Hotel des Invalides

ï»ż
Hotel des Invalides

HĂŽtel des Invalides

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Invalides.
Vue aérienne des Invalides

L’hĂŽtel national des Invalides est un monument parisien dont la construction fut ordonnĂ©e par Louis XIV par l'ordonnance du 24 fĂ©vrier 1670, pour abriter les invalides de ses armĂ©es. Aujourd'hui, il accueille toujours des invalides, mais Ă©galement plusieurs musĂ©es et une nĂ©cropole militaire.

(M) Ce site est desservi par les stations de mĂ©tro : InvalidesVarenne et La Tour-Maubourg.

Sommaire

Historique

La création des Invalides sous le rÚgne de Louis XIV

Vue depuis l'Esplanade
Saint-Louis-des-Invalides

Le roi Louis XIV souhaitait comme ses prĂ©dĂ©cesseurs Henri III et Henri IV, assurer aide et assistance aux soldats invalides de ses armĂ©es ; pour que « ceux qui ont exposĂ© leur vie et prodiguĂ© leur sang pour la dĂ©fense de la monarchie (...) passent le reste de leurs jours dans la tranquillitĂ© Â», dit l'Ă©dit royal de 1670. NĂ©anmoins, il faut savoir qu'au delĂ  du geste humanitaire, Louis XIV a aussi des dessins parfaitement politiques. Ces invalides, issus pour la plupart de la guerre de 30 ans font mauvaises figures, trainant sur le Pont-Neuf, souvent mĂȘlĂ©s aux rixes de rues. La population se plaint de ce comportement et bien que Louis XIV reloge les invalides dans certaines abbayes, en les imposant comme oblats, contribuant ainsi Ă  renforcer les rangs du clergĂ©, mais militaires comme religieux fuient cette solution, les premiers refusant une vie aussi stricte que celle de la vie monacale. De plus, Louis XIV ne cache plus ses projets de conquĂȘte, il doit redorer l'image de son armĂ©e auprĂšs de la population, mais aussi sa propre image aux yeux de ses soldats.

Situés dans la plaine de Grenelle, alors faubourg de Paris, les travaux des bùtiments principaux sont confiés à Libéral Bruant par Louvois.

LibĂ©ral Bruant, dont le projet fut sĂ©lectionnĂ© par Louis XIV lui-mĂȘme parmi les huit proposĂ©s, conçoit Ă  l'age 36 ans une organisation en cinq cours, centrĂ©e sur la plus grande : la cour royale. Il reprend ainsi le plan de l'Escorial, le palais monastĂšre de Philippe II, prĂšs de Madrid. Les travaux sont menĂ©s entre mars 1671 et fĂ©vrier 1674, ce qui peut ĂȘtre qualifiĂ© de rapide grĂące Ă  l'aide que lui apporteront Louvois et ses intendants, les trois frĂšres Camus(les premiers pensionnaires sont hĂ©bergĂ©s dĂšs octobre 1674 par Louis XIV en personne. NĂ©anmoins, Ă  cette date, la construction de l'Ă©glise n'est pas encore commencĂ©e). La face arriĂšre de la grande cour est cependant dĂ©truite moins d'un an aprĂšs son achĂšvement, pour laisser place aux fondations du grand dĂŽme.

L'Ă©glise, initialement prĂ©vue par Bruant, butte sur la construction. Louvois, qui y voit l'occasion de mettre Ă  l'Ă©cart l'un des protĂ©gĂ©s de son rival, Colbert, confie l'ouvrage Ă  partir de mars 1676 Ă  Jules Hardouin-Mansart qui travaille Ă©galement aux pavillons d'entrĂ©e et aux infirmeries. La construction de l'Ă©difice religieux dure prĂšs de trente ans et n'est achevĂ©e que le 28 aoĂ»t 1706, date de la remise des clĂ©s par l'architecte au Roi Soleil. Une longue construction qui prit un tournant Ă  la mort de Colbert, dont les restrictions Ă©touffaient la construction. Louvois le remplaça au ministĂšre et ainsi, quadruple la mise de cent mille livres allouĂ©e Ă  la construction du dĂŽme par Colbert. NĂ©anmoins, celui-ci se fait trĂšs prĂ©sent sur le chantier et n'hĂ©site pas Ă  harceler les fournisseurs en pierre retardataires tel que Carel. Louvois fut particuliĂšrement attachĂ© aux Invalides, dans lequel il souhaitait d'ailleurs reposer Ă  sa mort. Le 19 juillet 1691, il fut inhumĂ© dans l'Ă©glise, mais il n'aura malheureusement jamais vu la fin des travaux sur le dĂŽme. Tragique histoire d'amour car malgrĂ© tout, en 1699, son mausolĂ©e n'est toujours pas fini. On soupçonne Madame de Maintenon, Ă©pouse morganatique du roi et vieille adversaire de Louvois, de retarder la construction. Ainsi, le 29 janvier 1699, le corps de Louvois quitte son HĂŽtel des Invalides. NĂ©anmoins celui ci reste prĂ©sent par un joli jeu de mot. Tenez vous dans la cour des Invalides et admirez les dĂ©corations ornant les Ɠils-de-bƓuf. Parmi les dĂ©corations d'armes, l'une nous prĂ©sente Ă©trangement un animal sortant des hautes herbes fixant la cour. En effet, d'ici le "loup voit".

