Honore de Balzac

ï»ż
Honore de Balzac

Honoré de Balzac

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Balzac (homonymie).
Honoré de Balzac
Balzac en 1842 sur un daguerréotypede Louis-Auguste Bisson

Activité(s) Romancier
Dramaturge
Journaliste
Imprimeur
Critique littéraire
Naissance 20 mai 1799
Tours
DĂ©cĂšs 18 aoĂ»t 1850 (Ă  51 ans)
Paris
Langue d'écriture Français
Mouvement(s) réaliste
philosophique
fantastique
romantique
Distinctions Chevalier de la LĂ©gion d'honneur
fondateur et président de la Société des gens de lettres
ƒuvres principales
Compléments
la Comédie humaine a été publiée en 20 volumes illustrés de (1842 à 1852) par Charles Furne en association avec Houssiaux , Hetzel, Dubochet et Paulin

HonorĂ© de Balzac, nĂ© HonorĂ© Balzac[1],[2],[3], Ă  Tours le 20 mai 1799 (1er prairial an VII) et mort Ă  Paris le 18 aoĂ»t 1850, est un Ă©crivain français. Il a Ă©tĂ© Ă  la fois critique littĂ©raire, essayiste, dramaturge, journaliste, imprimeur, mais on retient surtout de lui son immense production romanesque qui compte 137 romans et nouvelles parus de 1829 Ă  1852.

Travailleur forcené, fragilisant sa santé déjà précaire par des excÚs (il mourra d'ailleurs prématurément à 51 ans), endetté par des investissements hasardeux, fuyant ses créanciers sous de faux noms dans différentes demeures, Balzac a vécu de nombreuses liaisons féminines avec des aristocrates et il a finalement épousé la comtesse Hanska en 1850, aprÚs l'avoir courtisée pendant prÚs de vingt ans.

HonorĂ© de Balzac est un des maĂźtres incontestĂ©s du roman français dont il a abordĂ© plusieurs genres : le roman historique / politique, avec Les Chouans, le roman philosophique avec le Le Chef-d'Ɠuvre inconnu, le roman fantastique avec La Peau de chagrin, le roman « poĂ©tique Â» avec Le Lys dans la vallĂ©e. Mais ses romans rĂ©alistes et psychologiques les plus cĂ©lĂšbres comme Le PĂšre Goriot ou EugĂ©nie Grandet, qui constituent une part trĂšs importante de son Ɠuvre, ont induit, souvent, une classification rĂ©ductrice d'« auteur rĂ©aliste»[4], alors que l'on trouve chez lui de nombreuses traces du romantisme de l'Ă©poque, notamment la place faite au sentiment amoureux dans Les Chouans ou Le Lys dans la vallĂ©e, au fantastique dans La Peau de Chagrin, ou encore aux dĂ©chirements du gĂ©nie dans Louis Lambert[5],[6].

Balzac a organisĂ© ses Ɠuvres en un vaste ensemble, La ComĂ©die humaine, dont le titre est une rĂ©fĂ©rence Ă  La Divine ComĂ©die de Dante. Son projet est d'explorer les diffĂ©rentes classes sociales et les individus qui les composent, pour faire « concurrence Ă  l'Ă©tat-civil Â» selon sa formule cĂ©lĂšbre. Il a rĂ©uni ses textes dans des ensembles gĂ©nĂ©riques : Études de mƓurs, Études analytiques, Études philosophiques. Si les Études de mƓurs sont de trĂšs loin les plus nombreuses, Balzac attachait cependant une Ă©norme importance aux Études philosophiques, qui Ă©taient selon ses propres termes « la clĂ© qui permet de comprendre l'ensemble de mon Ɠuvre Â», en particulier, la Peau de chagrin[7].

VĂ©ritable « historien du prĂ©sent Â», HonorĂ© de Balzac a brossĂ© un riche tableau de la sociĂ©tĂ© de son temps et crĂ©Ă© des personnages devenus des archĂ©types comme le jeune provincial ambitieux Ă  la conquĂȘte de Paris (Rastignac, RubemprĂ©), l'avare tyran domestique (le pĂšre Grandet), le « Christ de la paternitĂ©[8]» (Jean-Joachim Goriot) ou le bagnard reconverti en policier (Vautrin). La ComĂ©die humaine influencera directement les auteurs de son siĂšcle comme Gustave Flaubert, ou Émile Zola qui reprendra le principe du cycle romanesque et des personnages reparaissants dans sa fresque des Rougon-Macquart ; et mĂȘme aussi d'une certaine façon des auteurs du siĂšcle suivant comme Marcel Proust[9]..

Sommaire

Biographie

Origine, jeunesse et années de formation

Fils de Bernard François Balssa[10],[11],[12], administrateur de l’hospice de Tours, et de Laure Sallambier, HonorĂ© de Balzac est l’aĂźnĂ© des quatre enfants du couple (Laure, Laurence et Henry). Sa sƓur Laure est de loin sa prĂ©fĂ©rĂ©e : il y a entre eux une complicitĂ©, une affection rĂ©ciproque qui ne se dĂ©ment jamais. Elle lui apportera son soutien Ă  de nombreuses reprises : elle Ă©crit avec lui[13], et en 1858, elle publie la biographie de son frĂšre[14].

La Trinité et le clocher St Martin de VendÎme.

De 1807 Ă  1813[15], HonorĂ© est pensionnaire au collĂšge des oratoriens de VendĂŽme[16] puis externe au collĂšge de Tours jusqu’en 1814, avant de rejoindre cette mĂȘme annĂ©e la pension Lepitre, situĂ©e rue de Turenne Ă  Paris, puis en 1815 l’institution de l’abbĂ© Ganser, rue de Thorigny. Les Ă©lĂšves de ces deux institutions du quartier du Marais suivaient en fait les cours du lycĂ©e Charlemagne. Le pĂšre de Balzac, Bernard François, ayant Ă©tĂ© nommĂ© directeur des vivres pour la PremiĂšre division militaire Ă  Paris, la famille s’installe rue du Temple, dans le Marais, qui est le quartier d’origine de la famille (celui de la grand-mĂšre Sallambier).

Le 4 novembre 1816[17], HonorĂ© de Balzac s’inscrit en droit afin d’obtenir le diplĂŽme de bachelier trois ans plus tard, en 1819. En mĂȘme temps, il prend des leçons particuliĂšres et suit des cours Ă  la Sorbonne. Toutefois, son pĂšre jugeant qu’il fallait associer le droit pratique Ă  l’enseignement thĂ©orique, HonorĂ© passe ses trois ans de droit chez un avouĂ©, ami des Balzac, Jean-Baptiste Guillonnet-Merville, homme cultivĂ© qui avait le goĂ»t des lettres. Le jeune homme exerce le mĂ©tier de clerc de notaire dans cette Ă©tude oĂč Jules Janin Ă©tait dĂ©jĂ  « saute-ruisseau Â» (jeune clerc de notaire ou d’avouĂ© chargĂ© de faire les courses[18]). Il utilisera cette expĂ©rience pour crĂ©er le personnage de MaĂźtre Derville et l’ambiance chahuteuse des « saute-ruisseau Â» d’une Ă©tude d’avouĂ© dans le Colonel Chabert.

Une plaque rue du Temple à Paris témoigne de son passage chez cet avoué, dans un immeuble du quartier du Marais.

Les Ɠuvres de jeunesse

Portrait d’HonorĂ© de Balzac vers 1825, attribuĂ© Ă  Achille DevĂ©ria.

C’est en frĂ©quentant la Sorbonne que le jeune Balzac s’éprend aussi de philosophie. Comme il affirme une vocation littĂ©raire, sa famille le loge dans une mansarde et lui laisse deux ans pour Ă©crire : Balzac rĂ©dige une tragĂ©die en vers, dont le rĂ©sultat, Cromwell (1820), se rĂ©vĂšle dĂ©cevant. L'acadĂ©micien François Andrieux le dĂ©courage de poursuivre dans cette voie[19].

Il s’oriente alors vers le roman. Et aprĂšs deux tentatives maladroites mais proches de sa vision future (Falthurne et StĂ©nie)[20], il se conforme au goĂ»t de l’époque et publie des romans d’aventure, qu’il rĂ©dige en collaboration et cachĂ© sous un pseudonyme.

Admirateur de Walter Scott, le jeune Balzac s’efforce de l’imiter avec des romans historiques[21] essentiellement alimentaires. Plus tard, dans une lettre Ă  Laure Surville, il qualifiera ces Ɠuvres de jeunesse de « cochonneries littĂ©raires[22] Â», y compris les Chouans dont il fait une autocritique sĂ©vĂšre en 1834 dans une lettre au baron GĂ©rard, auquel il envoie le roman avec les quatre premiers volumes des Études de mƓurs [23]. SignĂ©es « Lord R’hoone Â» ou « Horace de Saint-Aubin Â», les ƒuvres de jeunesse de Balzac, de 1822 Ă  1827, qu’il considĂšre lui-mĂȘme comme indignes, contiennent, selon AndrĂ© Maurois, les germes de ses futurs romans « Il sera un gĂ©nie malgrĂ© lui Â»[24]. Pourtant Balzac renie ces premiers Ă©crits et il les proscrit de l’édition Furne de ses Ɠuvres complĂštes, puis du Furne corrigĂ©. [25]. FabriquĂ©s dans des conditions humiliantes, longtemps « ignorĂ©s Â», les premiers Ă©crits de Balzac ont rĂ©cemment suscitĂ© un regain d’intĂ©rĂȘt auprĂšs d'universitaires qui s’interrogent sur leur lien avec la ComĂ©die humaine. Parmi eux le professeur Teruo Mitimune[26]. Toutefois, les balzaciens restent divisĂ©s sur l’importance de ces textes. « les uns y cherchent les Ă©bauches des thĂšmes et les signes avant-coureurs du gĂ©nie romanesque, les autres doutent que Balzac, soucieux seulement de satisfaire sa clientĂšle, y ait rien mis qui soit vraiment de lui-mĂȘme[27]. Â».

Article dĂ©taillĂ© : ƒuvres de jeunesse de Balzac.

PremiĂšre faillite et premiers succĂšs

Dans le dĂ©sarroi oĂč se trouve le jeune Balzac, son seul soutien est Laure de Berny[28], la Dilecta, dont il devient l’amant en 1822. Cette femme, plus ĂągĂ©e de vingt ans, lui tient lieu d'amante et de mĂšre. Elle l’encourage, le conseille, lui prodigue sa tendresse et lui fait apprĂ©cier le goĂ»t et les mƓurs de l’Ancien RĂ©gime. Elle lui apporte aussi son aide lorsque, le 19 avril 1825, Balzac s’associe avec Urbain Canel et Delongchamps pour Ă©diter MoliĂšre et Jean de La Fontaine. LĂąchĂ© par ses associĂ©s le 1er mai 1826, Balzac se retrouve avec une dette de seize mille francs. [29], ce qui ne l'empĂȘche pas, dĂšs le 15 aoĂ»t 1827, de crĂ©er une fonderie de caractĂšres avec le typographe AndrĂ© Barbier[30]. Son affaire se rĂ©vĂšle un immense Ă©chec financier : il croule sous une dette s’élevant Ă  cent mille francs[31],[32].

AprĂšs cette faillite, Balzac revient Ă  l’écriture, pour y connaĂźtre enfin le succĂšs en 1829 avec la Physiologie du mariage, qui fait partie des « Ă©tudes analytiques Â», et le roman politico-militaire les Chouans, souvent qualifiĂ© Ă  tort de roman historique[33],[34]. Ces rĂ©ussites sont les premiĂšres d’une longue sĂ©rie : Balzac est un des Ă©crivains plus prolifiques de la littĂ©rature française. Il frĂ©quente aussi les salons, notamment celui de la duchesse d'AbrantĂšs, avec laquelle il a commencĂ© une orageuse liaison en 1825 et Ă  qui il tient lieu Ă©galement de conseiller et de correcteur littĂ©raire[35]. La dĂ©dicace de la Femme abandonnĂ©e s’adresse Ă  elle[36].

Balzac devient assez vite un homme Ă  la mode[37].

Ewelina HaƄska peinte par Holz Sowgen en octobre 1825

En 1832, intĂ©ressĂ© par une carriĂšre politique, et sous l’influence de la duchesse de Castries, il fait connaĂźtre ses opinions monarchistes et catholiques dans le journal lĂ©gitimiste le RĂ©novateur. Il repose sa doctrine sociale sur l’autoritĂ© politique et religieuse, en contradiction totale avec ses opinions d’origine, forgĂ©es avec son amie Zulma Carraud, une ardente rĂ©publicaine[38].

En janvier 1833, il commence sa correspondance avec la comtesse HaƄska, une admiratrice polonaise qu'il rencontre en Suisse, en Saxe, en Russie et qu'il va courtiser pendant dix-sept ans. Ses lettres Ă  la comtesse sont rĂ©unies aprĂšs sa mort sous le titre Lettres Ă  l’étrangĂšre [39].

De 1830 Ă  1835, il publie de nombreux textes qui tracent dĂ©jĂ  les grandes lignes de la ComĂ©die humaine. Les « Ă©tudes philosophiques Â» qu’il dĂ©finit comme la clĂ© permettant de comprendre l’ensemble de son Ɠuvre [40] ont pour base la Peau de chagrin (1831), Louis Lambert (1832), SĂ©raphĂźta (1835), la Recherche de l'absolu (1834). Les scĂšnes de la vie privĂ©e qui inaugurent la catĂ©gorie « Ă©tudes de mƓurs Â» commencent avec Gobseck (1830), la Femme de trente ans (1831), et la construction de « l'Ă©difice Â», dont il expose le plan dĂšs 1832 Ă  sa famille avec un enthousiasme fĂ©brile [41], se poursuit avec les scĂšnes de la vie parisienne dont fait partie le Colonel Chabert (1832-35). Il aborde en mĂȘme temps les scĂšnes de la vie de province avec le CurĂ© de Tours (1832) et EugĂ©nie Grandet (1833), ainsi que les scĂšnes de la vie de campagne avec le MĂ©decin de campagne (1833), dans lequel il expose un systĂšme Ă©conomique et social de type Saint-simonien[41].

Ainsi prend forme « le grand dessein Â» qui, loin d’ĂȘtre une simple juxtaposition d’Ɠuvres compilĂ©es a posteriori, se dĂ©veloppe instinctivement au fur et Ă  mesure des Ă©crits de Balzac[42]. Ses retouches maniaques et ses inspirations du moment lui font changer titre et nom des protagonistes Ă  mesure que paraissent les Ɠuvres [43]. L’auteur trouve des cousinages spontanĂ©s Ă  ses personnages et revient en arriĂšre selon sa technique « l'Ă©clairage rĂ©trospectif Â». Par exemple : le Comte de Montcornet apparaĂźt pour la premiĂšre fois en 1809 dans La Paix du mĂ©nage paru en1830. Mais un an plus tĂŽt, en 1808, il Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sent dans La Muse du dĂ©partement (paru 7 ans plus tard en 1837), oĂč il participait Ă  la Guerre d'indĂ©pendance espagnole[44]

La Comédie humaine

Article dĂ©taillĂ© : La ComĂ©die humaine.
HĂŽtel Thiroux de Montsauge, hĂŽtel de Massa, siĂšge de la SociĂ©tĂ© des gens de lettres, photographie d’EugĂšne Atget (1906)

Le PĂšre Goriot marque l’étape la plus importante dans la construction de la ComĂ©die humaine. Balzac maĂźtrise dĂ©sormais sa technique des personnages reparaissants, qui est une caractĂ©ristique majeure de la ComĂ©die humaine, ainsi que celle du cycle romanesque « faisant concurrence Ă  l’état civil Â». Il expose son projet, en 1834, dans une lettre Ă  Ewelina HaƄska : « Je crois qu’en 1838, les trois parties de cette Ɠuvre gigantesque seront, sinon parachevĂ©es, du moins superposĂ©es et qu’on pourra juger la masse Â». Et il dĂ©crit les trois Ă©tages de l’édifice« les Études de mƓurs, reprĂ©senteront les effets sociaux,(
) la seconde assise est les Études philosophiques, car aprĂšs les effets viendront les causes(
). Puis, aprĂšs les effets et les causes viendront les Études analytiques, car aprĂšs les effets et les causes, doivent se rechercher les principes(
)[45]. Â»

L’ensemble doit ĂȘtre organisĂ© pour embrasser du regard toute l’époque et construire l'Ɠuvre intitulĂ©e en 1837 les Études sociales, puis en 1841, la ComĂ©die humaine, titre suggĂ©rĂ© par la Divine ComĂ©die de Dante, lorsque Balzac signe avec Dubochet, Furne, Hetzel et Paulin un traitĂ© pour la publication de ses Ɠuvres rĂ©unies[46].

Balzac va ainsi dĂ©velopper la complexitĂ© du monde qu'il portait dĂ©jĂ  en lui dĂšs 1832. « Walter Scott avait rĂ©ussi Ă  Ă©lever le roman Ă  la dignitĂ© de l’histoire, mais n’avait pas songĂ© Ă  relier ses compositions l’une Ă  l’autre. Ici intervient la seconde illumination de Balzac : Ă©crire une histoire complĂšte des mƓurs de son temps, histoire dont chaque chapitre sera un roman. Avant de faire concurrence Ă  l’état-civil, en mettant au monde deux ou trois mille personnages, il les a liĂ©s les uns aux autres par un ciment social de hiĂ©rarchies et de professions[47]. Â»

DĂšs lors, les publications se succĂšdent Ă  un rythme accĂ©lĂ©rĂ© : le Lys dans la vallĂ©e paraĂźt en (1835-1836), puis Histoire de la grandeur et de la dĂ©cadence de CĂ©sar Birotteau en 1837, suivi de la Maison Nucingen en 1838. Le CurĂ© de village et BĂ©atrix en 1839, Ursule MirouĂ«t en 1841.La rĂ©daction d'Illusions perdues s’étend de 1837 Ă  1843.

