Immigration

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Immigration
Page d'aide sur les redirections Pour l'immigration en France, voir Immigration en France.
Jeunesse Ă  Oslo, en NorvĂšge. La plupart des immigrĂ©s vivent dans les grandes villes. À Oslo, plus de 27% des habitants sont d'origines immigrĂ©s.

L'immigration dĂ©signe aujourd'hui l'entrĂ©e, dans un pays, de personnes Ă©trangĂšres qui y viennent pour y sĂ©journer ou s'y installer. Le mot immigration vient du latin migratio qui signifie « passage d'un lieu Ă  l'autre Â». Elle correspond, vue du cĂŽtĂ© du pays de dĂ©part, Ă  l'Ă©migration.

Dans le cas des frontaliers, les migrations peuvent ĂȘtre quotidiennes.

Sommaire

Historique

Avant l'apparition des moyens de locomotion mĂ©caniques modernes (train, voiture, avion, etc.) les migrations furent essentiellement rĂ©gionales, les registres paroissiaux en France dĂ©montrent que les origines des immigrĂ©s de chaque village ne dĂ©passĂšrent guĂšre un rayon de quinze kilomĂštres. Le mode de vie sĂ©dentaire impose gĂ©nĂ©ralement un espace de vie d'un rayon de 7 km : jusqu'au dĂ©but du XIXe siĂšcle pour une grande partie de la population, ayant pour seul mode de transport la marche, la vie se dĂ©roulait entiĂšrement dans cet espace. Les Ă©changes de produits se font alors de proche en proche, 90 % des produits disponibles sont produits dans un rayon de 7 km. Cette proximitĂ© est Ă©galement Ă  la base des premiers dĂ©coupages politiques en France. À la fin du XVIIIe siĂšcle, le dĂ©coupage du territoire français en communes se fait sur la base de la distance parcourue Ă  pied en une journĂ©e. À l'Ă©poque, on parlait mĂȘme d'immigrĂ© quand une personne venait du village voisin le plus proche, les mariages inter-villages Ă©tant alors mal vus !

Les raisons de l'immigration

Immigrants européens au Brésil
Photo de Guilherme Gaensly, vers 1890.

Pour le migrant, l'immigration peut avoir une ou plusieurs raisons :

  • Professionnelle (mission de longue durĂ©e Ă  l'Ă©tranger) et Ă©tudes ;
  • Politique (rĂ©fugiĂ© politique fuyant les persĂ©cutions) ;
  • SĂ©curitaire, notamment en cas de guerre dans le pays d'origine ;
  • Économique (habitant de pays pauvres cherchant un meilleur niveau de vie dans les pays riches, Ă©ventuellement temporairement) ;
  • Personnelle (volontĂ© de s'installer dans un pays par goĂ»t, par exemple si l'on se reconnaĂźt dans ses valeurs) ;
  • Familiale (rejoindre le conjoint, l'enfant dĂ©jĂ  installĂ©).
  • Fiscale (l'installation dans un pays offrant un niveau d'imposition moins Ă©levĂ©)

Pour les États, l'immigration peut permettre de faire face Ă  un dĂ©ficit des naissances ou encore assurer une quantitĂ© ou qualitĂ© de main-d'Ɠuvre suffisante. Toutefois, l’immigration illĂ©gale va au-delĂ  des souhaits des pays d’arrivĂ©e.

Aujourd'hui, les flux de migrations sont orientĂ©s aussi bien des pays en dĂ©veloppement vers les pays dĂ©veloppĂ©s que d'un pays dĂ©veloppĂ© vers un autre[1]. Les plus forts taux de travailleurs immigrĂ©s dans la population active se retrouvent dans les pays du Golfe Persique : 90 % aux Émirats arabes unis, 86 % au Qatar, 82 % au KoweĂŻt.

Un migrant peut ne pas ĂȘtre en rĂšgle au regard de la lĂ©gislation sur l'immigration en vigueur dans le pays de destination.

Des communes victime d'exode rural, comme Riace depuis 1998, en Italie ont une politique volontariste d'accueil de l'immigration visant à entretenir leur démographie et la vie économique locale[2]. En 2011, L'Osservatore Romano (le quotidien du Vatican) a cité cette bourgade comme un exemple à suivre vis-à-vis des immigrés[2].

Politique d'immigration et données statistiques

Données générales

Solde migratoire en 2008
     Solde migratoire positif      Solde migratoire stable      Solde migratoire nĂ©gatif      Pas de donnĂ©es

D'aprÚs le rapport du Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies (O.N.U ) sur les migrations internationales et le développement, remis en 2006[1], le monde compterait prÚs de 200 millions de migrants. Un tiers environ se sont rendus d'un pays en développement vers un autre et un autre tiers d'un pays en développement vers un pays développé.