Le lieu devint alors une vĂ©ritable promenade pour les parisiens, se mĂȘlant Ă  la population militaire. Les cĂ©rĂ©monies qui s'y dĂ©rouleront attireront lĂ  encore de nombreux spectateurs. Les Invalides resteront pour la monarchie l'objet de Louis XIV. Louis XV ne s'y rendra pas, et Louis XVI qu'a de rares occasions durant lesquels il salua toujours la performance de cette institution. Autre invitĂ© illustre de l'Ă©poque monarchique, le tsar Pierre Ier de Russie s'y rendra en avril 1717.

Le bĂątiment est, en fait, double, mĂȘme s'il existe une continuitĂ© architecturale : la nef constitue l’église des soldats, le chƓur, sous la coupole, Ă©tant qualifiĂ© d’église du dĂŽme. Cette distinction est concrĂ©tisĂ©e par la mise en place, en 1873, d'une grande verriĂšre, sĂ©parant les deux parties.

L'hÎtel des Invalides comprend alors, outre l'église, une manufacture (confection d'uniformes et imprimerie), un hospice ("maison de retraite") et un hÎpital militaire. Les ateliers initiaux sont rapidement abandonnés pour faire des chambrées supplémentaires.

L'HĂŽtel face Ă  la fin de la monarchie

Lundi 13 juillet 1789, Ă  Paris, l'atmosphĂšre s'alourdit par la pensĂ©e rĂ©volutionnaire, et dĂšs la nuit tombĂ©e, les barricades se lĂšvent dans Paris. Le baron Pierre-Victor de Besenval, lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es du roi et colonel du rĂ©giment des gardes suisses, est chargĂ© de la protection de la ville, mais celui ci, face Ă  la menace, s'est retranchĂ© avec ses troupes dans son camp installĂ© Champ de Mars. La foule s'arme de bĂątons et petit Ă  petit pille le couvent Saint-Lazarre. Le gouverneur Charles François de Virot de Sombreuil, chargĂ© des Invalides, sait que ce climat s'est propagĂ© dans les propres rangs de son institution. Les rĂ©formes impopulaires du comte de Saint-Germain, ministre de la Guerre de Louis XVI ont mis Ă  dos le gouverneur royaliste et son Ă©tat major. Parmi les invalides eux-mĂȘmes, la proximitĂ© avec les loges maconniques et la cohabitation avec les soldats français rescapĂ©s du corps expĂ©ditionnaire de La Fayette durant la rĂ©volution amĂ©ricaine, entrainent un Ă©lan de sympathie pour le mouvement rĂ©volutionnaire.

Vue depuis cour

Le lendemain, 14 juillet, Ă  sept heures du matin, le ComitĂ© permanent des Ă©lecteurs, siegeant Ă  l'HĂŽtel de Ville, envoie Ethis de Corny, procureur du Roi, pour rĂ©clamer les armes stockĂ©s aux Invalides. Celui ci arrive Ă  neuf heures, avec son escorte armĂ©e. Le gouverneur, ne disposant que de sa garde et d'une compagnie d'artilleurs, refuse de livrer les armes sans ordres formels du Roi. DĂ©jĂ  la veille au soir, De Sombreuil avait reçu la demande de fournir les armes au peuple. Il avait alors compris l'intĂ©rĂȘt de ce stock pour la foule et avait employĂ© 20 invalides pour retirer les chiens des fusils et ainsi les rendre inutilisables. Mais ceux ci prirent du retard, surement pour soutenir l'action rĂ©volutionnaire, et l'idĂ©e fut abandonnĂ©e. De Sombreuil explique alors Ă  Ethis de Corny qu'un courrier est parti pour Versailles, et lui demande d'attendre la rĂ©ponse. NĂ©anmoins la foule qui se masse autour des Invalides refuse la demande et se lance Ă  l'assaut du bĂątiment. L'ordre est donnĂ© aux artilleurs de faire feu sur la foule. NĂ©anmoins pas un tir ne se fera entendre. Les invalides eux-mĂȘmes ouvrent les grilles. La prise des Invalides permettra Ă  la foule de rĂ©cupĂ©rĂ© 32 000 fusils et 27 canons.

