifon, propargite.

Les formamidines

Ce sont des insecticides acaricides caract√©ris√©s par la pr√©sence d'une structure -N=CH-N. Ils tuent les Ňďufs et les jeunes stades larvaires. Ils sont efficaces contre les insectes ayant d√©velopp√© une r√©sistance aux organophosphor√©s ou aux organochlor√©s.

Les benzoylurées (perturbateurs de mues)

C'est un groupe d'insecticides découvert en 1972, le diflubenzuron étant la première matière active commercialisée. Elle se caractérise par son mode d'action qui perturbe la formation de la chitine qui n'est plus sous forme fibrillaire des larves d'insectes. La chitine synthétase est le site actif. Les insectes meurent lors de la mue suivante. Ils sont faiblement toxiques pour l'homme. Le délai d'action est de 2 à 7 jours. Leur demi-vie est de 2 semaines.

Autres familles

Carbinols : Ce sont pratiquement tous des acaricides sp√©cifiques. Proches du groupe du DDT, ils comprennent des d√©riv√©s chlor√©s et brom√©s.

Insecticides d'origine végétale

Toutes les plantes produisent des molécules pour se défendre de leurs prédateurs, et en particulier des insectes. De nombreuses graines (Pois, haricots, grain de café notamment) contiennent des protéines spéciales (globulines) insectifuges). Certaines plantes sont depuis longtemps utilisées pour éloigner ou tuer des insectes, ou pour tuer d'autres invertébrés (comme vermifuge...), etc.

En Europe, les insecticides v√©g√©taux ont connu un d√©veloppement important entre les deux guerres, avant d'√™tre √©clips√©s par les insecticides de synth√®se moins co√Ľteux. Des cultures √† grande √©chelle de plantes √† propri√©t√© insecticide furent men√©es dans les ann√©es 50. Ces insecticides sont extraits de diverses plantes par mac√©ration, infusion ou d√©coction. En voici quelques exemples :

Des composées du genre Chrysanthemum accumulent naturellement dans leurs capitules des substances insecticides, les pyréthrines. Tanacetum cinerariifolium est l'espèce la plus employée. Les fleurs, rappelant par leur forme les marguerites, sont broyées et séchées. La poudre obtenue est diluée au 1/10ème dans de l'eau. L'effet est augmenté par l'addition d'adjuvants, tel que le piperonyl butoxyde. Peu toxiques, les pyréthrines sont très vite dégradées dans la nature. Elles sont actives contre de nombreux insectes avec un effet choc.

Elles sont extraites de racines, feuilles ou graines de l√©gumineuses (Derris spp en Asie du Sud-Est et Lonchocarpus spp en Am√©rique du Sud). Elles sont tr√®s toxiques pour les poissons et certains insectes qu'elles paralysent (inhibition du complexe mitochondrial I, c'est-√†-dire de la cha√ģne respiratoire √† √©chelle cellulaire) mais sont r√©put√©es inoffensives pour les abeilles[r√©f. n√©cessaire] et peu toxiques pour les animaux √† sang chaud. Leurs effets r√©siduels sont r√©put√©s faibles. C'est un insecticide de contact, utilis√© contre les insectes suceurs et broyeurs (pucerons, teignes, mouches des fruits, altises, noctuelles).
Pr√©paration : des racines de Derris elliptica de 2,6 cm de diam√®tre sont lav√©es puis broy√©es avec un peu d'eau et de savon (1 part de savon, 4 parts de racines et 225 d'eau). La solution obtenue par filtrage est utilis√©e imm√©diatement. Attention ! Les rot√©nones provoquent par contact de s√©v√®res l√©sions des r√©gions g√©nitales.

Extraite au niveau des feuilles et des tiges du tabac, Nicotiana tabacum (Solanaceae). Cet alcalo√Įde agit par inhalation, ingestion et contact. La nicotine a des propri√©t√©s acaricides, insecticide et fongicide. La nicotine se d√©grade en 3-4 jours. C'est une substance tr√®s toxique pour l'homme, les mammif√®res et les poissons. Sa DL 50 est de 50 mg¬∑kg-1. Elle peut √™tre inhal√©e et absorb√©e directement √† travers la peau : il faut donc √©viter tout contact lors de sa manipulation. Le traitement est plus efficace s'il se d√©roule √† temp√©rature √©lev√©e (>30 ¬įC). Il ne faut pas consommer les cultures trait√©es avant un d√©lai de 4 jours.
Pr√©paration : la bouillie se pr√©pare en arrosant 1 kg de tiges et de feuilles avec 15 l d'eau plus une poign√©e de savon (agent mouillant). Apr√®s 24 h, ce m√©lange est filtr√© et pr√™t √† l'emploi.