Chaque pays adopte ses propres normes pour identifier les immigrĂ©s et les compter. Ceci affecte directement la quantitĂ© et la proportion d'immigrĂ©s. Ainsi en France, on rĂ©serve la dĂ©nomination d’immigrĂ© aux seules personnes « nĂ©es Ă©trangĂšres Ă  l’étranger Â», en excluant les personnes nĂ©es françaises (cas des Harkis, rapatriĂ©s d'AlgĂ©rie europĂ©ens et juifs etc). Par contre, selon la dĂ©finition des Nations unies, est immigrĂ©e toute « personne nĂ©e dans un autre pays que celui oĂč elle rĂ©side Â». Elle peut avoir la nationalitĂ© de son pays de naissance ou avoir une autre nationalitĂ©, notamment celle du pays dans lequel elle rĂ©side. Dans le premier cas, elle est Ă©trangĂšre, et dans le dernier, elle ne l’est pas, ayant la nationalitĂ© du pays oĂč elle habite.

Selon la définition des Nations unies précisée ci-dessus, la proportion des immigrés dans plusieurs pays en 2010 était la suivante:[3],[4]

Pays % Immigrés (2010) Pays d'origine le plus représenté
Émirats arabes unis 70%
Luxembourg 35%
Suisse 23%
Australie 22% Royaume-Uni
Canada 21% Chine
Autriche 16%
SuĂšde 14%
Espagne 14% Maroc
Etats-Unis 13% Mexique
Allemagne 13% Turquie
France 11% Algérie
Pays-Bas 10% Turquie
Royaume-Uni 10% Irlande
Belgique 9% Maroc
Italie 7% Albanie

Flux d'immigration actuels par pays

Liste des 10 principaux pays d'origine des immigrĂ©s annuels en Australie, au Canada, aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni. Les donnĂ©es les plus rĂ©centes disponibles sont utilisĂ©es.

Australie
2010
Canada
2010
États-Unis
2010
France
2008
Royaume-Uni
2009
Chine 13,8% Philippines 13% Mexique 13,3% Algérie 11,2% Inde 19,1%
Nouvelle-ZĂ©lande 12,1% Inde 10,8% Chine 6,8% Maroc 11,1% Pakistan 11,7%
Inde 10,3% Chine 10,8% Inde 6,6% Pologne 10,9% Philippines 5,1%
Royaume-Uni 9,6% Royaume-Uni 3,4% Philippines 5,6% Chine 5,6% Chine 4,8%
Philippines 5,2% États-Unis 3,3% RĂ©publique dominicaine 5,2% Tunisie 4,3% Nigeria 4,7%
Afrique du Sud 4,3% France 2,5% Cuba 3,2% Turquie 3,6% Zimbabwe 4%
Vietnam 2,4% Iran 2,4% Vietnam 2,9% Roumanie 2,3% Afrique du Sud 3,7%
Sri Lanka 2,3% Émirats arabes unis 2,4% Haïti 2,2% Mali 2,1% Bangladesh 3,7%
Malaisie 2,3% Maroc 2,1% Colombie 2,1% Cameroun 1,9% Afghanistan 2,6%
CorĂ©e 2,1% CorĂ©e du Sud 2% CorĂ©e du Sud 2,1% États-Unis 1,8% Irak 2,4%

Amérique du Nord

Canada

Article dĂ©taillĂ© : Immigration au Canada.

Le Canada est un pays bien connu pour sa population multiculturelle et son bilinguisme (francophone et anglophone). Le statut de rĂ©sident permanent peut ĂȘtre accordĂ© Ă  tout demandeur Ă©tranger aprĂšs examen d'un dossier. Plusieurs programmes sont proposĂ©s dont le plus important est celui des travailleurs qualifiĂ©s qui a sĂ©lectionnĂ© 186 913 nouveaux immigrants Ă©conomiques en 2010[5]. Dans le cadre de ce programme, la sĂ©lĂ©ction dĂ©pend de l'attribution de points suivant la formation, la profession, l'Ăąge, les langues maĂźtrisĂ©es, etc, mais aussi d'un examen mĂ©dical et d'une enquĂȘte de sĂ©curitĂ©. A travers ses diffĂ©rents programmes, le Canada a accueilli 280 681 nouveaux rĂ©sidents permanents en 2010.

États-Unis

Article dĂ©taillĂ© : Immigration aux États-Unis.

PrĂšs de huit millions de personnes se sont installĂ©es aux États-Unis entre 2001 et 2005, lĂ©galement ou illĂ©galement, selon le Centre d'Ă©tude de l'immigration. C'est un rythme de 2,5 supĂ©rieur Ă  celui de la grande vague d'EuropĂ©ens arrivĂ©s autour de 1910 sur le Nouveau Continent.

Les États-Unis accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque annĂ©e, mais ceux-ci sont limitĂ©s Ă  20 000 par pays. La rĂšgle est celle de l'ordre chronologique des demandes ; il existe deux grandes causes principales d'immigration : le regroupement familial et la recherche d'un travail. Depuis 1990, l'organisation passe aussi par l'attribution ou non de carte verte donnĂ©e Ă  l'issue d'une loterie due Ă  une forte demande. La carte verte n'est cependant utile que pour devenir salariĂ© aux États-Unis, pas pour y crĂ©er une entreprise ! C'est parce qu'il ne pouvait pas obtenir de carte verte que Philippe Kahn, qui dĂ©sirait rester aux États-Unis, a crĂ©Ă© la sociĂ©tĂ© Borland International (avec succĂšs). En raison d'une tradition de droit du sol, tout enfant nĂ© sur le territoire des États-Unis peut ĂȘtre dĂ©clarĂ© citoyen amĂ©ricain. Le mariage avec une personne de nationalitĂ© amĂ©ricaine ne confĂšre pas en revanche par ce seul fait la nationalitĂ© de ce pays.