Le 15 juillet 1789, De Sombreuil ne peut calmer ses hommes. Il donne alors sa dĂ©mission, qui sera refusĂ© par le Roi demandant Ă  celui ci d'attendre que l'AssemblĂ©e prenne une dĂ©cision quant au sort de l'institution. Le dossier sera examinĂ© bien plus tard en 1791 par la Constituante, chargeant Edmond Louis Alexis Dubois de CrancĂ© du dossier, celui ci Ă©tant dĂ©jĂ  chargĂ© du dossier de la rĂ©organisation de l'armĂ©e. Celui ci souhaite la fermeture de l'HĂŽtel pour faire des Ă©conomies et augmenter la solde de 30 000 soldats invalides rĂ©partis dans tout le pays. Pour les malades ceux ci seraient alors rĂ©partis dans les 83 "hospices de la Patrie" que la Constituante cherche Ă  crĂ©er. Le bĂątiment serait revendu Ă  la mairie de Paris qui pourrait alors le rĂ©utiliser comme une prison. Le projet est dĂ©battu, les invalides eux-mĂȘmes sont divisĂ©s, l'abbĂ© Jean-Sifrein Maury est l'un des plus grands dĂ©tracteurs de l'idĂ©e d'une fermeture d'un Ă©tablissement qu'il juge ĂȘtre "un exemple pour toute l'Europe". Le 30 avril, la Constituante tranche le maintien de l'Ă©difice et de son statut, mais sous le nouveau titre de "HĂŽtel National des Militaires Invalides" et sera Ă  la charge d'un comitĂ© Ă©lectif du dĂ©partement de Paris. Ce dernier sera contestĂ© par une partie du personnel, dont le hĂ©ros de la prise de la Bastille, Cordier, et la responsable de l'infirmerie, la veuve Piat, font partie, et sera finalement supprimĂ© le 15 mai 1794 et remplacĂ© par une Agence rĂ©volutionnaire, composĂ© de Jacobins. Ceux ci feront arrĂȘter De Sombreuil, qui sera guillotinĂ© Ă  tort avec son fils Stanislas, le 17 juin 1794. Depuis, l'HĂŽtel avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© maintes fois pillĂ©, les emblĂšmes royaux et symboles religieux martelĂ©s, les cours rebaptisĂ©es (la Cour Royale devient celle de la RĂ©publique, celle de l'Infirmerie en celle de l'HumanitĂ©, celle du Gouverneur en celle des Sans-Culottes...). Les quatre vertus qui ornaient le lanternon du dĂŽme seront d'ailleurs saisis, fondus, pour devenir des balles. Le symbole de Louis XIV subit ainsi les foudres de la RĂ©volution. NĂ©anmoins, avec la dĂ©claration de guerre contre l'Autriche du 20 avril 1792, le gouvernement rĂ©volutionnaire n'hĂ©sita plus Ă  se tourner vers ses anciens soldats, les emblĂšmes ennemis sont prĂ©sentĂ©s aux Invalides, des hommes Ă  poigne sont enfin nommĂ©s Ă  la tĂȘte de l'institution pour la redresser, tel que Louis-Adrien Brice de Montigny Ă©paulĂ© de l'adjudant-gĂ©nĂ©ral Dumesnil et du gĂ©nĂ©ral de division Jean-François Berruyer. Avec le temps, l'institution retrouve ses marques. Mais c'est un nom qui viendra unir les pensionnaires. Les blessĂ©s de la campagne d'Italie ne parle dĂ©jĂ  que de lui. Le jeune gĂ©nĂ©ral NapolĂ©on Bonaparte.

Le tournant napoléonien

Napoléon dans la Cour d'Honneur
PremiÚre remise de légions d'honneur aux Invalides par Napoléon

Le jeune gĂ©nĂ©ral n'a jamais cessĂ© d'entretenir avec les invalides un rapport Ă©troit. C'Ă©tait pour lui, Ă  ses dĂ©buts, une maniĂšre de se lĂ©gitimer, que de gagner le cƓur des soldats. C'est ainsi que le 23 septembre 1800, l'anniversaire de la fondation de la RĂ©publique, menĂ©e par le Premier Consul, se tiendra aux Invalides, durant lequel, le discours prononcĂ© par son frĂšre, Lucien Bonaparte, fera vibrer la corde nationale des vieillissant soldats. À l'annonce de l'explosion de la bombe le 24 dĂ©cembre 1800 lors de la visite de Bonaparte Ă  l'OpĂ©ra, complot menĂ© par Cadoudal, les invalides adressent immĂ©diatement leurs soutiens et leurs vƓux d'avenir. Avec l'annonce du senatus-consulte du 18 mai 1804, proclamant l'Empire, les vieux rĂ©volutionnaires s'inquiĂštent. Alors, NapolĂ©on ruse, il dĂ©cale l'anniversaire de la prise de la Bastille au lendemain, un dimanche, jour de repos. La ruse tient au fait qu'en mĂȘme temps, il prĂ©pare une cĂ©rĂ©monie nouvelle qui elle aussi prendra place aux Invalides. Ainsi, le15 juillet 1804 eut lieu en la chapelle des Invalides une fastueuse cĂ©rĂ©monie officielle : la toute premiĂšre remise de mĂ©dailles de la LĂ©gion d'honneur par NapolĂ©on aux officiers mĂ©ritants.

La cĂ©rĂ©monie est rĂ©glĂ©e au millimĂštre. JosĂ©phine, ses belles-sƓurs et ses dames d'honneur devancent Bonaparte qui quitte les Tuileries Ă  midi sur un cheval richement harnachĂ©. Il est escortĂ© de ses marĂ©chaux, aides de camp, colonels, gĂ©nĂ©raux de sa garde et grands officiers, ainsi qu'une interminable haie de soldats, l'accompagnant jusqu'Ă  l'entrĂ©e du dĂŽme. Le nouveau gouverneur des Invalides, le gĂ©nĂ©ral-sĂ©nateur SĂ©rurier, ainsi que le cardinal De Belloy viennent Ă  sa rencontre, NapolĂ©on s'installe sur le trĂŽne installĂ© dans le chƓur. Depuis l'inauguration de Louis XIV en 1706, on n'avait connu pareille gloire pour le monument. Hauts militaires, ClergĂ© et grands savants se disputent les meilleurs places, alors que les Ă©lĂšves de Polytechnique et les invalides, installĂ©s sur des gradins, assistent Ă  tout ce beau spectacle. AprĂšs les discours vient le moment des dĂ©corations. NapolĂ©on lui-mĂȘme reçoit la LĂ©gion d'Honneur des mains de son fils, le prince Louis, mais celui ci le dĂ©tache de son habit et prĂ©fĂšre alors dĂ©corer le cardinal Giovanni Battista Caprara. Le noble geste attire la sympathie de la foule. NapolĂ©on, qui a Ă  ses pieds deux bassins, l'un contenant les lĂ©gion en or pour les grands officiers, commandants et officiers, l'autre d'argent pour les chevaliers, commence la distribution en Ă©pinglant les croix Ă  la poitrine de chacun. On y retrouve de brillants militaires, Kellermann, Oudinot, Suchet, Marmont... mais aussi les cardinaux comme Belloy ou Fesch, mais aussi des scientifiques comme Monge, fondateur de Polytechnique, le chimiste Berthollet, les astronomes Lalande, Cassini ou MĂ©chain, le chirurgien Pelletan, le savant apothicaire Parmentier, ancien employĂ© des Invalides, et bien d'autres., peintres, musiciens, botanistes, cuisiniers... À chacun d'eux il touche un mot, sur leurs blessures, leurs travaux, leurs souvenirs communs... AprĂšs la cĂ©rĂ©monie, le Te Deum de Pierre Desvignes retentit dans le cƓur de la chapelle impĂ©riale alors que NapolĂ©on repart avec le grand-maĂźtre des cĂ©rĂ©monies, M. De SĂ©gur, et le grand chambellan Talleyrand.