Extraite d'un arbre (Azadirachta indica : Margousier) de la famille des Meliaceae, l'azadirachtine poss√®de des propri√©t√©s insecticide et r√©pulsive sur plus de 200 esp√®ces d'insectes de 6 ordres diff√©rents et a des propri√©t√©s fongicides. Elle agit par contact et ingestion. Le produit se d√©gradant sous l'action de la lumi√®re, il est conseill√© de traiter en fin de journ√©e. Le produit est efficace contre la teigne des crucif√®res, la coccinelle du melon et certaines cicadelles.
Le neem extrait des graines permet, à une concentration de 3-5 ppm, de protéger les denrées stockées sur une période de 6 mois.
Pr√©paration : les graines sont d√©barrass√©es de la pulpe et les noyaux sont s√©ch√©es √† l'ombre. Un fois bien secs, ils peuvent √™tre conserv√©s plusieurs mois. Puis les graines sont r√©duites en poudre et mises √† tremper dans de l'eau (25 √† 50 g de graines par litre) pendant une nuit. La solution obtenue √† partir des feuilles et graines est utilis√©e en pulv√©risation contre les chenilles d√©foliatrices des cultures mara√ģch√®res.
Les feuilles et les fleurs sont placées sous la literie contre les poux et les puces. Une usine d'extraction de cette substance existe en Inde (1995) avec une capacité de traitement de 20 t par jour.
À Madagascar, l'espèce végétale utilisée est Melia azedarach (Meliaceae).

Ce produit est un perturbateur endocrinien[1], carcinogène génotoxique[2]et provoque des atrophies sur les jeunes abeilles[3] et des lésions dans le foie et les poumons des rats[4].


Par la d√©cision 2008/941/CE du 8 d√©cembre 2008, la Commission Europ√©enne a refus√© l'inscription de l'azadirachtine (substance active de l'Huile de neem) √† l'annexe I de la directive 91/414/CEE, ce qui revient √† interdire aux √Čtats membres d'incorporer cette substance active dans les pr√©parations b√©n√©ficiant d'une autorisation de mise sur le march√© sur leur territoire. Par cons√©quent son usage comme insecticide est interdit en agriculture, mara√ģchage, jardinage, espaces verts, serres. Un d√©lai d'utilisation est maintenu jusqu'en 12/2010 (pouvant √™tre prolong√© au maximum jusqu'en 12/2011) [1]. L'azadirachtine n'est d'ailleurs pas autoris√©e en France [2]. Elle figure cependant parmi la liste des substances actives naturelles propos√©es par la commission "Moyens alternatifs et protection int√©gr√©e des cultures" de l'AFPP [3]. Un usage dans des locaux (habitation, bureaux) est logiquement autoris√©, car le produit rel√®ve alors de la directive biocides.

Ce produit est extrait d'un arbre de 4 à 6 m de haut, le Quassia amara, de la famille des Simarubaceae au Brésil et en Amérique centrale, ainsi que d'un autre arbre atteignant 12 m, Picraena excelsa[5].
Cette substance est présente essentiellement dans le bois. La quassine est pratiquement inoffensive pour les animaux domestiques et l'homme. Il n'affecte pas les insectes utiles tels que les abeilles et les coccinelles.
Soluble dans l'eau, c'est un produit systémique utilisé essentiellement contre les insectes suceurs (pucerons)[5].
Pr√©paration  : on fait mac√©rer 2 √† 3 jours 1 kg de copeaux dans 6 litres d'eau. L'eau de trempage est utilis√©e en pulv√©risation additionn√©e de 1% de savon blanc. La quassine a une action insecticide et n√©maticide.
La longue persistance du go√Ľt tr√®s amer du produit emp√™che d'appliquer directement le produit sur les feuilles ou fruits consommables.
Par la d√©cision 2008/941/CE du 8 d√©cembre 2008, la Commission Europ√©enne a refus√© l'inscription de la quassine (quassia) (substance active de l'Huile de neem) √† l'annexe I de la directive 91/414/CEE, ce qui revient √† interdire aux √Čtats membres d'incorporer cette substance active dans les pr√©parations b√©n√©ficiant d'une autorisation de mise sur le march√© sur leur territoire. Par cons√©quent son usage comme insecticide est interdit en agriculture, mara√ģchage, jardinage, espaces verts, serres. Un d√©lai d'utilisation est maintenu jusqu'en 12/2010 (pouvant √™tre prolong√© au maximum jusqu'en 12/2011) [4]. La quassia n'est d'ailleurs pas autoris√©e en France [5]. Elle figure cependant parmi la liste des substances actives naturelles propos√©es par la commission "Moyens alternatifs et protection int√©gr√©e des cultures" de l'AFPP [6]. Un usage dans des locaux (habitation, bureaux) est logiquement autoris√©, car le produit rel√®ve alors de la directive biocides.