Balzac milite aussi pour le respect des Ă©crivains. Dans sa « lettre aux Ă©crivains du XIXe siĂšcle Â», il les exhorte Ă  rĂ©gner sur l’Europe par la pensĂ©e plutĂŽt que par les armes, en leur rappelant que le fruit de leurs Ă©crits rapporte des sommes Ă©normes dont ils ne bĂ©nĂ©ficient pas. « La loi protĂšge la terre; elle protĂšge la maison du prolĂ©taire qui a suĂ©; elle confisque l'ouvrage du poĂšte qui a pensĂ©(
)[48]. Â» Il sera finalement entendu. En 1838, avec notamment Victor Hugo, Alexandre Dumas, FrĂ©dĂ©ric SouliĂ© et George Sand, il fonde la SociĂ©tĂ© des gens de lettres (actuellement sise en l’hĂŽtel de Massa, rue Saint-Jacques Ă  Paris), association d’auteurs destinĂ©e Ă  dĂ©fendre le droit moral, les intĂ©rĂȘts patrimoniaux et juridiques des auteurs de l’écrit[49]. Il en deviendra le prĂ©sident en 1839. Son action, raillĂ©e par Sainte-Beuve qui ridiculisait « ce compagnonnage ouvrier et ces marĂ©chaux de France de la littĂ©rature qui offrent Ă  l’exploitation une certaine surface commerciale[50]. Â», aura dans le futur un soutien important : Émile Zola, qui poursuivra la tĂąche.

Le théùtre

Article dĂ©taillĂ© : Balzac au thĂ©Ăątre.

Le thĂ©Ăątre n’est pas le moyen d’expression le plus naturel d’HonorĂ© de Balzac, mais le genre dramatique est celui qui permet le plus rapidement de se faire de l’argent. Aussi l’endettĂ© perpĂ©tuel voit-il dans l’écriture dramatique une source de revenu. Pratiquement toutes ses tentatives seront vaines, ne resteront Ă  l’affiche que quelques jours ou seront interdites. Cependant la comĂ©die Mercadet le faiseur obtient un certain succĂšs lors de sa reprĂ©sentation en 1851, non dĂ©menti depuis.

Les derniÚres années et la mort

La comtesse Hanska et son chien par Ferdinand Georg WaldmĂŒller, en 1835.

En 1847 et 1848, Balzac sĂ©journe en Ukraine chez la comtesse HaƄska. De plus en plus souffrant, HonorĂ© de Balzac l’épouse Ă  Berditchev le 14 mai 1850 et les Ă©poux s’installent Ă  Paris le 21 mai. Mais le docteur Nacquart, qui soigne l’écrivain avec trois confrĂšres pour un ƓdĂšme gĂ©nĂ©ralisĂ©, ne parvient pas Ă  Ă©viter une pĂ©ritonite, suivie de gangrĂšne[51]. Trois mois plus tard, Balzac meurt le 18 aoĂ»t Ă  23 heures 30, Ă©reintĂ© par les efforts prodigieux dĂ©ployĂ©s au cours de sa vie et par l'excĂšs de consommation de cafĂ©. Son Ɠuvre, si abondante et si dense, exigeait un travail vorace. La rumeur voudrait qu’il eĂ»t appelĂ© Ă  son chevet d’agonisant Horace Bianchon [52], le grand mĂ©decin de la ComĂ©die humaine : il avait ressenti si intensĂ©ment les histoires qu’il forgeait que la rĂ©alitĂ© se confondait Ă  la fiction. Il est inhumĂ© au cimetiĂšre du PĂšre-Lachaise (division 48), oĂč Victor Hugo prononça un discours en forme d’oraison funĂšbre. En 1855, la comtesse HaƄska publie les Paysans (Ă©crit en 1844 et inachevĂ©). En 1854, Charles Rabou complĂšte et publie le DĂ©putĂ© d'Arcis (Ă©crit en 1847 et inachevĂ©) et les Petits bourgeois (inachevĂ©)[53]. En 1877 sont publiĂ©es ses Ɠuvres complĂštes, en 24 volumes.

Balzac inventeur du roman moderne

Dans la ComĂ©die humaine, Balzac a couvert tous les genres : fantastique et philosophique avec la Peau de chagrin, rĂ©aliste avec le PĂšre Goriot, et aussi romantique avec le Lys dans la vallĂ©e. Il a produit une Ɠuvre titanesque qui servira de rĂ©fĂ©rence Ă  son siĂšcle et au siĂšcle suivant, donnant ainsi ses lettres de noblesses au roman, jusque-lĂ  confondu avec le feuilleton populaire. Gustave Flaubert s'est inspirĂ© du Lys dans la vallĂ©e pour l'Éducation sentimentale et de la Femme de trente ans pour Madame Bovary [54].

Balzac a Ă©crit peu de feuilletons[55]. Si ses Ɠuvres apparaissent dans les journaux en prĂ©publication[56] il a dĂ©jĂ  en tĂȘte le roman Ă  venir, ou en tout cas une des mille versions qu’il remaniera inlassablement.

Son « cycle romanesque Â» et ses « personnages reparaissants Â» ouvrent une voie que des auteurs comme Gide, Zola[57], Proust, Giono[58] suivront Ă  leur tour. Mais ce n’est pas seulement par le roman qu’il innove, c’est aussi par la variĂ©tĂ© des formes qu’il adopte : conte, nouvelle, essai, Ă©tude. Et aussi par son style : la prĂ©cision des termes, la texture des phrases, la configuration du mot, et les nombreuses corrections apportĂ©es Ă  ses Ɠuvres montrent qu’il s’attache de prĂšs Ă  l’écriture[59]. Selon Bernard Pingaud, le roman balzacien ne ressemble guĂšre Ă  l’amalgame de plat rĂ©alisme et de romanesque qu’on a pu accoler Ă  ce nom[60]. D’autres chercheurs trouvent excessif le « rĂ©alisme Â» attribuĂ© Ă  Balzac. Ainsi Marc Fumaroli a-t-il Ă©crit : « Qu’est-ce qui rend les grands romantiques français, Chateaubriand, Tocqueville, Stendhal, Baudelaire, Flaubert, et le plus encyclopĂ©dique d'entre eux, Balzac, si universellement fascinants aujourd’hui? Ils ont vu et montrĂ©, comme dĂ©barquant, Ă©tonnĂ©s, d’une autre planĂšte, le monde radicalement fantastique dans lequel nous sommes maintenant plongĂ©s jusqu’au cou, sans disposer de recul, alors que ces Ă©trangers chargĂ©s d’une longue mĂ©moire se montrĂšrent d’emblĂ©e extralucides, luxe qui nous est refusĂ©[61]. Â»

Pierre BarbĂ©ris considĂšre la ComĂ©die humaine comme une Ă©popĂ©e, « une sorte de chant immense, d'une extraordinaire luciditĂ© Â» qu'il explique ainsi : «  Ce que les poĂštes, usant d'instruments traditionnels, auraient bien voulu Ă©crire : l'Ă©popĂ©e du XIXe siĂšcle, c'est Balzac qui l'a Ă©crit, avec de la prose, avec des hĂ©ros qui, avant lui, Ă©taient vulgaires, dans des dĂ©cors qui, avant lui, n'Ă©taient que pittoresques. [62]. Â» Zola avait dĂ©jĂ  employĂ© le mĂȘme terme : « L'Ă©popĂ©e moderne, crĂ©Ă©e en France, a pour titre la ComĂ©die Humaine et pour auteur Balzac. Â»[63].

Le monde balzacien

L’Ɠuvre est indissociable de la vie de l’auteur. Il faut suivre avec prĂ©cision chacune de ses folies pour comprendre ce qui nourrissait son « monde Â»[64]. Balzac multiplie dĂ©mĂ©nagements, dettes, amours multiples, emprunts de faux noms, lieux de rĂ©sidences secrets, sĂ©jours dans des chĂąteaux : SachĂ©, Frapesle. Le chĂąteau de SachĂ© servira de modĂšle au Lys dans la vallĂ©e qui deviendra dans le roman le chĂąteau de Frapesle, demeure de Laure de Berny[65],[66]. Balzac frĂ©quente aussi des banquiers, il voyage en Italie, se bat avec des problĂšmes d’argent, avec la presse et la critique littĂ©raire. Ainsi construit-il son Ă©difice imaginaire en rendant sa rĂ©alitĂ© plus Ă©laborĂ©e que le rĂ©alisme. Il est capable d'Ă©tudier un personnage, un milieu, une situation, de les remodeler et de les restituer dans leur complexitĂ©. Engels disait qu’il avait plus appris sur la sociĂ©tĂ© du XIXe siĂšcle dans Balzac que dans tous les livres des historiens, Ă©conomistes et statisticiens professionnels[67].

L’auteur de la ComĂ©die humaine est en fait le plus balzacien de tous ses personnages. Il vit lui-mĂȘme leur propre vie jusqu’à Ă©puisement. Comme RaphaĂ«l dans la Peau de chagrin, chacune de ses Ɠuvres lui demande un effort si considĂ©rable qu’elle rĂ©trĂ©cit inexorablement son existence, qui fut trĂšs courte.

Le personnage balzacien

La ComĂ©die Humaine n’est pas seulement cette « concurrence Ă  l’état civil Â» dont se rĂ©clamait l’auteur. C’est aussi une rĂ©volte [68] :

« Le « monarchisme Â» balzacien s’inscrit Ă  l’évidence d’abord comme un refus : de la sociĂ©tĂ© bourgeoise, de sa vision du monde, de son capitalisme conquĂ©rant, des nouvelles ambitions de carriĂšres par elle engendrĂ©es. Â»

— Jean-Claude Lebrun dans l'HumanitĂ©[69].

En effet, Balzac, thĂ©oriquement partisan d’une sociĂ©tĂ© divisĂ©e en classes immuables, n’aime que les personnages qui ont un destin. L’ĂȘtre balzacien par excellence est celui de l’excĂšs. Tous ceux auxquels l’auteur s’est visiblement attachĂ© sont des rĂ©voltĂ©s (Calyste du GuĂ©nic dans BĂ©atrix, Lucien de RubemprĂ©[70] dans Illusions perdues), des hors-la-loi (Vautrin, Henri de Marsay dans Histoire des Treize), ou des bolides humains qui traversent avec violence les Ă©tages de la hiĂ©rarchie sociale (EugĂšne de Rastignac, Coralie ou Esther Gobseck dans Illusions perdues et Splendeurs et misĂšres des courtisanes, Birotteau dans CĂ©sar Birotteau, le musicien extravagant Gambara, la femme « emmurĂ©e Â» dans la Grande BretĂšche)[71].

« J’aime les ĂȘtres exceptionnels, Ă©crit Balzac Ă  George Sand, j’en suis un. Il m’en faut d’ailleurs pour faire ressortir mes ĂȘtres vulgaires et je ne les sacrifie jamais sans nĂ©cessitĂ©. Mais ces ĂȘtres vulgaires m’intĂ©ressent plus qu’ils ne vous intĂ©resse. Je les grandis, je les idĂ©alise, en sens inverse, dans leur laideur ou leur bĂȘtise. Je donne Ă  leurs difformitĂ©s des proportions effrayantes ou grotesques. [72] Â»

La crĂ©ation du personnage balzacien se fait en trois Ă©tapes. D’abord, Balzac part de gens connus ou de personnages livresques, puis il change tout et enrichit le portrait d’élĂ©ments empruntĂ©s Ă  d’autres modĂšles. Marie d'Agoult sert ainsi de base Ă  BĂ©atrix de Rochefide.[72]. Dans la seconde Ă©tape, « il est guidĂ© non plus par un dĂ©sir de transposition littĂ©raire, mais par les exigences intrinsĂšques Ă  l’Ɠuvre[73] Â». Comme un peintre prend du recul pour mieux voir son tableau, il ajoute une touche pour donner plus de relief Ă  l’Ɠuvre. Dans la troisiĂšme Ă©tape, il « dĂ©forme le personnage comme dans une hallucination[72] Â» pour en faire l’incarnation d’une idĂ©e. Jean-Esther van Gobseck incarne la Puissance de l’Or, Jean-Joachim Goriot l’Amour Paternel, CĂ©sar Birotteau la ProbitĂ©.

L’invention du fantastique

Un ange déchu du Paradis, par Gustave Doré.

Balzac est fortement influencĂ© par Hoffmann qu’il est le premier Ă  faire paraĂźtre dans la Revue de Paris en 1829[74]. Il rend hommage Ă  l’écrivain allemand qu’il admire « parce qu’il refuse le classicisme bourgeois et la littĂ©rature roucoulante des ex-censeurs de l’Empire[75]. Â» La trace d’Hoffmann est d’ailleurs dĂ©celable dans plusieurs contes philosophiques de Balzac. Ainsi MaĂźtre CornĂ©lius, publiĂ© en 1831 dans la Revue de Paris, doit quelque chose Ă  Mademoiselle de ScudĂ©ry qu’Henri de Latouche avait traduit en se l'appropriant sous le titre Olivier Brusson dĂšs 1824[76].

Mais bientĂŽt, la publication massive de traductions des contes d’Hoffmann et la mode qui en dĂ©coule, dĂ©tournent Balzac d'un genre qu’il estime galvaudĂ©[77]. Dans un article paru dans la Caricature le 16 fĂ©vrier 1832, il sait grĂ© aux auteurs des Contes bruns, ( PhilarĂšte Chasles et Charles Rabou ), de n’avoir pas utilisĂ© le mot « fantastique Â» : « programme malsain d’un genre qu’on a dĂ©jĂ  trop usĂ© par l’abus du nom seulement Â». Balzac invente un fantastique nouveau, non pas comme genre littĂ©raire, mais comme l’apparition de la rĂ©alitĂ©. C’est dans le rĂ©el que le mystĂšre et l’horreur de la Peau de chagrin se dĂ©voilent, le fantastique Ă©chappe Ă  la prĂ©sence de tout objet magique, il se nourrit du rĂ©el et tient Ă  la nature des situations, des lieux et des personnages. Avec « son Â» fantastique Balzac dessille les yeux du lecteur et l’oblige Ă  regarder mieux ce qui est. Dans Massimilla Doni il parle sans dĂ©tour de l'amour purement physique, dans Sarrasine[78], il aborde la rĂ©alitĂ© du castrat, dans Gambara, il prĂ©sente l’envers de la crĂ©ation musicale dans sa folie, dans SĂ©raphĂźta, il traite la question de l’androgyne, ange et ange dĂ©chu. C’est par le fantastique que son rĂ©alisme atteint au « surrĂ©el Â» philosophique[79].

Mysticisme et ésotérisme balzacien

« Balzac regroupait sous le terme philosophique un systĂšme d’idĂ©es mĂȘlant : l’ésotĂ©risme, l’occultisme, les facultĂ©s visionnaires, l’intuition prophĂ©tique, l’action mĂ©tapsychique dont il pousse l’effet dans le sens du rĂ©alisme fantastique, nous serions presque tentĂ©s de dire : de la science-fiction[80]. Â»

En effet, le mysticisme qui imprĂšgne les Études philosophiques (Louis Lambert, les Proscrits, JĂ©sus-Christ en Flandre, SĂ©raphĂźta, la Recherche de l'absolu, Ursule MirouĂ«t, mĂȘle les influences du thĂ©ologien et voyant suĂ©dois Swedenborg, du thĂ©ologien danois luthĂ©rien Hans Lassen Martensen[81], et du mĂ©decin allemand Franz-Anton Mesmer, thĂ©oricien du magnĂ©tisme animal[82]. Ces tendances n’étaient pas antinomiques avec le catholicisme traditionnel transcendĂ© par Balzac. « J’écris Ă  la lueur de deux vĂ©ritĂ©s Ă©ternelles : la religion, la monarchie, deux nĂ©cessitĂ©s que les Ă©vĂ©nements proclament (
). En quoi les phĂ©nomĂšnes cĂ©rĂ©braux et nerveux qui dĂ©montrent l’existence d’un nouveau monde moral dĂ©rangent-ils les rapports entre les mondes et Dieu ? En quoi les dogmes catholiques en seraient-ils Ă©branlĂ©s [83]? Â». Balzac Ă©tait, en quelque sorte, en rĂšgle avec l’Église catholique, ce qui n’empĂȘcha pas Rome de le mettre Ă  l’Index en 1841 et de l’y laisser longtemps, non pour son mysticisme peu orthodoxe, mais parce qu’il avait Ă©crit beaucoup de romans d’amour[84].

Les demeures de Balzac

Les demeures de Balzac font partie intĂ©grante de la ComĂ©die humaine, Balzac s’était identifiĂ©, Ă  ses personnages prĂ©fĂ©rĂ©s : ceux qui passaient d’une mansarde Ă  un hĂŽtel particulier : Lucien de RubemprĂ© dans Illusions perdues, qui habitaient des demeures secrĂštes : la Fille aux yeux d'or[85], qui passaient de la ruine Ă  la richesse : RaphaĂ«l de Valentin dansla Peau de chagrin), ou qui Ă©taient grevĂ©s de dettes, comme lui : Anastasie de Restaud dans le PĂšre Goriot. « Chaque personnage balzacien est le double de son crĂ©ateur : il triomphe ou il Ă©choue, il succombe pour dĂ©tourner le sort[86]. Â». Mais on ne peut pas dire avec exactitude comment fonctionnait l’inspiration de l’auteur, s'il digĂ©rait ce qu’il avait vĂ©cu ou bien s’il poursuivait par mimĂ©tisme les folies des grandes figures de son Ɠuvre[87]. En tout cas l’imagination commandait et l’Ɠuvre est lĂ  pour compenser la dĂ©raison[88].