Si son frĂšre, Lucien Bonaparte, rĂȘve d'une grand nĂ©cropole militaire, NapolĂ©on lui, Ă©carte les projets, n'Ă©tant pas suffisamment grandiose pour rivaliser avec l'Ɠuvre de Louis XIV. Il prĂ©fĂšre s'occuper du fonctionnement de l'Institution, ainsi que de sa rĂ©putation. Il efface tous les mauvais traitements qu'avait infligĂ© la rĂ©volution française, avec la dĂ©gradation des statues, et ainsi il demande Ă  Pierre Cartellier la reconstitution de la statue Ă©questre de Louis XIV, sur le haut relief de la porte d'honneur, sculptĂ©e par Nicolas Coustou .Il y place le 17 mai 1807 en grande pompe l'Ă©pĂ©e de l'empereur de Prusse FrĂ©dĂ©ric II de Prusse, acquit suite Ă  sa victoire le 25 octobre 1806 Ă  la bataille de Potsdam. Celui ci se rendra Ă  plusieurs reprises Ă©couter les rĂ©criminations de ses anciens compagnons d'armes. Le 25 mars 1811, il concĂšde Ă  l'HĂŽtel un budget de 6 millions de francs de l'Ă©poque. C'est pour les Invalides un vĂ©ritable Ăąge d'or que ce Premier Empire.

De la mort de Napoléon à nos jours

Article dĂ©taillĂ© : Retour des cendres.
Le tombeau de Napoléon
Le retour des cendres de Bonaparte vers les Invalides

L'Empereur exilĂ©, l'Empire vaincu, la nouvelle monarchie de Louis XVIII, revenu d'exil, s'impose Ă  Paris, et renomme les Invalides en "HĂŽtel Royal des Invalides". Mais dans le cƓur des militaires, NapolĂ©on reste leur hĂ©ros. Les Invalides deviennent le lieu type des bonapartistes. Avec la chute de Louis XVIII et l'instauration de Louis Philippe, les Trois Glorieuses vont apporter avec elles un vent de libertĂ©. Les bonapartistes s'affichent, et la question du retour des cendres s'imposent. Victor Hugo, Alexandre Dumas rĂ©clament la tombe. Au final, c'est Adolphe Thiers qui Ă  l'AssemblĂ©e, parvient Ă  faire basculer le dĂ©bat. Le retour des cendres lui semble un beau symbole du retour d'une France puissante. Si Louis Philippe reste rĂ©ticent, son fils le duc d'OrlĂ©ans est enthousiaste. Le 1er mai 1840, jour de la saint Louis-Philippe, celui ci accepte la requĂȘte d'Adolphe Thiers. Charles de RĂ©musat, ministre de l'IntĂ©rieur, demande alors Ă  l'AssemblĂ©e, un crĂ©dit d'un million de francs pour financer le retour des cendres et la construction d'un tombeau dont l'emplacement est dĂ©jĂ  dĂ©signĂ© : les Invalides, dĂ©jĂ  choisit par NapolĂ©on lui-mĂȘme. Si le deuxiĂšme million rĂ©clamĂ© Ă  l'AssemblĂ©e est refusĂ©, la presse se dĂ©chaine : les royalistes y voient un affront, les rĂ©publicains une somme colossale, les bonapartistes une Ɠuvre naturelle. Le prince de Joinville se charge du transfert au bord de La Belle Poule et La Favorite le 7 juillet de Toulon, revenant le 30 novembre Ă  Cherbourg. Mais coup de thĂ©Ăątre entre deux, le gouvernement Adolphe Thiers vient de chuter, et celui ci est remplacĂ© par le marĂ©chal Soult qui charge François Guizot des Affaires EtrangĂšres, et ainsi donc du rapatriement. Or celui-ci est un fervent adversaire d'Thiers ainsi qu'un antibonapartiste. Joinville se retrouve alors bloquĂ© Ă  Cherbourg, attendant des ordres qui n'arrivent pas. Si le chantier avance Ă  grand pas sous la houlette des maĂźtres d'Ɠuvre Henri Labrouste et Visconti, la cĂ©rĂ©monie, elle, n'est pas prĂȘte. NĂ©anmoins, la Dorade part enfin remonter la Seine pour accoster Ă  Courbevoie au crie de "Vive l'Empereur !"

L'hĂŽtel se dote trĂšs tĂŽt d'une fonction musĂ©ographique : musĂ©e d'artillerie en 1872 et musĂ©e historique des armĂ©es en 1896, rĂ©unis en musĂ©e de l'armĂ©e en 1905.

