Homosexualite

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Homosexualite

Homosexualité

Odalisque de Jules Joseph Lefebvre
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L'homosexualitĂ© dĂ©signe l'amour, l'attirance et, le cas Ă©chĂ©ant, la pratique de relations sexuelles entre deux personnes du mĂȘme sexe, selon une perspective comportementaliste ou empirique, et, selon une perspective psychologique ou sociologique, une orientation sexuelle. Le mot s'applique indistinctement aux hommes ou aux femmes.

Selon les Ă©poques et les cultures, l'homosexualitĂ© est relativement acceptĂ©e ou rĂ©primĂ©e. Au dĂ©but du XXIe siĂšcle, la tendance, dans les sociĂ©tĂ©s occidentales, est Ă  l'acceptation et dans certains pays l'Ă©tablissement d'un statut lĂ©gal (union civile, mariage homosexuel, avec Ă©ventuellement une ouverture du mariage Ă  tous les couples). MalgrĂ© cette tendance, 88 pays (principalement en Afrique et au Moyen-Orient) condamnent les homosexuels Ă  des peines plus ou moins importantes, allant jusqu'Ă  l'emprisonnement Ă  perpĂ©tuitĂ© ou Ă  la peine de mort.

Des relations sexuelles entre individus du mĂȘme sexe sont Ă©galement observĂ©es dans le reste du monde animal.

Sommaire

Appellations

DĂ©finitions

L'homosexualité masculine était autrefois appelée sodomie, antiphysique, inversion sexuelle ou uranisme. La pédérastie, qui désigne l'attirance d'hommes envers les adolescents mùles, a fini par désigner aussi l'attirance entre les hommes d'ùges semblables, ou encore l'acte de sodomie. Cet amalgame s'est poursuivi en ce qui concerne les relations avec des enfants, si bien que les homosexuels masculins sont parfois soupçonnés de pédophilie. Or, la sexologie moderne ne retrouve chez les homosexuels masculins aucune tendance particuliÚre à la pédophilie, par comparaison avec les hommes hétérosexuels[1].

L'homosexualitĂ© ne se rĂ©sume pas au seul aspect de la sexualitĂ©, au coĂŻt entre personnes du mĂȘme sexe. Elle est aussi et parfois pour certaines personnes exclusivement un sentiment. Le psychiatre amĂ©ricain Judd Marmor, Ă  qui l’on est redevable, en grande partie, de la suppression de l’homosexualitĂ© de la liste des troubles mentaux, propose la dĂ©finition suivante : «  peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme homosexuelle une personne qui, durant sa vie adulte, manifeste une prĂ©fĂ©rence pour des personnes de son propre sexe, est sexuellement attirĂ©e par ces personnes et a habituellement, mais pas nĂ©cessairement, des relations sexuelles avec une ou plusieurs de ces personnes. Â»[2]

Chez les femmes, l'homosexualitĂ© est appelĂ©e lesbianisme (ou plus archaĂŻquement saphisme). Les deux termes font rĂ©fĂ©rence Ă  la poĂ©tesse grecque Sappho de l'Ăźle de Lesbos, oĂč elle tenait un collĂšge de jeunes filles, et dont les poĂšmes passionnĂ©s envers ses amies, et la vie entourĂ©e d'autres femmes lui ont valu la rĂ©putation d'homosexuelle. On disait aussi tribadisme, mot qui dĂ©signe, de nos jours, une pratique sexuelle spĂ©cifique.

Dans le langage courant, gay (ou gai, orthographe standard au Canada) dĂ©signe un homosexuel qui accepte son identitĂ© sexuelle et la revendique. De mĂȘme chez les femmes on utilise l'appellation lesbiennes (ou gaies). Cependant, ces appellations semblent se gĂ©nĂ©raliser et devenir des synonymes Ă  part entiĂšre du mot homosexuel(-le).

Du fait d'une perception sociale souvent négative de l'homosexualité, de nombreux termes moqueurs, dégradants ou injurieux ont été créés pour désigner les homosexuels.

Étymologie et Ă©volution sĂ©mantique

Le mot français homosexualitĂ© et sa dĂ©clinaison homosexuel et homosexuelle ont Ă©tĂ© transposĂ©s au XIXe siĂšcle, dans le cadre de la dĂ©finition et du classement psychiatrique des dĂ©viations sexuelles, Ă  partir des mots allemands homosexual et HomosexualitĂ€t forgĂ©s en 1868 et 1869 par l'Ă©crivain hongrois Karl-Maria Kertbeny dans le cadre tout diffĂ©rent d'une revendication de lĂ©galisation de l'homosexualitĂ©. Ils associent une racine grecque (homo, « semblable Â») et une racine latine (sexuel).

Avant cette date, la distinction des diffĂ©rentes pratiques sexuelles considĂ©rait dĂ©jĂ  comme pertinente la distinction homo/hĂ©tĂ©ro, et comportait nombre de qualificatifs souvent voisins pour dĂ©signer des pratiques trĂšs diverses. Certains font une distinction entre comportement actif ou passif, ce qui a Ă©tĂ© le cas dĂšs l'AntiquitĂ©, et reste encore vrai aujourd'hui dans beaucoup de cultures, voire de lĂ©gislations[rĂ©f. nĂ©cessaire]. On relĂšve, en français, l'opposition bougre ou culiste versus coniste (XVIIe-XVIIIe siĂšcles) et chez Charles Fourier (suivi par Pierre Joseph Proudhon) l'opposition unisexuel/bisexuel.

Les relations entre personnes du mĂȘme sexe ont vu passer les mots suivants :

Certains de ces mots appartiennent au langage argotique, d'autres non. Dans le vocabulaire courant, la locution anglaise gay a pris le pas sur d'autres qualificatifs pour évoquer l'homosexualité.

De nos jours, le mot homosexualité est sorti d'une définition médico-légale.

On utilise souvent le mot pour parler de sexualitĂ© avant le XIXe siĂšcle. Ceci fait l'objet d'un vif dĂ©bat. Certains historiens soutiennent que c'est un abus de la pertinence strictement contemporaine du mot, qui aboutit Ă  dĂ©voyer les dĂ©bats sur cette question, cas flagrant quand on veut parler de l'homosexualitĂ© dans l'AntiquitĂ©, et amenant parfois au contresens[3].

D'autres rĂ©pliquent que, bien que chaque culture approche l'homosexualitĂ© d'une façon diffĂ©rente, le phĂ©nomĂšne de base et la distinction entre amour du mĂȘme sexe et amour du sexe opposĂ© ont toujours existĂ© ; il leur paraĂźt donc pertinent de discuter l'histoire de l'orientation et des pratiques sexuelles en utilisant les expressions homosexuel, hĂ©tĂ©rosexuel, bien que les personnes concernĂ©es ne se seraient pas reconnues comme telles[4].