Les fastes de la rue Cassini

En 1826, Balzac se rĂ©fugie chez Henri de Latouche, rue des Marais-Saint-Germain[89] (aujourd’hui rue Visconti), oĂč le rez-de-chaussĂ©e offre un espace assez vaste pour installer un imprimerie. Latouche, lui amĂ©nage Ă©galement une garçonniĂšre au premier Ă©tage oĂč l’écrivain peut recevoir Madame de Berny[90].

Mais trĂšs vite, l’entreprise Ă©choue. Alexandre Deberny prend la direction de l’affaire dont il sauve une partie. Il est le sixiĂšme des neuf enfants de Laure de Berny, il supprimera sa particule. Il sauve du dĂ©sastre la fonderie de caractĂšres qui prospĂ©rera jusqu’au XXe siĂšcle. Elle devient la cĂ©lĂšbre fonderie Deberny & Peignot, qui disparaĂźtra le 31 dĂ©cembre 1972[91], [92].

Observatoire de Paris, cÎté sud.

Mais Balzac, assailli par ses crĂ©anciers, se rĂ©fugie au n° 1 de la rue Cassini, logement que son beau-frĂšre Surville a louĂ© pour lui dans le quartier de l’observatoire de Paris considĂ©rĂ© Ă  l’époque comme « le bout du monde Â» et qui inspirera sans doute l’environnement gĂ©ographique de l'Histoire des Treize. Latouche, qui a en commun avec Balzac le goĂ»t du mobilier[41], participe activement Ă  la dĂ©coration des lieux, choisissant, comme pour la garçonniĂšre de la rue Visconti, de couvrir les murs d’un tissu bleu Ă  l’aspect soyeux[41]. Balzac se lance dans un amĂ©nagement fastueux, avec des tapis, une pendule Ă  piĂ©destal en marbre jaune[41], une bibliothĂšque d’acajou remplie d’éditions prĂ©cieuses. Son cabinet de bain en stuc blanc est Ă©clairĂ© par une fenĂȘtre en verre dĂ©poli de couleur rouge qui inonde les lieux de rayons roses[41]. Le train de vie de Balzac est Ă  l’avenant : costumes d’une Ă©lĂ©gance recherchĂ©e, objets prĂ©cieux[93]. Le fidĂšle Latouche s’endette pour aider son ami Ă  rĂ©aliser sa vision du « luxe oriental Â» en agrandissant par achats successifs le logement qui deviendra un charmant pavillon[94]. C’est dans ce lieu que naĂźtront : les Chouans d’abord intitulĂ© le Dernier Chouan, puis la Physiologie du mariage, la Peau de chagrin, la Femme de trente ans, le CurĂ© de Tours, Histoire des Treize, la Duchesse de Langeais inspirĂ© en partie par le couvent des CarmĂ©lites, proche de la rue Cassini. Mais surtout Balzac jettera pendant ces annĂ©es-lĂ  les premiĂšre bases de la ComĂ©die humaine.

Le 13 rue des Batailles

La place d’IĂ©na et l’avenue d'IĂ©na dans le prolongement.

Le train de vie fastueux de la rue Cassini a encore augmentĂ© les dettes de Balzac. Il a accumulĂ© orfĂšvrerie et objets prĂ©cieux dont la cĂ©lĂšbre canne Ă  pommeau d’or ciselĂ©e avec Ă©bullitions de turquoises et de pierres prĂ©cieuses[95]. Delphine de Girardin en fait un conte : la Canne de Monsieur Balzac, 1836, et Balzac Ă©crit Ă  la comtesse Hanska : « Ce bijou menace d’ĂȘtre europĂ©en
 Si l’on vous dit dans vos voyages que j’ai une canne fĂ©e, qui lance des chevaux, fait Ă©clore des palais, crache des diamants, ne vous Ă©tonnez pas et riez avec moi[96] Â».

Balzac est donc sans le sou, malgrĂ© tout l’argent qu’il a gagnĂ© avec son Ă©norme production littĂ©raire. Les crĂ©anciers et la garde nationale le pourchassent toujours au point qu’il doit se rĂ©fugier rue des Batailles (aujourd'hui avenue d'IĂ©na), dans le village de Chaillot. Et il loue son appartement sous le nom de veuve Durand[97]. On n’y entre qu’en donnant un mot de passe, il faut traverser des piĂšces vides, puis un corridor pour accĂ©der au cabinet de travail de l’écrivain. La piĂšce est richement meublĂ©e, avec des murs matelassĂ©s. Elle ressemble Ă©trangement au logis secret de la Fille aux yeux d'or, dont le manuscrit est transmis Ă  la comtesse HaƄska par les soins du prince Alfred de Schönburg, envoyĂ© extraordinaire de Ferdinand Ier auprĂšs de Louis-Philippe, qui se risque dans « l’antre Â» de l’écrivain[98]. LĂ , Balzac travaille jour et nuit Ă  l’achĂšvement de son roman le Lys dans la vallĂ©e, dont il a rĂ©digĂ© l’essentiel au chĂąteau de SachĂ©. En mĂȘme temps, il Ă©crit SĂ©raphĂźta qui lui donne beaucoup de mal :« (...) depuis vingt jours, j’ai travaillĂ© constamment douze heures Ă  SĂ©raphĂźta. Le monde ignore ces immenses travaux; il ne voit et ne doit voir que le rĂ©sultat. Mais il a fallu dĂ©vorer tout le mysticisme pour le formuler. SĂ©raphĂźta est une Ɠuvre dĂ©vorante pour ceux qui croient.(...) [99]. Â»

Le chùteau de Saché

Article dĂ©taillĂ© : ChĂąteau de SachĂ©.

Balzac a fait plusieurs sĂ©jours au chĂąteau de SachĂ© Ă  SachĂ© en Touraine de 1830 Ă  1837, hĂŽte de son ami Jean de Margonne[100]. C'est lĂ  qu'il a travaillĂ© Ă  l'Ă©criture du PĂšre Goriot, de Illusions perdues et de La Recherche de l'absolu. Mais il y a surtout trouvĂ© l'inspiration pour Le Lys dans la vallĂ©e. La vallĂ©e de l’Indre, ses chĂąteaux et sa campagne ont servi de cadre au roman (on surnomme d'ailleurs le chĂąteau de SachĂ© le « chĂąteau du Lys Â»).

Depuis le 29 avril 1951, le chĂąteau abrite un musĂ©e consacrĂ© Ă  la vie de Balzac. Il expose de nombreux documents d'Ă©poque dont quelques portraits de l'Ă©crivain (le plus prĂ©cieux Ă©tant dĂ» Ă  Louis Boulanger), et conserve en l’état au deuxiĂšme Ă©tage la petite chambre oĂč il se retirait pour Ă©crire.

La maison des Jardies et la LĂ©gende des Ananas

Façade extérieure de la Maison des Jardies

Balzac achĂšte la maison des Jardies Ă  SĂšvres en 1837 non pas pour y cultiver des ananas comme l’a prĂ©tendu ThĂ©ophile Gautier[101], mais pour vendre aux habitants de la capitale des parcelles Ă  lotir dans les terrains qu’il acquiert par la suite, non loin de la voie de chemin de fer qui vient d’ĂȘtre crĂ©Ă©e entre Paris et Versailles. Malheureusement, toujours poursuivi par ses crĂ©anciers, il doit s’enfuir dĂšs 1840. La seule trace qu’il ait laissĂ©e de son passage est un buffet rustique.

LĂ©on Gozlan[102], et ThĂ©ophile Gautier[103] ont Ă©tĂ© tĂ©moins de la folie des grandeurs de Balzac qui a d’abord voulu transformer la maison en palais avec des matĂ©riaux prĂ©cieux, [104] et qui a vaguement fait allusion Ă  des plantations d’ananas. Mais cette anecdote reste une lĂ©gende dĂ©formĂ©e et amplifiĂ©e car en effet Balzac rĂȘvait d’arbres et de fruits tropicaux. Mais une fois encore, recherchĂ© Ă  la fois par la garde nationale et par les huissiers, l’écrivain n’a pas le loisir de mettre ses projets Ă  exĂ©cution et doit se rĂ©fugier Ă  Passy[105].

La maison de Balzac Ă  Passy

Balzac dans sa cĂ©lĂšbre robe de chambre blanche, par Maxime Dastugue, d’aprĂšs Louis Boulanger.
Article dĂ©taillĂ© : Maison de Balzac.

Sous le nom de « Madame de Breugnol Â», Balzac s’installe rue Basse Ă  Passy (actuellement rue Raynouard) dans un logement Ă  deux issues oĂč l’on ne pĂ©nĂštre qu’en donnant un mot de passe. Madame de Breugnol, de son vrai nom Louise Breugniol, existe rĂ©ellement. Elle tient lieu de gouvernante Ă  l’écrivain et introduit chez lui les visiteurs « sĂ»rs Â» comme le directeur du journal l’Époque auquel Balzac doit livrer un feuilleton. L’écrivain vivra sept ans dans un appartement de cinq piĂšces situĂ© en rez-de-jardin du bĂątiment. L’emplacement est trĂšs commode pour rejoindre le centre de Paris en passant par la barriĂšre de Passy via la rue Berton, en contrebas. Balzac apprĂ©cie le calme du lieu et le jardin fleuri. C’est ici que sa production littĂ©raire est la plus abondante. Dans le petit cabinet de travail, Balzac Ă©crit, vĂȘtu de sa lĂ©gendaire robe de chambre blanche, avec pour tout matĂ©riel une petite table, sa cafetiĂšre et sa plume[106].

AndrĂ© Maurois considĂšre qu’il y a, Ă  cette Ă©poque-lĂ , deux ĂȘtres en Balzac. L’un est un gros homme qui vit dans le monde humain, qui a des dettes et craint les huissiers. L’autre est le crĂ©ateur d’un monde oĂč l'on ne s'occupe pas des misĂ©rables questions d’argent. « Le Balzac humain subit les petits bourgeois de sa famille ; le Balzac promĂ©thĂ©en frĂ©quente les illustres familles qu’il a lui-mĂȘme inventĂ©es[107]. Â»

Dans la maison de Passy, il produit entre autres : la Rabouilleuse, Splendeurs et misĂšres des courtisanes, la Cousine Bette, le Cousin Pons, et remanie l’ensemble de la ComĂ©die humaine.

La maison de Passy, devenue aujourd’hui la maison de Balzac, a Ă©tĂ© transformĂ©e en musĂ©e en hommage Ă  ce gĂ©ant de la littĂ©rature. On y trouve ses documents, manuscrits, lettres autographes, Ă©ditions rares, et quelques traces de ses excentricitĂ©s comme la fameuse canne Ă  turquoises, et sa cafetiĂšre avec les initiales « HB Â». Outre l’appartement de Balzac, le musĂ©e occupe trois niveaux et s’étend sur plusieurs piĂšces et dĂ©pendances autrefois occupĂ©es par d’autres locataires. Une GĂ©nĂ©alogie des personnages de La ComĂ©die humaine est Ă  la disposition du public. Sous forme d’un tableau long de 14,50 m oĂč sont rĂ©fĂ©rencĂ©s 1 000 personnages sur les 6 000 que compte la ComĂ©die humaine. On peut en acheter une copie repliable.

Le dernier palais de Balzac

Maison de Balzac, rue Fortunée

Balzac a une idĂ©e fixe : Ă©pouser la comtesse HaƄska et amĂ©nager pour sa future femme un palais digne d’elle. Pour cela, le 28 septembre 1846, il achĂšte (avec l’argent de la comtesse) la Charteuse Beaujon, une dĂ©pendance de la Folie Beaujon, rue FortunĂ©e, (aujourd’hui rue Balzac)[108]. Il la dĂ©core selon ses habitudes avec une splendeur qui enchante son ami ThĂ©ophile Gautier[109], mais cette dĂ©coration lui prend tout le temps qu’il devrait consacrer Ă  l’écriture. D’ailleurs, Balzac n’a plus le goĂ»t d’écrire. Il lui faudra aller Ă  Wierzchownia, en Ukraine pour retrouver son Ă©lan et produire le deuxiĂšme Ă©pisode de l'Envers de l'histoire contemporaine, la Femme auteur. Mais, de retour Ă  Paris, c’est un Balzac Ă  bout de force qui entame dĂšs 1848 les Paysans et le DĂ©putĂ© d'Arcis, romans restĂ©s inachevĂ©s Ă  sa mort[110]. C’est d’ailleurs ce « palais Â» de la rue FortunĂ©e qui aurait dĂ» ĂȘtre le musĂ©e Balzac si le bĂątiment n’avait Ă©tĂ© dĂ©truit et les collections dispersĂ©es.

L’entourage de Balzac

Les modĂšles vivants de Balzac

L’entourage entier de Balzac a servi de modĂšle Ă  ses personnages, y compris lui-mĂȘme dont on retrouve l’autoportrait dans de nombreux ouvrages. Comme « peintre de son temps[111], Â» il a produit, avec la ComĂ©die humaine, une galerie de portraits que l’on a beaucoup cherchĂ© Ă  comparer avec les originaux.

George Sand cousant, portrait d’EugĂšne Delacroix (1838). Extrait d’un tableau montrant George Sand et FrĂ©dĂ©ric Chopin ensemble.

Balzac a sans doute puisé ses modÚles de banquier (Nucingen) dans les acteurs de la Haute banque de l'époque dont Georges Humann faisait partie[112], son modÚle de parfumeur Birotteau dans d'illustres prédécesseurs comme Jean Marie Farina[113], mais aussi dans un fait divers d'époque concernant un certain Bully[114].

Dans BĂ©atrix on trouve des allusions assez claires Ă  Marie d'Agoult (le personnage de BĂ©atrix de Rochefide), qui se mit Ă  haĂŻr Balzac aprĂšs la parution du roman oĂč elle crut se reconnaĂźtre[115]. Dans le mĂȘme roman, George Sand est Ă©voquĂ©e dans le personnage de FĂ©licitĂ© des Touches, sans doute Delphine de Girardin dans celui de Sabine, et Franz Liszt[116] dans celui de l’amant de la marquise de Rochefide : le musicien Conti.

L’auteur a souvent mis des Ă©pisodes de sa vie privĂ©e en filigrane, notamment dans le Lys dans la vallĂ©e oĂč l’on reconnaĂźt Laure de Berny, Ă  laquelle il a dĂ©diĂ© l’ouvrage, dans le personnage de Madame de Mortsauf. Quant Ă  Balzac lui-mĂȘme, on le devine sous les traits de FĂ©lix de Vandenesse[117], et encore davantage dans le personnage de Louis Lambert[118].

On a cru voir Lamartine dans le grand poĂšte Canalis[119] de Modeste Mignon, ou encore Victor Hugo dans le poĂšte Nathan que l’on retrouve dans de nombreux ouvrages : Illusions perdues, BĂ©atrix, la Rabouilleuse, Splendeurs et misĂšres des courtisanes, Modeste Mignon, la Peau de chagrin. Mais aussi peut-ĂȘtre dans la Cousine Bette, le couple Hulot pourrait ĂȘtre une transposition du mĂ©nage de Victor Hugo (Hector Hulot) et d’AdĂšle Foucher (Adeline Fischer)[120].

Autoportrait au gilet vert, EugĂšne Delacroix (1837).

La duchesse de Castries aurait servi de modĂšle Ă  Antoinette de Langeais dans le roman la Duchesse de Langeais[121] et la duchesse d'AbrantĂšs aurait elle-mĂȘme servi de modĂšle Ă  la fois Ă  la Vicomtesse de BeausĂ©ant dans la Femme abandonnĂ©e, et Ă  la duchesse de Carigliano dans la Maison du chat-qui-pelote. Balzac rĂ©digeait la Maison Ă  Maffliers, prĂšs de L'Isle-Adam en 1829, alors que la duchesse d’AbrantĂšs sĂ©journait chez les Talleyrand-PĂ©rigord dans le mĂȘme lieu. Mais cette derniĂšre affirmation reste une supposition prudente[122].

On a beaucoup vu EugĂšne Delacroix derriĂšre Joseph Bridau, le peintre dĂ©butant de la Rabouilleuse, sans doute Ă  cause de la description physique du garçon (Delacroix Ă©tait petit et il avait une grosse tĂȘte). Il est mĂȘme prĂ©nommĂ© EugĂšne Bridau dans Entre savants[123]. Mais le Bridau de la Rabouilleuse est aussi un reflet de Balzac, enfant mal aimĂ© par sa mĂšre[124].

En rĂ©alitĂ©, les personnages de Balzac sont composites. L'auteur rĂ©unit les Ă©lĂ©ments dans un ordre trĂšs personnel, et s’il s'inspire de faits rĂ©els comme dans CĂ©sar Birotteau, l’ensemble est toujours habilement reconstruit et du coup chaque figure devient un puzzle.

