Algerie francaise

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Algerie francaise

Algérie française

Algérie française


1830 â€” 1962

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Drapeau Armoiries

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Informations générales
 Statut Colonie française,puis departementsfrancais jusqu'en1962.
 Capitale Alger
 Langue(s) français, arabe, berbĂšre
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 PIB/hab. {{{pib hab}}}
 Monnaie Franc algĂ©rien
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Population
10 640 012hab sans les 800 000 français qui on quitté le pays
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Superficie
2 381 741 kmÂČ
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Histoire et événements
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Pouvoir exécutif
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Pouvoir législatif
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RĂ©gence d'Alger RĂ©gence d'Alger
Algérie Algérie

L'Algérie française est le nom donné à l'Algérie pendant la période de colonisation française de 1830 à 1962.


Sommaire

Histoire

L'installation des Français

En 1830, la monarchie de Juillet hĂ©rite des conquĂȘtes rĂ©alisĂ©es en AlgĂ©rie par la Restauration finissante et qui cherchait dans l'aventure coloniale un peu de gloire militaire dans l'espoir de reconquĂ©rir quelque popularitĂ©. Louis-Philippe aurait probablement renoncĂ© Ă  ce legs encombrant, dont la conservation mobilise des moyens militaires importants Ă  un moment oĂč le nouveau rĂ©gime est vivement attaquĂ© de l'intĂ©rieur. Mais il doit flatter les sentiments patriotiques en France, notamment ceux de l'aile gauche de ses partisans. Au dĂ©part, le roi des Français souhaite donc le maintien du statu quo en AlgĂ©rie, c'est-Ă -dire une occupation française limitĂ©e Ă  quelques enclaves cĂŽtiĂšres : Alger, BĂŽne, Bougie, Oran, Arzew et Mostaganem.

Le 6 juillet 1830, le lendemain mĂȘme de la prise d'Alger, une Commission de gouvernement, prĂ©sidĂ©e par l'intendant gĂ©nĂ©ral, le Baron DenniĂ©e (1787-18??), fut constituĂ©e pour Ă©tablir les besoins et les ressources du pays, les institutions qu'il s'agissait de modifier ou de remplacer.
Les membres de cette Commission rurent :

  • Le gĂ©nĂ©ral TholozĂ© (1781-1853), commandant la place d'Alger,
  • Le consul Alexandre Deval, neveu de celui qu'avait jadis insultĂ© le dey,
  • Le payeur gĂ©nĂ©ral Firino (1779-1868),
  • L'officier-interprĂšte Colonel d'Aubignosc. Ce dernier, qui avait longtemps rĂ©sidĂ© dans les pays barbaresques, fut nommĂ© lieutenant-gĂ©nĂ©ral de police et devint de fait le premier chef de l'administration algĂ©rienne.

Une Commission municipale composĂ©e de Maures et de Juifs fut chargĂ©e de renseigner la Commission de gouvernement ; elle Ă©tait prĂ©sidĂ©e par Ahmed Bouberba, un maure qui vivait Ă  Marseille (et Ă©tait mariĂ© Ă  une marseillaise), homme d'esprit fin et rusĂ©, mais sans moralitĂ© aucune et plus tracassier qu'habile.

Durant les quatre premiĂšres annĂ©es de prĂ©sences française, on vit arriver un nombres important de colons qui furent divisĂ©s en trois classes :

  • Ceux qui avaient assez de ressources pour construire leurs maisons, Ă  qui on donna 10 hectares ;
  • Les anciens militaires, qui reçurent 6 hectares
  • Les colons sans ressources Ă  qui on attribua 4 hectares.

Cependant, l'afflût important de colons fut tel que les autorités militaire ne purent ne fournir des terres à tous les nouveaux arrivants. le Général Savary, alors commandant militaire de l'Algérie prit des mesures drastiques, obligeant que les nouveaux venus puissent de quoi subvenir à leurs moyens d'existence pour un an.

La politique d'attentisme

Mais, alors que les autres colonies relĂšvent du ministĂšre de la Marine, celles-ci sont placĂ©es sous la supervision du ministĂšre de la Guerre, dirigĂ© Ă  partir de novembre 1830 par le marĂ©chal Soult. Ce dernier va s'intĂ©resser de prĂšs Ă  ces possessions françaises. Il organise sur place des unitĂ©s militaires spĂ©cialisĂ©es, adaptĂ©es au pays – spahis, zouaves, chasseurs d'Afrique, bataillons d'Afrique – et crĂ©e les « bureaux arabes Â», conçus par le gĂ©nĂ©ral TrĂ©zel et dont le rĂŽle sera clarifiĂ© plus tard par le capitaine de LamoriciĂšre en 1844.

La haute hiĂ©rarchie militaire pousse ainsi Ă  un renforcement de la prĂ©sence française en AlgĂ©rie. En juin 1833, le marĂ©chal Clauzel – qui avait Ă©tĂ© gouverneur de l'AlgĂ©rie en 1830-1831 – plaide, Ă  la tribune de la Chambre des dĂ©putĂ©s, pour la colonisation de l'AlgĂ©rie, dont il affirme qu'elle ferait autant pour la prospĂ©ritĂ© de la France que la conquĂȘte de l'Inde a fait pour celle du Royaume-Uni. InterpellĂ©, Soult dĂ©ment que le gouvernement aie la moindre intention d'entreprendre cette opĂ©ration, mais il ajoute qu'il en laisserait volontiers la rĂ©alisation Ă  des entreprises privĂ©es concessionnaires.

L'ordonnance royale du 24 fĂ©vrier 1834 attribue une nationalitĂ© française limitĂ©e aux « indigĂšnes Â» d'AlgĂ©rie, juifs ou musulmans, dans le cadre lĂ©gal de l'indigĂ©nat.

Le 22 juillet 1834, une ordonnance du roi confie le commandement général et la haute administration des possessions françaises en Algérie à un gouverneur général placé sous les ordres du ministre de la guerre. Le général Drouet d'Erlon est nommé quelques jours aprÚs gouverneur général des possessions françaises du Nord de l'Afrique. Mais la situation des enclaves françaises en Algérie est rendue précaire par les ambitions du bey de Mascara, l'émir Abd El-Kader qui, fort du traité qu'il a conclu avec le général Desmichels le 26 février 1834, étend en 1835 sa domination dans le Titteri, au centre de l'Algérie, depuis le Maroc jusqu'aux confins du beylicat de Constantine.

En juin 1835, Abd El-Kader attaque une tribu de l'Oranais qui s'est placĂ©e sous la protection de l'armĂ©e française. Cette derniĂšre, commandĂ©e par le gĂ©nĂ©ral TrĂ©zel, riposte, mais elle est dĂ©cimĂ©e dans une embuscade au dĂ©filĂ© de la Macta le 28 juin 1835. À la suite de ce dĂ©sastre, Drouet d'Erlon est rappelĂ© et remplacĂ© par le marĂ©chal Clauzel, qui revient en AlgĂ©rie comme gouverneur gĂ©nĂ©ral.