Fondement psychobiologique de l'homosexualité

Insectes

Une Ă©tude rĂ©cente, faite Ă  l'UniversitĂ© de Lausanne en Suisse sur des mouches gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es « en rĂ©duisant le taux de glutamate Ă  l'extĂ©rieur des neurones qui dĂ©terminent le comportement homosexuel Â», a dĂ©montrĂ© que cette carence entraĂźnait une dĂ©sinhibition des orientations sexuelles et que celles-ci Ă©taient rĂ©versibles. Toutefois selon le responsable de cette Ă©tude, Dr Yael Grosjean, « l'homosexualitĂ© n'est pas fixĂ©e Â» [5].

Animaux non humains

Les recherches menĂ©es sur nombre d'animaux ont rĂ©vĂ©lĂ© que la plupart des espĂšces prĂ©sentent des comportements sexuels orientĂ©s vers le mĂȘme sexe. Bruce Bagemihl rĂ©pertorie plus de 450 espĂšces pratiquant l'homosexualitĂ©[6]. Pour le Professeur Thierry LodĂ© de l'universitĂ© de Rennes 1, [7] « toutes les conduites sexuelles existent dans la nature Â» bien que les comportements exclusifs restent plutĂŽt rares, l'Ă©volution privilĂ©giant la diversitĂ© des comportements sexuels.

Homo sapiens

Dans les annĂ©es 2000, les recherches en neurosciences ont montrĂ© que les ĂȘtres humains stimulent leurs zones Ă©rogĂšnes car cela procure des rĂ©compenses / renforcements dans le cerveau[8]. Ces rĂ©compenses, en particulier l'orgasme, sont perçues au niveau de la conscience comme des sensations de plaisirs Ă©rotiques et de jouissances. En simplifiant, l'ĂȘtre humain recherche les activitĂ©s sexuelles car elles procurent des plaisirs Ă©rotiques intenses.

Chez l'ĂȘtre humain (et le ChimpanzĂ©, le Bonobo, l'Orang outan et le Dauphin), le comportement sexuel n'est plus un comportement de reproduction, mais devient un comportement Ă©rotique[9]. Au cours de l'Ă©volution, l'importance et l'influence des hormones[10] et des phĂ©romones[11],[12] sur le comportement sexuel a diminuĂ©. Or, chez les mammifĂšres les plus simples, ce sont les phĂ©romones qui sont Ă  l'origine de l'hĂ©tĂ©rosexualitĂ©[13]. Au contraire, l'importance des rĂ©compenses est devenue majeure[8]. Chez l'ĂȘtre humain, le but du comportement sexuel n'est plus le coĂŻt vaginal mais la recherche des plaisirs Ă©rotiques, procurĂ©s par la stimulation du corps et des zones Ă©rogĂšnes, peu importe le sexe du partenaire[14].

Article principal : Comportement Ă©rotique.

Pour toutes ces raisons, biologiquement, la sexualité humaine est plutÎt bisexuelle[13],[11],[15]. Mais l'influence du contexte culturel et des expériences personnelles est majeure dans le développement de l'orientation sexuelle. L'homosexualité, l'hétérosexualité et la bisexualité sont des possibilités "biologiquement normale" du développement.

L'influence majeure du contexte culturel dans l'orientation sexuelle est bien mise en Ă©vidence par exemple dans la sociĂ©tĂ© Grecque de l'AntiquitĂ©, oĂč la femme avait une position sociale infĂ©rieure Ă  l'homme. L'amour le plus dĂ©sirable, l'«amour cĂ©leste», Ă©tait homosexuel[16],[17]. L'hĂ©tĂ©rosexualitĂ© Ă©tait dĂ©valorisĂ©e, les Ă©pouses servant Ă  avoir une descendance lĂ©gitime et une gardienne fidĂšle au foyer[18]. Par opposition, l'hĂ©tĂ©rocentrisme et l'homophobie des sociĂ©tĂ©s occidentales sont vraisemblablement le facteur Ă  l'origine de la prĂ©pondĂ©rance actuelle des comportement hĂ©tĂ©rosexuels.[rĂ©f. nĂ©cessaire] Mais malgrĂ© la pression culturelle, certaines personnes prĂ©fĂ©reraient les activitĂ©s homosexuelles.

Il ne serait pas prudent de se concentrer uniquement sur l'aspect biologique. D'abord, en raison de la nature polĂ©mique de ce sujet de recherche, en particulier dans les pays anglo-saxons, la validitĂ© des Ă©tudes n'est pas garantie[19]. Ensuite, les expĂ©riences sur des jumeaux doivent ĂȘtre interprĂ©tĂ©es avec prĂ©caution, car il est difficile d'extrapoler une relation directe du niveau gĂ©nĂ©tique au niveau comportemental[20]. NĂ©anmoins, ces Ă©tudes suggĂšrent une influence au niveau des gĂšnes : si un jumeau est homosexuel, son jumeau homozygote aurait environ 33% de chance de l'ĂȘtre aussi et les jumeaux hĂ©tĂ©rozygote auraient une proportion beaucoup plus faible de l'ĂȘtre tous les deux [21]. Une autre Ă©tude avance les chiffres de 52% dans le cas de jumeaux monozygotes, et 22% pour les dizygotes.[22]. Enfin, les expĂ©riences rĂ©centes suggĂ©rant l'existence d'une orientation sexuelle innĂ©e, mise en Ă©vidence chez des homosexuels des deux sexes, et dont l'origine serait due aux caractĂ©ristiques anatomiques et fonctionnelles de l'aire prĂ©optique mĂ©diane[23],[24],[25] ne permettent pas actuellement de savoir si ces caractĂ©ristiques fonctionnelles sont innĂ©es ou acquises[26].

Une autre piste indique que, dans certains cas, la prĂ©fĂ©rence pour l'homosexualitĂ© proviendrait de circonstances particuliĂšres, par exemple d'expĂ©riences trĂšs positives (rĂ©compenses / renforcements) que les personnes auraient vĂ©cues avec des partenaires du mĂȘme sexe.[27],[28],[29].