  • La ryanoline

Cette substance est extraite de Ryania speciosa, de la famille des Flacourtiaceae et se rencontre en Amérique du Sud. On utilise les tiges, les racines et la sciure de tronc. Le produit agit par contact et l'effet est lent mais très puissant, les insectes cessant de se nourrir, de se déplacer et de se reproduire. C'est un insecticide sélectif par ingestion. Le ryania est peu toxique pour les vertébrés et l'effet dure au champ 5 à 9 jours. On obtient de bons résultats envers les larves de Lépidoptères.
Pr√©paration : les racines, les feuilles ou les tiges sont s√©ch√©es puis moulues finement. 30 √† 40 g de poudre sont m√©lang√©s √† 7 √† 8 litres d'eau puis le liquide obtenu par filtrage est pulv√©ris√©, tous les 10 √† 14 jours en arboriculture.

Cette substance provient de diverses esp√®ces d'Aconitum (A. fischeri, A. kuznezoffi, A. autumnale, A. napellus). Ces plantes contiennent de l'aconitine et d'autres alcalo√Įdes tr√®s toxiques pour les mammif√®res, les oiseaux et les invert√©br√©s. La DL 50 de l'aconitine est voisine de 1. En Chine, ces plantes sont cultiv√©es pour le traitement de semences.

  • Le g√©raniol

Le g√©raniol est obtenu par distillation fractionn√©e d'extraits naturels de Cympobogon winterianus Jowitt. Il a √©t√© d√©montr√© que le g√©raniol en solution aqueuse avait une double action sur les insectes et tous les stades de la m√©tamorphose, par √©touffement et d√©shydratation de l'insecte, des Ňďufs et des larves. C'est m√™me l'un des meilleurs larvicides du march√©.

  • Le piment

Une décoction de piment a également un effet insecticide.

  • Le caf√© ?

Une √©tude br√©silienne a montr√© que les grains de caf√© (non-torr√©fi√©) sont riches en globulines insecticides[6]. Ces globulines se sont av√©r√©es en laboratoires tr√®s efficaces contre la larve du charan√ßon du ni√©b√© (insecte mod√®le couramment utilis√© pour tester l'activit√© insecticide des prot√©ines) ; 50 % des larves expos√©es √©taient rapidement tu√©es par d'infimes quantit√©s de ces prot√©ines du caf√© rapidement tu√© pr√®s de la moiti√© des insectes. Des scientifiques imaginent cr√©er des OGM exprimant le g√®ne codant pour cette prot√©ine, par exemple dans des c√©r√©ales, en esp√©rant que ces prot√©ines ne soient pas directement ou indirectement pas nocives pour l'homme ou l'environnement si produites par des parties consommables des plantes cultiv√©es ou si par croisement g√©n√©tique elles √©taient produites par des cousines sauvages.

Mode d'utilisation

Il est recommandé d'appliquer les insecticides à usage externe à la tombée de la nuit car, d'une part, certains composés sont détruits par les rayons du soleil et donc moins actifs s'ils sont répandus en journée. D'autre part, cela permet d'éviter de tuer les insectes utiles tels que les abeilles. En effet, les abeilles s'abreuvant de la rosée du matin, elles sont souvent intoxiquées si l'insecticide a été répandu en tout début de matinée.

Perspectives, prospective et recherche

Pour mieux √©tudier et comprendre le mode d'action des insecticides et r√©pulsifs notamment utilis√©s dans la lutte nti-vectorielle pour le contr√īle de maladies v√©hicul√©es et transmises par des moustiques, poux, puces tiques de nouvelles m√©thodes pourraient √™tre bient√īt disponibles.

  • la mod√©lisation mol√©culaire et la mod√©lisation des interactions mol√©culaires ;
  • l'utilisation de cultures cellulaires. On a ainsi r√©cemment (publication 2011) r√©ussi √† cultiver et utiliser des neurones isol√©s de moustiques Anopheles gambiae adultes, qui semblent pouvoir aider √† mesurer l'efficacit√© plus ou moins r√©pulsive ou insecticide de certaines mol√©cules[7].