En 2006, 1,2 million de clandestins ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s en tentant d'entrer aux États-Unis via le Texas, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et la Californie.

Europe

Article dĂ©taillĂ© : Immigration en Europe.

Si la plupart des pays europĂ©ens sont aujourd'hui des terres d'immigration, la situation est trĂšs diffĂ©rente d'un pays Ă  un autre. Dans les pays d'Europe du Sud, l'immigration, plus rĂ©cente, concerne surtout l'agriculture, le bĂątiment et les services alors qu'elle est plus diversifiĂ©e dans les pays d’Europe du Nord, oĂč le regroupement familial favorise par ailleurs la constitution de communautĂ©s.

Les droits des immigrĂ©s dĂ©pendent du pays d'accueil et de celui d'origine ; les pays de l’Union accordent (sous conditions minimales, la plus courante Ă©tant la rĂ©ciprocitĂ©) un droit de vote et d'Ă©ligibilitĂ© aux rĂ©sidents Ă©trangers pour les Ă©lections locales aux citoyens des autres pays de l'Union ; certains pays l'accordent aussi Ă  des citoyens d'autres pays.

L'importance de la nationalitĂ© et la façon dont elle s'acquiert est un autre paramĂštre trĂšs variable et trĂšs important, avec grosso modo trois approches :

  • Droit "du sol" (exemple : tradition française bien antĂ©rieure Ă  la RĂ©volution)
  • Droit "du sang" (exemple : tradition germanique)
  • Manifestation de volontĂ© et dĂ©cision des autoritĂ©s (exemple : tradition britannique basĂ© sur le passeport accordĂ© de façon trĂšs libĂ©rale)

Ceci affecte directement la quantité et la proportion d'immigrés, chaque pays adoptant ses propres normes pour les identifier et les compter.

Il y avait en 2010, selon Eurostat, 47,3 millions de personnes nĂ©s Ă  l'Ă©tranger qui vivaient dans l'UE27, dont 16,0 millions (3,2%) nĂ©s dans un autre État membre de l'UE27 et 31,4 millions (6,3%) nĂ©s dans un pays hors de l'UE27. Au total, la population nĂ©e Ă  l'Ă©tranger comptait pour 9,4% de la population totale de l'UE27. Les pays avec le plus grand nombre de personnes nĂ©es hors de l'UE27 sont l'Allemagne (6,4 millions), la France (5,1 millions), le Royaume-uni (4,8 millions), l'Espagne (4,1 millions), l'Italie (3,2 millions) et les Pays-Bas (1,4 millions)[6].

Pays Population 2010 (1000) NĂ©s Ă  l'Ă©tranger (1000) % NĂ©s dans un autre Ă©tat de l'UE 27 (1000) % NĂ©s en dehors de l'UE 27 (1000) %
UE 27 501 098 47 348 9,4 15 980 3,2 31 368 6,3
Allemagne 81 802 9 812 12,0 3 396 4,2 6 415 7,8
France 64 716 7 196 11,1 2 118 3,3 5 078 7,8
Royaume-Uni 62 008 7 012 11,3 2 245 3,6 4 767 7,7
Espagne 45 989 6 422 14,0 2 328 5,1 4 094 8,9
Italie 60 340 4 798 8,0 1 592 2,6 3 205 5,3
Pays-Bas 16 575 1 832 11,1 428 2,6 1 404 8,5
GrĂšce 11 305 1 256 11,1 315 2,8 940 8,3
SuĂšde 9 340 1 337 14,3 477 5,1 859 9,2
Autriche 8 367 1 276 15,2 512 6,1 764 9,1
Belgique (2007) 10 666 1 380 12,9 695 6,5 685 6,4
Portugal 10 637 793 7,5 191 1,8 602 5,7
Danemark 5 534 500 9,0 152 2,8 348 6,3

Espagne

Longtemps pays d'Ă©migration vers l'Europe et l'AmĂ©rique latine, l'Espagne est devenue une terre d'accueil dans les annĂ©es 1980. Il y avait officiellement 100 000 d'immigrĂ©s en 2005[7]. Les principaux pays d'origine des immigrants sont le Maroc, l'Équateur et la Roumanie. En 2010, la proportion d'immigrĂ©s Ă©tait de 14%[3].