L'armĂ©e du marĂ©chal Clauzel, dans laquelle combat le duc d'OrlĂ©ans, venge l'affront de la Macta par une opĂ©ration punitive rĂ©ussie sur Mascara en dĂ©cembre 1835, puis sur Tlemcen en janvier 1836. Mais les effectifs sont insuffisants pour occuper ces deux villes, et l'armĂ©e doit se replier sur Oran sans faire aucune conquĂȘte durable. Le gĂ©nĂ©ral Bugeaud inflige ensuite de lourdes pertes aux troupes d'Abd El-Kader Ă  la Sikka, prĂšs de Tlemcen, le 6 juillet 1836. Avec 7 000 hommes, Clauzel tente ensuite de s'emparer de Constantine, mais il Ă©choue le 24 novembre et rentre Ă  BĂŽne le 1er dĂ©cembre, en ayant perdu officiellement un millier d'hommes.

L'option pour une politique de colonisation limitée

À la suite de cet Ă©chec, Clauzel est rappelĂ© en fĂ©vrier 1837 et remplacĂ© par le gĂ©nĂ©ral DamrĂ©mont, Ă  qui le prĂ©sident du Conseil, le comte MolĂ©, donne les instructions suivantes : « Le but que le gouvernement se propose n'est pas la domination absolue de la RĂ©gence. Ce que la France a surtout en vue, c'est son Ă©tablissement maritime [...], la sĂ©curitĂ© de son commerce [...], l'accroissement de son influence dans la MĂ©diterranĂ©e. La France a surtout intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre maĂźtresse du littoral. Le reste doit ĂȘtre abandonnĂ© Ă  des chefs indigĂšnes. Â»[1]

C'est dans cet esprit que Bugeaud conclut avec Abd El-Kader, le 30 mai 1837, le traité de Tafna qui ne mentionne la souveraineté française que sur les enclaves cÎtiÚres, quitte à paraßtre abandonner tout le reste du territoire à l'émir. Ce traité sembla avoir particuliÚrement avantagé Abd El Kader, auquel sont reconnus des avantages territoriaux trÚs supérieurs à ceux qu'il exerçait initialement. Il semble aujourd'hui admis que Bugeaud se soit laissé corrompre dans cette négociation, et qu'il ait trouvé ainsi les ressources nécessaires à l'agrandissement de ses propriétés en Vendée.

Le passage Ă  une politique de conquĂȘte gĂ©nĂ©ralisĂ©e

Carte de l'Algérie française

Abd El Kader ayant renforcĂ© son armement et Ă©tendu les territoires soumis Ă  son influence Ă  la faveur des traitĂ©s conclus avec la France, il apparaĂźt que tous les mĂ©nagements que lui ont manifestĂ© les autoritĂ©s françaises aient jouĂ© contre ces derniĂšres. Aussi une politique gĂ©nĂ©rale de conquĂȘte des territoires compris entre la mer et le Sahara est-elle mise en oeuvre. À l'Ă©tĂ© 1837, Louis-Philippe Ier et le chef de son gouvernement, le comte MolĂ© dĂ©cident une nouvelle expĂ©dition sur Constantine, Ă  un moment oĂč, avec la consolidation de la monarchie de Juillet et le rĂ©tablissement de la prospĂ©ritĂ© Ă©conomique, le roi envisage une dissolution de la Chambre des dĂ©putĂ©s. Comme Charles X en 1830 avec l'expĂ©dition d'Alger, le roi des Français cherche Ă  obtenir un meilleur rĂ©sultat aux Ă©lections en offrant au pays un peu de gloire militaire et en vengeant l'Ă©chec de l'expĂ©dition de 1836.

L'armĂ©e française part de BĂŽne le 1er octobre. Le 13 octobre, l'assaut victorieux est commencĂ© par le gĂ©nĂ©ral DamrĂ©mont, qui est emportĂ© par un boulet, et achevĂ© par son successeur, le gĂ©nĂ©ral ValĂ©e. Ce dernier est Ă©levĂ© Ă  la dignitĂ© de marĂ©chal de France le 11 novembre et nommĂ© gouverneur gĂ©nĂ©ral de l'AlgĂ©rie le 1er dĂ©cembre.

En septembre 1838, au terme d'une longue nĂ©gociation avec Louis-Philippe, le pape GrĂ©goire XVI accepte la crĂ©ation d'un Ă©vĂȘchĂ© Ă  Alger. Pour la monarchie de Juillet, il s'agit d'Ă©viter un vicariat apostolique relevant Ă  Rome de la CongrĂ©gation pour la propagation de la foi et confiĂ© Ă  une congrĂ©gation religieuse. Mais cette dĂ©cision, qui entraĂźne l'application Ă  l'AlgĂ©rie du rĂ©gime concordataire, est aussi la premiĂšre Ă©tape vers la francisation du territoire.

À l'automne 1839, le duc d'OrlĂ©ans, fils aĂźnĂ© du roi, part pour l'AlgĂ©rie pour rĂ©aliser, avec le marĂ©chal ValĂ©e, la prise de possession par la France de la partie intĂ©rieure du pays. Partie de Constantine le 16 octobre, trois jours aprĂšs le deuxiĂšme anniversaire de la prise de la ville, la fameuse chevauchĂ©e gagne Alger le 2 novembre en passant par SĂ©tif et le dĂ©filĂ© des Portes de Fer.

Abd-el-Kader y voit une violation du traité de Tafna et déclenche la guerre sainte contre les Français. S'enclenche ainsi une escalade qui aboutira à l'occupation totale de l'Algérie par la France. DÚs la fin de 1839, l'émir lance des raides meurtriers sur la Mitidja.

Redevenu chef du gouvernement au dĂ©but de 1840, Adolphe Thiers, pour se dĂ©marquer de ses prĂ©dĂ©cesseurs et conquĂ©rir un peu de gloire pour redorer le blason de la monarchie de Juillet, dĂ©nonce la politique consistant Ă  limiter l'occupation française aux enclaves cĂŽtiĂšres en abandonnant de fait l'intĂ©rieur des terres Ă  l'Ă©mir, et se livre Ă  une critique sĂ©vĂšre du traitĂ© de Tafna. Pour lui, la France n'aura la paix en AlgĂ©rie qu'en soumettant entiĂšrement le territoire ; ce faisant, elle peut faire une excellente affaire, puisque le pays Ă©tait riche et prospĂšre au temps de l'Empire romain. Louis-Philippe Ă©pouse cette conception car il a compris que l'AlgĂ©rie forme un terrain idĂ©al sur lequel ses fils peuvent cueillir les lauriers militaires qui consolideront le prestige de sa dynastie. Le roi et son gouvernement vont donc braver les oppositions de ceux qui, Ă  droite comme Ă  gauche, craignent de voir l'armĂ©e engagĂ©e sur un thĂ©Ăątre lointain et contestent la valeur Ă©conomique de l'AlgĂ©rie.