Les liaisons balzaciennes

Balzac a entretenu de nombreuses relations amoureuses avec des femmes qui, souvent, le finançaient ou l’abritaient quand il Ă©tait poursuivi par la police. À vrai dire, Ă  l’exception de Laure de Berny qui sert de modĂšle Ă  Madame de Mortsauf et de Marie du Fresnay, ce sont presque toujours les femmes qui ont fait appel Ă  lui en premier. Sous forme de lettres d’admiratrice : la Comtesse Hanska[125], la Duchesse de Castries[126], Caroline Marbouty[127] ou sous forme d’invitations rĂ©pĂ©tĂ©es et insistantes : la Comtesse Guidoboni-Visconti (nĂ©e Lovell), issue de la plus ancienne gentry anglaise, Olympe PĂ©lissier, et aussi sa simple « amie Â» Zulma Carraud mariĂ©e Ă  un homme trĂšs ĂągĂ© et qui volait sans relĂąche au secours d’un Ă©crivain pour lequel elle nourrissait sans doute de tendres sentiments[128].

Étude d’Olympe PĂ©lissier par Horace Vernet pour son tableau Judith et Holopherne.

La plupart de ces femmes ont Ă©tĂ© « transposĂ©es Â» en personnages de la ComĂ©die humaine. Le portrait d’EugĂ©nie Grandet est sans doute celui de Marie du Fresnay dont il eut une fille nommĂ©e (Marie-Caroline)[129]. Le personnage de Dinah de La Baudraye dans la Muse du dĂ©partement est inspirĂ© de Caroline Marbouty qui s'est dĂ©guisĂ©e en homme pour voyager avec Balzac en Italie. VexĂ©e par la vision que l’écrivain donnait d’elle – une pĂąle imitation de George Sand –, Caroline a publiĂ© sous le pseudonyme de Claire Brunne un roman vengeur avec un portrait peu flatteur de Balzac[130]. La comtesse Guidoboni-Visconti qui sauve Balzac au moment oĂč on vient l’arrĂȘter chez elle pour dettes[131], en payant la somme demandĂ©e par la police, a « posĂ© Â» pour le personnage de Lady Dudley du Lys dans la vallĂ©e[132], avec un certain goĂ»t du jeu. Car si elle avait le feu et la passion du personnage, elle Ă©tait plus gĂ©nĂ©reuse et moins perverse. La Duchesse de Castries Ă  laquelle Balzac dĂ©dicace l'Illustre Gaudissart, une pochade qu’elle juge indigne de son rang – un des plus anciens blasons du faubourg Saint-Germain –, retrouve avec satisfaction son portrait dans la Duchesse de Langeais, du moins le croit-elle. Quant Ă  Olympe PĂ©lissier, c’est un mĂ©lange de toutes les demi-mondaines qui traversent la ComĂ©die humaine sans grande souffrance (Florine, Tullia). Elle est la maĂźtresse d’EugĂšne Sue en 1847 avant d’épouser Gioacchino Rossini. La scĂšne de chambre de la Peau de chagrin a Ă©tĂ© jouĂ©e par Balzac lui-mĂȘme chez Olympe[133] mais celle-ci ne ressemble en rien Ă  FƓdora, brillante et moqueuse, et elle aura toujours avec Balzac des rapports amicaux et bienveillants.

Balzac et la presse

La presse n’a pas Ă©tĂ© tendre avec Balzac[134] qui, dans ses romans, la provoquait en l’égratignant volontiers. Dans Illusions perdues, l’écrivain fait dire aux sages du CĂ©nacle, lorsque Lucien de RubemprĂ© annonce qu’il va « se jeter dans les journaux Â»

« Gardez-vous en bien, lĂ  serait la tombe du beau, du suave Lucien que nous aimons (
). Tu ne rĂ©sisteras pas Ă  la constante opposition de plaisir et de travail qui se trouve dans la vie des journalistes ; et rĂ©sister au fond, c’est la vertu. Tu serais si enchantĂ© d’exercer le pouvoir, d’avoir le droit de vie et de mort sur les Ɠuvres de la pensĂ©e, que tu serais journaliste en deux mois. Â»

Ce qui est en contradiction avec la puissante envie de Balzac de devenir maĂźtre du monde littĂ©raire et politique, grĂące Ă  son association le Cheval rouge[135]. En contradiction Ă©galement avec ses deux entreprises de presse malheureuses : la Chronique de Paris (1835) et plus tard la Revue parisienne (1839).

Cependant, plus le succĂšs de Balzac grandit auprĂšs du public – « Avec la Physiologie du mariage, puis la Peau de chagrin, Balzac est dĂšs 1829 un auteur Ă  la mode[136] Â» –, plus la critique se fait dure, injuste, et souvent mesquine, puisque son acharnement continue aprĂšs sa mort.

Comme le note AndrĂ© Maurois dans l’épilogue de PromĂ©thĂ©e ou la vie de Balzac :

« Tous les grands monuments jettent de l’ombre ; il y a des gens qui ne voient que l’ombre. Les naturalistes reconnurent (Ă  tort) en lui un ancĂȘtre, bien que Zola crut discerner « une fĂȘlure du gĂ©nie Â» dans la politique et la mystique de Balzac. Émile Faguet, en 1887, lui reprochait ses idĂ©es de clerc de notaire de province et les vulgaritĂ©s de son style[137] Â»

DĂšs 1856, LĂ©on Gozlan, qui a succĂ©dĂ© Ă  Balzac Ă  la prĂ©sidence de la SociĂ©tĂ© des gens de lettres aprĂšs Victor Hugo, tĂ©moigne de l’acharnement post mortem des critiques littĂ©raires et surtout des universitaires qui finiront par avouer leur erreur quelques annĂ©es plus tard :

« Les journaux, il y a quelques douze ou quinze ans, se sont beaucoup occupĂ©s de Balzac, mais ils l’ont fait comme ils font tout, c’est-Ă -dire vite et sans rĂ©flexion. Ils ne parlĂšrent que de ses cheveux, de ses bagues et de sa canne. Il fut le lion de la quinzaine, mettons de l’annĂ©e, puis ils le laissĂšrent aprĂšs l’avoir grossi, exagĂ©rĂ© et dĂ©mesurĂ©ment enflĂ©. Il faut le dire, c’est cette caricature de l’homme extraordinaire qui est restĂ©e dans l’esprit de la gĂ©nĂ©ration[138]. Â»

Les journaux de Balzac

La Chronique de Paris

En 1835, Balzac apprend que le journal la Chronique de Paris, une feuille royaliste, est Ă  vendre, et il l’achĂšte – comme Ă  son habitude –, avec des fonds qu’il ne possĂšde pas[139]. L’entreprise, qui aurait parue dramatique Ă  tout autre, remplit de joie un Balzac qui construit aussitĂŽt ses « chĂąteaux en Espagne Â». Tout est simple : Gustave Planche se chargera de la critique littĂ©raire, ThĂ©ophile Gautier, dont Balzac apprĂ©cie le jeune talent, fera partie de la rĂ©daction. Le jeune romancier, trĂšs impressionnĂ© par Balzac[140], promet des articles.

Quand enfin la Chronique de Paris paraĂźt le (1er janvier 1836), l’équipe comprend des plumes importantes : Victor Hugo, Gustave Planche, Alphonse Karr, ThĂ©ophile Gautier ; pour les illustrations, on a Henri Monnier, Grandville et HonorĂ© Daumier. Balzac se rĂ©serve la politique (puisque le journal est un outil de pouvoir) et fournira aussi des nouvelles. En rĂ©alitĂ©, si les membres de la rĂ©daction festoient beaucoup chez Balzac, bien peu d’entre eux tiennent leurs engagements. Balzac Ă©crit la Chronique pratiquement Ă  lui tout seul. Il y publie des textes que l’on retrouvera plus tard dans la ComĂ©die humaine, remaniĂ©s cent fois selon son habitude[141] : l'Interdiction, la Messe de l'athĂ©e, Facino Cane.

Quant aux articles politiques signĂ©s de sa main, voici un extrait de celui paru le 12 mai 1836 :

« Monsieur Thiers n’a jamais eu qu’une seule pensĂ©e : il a toujours songĂ© Ă  Monsieur Thiers (
). Monsieur Guizot est une girouette qui, malgrĂ© son incessante mobilitĂ©, reste sur le mĂȘme bĂątiment[142]. Â»

Au dĂ©but, le journal a un grand succĂšs et la Chronique aurait pu rĂ©ussir. Mais Balzac Ă©tait obligĂ© de livrer, en mĂȘme temps, Ă  Madame BĂ©chet, et Edmond Werdet les derniers volumes des Études de mƓurs. Il avait par ailleurs, fait faillite dans une entreprise chimĂ©rique avec son beau-frĂšre Surville, et il avait sur les bras un procĂšs contre François Buloz Ă  propos du Lys dans la vallĂ©e[143],[144]. ArrĂȘtĂ© par la Garde nationale, conduit Ă  la maison d’arrĂȘt (dont l’éditeur Werdet le fit sortir assez rapidement), il est maintenant dĂ©couragĂ©. MenacĂ© d’ĂȘtre mis en faillite, il dĂ©cide d’abandonner la Chronique.

La Revue parisienne

L’expĂ©rience ruineuse de la Chronique de Paris aurait dĂ» dĂ©courager Balzac Ă  jamais de toute entreprise de presse. Mais en 1839, Armand Dutacq, directeur du grand quotidien le SiĂšcle et initiateur du roman feuilleton avec Émile de Girardin, lui offre de financer une petite revue mensuelle. AussitĂŽt Balzac imagine la Revue parisienne, dont Dutacq serait administrateur et avec lequel il partagerait les bĂ©nĂ©fices. L’entreprise est censĂ©e servir les intĂ©rĂȘts du feuilletoniste Balzac Ă  une Ă©poque oĂč Alexandre Dumas et EugĂšne Sue gĂšrent habilement le genre dans les quotidiens. TrĂšs Ă  l’aise pour exploiter les recettes du feuilleton, ils utilisent mieux le principe du dĂ©coupage et du suspens. Balzac se lance alors dans la compĂ©tition, rĂ©digeant pratiquement seul pendant trois mois une revue qu’il veut Ă©galement littĂ©raire et politique[145]. Il publie entre autres Z. Marcas (le 25 juillet 1840), qui sera intĂ©grĂ© Ă  la ComĂ©die humaine en aoĂ»t 1846 dans les ScĂšnes de la vie politique.

Outre ses attaques contre le rĂ©gime monarchique, la Revue parisienne se distingue par des critiques littĂ©raires assez violentes dans l’éloge comme dans la charge. Parmi ses victimes on compte Henri de Latouche avec lequel Balzac est brouillĂ© et qu’il hait dĂ©sormais[146] :

« Monsieur de Latouche n’a ni l’art de prĂ©parer des scĂšnes, ni celui de dessiner des caractĂšres, de former des contrastes, de soutenir l’intĂ©rĂȘt[147]. Â»

Et aussi, son ennemi naturel, Sainte-Beuve, dont le Port-Royal fait l’objet d’un vĂ©ritable dĂ©chaĂźnement. Balzac se venge des humiliations passĂ©es : « Monsieur Sainte-Beuve a eu la pĂ©trifiante idĂ©e de restaurer le genre ennuyeux. En un point, cet auteur mĂ©rite qu’on le loue : il se rend justice, il va peu dans le monde et ne rĂ©pand l’ennui que par sa plume (
)[148]. Â»

Stendhal en 1840.

Balzac s’en prend encore çà et lĂ  assez injustement Ă  EugĂšne Sue mais rend un hommage vibrant Ă  la Chartreuse de Parme de Stendhal, Ă  une Ă©poque oĂč, d’un commun accord, la presse restait muette sur ce roman :

« Monsieur Stendhal a Ă©crit un livre oĂč le sublime Ă©clate de chapitre en chapitre. Il a produit, Ă  l’ñge oĂč les hommes trouvent rarement des sujets grandioses, et aprĂšs avoir Ă©crit une vingtaine de volumes extrĂȘmement spirituels, une Ɠuvre qui ne peut ĂȘtre apprĂ©ciĂ©e que par les Ăąmes et les gens supĂ©rieurs (
)[149]. Â»

Mais ceci marque le dernier numĂ©ro de la Revue parisienne qui s’éteindra aprĂšs la troisiĂšme parution. Balzac et Dutacq partageront les pertes qui n’étaient d’ailleurs pas trĂšs lourdes. Cependant, une fois encore, Balzac a encore Ă©chouĂ© dans la presse, et dans les affaires.

Monographie de la presse parisienne

Cette monographie humoristique, par Balzac (1843), a Ă©tĂ© rĂ©Ă©ditĂ©e par Jean-Jacques Pauvert en 1965, tirant ainsi des oubliettes une analyse complĂšte des composantes de la presse rĂ©pertoriĂ©es par Balzac. On trouve dans ce pamphlet la dĂ©finition du publiciste, du journaliste, du « rienologue Â» : « Vulgarisateur, alias : homo papaver, nĂ©cessairement sans aucune variĂ©tĂ© (
), qui Ă©tend une idĂ©e d’idĂ©e dans un baquet de lieux communs, et dĂ©bite mĂ©caniquement cette effroyable mixtion philosophico-littĂ©raire dans des feuilles continues[150]. Â». Balzac sait se montrer dĂ©sinvolte dans la satire.

La prĂ©face de GĂ©rard de Nerval est dans le mĂȘme ton. Dans un style pince-sans-rire, il donne une dĂ©finition du canard : « information fabriquĂ©e colportĂ©e par des feuilles satiriques et d’oĂč est nĂ© le mot argot « canard Â» pour dĂ©signer un journal[151]. Â»

ƒuvres

Principaux ouvrages

Tombe d'Honoré de Balzac au cimetiÚre du PÚre-Lachaise. Sculpture de David d'Angers.

Historique des Ă©ditions

Édition 1901 des Ɠuvres d’HonorĂ© de Balzac.

Il existe plusieurs collections des Ɠuvres de Balzac en multiples formats chez divers Ă©diteurs. Par ordre chronologique, on peut citer les Ă©ditions Levasseur et Urbain Canel (1829), Mame-Delaunay (1830), Gosselin (1832), Madame Charles-BĂ©chet (1833), Werdet (1837), Charpentier (1839). Une Ă©dition illustrĂ©e de Charles Furne (20 vol., in-8°, de 1842 Ă  1852) a rĂ©uni l’intĂ©gralitĂ© de la ComĂ©die humaine en association avec Houssiaux, puis Hetzel, Dubochet et Paulin[152].

Liste des Ɠuvres de Balzac


PostĂ©ritĂ© de l’auteur et de son Ɠuvre

AprĂšs l’acharnement contre Balzac de la presse, de la critique, et d’universitaires qui poursuivront leur dĂ©nigrement aprĂšs la mort de l’auteur, (Émile Faguet par exemple), La ComĂ©die humaine est saluĂ©e comme un chef-d’Ɠuvre par les plus grandes plumes. Dans les premiers Ă  prendre la dĂ©fense de Balzac, on compte Jules Barbey d'Aurevilly qui Ă©crit en 1857 dans Le Pays : « Pour tout dire en un mot, il restera prouvĂ© qu’en hachant n’importe oĂč, une page de Balzac, en tronquant cet ensemble merveilleux d’une page, on aura, avec des teintes nouvelles et l’originalitĂ© la plus profonde, quelque chose comme les CaractĂšres de La BruyĂšre, les Maximes de La Rochefoucauld, les PensĂ©es de Vauvenargues et de Joubert, et les Aphorismes de Bacon[162]. Â»

Hippolyte Taine publie en 1865 une Ă©tude intuitive de La ComĂ©die humaine[163], ainsi que plusieurs articles Ă©logieux dans Le Journal des dĂ©bats (fĂ©vrier et mars 1858), et dĂšs 1858 Balzac : sa vie, son Ɠuvre, qui sera rĂ©Ă©ditĂ© en 1865 et 1901[164], texte auquel Zola se rĂ©fĂšrera souvent, tout en prĂ©tendant le contester. Il dĂ©clare dans L’ÉvĂ©nement qu’il est « l’humble disciple de Monsieur Taine[165] Â».

Émile Zola, dĂšs 1866, commence la publication de ses critiques intitulĂ©es Mes Haines oĂč il fait l’éloge de La ComĂ©die humaine[166]. Le 29 mai 1867, Ă  Antony ValabrĂšgue il Ă©crit : « Avez-vous lu tout Balzac ? Quel homme ! Je le relis en ce moment. Il Ă©crase tout le siĂšcle. Victor Hugo et les autres, pour moi, s’effacent devant lui[167]. Â» Quant Ă  La ComĂ©die humaine, il la dĂ©finit ainsi : « L’épopĂ©e moderne, crĂ©Ă©e en France, a pour titre la ComĂ©die humaine et pour auteur Balzac[168]. Â» Et encore : « Balzac est Ă  nous, Balzac, le royaliste, le catholique a travaillĂ© pour la rĂ©publique, pour les sociĂ©tĂ©s et les religions libres de l’avenir[169]. Â»

Roland Barthes compte aussi parmi les critiques enthousiastes de Balzac  : « Balzac, c’est le roman fait homme, c’est le roman tendu jusqu’à l’extrĂȘme de son possible. C’est en quelque sorte le roman dĂ©finitif[170]. Â»

FĂ©licien Marceau voit mĂȘme une Ă©trange similitude phonĂ©tique entre En attendant Godot de Samuel Beckett et Le Faiseur de Balzac : « Godeau !
 Mais Godeau est un mythe !
 Une fable !
 Godeau, c’est un fantĂŽme
 Vous avez vu Godeau ?
 Allons voir Godeau ! (Balzac, Le Faiseur) Â». FĂ©licien Marceau de conclure : « â€Š qui dira le mystĂ©rieux pouvoir des syllabes qui, Ă  plus de deux cents ans de distance, fait Ă©crire Ă  Samuel Beckett : En attendant Godot, et Ă  Balzac sa piĂšce Le Faiseur, oĂč, pendant cinq actes, on ne fait qu’attendre Godeau[171] ? Â».