L'Espagne est un lieu de destination de transit pour les immigrĂ©s clandestins en provenance d'Afrique. Elle doit faire face Ă  une arrivĂ©e massive de clandestins africains sur les Ăźles Canaries. Au cours des cinq premiers mois de 2006, plus de 7500 immigrĂ©s clandestins ont dĂ©barquĂ© sur les cĂŽtes de cet archipel espagnol[8]. Le Premier ministre a dĂ» rĂ©pondre aux attaques de l'opposition sur cette question et a demandĂ© le soutien de l'Union europĂ©enne. Celle-ci a promis l'envoi de patrouilles aĂ©ronavales afin de surveiller la rĂ©gion. D'autre part, le gouvernement espagnol a renforcĂ© sa collaboration diplomatique avec les pays d'Afrique de l'Ouest. Le journal La Razon a rĂ©vĂ©lĂ© que sur les quatre premiers mois de 2006, 60 000 Roumains et Bulgares Ă©taient arrivĂ©s en Espagne. Il a rappelĂ© que l'immigration la plus importante venait d'AmĂ©rique latine et d'Europe centrale.

L'Espagne a procĂ©dĂ© Ă  plusieurs opĂ©rations de rĂ©gularisation d'immigrĂ©s clandestins depuis les annĂ©es 1980. La derniĂšre opĂ©ration en date, lancĂ©e par le gouvernement Zapatero, a abouti Ă  la rĂ©gularisation de 700 000 personnes entre fĂ©vrier et mai 2005. Certains pays membres de l'espace de Schengen, comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, ont critiquĂ© cette mesure car les immigrĂ©s munis de papiers attribuĂ©s par l'Espagne peuvent ensuite circuler librement dans les autres pays[9]. Ces rĂ©gularisations massives provoqueraient par ailleurs un « appel d’air Â».

France

Article dĂ©taillĂ© : Immigration en France.

Selon l'INED, prĂšs de 14 millions de Français avaient en 1999 un parent ou un grand-parent immigrĂ©, soit 23 % de la population[10]. GĂ©rard Noiriel estime en 2002 cette proportion Ă  environ 33% si l'on remonte jusqu'aux arriĂšre-grands parents[11].

En 2008, la France accueille, selon la dĂ©finition internationale des Nations Unies, 6,7 millions d’immigrĂ©s soit 11% de la population[12],[13]. Elle se classe au sixiĂšme rang mondial, derriĂšre les États-Unis (42,8 millions), la Russie (12,3), l'Allemagne (9,1), l'Arabie Saoudite (7,3), le Canada (7,2) mais elle devance en revanche le Royaume-uni (6,5) et l'Espagne (6,4)[14].

Selon la dĂ©finition française, plus restrictive, la France mĂ©tropolitaine comptait en 2008, 5,3 millions d’immigrĂ©s, soit 1 120 000 de plus qu’en 1999 et 8,3 % de la population totale. 40 % d’entre eux avaient la nationalitĂ© française, qu’ils ont pu acquĂ©rir par naturalisation ou par mariage[15],[16]. Les enfants d’immigrĂ©s, descendants directs d’un ou de deux immigrĂ©s, reprĂ©sentaient, en 2008, 6,5 millions de personnes, soit 11 % de la population. Trois millions d’entre eux avaient leurs deux parents immigrĂ©s[17]. Les immigrĂ©s sont principalement originaires de l'Union europĂ©enne (34 %), du Maghreb (30 %), d'Asie (14 %, dont le tiers de la Turquie) et d'Afrique subsaharienne (11 %)[16]. Au total, immigrĂ©s et enfants d'immigrĂ©s (seconde gĂ©nĂ©ration) sont au nombre de 11,8 millions en 2008 (dont un peu plus de 5 millions d'origine europĂ©enne et 4 millions d'origine maghrĂ©bine), soit 19 % de la population[18].

Selon l'INSEE, l'immigration vers la France est actuellement principalement d’origine africaine (Maghreb et Afrique noire). Sur les 210 075 nouveaux immigrĂ©s de 2004, 100 567 venaient d’Afrique[19].

40% des immigrĂ©s rĂ©sident en Île-de-France (un habitant sur trois y est immigrĂ© ou descendant direct d'immigrĂ©), 11 % en RhĂŽne-Alpes et 9 % en Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur[20].

Italie

Pays d'émigration jusqu'aux années 1960, l'Italie est devenue progressivement une terre d'immigration. Depuis les années 1990, l'Italie a ainsi accueilli de nombreux réfugiés en provenance de l'ex-Yougoslavie et du Kosovo, ainsi que de Somalie. Le nombre officiel d'immigrés était de 3 millions fin 2005[7].

L'Italie fait aussi face Ă  des vagues d'immigration clandestine, en particulier par voie de mer : Albanais sur la cĂŽte des Pouilles, Africains sur l'Ăźle de Lampedusa au sud du pays. Le gouvernement Berlusconi (2001-2006) a mis en place des vols charters vers les pays d'origine et a tentĂ© de lutter contre l'arrivĂ©e d'immigrĂ©s clandestins par bateau. En 2005, 207 bateaux ont Ă©tĂ© arraisonnĂ©s par les autoritĂ©s italiennes Ă  proximitĂ© du littoral, sur un total estimĂ© de 22 000 immigrĂ©s clandestins[21]. Par ailleurs, le gouvernement a rĂ©gularisĂ© 690 000 clandestins en 2003.