Pour accomplir son dessein, Thiers pousse le gĂ©nĂ©ral Bugeaud, qui prĂ©sente l'inconvĂ©nient d'ĂȘtre furieusement impopulaire auprĂšs de la gauche, pour qui il est l'« homme du massacre de la rue Transnonain Â», comme auprĂšs des lĂ©gitimistes, qui voient en lui le geĂŽlier de la duchesse de Berry Ă  Blaye, mais qui passe pour un spĂ©cialiste du dossier algĂ©rien. Au dĂ©part rĂ©servĂ©, Bugeaud s'est convaincu de la nĂ©cessitĂ© d'une colonisation jusqu'aux limites du dĂ©sert. Louis-Philippe, qui se mĂ©fie du gĂ©nĂ©ral en qui ses fils voient un rival potentiel, finit par se laisser convaincre et nomme Bugeaud gouverneur gĂ©nĂ©ral de l'AlgĂ©rie le 29 dĂ©cembre 1840, alors que Thiers a quittĂ© le pouvoir depuis quelques mois.

Administration française en Algérie

L'Algérie sera d'abord placée sous la responsabilité de commandants militaires, assistés d'administrateurs civils dont l'un des premiers d'entre eux le Baron André Pichon (nommé en 1831), conseiller d'état, qui posa les premiÚres assises de la législation algérienne.

Une ordonnance de 1845 divisa l’AlgĂ©rie en trois provinces (Alger, Oran, Constantine), beyliks ottomans rĂ©cemment conquis, chacune divisĂ©e en territoire civil, territoire mixte et territoire arabe.
Le premier, officiellement pacifiĂ©, Ă©tait administrĂ© Ă  la française par des fonctionnaires civils ; les deux autres Ă©taient administrĂ©s par des officiers et les indigĂšnes y gardaient leurs lois.

Puis les trois provinces substituĂšrent rapidement le 9 dĂ©cembre 1848 Ă  des dĂ©partements français, subdivisĂ©s sur le modĂšle français, en arrondissements et communes, dont loi du 24 dĂ©cembre 1902 fixa les limites dĂ©finitives. Tandis que le sud algĂ©rien non dĂ©partementalisĂ© forma 6 territoires qui furent regroupĂ©s au sein des Territoires du Sud en 1902, leurs nombres furent rĂ©duits Ă  4 en 1905.

À partir de 1955, le nombre de dĂ©partements s'accrut passant Ă  4, puis Ă  18 deux ans plus tard (avec le remplacement des « Territoires du Sud Â» par deux dĂ©partements « sahariens Â»), et 21 un an aprĂšs, pour retombĂ© Ă  18 la veille de l'indĂ©pendance en 1962.

L’organisation communale française fut transposĂ©e pour la premiĂšre fois, dans la zone civile, par l’ordonnance du 28 septembre 1847. Mais, Ă  la diffĂ©rence de ce qui se passait en France, les maires et les conseillers municipaux Ă©taient nommĂ©s et non Ă©lus.

ParallĂšlement Ă  l’expansion de la zone civile au nord de l’AlgĂ©rie, le mouvement municipal se dĂ©veloppa et donna naissance Ă  deux types de commune :

  • Les communes de plein exercice (C.P.E), territoire ou la population europĂ©enne Ă©tait assez nombreuse pour pouvoir gĂ©rer elle mĂȘme ses affaires.
  • Les communes mixtes (C.M) territoires ou la population europĂ©enne installĂ©e n’était pas assez compacte et dense pour former une C.P.E.
  • les communes indigĂšnes, formĂ©es de tribus dans lesquelles l'Ă©lĂ©ment europĂ©en n'a pas encore pĂ©nĂ©trĂ©. Elles sont administrĂ©es par des commissions mi-partie indigĂšnes et mi-partie europĂ©ennes fonctionnant sous la surveillance de gĂ©nĂ©raux de brigade. Ces communes indigĂšnes sont toutes en territoire militaire

Cette organisation municipale rĂ©vĂ©lait bien le sens de l’assimilation administrative qui s’opĂ©rait en fonction et au profit de l’élĂ©ment europĂ©en. Ce systĂšme demeura Ă  peu prĂšs sans changement de 1870 Ă  1956. Ainsi l'institution communale coloniale prĂ©sentait une physionomie toute spĂ©ciale. La prĂ©sence de deux populations distinctes europĂ©enne et musulmane, inspirait non seulement deux types d’administration communale, mais aussi deux types de structures infra communales, plus rĂ©duites :

  • Les centres de colonisation, administrĂ©s par un adjoint spĂ©cial europĂ©en.
  • Les douars qui avaient Ă  leurs tĂȘtes un adjoint indigĂšne. Un ensemble de plusieurs douars constitue une ferka, administrĂ©e par un cheikh. Un certain nombre de ferkas composent la tribu, Ă  la tĂȘte de laquelle est un CaĂŻd. Les tribus se groupent en aghaliks, ayant pour chef un agha.

Ce qui expliquait parfois la présence cÎte-à-cÎte de deux communes homonymes, mais ayant un statut différent l'une de l'autre, comme à Aïn Témouchent.

Citoyenneté et droits civiques en Algérie Française

Ordonnance royale du 24 février 1834

Suite Ă  la ConquĂȘte de 1830, l'AlgĂ©rie est officiellement annexĂ©e Ă  la France en 1834, de fait les IndigĂšnes musulmans et juifs deviennent sujets français puisque « placĂ©s sous la souverainetĂ© directe et immĂ©diate de la France, ils sont dans l’impossibilitĂ© de pouvoir en aucun cas revendiquer le bĂ©nĂ©fice ou l’appui d’une autre nationalitĂ© : d’oĂč il suit nĂ©cessairement que la qualitĂ© de Français pouvait seule dĂ©sormais ĂȘtre la base et la rĂšgle de leur condition civile et sociale Â»[2].

Décret impérial du 21 Avril 1866

Suite au SĂ©natus consulte du 14 juillet 1865 sur l'Ă©tat des Personnes et la Naturalisation en AlgĂ©rie[3] inspirĂ© par le Saint-Simonien IsmaĂ«l Urbain, NapolĂ©on III dĂ©crĂšte que les 3 millions d'IndigĂšnes musulmans, les 250 000 Etrangers (justifiant de trois annĂ©es de rĂ©sidence en AlgĂ©rie), ainsi que les 30 000 IndigĂšnes israĂ©lites peuvent demander Ă  « jouir des droits de citoyen français Â» et Ă  bĂ©nĂ©ficier de la « qualitĂ© de citoyen français Â»[2], ce qui provoque la colĂšre des colons français.

Décret Crémieux

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©cret CrĂ©mieux.

Ceux-ci se rĂ©jouissent de la dĂ©faite de NapolĂ©on III lors du conflit de 1870. Le 24 octobre de cette annĂ©e, le dĂ©cret CrĂ©mieux est promulguĂ© attribuant la citoyennetĂ© française aux 37 000 juifs d'AlgĂ©rie, tout en leur retirant d'office leur statut civil religieux particulier, et les soumet au service militaire gĂ©nĂ©ralisĂ© comme tous les autres citoyens français. Les "indigĂšnes musulmans" sont astreints pour leur part Ă  un service militaire de deux ans c'est-Ă -dire d'une durĂ©e plus longue et pour un solde moindre [4]

Les « lobbies Â» colonialistes n'eurent de cesse de demander l'abrogation du dĂ©cret CrĂ©mieux, jusqu'Ă  ce qu'ils l'obtiennent enfin de PĂ©tain en 1940. C'est eux qui se dĂ©clarĂšrent indignĂ©s de "l'inĂ©galitĂ© ainsi crĂ©Ă©e entre juifs et Arabes". Et la meilleure preuve du caractĂšre dĂ©colonisateur du dĂ©cret CrĂ©mieux, c'est qu'il allait ĂȘtre invoquĂ©, aprĂšs la guerre de 1914-1918, par les patriotes algĂ©riens, comme l'Ă©mir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi (petit-fils de l'Ă©mir Abd El-Kader), Messali Hadj, Ferhat Abbas et Ben Badis, pour obtenir l'Ă©galitĂ© politique.