Histoire

Dans l'Antiquité

Certaines sociĂ©tĂ©s prĂ©chrĂ©tiennes montraient plus ou moins de tolĂ©rance ou d'acceptation vis-Ă -vis des pratiques homoĂ©rotiques. Pour beaucoup d'entre elles, ces pratiques Ă©taient toutefois trĂšs codifiĂ©es socialement, et tout Ă©cart vis-Ă -vis de ces normes Ă©tait mal vu, voire considĂ©rĂ© comme dĂ©lictueux. Par exemple, dans certaines citĂ©s de la GrĂšce antique, la pĂ©dĂ©rastie Ă©tait pratiquĂ©e dans le cadre de l'Ă©ducation d'adolescents mĂąles, mais de façon gĂ©nĂ©ralement trĂšs codifiĂ©e. Ainsi, Ă  AthĂšnes l'eraste, partenaire adulte devait ĂȘtre actif dans la relation sexuelle et l'Ă©romĂšne, adolescent passif, faute de quoi la relation Ă©tait considĂ©rĂ©e comme immorale.

En 342, les mariages homosexuels sont interdits dans l'Empire romain. Le 6 août 390, l'empereur romain Théodose édicte une loi condamnant au bûcher les homosexuels. L'Empire romain est devenu chrétien et la relative liberté en la matiÚre disparaßt.

Dans Le Banquet de Platon, Aristophane raconte qu'au temps de Zeus, il y avait trois sexes : l'homme, la femme et l'androgyne. La forme humaine Ă©tait celle d'une sphĂšre avec quatre mains, quatre jambes et deux visages, une tĂȘte unique et quatre oreilles, deux sexes, etc. Le mĂąle Ă©tait un enfant du Soleil, la femelle de la Terre, et l'androgyne de la Lune. Leur force et leur orgueil Ă©taient immenses et ils s'en prirent aux dieux. Zeus trouva un moyen de les affaiblir sans les tuer, ne voulant pas anĂ©antir la race comme il avait pu le faire avec les Titans : il les coupa en deux. Il demanda ensuite Ă  Apollon de retourner leur visage et de coudre le ventre et le nombril du cĂŽtĂ© de la coupure. Mais chaque morceau, regrettant sa moitiĂ©, tentait de s'unir Ă  elle : ils s'enlaçaient en dĂ©sirant se confondre et mouraient de faim et d'inaction. Zeus dĂ©cida donc de dĂ©placer les organes sexuels Ă  l'avant du corps. Ainsi, alors que les humains surgissaient auparavant de la terre, un engendrement mutuel fut possible par l'accouplement d'un homme et d'une femme. Alors, les hommes qui aimaient les femmes et les femmes qui aiment les hommes (moitiĂ©s d'androgynes) permettraient la perpĂ©tuitĂ© de la race.

On relÚve également que plusieurs sociétés antiques, comme la GrÚce et le Japon, ont encouragé la création de liens homosexuels dans certains corps d'armée entre des combattants expérimentés et leur disciple. L'on pensait alors que deux hommes amoureux se battraient avec plus de détermination et avec une plus grande morale. Le Bataillon sacré de ThÚbes constitue un exemple classique de force militaire bùtie sur cette croyance[30].

On trouve dans l'AntiquitĂ© des discussions[rĂ©f. nĂ©cessaire] sur les relations entre animaux de mĂȘme sexe, ce qui laisse penser que le concept d'homosexualitĂ© Ă©tait connu des Anciens.

RĂ©pression au Moyen Âge en Europe

Exécution du chevalier de Hohenberg et de son écuyer devant les murs de Zurich 1482

MalgrĂ© la tolĂ©rance des peuples germaniques - les lois barbares du Haut Moyen Âge ne font aucune rĂ©fĂ©rence Ă  l'homosexualitĂ© - dans la sociĂ©tĂ© chrĂ©tienne du Moyen Âge et jusqu'Ă  la fin de l'Ancien RĂ©gime, l'homosexualitĂ© entraine la peine de mort dans la plupart des États europĂ©ens.

Au VIe siĂšcle, de crime contre la dignitĂ©, l'homosexualitĂ© devient un crime contre l'ordre naturel dĂ©fini par Dieu et pouvant mener jusqu'au bĂ»cher. Durant tout le Moyen Âge, l'homosexualitĂ©, considĂ©rĂ©e comme une hĂ©rĂ©sie, est combattue, notamment par l'Inquisition, sous le nom de bougrerie ; rĂ©ciproquement, certains hĂ©rĂ©tiques, tels les Cathares sont accusĂ©s de bougrerie, au prĂ©texte que leurs prĂȘcheurs vont par deux de mĂȘme sexe. Le terme bougrerie est dĂ©rivĂ© de boulgre, qui signifie bulgare, peuple auquel Ă©tait attribuĂ© des pratiques homosexuelles.

La torture est infligĂ©e aux homosexuels : « Quand on aura soupçonnĂ© un homme de bougrerie, il doit ĂȘtre mis en prison. Les personnes d’Église doivent faire l’Inquisition de la foi sur lui, et demander de la foi. Et s’il est condamnĂ©, le roi le fait mettre Ă  mort. (
) Celui qui est sodomite prouvĂ©, doit perdre les couilles, et s’il le fait une seconde fois, il doit perdre le membre ; et s’il le fait une troisiĂšme fois, il doit ĂȘtre brĂ»lĂ©. (
) Femme qui le fait doit Ă  chaque fois perdre un membre, et la troisiĂšme fois, doit ĂȘtre brĂ»lĂ©e. Et tous leurs biens sont au roi. Â»[31]

Les LumiĂšres

De nombreux personnages historiques, monarques, princes et ducs en France et Ă  l’étranger furent Ă  tort ou Ă  raison soupçonnĂ©s d’ĂȘtre homosexuels comme Henri III et ses mignons, Louis XIII et le RĂ©gent pour n'en citer que quelques uns.

Au siĂšcle des LumiĂšres, Montesquieu, puis Voltaire et Cesare Beccaria se sont interrogĂ©s[rĂ©f. nĂ©cessaire] sur la sĂ©vĂ©ritĂ© de la peine mais ne semblent pas avoir contestĂ© un caractĂšre anormal Ă  l'homosexualitĂ©. En Angleterre, Jeremy Bentham, dans son Essai sur la pĂ©dĂ©rastie, qui paraĂźtra Ă  titre posthume, suit une argumentation utilitariste et dĂ©fend une dĂ©pĂ©nalisation de la pĂ©dĂ©rastie.

La peine de mort pour sodomie est remplacée par les travaux forcés en Pennsylvanie (1786) et en Autriche (1787).

En 1791, la France est le premier pays Ă  dĂ©pĂ©naliser complĂštement l'homosexualitĂ©, l’AssemblĂ©e constituante de 1789 ne retenant pas le « crime de sodomie Â» dans le code pĂ©nal.

XIXe siĂšcle

Le Code pénal de Napoléon en 1810 ne revient pas sur cette dépénalisation et influence de nombreuses législations européennes.

En Angleterre, la peine de mort pour cette raison n'est plus appliquée à partir de 1836. Néanmoins, en 1861, une loi condamne l'homosexualité d'une peine de dix ans de prison.