« Qu’on le veuille ou non, Balzac est le plus grand des romanciers français[172] Â»

— Michel LichtlĂ©, 11 septembre 2008

Balzac et les artistes

Balzac et les Ă©crivains de son temps

Balzac avait peu d’ennemis parmi les grandes plumes de son Ă©poque, mĂȘme si d’inĂ©vitables chamailleries Ă©clataient parfois. Ses seuls vĂ©ritables ennemis Ă©taient ceux que Boris Vian dĂ©signera comme des « pisse-copie Â», Ă  savoir les critiques littĂ©raires hargneux et impuissants tels Sainte-Beuve auquel Michel Polac attribue « la petite aigreur de l’écrivain ratĂ© qui le rend plus proche d’un critique de la NRF des annĂ©es 20-40, que de ses contemporains[173] Â» et qu’Angelo Rinaldi attaque avec humour dans l'Express du 16 dĂ©cembre 1988[174].

Les illustrateurs des Balzac

Songe drolatique par Henry Monnier.
Quai des Grands Augustins, oĂč HonorĂ© de Balzac a situĂ© Le Chef-d'Ɠuvre inconnu et oĂč Picasso installe plus tard son atelier.

De nombreux peintres, caricaturistes ou illustrateurs ont enrichi les Ɠuvres d’HonorĂ© de Balzac depuis leur parution, dans des Ă©ditions multiples.

Portraits de l’auteur

Balzac par David d'Angers.

Sculptures

Des sculptures de Balzac ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es par Jean-Pierre Dantan, Auguste Rodin, Francesco Putinati, David d'Angers (buste de Balzac), Alexandre FalguiĂšre, statue de Balzac aujourd’hui avenue de Friedland Ă  Paris[179], et d'autres artistes[180] .

Vers la fin du XIXe siĂšcle la SociĂ©tĂ© des gens de lettres passe commande d’une statue de Balzac Ă  Henri Chapu qui meurt en juillet 1891, ne laissant qu’esquisses et Ă©bauches du monument. Émile Zola obtient alors que la commande soit confiĂ©e Ă  Auguste Rodin le 14 aoĂ»t 1891.

Monument pour Balzac (1891-1898), Musée Auguste Rodin. Statue visible boulevard Raspail[181].

Rodin, ne connaissant pas Balzac, se livre Ă  de nombreuses recherches. Il s’immerge dans la ComĂ©die humaine, consulte archives et collections, produit des tĂȘtes des bustes, des nus. Jusqu’au moment oĂč jaillit l’idĂ©e finale en observant l’une des figures de ses Bourgeois de Calais. Il s’ensuivra une polĂ©mique violente lors de la premiĂšre prĂ©sentation de l’Ɠuvre qui fait scandale.

MalgrĂ© les articles Ă©logieux d’Émile Zola le sculpteur est en bute aux pires insultes. La SociĂ©tĂ© des gens de lettres dĂ©savoue Rodin et commande Ă  Alexandre FalguiĂšre un « Balzac sans heurts Â»[182].

Rodin emporte l’Ɠuvre dans sa villa de Meudon et c’est lĂ , que, quelques annĂ©es plus tard, un jeune photographe allemand, en dĂ©couvrira la beautĂ©, assurant les dĂ©buts de sa postĂ©ritĂ©. Ce n’est qu’en 1939 qu’un tirage en bronze fut Ă©rigĂ© Ă  Paris, boulevard Raspail. Rodin Ă©crivait en 1908 : « Si la vĂ©ritĂ© doit mourir, mon Balzac sera mis en piĂšces par les gĂ©nĂ©rations Ă  venir. Si la vĂ©ritĂ© est impĂ©rissable, je vous prĂ©dis que ma statue fera du chemin. Cette Ɠuvre dont on a ri, qu’on a pris soin de bafouer parce qu’on ne pouvait la dĂ©truire, c’est la rĂ©sultante de toute ma vie, le pivot mĂȘme de mon esthĂ©tique. Du jour oĂč je l’eus conçue, je fus un autre homme[183] . Â»

On peut trouver d'autres sculptures monumentales de Balzac au XIXe siĂšcle celle de David d'Angers pour la tombe de l'Ă©crivain au cimetiĂšre du PĂšre-Lachaise et au XXe siĂšcle, celle que le sculpteur russe Zourab Tsereteli a offert Ă  la ville d'Agde.

Balzac s'est lui-mĂȘme passionnĂ©ment intĂ©ressĂ© Ă  la sculpture en lui consacrant une nouvelle : Sarrasine oĂč il montre ce qu'il y a de dangereux, (voire de mortel), dans cet art qui recrĂ©e l'ĂȘtre humain : « Contournable, pĂ©nĂ©trable, en un mot profonde la statue appelle la visite, l'exploration, la pĂ©nĂ©tration; elle implique idĂ©alement la plĂ©nitude et la vĂ©ritĂ© de l'intĂ©rieur (
) ; la statue parfaite selon Sarrasine, eĂ»t Ă©tĂ© une enveloppe sous laquelle se fĂ»t tenue une femme rĂ©elle (Ă  supposer qu'elle-mĂȘme fĂ»t une chef-d'Ɠuvre) dont l'essence de rĂ©alitĂ© aurait vĂ©rifiĂ© et garanti la peau de marbre qui lui aurait Ă©tĂ© appliquĂ©e[184]. Â»

Ambox notice.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Balzac et le daguerréotype

Article dĂ©taillĂ© : Balzac et le daguerrĂ©otype.

L’apparition du daguerrĂ©otype touche Ă  une question centrale des prĂ©occupations artistiques : comment reproduire le rĂ©el au plus prĂšs ? La photographie, en rĂ©ussissant Ă  restituer l’identique, remet en cause le principe mĂȘme des arts visuels, d’oĂč le dĂ©sarroi de certains peintres devant cette technique[185]. En ce qui concerne la littĂ©rature, la possibilitĂ© de reproduire le rĂ©el Ă  l'identique ne peut qu’attirer l’attention, mais aussi inquiĂ©ter, celui qui se vantait de faire «  concurrence Ă  l’état-civil[186] Â». Mais si Balzac Ă©prouve quelques craintes au sujet du daguerrĂ©otype[187], elles seront vites dissipĂ©es par son enthousiasme pour cette invention nouvelle[188],[189]qu’il manifeste dans une lettre Ă  Mme Hanska[190],[191], et par son admiration pour Jacques Daguerre[192] qu’il cite plusieurs fois dans la ComĂ©die humaine[193],[194], allant jusqu'Ă  utiliser le mot « daguerrĂ©otyper Â» comme un verbe usuel[195].

Balzac n’est d’ailleurs pas le seul Ă  attribuer des pouvoirs extraordinaires au daguerrĂ©otype. ThĂ©ophile Gautier, adepte comme lui de sciences occultes, et GĂ©rard de Nerval, prĂȘteront Ă  l’invention de NiĂ©pce et Daguerre des vertus magiques et des rapports avec l’ñme[196].

Films fondĂ©s sur l’Ɠuvre de Balzac

Balzac n’a cessĂ© d’ĂȘtre adaptĂ© Ă  l’écran (tĂ©lĂ©vision et cinĂ©ma) depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle. Anne-Marie Baron lui reconnaĂźt d’ailleurs un certain talent de metteur en scĂšne dans sa façon minutieuse de planter les dĂ©cors, de dĂ©crire les costumes, et d’agencer les dialogues[197].

Adaptations musicales

OpĂ©ra Garnier : Le grand foyer

[200].

Balzac et ses contrefacteurs

Balzac est l’auteur du XIXe siĂšcle qui a Ă©tĂ© le plus contrefait en Belgique, et c’est seulement aprĂšs sa mort, en 1853, que fut signĂ©e entre la France et la Belgique une convention bilatĂ©rale garantissant rĂ©ciproquement les droits des auteurs sur la protection de leurs Ɠuvres.

D’aprĂšs Robert Paul, (crĂ©ateur du MusĂ©e du Livre belge), la contrefaçon Ă©tait nĂ©e de l’absence de toute entente internationale pour la protection des Ɠuvres de l’esprit. L’industrie qui en dĂ©coulait et qui se dĂ©veloppait en Hollande dĂšs XVIIe siĂšcle consistait Ă  reproduire et Ă  lancer sur le marchĂ© europĂ©en des ouvrages rĂ©cemment publiĂ©s Ă  Paris. Comme le contrefacteur belge ne rĂ©munĂ©rait pas les auteurs, il pouvait facilement concurrencer l’éditeur parisien. Si la France lui demeurait fermĂ©e, il Ă©tait libre d’inonder la Belgique, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie et mĂȘme la Russie. En 1836, trois contrefacteurs bruxellois, Wahlen, Hauman et MĂ©line ont des dĂ©pĂŽts en Allemagne et en Italie, Ă  Kehl et jusqu’en AlgĂ©rie. Éditeurs et Ă©crivains français protestent. DĂšs 1834, HonorĂ© de Balzac a pris la tĂȘte du mouvement avec sa cĂ©lĂšbre Lettre aux Ă©crivains français du XIXe siĂšcle. D’autres auteurs le suivront, jusqu’à ce qu’une convention franco-belge de 1853 vienne mettre un terme Ă  cette pratique[201]. Actuellement, on peut encore trouver ces contrefaçons dans des librairies ou sur des sites de livres anciens de vente par correspondance :

  • Physiologie du mariage, chez Meline, Ă  Bruxelles, en 1834.
  • Les Chouans, 1835 chez Hauman Ă  Bruxelles (sous le titre Le Dernier Chouan ou la Bretagne en 1800). Une autre chez MĂ©line en 1837.
  • Le PĂšre Goriot histoire parisienne par HonorĂ© de Balzac. Bruxelles, Meline, Cams et Compagnie, 1837. ImprimĂ©e deux ans aprĂšs l’édition originale.
  • La Peau de chagrin Bruxelles, Louis Hauman, 1831, paru Ă  la date de l’édition originale
  • Le Lys dans la vallĂ©e[202]
  • Les EmployĂ©s ou La Femme supĂ©rieure paraĂźt en juillet 1837, en quinze feuilletons quotidiens. Et la mĂȘme annĂ©e, trois contrefaçons.
  • Un dĂ©but dans la vie. 1842. Sous le titre le Danger des mystifications . Plus trois contrefaçons la mĂȘme annĂ©e.
  • La derniĂšre incarnation de Vautrin, 1847. Bruxelles, LebĂšgue et SacrĂ© fils. La contrefaçon paraĂźt un an avant l’édition française
  • Illusions perdues, Un grand homme de province Ă  Paris. 1839, parue la mĂȘme annĂ©e que l’édition originale de Paris
  • Nouvelles scĂšnes de la vie privĂ©e. Bruxelles, MĂ©line, 1832, contenant : le Conseil, la Bourse, le Devoir d’une femme, les CĂ©libataires, le Rendez-vous, La Femme de trente ans, le Doigt de Dieu, les Deux rencontres, l’Expiation.

L’affaire Octave Mirbeau

Voir le dĂ©tail de « L’affaire Octave Mirbeau Â» sur la page de Ewelina HaƄska.

Octave Mirbeau, Ă©crivain et journaliste français, publia dansla 628-E8 trois chapitres intitulĂ©s : La Mort de Balzac qui firent scandale par les attaques portĂ©es contre Ewelina HaƄska.

L’affaire Radziwill

La princesse Catherine Radziwill, nĂ©e Rzewuska le 30 mars 1858 Ă  Saint-PĂ©tersbourg, Ă©pouse d’un prince prussien Guillaume Radziwill, Ă©tait la fille du frĂšre cadet de Madame Hanska, le comte Adam Rzewuski. AprĂšs avoir quittĂ© son mari en 1899 pour une vie aventureuse qui la conduisit successivement en Angleterre, puis en Afrique du Sud oĂč elle imita la signature de Cecil Rhodes, fondateur de la compagnie de diamants De Beers, elle se rĂ©fugia aux États-Unis.

Se rĂ©clamant de ses origines et de sa parentĂ© avec Madame Hanska, donc avec Balzac, elle monnaye des lettres de Mme Hanska fabriquĂ©es de toute piĂšce, dont les originaux lui auraient Ă©tĂ© inaccessibles Ă  cause de l’arrivĂ©e au pouvoir des Soviets : Dix-sept lettres de Mme Hanska Ă  son frĂšre cadet, dans lesquelles la comtesse faisait des confidences trĂšs prĂ©cises sur Balzac. Elle se prĂ©sente comme ayant passĂ© son enfance sous le toit de Madame de Balzac, ce qui est impossible compte tenu de sa date de naissance (1858).

La supercherie est Ă©ventĂ©e en 1926 Ă  Paris, Ă  la parution chez Plon de la thĂšse de doctorat d’une jeune AmĂ©ricaine, Juanita Helm Floyd : les Femmes dans la vie de Balzac. Le texte, prĂ©facĂ© et annotĂ© par Catherine Radziwill comporte en appendice les dix sept lettres fabriquĂ©es. En outre la princesse publie un article oĂč elle prĂ©tend avoir retrouvĂ© les lettres que Mme Hanska avait demandĂ© Ă  Balzac de brĂ»ler.

TrĂšs vite la Revue politique et littĂ©raire, plus connue sous le nom de Revue Bleue[203], trouve cette correspondance suspecte et Sophie de Korwin-Piotrowska, qui connaissait bien la famille Rzewuski, fait savoir que Mme Hanska n’avait aucune relation avec son frĂšre cadet et qu’elle n’aurait eu aucune raison de lui parler d'unlittĂ©rateur français qu’il dĂ©sapprouvait.

Enfin on dĂ©couvre dans le Gotha que la derniĂšre adresse de la princesse Radziwill Ă©tait en 1929 Ă  Leningrad : 63, Ligowka ; et qu’elle n’était donc pas victime des Soviets comme elle l’avait affirmĂ© pour ĂȘtre mieux accueillie en AmĂ©rique[204].

Les voyages de Balzac

Balzac a beaucoup voyagĂ© : Ukraine, Russie, Prusse Autriche, Italie. Le 13 octobre 1846, il assiste au mariage d'Anna HaƄska, fille d'Ewelina HaƄska, Ă  Wiesbaden[205]. Mais bien peu de lieux, en dehors de Paris et de la province française, seront une source d’inspiration pour lui. Seule l’Italie lui inspire une passion qu’il exprime dans de trĂšs nombreux Ă©crits, notamment les contes et nouvelles philosophiques. En Russie, c’est plutĂŽt Balzac qui laissera ses traces en inspirant DostoĂŻevski.

L’Italie

L’Arsenal de Venise.
La Fenice à Venise. Salle d’origine en 1837.

Il aime l’Italie, cette « mĂšre de tous les arts Â», pour sa beautĂ© naturelle, pour la gĂ©nĂ©rositĂ© de ses habitants, pour la simplicitĂ© et l’élĂ©gance de son aristocratie, qu’il considĂšre comme « la premiĂšre d’Europe Â»[206], pour le gĂ©nie de ses musiciens (Rossini). EnvoyĂ© en 1836 Ă  Turin par ses amis Guidoboni-Visconti, il dĂ©couvre cette mĂȘme annĂ©e Milan oĂč il est l’hĂŽte du prince Porcia auquel il enverra en juin 1837 le manuscrit de Massimilla Doni[207], puis l’annĂ©e suivante Venise, pays des merveilles. Balzac ne tarit pas d’éloges sur ces splendeurs, et il place Lord Byron dans la catĂ©gorie des « hypocrites qui plaignent la dĂ©cadence de Venise Â»[208].

HonorĂ© de Balzac est au contraire Ă©bloui par la crĂ©ativitĂ© italienne perçue via le MosĂ© et le Barbier de SĂ©ville de Rossini, qu’il rencontre Ă  Bologne, et auquel il consacre deux nouvelles jumelles : Massimilla Doni et Gambara. Il est Ă©galement Ă©bloui par les beautĂ©s de Florence, de GĂȘnes, de Rome, par ses peintres, sculpteurs, architectes qui servent partiellement de cadre Ă  Sarrasine et Facino Cane. S’il a Ă©tĂ© enthousiasmĂ© par la Chartreuse de Parme, c’est aussi parce que le roman de Stendhal offre des statues italiennes comparables Ă  celles des jardins des grandes villas. Un engouement que l’Italie lui rend bien puisqu’il y est accueilli Ă  bras ouverts.

MĂȘme ses dĂ©sastreux investissements dans les mines argentifĂšres de Sardaigne[209] ne le dĂ©goĂ»teront pas de ce pays[210].

La Russie

C’est au contraire avec un peu de mĂ©fiance qu’on le voit arriver Ă  Saint-PĂ©tersbourg en 1843 pour aider Madame Hanska dans une affaire de succession[211]. Sa rĂ©putation d’endettĂ© l’a prĂ©cĂ©dĂ©. À Paris dĂ©jĂ , lorsqu’il demande un visa, le secrĂ©taire d’ambassade Victor de Balabine suppose qu’il va en Russie parce qu’il n’a pas le sou[212], et le chargĂ© d’affaires russes Ă  Paris propose Ă  son gouvernement « d’aller au devant des besoins d’argent de Monsieur de Balzac et de mettre Ă  profit la plume de cet auteur, qui garde encore une certaine popularitĂ© ici, 
 pour Ă©crire une rĂ©futation du livre calomniateur de Monsieur de Custine.[213],[214] Â».