Ajoutons qu'Ă  la mĂȘme Ă©poque les leaders des citoyens français juifs, comme les professeurs Henri Aboulker et Raymond BĂ©nichou, ainsi que le docteur Loufrani allaient revendiquer l'Ă©galitĂ© de vote pour les indigĂšnes musulmans, et crĂ©er, Ă  cet effet, l'association des Croyants monothĂ©istes, avec le cheikh El-Okbi des oulĂ©mas algĂ©riens, et d'autres AlgĂ©riens chrĂ©tiens, juifs ou musulmans.

Code de l'indigénat

Loi du 23 mars 1882

Il crée l'état civil algérien, aprÚs plusieurs tentatives infructueuses (en 1854 et 1873).

Situation au XXe siĂšcle

La France a fait venir des colons pour exploiter les terres afin de lancer la machine Ă©conomique de l’empire français et d’envoyer outre mĂ©diterranĂ©e des Ă©lĂ©ments sociaux potentiellement dangereux pour l’ordre social[5][6]. Les indigĂšnes de culture musulmane ou issus de cette culture Ă©taient sous le rĂ©gime de l’indigĂ©nat et pouvaient en thĂ©orie accĂ©der Ă  la citoyennetĂ© française en renonçant Ă  leurs traditions. Patrick Weil, directeur de recherches au CNRS, note toutefois que le musulman algĂ©rien, originaire d’un dĂ©partement français, Ă©tait juridiquement infĂ©rieur Ă  un Ă©tranger dans la mesure oĂč il Ă©tait soumis Ă  une procĂ©dure beaucoup plus complexe pour obtenir le statut de citoyen français[7].

Souvent rĂ©partis dans des zones pauvres, nombreux sont ceux qui sont devenus ouvriers agricoles dans de grandes exploitations crĂ©Ă©es par les colons dans des zones gagnĂ©es sur les marĂ©cages autour de la rĂ©gion de BĂŽne ou dans l’algĂ©rois et en Oranie. En marge de la sociĂ©tĂ©, ils avaient rarement accĂšs Ă  l’enseignement. Leur culture et leurs langues Ă©taient opprimĂ©es, les Ă©coles indigĂšnes ont Ă©tĂ© supprimĂ©es au profit d’écoles françaises en nombre trĂšs insuffisant. En 1929, 6 % seulement des enfants « indigĂšnes Â» allaient Ă  l’école primaire.

Les colons et certains immigrĂ©s français purent dominer la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne et imposer leur langue qui devint quasi exclusive dans l’administration, l’enseignement et l’affichage. Selon le gĂ©ographe Yves Lacoste, « en AlgĂ©rie ont Ă©tĂ© soigneusement oubliĂ©s non seulement les principes de laĂŻcitĂ© de la IIIe RĂ©publique, mais surtout les lois sur l’instruction primaire obligatoire qui, dans l’intĂ©rĂȘt mĂȘme de la colonisation, auraient Ă©tĂ© des plus utiles pour essayer de franciser la population « indigĂšne Â». L’application de ces lois se heurta non pas au refus des musulmans, mais Ă  celui des « pieds-noirs Â», les citoyens français d’AlgĂ©rie (venus pour une grande part d’Espagne et d’Italie) qui, jusqu’aux annĂ©es 1950 et en fait jusqu’à la guerre d’AlgĂ©rie, s’opposĂšrent par tous les moyens Ă  l’ouverture d’écoles pour les « Arabes Â». Le but d’une telle obstruction, proclamĂ© sans vergogne dans la presse, Ă©tait que les musulmans n’apprennent pas le français, qu’ils ne puissent pas lire de livres qui leur donneraient des idĂ©es subversives, et aussi qu’ils ne puissent pas prĂ©tendre Ă  des fonctions que les Français entendaient se rĂ©server[6]. L'administration coloniale a supprimĂ© toutes les Ă©coles indigĂšnes pour les remplacer par des Ă©coles françaises en nombre insuffisant.

Durant l'entre deux guerres, le gouverneur général Charles Jonnart crée plusieurs réformes, en faveur des algériens musulmans, qui sont adoptées sous la loi du 4 février 1919, aussi appelée "loi Jonnart".

En 1930, le gouvernement colonial cĂ©lĂ©bra avec faste le Centenaire de l’« AlgĂ©rie française Â». Bien que la France disposait d’écoles, et de services publics efficaces, la majoritĂ© des AlgĂ©riens Ă©taient pratiquement dĂ©pourvus de toutes garanties sociales ou juridiques et constituaient une population presque sans droits [8],[9].

En 1936, le projet de loi Blum-Viollette, pour l'octroi de droits politiques à certains musulmans, est présenté mais il sera refusé à l'unanimité lors du congrÚs d'Alger du 14 janvier 1937.

DĂ©mographie

Population en 1849

Dans son Atlas National IllustrĂ© (RĂ©gion du Sud, N°87), l'ingĂ©nieur gĂ©ographe Victor Levasseur publie les statistiques sur la population de l'« AlgĂ©rie, colonie française Â». « La Population Totale de l'AlgĂ©rie peut-ĂȘtre Ă©valuĂ©e Ă  5 millions d'habitants. Voici d'aprĂšs les recherches officielles mais trĂšs incomplĂštes le chiffre de la Population au 31 Mars 1849: Â»[10]

La population totale est divisĂ©e en deux parties distinctes :

  • La « Population IndigĂšne Â» (2 598 517 habitants), qui incluent les musulmans et les israĂ©lites
  • Les « EuropĂ©ens Â» (117 366 habitants), qui incluent les Français et les Ă©trangers dont le tableau ci-dessous donne la rĂ©partition prĂ©cise :
EuropĂ©ens dont : Français Espagnols Italiens Allemands Suisses Anglo-Maltais Anglais
117 366
54 958 35 222 8 115 6 040 3 237 8 908 882

Mouvement national algérien

Naissance du mouvement national

Au dĂ©but du XXe siĂšcle, plusieurs leaders algĂ©riens revendique Ă  la France le droit Ă  l'Ă©galitĂ© ou Ă  l'indĂ©pendance. plusieurs partis vont ĂȘtre crĂ©er et plusieurs pamphlets seront Ă©crits pour dĂ©fendre le droit pour les algĂ©riens. Plusieurs penseurs algĂ©riens vont vilipender les plus importantes personnalitĂ©s du rĂ©gime colonial français. La plupart des figures du mouvement algĂ©rien vont ĂȘtre surveillĂ©es de prĂšs par les services policiers français, d'autres seront exilĂ©es vers d'autres pays comme l'a Ă©tĂ© l'Ă©mir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi en Égypte puis en Syrie.