Persécutions sous le régime nazi

Article dĂ©taillĂ© : Triangle rose.
Monument situé à Amsterdam en hommage aux homosexuels déportés

Contrairement Ă  ce que l'on pourrait croire, l'idĂ©ologie nazie a tout d'abord entretenu des relations ambiguĂ«s avec l'homosexualitĂ©. Aux premiĂšres heures du mouvement, le culte de la virilitĂ©, de la beautĂ© plastique, de l'homme nouveau Ă©tait teintĂ© de machisme et d'homoĂ©rotisme. Les SA, par la voix d'Hans BlĂŒcher — un proche de l'organisation paramilitaire — et par l'exemple d'Ernst Röhm, qui Ă©tait ouvertement inverti, furent plutĂŽt favorables Ă  l'homosexualitĂ© Ă  l'antique. NĂ©anmoins les sections d'assauts furent balayĂ©es avec la Nuit des Longs Couteaux et l'annĂ©e qui suivit, en 1935, le rĂ©gime durcit la lĂ©gislation envers les homosexuels (modification du § 175 du Code pĂ©nal allemand). Il faut nĂ©anmoins rappeler qu'Ă  l'Ă©poque, la condamnation pĂ©nale de l'homosexualitĂ©, ainsi que son classement dans les maladies mentales, Ă©taient considĂ©rĂ©s comme allant de soi dans de nombreux pays. La pĂ©nalisation de l'homosexualitĂ©, en elle-mĂȘme, n'Ă©tait donc pas spĂ©cifique Ă  l'Allemagne Nazie.

Il n'en reste pas moins qu'au temps du Reich de trÚs nombreux homosexuels furent déportés vers les camps de concentration. Les prisonniers homosexuels masculins étaient marqués d'un triangle rose, d'une taille supérieure aux autres triangles classificatoires, ce qui avait souvent pour effet, en plus des conditions de vie trÚs dures dans les camps, de les livrer à l'hostilité des autres déportés. C'est pourquoi le triangle rose est aujourd'hui utilisé comme un symbole d'identité gay, rappel de la cruauté des persécutions passées.

Les femmes homosexuelles ne furent pas Ă©pargnĂ©es par la Gestapo et de nombreuses lesbiennes furent dĂ©portĂ©es, mais ce fut plutĂŽt en tant qu'« asociales Â» qu'en tant que dĂ©linquantes sexuelles dĂ©finies. En effet, elles Ă©taient marquĂ©es d'un triangle noir, signe de leur appartenance au groupe des personnes "socialement inadaptĂ©es". Parmi ces personnes, on trouvait des chĂŽmeurs de longue durĂ©e, des vagabonds, des marginaux, des alcooliques, des toxicomanes et certains malades mentaux, mais aussi, des prostituĂ©es ou encore des femmes qui employaient des contraceptifs.

Aucun projet spĂ©cifique d'extermination comparable Ă  la Solution finale n'a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© en vue de faire disparaĂźtre les homosexuels Ă  l'instar des Juifs, des Tsiganes et autres ethnies considĂ©rĂ©es comme infĂ©rieures. Cependant les orateurs nazis s'en prenaient couramment Ă  eux, en des termes fort peu Ă©quivoques quant Ă  la nĂ©cessitĂ© de leur Ă©limination, ce qui ne pouvait pas ĂȘtre sans effet sur le traitement qui leur fut rĂ©servĂ© dans les camps de concentration, au seul motif qu'ils Ă©taient homosexuels. Ils furent ainsi victimes de traitements jugĂ©s particuliĂšrement cruel[32].

Ce n'est que plusieurs dĂ©cennies aprĂšs la fin de la Seconde Guerre mondiale que les actions du rĂ©gime hitlĂ©rien envers les homosexuels font l'objet d'un certain intĂ©rĂȘt et seules quelques commĂ©morations officielles ont eu lieu depuis, dont le Homomonument Ă  Amsterdam et un projet de monument Ă  Berlin.

Aucune Ă©tude historique de fond n'ayant Ă  ce jour Ă©tĂ© publiĂ©e, les chiffres, allant de la simple dĂ©nĂ©gation (0) aux exagĂ©rations les plus fantaisistes (plusieurs millions) circulent[rĂ©f. nĂ©cessaire] sur le nombre d'homosexuels tant dĂ©portĂ©s qu'assassinĂ©s entre 1933 et 1945. Les travaux sur bases des condamnations « lĂ©gales Â» suggĂšrent 10 000 victimes :

« Moins de dix survivants homosexuels ayant tĂ©moignĂ© sont connus Ă  ce jour.
 Franck Rector fait un tour d'horizon des statistiques. Estimant de 10 000 Ă  1 million de victimes, il choisit nĂ©anmoins le nombre de 500 000. Pour lui, si les estimĂ©s de Himmler sur le nombre total d'homosexuels masculins en Allemagne Ă©taient de 2 millions, il procĂšde au calcul selon une simple statistique. 25% des homosexuels d'Allemagne, de Hollande et de la France est donc, selon lui, une statistique valable. Heinz Heger, au milieu des annĂ©es 1970, estimait le nombre de victimes Ă  50 000. Ses donnĂ©es sont fondĂ©es sur un estimĂ© des condamnations lĂ©gales. Il ne tient donc pas compte des victimes sans procĂšs. Un autre estimĂ© vient de l'Église de la confession d'Augsbourg d'Autriche. Cet estimĂ© est de 220 000. Cependant, les mĂ©thodes de calcul de cet estimĂ© sont fortement critiquĂ©es par d'autres historiens. Richard Plant, quant Ă  lui, estime, que de 1933 Ă  1944, « 50 000 Ă  63 000, dont 4 000 mineurs et 6 lesbiennes Â»(!) meurent des mauvais traitements des camps nazis. Finalement, les ouvrages gĂ©nĂ©raux sur les persĂ©cutions nazis - lorsqu'ils discutent du traitement des homosexuels - estiment pour la plupart le nombre de victimes homosexuelles Ă  10 000. Ce nombre est basĂ© sur une compilation des condamnations officielles du rĂ©gime nazi sous le paragraphe 175.