Ce en quoi il se trompe. Balzac ne rĂ©futera pas Astolphe de Custine, non plus qu’il cherchera des subsides Ă  Saint-Petersbourg. Il n’est venu que pour voir madame Hanska. Balzac est pourtant trĂšs aimĂ© et trĂšs lu en Russie. Le public le considĂšre comme l’écrivain qui a « le mieux compris les sentiments des femmes Â». Parmi ses admirateurs : un jeune homme qui se flatte d’avoir lu tout Balzac dĂšs l’ñge de seize ans et qui fait ses premiers pas en littĂ©rature en traduisant EugĂ©nie Grandet : Fedor Dostoievski.

Annexes

Bibliographie

  • Correspondance de Balzac :
  1. Ă  Madame Hanska : Lettres Ă  l’étrangĂšre. 4 vol. Calmann-LĂ©vy, Paris, 1899 pour le t. I (1833-1842), 1906 : t. II (1842-1844), 1933 : t. III (1844-1846), 1950 : t. IV (1846-1847). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  2. Lettres Ă  Madame Hanska, Textes classĂ©s et annotĂ©s par Roger Pierrot, « Collection Bouquins Â», Paris, Robert Laffont, 1990, 2 vol. 414 lettres de Balzac Ă  Madame Hanska [1832-1848], deux lettres de Madame Hanska Ă  Balzac, divers autres courriers adressĂ©s Ă  son entourage. (ISBN 9782221067901).Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  3. Ă  Zulma Carraud : rĂ©unie par Marcel Bouteron, Armand Colin, Paris, 1935. Ed. revue et augmentĂ©e, Gallimard, Paris, 1951.
  4. Correspondance intĂ©grale : rĂ©unie et annotĂ©e par Roger Pierrot, Garnier, Paris. 1960-1969. 5 vol. t. I (1809-1825), t. II (1832-1835), t. III (1836-1839), t. IV (1840-avril 1845), t.V (mai 1845-aoĂ»t 1850, avec un supplĂ©ment 1822-1844). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Pierre Abraham, Balzac, Rieder, 1929
  • Alain : Avec Balzac, Gallimard, Paris, 1937, rĂ©Ă©dition 1999. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Alain : En lisant Balzac, Ă©d. Laboratoires Martinet, 1935.
  • Étienne AubrĂ©e, Balzac Ă  FougĂšres. Les Chouans, Paris, Librairie AcadĂ©mique Perrin, 1939. Balzac avant 1828. FougĂšres en 1828. Le voyage et l’arrivĂ©e de Balzac Ă  FougĂšres. Les familles de Pommereul, de Vallois, LeliĂšvre de la Gesmerais. Le sĂ©jour Ă  FougĂšres. La cĂ©lĂšbre description de FougĂšres par Balzac. Le chĂąteau de Marigny. La vĂ©ritĂ© sur la Chouannerie. Les personnages du roman, etc.
  • Charles Baudelaire, L’Art romantique. PubliĂ© Ă  titre posthume en 1869, Paris, ÉditĂ© chez Garnier, en 1962. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Albert BĂ©guin, Balzac visionnaire, GenĂšve, Albert Skira, 1946-1947. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • AndrĂ© Bellessort, Balzac et son Ɠuvre, Paris, Librairie AcadĂ©mique Perrin, 1946.
  • Pierre BarbĂ©ris, Balzac et le mal du siĂšcle, Paris, Gallimard 1970, rĂ©imp. GenĂšve, Slatkine 2002, 2122 p. (ISBN 2-0510-1899-5).
  • Pierre BarbĂ©ris, Le Monde de Balzac, Artaud, 1973, rĂ©Ă©dition KimĂ©, 1999, (ISBN 284174163X). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Maurice BardĂšche, Balzac, romancier. La formation de l’art du roman chez Balzac, GenĂšve, Éditions Slatkine, 1967, (ISBN 2040153330). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Jean-Louis Bory : Pour Balzac et quelques autres, Ă©ditions Julliard, 1960.
  • RenĂ© Bouvier et Édouard Maynial, Les Comptes dramatiques de Balzac, 1938, Ă©diteur Solot, Paris, rĂ©Ă©ditĂ© sous le titre De quoi vivait Balzac, 1949, Ă©d. Les Deux rives. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • (en)Peter Brooks, Realist Vision, New Haven, 2005, Yale University Press, (ISBN 0300106807).
  • Michel Butor, Improvisations sur Balzac, 3 vol., Paris, La DiffĂ©rence 1998. (ISBN 9782729112226, ISBN 9782729112219 et ISBN 9782729112202).
  • Balzac, une poĂ©tique du roman, sixiĂšme colloque du Groupe international de recherches balzaciennes, universitĂ© de MontrĂ©al, dirigĂ© par StĂ©phane Vachon, 2-6 mai 1994, XYZ Éditeur, 1996. (ISBN 2892611709) Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Revue Europe n° 429-430, janvier-fĂ©vrier 1965, Colloque Balzac des 6 et 7 novembre 1964, prĂ©sentation : AndrĂ© Maurois.
  • Lucien DĂ€llenbach : La Canne de Balzac, Ă©d. JosĂ© Corti, 1996, (ISBN 2714305709).
  • Pierre-Georges Castex : Balzac, Ɠuvres diverses, avec Roland Chollet, RenĂ© Guise et Nicole Mozet, La PlĂ©iade, Paris, 1990, (ISBN 2070106640).
  • PhilarĂšte Chasles, prĂ©facier officiel des Romans et contes philosophiques de Balzac en 1831, MĂ©moires, Paris, Charpentier, 1876-1877 ; rĂ©imp. GenĂšve, Slatkine Reprints, 1973. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Jean-Louis Dega : La vie prodigieuse de Bernard-François Balssa, pĂšre d'HonorĂ© de Balzac. Aux sources historiques de la ComĂ©die humaine, Éditions Subervie, Rodez, 1998
  • Danielle Dufresne, Balzac et les femmes, Paris, Taillandier, 1999.
  • Claude Duchet, « Balzac, l’invention du roman Â», Colloque international de Cerisy-la-Salle, Jacques Neefs Ă©diteurs, 1980 ; Belfond, 1982.
  • ThĂ©ophile Gautier : HonorĂ© de Balzac, Ă©dition d'Auguste Poulet-Malassis et EugĂšne de Broise, 1859. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • GĂ©rard Gengembre, Balzac, le NapolĂ©on des lettres, Gallimard-DĂ©couvertes, Paris, 1992, (ISBN 9782070531912). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Julien Gracq, « BĂ©atrix de Bretagne Â» dans PrĂ©fĂ©rences, Paris JosĂ© Corti, 1961. (ISBN 2-7143-0341-2)Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • LĂ©on Gozlan, Balzac en pantoufles, Paris, M. LĂ©vy, 1856 ; rĂ©imp. Maisonneuve et Larose, 2001.(ISBN 9782706814754). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • LĂ©on Gozlan, Balzac chez lui : souvenirs des Jardies, Paris, LĂ©vy frĂšres, Librairie nouvelle, 1862. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • RenĂ© Guise, « Balzac et Dante Â», L'AnnĂ©e balzacienne, 1963
  • Juanita Helm Floyd, Les Femmes dans la vie de Balzac, Paris, Plon 1926.
  • Michael Lucey, Les ratĂ©s de la famille. Balzac et les formes sociales de la sexualitĂ©, traduit par Didier Eribon, Fayard, 2008.
  • Georg LukĂĄcs : Balzac et le rĂ©alisme français, Maspero, Paris, 1967. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • FĂ©licien Marceau, Balzac et son monde, Paris, Gallimard, 1955, rĂ©Ă©dition 1977. (ISBN 2070706974). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Claude Mauriac, Aimer Balzac, prĂ©f. de François Mauriac, Paris, la Table Ronde, 1945.
  • AndrĂ© Maurois, PromĂ©thĂ©e ou la vie de Balzac, Paris Hachette, 1965. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Anastasiia Vladimirovna Paevskaia, V. T. Danchenko, HonorĂ© de Balzac, Bibliographie des Ă©ditions et travaux russes, 1830-1864, Moscou, Korriga, 1965. (En russe, 3615 rĂ©fĂ©rences).
  • Paul van der Perre, Les PrĂ©façons belges, bibliographie des vĂ©ritables originales d’HonorĂ© de Balzac publiĂ©es en Belgique, 1941, Éditions Chez l’Auteur. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • GaĂ«tan Picon, Balzac par lui-mĂȘme, Paris, Le Seuil, 1956. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Roger Pierrot, HonorĂ© de Balzac, Fayard, 1994 ; 2e Ă©d. revue, 1999
  • AmĂ©dĂ©e Ponceau, Paysages et destins balzaciens. Daubin 1950. Ă©ditions Jupiter 1959, Beauchesne 1974.
  • Robert du Pontavice de Heussey, Balzac en Bretagne. Cinq lettres inĂ©dites de l’auteur des Chouans, Rennes, Hyacinthe CailliĂšre, 1885.
  • Susi Pietri : L'invention de Balzac, PUV, Paris, 2004, (ISBN 2842921534).
  • Marcel Proust : Le Balzac M. de Guermantes, NeuchĂątel, Ides et Calendes, 1950, (repris dans Contre Sainte-Beuve).
  • Georges Raviart, Le GĂ©nie de Balzac du point de vue psychiatrique. GĂ©nie et folie, Paris, Masson et Cie, Libraires de l’AcadĂ©mie de MĂ©decine ; Lille, Émile Raoust et Cie, 1954.
  • (en)Graham Robb, Balzac, a biography, New York, 1994, W. W. Norton & Company, (ISBN 0393036790). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • (en)William Hobart Royce, Balzac as he should be read, (Balzac comme on devrait le lire, la ComĂ©die humaine organisĂ©e dans un ordre de lecture logique tenant compte de l'action dans le temps), Ă©ditions Auguste Giraldi, USA, 1946.
  • William Hobart Royce : A Balzac Bibliography, 2 vol., UniversitĂ© of Chicago Press, 1929.
  • George Sand, Histoire de ma vie, ƒuvres autobiographiques II, 1855, Gallimard, « coll. La PlĂ©iade Â», 1971, Classique de poche, Paris, 2004. (ISBN 9782253161165). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Charles de Spoelberch de Lovenjoul, Histoire des Ɠuvres d’HonorĂ© de Balzac, Paris, Calmann LĂ©vy, 1879.
  • Charles de Spoelberch de Lovenjoul, La GenĂšse d’un roman de Balzac. Les Paysans. Lettres et fragments inĂ©dits, Paris, Ollendorff, 1901 ; rĂ©imp. GenĂšve, Slatkine, 1968.
  • Charles de Spoelberch de Lovenjoul, Un Dernier Chapitre de l’histoire des Ɠuvres d’HonorĂ© de Balzac, Paris, Dentu, 1880.
  • Laure Surville, Balzac, sa vie et ses Ɠuvres d’aprĂšs sa correspondance, Paris, Librairie Nouvelle Jaccottet, Bourdilliat & Cie, 1858, rĂ©imp. L’Harmattan, 2005 (ISBN 2-7475-8188-8).
  • La Femme auteur et autres fragments inĂ©dits de Balzac, Grasset, collection Cahiers Verts, 1950, qui comporte des inĂ©dits de Balzac provenant de la collection du vicomte Charles de Spoelberch de Lovenjoul, Ă©crit entre 1820 et 1847.
  • Claude Roy : Les soleils du romantisme, Gallimard, 1974, (chapitre concernant Balzac). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Sainte-Beuve, Études littĂ©raires sur Balzac, Paris, LĂ©vy, 1882. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Pierre Sipriot, Balzac sans masque : Splendeurs et misĂšres des passions 1799-1850, Robert Laffont, 1992. (ISBN 978-2221070178).Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Charles de Spoelberch de Lovenjoul, Autour d’HonorĂ© de Balzac, Calmann LĂ©vy, 1897 ; rĂ©imp. GenĂšve, Slatkine Reprints, 1973.
  • Hippolyte Taine, Nouveaux essais de critique et d’histoire : Balzac, Paris, Hachette, 1865. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • UNESCO, Hommage Ă  Balzac. À l’occasion du centenaire de sa mort. Paris, Mercure de France, 1950,
    Le recueil contient des textes d’Alain, François Mauriac, Ventura Garcia Calderon, Gustaf Freden, Harry Levin, Jaroslaw Iwaskiewicz.
  • Gilles Vannier, Dictionnaire des littĂ©ratures de langue française, Bordas, 1984.(ISBN 2040153330).Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Georges Vicaire et Gabriel Hanotaux, La Jeunesse de Balzac. Balzac imprimeur 1825-1828, Paris, A. Ferroud, 1903, 1re Ă©d. Librairie des amateurs, A. Ferroud, F. Ferroud, 1921.
    La partie « Balzac imprimeur Â» recense et dĂ©crit tous les livres imprimĂ©s par Balzac dans son imprimerie.
    . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Edmond Werdet, Essai sur la vie et le caractĂšre de Balzac, Paris, E. Dentu, 1859 ; L’Arche du livre, 1970. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • AndrĂ© Wurmser, La ComĂ©die inhumaine, Paris, Gallimard, 1970. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Stefan Zweig, Balzac, le roman de sa vie, trad. de l’allemand par Fernand Delmas. Paris, Albin Michel. 1950.
  • HonorĂ© de Balzac, Premiers romans, 1822-1825, t. 2 , Ă©dition Ă©tablie par AndrĂ© Lorant, Robert Laffont, coll. Bouquins, Paris, 1999, (ISBN 2221090454)
  • Roger Parisot "Qui suis-je? Balzac" Editions PardĂšs