Malek Bennabi, Mohamed Hamouda Bensai, Saleh Bensai, Messali Hadj, Ben Badis, Mohamed Bachir El Ibrahimi, Fodil El Ouartilani, Larbi TĂ©bessi, Ferhat Abbas, Omar Ouzeggane, etc., tous vont diverger entre-eux sur la question algĂ©rienne, cela provoquera l'Ă©mergence de plusieurs associations et partis algĂ©riens : Parti de la rĂ©forme ou mouvement pour l'Ă©galitĂ©, Association des oulĂ©mas musulmans algĂ©riens, association de l' Étoile nord-africaine, le parti Parti du peuple algĂ©rien, Amis du Manifeste des LibertĂ©s, Parti communiste algĂ©rien, etc.

Les Algériens pendant la PremiÚre Guerre mondiale

Au cours de la PremiĂšre Guerre mondiale, les tirailleurs et spahis algĂ©riens ont menĂ©, avec courage, les mĂȘmes combats que les soldats français. Les AlgĂ©riens ont laissĂ© 26 000 des leurs sur les champs de bataille d'Orient et d'Occident de la PremiĂšre Guerre mondiale. De la nĂ©cropole nationale de Notre Dame de Lorette aux champs de bataille de l'Hartmannswillerkopf, en passant par l'ossuaire de Douaumont, le sacrifice consenti par les troupes d'Afrique du Nord et plus particuliĂšrement par les AlgĂ©riens, est encore de nos jours perceptible. Les AlgĂ©riens ont Ă©tĂ© de toutes les grandes batailles de l'armĂ©e française de la PremiĂšre Guerre mondiale. Ils se sont distinguĂ©s notamment dans l'enfer de Verdun, sur la Somme en 1916, ou encore au chemin de Dames en 1917. De par leur ardeur au combat, ils ont toujours suscitĂ© l'admiration. Les tirailleurs et spahis algĂ©riens ont Ă©tĂ©, pendant ces quatre annĂ©es de guerre, mĂȘlĂ©s Ă  toutes les batailles de l'armĂ©e française. La devise du 2e rĂ©giment de tirailleurs algĂ©riens rĂ©sume bien, Ă  elle seule, l'esprit des AlgĂ©riens de 1914, soldats de la libertĂ© «Dieu est avec nous, pour notre drapeau et pour la France».

La Seconde Guerre mondiale

La prise d'Alger par les alliées se fait en un jour
Carte des opération

AprĂšs le coup d'État du 8 novembre 1942 Ă  Alger, dans le cadre de l'opĂ©ration Torch, de nombreux AlgĂ©riens furent engagĂ©s dans les forces alliĂ©es au sein de l'armĂ©e française de la LibĂ©ration et engagĂ©s sur les fronts italiens et français. En AlgĂ©rie, la conscription engagea environ autant d'AlgĂ©riens que de pieds-noirs (europĂ©ens,juifs) dans l'armĂ©e française d'Afrique. Les futurs prĂ©sidents de l'AlgĂ©rie Ahmed Ben Bella et Mohammed Boudiaf, engagĂ©s volontaires et dĂ©corĂ©s. Mostefa Ben BoulaĂŻd, l'artisan du dĂ©clenchement de la rĂ©volution algĂ©rienne 1954, fut, pendant la campagne d'Italie, en 1944, distinguĂ© par son courage, ce qui lui vaut la mĂ©daille militaire et la croix de guerre. Krim Belkacem se retrouve mobilisĂ© en 1943 dans le 1er RĂ©giment des Tirailleurs AlgĂ©riens oĂč il est promu caporal-chef.

En revanche, durant l'Occupation en France métropolitaine, plusieurs centaines de nord-africains s'engagÚrent dans la Milice française, constituant la Légion nord-africaine.

Le massacre du 8 mai 1945

Article dĂ©taillĂ© : Massacres de SĂ©tif et Guelma.
Le SecrĂ©taire d'État amĂ©ricain George Marshall, pĂšre du plan qui porte son nom.

AprĂšs la fin de la seconde Guerre Mondiale, le plan Marshall prĂ©voyait l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie.[rĂ©f. nĂ©cessaire] Le 8 mai 1945, jour de la signature de l'armistice en Europe, ont lieu des manifestations d’AlgĂ©riens dans plusieurs villes de l’Est du pays (Ă  SĂ©tif et dans le Constantinois), qui devaient permettre de rappeler leurs revendications nationalistes, de maniĂšre concomitante avec la liesse de la victoire. À SĂ©tif, aprĂšs des heurts entre policiers et nationalistes, la manifestation tourne Ă  l’émeute et la colĂšre des manifestants se retourne contre les « Français Â» : 27 EuropĂ©ens sont assassinĂ©s (103 trouveront la mort dans les jours suivants).

La révolte algérienne de 1945 à 1954

Suite Ă  la mort de Ben Badis en 1940, Ă  l'emprisonnement de Messali Hadj et Ă  l'interdiction du Parti du peuple algĂ©rien, le parti Mouvement pour le triomphe des libertĂ©s dĂ©mocratiques revendique aprĂšs le statut de l'Ă©galitĂ© ou de l'indĂ©pendance des AlgĂ©riens en 1948. Aussi, l'Association des oulĂ©mas musulmans algĂ©riens fut interdite. C'est alors qu'apparut l'Organisation spĂ©ciale qui avait pour but de rassembler les armes pour organiser la lutte armĂ©e. Mohamed Belouizdad fut le premier chef de l'organisation clandestine. Ensuite, Hocine AĂŻt Ahmed prend la tĂȘte du mouvement et continua Ă  Ɠuvrer pour l'achat d'armes. La poste d'Oran fut attaquĂ©e par les membres de l'OS.

Ahmed Ben Bella prend la place de Hocine AĂŻt Ahmed en 1949. Le plan de l'organisation est dĂ©voilĂ© et une chaine d'arrestation est entamĂ©e par les autoritĂ©s françaises en 1950. Le Mouvement pour le triomphe des libertĂ©s dĂ©mocratiques nia tout relation avec l'Organisation spĂ©ciale pour arrĂȘter les arrestations.

Le ComitĂ© rĂ©volutionnaire d'unitĂ© et d'action (CRUA) est fondĂ© en mars 1954, il organisera la lutte armĂ©e. Le parti du Mouvement national algĂ©rien (MNA) est fondĂ© en juillet de la mĂȘme annĂ©e par les messalistes[11]. Par la suite, le Front de libĂ©ration nationale (FLN) est fondĂ© en octobre 1954 Ă©manant de CRUA. Le FLN et le MNA deviendront rivaux pour le contrĂŽle du pouvoir de la rĂ©volution. Messali hadj sera libĂ©rĂ© de la prison en 1958 et il sera assignĂ© Ă  une rĂ©sidence en France.

La Révolution algérienne (1954 à 1962)

Article dĂ©taillĂ© : Guerre d'AlgĂ©rie.