[33]

 Â»
Le triangle rose, marque des prisonniers homosexuels dans les camps de concentration

En France la situation fut contrastĂ©e. Dans les territoires annexĂ©s (Alsace et Moselle) intĂ©grĂ©s au Reich et donc soumis au Code pĂ©nal allemand, les homosexuels furent dĂ©portĂ©s. Mais aussi, en zone occupĂ©e, comme dans la France de Vichy, les homosexuels furent inquiĂ©tĂ©s mais des homosexuels cĂ©lĂšbres comme Jean Cocteau purent continuer leur vie mondaine Ă  Paris au vu et au sus de tous affichant sa liaison avec Jean Marais, qui donnera lieu Ă  l'incident avec le journaliste Alain Laubreaux. Certains collaboreront avec l'occupant comme Abel Bonnard ministre de la Jeunesse du gouvernement Pierre Laval affublĂ© du sobriquet « Gestapette Â» ou Bernard FaĂż, Jacques Benoist-MĂ©chin, Roger Peyrefitte. Marcel Bucard meneur d’un parti ultra collaborationniste est soupçonnĂ© de l’avoir Ă©tĂ©[34]. NĂ©anmoins, en 1942, le rĂ©gime de Vichy introduit dans le Code pĂ©nal une discrimination, rompant la tradition française d'Ă©galitĂ© des homosexuels et hĂ©tĂ©rosexuels : l'article 331-1 du Code pĂ©nal fait un dĂ©lit de l'acte consistant Ă  avoir des relations homosexuelles avec un mineur (moins de 21 ans), au lieu de 15 ans pour les hĂ©tĂ©rosexuels. Les ordonnances du gouvernement du GĂ©nĂ©ral de Gaulle en 1945 confirment cette disposition et resteront jusqu'en 1982 oĂč Robert Badinter abolira cette discrimination.

Les persĂ©cutions nazies Ă  l'Ă©gard des homosexuels se sont dĂ©roulĂ©es dans un contexte de durcissement gĂ©nĂ©ral des rĂ©gimes totalitaires et autoritaires sur les « dĂ©viances morales Â». Ainsi, en 1934, Joseph Staline a fait adopter des dispositions pĂ©nales prĂ©voyant l'emprisonnement et la dĂ©portation des homosexuels. D'aprĂšs des donnĂ©es incomplĂštes[rĂ©f. nĂ©cessaire], de l'ordre de 300 000 Ă  400 000 personnes ont Ă©tĂ© condamnĂ©es sur la base de ces dispositions (qui n'ont Ă©tĂ© abrogĂ©es qu'Ă  la fin des annĂ©es 1980). Dans les pays de tradition stalinienne, la persĂ©cution des homosexuels a Ă©tĂ© systĂ©matique[rĂ©f. nĂ©cessaire]. En Espagne, le rĂ©gime franquiste avait adoptĂ© la loi sur la dangerositĂ© sociale qui permettait l'emprisonnement des homosexuels[rĂ©f. nĂ©cessaire]. En Italie, Mussolini mit en place une politique comparable, en poursuivant les homosexuels comme opposants politiques, mais en refusant d'Ă©tablir une incrimination anti-homosexuelle comme lui avait demandĂ© Hitler. Les responsables fascistes homosexuels ont seulement Ă©tĂ© contraints Ă  dĂ©missionner[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Chaque dernier dimanche d'avril a lieu la cĂ©rĂ©monie de la journĂ©e nationale du souvenir des victimes et des hĂ©ros de la dĂ©portation, les associations homosexuelles qui effectuent le travail de mĂ©moire sur les persĂ©cutions homophobes ont souvent du mal Ă  ĂȘtre invitĂ©es lors de ces commĂ©morations, et il leur est souvent difficile d'obtenir que la mention de l'homosexualitĂ© comme motif de dĂ©portation soit prĂ©sente dans un discours officiel lu durant la cĂ©rĂ©monie[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Évolution des mentalitĂ©s depuis 1945

Le regard de la psychiatrie

Selon Sigmund Freud, l'homosexualitĂ© est un trouble — la perversion du modĂšle de maturation psychique qu'est le complexe d'ƒdipe. Pour lui cependant, il n'y a pas Ă  en avoir honte et un homosexuel heureux n'a pas besoin de « guĂ©rison Â».

En 1973, l'Association amĂ©ricaine de psychiatrie retire l'homosexualitĂ© en tant que telle de sa liste de maladies DSM-IV. Ce n'est pas sans polĂ©mique[rĂ©f. nĂ©cessaire], les uns dĂ©nonçant des motivations politiques et non scientifiques, les autres rĂ©torquant qu'elle Ă©tait dans la liste pour des raisons non scientifiques, voire biaisĂ©es, dĂšs le dĂ©but.

La situation est aujourd'hui moins polĂ©mique qu'Ă  l'Ă©poque. Aucune organisation psychiatrique ou psychologique majeure d'Occident ne considĂšre l'homosexualitĂ© comme Ă©tant une maladie ni un sujet d'intervention en tant que tel. Au contraire, beaucoup d'entre elles[rĂ©f. nĂ©cessaire] dĂ©noncent fermement tout essai de changement d'orientation sexuelle comme Ă©tant dangereux, non nĂ©cessaire et inefficace. Le consensus dans la communautĂ© psychiatrique et psychologique est que l'homosexualitĂ© est soit innĂ©e alors qu'il n'y a aucune preuve de la prĂ©sence de ce gĂšne, soit apparaĂźt trĂšs tĂŽt dans la vie (sans pour autant ĂȘtre sĂ»r de l'origine prĂ©cise de l'orientation sexuelle), et est immuable (bien que la comprĂ©hension de son orientation sexuelle puisse Ă©voluer au cours de sa vie).

Le sida

À la fin des annĂ©es 1970, des mĂ©decins de New York et de San Francisco notent que plusieurs de leurs patients homosexuels et hĂ©tĂ©rosexuels souffrent d'asthĂ©nie, de perte de poids et parfois mĂȘme de formes rares et atypiques de cancer (comme le Sarcome de Kaposi). L'existence d'un problĂšme sanitaire est avĂ©rĂ©e en juillet 1981 lorsque le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta relĂšve une frĂ©quence anormalement Ă©levĂ©e de sarcomes de Kaposi et l'apparition d'un nouveau virus comme cause de ce qui sera connu comme le Syndrome d'immunodĂ©ficience acquise (Sida) est Ă©voquĂ©e dĂšs 1982.

Une fois le Virus de l'immunodĂ©ficience humaine (VIH) responsable du Sida identifiĂ© en 1983 et les modes de contamination dĂ©couverts, des campagnes de sensibilisations et d'informations sont organisĂ©es. Mais au dĂ©but de l'Ă©pidĂ©mie, le Sida est restĂ© associĂ© dans les esprits Ă  l'homosexualitĂ© en raison du grand nombre de personnes atteintes. C'est ainsi que la presse a commencĂ© par dĂ©signer le syndrome par l'expression « cancer gay Â», avant de revenir sur ce prĂ©jugĂ©.