En 2002, la loi Bossi-Fini a mis en place un systĂšme de quotas qui dĂ©terminent chaque annĂ©e le nombre d'immigrĂ©s que l'Italie peut accueillir en fonction des besoins du marchĂ© du travail et de ses capacitĂ©s d'intĂ©gration Ă©conomique. La loi a aussi instaurĂ© un fichier d'empreintes gĂ©nĂ©tiques pour les demandeurs de visas. En 2006, 170 000 immigrĂ©s pourraient ainsi entrer lĂ©galement en Italie[22].

Le gouvernement de Romano Prodi, entré en fonction au printemps 2006, a annoncé sa volonté de revenir sur la plupart des dispositions de la loi Fini-Bossi et de faciliter l'obtention de la citoyenneté italienne. Il n'y est pas parvenu et aprÚs les élections du 13 et 14 avril 2008, le quatriÚme gouvernement Berlusconi est entré en fonction le 9 mai 2008. Ce gouvernement considÚre l'introduction du crime d'immigration clandestine et d'autres mesures facilitant les expulsions des immigrés irréguliers

Arrivées à Lampedusa en 2011

En 2011, suite Ă  la rĂ©volution tunisienne, l'Ăźle de Lampedusa a connu des arrivĂ©es massives de personnes en provenance de Tunisie, qui ont profitĂ© de l'absence de surveillance sur les cĂŽtes tunisiennes. Presque cinq mille personnes sont ainsi entrĂ©es en un seul weekend; au total, les autoritĂ©s italiennes ont arrĂȘtĂ© environ quinze mille personnes. Un grand nombre des arrivants ont ensuite quittĂ© l'Italie.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Pays-Bas

Aux Pays-Bas, les étrangers doivent passer un test d'immigration sur la culture et la langue néerlandaises. Les cours de langue sont obligatoires et gratuits pour les nouveaux arrivants. Un projet de loi prévoit de faire passer ce test à des immigrés présents depuis longtemps sur le sol des Pays-Bas. La municipalité de droite de Rotterdam a édicté en janvier 2006 un code de bonne conduite aux étrangers qui leur impose d'utiliser le néerlandais dans les lieux publics[22]. Depuis le changement de majorité, l'application en est suspendue.

Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a connu une immigration importante en provenance de ses anciennes colonies aprĂšs la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fin de l'Empire britannique. Les ressortissants des anciennes colonies britanniques, regroupĂ©es dans le Commonwealth, gardaient le titre de « citoyen britannique Â» qui leur permettait de venir et de travailler librement au Royaume-Uni.

À la fin des annĂ©es 1950, les premiĂšres tensions apparaissent entre immigrĂ©s et Britanniques de souche dans certains quartiers comme Notting Hill Ă  Londres. Les problĂšmes Ă©conomiques rencontrĂ©s par le Royaume-Uni au cours de la dĂ©cennie suivante la poussent Ă  mettre en place les premiĂšres mesures de restriction de l'immigration. Les habitants du Commonwealth ne peuvent plus venir s'installer librement sur le sol britannique. DĂšs la fin des annĂ©es 1960 l'immigration nouvelle commence Ă  diminuer au profit du regroupement familial.

Dans le mĂȘme temps, le gouvernement mĂšne une politique de lutte contre les discriminations qui, contrairement aux politiques françaises, se base sur la reconnaissance des catĂ©gories ethniques. L'appartenance ethnique figure ainsi sur les recensements de la population. Une Commission for Racial Equality (CRE) lutte contre les discriminations et pour l'intĂ©gration des personnes de toutes races. IndĂ©pendante du gouvernement, cette commission favorise la reprĂ©sentation des minoritĂ©s ethniques dans la vie publique. Elle dĂ©cerne un prix annuel de la personnalitĂ© mĂ©diatique, remis en 2005 au footballeur Thierry Henry.

Ce modÚle multiculturaliste fait actuellement l'objet de débats importants au Royaume-Uni. On lui reproche d'entraßner la création de communautés ethniques mal intégrées dans la société, critique renforcée aprÚs les attentats de juillet 2005 à Londres dont plusieurs des principaux suspects étaient des citoyens du Royaume-Uni. Le gouvernement de Tony Blair envisage ainsi de modifier le statut des demandeurs d'asile en leur accordant un droit de séjour limité à 5 ans et non permanent. Il souhaite aussi favoriser une immigration des élites en délivrant des permis de séjour et de travail en fonction de l'ùge, de la qualification professionnelle des postulants, de leur expérience et de leur connaissance de l'anglais...