Remarque historiographique

Les archives officielles ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles aux chercheurs. Une loi devrait permettre en France l'accĂšs aux archives classifiĂ©es « secret dĂ©fense Â» postĂ©rieure Ă  1948 Ă  l'horizon 2012, malgrĂ© la proposition d'un amendement par le sĂ©nat français visant Ă  prescrire un dĂ©lai de 75 ans concernant les piĂšces « susceptibles de porter atteinte Ă  la vie privĂ©e Â»[12]. Cet amendement vivement critiquĂ© par les historiens amĂšne le Parlement français Ă  se prononcer Ă  nouveau pour un dĂ©lais rĂ©duit Ă  cinquante ans[13], texte qui doit Ă  nouveau passer au SĂ©nat[14].

Rassemblement de troupes (ALN)
« Groupe des six Â», chefs du FLN. Photo prise juste avant le dĂ©clenchement des hostilitĂ©s le 1er novembre 1954. Debout, de gauche Ă  droite : Rabah Bitat, Mostefa Ben BoulaĂŻd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf.Assis : Krim Belkacem Ă  gauche, et Larbi Ben M'Hidi Ă  droite.

En 1954, l’AlgĂ©rie compte huit millions dÂŽautochtones et un million de « Français d'AlgĂ©rie Â» (Pieds-Noirs et Juifs d'AlgĂ©rie naturalisĂ©s).Elle est composĂ©e de 4 dĂ©partements francais.

À partir de 1954, le combat armĂ© pour l’indĂ©pendance de l’AlgĂ©rie, se traduit par des exactions rĂ©pĂ©tĂ©es contre les populations civiles d’origine musulmane et europĂ©enne et juives. Il s'ensuit une guĂ©rilla, des maquis et des affrontements avec l’armĂ©e française, qui comprend Ă©galement des unitĂ©s de supplĂ©tifs "musulmans" appelĂ©s « Harkis Â». Le FLN organise son combat sur deux fronts. Sur le plan interne il met en place une rĂ©sistance Ă  travers sa branche armĂ©e l’ALN, tandis que sur le front diplomatique, il chapeaute ses activitĂ©s sous la banniĂšre du GPRA, qui orchestre une campagne tous azimuts en vue de plaider la cause algĂ©rienne ; il rĂ©ussit en 1958 Ă  introduire pour la premiĂšre fois dans l’agenda des Nations unies la question algĂ©rienne, ce qui reprĂ©senta un franc succĂšs pour la diplomatie algĂ©rienne. Ce conflit fut inscrit dans le cadre du processus de dĂ©colonisation qui se dĂ©roule aprĂšs la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la France, cela concerne entre autres l’Indochine française, Madagascar, le Maroc, l’AlgĂ©rie, la Tunisie, l’Afrique Équatoriale Française et l’Afrique Occidentale Française. Le cas de l’AlgĂ©rie se diffĂ©rencie des autres en ce sens qu’elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens dits "du Premier CollĂšge" (les « Pieds-Noirs), dont certains, les Juifs d'AlgĂ©rie et de huit millions de citoyens du DeuxiĂšme CollĂšge (dit les musulmans), avant l'arrivĂ©e du gĂ©nĂ©ral de Gaulle. Ce dernier nĂ©gociera directement avec les chefs du FLN dans les Accords d'Évian et le gĂ©nĂ©ral de Gaulle organise le rĂ©fĂ©rendum pour l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie. Cette fois-ci les algĂ©riens voteront massivement pour l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie.

Le bilan de la guerre d’AlgĂ©rie[15] fait Ă©tat de 25 000 tuĂ©s chez les soldats français et 2 000 morts de la lĂ©gion Ă©trangĂšre, un millier de disparus, et 1 300 soldats morts des suites de leurs blessures. Environ 450 000 AlgĂ©riens sont morts durant le conflit (les historiens algĂ©riens avancent le chiffre de 1,5 million de morts), mais c’est sans compter les 8 000 villages incendiĂ©s, un million d’hectares de forĂȘts incendiĂ©s avec le napalm, 2,1 millions de musulmans dĂ©placĂ©s dans des camps de regroupement et les dizaines de milliers de harkis massacrĂ©s, au lendemain de la proclamation de l'indĂ©pendance. C'est sans compter non plus la torture pendant la guerre d'AlgĂ©rie qui a laissĂ© de profonds traumatismes, l'armĂ©e française l'ayant pratiquĂ©e dans des proportions qui concerneraient des centaines de milliers d'AlgĂ©riens[16].

Les Ă©vĂšnements de la guerre d'AlgĂ©rie, la dĂ©claration d'indĂ©pendance - qui consomme la dĂ©colonisation -, le climat de violence gĂ©nĂ©rale qui rĂ©gnait dans les derniers mois de la guerre[17] ou encore des Ă©vĂšnements traumatisants comme la fusillade de la rue d'Isly,les 2200 pieds noirs enlevĂ©s par le FLN,et le massacre des Harkis, le massacre d'Oran[18] amĂšneront la plupart des pieds-noirs Ă  quitter le pays : sur prĂšs d'un million[19], cent cinquante mille partent avant 1962, six cent cinquante et un mille au cours de cette annĂ©e. L'histoire des deux-cent mille pieds noirs encore prĂ©sent aprĂšs 1962 reste Ă  Ă©crire, selon l'historien Benjamin Stora[20].

Faits importants de la Guerre

Portrait du général de Gaulle

Le terme de RĂ©volution algĂ©rienne est utilisĂ© en AlgĂ©rie pour dĂ©signer ce que la France appelle la Guerre d'AlgĂ©rie (et appelait officiellement Ă©vĂšnements d'AlgĂ©rie jusqu'en 1999). Ensuite, un vaste mouvement de rĂ©voltes s'enchaine par les annĂ©es dans le territoire. Par la suite aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis imposent aux EuropĂ©ens de se retirer de toutes les colonies dans le Plan Marshall. Cela dĂ©bouche par l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie.