La prise de conscience gĂ©nĂ©rale doit aux homosexuels son dĂ©ploiement rapide[rĂ©f. nĂ©cessaire], car de nombreux mouvements, tels que celui d'Act Up ou David et Jonathan[35] et des vedettes internationales ont forcĂ© la visibilitĂ©, incitant les dirigeants politiques Ă  engager de vĂ©ritables recherches scientifiques.

Un droit Ă©volutif

Article dĂ©taillĂ© : Droits des personnes LGBT dans le monde.

Une dépénalisation progressive

En 1960, en France, la loi du 25 novembre 1960, créant l'alinéa 2 de l'article 330 du code pénal, double la peine minimum pour outrage public à la pudeur quand il s'agissait de rapports homosexuels. Cette loi sera supprimée par la loi du 23 décembre 1980. En 1982, la loi du 4 août 1982 dépénalise définitivement l'homosexualité en France, y compris avec des mineurs.

La sodomie est décriminalisée, en 1962, dans l'Illinois, en 1967, au Royaume-Uni, en 1969, en Allemagne de l'Ouest.

Le Bill omnibus du ministre de la Justice du Canada, Pierre Elliott Trudeau, dĂ©criminalise la sodomie entre adultes consentants. « L'État n'a pas Ă  s'immiscer dans la chambre Ă  coucher de la Nation Â» avait dĂ©clarĂ© le ministre qui deviendra quelques mois plus tard Premier ministre du Canada. En 1977, La Charte des droits et libertĂ©s de la personne du QuĂ©bec est amendĂ©e. DĂ©sormais, il est interdit de faire de la discrimination fondĂ©e sur l'orientation sexuelle. Il s'agit de la premiĂšre loi au monde qui interdit ce genre de discrimination dans les secteurs public et privĂ© (Ă  part quelques villes et comtĂ©s des États-Unis). En 1995, le Canada rend anticonstitutionnelle la discrimination envers les homosexuels.

L’Organisation mondiale de la santĂ© supprime, en 1990, l'homosexualitĂ© de la liste des maladies mentales, mettant fin Ă  plus d'un siĂšcle d'homophobie mĂ©dicale.

En 1993, l'homosexualitĂ© est officiellement dĂ©pĂ©nalisĂ©e en Russie[36]. En 1994, le paragraphe 175 est abrogĂ© en Allemagne. En 2003, la Cour suprĂȘme des États-Unis abolit les lois toujours en vigueur contre les pratiques sexuelles homosexuelles.

Union civile ou mariage partiellement légalisés

Article dĂ©taillĂ© : Union civile.

En 1989, le premier partenariat d'union civile est rendu légal pour les homosexuels au Danemark grùce à la reconnaissance au parlement d'un ministre élu ouvertement homosexuel qui vivait depuis de nombreuses années avec son compagnon. Ce qui avait créé un léger scandale dans le Monde.

En 1999, en France, le gouvernement de Lionel Jospin fait voter la loi sur le PACS accordant certains droits aux couples homosexuels.

En 2001, les Pays-Bas reconnaissent le mariage homosexuel, suivi, en fĂ©vrier 2003, de la Belgique, en 2004, du Canada, en 2005 de l'Espagne qui devient le premier pays du sud de l'Europe Ă  le reconnaĂźtre, le 15 novembre 2006, de l'Afrique du Sud.

Le 5 juin 2004, le dĂ©putĂ©-maire Verts de BĂšgles, NoĂ«l MamĂšre cĂ©lĂšbre le premier mariage gay français en dĂ©pit des avertissements du ministĂšre de l’intĂ©rieur. Ce mariage est annulĂ© en appel par le tribunal de Bordeaux. En juillet 2005, le premier mariage homosexuel espagnol a lieu, suite Ă  la lĂ©gislation autorisant le mariage entre personnes du mĂȘme sexe, adoptĂ©e le 21 avril 2005. Le 5 juin 2005, le peuple suisse accepte par rĂ©fĂ©rendum la Loi fĂ©dĂ©rale du 18 juin 2004 sur le partenariat enregistrĂ© entre personnes du mĂȘme sexe (LPart).

En juillet 2005, le Parlement canadien modifie sa Loi sur le mariage et la dĂ©finition qu'elle contient pour reconnaĂźtre et permettre les unions entre personnes du mĂȘme sexe en modifiant la dĂ©finition, qui est maintenant « l'union de deux personnes, Ă  l'exclusion de toute autre Â».

Le 19 dĂ©cembre 2005, la premiĂšre union homosexuelle est cĂ©lĂ©brĂ©e en Irlande du Nord. Cette union civile donne les mĂȘmes droits aux couples hĂ©tĂ©rosexuels et homosexuels.

Le 15 mai 2008, la Cour SuprĂȘme de Californie a lĂ©galisĂ© le mariage homosexuel dans cet État. Elle a mis en valeur « la discrimination entre les couples homosexuels et hĂ©tĂ©rosexuels Â» Ă©tant anticonstitutionnelle[37]. Un rĂ©fĂ©rendum concomitant Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle a rejetĂ© cette lĂ©galisation.

L’homophobie petit-Ă -petit sanctionnĂ©e par la loi

Le 30 décembre 2004, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité est créée en France et chargée de lutter - entre autres - contre l'homophobie, et pénalisation des propos homophobes. Le 17 mai 2005, la premiÚre journée mondiale de lutte contre l'homophobie a lieu dans quarante pays.

En juin 2005, le projet de loi sur l'adoption par les homosexuels est voté par le parlement en Belgique.

En juin 2008, Xavier Darcos s'est engagé à lutter contre l'homophobie dans les lycées de France grùce à des campagnes de préventions. Les infirmiÚres et infirmiers scolaires du collÚge seront, quant à eux, formés pour l'écoute des jeunes gays et lesbiennes [38].

En France

Depuis la Révolution française (par la loi du 25 septembre - 6 octobre 1791) les rapports homosexuels en privé entre adultes consentants n'est plus poursuivi par la loi, en France.

Malgré cette dépénalisation des rapports homosexuels privés entre adultes consentants, non remise en cause par la loi depuis 1791, une police administrative forte est mise en place dÚs avant la Révolution et s'intensifie sous la monarchie de juillet et le second empire autour des groupes d'homosexuels, notamment parisiens [39]. Elle se caractérise par un recensement écrit, sous forme de fiches, des homosexuels identifiés, des prostitués homosexuels et travestis, le tout compilé dans les registres des pédérastes. Le but de ce fichage systématique était essentiellement de prévenir les chantages et les scandales publics tout en contrÎlant la prostitution. Le fichage des homosexuels par la police n'est plus pratiqué depuis 1982 [39].