L'hÎtel des Invalides accueille encore aujourd'hui une centaine de retraités et invalides des armées françaises. L'administration chargée de cette mission est l'Institut national des invalides.

Le samedi 13 septembre 2008, le pape Benoßt XVI célébra une messe sur l'esplanade des Invalides devant 260.000 personnes dans le cadre de son voyage apostolique en France.

Architecture

L'Ă©glise Saint-Louis-des-Invalides

La chapelle des Invalides et son dĂŽme, vus de l'avenue de Breteuil

La chapelle des Invalides, conçue pour accueillir les pensionnaires de l'hĂŽpital des Invalides, a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e au rang de cathĂ©drale. C'est le siĂšge de l'Ă©vĂȘque catholique aux ArmĂ©es.

Le plan gĂ©nĂ©ral de l’édifice, par Jules Hardouin-Mansart est simple : une croix grecque inscrite dans un plan carrĂ©. Chacune des façades est composĂ©e de deux ordres superposĂ©s, soulignĂ©s par un porche surmontĂ© d’un fronton triangulaire.

DĂŽme de L'hĂŽtel des Invalides Paris (vue verticale)

Le dĂŽme, sĂ©parĂ© du reste de l'Ă©difice par la verriĂšre, est posĂ© sur un haut tambour dont le second Ă©tage est ornĂ© de hautes fenĂȘtres. C’est Ă  ce niveau que la trĂšs grande rigueur « classique Â» de l’architecture Ă©volue sensiblement : la partie basse du tambour est entourĂ©e de colonnes gĂ©minĂ©es entourant de hautes fenĂȘtres aux linteaux courbĂ©s, ces colonnes ne sont plus disposĂ©es rĂ©guliĂšrement aux points cardinaux de l’édifice car elles sont alors regroupĂ©es en deux fois deux pour assurer la stabilitĂ© du dĂŽme. Pour la mĂȘme raison, de petites volutes, Ă  l’image de la Salute de Venise, sont disposĂ©es sur cette couronne de colonnes, Ă  la base de la seconde partie du tambour.

La fresque, que vous retrouvez ici en photo, représente Saint Louis, dans son manteau d'hermine aux emblÚmes royaux (la fleur de lys) présentant ses armes, entouré d'anges musiciens, à Jésus Christ en personne.

Orgue Saint-Louis-des-Invalides

La coupole de forme ovoĂŻde, entourĂ©e de pots Ă  feu, est recouverte de riches motifs dorĂ©s de trophĂ©es et percĂ©e d’oculi. Enfin, elle est surmontĂ©e d’un lanterneau que n’aurait pas reniĂ© Boromini. C’est un petit pavillon carrĂ©, posĂ© en biais par rapport Ă  la façade, aux angles dĂ©corĂ©s de colonnes sur lesquelles sont disposĂ©es des statues. L’ensemble est enfin surmontĂ© d’un obĂ©lisque effilĂ© terminĂ© d’une croix. D’une base Ă  structure carrĂ©e surmontĂ©e de frontons triangulaires, on passe insensiblement Ă  des formes complexes oĂč les courbes dominent : tambour, dĂŽme, oculi, volute


On peut y voir, accrochĂ©s sous la voĂ»te selon une tradition ancienne, les drapeaux et banniĂšres pris Ă  l'ennemi. Le Premier Consul dĂ©sirait y installer les chefs-d'Ɠuvre d'art envoyĂ©s d'Italie en France aprĂšs le TraitĂ© de Tolentino; mais face aux rĂ©ticences de David, il accepta la suggestion de l'architecte Pierre Fontaine de plutĂŽt suspendre aux voĂ»tes les drapeaux pris Ă  l'ennemi[1].

Urbanisme

Le dÎme doré des Invalides constitue un des points de repÚres du paysage parisien.

Au nord, la cour se prolonge au-delà des limites de l'hÎtel par une large esplanade publique le long de laquelle se trouve les ambassades d'Autriche et de Finlande, l'aérogare d'Orsay et l'HÎtel du ministre des Affaires étrangÚres. Deux espaces cimentés aux extrémités nord servent de terrain d'entraßnement aux patineurs à roulettes. Les Invalides sont un des grands espaces libres de construction à l'intérieur de Paris.

Au bout de cette esplanade des Invalides, la Seine est franchie au pont Alexandre-III pour atteindre le Petit et le Grand Palais.

L’HĂŽtel a la mission de garde des emblĂšmes et des trophĂ©es de la France. À ce titre, des canons pris Ă  l'ennemi sont exposĂ©s en trophĂ©e le long des douves, face Ă  l'esplanade des Invalides. Jusqu'au dĂ©but du XXe siĂšcle, ils tiraient des salves d'honneur qui marquaient les grandes rĂ©jouissances publiques.