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Wikisource

Autres

CatĂ©gorie HonorĂ© de Balzac de l’annuaire dmoz

Notes et références

  1. ↑ son pĂšre a transformĂ© le nom originel de la famille Balssa en "Balzac" Ă  Paris entre 1771 et 1783 avant la RĂ©volution : Jean-Louis Dega, « Bernard-François Balssa, le pĂšre de Balzac : Aux sources historiques de la ComĂ©die humaine Â», Rodez, Éditions Subervie, 665 pages, 1998 et Bernadette DieudonnĂ©, « De Balssa Ă  Balzac : aux sources familiales de la ComĂ©die humaine Â», Revue GĂ©-Magazine n°181, avril 1999, p. 27-32
  2. ↑ Colonel Arnaud, Les origines d'HonorĂ© de Balzac, « Revue de Paris Â», 15 fĂ©vrier 1823, ICC, 1958, 523 , France GĂ©nĂ©alogique 1969, p. 75
  3. ↑ Deux ans aprĂšs la mort de son pĂšre, l'Ă©crivain rajoute une particule Ă  son nom lors de la publication de L'Auberge rouge, 1831, qu'il signe de Balzac : Anne-Marie Meininger, introduction Ă  L'Auberge rouge. La PlĂ©iade, 1980, t.XI, p. 84-85 (ISBN 2070108767).
  4. ↑ « J'ai maintes fois Ă©tĂ© Ă©tonnĂ© que la grande gloire de Balzac fĂ»t de passer pour un observateur ; il m'avait toujours semblĂ© que son principal mĂ©rite Ă©tait d'ĂȘtre visionnaire, et visionnaire passionnĂ© Â» : Charles Baudelaire, L'Art romantique, Éditions Garnier, coll. « Classiques Garnier Â», 1965, p. 678
  5. ↑ Elisheva Rosen, « Le personnage et la poĂ©tique du roman balzacien, Balzac, une poĂ©tique du roman Â», sixiĂšme colloque du Groupe international de recherches balzaciennes, universitĂ© de MontrĂ©al, dirigĂ© par StĂ©phane Vachon, 2-6 mai 1994, Éditeur XYZ, 1996, p. 201-212.
  6. ↑ Bernard Pingaud, introduction Ă  l'Envers de l'histoire contemporaine, Gallimard-Folio Classique, Paris, 1970-1978, p. 17.
  7. ↑ sorte de clĂ© de voĂ»te qui «reliait les Ă©tudes de mƓurs aux Ă©tudes philosophiques par l'anneau d’une fantaisie presqu'orientale oĂč la vie elle-mĂȘme est prise avec le DĂ©sir, principe de toute passion». Propos de l’auteur rapportĂ©s dans le Dictionnaire des littĂ©ratures de langue française, Bordas, 1984, p. 127(ISBN 2040153330)
  8. ↑ FĂ©licien Marceau, Balzac et son monde, TEL Gallimard, 1986, p. 398(ISBN 207070697)
  9. ↑ Michael R. Finn: Le Balzac de Proust, « Balzac, une poĂ©tique du roman, sixiĂšme colloque du Groupe international de recherches balzaciennes Â», universitĂ© de MontrĂ©al, dirigĂ© par StĂ©phane Vachon, 2-6 mai 1994, Éditeur XYZ, MontrĂ©al, 1996, p. 678-679}.
  10. ↑ Louis Lumet, « Les origines d’HonorĂ© de Balzac Â», Revue de Paris, 15 fĂ©vrier 1923, p. 820 et 836.
  11. ↑ AndrĂ© Maurois, PromĂ©thĂ©e ou la vie de Balzac, Hachette, 1965, p. 7.
  12. ↑ Jean-Louis DĂ©ga, prĂ©face de Roger Pierrot, « La vie prodigieuse de Bernard-François Balssa (pĂšre d'HonorĂ© de Balzac) : aux sources historiques de la ComĂ©die humaine Â», Éditions Subervie, 1998, 665 pages (ISBN 2911381335).
  13. ↑ le voyage en coucou de Laure deviendra avec Balzac Un dĂ©but dans la vie (source : Un dĂ©but dans la vie, Folio classique, 1976,(ISBN 2070419118) Introduction de GĂ©rard MacĂ©, p. 13.
  14. ↑ Laure Surville, « Balzac, sa vie et ses Ɠuvres d’aprĂšs sa correspondance Â», Librairie nouvelle Jaccottet, Bourdilliat & Cie, Paris, 1858 (rĂ©Ă©dition l’Harmattan, 2005).
  15. ↑ Augustin Thierry Hubert-Fillay, Balzac au CollĂšge de VendĂŽme, 1807-1813. « Souvenirs sur Maurice Rollinat, Clairvoyance de Pascal Forthuny Â», Éditions du Jardin de la France, Blois, 1940, citĂ© par AndrĂ© Maurois, 1965, p. 17.
  16. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 18 :
    « Les oratoriens de VendĂŽme passaient pour des libĂ©raux. Les deux hommes qui dirigeaient le collĂšge au temps de Balzac (Mareschal et Dessaignes) avaient acceptĂ© de prĂȘter serment Ă  la nation. Tous deux s’étaient mariĂ©s tout en conservant leur foi catholique et ils maintenaient dans le collĂšge une discipline presque conventuelle. Â»
    .
  17. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 38.
  18. ↑ Larousse encyclopĂ©dique en X vol., vol. IX, 1985, p. 9260.
  19. ↑ Pierre BarbĂ©risLe Monde de Balzac, Ă©d. Arthaud, 1973, p. 27
  20. ↑ Pierre BarbĂ©ris p. 26
  21. ↑ Maurice BardĂšche, Balzac, romancier. La formation de l’art du roman chez Balzac, GenĂšve, Éditions Slatkine, 1967, p. 51.
  22. ↑ 2 avril 1822, Correspondance, Roger Pierrot, Garnier, Paris, 1960-1969. t. I. p. 158.
  23. ↑ « une de mes premiĂšres croĂ»tes Â» Ă©crit-il le 8 juin 1834, Correspondance, Roger Pierrot, Garnier, Paris, 1960-1969, t. II, p. 515.
  24. ↑ PromĂ©thĂ©e ou la vie de Balzac, 1965, p. 90. Un exemple rĂ©cemment rĂ©Ă©ditĂ© : l’Anonyme ou Ni pĂšre ni mĂšre, Le Passage, 2003.
  25. ↑ « En dehors de La ComĂ©die humaine, il n’y a de moi que les Cent contes drolatiques, deux piĂšces de thĂ©Ăątre et des articles isolĂ©s qui d’ailleurs sont signĂ©s. J’use ici d’un droit incontestable. Mais ce dĂ©saveu, quand mĂȘme il atteindrait des ouvrages auxquels j’aurais collaborĂ©, m’est commandĂ© moins par l’amour-propre que par la vĂ©ritĂ©. Si l’on persistait Ă  m’attribuer des livres que, littĂ©rairement parlant, je ne reconnais point pour miens, mais dont la propriĂ©tĂ© me fut confiĂ©e, je laisserais dire par la mĂȘme raison que je laisse le champ libre aux calomnies. Balzac, avant-propos de la ComĂ©die humaine, Ă©dition Furne-Houssiaux-Hetzel, juillet 1842. Â»
  26. ↑ Mitimune, Exorde aux Ă©tudes des Ɠuvres de jeunesse de Balzac
  27. ↑ Samuel S. de Sacy, appendice La vie de Balzac dans le recueil comprenant Louis Lambert, Les Proscrits, JĂ©sus-Christ en Flandre, Folio-classique, 2002, p. 255(ISBN 207037161)
  28. ↑ Portrait de Laure de Berny.
  29. ↑ Pierre Sipriot, « Balzac sans masque Â», Robert Laffont, 1992, p.131
  30. ↑ Pierre Sipriot, p.132-133
  31. ↑ RenĂ© Bouvier et Édouard Maynial, « Les Comptes dramatiques de Balzac Â», Ă©dition Fernand Sorlot, Paris, 1938, p. 217-239.
  32. ↑ Samuel Sylvestre de Sacy Ă©value la dette Ă  60 000 fr dont 50 000 dus Ă  sa famille. « La Vie de Balzac Â», appendice Ă  Louis Lambert, Folio-classique, 2002, p. 254.(ISBN 2070371611).
  33. ↑ Introduction aux Chouans, La PlĂ©iade, 1978, Gallimard, t. VIII, p. 885 (ISBN 207010866X).
  34. ↑ Maurice MĂ©nard, Introduction aux Chouans, Flammarion, GF, 1988, p. 7.
  35. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 160.
  36. ↑ Notes de Samuel S. de Sacy dans les Secrets de la princesse de Cadignan et autres Ă©tudes de femmes, Folio classique, Gallimard, p. 393-394.
  37. ↑ « 1830, Balzac, trĂšs lancĂ©, va devenir l'homme du monde. Il Ă©crit dans la Revue de Paris, la Revue des deux mondes, La Mode, La Silhouette, Le Voleur, La Caricature. Il devient l'ami d'Émile de Girardin et signe De Balzac. Pierre BarbĂ©ris, appendice Ă  CĂ©sar Birotteau, Le livre de poche Hachette, 1984, p. 363(ISBN 2253017892). Â»
  38. ↑ « Vous vous jetez dans la politique, m’a-t-on dit. Oh ! Prenez garde, prenez bien garde ! Mon amitiĂ© s’effraye (
) ne salissez pas votre juste cĂ©lĂ©britĂ© de pareille solidaritĂ© (
). Cher, bien cher, respectez-vous(
)3 mai 1832, Correspondance, Roger Pierrot, Garnier, Paris, 1960-1969, t. I, p. 710-711 Â»
  39. ↑ 4 vol. Calmann-LĂ©vy, Paris, 1899 pour le t.I (1833-1842); 1906 : t.II (1842-1844); 1933 : t.III (1844-1846); 1950 : t.IV (1846-1847)
  40. ↑ La ComĂ©die humaine, dans : Dictionnaire des littĂ©ratures de langue française, Bordas, 1984, p. 127 (ISBN 2040153330).
  41. ↑ a , b , c , d , e  et f  AndrĂ© Maurois, 1965, p. 264-265
  42. ↑ FĂ©lix Davin, Introduction aux Ă©tudes philosophiques, la PlĂ©iade, 1979, t.X, p. 1202-1220 (ISBN 2070108686)
  43. ↑ Un exemple :Guillaume Dupuytren citĂ© sous son nom vĂ©ritable dans : BĂ©atrix, Illusions perdues, CĂ©sar Birotteau, devient le chirurgien Desplein dans La Messe de l'athĂ©e. La PlĂ©iade, 1981, t.XII, p.1272
  44. ↑ La PlĂ©iade, 1981, t.XII, p. 1416
  45. ↑ Lettres Ă  l’étrangĂšre. 4 vol. Calmann-LĂ©vy, Paris, 1899, pour le t.I (1833-1842), p. 205-206
  46. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 427
  47. ↑ AndrĂ© Maurois,1965, p. 429
  48. ↑ La Revue de Paris, 2 novembre 1834, O.D, t.II, p. 1250
  49. ↑ Paul van der Perre, Les PrĂ©façons belges, bibliographie des vĂ©ritables originales d’HonorĂ© de Balzac publiĂ©es en Belgique, 1941, Ă©ditions Chez l’Auteur. 1941.
  50. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 426.
  51. ↑ Collection Omnibus, 1999, t. IV, p. 1012.(ISBN 2258051177).
  52. ↑ Introduction Ă  EugĂ©nie Grandet, Nathan-poche, 1986, p. 9.(ISBN 2092833375).
  53. ↑ Samuel S. de Sacy juge le travail de Charles Rabou « d’une dĂ©sinvolture navrante Â». Appendice : La Vie de Balzac, Louis Lambert, Folio classique, 2002, p. 262.(ISBN 2070371611).
  54. ↑ Claudine Gothot-Mersch : Dictionnaire des littĂ©ratures de langue française, Bordas, p. 810 (ISBN 2040153330) : « Ă€ ce tournant-lĂ  de son Ɠuvre, (Madame Bovary), une figure de romancier paraĂźt s’ĂȘtre imposĂ©e Ă  Flaubert : celle de Balzac. Sans trop forcer les choses, on pourrait dire qu’il s’est choisi lĂ  un pĂšre(...) Â».
  55. ↑ RenĂ© Guise, « Balzac et le roman feuilleton Â», l'AnnĂ©e balzacienne, 1960, p. 21-29.
  56. ↑ Histoire des publications et remaniements dans l’introduction aux 135 textes de la ComĂ©die humaine, BibliothĂšque de la PlĂ©iade, sous la direction de Pierre-Georges Castex, 12 vol.1970-1991.
  57. ↑ l'AnnĂ©e balzacienne, n°17, p. 37-48, 1996.
  58. ↑ Giono avait le projet d’un « cycle romanesque Â» en dix volumes; Ă  son premier hĂ©ros, Angelo I, carbonaro exilĂ© en 1840, doit succĂ©der son petit-fils Angelo III, rĂ©sistant en 1940. Giono n’écrira que trois livres du cycle : le Hussard sur le toit, le Bonheur fou et Mort d'un personnage. Gilles Vannier, Dictionnaire des littĂ©ratures de langue française, Bordas, Paris, 1984, t. II, p. 927.
  59. ↑ Gilles Vannier, p. 131.
  60. ↑ Bernard Pingaud, Introduction Ă  L'Envers de l'histoire contemporaine, Folio Classique, p. 17.
  61. ↑ Le Monde du 16 octobre 2008 en commentaire du tome 6 de La ComĂ©die humaine, classiques Garnier, Paris,(ISBN 2351840224)
  62. ↑ Le Monde de Balzac, Artaud, 1973, rĂ©Ă©dition KimĂ©, 1999, p. 11-12,(ISBN 284174163X)
  63. ↑ Oeuvres ComplĂštes publiĂ©es par Henri Mitterand. Cercle du livre prĂ©cieux. 15 vol. 1966-1979 t.X. p. 155
  64. ↑ FĂ©licien Marceau, Balzac et son monde, Gallimard, coll. Tel, 1970, Ă©d. revue et augmentĂ©e en 1986, p. 34 et 210-226.(ISBN 2070706974).
  65. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 344.
  66. ↑ La rumeur publique attribue au propriĂ©taire de SachĂ©, Jean de Margonne, amant de la mĂšre de Balzac, la paternitĂ© du frĂšre « adultĂ©rin Â» de Balzac, Henry (AndrĂ© Maurois, 1965, p. 17.
  67. ↑ Gilles Vannier, Balzac dans : Dictionnaire des littĂ©ratures de langue française p.133
  68. ↑ « Chacun sait que ce gros homme entendait faire une Ɠuvre de dĂ©fense et illustration des valeurs de dĂ©fense sociale, voire de l'ordre moral, et qu'il a dressĂ©, en fait, le plus formidable acte d'accusation qui ait jamais Ă©tĂ© lancĂ© contre une civilisationPierre BarbĂ©ris, Le Monde de Balzac, Artaud, 1973, rĂ©Ă©dition KimĂ©, 1999, p. 19(ISBN 284174163X) Â»
  69. ↑ « Anniversaire. Il y a deux cents ans naissait Balzac Â», l’HumanitĂ©, 27 mai 1999.
  70. ↑ Nathalie Cazauran voit une similitude entre Balzac et ses difficultĂ©s Ă  publier le Martyr calviniste (premiĂšre partie de son Ă©tude philosophique Sur Catherine de MĂ©dicis) et Lucien de RubemprĂ© qui n’arrive pas Ă  publier l’Archer de Charles IX, sur le mĂȘme sujet. La PlĂ©iade, 1980, t. XI, p. 140.
  71. ↑ « La ComĂ©die Humaine Â» dans le Dictionnaire des Ɠuvres, Laffont Bompiani, p. 839.
  72. ↑ a , b  et c  AndrĂ© Maurois, 1965, p. 444.
  73. ↑ Pierre Lauvriet, L’Élaboration des personnages dans CĂ©sar Birotteau, L'AnnĂ©e balzacienne, 1964, p. 251-270.
  74. ↑ Pierre Brunel, prĂ©face et histoire des textes du recueil comprenant Sarrasine, Gambara, Massimilla Doni, Folio classique, no 2817, 2007, p. 18-19 et 284 (ISBN 9782070344857)
  75. ↑ Pierre BarbĂ©ris citĂ© par Pierre Brunel, Folio classique no 2817, p. 285
  76. ↑ RenĂ© Guise, introduction Ă  MaĂźtre CornĂ©lius, La PlĂ©iade, 1980, t.XI, p. 11-13 (ISBN 2070108767)
  77. ↑ Pierre Brunel, Folio classique, no 2817, 2007, p. 20-21
  78. ↑ S/Z, Roland Barthes, Paris, Éditions du Seuil, 1970. p. 19, 103-104, 199
  79. ↑ Gilles Vannier, Bordas, 1984, 3 vol, t.I, p. 127-128
  80. ↑ Raymond Abellio, prĂ©face Ă  Louis Lambert, volume comprenant Ă©galement les Proscrits, JĂ©sus-Christ en Flandre, p. 8, Gallimard, folio classique, no 1161, 1980.
  81. ↑ Raymond Abellio, p. 9.
  82. ↑ (en) Armine Kotin Mortimer, Balzac and Poe: Realizing Magnetism, Dalhousie French Studies, Summer 2003, n° 63, p. 22-30.
  83. ↑ Avant-propos de Balzac Ă  JĂ©sus-Christ en Flandre 1842, citĂ© par Samuel S. de Sacy dans la notice sur JĂ©sus-Christ en Flandre, Gallimard, Folio classique, no 1161, p. 266.
  84. ↑ Samuel S. de Sacy, Folio classique, no 1161, p. 267.
  85. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965 p. 285.
  86. ↑ GaĂ©tan Picon, Balzac par lui-mĂȘme, Éditions du Seuil, Paris, 1960, p. 109.
  87. ↑ Albert BĂ©guin, Balzac visionnaire, Éditions Albert Skira, GenĂšve, 1946-1947 p. 151-152.
  88. ↑ Albert BĂ©guin, Balzac dans Dictionnaire des auteurs, Laffont-Bompiani, op. cit..
  89. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 122.
  90. ↑ GeneviĂšve Ruxton, La Dilecta de Balzac, Balzac et Madame de Berny 1820-1836, Plon, 1909, 272 p. p. 93
  91. ↑ Typographie et Civilisation.
  92. ↑ Bien qu'Alexandre Deberny ait abandonnĂ© sa particule Balzac la lui rĂ©tablit dans sa dĂ©dicace deles Secrets de la princesse de Cadignan : « Ă€ mon cher Alexandre de Berny Â». Samuel S. de Sacy, Les Secrets de la princesse de Cadignan, Folio classique, 1971, rĂ©Ă©dition 1993, p. 400.
  93. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 252.
  94. ↑ Edmond Werdet, Souvenirs littĂ©raires, p. 326-328, citĂ© par AndrĂ© Maurois.
  95. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 288.
  96. ↑ Lettres Ă  l’ÉtrangĂšre, 4 vol., t. I (1833-1842), Paris, Calmann-LĂ©vy, 1906, p. 244.
  97. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 284.
  98. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 286.
  99. ↑ Lettres Ă  l’ÉtrangĂšre, 4 vol., t. I (1833-1842), Paris, Calmann-LĂ©vy, 1906, p. 242.
  100. ↑ La rumeur prĂȘte Ă  Jean de Margonne et Ă  la mĂšre de Balzac une liaison dont serait nĂ© un enfant adultĂ©rin : Henry, demi-frĂšre d’HonorĂ©. Mais on n’a aucune preuve formelle sur ce point (AndrĂ© Maurois, 1965, p. 15 et 645).
  101. ↑ « HonorĂ© de Balzac Â», dans Portraits contemporains, Ă©dition revue, 1859, p. 93.
  102. ↑ Balzac en pantoufle, Ă©ditions Blanchard, 1856, p. 28.
  103. ↑ ThĂ©ophile Gautier, Balzac, Le Castor Astral.
  104. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 383-385.
  105. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 383.
  106. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 415.
  107. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 422.
  108. ↑ Maurois, p. 515
  109. ↑ ThĂ©ophile Gautier, « HonorĂ© de Balzac Â», dans Portraits contemporains, Charpentier, Paris, 1874, p. 121-122.
  110. ↑ Maurois, p. 545.
  111. ↑ FĂ©licien Marceau, « Balzac et son monde Â», 1986, p. 437
  112. ↑ Hans BĂ€ckvall, « Le charabia "tudesque" dans l'Ɠuvre de Balzac Â», Moderna SprĂ„k, 1970, p.392.
  113. ↑ Index des personnages fictifs de la ComĂ©die humaine, BibliothĂšque de la PlĂ©iade, 1981, t.XII, p. 1181
  114. ↑ FĂ©licien Marceau, Balzac et son monde, 1986,p. 554-555
  115. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 391, 546.
  116. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 391.
  117. ↑ Lettre Ă  Madame Hanska du 22 aoĂ»t 1836 citĂ©e par Pierre et Anne Marie Dufief dans l' introduction au Lys dans la vallĂ©e, Collection Omnibus, 1999, t. IV, p. 202
  118. ↑ Samuel S. de Sacy, Folio classique no 1161, 1980 p. 8.
  119. ↑ La PlĂ©iade, 1991, t.XII, p. 1728
  120. ↑ Suggestion faite par Jean-Bertrand BarrĂšre dans « Hugo jugĂ© par Balzac ou l’étrange cas onomastique de La Cousine Bette Â», le Mercure de France, 1950, p. 103-114, citĂ© par AndrĂ© Maurois, p. 538.
  121. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 195, 240.
  122. ↑ Introduction, notes, documents par Anne-Marie Baron Ă  la Maison du chat-qui-pelote, Flammarion GF, 1985, p. 7-8 ; volume incluant Ă©galement le Bal de Sceaux, la Vendetta, la Bourse.
  123. ↑ Roger Pierrot, postface, commentaires et notes de la Rabouilleuse, Le Livre de Poche Classique, Hachette, 1999.
  124. ↑ Pierre Citron, Anne-Marie Meininger, Index des personnes rĂ©elles, des personnages fictifs et des Ɠuvres citĂ©es dans la ComĂ©die humaine, La PlĂ©iade, tome XII, Gallimard, 1981 ; rĂ©Ă©dition 1991, p. 1201-1202 pour Joseph Bridau et p. 1602 pour EugĂšne Delacroix.
  125. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 225-229.
  126. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 190-197.
  127. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 330-337.
  128. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 197.
  129. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 241 et 637.
  130. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 330-337 et 474, 475.
  131. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 363.
  132. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 324-326.
  133. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 182.
  134. ↑ RenĂ© Guise, Balzac et la presse de son temps, l'AnnĂ©e balzacienne, 1981, n° 2, p. 7-35
  135. ↑ ThĂ©ophile Gauthier, le Cheval Rouge dans HonorĂ© de Balzac, Ă©dition d’Auguste Poulet-Malassis et EugĂšne de Broise, 1859, p. 89-90.
  136. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 157 et 176-177.
  137. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 609.
  138. ↑ LĂ©on Gozlan, Balzac en pantoufles, 1856, p. 132-133.
  139. ↑ Bouvier & Maynial, 1938, p. 217- 219.
  140. ↑ ThĂ©ophile Gautier, Portraits contemporains, p. 48.
  141. ↑ Nicole Cazauran, Introduction Ă  Sur Catherine de MĂ©dicis, la PlĂ©iade, Paris, 1990, t. XI, p. 137-139.
  142. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 309.
  143. ↑ Buloz, directeur de la Revue des Deux Mondes, avait vendu Ă  une revue de Saint-PĂ©tersbourg des Ă©preuves du Lys dans la vallĂ©e. Des placards informes, alors que Balzac s’échinait depuis des semaines Ă  peaufiner son Ɠuvre. À titre de dĂ©dommagement, l’écrivain demanda l’autorisation de publier immĂ©diatement son roman en volume. Buloz refusa cet arrangement. On en dĂ©cousit donc devant les tribunaux. AprĂšs cinq pĂ©nibles mois, Balzac obtint satisfaction(...). Mais « ce sont des victoires qui tuent Â», Ă©crivit-il Ă  la comtesse HaƄska, « encore une et je suis mort Â» (« HonorĂ© de Balzac / 1835-1836 Le Lys dans la vallĂ©e et l’intermĂšde journalistique de la Chronique de Paris Â»).
  144. ↑ AndrĂ© Maurois, p. 302.
  145. ↑ RenĂ© Guise, « Balzac et le roman feuilleton Â», l'AnnĂ©e balzacienne, 1964, p. 299.
  146. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, p. 410.
  147. ↑ la Revue parisienne, 25 juillet 1840, p. 57-58.
  148. ↑ Revue parisienne, 25 aoĂ»t 1840.
  149. ↑ Revue parisienne, 25 septembre 1840.
  150. ↑ Monographie de la presse parisienne, Balzac, 1843, Ă©d. Jean-Jacques Pauvert, 1965.
  151. ↑ « Histoire vĂ©ridique du canard Â» par G. de Nerval (1843), in Monographie de la presse parisienne, Ă©d. Jean-Jacques Pauvert, 1965, p. 9-23.
  152. ↑ Voir l’historique de l’édition Furne.
  153. ↑ voir analyse de RenĂ© Guise : Balzac et Dante, L'AnnĂ©e balzacienne, 1963 p. 297-309
  154. ↑ La PlĂ©iade, t. XII, p. 331.
  155. ↑ Pierre-Georges Castex,Introduction et historique des Ă©bauches de la ComĂ©die humaine, la PlĂ©iade, 1991, t. XII, p. 331. (ISBN 2070108775).
  156. ↑ La PlĂ©iade t. XII.
  157. ↑ Pierre-Georges Castex, Introduction et historique des Ă©bauches de la ComĂ©die humaine, la PlĂ©iade, 1991, t. XII. p. 332. (ISBN 2070108775).
  158. ↑ Pierre-Georges Castex. Éditions JosĂ© Corti.
  159. ↑ Club de l’honnĂȘte homme, 28 vol. de 1955 Ă  1963.
  160. ↑ Larousse encyclopĂ©dique, 1984 t.8, p.8670, (ISBN 203102308X)
  161. ↑ Dictionnaire historique des littĂ©ratures Larousse, (1986) t. II, p. 1325.(ISBN 2-03-508302-8).
  162. ↑ Dictionnaire des auteurs Laffont Bompiani, vol I, p. 207
  163. ↑ HonorĂ© de Balzac. Nouveaux essais de critique et d’histoire, Hachette, 1865 et 1901
  164. ↑ Balzac : sa vie, son Ɠuvre, Éditions Dumont, Bruxelles, 1858 ; Hachette, 1865 et 1901.
  165. ↑ ƒuvres complĂštes, publiĂ©es par Henri Mitterand, Cercle du livre prĂ©cieux, 15 vol, 1966-1979, t. X, p. 563.
  166. ↑ Émile Zola, op. cit., p. 155.
  167. ↑ Émile Zola, Correspondance, tome I, publiĂ© par B. H. Bakker et Colette Becker, 1978, p. 501.
  168. ↑ ƒuvres complĂštes, publiĂ©es par Henri Mitterand, Cercle du livre prĂ©cieux, 15 vol, 1966-1979, t. X, p. 155.
  169. ↑ Ibid., p. 925.
  170. ↑ Roland Barthes, Essais critiques, Seuil, 1964, p. 90.
  171. ↑ FĂ©licien Marceau, Balzac et son monde, Gallimard, coll. Tel, 1970, Ă©d. revue et augmentĂ©e en 1986, p. 9.
  172. ↑ Introduction au tome I de la ComĂ©die humaine en 24 vol. Éditions Garnier frĂšres, Paris, 2008, p. 5(ISBN 9782351840160).
    Michel LichtlĂ© est rĂ©dacteur en chef de La Revue littĂ©raire : L'AnnĂ©e balzacienne
  173. ↑ L’ÉvĂ©nement du jeudi, 9 fĂ©vrier 1989.
  174. ↑ « (
) victime de son look, au lieu de laisser Ă  la postĂ©ritĂ© la photo d’un homme de lettres propret, il a posĂ©, avec sa calotte et ses bajoues, pour le portrait d’un notaire de province qui a sur les bras une ennuyeuse affaire de mƓurs. Sainte-Beuve a une tĂȘte de non-lieu au bĂ©nĂ©fice du doute, et de faux-jeton pour certains. (
). Â».
  175. ↑ (Ă©dition Furne) Liste des illustrateurs de Balzac.
  176. ↑ De CĂ©zanne Ă  Picasso, chefs-d’Ɠuvre de la galerie Vollard, musĂ©e d'Orsay, 19 juin - 16 septembre 2007.
  177. ↑ Crayon et lavis Ă  la sĂ©pia. BibliothĂšque de l’Institut de France. Collections Charles de Spoelberch de Lovenjoul. Inv. : Portraits 2.
  178. ↑ Illustration.
  179. ↑ Autres reprĂ©sentations sculptĂ©es de Balzac
  180. ↑ reprĂ©sentations sculptĂ©es de Balzac.
  181. ↑ Statue du Boulevard Raspail. Paris.
  182. ↑ HĂ©lĂšne Pinet, Rodin, les mains du gĂ©nie, Gallimard DĂ©couvertes, 1988.(ISBN 2070530655).
  183. ↑ HĂ©lĂšne Pinet, 1988
  184. ↑ Roland Barthes, S/Z, essais, Points Ă©ditions du Seuil, Paris, 1976, p. 196, (ISBN 2020043491)
  185. ↑ « En 1862, par une dĂ©claration solennelle, des peintres comme Ingres, Puvis de Chavannes, Hippolyte Flandrin dĂ©clarent qu’elle ne peut en aucune circonstance ĂȘtre assimilĂ©e aux Ɠuvres, fruit de l'intelligence et de l'Ă©tude de l’art Daniel Grojnowski, Photographie et langage, Éditions Corti, Paris, 2002 p. 59 Â»
  186. ↑ « En bouleversant son rapport Ă  l’image de soi comme Ă  celle du monde, la confrontation du crĂ©ateur avec la photographie peut affecter sa dĂ©marche et sa posture crĂ©atrices, sa poĂ©tique Â». Christian Chelebourg, « PoĂ©tiques Ă  l’épreuve. Balzac, Nerval, Hugo Â», Romantisme, 1999, n° 105
  187. ↑ Nadar, Quand j’étais photographe, Flammarion, 1900, rĂ©Ă©dition Seuil, 1994, (ISBN 2-02-022918-8) rĂ©Ă©dition Acte Sud 1999, (ISBN 2742717978)
  188. ↑ « parce que le daguerrĂ©otype lui paraĂźt fixer le spectre invisible de la rĂ©alitĂ©, Balzac voit dans cette invention la dĂ©monstration de sa mĂ©taphysique et son double mĂ©canique ; en 1842, alors que naĂźt la ComĂ©die humaine, il vient devant l'objectif des frĂšres Bisson incarner sa philosophie de la crĂ©ation. Â»
  189. ↑ Christian Chelebourg, Romantisme, 1999, n° 105
  190. ↑ 2 mai 1842. Balzac, Lettres Ă  l’étrangĂšre, t. II (1842-1844), Calmann-LĂ©vy, Paris, 1906 et Omnibus, Paris, 1999, t. IV, p. 837(ISBN 2258051177)
  191. ↑ « Je reviens de chez le daguerrĂ©otypeur, et je suis Ă©baubi par la perfection avec laquelle agit la lumiĂšre (
) Â». Balzac,Lettres Ă  l’étrangĂšre, t. II (1842-1844), Calmann-LĂ©vy, Paris, 1906 et texte Louis Lambert, p. 8, Gallimard, « Folio classique Â», 1980
  192. ↑ Jacques-Louis Daguerre sera plus communĂ©ment appelĂ© Louis Daguerre par la suite
  193. ↑ ThĂ©orie de la dĂ©marche, 1833 La PlĂ©iade, 1981, t. XXII, p.  264 et p. 962(ISBN 2070108775)
  194. ↑ Le Cousin Pons, TraitĂ© des sciences occultes, « La PlĂ©iade Â», 1980, t. VII, p. 584-5
  195. ↑ Splendeurs et misĂšres des courtisanes, prĂ©face de l’édition Potter parue en 1844, dossier de GĂ©rard Gengembre pour l’édition Presses pocket, Paris, 1991, p. 649(ISBN 2266043382)
  196. ↑ Seconde exposition de la SociĂ©tĂ© française de photographie, 1857, article paru dans l'Artiste, (dĂ©c. 1856-mars 1857), citĂ© par AndrĂ© RouillĂ©, La Photographie en France. Textes et controverses (1816-1871), Macula, 1989, p. 283-285
  197. ↑ Anne-Marie Baron, Balzac cinĂ©aste, MĂ©ridiens Klincksieck, 1990.
  198. ↑ Pierre Sipriot, Balzac sans masque : Splendeurs et misĂšres des passions 1799-1850, Robert Laffont, 1992, p. 319,(ISBN 978-2221070178)
  199. ↑ Introduction Ă  Peines de cƓur d'une chatte anglaise, p.  12-17, Paris, Flammarion GF, 1985.
  200. ↑ Pierre Sipriot, Balzac sans masque : Splendeurs et misĂšres des passions 1799-1850, Robert Laffont, 1992, p. 320-321
  201. ↑ Paul van der Perre, Les PrĂ©façons belges, bibliographie des vĂ©ritables originales d’HonorĂ© de Balzac publiĂ©es en Belgique, 1941, Éditions Chez l’Auteur.
  202. ↑ Voir procĂšs avec François Buloz dans La Chronique de Paris, section : Les journaux de Balzac.
  203. ↑ 6 octobre 1928
  204. ↑ AndrĂ© Maurois, 1965, appendice IV, p.  617-622.
  205. ↑ Correspondance intĂ©grale rĂ©unie et annotĂ©e par Roger Pierrot, Garnier, Paris. 1960-1969. 5 vol. t.V (mai 1845-aoĂ»t 1850, p. 302-305. Lettres Ă  Ewelina HaƄska
  206. ↑ Massimilla Doni, Folio Classique, 1995, p. 159. « Comme le savent les connaisseurs, la noblesse vĂ©nitienne est la premiĂšre d’Europe Â».
  207. ↑ Pierre Brunel, Massimilla Doni, Folio Classique, 1995, no 2817 p. 349 (ISBN 9782070344857).
  208. ↑ propos de la duchesse de Caetano dans Massimilla Doni.Folio Classique, 1995, no 2817, p. 236
  209. ↑ Lettres Ă  l'Ă©trangĂšre du 26 mars 1838 au 22 avril 1838, Correspondance intĂ©grale rĂ©unie et annotĂ©e par Roger Pierrot, Garnier, Paris. 1960-1969. 5 vol. t. III (1836-1839), p. 1211-1221
  210. ↑ « En mars 1838, Balzac entreprend une expĂ©dition d'un mois et demi en Sardaigne. MalgrĂ© l'Ă©chec de ses efforts, il redonnera vie Ă  un filon abandonnĂ© la Nurra. Â» Pierre Dufief, Lettres choisies, Omnibus, 1999, p.  812-819,(voir aussi : Histoire miniĂšre de Sardaigne)
  211. ↑ AndrĂ© Maurois, p.467, 481-485
  212. ↑ Journal de Balabine publiĂ© par Ernest Daudet, p. 141 (Paris, 1914).
  213. ↑ Lettres de Russie par Astolphe de Custine.
  214. ↑ AndrĂ© Pierre, « Le Centenaire du premier voyage de Balzac en Russie Â» dans la Revue des Deux Mondes, 1er dĂ©cembre 1943.
Bon article
La version du 9 aoĂ»t 2008 de cet article a Ă©tĂ© reconnue comme « bon article Â» (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complĂ©mentaire, consulter sa page de discussion et le vote l’ayant promu.
  • Portail de la littĂ©rature Portail de la littĂ©rature
  • Portail de la France au XIXe siĂšcle Portail de la France au XIXe siĂšcle