Voir aussi

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Antifertility Effects of Neem (Azadirachta indi√ßa) Oil in Male Rats by Single Intra-Vas Administration : An Alternate Approach to Vasectomy, Shakti N. Upadhyay, Suman Dhawan, GP Tawar, Journal of Andrology, 1993.
  2. ‚ÜĎ An examination of the potential ¬ę genotoxic ¬Ľ carcinogenicity of a biopesticide derived from the neem tree, Rosenkranz HS, Klopman G, Environ Mol Mutagen, 1995.
  3. ‚ÜĎ Effets de l‚Äôhuile de neem sur l‚Äôacarien Varroa et les abeilles, Peter Schenk, Anton Imdorg, Peter Fluri, Centre suisse de recherches apicoles, 2001.
  4. ‚ÜĎ Biochemical effects of vepacide (from Azadirachta indica) on Wistar rats during subchronic exposure, Rahman MF, Siddiqui MK., Ecotoxicol Environ Saf., 2004.
  5. ‚ÜĎ a et b [PDF] AFPP, ¬ę Extrait de Quassia amara - Quassine ¬Ľ, http://www.afpp.net,  2008. Consult√© le 22/04/2008.
  6. ‚ÜĎ Paulo Mazzafera et al. "Purification of Legumin-Like Proteins from Coffea arabica and Coffea racemosa Seeds and Their Insecticidal Properties toward Cowpea Weevil (Caliosobruchus maculates) (Coleoptera: Bruchidae)" ; Journal d'ACS of Agricultural and Food Chemistry (publication bi-hebdomadaire) ; (R√©sum√©)
  7. ‚ÜĎ C√©line Lavialle-Defaix et al. Anopheles gambiae mosquito isolated neurons: A new biological model for optimizing insecticide/repellent efficacy ; Journal of Neuroscience Methods 200 (2011) 68‚Äď 73

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Liens et documents externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Insecticide de Wikipédia en français (auteurs)

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  • insecticide ‚ÄĒ [ …õŐÉs…õktisid ] adj. et n. m. ‚ÄĘ 1838; de insecte et cide ‚ô¶ Qui tue, d√©truit les insectes. Poudre insecticide. N. m. Le D.D.T. est un insecticide. Une bombe d insecticide. ‚óŹ insecticide adjectif et nom masculin Se dit d un produit utilis√© dans la… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • Insecticide ‚ÄĒ In*sec ti*cide, n. [Insect + L. caedere to kill.] An agent or preparation for destroying insects; an insect powder or spray. {In*sec ti*ci dal}, a. [1913 Webster] ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • insecticide ‚ÄĒ (n.) substance which kills insects, 1865, from INSECT (Cf. insect) + CIDE (Cf. cide) ‚Ķ   Etymology dictionary

  • insecticide ‚ÄĒ ‚Ėļ NOUN ‚Ė™ a substance used for killing insects. DERIVATIVES insecticidal adjective ‚Ķ   English terms dictionary

  • insecticide ‚ÄĒ [in sek‚Ä≤t…ô sńędőĄ] n. [< INSECT + CIDE] any substance used to kill insects insecticidal adj ‚Ķ   English World dictionary

  • Insecticide ‚ÄĒ For other uses, see Insecticide (disambiguation). An insecticide is a pesticide used against insects. They include ovicides and larvicides used against the eggs and larvae of insects respectively. Insecticides are used in agriculture, medicine,… ‚Ķ   Wikipedia

  • insecticide ‚ÄĒ insecticidal, adj. /in sek teuh suyd /, n. 1. a substance or preparation used for killing insects. 2. the act of killing insects. [1860 65; INSECT + I + CIDE] * * * Any of a large group of substances used to kill insects. Such substances are… ‚Ķ   Universalium

  • insecticide ‚ÄĒ Synonyms and related words: aborticide, acaricide, anthelmintic, antibiotic, antiseptic, bug bomb, carbamate insecticide, chemosterilant, chlorinated hydrocarbon insecticide, contact poison, defoliant, disinfectant, eradicant, fratricide,… ‚Ķ   Moby Thesaurus

  • insecticide ‚ÄĒ n. to spray, spread, use an insecticide * * * […™n sekt…™sa…™d] spread use an insecticide to spray ‚Ķ   Combinatory dictionary

  • insecticide ‚ÄĒ [[t]…™nseŐĪkt…™sa…™d[/t]] insecticides N MASS Insecticide is a chemical substance that is used to kill insects. Spray the plants with insecticide ‚Ķ   English dictionary


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