Le rĂ©gime de Vichy, par la loi du 6 aoĂ»t 1942, pĂ©nalise l’homosexualitĂ© :

« Sera puni d'un emprisonnement de six mois Ă  trois ans et d'une amende de 2 000 francs Ă  6 000 francs quiconque aura soit pour satisfaire les passions d'autrui, excitĂ©, favorisĂ© ou facilitĂ© habituellement la dĂ©bauche ou la corruption de la jeunesse de l'un ou de l'autre sexe au-dessous de vingt et un ans, soit pour satisfaire ses propres passions, commis un ou plusieurs actes impudiques ou contre nature avec un mineur de son sexe ĂągĂ© de moins de vingt et un ans[40]. Â»

Cette loi crĂ©e une distinction explicite, on peut mĂȘme dire une discrimination, entre rapports homosexuels et hĂ©tĂ©rosexuels s'agissant d'actes sexuels avec un mineur (21 ans pour les rapports homosexuels et 15 ans pour les rapports hĂ©tĂ©rosexuels), car l'Ăąge de majoritĂ© sexuelle pour les rapports hĂ©tĂ©rosexuels sera fixĂ© Ă  15 ans par une ordonnance du 2 juillet 1945. À la LibĂ©ration, cet alinĂ©a n'est pas abrogĂ© comme ce fut le cas pour un grand nombre de lois pĂ©tainistes. À peine modifiĂ©, ce paragraphe a Ă©tĂ© seulement dĂ©placĂ© Ă  l'alinĂ©a 3 de l'article 331 du code pĂ©nal par l'ordonnance 45-190 du 8 fĂ©vrier 1945. Cette nouvelle loi punissait « â€Šd'un emprisonnement de six mois Ă  trois ans et d'une amende de 60 francs Ă  15 000 francs quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe mineur de vingt et un ans. Â»[41]

En 1974, l'Ăąge de majoritĂ© sexuelle pour les rapports homosexuels est abaissĂ© Ă  18 ans (avec la loi du 5 juillet 1974, qui a changĂ© l'Ăąge de majoritĂ© de 21 ans Ă  18 ans dans tous les articles du code civil et du code pĂ©nal). Avec cette modification, l'alinĂ©a 2 de l'article 331 est restĂ© dans le code pĂ©nal jusqu'au 4 aoĂ»t 1982[42], date oĂč Robert Badinter, alors ministre de la Justice, fait abroger cette mesure[43].

Il n'y a eu que deux lois à faire une mention explicite à l'homosexualité en France depuis la Révolution. Il y a eu donc l'article 331 décrit ci-dessus, mais aussi la loi du 25 novembre 1960 (créant l'alinéa 2 de l'article 330 du code pénal) qui a doublé la peine minimum pour outrage public à la pudeur quand il s'agissait de rapports homosexuels (cette loi a été supprimée par la loi du 23 décembre 1980). L'article 331 a été cependant beaucoup plus important que l'article 330, non seulement par sa durée (40 ans pour l'article 331, 20 ans pour l'article 330), mais aussi par sa valeur symbolique (les débats écrits, les discours et les manifestations politiques autour de l'article 331 ont tous été beaucoup plus nombreux que ceux autour de l'article 330)

La loi du 30 dĂ©cembre 2004 instaure la Haute autoritĂ© de lutte contre les discriminations et pour l'Ă©galitĂ© (HALDE). « Seront pĂ©nalisĂ©es de façon quasi identiques les provocations Ă  la haine ou Ă  la discrimination, l'injure ou la diffamation, concernant le racisme, l'homophobie le sexisme, et l'handiphobie
 Les associations de plus de 5 ans d'existence dĂ©clarĂ©e pourront se porter partie civile aux cĂŽtĂ©s des victimes Â». La loi du 30 dĂ©cembre 2004 concernait les propos publics (dans les mĂ©dias audiovisuels : presse, livres, tĂ©lĂ©vision) ; mais les autres, l'agression verbale dans la rue ou sur le lieu de travail restaient peu punies. Par le dĂ©cret du 25 mars 2005[44], ces types d'agressions non publiques font l'objet d'une contravention nettement plus sĂ©vĂšre qu'une simple injure (concerne aussi les propos sexistes et handiphobes).

Le point de vue religieux

Article dĂ©taillĂ© : HomosexualitĂ© dans les religions.

Comme la sexualitĂ© hĂ©tĂ©rosexuelle hors-mariage, l’homosexualitĂ© est rejetĂ©e par la plupart des religions.

JudaĂŻsme

Article dĂ©taillĂ© : HomosexualitĂ© dans le JudaĂŻsme.

Fondatrice des monothéistes qui reprendront cette condamnation, la religion juive rejette l'homosexualité masculine. Le silence absolu de la Torah sur l'homosexualité féminine ne veut en rien dire qu'elle soit considérée favorablement.

Le Judaïsme libéral accepte l'homosexualité, y compris pour les rabbins dans le cas du Judaïsme libéral américain. En France, le Beit Haverim milite dans le sens d'une prise en compte de l'homosexualité dans la communauté juive française.

Christianisme

Article dĂ©taillĂ© : HomosexualitĂ© dans le christianisme.

La Bible est trĂšs explicite en ce qui concerne la condamnation de l'homosexualitĂ© : « tu ne coucheras pas avec un homme comme tu couches avec une femme, car c'est une abomination Â». Certains chrĂ©tiens ne lisent pas forcĂ©ment la Bible de façon littĂ©rale et font le choix de trouver une interprĂ©tation « libĂ©rale Â» Ă  cette injonction.

La pratique sexuelle hors des liens du mariage[45] est a priori considĂ©rĂ©e comme un pĂ©chĂ©. Il faut noter pourtant que le dĂ©bat sur l'homosexualitĂ© engagĂ© depuis une trentaine d'annĂ©es dans toutes les Églises chrĂ©tiennes diffĂ©rencie dĂ©sormais l'attirance Ă©motive, amoureuse ou Ă©rotique envers des personnes du mĂȘme sexe (appelĂ©e « homophilie Â») de la pratique homosexuelle proprement dite, condamnĂ©e aux termes de ce qui a Ă©tĂ© mentionnĂ© ci-dessus. Le prĂ©supposĂ© de cette attitude est que l'homosexualitĂ© serait une tendance "tentatrice" contre laquelle l'homme est appelĂ© Ă  lutter, comme on lui demande Ă©galement d'autres "mauvaise instincts" (les pĂ©chĂ©s capitaux)[rĂ©f. nĂ©cessaire].

La perception mormone de l'homosexualitĂ© n’est pas trĂšs Ă©loignĂ©e de la position de l’Église catholique romaine : appel Ă  la reconnaissance et l’acceptation des croyants homosexuels mais les mormons Ă©prouvant des penchants homosexuels ne peuvent rester au sein de l’Église, Ă  condition qu’ils s’abstiennent de relations sexuelles.