Un véritable hÎpital militaire, sous la bénédiction de Dieu

Les soldats invalides n'accĂ©daient aux Invalides qu'aprĂšs dix annĂ©es de service dans l'ArmĂ©e, puis portĂ© Ă  vingt en 1710. La charge Ă©tait remise au gouverneur de l'HĂŽtel, car le lieu Ă©tait considĂ©rĂ© Ă  la fois comme un bĂątiment religieux mais Ă  l'organisation militaire, de vĂ©rifier les diffĂ©rents dossiers de candidature. Ainsi les protestants, les marins et les malades des Ă©crouelles furent refusĂ©s Ă  l'Ă©poque de Louis XIV. Religieuse donc, par le refus des protestants, mais aussi par la formation de quarante jours que chaque soldat recevait Ă  son arrivĂ©e par les prĂȘtres. Cette instruction religieuse fut souvent descendue Ă  quinze jours pour les officiers. Une diffĂ©rence que l'on retrouve dans le logement. Par deux ou trois, les officiers ont le droit Ă  une chambre chauffĂ©e. Pour les soldats, des dortoirs de cinq ou six lits. La qualitĂ© des couvertures et la forme des lits en sont d'autres preuves. La vie quotidienne y est agrĂ©able, ils se promĂšnent librement, allant dans l'un des huit chauffoirs dont deux Ă©taient considĂ©rĂ©s comme « fumeurs Â». Si les femmes sont interdites, les soldats mariĂ©s pourront dĂ©coucher deux fois par semaine. Interdiction de boire ou manger dans les chambre, et interdiction Ă  toute forme de commerce sous peine d'exclusion. L'institution saturĂ©e dĂšs 1766, les invalides pouvaient loger Ă  l'extĂ©rieur de l'HĂŽtel via leurs soldes. Louis XIV n'hĂ©sitait pas Ă  distribuer des terrains Ă  ses soldats sur lesquels ils pouvaient faire bĂątir leur maison. NĂ©anmoins, le bĂątiment accueille jusqu'Ă  4 000 personnes, nourris de maniĂšre copieuse, et bĂ©nĂ©ficiant de bonnes rĂšgles d'hygiĂšne et d'un service luxueux d'infirmerie. En effet, celui ci comprendra 300 lits individuels Ă  l'Ă©poque de Louis XIV, vĂ©ritable luxe Ă  l'Ă©poque.

Deux fois par jour, mĂ©decin et chirurgien font la tournĂ©e des lits, cahier d'ordonnances Ă  la main. BĂ©quilles et jambes de bois sont distribuĂ©s le jeudi. La nuit, deux sƓurs veillent sur les malades. NĂ©anmoins, ce lieu reste sous la coupelle religieuse. Douze prĂȘtres de la congrĂ©gation de la Mission de Saint-Lazare se chargent des offices : priĂšres quotidiennes au Roi, pour sa famille et la prospĂ©ritĂ© des armes. Matin et soir, les invalides suivent la priĂšre, ainsi que les vĂȘpres les dimanches et jours de fĂȘtes.

Les invalides travaillent nĂ©anmoins encore au service de l'État. Les plus valides montent la garde (comme Ă  Dieppe, Lisieux, Honfleur, Saint Malo...) alors que d'autres restent Ă  Paris pour confectionner des uniformes, des bas, des souliers ou mĂȘme des tapisseries dans les manufactures installĂ©es Ă  l'HĂŽtel. L'une de ces manufactures, objet de toutes les fiertĂ©s, l'atelier de calligraphie et d'enluminures, travaille mĂȘme pour Versailles. Une discipline de fer rĂšgne sous Louis XIV aux Invalides. Pas de retardataires acceptĂ©s lorsque les grilles se ferment au son du tambour militaire le soir. Un systĂšme de rĂ©compense enrichit les dĂ©lateurs sur les mƓurs mauvaises des invalides. En cas de faute : privation de vin, retenues, prison, expulsion ou cheval de bois (le soldat est suspendu sur un cheval d'arçon, dans l'avant-cour de l'HĂŽtel et subit les moqueries de ses compagnons...) sont possibles.

Panthéon militaire

DĂŽme des Invalides: monument de Vauban

Plusieurs hommes de guerre français reposent aux Invalides. Ainsi, pour les pĂ©riodes monarchique et rĂ©volutionnaire : le marĂ©chal de Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, le cƓur du marĂ©chal de SĂ©bastien Le Prestre de Vauban, le cƓur de ThĂ©ophile Malo Corret de La Tour d'Auvergne, hĂ©ros des guerres de la RĂ©volution, le gĂ©nĂ©ral François SĂ©verin Marceau et Claude Joseph Rouget de Lisle, l'auteur de La Marseillaise.

NapolĂ©on Ier dĂ©cĂ©dĂ© en 1821 Ă  l'Île Sainte-HĂ©lĂšne, y fut inhumĂ© le 15 dĂ©cembre 1840, sous la Monarchie de Juillet dont les dirigeants cherchaient Ă  rassembler les partisans de l'empereur dĂ©funt (dans le mĂȘme temps, Ă©tait en effet achevĂ© l'arc de triomphe de l'Étoile). Les cendres de NapolĂ©on sont placĂ©es dans un monumental sarcophage en quartzite rouge aventurinĂ© de Finlande, lui-mĂȘme reposant sur un socle en marbre noir provenant de Sainte-Luce (IsĂšre), l'ensemble Ă©tant placĂ© dans une crypte ouverte de forme circulaire pratiquĂ©e au centre de la chapelle Saint-Louis, sous le dĂŽme.

La tombe du Maréchal Foch.

Son fils, le roi de Rome NapolĂ©on II (Ă©galement appelĂ© « l'Aiglon Â») y est inhumĂ© en 1940 sur proposition d'Adolf Hitler. Joseph et JĂ©rĂŽme Bonaparte, frĂšres de l'empereur, y sont Ă©galement enterrĂ©s dans deux alcĂŽves latĂ©rales. Le tombeau de NapolĂ©on Ier est entourĂ© par ceux des gĂ©nĂ©raux d'Empire GĂ©rard Christophe Michel Duroc et Henri Gatien Bertrand. Les restes du gĂ©nĂ©ral Lasalle y ont Ă©tĂ© ramenĂ©s en 1891.