  • Lors du XXe siĂšcle, 75% des AlgĂ©riens n'Ă©taient pas scolarisĂ©s. La majoritĂ© de la population Ă©tait au chĂŽmage. Les colons faisaient leurs affaires. L'AlgĂ©rien Ă©tait « sujet de la France Â» et non un « citoyen français Â»[21].
  • Dans la nuit du 1er novembre 1954, la caserne de la ville de Batna est attaquĂ©e par les moudjahidines. Cette nuit sera appelĂ©e par les historiens français (Toussaint rouge). Un caĂŻd et deux enseignants français vont ĂȘtre abattus sur la route de Biskra et Arris. Des attentats sont enregistrĂ©s dans les trois districts : Batna, Biskra, Khenchela et le reste du pays.
  • 100 000 soldats français sont affectĂ©s dans les AurĂšs et plus tard ils seront plus de 400 000 en AlgĂ©rie. Le gĂ©nĂ©ral Cherriere donne l'ordre de faire le ratissage des AurĂšs. Il croit gagner, mais il va subir une grosse dĂ©faite[21].
  • Le massacre de Skikda (ex philippevillois ou Skikda), la mort d'une centaine de manifestants algĂ©riens, le 20 au 26 du mois aout 1955.
  • 1955, Ă  l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l'O.N.U, l'inscription est Ă  l'ordre du jour de l'affaire algĂ©rienne.
  • Beaucoup d'intellectuels français vont aider le FLN[21]. Maurice Audin fut torturĂ© et tuĂ© par les services français[24].
  • Frantz Fanon s'engage auprĂšs de la rĂ©sistance algĂ©rienne et a des contacts avec certains officiers de l'ALN (ArmĂ©e de libĂ©ration nationale) et avec la direction politique du FLN, Abane Ramdane et Benyoucef Benkhedda en particulier. Il donne sa dĂ©mission de mĂ©decin-chef de l'hĂŽpital de Blida-Joinville en novembre 1956 au gouverneur Robert Lacoste, puis est expulsĂ© d'AlgĂ©rie en janvier 1957.
  • La Tunisie va ĂȘtre le thĂ©Ăątre d'affrontement entre les diffĂ©rents chefs. Le prĂ©sident Bourguiba devait intervenir pour pacifier les choses. Les AurĂšs, le Constantinois, l'Ouest de l'AlgĂ©rie, la Kabylie, etc., ils seront les zones les plus cruciales de la rĂ©volution contenue du point stratĂ©gique et logistique de chaque rĂ©gion. Le Maroc aussi va jouer un rĂŽle important dans l'histoire de la guerre d'AlgĂ©rie, notamment lors du passage des armes et des rĂ©unions du F.L.N et l'hĂ©bergement des troupes militaires algĂ©rienne. Les deux pays(le Maroc et la Tunisie) sont sous protĂ©corat français, Ces derniers hĂ©bergeront les deux armĂ©es de l'ALN aux frontiĂšres ainsi plusieurs chefs du FLN comme Ferhat Abbas contesteront leurs rĂŽles.
  • L'armĂ©e française fait construire le barrage de la mort, 320 km de long, 7000 volts, un poste de contrĂŽle chaque 15 km, des milliers de mine terrestre, etc., pour empĂȘcher le passage des armes dans les AurĂšs et dans tout l'est de l'AlgĂ©rie. Mais les Ă©lĂ©ments de l'ALN (ArmĂ©e de libĂ©ration nationale) vont dĂ©jouer toute la stratĂ©gie militaire française.
  • Les villes (population algĂ©rienne) seront sous le contrĂŽle de l'ArmĂ©e de libĂ©ration algĂ©rienne. La bataille d'Alger fera la une de la presse internationale et interne. Le conflit est portĂ© jusqu'Ă  L'ONU. Aussi, il y aura plusieurs grĂšves et manifestations dans les villes. Les protestations ont Ă©tĂ© organisĂ©es par le FLN.
  • Le colonel Amirouche AĂŻt Hamouda fera un massacre dans les AurĂšs en voulant intervenir pour l'unification des zones des AurĂšs[26]. L'AurĂšs fut le lieu de passage des armes vers l'intĂ©rieur du pays. Le colonel Amirouche AĂŻt Hamouda rĂ©ussira Ă  faire passer les armes, qui provenaient d'Égypte en passant par la frontiĂšre de Tunisie et de l'AlgĂ©rie. Il franchira les AurĂšs pour rejoindre la Kabylie. Une vingtaine de chaouis vont ĂȘtre du voyage, mais Ă  la fin, ils abandonneront les troupes du colonel Amirouche pour revenir aux AurĂšs. Krim Belkacem voulait contrĂŽler la rĂ©gion des AurĂšs pour Ă©tablir l'union des forces. Et les hommes de Ben Bella et de Abdelhafid Boussouf, eux aussi dĂ©siraient avoir le pied dans les AurĂšs.
  • Au mĂȘme moment, la France connaitra sa crise interne jusqu'Ă  l'arrivĂ©e au pouvoir du gĂ©nĂ©ral Charles de Gaulle Ă  cause de la situation en AlgĂ©rie. Les ultras europĂ©ens veulent garder l'AlgĂ©rie française.
  • L'ArmĂ©e française dĂ©cide de crĂ©er les zones interdites sous contrĂŽle des S.A.S (sections administratives spĂ©cialisĂ©es) et entame une lutte contre les Djounoudes (maquisards) et la population locale, dans les villes, dans les villages, dans les douars et sur tous les territoires sensibles au F.L.N. de l'AlgĂ©rie. Les bombardements massifs, les tueries, les massacres, la torture, les viols, etc., tous les actes de crime (torture pendant la guerre d'AlgĂ©rie) ont Ă©tĂ© employĂ©s dans cette guerre.
  • Plusieurs attentats seront organisĂ©s par l'ALN dans les villes et les villages, dans les zones interdites et dans les zones montagneuses des AurĂšs.
  • Selon Yves CourriĂšre, Abane Ramdane s'opposera sĂ©vĂšrement contre les militaires. Il choisira de faire le maquis, il dĂ©signera un homme de l'AurĂšs Hadj Ali pour renverser le CCE Ă  Tunis. Mais, Abane Ramdane sera condamnĂ© Ă  la prison au Maroc par le CCE. Plus tard, il sera tuĂ© au Maroc, mais les souces de F.L.N diront qu'il aurait Ă©tĂ© tuĂ© lors d'un accrochage contre l'ArmĂ©e française.
  • Le gĂ©nĂ©ral Charles de Gaulle Ă  la tĂȘte du pouvoir français engage une lutte contre les Ă©lĂ©ments de l'armĂ©e de libĂ©ration nationale algĂ©rienne et il apporte les rĂ©formes tant attendues pour donner tous les droits aux AlgĂ©riens.
  • Albert Camus, natif d'AlgĂ©rie, fut un dĂ©fenseur des droits AlgĂ©riens[27].
  • DĂšs 1956, Jean-Paul Sartre et la revue Les Temps modernes prennent parti contre l'idĂ©e d'une AlgĂ©rie française et soutiennent le dĂ©sir d'indĂ©pendance du peuple algĂ©rien. Sartre s'Ă©lĂšve contre la torture[28], revendique la libertĂ© pour les peuples de dĂ©cider de leur sort, analyse la violence comme une gangrĂšne, produit du colonialisme[29]. En 1960, lors du procĂšs des rĂ©seaux de soutien au FLN, il se dĂ©clare « porteur de valise Â»[30] du FLN [31]. Cette prise de position n'est pas sans danger, son appartement sera plastiquĂ© deux fois par l'OAS et Les Temps modernes saisis cinq fois.
DĂ©lĂ©gation des principaux dirigeants du FLN (de gauche Ă  droite : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine AĂŻt Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella) aprĂšs leur arrestation suite au dĂ©tournement, le 22 octobre 1956 par l'armĂ©e française, de leur avion civil marocain, entre Rabat et Tunis, en direction du Caire (Égypte).
  • En 1959, Messali Hadj sort de prison, il est assignĂ© Ă  une rĂ©sidence surveillĂ©e en France[32].
  • Les AlgĂ©riens en France organisent des attentats et des manifestations en France en faveur du F.L.N.
  • 1960, la semaine des barricades Ă  Alger fait 22 morts algĂ©riens et des centaines de prisonniers.
  • Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle annonce la tenue du rĂ©fĂ©rendum pour l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie. Les AlgĂ©riens sont tenus Ă  se prononcer.
  • 1960, l'ONU annonce le droit Ă  l'autodĂ©termination du peuple algĂ©rien.
  • Le 17 octobre 1961, la nuit noire Ă  Paris ou appelĂ©e aussi la bataille de Paris (Massacre du 17 octobre 1961), plusieurs AlgĂ©riens sont tuĂ©s dans la mĂ©tropole lors d'une manifestation du FLN. Il y aura aussi des milliers d'arrestations au sein des AlgĂ©riens pendant cette nuit. Ce fait survient Ă  la suite de l'instauration du couvre-feu Ă  Paris pour les AlgĂ©riens suite Ă  l'assassinat de 21 policiers français par le FLN.
  • À Alger, le peuple algĂ©rien sort dans les rues pour manifester sa joie Ă  l'indĂ©pendance. Il y aura plusieurs morts et blessĂ©s par la police française[21].
  • L'Organisation armĂ©e secrĂšte (OAS) organise des attentats contre les AlgĂ©riens malgrĂ© l'accord de cesser le feu et les rĂ©sultats du rĂ©fĂ©rendum pour l'indĂ©pendance pour rĂ©primander les gens qui Ă©taient pour. L'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie est proclamĂ©e aprĂšs les rĂ©sultats[33].
  • Des Ă©lĂ©ments de l'armĂ©e française restent en AlgĂ©rie pour Ă©vacuer un million de Français (pieds-noirs, les Harkis, les Juifs, etc.).
  • Un million de rĂ©fugiĂ©s algĂ©riens reviennent en AlgĂ©rie.