Allemagne

Alors que la derniĂšre Ă©dition du "micro-recensement" Mikro­zensus de 2005 avait montrĂ© que 15,3 millions de personnes vivant en Allemagne sont d’origine Ă©trangĂšre ou issus de l’immigration sur une population totale de 82,2 millions d'habitants, l’édi­tion 2010 porte ce nombre Ă  plus de 16 millions, dont 3,3 millions de « rapatriĂ©s Â» (voir ci-dessous), sur une population totale de 81,8 millions d'habitants en 2009, soit 19,6 % de la population. Cette hausse s’explique d’un cĂŽtĂ© par un recul de 1,3 million de la population de souche allemande (mortalitĂ©), de l’autre par une hausse de 715 000 de la population Ă©trangĂšre ou issue de l’immigration (naissances et regroupement familial)[23].

Ceci inclut toutes les personnes « ayant un antĂ©cĂ©dent migratoire Â» (« Migrationshintergrund Â» ). Sur les 16 millions d'habitants ayant une « Migrationshintergrund Â» en Allemagne, on compte ainsi des enfants pourvu d'un parent de souche allemande. Si cette population d'origine immigrĂ©e ou Ă©trangĂšre correspond Ă  19,6% de la population totale du pays en 2009, ce taux est de plus de 33% pour la population de 0 Ă  5 ans.

En Allemagne, c'est le concept de « Migrationshintergrund Â» qui prĂ©vaut dans les statistiques, expression que l'on pourrait traduire par « ayant un antĂ©cĂ©dent migratoire Â». La population est ainsi, en quelque sorte, comptabilisĂ©e entre population de pure souche allemande et population mĂ©langĂ©e et d'origine Ă©trangĂšre.

L'annĂ©e 1950 est l'annĂ©e de rĂ©fĂ©rence avant laquelle toute origine Ă©trangĂšre ou toute migration est ignorĂ©e. Cela s'explique facilement par l'extrĂȘme homogĂ©nĂ©itĂ© de la population allemande aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, rĂ©sultat de l'eugĂ©nisme nazi.

Est ainsi désigné comme personne ayant une «Migrationshintergrund» toute personne:

  • ayant elle-mĂȘme immigrĂ© et ayant gardĂ© sa nationalitĂ© Ă©trangĂšre
  • ayant elle-mĂȘme immigrĂ© et ayant acquis la nationalitĂ© allemande par naturalisation (EinbĂŒrgerung)
  • ayant au moins un de ses parents ou de ses grands-parents qui est « issu des flux migratoires Â»

Ceci implique que seront comptabilisées, dans la population «mit Migrationshintergrund» à la fois un individu ayant un parent autrichien et un parent allemand, un individu dont tous les grands-parents sont d'origine turque, ou encore un individu d'origine allemande lointaine revenu en tant que «SpÀtaussiedler».

Contrairement aux Pays-Bas, par exemple, oĂč la diffĂ©rence entre « autochtone Â» et « allochtone Â» n'est valide que sur les 1ere et 2e gĂ©nĂ©rations, les statistiques allemandes prĂ©voient, a priori, de chiffrer l'ensemble des descendants («Nachkommen»), y compris les mĂ©langes.

De 1985 Ă  1990 inclus, l'Allemagne a reçu non moins de 2 300 000 immigrĂ©s supplĂ©mentaires, en grande partie originaires des pays de l'Europe de l'Est, mais cet important apport n'a pas rĂ©ussi Ă  empĂȘcher la baisse de la natalitĂ© allemande en 1991-92 (chute de 905.675 naissances en 1990 Ă  809.114 en 1992 soit une perte de 10 %), et le mouvement ne s'arrĂȘta pas Ă  ce niveau. De nouveaux plus bas furent enregistrĂ©s, en 94-95 d'abord, puis au cours des premiĂšres annĂ©es du XXIe siĂšcle (766.999 naissances en 2000 contre 673.675 en 2006, soit une perte de 12,6 %).

Cependant, dans cette population issue des flux migratoires, il faut noter que les gens issus du rapatriement des populations allemandes installĂ©es depuis des gĂ©nĂ©rations en Europe de l'Est et en particulier en Russie sont comptabilisĂ©s dans la population « issue des flux migratoires Â», avec Migrationshintergrund. Le nombre de ces « Aussiedler Â» ou « SpĂ€taussiedler Â» s'Ă©lĂšverait Ă  au moins 3,3 millions de personnes. Les Allemands de Russie (Russlanddeutsche) forment la grande majoritĂ© de ce groupe. Cette population est venue en Russie appelĂ©s par Catherine de Russie pour dĂ©velopper les terres de la Volga et d'Ukraine. Cette minoritĂ© ethnique, Ă  laquelle les tsars avaient accordĂ© la libertĂ© de culte et d'autres privilĂšges, en particulier financiers, s'intĂ©gra peu et se mĂ©langea encore moins Ă  la population russe. PersĂ©cutĂ©s sous Staline, dĂ©portĂ©s vers l'Asie centrale et la SibĂ©rie par myriades en 1941, ces « Allemands de Russie Â» se sont prĂ©cipitĂ©s en grand nombre vers leur lointaine mĂšre patrie dans les annĂ©es 1990, dĂšs la chute du rideau de fer[24].

Suisse

Article dĂ©taillĂ© : Migration suisse.