Ce document provient de « Honor%C3%A9 de Balzac ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Honore de Balzac de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • HonorĂ© De Balzac — Pour les articles homonymes, voir Balzac (homonymie). HonorĂ© de Balzac 
   WikipĂ©dia en Français

  • HonorĂ© de balzac — Pour les articles homonymes, voir Balzac (homonymie). HonorĂ© de Balzac 
   WikipĂ©dia en Français

  • HonorĂ© de Balzac — «Balzac» redirige aquĂ­. Para la localidad francesa, vĂ©ase Balzac (Charente). HonorĂ© de Balzac Daguerrotipo de Balzac (1840). Nacimiento 20 de 
   Wikipedia Español

  • HonorĂ© de Balzac — HonorĂ© Balzac Daguerreotypie von Louis Auguste Bisson, 1842 HonorĂ© de Balzac [ɔnɔʁe də balˈzak] (* 20. Mai 1799 in Tours; † 18. August 1850 in Paris) war ein französischer Schriftsteller. Er gilt den Franzosen neben MoliĂšre 
   Deutsch Wikipedia

  • Honore de Balzac — HonorĂ© Balzac Daguerreotypie von Louis Auguste Bisson, 1842 HonorĂ© de Balzac [ɔnɔʁe də balˈzak] (* 20. Mai 1799 in Tours; † 18. August 1850 in Paris) war ein französischer Schriftsteller. Er gilt neben MoliĂšre und 
   Deutsch Wikipedia

  • HonorĂ© de Balzac — Pour les articles homonymes, voir Balzac (homonymie). HonorĂ© de Balzac 
   WikipĂ©dia en Français

  • HonorĂ© de Balzac — * Saintsbury, George Edward Bateman (1911). Balzac, Honore de. The EncyclopĂŠdia Britannica (11th ed., Vol. 3). New York: EncyclopĂŠdia Britannica, Inc. [http://en.wikisource.org/w/index.php?title=User:Tim Starling/ScanSet TIFF demo vol=03… 
   Wikipedia

  • HonorĂ©-de-Balzac — LycĂ©e HonorĂ© de Balzac Pour les articles homonymes, voir Balzac (homonymie). LycĂ©e HonorĂ© de Balzac Ajouter une image GĂ©nĂ©ralitĂ©s Pays 
   WikipĂ©dia en Français

  • HonorĂ© de Balzac — Den franske forfatter HonorĂ© de Balzac (1799 1850) skrev i alt 91 romaner 
   Danske encyklopĂŠdi

  • Honore de Balzac — noun French novelist; he portrays the complexity of 19th century French society (1799 1850) ‱ Syn: ↑Balzac, ↑Honore Balzac ‱ Derivationally related forms: ↑Balzacian (for: ↑Balzac) ‱ Instance Hypernyms: ↑ 
   Useful english dictionary


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.