Voir aussi

Lien interne

Sources

  • Guy Antonetti, Louis-Philippe, Paris, Librairie ArthĂšme Fayard, 2002 – ISBN 978-2-213-59222-0
  • Pierre Laffont, Histoire de la France en AlgĂ©rie, Paris, Plon, 1979, 547p.

Bibliographie

Lien externe

Notes et références

  1. ↑ citĂ© par Guy Antonetti, Op. cit., p. 776
  2. ↑ a  et b  La Justice en AlgĂ©rie 1830-1962, La Documentation française, Collection Histoire de la Justice, Paris, 2005, pp.95-109.
  3. ↑ DĂ©cret d'application de la loi du 14 juillet 1865
  4. ↑ Yves Lacoste, Vive la nation
  5. ↑ Coloniser, Exterminer : Sur la guerre et l'État colonial, Olivier Le Cour Grandmaison, Ă©d. Fayard, 2005 (ISBN 2213623163).[rĂ©f. incomplĂšte]
  6. ↑ a  et b  Vive la nation!, Yves Lacoste, Ă©d Fayard, 1998 (ISBN 2213596131).[rĂ©f. incomplĂšte]
  7. ↑ (fr) - http://www.iue.it/, Le statut des musulmans en AlgĂ©rie coloniale - une nationalitĂ© française dĂ©naturĂ©e.
  8. ↑ Cent ans de capitalisme en AlgĂ©rie 1830–1930, Robert Louzon, Acratie, 1998 (ISBN 2-909899-14-4)
  9. ↑ Coloniser, Exterminer : Sur la guerre et l'Etat colonial, Olivier Le Cour Grandmaison, Ă©d. Fayard, 2005 (ISBN 2213623163)
  10. ↑ Atlas National IllustrĂ©: AlgĂ©rie, Colonie Française - RĂ©gion du Sud, N°87, GĂ©ographie et Statistique par V.Levasseur, IngĂ©nieur GĂ©ographe. Rue de Malte, 24. IllustrĂ© par A.M. Perrot attachĂ© au GĂ©nie et Raymond Bonheur, peintre. GravĂ© par Laguillermie et Rainaud. Rue St. Jacques, 82.
  11. ↑ 1er novembre 1954
  12. ↑ ChloĂ© Leprince, Archives: Vichy et la guerre d'AlgĂ©rie bientĂŽt inaccessibles?, in Rue89, 17/04/2008, article en ligne
  13. ↑ CommuniquĂ© officiel de l'ambassade de France Ă  Alger, 02/05/2008, communiquĂ© en ligne
  14. ↑ Mohamed Salah Boureni, Un nouveau projet de loi : Les archives algĂ©riennes reviennent Ă  l'AssemblĂ©e française, in Le Quotidien d'Oran, 04/05/2008, article en ligne
  15. ↑ (fr) - « Combien de morts ? Â», LDH de Toulon (juillet 2003).
  16. ↑ Pierre Vidal-Naquet, Les crimes de l'armĂ©e française en AlgĂ©rie
  17. ↑ Aurel et Pierre Daum, Sans valise ni cercueil, les pieds-noirs restĂ©s en AlgĂ©rie, mai 2008, article en ligne
  18. ↑ Pierre Daum, Sans valise ni cercueil, les pieds-noirs restĂ©s en AlgĂ©rie : Trois Ă©vĂ©nements traumatisants, in Le Monde diplomatique, mai 2008, article en ligne
  19. ↑ Soit environ 10% de la population totale du pays
  20. ↑ Pierre Daum, Sans valise ni cercueil, les pieds-noirs restĂ©s en AlgĂ©rie : Combien sont-ils ?, in Le Monde diplomatique, mai 2008, article en ligne
  21. ↑ a , b , c , d , e , f , g  et h  Yves CourriĂšre, La Guerre d'AlgĂ©rie
  22. ↑ Le MTLD le Mouvement pour le triomphe des libertĂ©s dĂ©mocratiques, 1947-1954, De Jacques Simon
  23. ↑ Jacques Simon, Le MLDT
  24. ↑ Le Parti communiste français dans la lutte contre le colonialisme. Par Monique Lafon.PubliĂ© par Éditions sociales, 1962. page 140
  25. ↑ Yves CourriĂšre, La Guerre d'AlgĂ©rie, page 78
  26. ↑ Yves CourriĂšre, La Guerre d'AlgĂ©rie, page 92
  27. ↑ Fragments d'un combat: 1938-1940, Alger. RĂ©publicain, le Soir RĂ©publicain : articles par Albert Camus, Jacqueline LĂ©vi-Valensi, AndrĂ© Abbou. PubliĂ© par Gallimard, 1978 Notes sur l'article: v. 1-2. page 565
  28. ↑ Anne Mathieu, Jean-Paul Sartre et la guerre d'AlgĂ©rie, Monde diplomatique, novembre 2004
  29. ↑ Arno MĂŒnster, Sartre et la praxis, p 257
  30. ↑ Sympathisant du FLN chargĂ© du transport de fonds et de documents confidentiels Ă  l'intĂ©rieur de la mĂ©tropole
  31. ↑ http://expositions.bnf.fr/Sartre/arret/1952.htm Exposition Bnf sur Sartre
  32. ↑ La FĂ©dĂ©ration de France de l'union syndicale des travailleurs algĂ©riens, USTA: son journal. Par Jacques Simon, Union syndicale des travailleurs algĂ©riens. FĂ©dĂ©ration de France. PubliĂ© par L'Harmattan, 2002. ISBN 2-7475-3083-3. page 134
  33. ↑ a  et b  ALGÉRIE 1962 - La grande dĂ©rive: la grande dĂ©rive. Par M-Ali Haroun. PubliĂ© par L'Harmattan, 2005. ISBN 2-7475-8865-3.Page 53
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