D'aprÚs la définition de l'Office fédéral de la statistique (OFS), la population immigrée se compose de "toutes les personnes, quelle que soit leur nationalité actuelle, qui ne sont pas nées en Suisse et qui y ont donc immigré." Cela inclut donc les Suisses de l'étranger qui sont venus s'établir en Suisse, d'une part, mais cela exclut les personnes étrangÚres qui sont nées en Suisse. Toujours d'aprÚs l'OFS la population descendante d'immigrés comprend "toutes les personnes, quelle que soit leur nationalité actuelle, qui sont nées en Suisse et dont au moins un parent est né à l'étranger.

En 2001, 2,1 millions d’immigrĂ©s et de descendants d’immigrĂ©s de 15 ans ou plus vivaient en Suisse. Si l’on y ajoute les quelque 300'000 enfants de moins de 15 ans, cette population reprĂ©sentait environ 2,4 millions de personnes, soit 33% de la population rĂ©sidente permanente en Suisse: ce chiffre Ă©tant composĂ© de deux tiers par les immigrĂ©s et d'un tiers par leurs descendants[25].

Russie

La Russie souhaite restreindre le nombre de ressortissants des pays de la CEI travaillant sur son territoire Ă  six millions contre onze millions actuellement[26].

En 2007, la derniĂšre loi sur l'immigration permet entre autres de limiter le travail des ONG, notamment lorsqu'il s'agit d'Ă©trangers militants des droits de l'homme[27].

Fin 2008, la Russie comptait quelque 10 millions d’immigrĂ©s[28].

Afrique du Sud

AprĂšs la fin de l'apartheid, l'Afrique du Sud a commencĂ© Ă  accueillir des rĂ©fugiĂ©s venant d'autres pays africains (notamment des pays immĂ©diatement voisins), souvent clandestins[29]. Le gouvernement a mis en place une politique stricte vis-Ă -vis de l'immigration illĂ©gale : un million de personnes ont Ă©tĂ© reconduites Ă  la frontiĂšre dans les annĂ©es 1990[30].

L'immigration clandestine

Article dĂ©taillĂ© : immigration illĂ©gale.
Un fort diffĂ©rentiel Ă©conomique explique en partie l'immigration clandestine. Ici le mur de Nogales qui sĂ©pare Ă  gauche les États-Unis et Ă  droite le Mexique.

L'immigration clandestine concerne les habitants de pays pauvres cherchant un meilleur niveau de vie dans les pays plus riches et grand delta de démographie, ou des immigrants politiques non reconnus.

L'immigration clandestine se fait donc illĂ©galement : les clandestins prennent frĂ©quemment des risques importants pouvant mettre leur propre vie en pĂ©ril afin de rejoindre des pays prĂ©sentant des conditions de vie qu'ils espĂšrent meilleures. Ils n'hĂ©sitent donc pas Ă  tout abandonner pour tenter l'aventure souvent « aidĂ©s Â» dans cette entreprise par des passeurs peu honnĂȘtes leur faisant payer un prix exorbitant pour leur fournir les moyens de franchir les obstacles naturels (mers, montagne, fleuve, etc.) ou humains (poste frontiĂšre) dans des conditions de sĂ©curitĂ© extrĂȘmement prĂ©caires.