Plusieurs commandants en chef de la PremiĂšre et Seconde Guerre mondiale sont aussi enterrĂ©s aux Invalides tels : les marĂ©chaux de France Ferdinand Foch, Hubert Lyautey, Philippe Leclerc de Hauteclocque, Alphonse Juin et les gĂ©nĂ©raux Robert Nivelle, Charles Mangin et Pierre Auguste Roques. Les gouverneurs de l'hĂŽtel des Invalides, qui reste une place militaire, le sont Ă©galement. L'amiral Émile GuĂ©pratte, le gĂ©nĂ©ral Louis Ernest de Maud'huy sont enterrĂ©s dans le caveau des gouverneurs.

À dĂ©faut de leurs dĂ©pouilles, plusieurs grands personnages militaires français ont seulement leur cƓur inhumĂ© aux Invalides.

Musées

Alignement des canons à l'entrée

DĂšs 1777, la Galerie royale des Plans-relief avait quittĂ© le palais du Louvre pour les Invalides oĂč elle se trouve toujours. Elle y est rejointe en 1871 par le MusĂ©e de l'artillerie dont les piĂšces ornent les cours et promenades du palais.

Pour conserver la trace des traditions de l'armée, ses trophées et les objets de la vie quotidienne des soldats, un Musée historique de l'Armée est créé en 1896. Il fusionne avec celui de l'artillerie en 1905 pour former le Musée de l'Armée.

Article dĂ©taillĂ© : MusĂ©e de l'ArmĂ©e (Paris).

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle les Invalides cachĂšrent un rĂ©seau de rĂ©sistance en 1942, le musĂ©e s'est agrandi du musĂ©e de l’Ordre de la LibĂ©ration et du musĂ©e d’histoire contemporaine.

L'Historial Charles-de-Gaulle est un espace multimĂ©dia de 2 500 mÂČ en sous-sol retrace la vie du gĂ©nĂ©ral de Gaulle par l'image et le son, principalement avec des documents audiovisuels. Il a Ă©tĂ© commandĂ© par le MusĂ©e de l'armĂ©e et la Fondation Charles de Gaulle aux architectes Alain Moatti et Henri RiviĂšre et inaugurĂ© en fĂ©vrier 2008.

Gouverneurs

La Cour d'honneur
Cour d'Honneur vue de nuit

L'HÎtel des Invalides a été dirigé par des gouverneurs (1670-1792), un Conseil général d'administration (1793-1796), des commandants (1796-1803), des gouverneurs (1803-1871), des commandants (1871-1941) et enfin de nouveau des gouverneurs depuis 1941.

  • 1670-1678  : François Lemaçon d’Ormoy (?-1678)
  • 1678-1696  : Chevalier AndrĂ© Blanchard de Saint-Martin de Taley (1613-1696)
  • 1696-1705  : Nicolas Desroches d’Orange (1626-1705)
  • 1705-1728  : Alexandre de Boyveau (1660-1728), marĂ©chal de camp
  • 1728-1730  : EugĂšne de Beaulieu de Jauges
  • 1730-1738  : Pierre de Vissecq de Ganges (1652-1738)
  • 1738-1742  : Joseph de Mornay de Saint-AndrĂ© (1670-1742) Ă©galement nommĂ© Marnais de la Bastie, Chevalier de Saint-AndrĂ©
  • 1742-1753  : Jean-Marie Cornier de la Courneuve (1670-1753)
  • 1753-1766  : GĂ©nĂ©ral François d’Azemard de Panat de la Serre (1695-1766)
  • 1766-1783  : Lieutenant-GĂ©nĂ©ral Jean Joseph Sahuguet d’Espagnac (1713-1783)
  • 1783-1786  : Lieutenant-GĂ©nĂ©ral Charles BenoĂźt de Guibert (1715-1786)
  • 1786-1792  : Charles-François Virot, marquis de Sombreuil (1727-1794)
  • 1793-1796  : Conseil gĂ©nĂ©ral d'administration
  • 1796-1796  : GĂ©nĂ©ral Arnaud Baville (1757-1813), commandant
  • 1796-1797  : GĂ©nĂ©ral Louis Adrien Brice-Montigny, commandant
  • 1797-1804  : GĂ©nĂ©ral Jean-François Berruyer (1738-1804), commandant puis nommĂ© gouverneur le 28 aoĂ»t 1803
  • 1804-1815  : MarĂ©chal Jean Mathieu Philibert SĂ©rurier (1742-1819)
  • 1816-1821  : MarĂ©chal François-Henri de Franquetot duc de Coigny (1737-1821)
  • 1821-1830  : GĂ©nĂ©ral Victor Marie Nicolas de FaĂż marquis de La Tour-Maubourg (1768-1850)
  • 1830-1833  : MarĂ©chal Jean-Baptiste Jourdan (1762-1833).
  • 1833-1842  : MarĂ©chal Bon Adrien Jeannot de Moncey duc de Cornegliano (1754-1842)
  • 1842-1847  : MarĂ©chal Nicolas Charles Oudinot duc de Reggio (1767-1847)
  • 1847-1848  : MarĂ©chal Gabriel Jean Joseph Molitor (1770-1849)
  • 1848-1852  : S.A.I. le roi JĂ©rĂŽme NapolĂ©on (1784-1860)
  • 1852-1853  : GĂ©nĂ©ral Jean-Toussaint Arrighi de Casanova (1778-1853)
  • 1853-1863  : MarĂ©chal Philippe Antoine, Comte d’Ornano (1784-1863)
  • 1863-1870  : GĂ©nĂ©ral Charles Becelair, marquis de Lawoestine (1786-1870)
  • 1870-1871  : GĂ©nĂ©ral Edmond Martinprey (1808-1883)
  • 1871-1891  : GĂ©nĂ©ral Louis Sumpt (1816-1891), commandant
  • 1891-1902  : GĂ©nĂ©ral Paul-Edouard Arnoux (1822-1902), commandant
  • 1902-1919  : GĂ©nĂ©ral Gustave Niox (1840-1921), commandant
  • 1919-1923  : GĂ©nĂ©ral Pierre Malleterre (1858-1923), commandant
  • 1924-1944  : GĂ©nĂ©ral Augustin Mariaux (1864-1944), commandant puis gouverneur en 1941
  • 1944-1944  : GĂ©nĂ©ral Marie-Joseph Pinon (1888-1947)
  • 1944-1951  : GĂ©nĂ©ral Antoine Rodes (1870-1951)
  • 1951-1960  : GĂ©nĂ©ral Jean HoudĂ©mon (1885-1960)
  • 1961-1962  : GĂ©nĂ©ral AndrĂ© Kientz (1896-1962)
  • 1962-1964  : GĂ©nĂ©ral Charles Raoul Magrin-Vernerey dit Ralph Monclar (1892-1964)
  • 1964-1973  : GĂ©nĂ©ral Jacques de Grancey (1893-1973)
  • 1973-1991  : GĂ©nĂ©ral Gabriel de Galbert (1912-2001)
  • 15 juillet 1991-31 dĂ©cembre 1996 : GĂ©nĂ©ral Maurice Schmitt (1930)
  • 1er janvier 1997-30 juin 2002 : GĂ©nĂ©ral Bertrand Guillaume de Sauville de La Presle (1937)
  • 1er juillet 2002-30 juin 2009 : GĂ©nĂ©ral HervĂ© Gobilliard (Ancien commandant du Secteur de Sarajevo)
  • 1er juillet 2009- : GĂ©nĂ©ral d'armĂ©e Bruno Cuche (1948)