Notes et références

  1. ↑ a et b [PDF] Rapport du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral sur les migrations internationales et le dĂ©veloppement [1], Nations unies, 2006.
  2. ↑ a et b Salvatore AloĂŻse Reportage intitulĂ© Dans le sud de l'Italie, un village dĂ©sertĂ© reprend vie en accueillant des immigrĂ©s ; LEMONDE 2011/04/26
  3. ↑ a et b G. Pison, Population & SociĂ©tĂ©s, n° 472, Ined, novembre 2010
  4. ↑ Concernant la France, la proportion d’immigrĂ©s est plus Ă©levĂ©e que celle publiĂ©e par l’Insee, qui contrairement aux Nations unies ne compte pas dans les immigrĂ©s les Français nĂ©s Ă  l’étranger. En ne comptant que les personnes nĂ©es Ă©trangĂšres Ă  l’étranger, la proportion n’est que de 8,5 % en France.
  5. ↑ (fr) CitoyennetĂ© et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2010}
  6. ↑ Les ressortissants Ă©trangers constituaient 6,5% de la population de l’UE27 en 2010, Eurostat, 105/2011 - 14 juillet 2011
  7. ↑ a et b Le Monde, 6 juin 2006 : « L'immigration en Europe : durcissement quasi gĂ©nĂ©ral Â».
  8. ↑ « Face Ă  l’afflux d’immigrĂ©s clandestins, le gouvernement espagnol en appelle Ă  l’Europe  Â» dans Le Figaro, web, 24/05/2006
  9. ↑ Marc Semo, « La forteresse Europe se barricade avec des mesurettes Â» dans LibĂ©ration, 27/05/2006 [lire en ligne]
  10. ↑ Une estimation des populations d'origine Ă©trangĂšre en France en 1999, M. Tribalat, dans Population 2004 n° 1, INED, (rĂ©sumĂ©)
  11. ↑ GĂ©rard Noiriel, Atlas de l'immigration en France (2002), Ă©d. Autrement, 2002, p. 11
  12. ↑ Les immigrĂ©s constituent 11% de la population française, TF1, Alexandra Guillet, le 24 novembre 2010, source : Ined
  13. ↑ Ici selon la dĂ©finition des Nations Unies : "personne nĂ©e dans autre pays que celui oĂč elle rĂ©side", "La proportion d’immigrĂ©s est plus Ă©levĂ©e que celle publiĂ©e par l’Insee, qui contrairement aux Nations unies ne compte pas dans les immigrĂ©s les Français nĂ©s Ă  l’étranger. En ne comptant que les personnes nĂ©es Ă©trangĂšres Ă  l’étranger, la proportion n’est que de 8 % en France", Note de l'Ined, Populations et SociĂ©tĂ©, N° 472
  14. ↑ Erreur de rĂ©fĂ©rence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a Ă©tĂ© fourni pour les rĂ©fĂ©rences nommĂ©es lci.
  15. ↑ Populations Ă©trangĂšre et immigrĂ©e en 2008, Insee, Octobre 2011
  16. ↑ a et b EnquĂȘtes annuelles de recensement 2004 et 2005 - PrĂšs de 5 millions d’immigrĂ© Ă  la mi-2004, Insee PremiĂšre n°1098, Catherine Borrel, 2006
  17. ↑ Être nĂ© en France d’un parent immigrĂ©, Insee PremiĂšre, n°1287, mars 2010, Catherine Borrel et Bertrand Lhommeau, Insee
  18. ↑ Immigration lĂ©gale : GuĂ©ant veut supprimer 20 000 autorisations par an, Le Monde, 16 avril 2011
  19. ↑ Statistiques des flux d’immigration permanente (Insee)
  20. ↑ Les descendants d’immigrĂ©s vivant en Île-de-France, Note rapide SociĂ©tĂ©, n° 531
  21. ↑ « 460 clandestins arrĂȘtĂ©s en Sicile Â» dans Le Nouvel Obs, 24/05/2006 [lire en ligne]
  22. ↑ a et b Emission de la 5, C dans l'air, 14 mars 2006
  23. ↑ Isabelle Bourgeois , « Population : une sociĂ©tĂ© largement mĂ©tissĂ©e Â», Regards sur l'Ă©conomie allemande En ligne , 98-99 | octobre 2010 , mis en ligne le 05 novembre 2010
  24. ↑ www.destatis.de
  25. ↑ CommuniquĂ© de presse, Office fĂ©dĂ©ral de la statistique, NeuchĂątel, 13 septembre 2002
  26. ↑ « La politique des quotas d'Ă©trangers menace la CEI d'Ă©clatement Â», dans Courrier international du 24 janvier 2007, [lire en ligne]
  27. ↑ http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-964255@51-954387,0.html En Russie, les lois sur l'immigration entravent la libre circulation et le travail des ONG LE MONDE | 08.10.07 | 15h50 ‱ Mis à jour le 8 octobre 07.
  28. ↑ Marie JĂ©go, « Les immigrĂ©s en Russie, victimes expiatoires de la crise Â», dans Le Monde du 14 dĂ©cembre 2008, [lire en ligne], mis en ligne le 13 dĂ©cembre 2008.
  29. ↑ François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Paris, Seuil, 2006, (ISBN 978-2-02-048003-1), p.159-160
  30. ↑ François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Paris, Seuil, 2006, (ISBN 978-2-02-048003-1), p.160

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • « L’invention de l’immigration Â», Agone, n°40, 2008.
  • Paris-Noir. PrĂ©sence afro-antillaise dans la capitale, Hazan, 2001, 240 p.
  • Paris-Arabe. PrĂ©sence des Orientaux et des MaghrĂ©bins dans la capitale, La DĂ©couverte, 2003, 248 p.
  • Paris-Asie. PrĂ©sence asiatique dans la capitale, La DĂ©couverte, 2004, 224 p.
  • Sud-Est. Marseille porte Sud. Immigration et histoire coloniale, La DĂ©couverte/Jeanne Laffite, 2005, 240 p.
  • Sud-Ouest. Porte des outre-mers. Histoire coloniale et immigrations des Suds, Milan, 2006, 240 p.
  • Centre-RhĂŽne. Lyon capitale des outre-mers. Immigration des Suds et culture coloniale, La DĂ©couverte, 2007, 240 p.
  • Nord-Est. FrontiĂšre d'empire. Soldats coloniaux et immigration des Suds, La DĂ©couverte, 2008, 260 p.
  • Grand-Ouest. MĂ©moire des outre-mers. Des ports coloniaux aux prĂ©sences des Suds, Les Presses Universitaires de Rennes, 2008, 240 p. [2]
  • MichĂšle Tribalat "Les yeux grands fermĂ©s, l'immigration en France", DenoĂ«l, 2010, 222 p.
  • LoĂŻc BarriĂšre, Le Voyage clandestin, roman, Ă©ditions du Seuil, 1998

Articles connexes

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Liens externes


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