Notes

  1. ↑ Marie Louise Biver Fontaine Paris Librairie Plon 1964

Voir aussi

L'hÎtel des Invalides fut le sujet d'un documentaire de commande réalisé par Georges Franju en 1951. Le documentaire glissant tout au long du film vers la critique et la dénonciation de la guerre et de ses conséquences, l'armée le refusa.

Liens externes

Commons-logo.svg

  • Portail de la culture Portail de la culture
  • Portail de l’histoire militaire Portail de l’histoire militaire
  • Portail de l’architecture et de l’urbanisme Portail de l’architecture et de l’urbanisme
  • Portail de Paris Portail de Paris
  • Portail de la France du Grand SiĂšcle (1598-1715) Portail de la France du Grand SiĂšcle (1598-1715)

48°51â€Č36″N 02°18â€Č43″E / 48.86, 2.31194

Ce document provient de « H%C3%B4tel des Invalides ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Hotel des Invalides de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • HĂŽtel Des Invalides — Pour les articles homonymes, voir Invalides. Vue aĂ©rienne des Invalides L’hĂŽtel national des Invalides est un monum 
   WikipĂ©dia en Français

  • HĂŽtel des invalides — Pour les articles homonymes, voir Invalides. Vue aĂ©rienne des Invalides L’hĂŽtel national des Invalides est un monum 
   WikipĂ©dia en Français

  • HĂŽtel des Invalides — Pour les articles homonymes, voir Invalides. HĂŽtel des Invalides L hĂŽtel des Invalides vu depuis la tour Eiffel 
   WikipĂ©dia en Français

  • HĂŽtel des Invalides — Gesamtansicht der Anlage Fassade 
   Deutsch Wikipedia

  • Hotel des Invalides — Gesamtansicht der Anlage Fassade 
   Deutsch Wikipedia

  • HĂŽtel des Invalides —    Court mĂ©trage documentaire de Georges Franju.   Pays: France   Date de sortie: 1952   Technique: noir et blanc   DurĂ©e: 22 min    RĂ©sumĂ©    Dit par Michel Simon, un pamphlet antimilitariste tournĂ© dans le sanctuaire des souvenirs de guerre 
   Dictionnaire mondial des Films

  • HĂŽtel des Invalides — /oh tel day zaonn vann leed / a military hospital built in Paris in the 17th and 18th centuries by LibĂ©ral Bruant and J. H. Mansart: famous for its chapel dome, the tomb of Napoleon, and as a military museum. * * * 
   Universalium

  • HĂŽtel des Invalides —  Paris, site of Napoleon’s tomb 
   Bryson’s dictionary for writers and editors

  • HĂŽtel des Invalides — /oʊtɛl deÉȘz ĂŠÌƒvaˈlid/ (say ohtel dayz anvah leed) noun the site in Paris of Napoleon s tomb; originally a hospital for invalided veterans 
   Australian English dictionary

  • HĂŽtel des Invalides — /oh tel day zaonn vann leed / a military hospital built in Paris in the 17th and 18th centuries by LibĂ©ral Bruant and J. H. Mansart: famous for its chapel dome, the tomb of Napoleon, and as a military museum 
   Useful english dictionary


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.