« MĂȘme les bĂȘtes ne s'abaissent pas Ă  de pareilles pratiques Â», dit le primat anglican Peter Akinola[46], ce qui est d'ailleurs faux.

L'une des premiÚres associations homosexuelles en France était une association de jeunes croyants et pratiquants catholiques, au nom controversé[47], David et Jonathan, en référence à deux personnages de la Bible.

Islam

Article dĂ©taillĂ© : Islam et homosexualitĂ©.

L'islam traditionnel (sunnite ou chiite) condamne trÚs sévÚrement l'homosexualité par le biais de la charia, puisque la sodomie peut entraßner la peine de mort dans certains pays.

Cependant, il existe des associations libĂ©rales comme The Inner Circle qui militent pour les droits des homosexuels musulmans dans l'islam, ils proclament mĂȘme le droit au mariage, comme Amina Wadud.

L'imam sud-africain Muhsin Hendricks, qui dirige une petite communauté de musulmans homosexuels au Cap, dit que Dieu comprend les personnes qui ne sont pas attirées par le sexe opposé.

Bouddhisme

Article dĂ©taillĂ© : Bouddhisme et homosexualitĂ©.

Le bouddhisme enjoint Ă  la maitrise des sens. L'homosexualitĂ© n'est donc pas blĂąmĂ©e en tant que telle, la « conduite sexuelle Ă©thique Â» enjoint Ă  l’ascĂ©tisme et l’idĂ©al le plus Ă©levĂ© du bouddhisme est l’absence complĂšte de toute activitĂ© sexuelle.

Le bouddhisme a gĂ©nĂ©ralement comme attitude de respecter les cultures et les religions d'autrui. Ce qui implique que les idĂ©es dĂ©fendues par les bouddhistes peuvent diffĂ©rer d'une culture Ă  l'autre et que l'on trouve des auteurs bouddhistes qui condamnent l'homosexualitĂ©. Dans un entretien le quatorziĂšme DalaĂŻ Lama, Tenzin Gyatso, considĂšre l'homosexualitĂ© comme une « mauvaise conduite sexuelle Â»[48]. AprĂšs les protestations de la communautĂ© homosexuelle amĂ©ricaine, principalement, il a dĂ©clarĂ©: « seuls le respect et l'attention Ă  l'autre devaient gouverner la relation d'un couple qu'il soit hĂ©tĂ©rosexuel ou homosexuel Â». Il indique en outre que tout acte sexuel ne visant pas la procrĂ©ation n'est pas acceptable du point de vue du bouddhisme tibĂ©tain gelugpa (fellation, sodomie, et mĂȘme la masturbation)[49]

Hindouisme

Le plaisir dans l'hindouisme n'est pas perçu comme un mal, c'est un don de Dieu.

Dans la mythologie, le dieu de l'amour ou dĂ©sir, KĂąma, est la source de la crĂ©ation. Les KĂąmasĂ»tra exposent les moyens d'exalter les sens et d'Ă©panouir la vie de couple sans le moindre tabou. GrĂące aux plaisirs, le champ de connaissance s'Ă©largit : l'acte d'amour en Ă©tant le paroxysme oĂč l'homme et la femme ne se distinguent plus que dans le couple et recrĂ©ent l'unitĂ© divine. Le KĂąmasĂ»tra est un ouvrage qui traite ainsi des rĂšgles de conduite permettant le succĂšs dans l'amour (comme l' Artha-shastra conseille sur les moyens d'enrichissement), car l'hindouisme considĂšre qu'il n'est pas d'homme vivant en ce monde qui ne dĂ©sire un autre ĂȘtre humain, ou qui ne dĂ©sire s'enrichir (sauf s'il choisit de mener une vie d'ascĂšte, de sĂądhou). Cependant, la sociĂ©tĂ© hindoue reste trĂšs conservatrice et le thĂšme n'est pas encore trĂšs abordĂ©[49]

L'homosexualité aujourd'hui

Statistiques

La part d'individus homosexuels dans la population humaine est une question Ă©pineuse, car les deux camps (Ă  savoir : les adversaires et les dĂ©fenseurs des droits des homosexuels) sont inĂ©vitablement tentĂ©s de considĂ©rer les chiffres comme une manipulation dĂšs lors qu'ils sont produits par les uns ou les autres. Les dĂ©finitions permettant de crĂ©er de telles catĂ©gories statistiques sont moins simples qu'il n'y paraĂźt. Comment en effet caractĂ©riser ce qui n'est pas une catĂ©gorie biologique ou ethnique ?

La plupart des Ă©tudes reposent sur des enquĂȘtes effectuĂ©es Ă  l'aide de questionnaires, ce qui est un premier biais, de nombreuses personnes refusant de rĂ©pondre, qu'elles soient ou non homosexuelles. Entre ensuite en ligne de compte la pratique individuelle Ă  partir de laquelle une personne va ĂȘtre classĂ©e comme homosexuelle ou non. Aussi, le niveau de tolĂ©rance de l'environnement culturel et familial peut soit inhiber la personne, soit l'encourager. Enfin, dans la sociĂ©tĂ© d'aujourd'hui, il n'est pas aisĂ© de parler de son homosexualitĂ© Ă  l'enquĂȘteur.

Ces facteurs expliquent les divergences dans l'apprĂ©ciation du nombre d'individus homosexuels dans une population donnĂ©e : selon les statistiques et les Ă©tudes rĂ©alisĂ©es, pour la plupart exclusivement dans les pays occidentaux, l'estimation du nombre d'homosexuels va ainsi d'une hypothĂšse basse allant de 5 % Ă  10 % Ă  une hypothĂšse haute allant de 10 % Ă  30 %[50] de la population. Cependant ces chiffres ont Ă©tĂ© sujets Ă  controverse, notamment au niveau de la mĂ©thodologie utilisĂ©e, et doivent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s avec prĂ©caution [3]. Des recherches plus rĂ©centes indiquent que 2 Ă  7 % des hommes et 1 % des femmes se considĂ©reraient comme homosexuels [51]. LĂ  encore, il est Ă  noter que les chiffres varient suivant la maniĂšre dont les questions sont posĂ©es. Il est donc difficile de connaĂźtre plus prĂ©cisĂ©ment ce nombre. Ce qui en revanche est l'objet d'un consensus, c'est le caractĂšre remarquablement constant et structurel du phĂ©nomĂšne.

Nous possĂ©dons peu d'Ă©tudes permettant de connaĂźtre avec exactitude les orientations sexuelles de la population. Aux États-Unis, les enquĂȘtes menĂ©es par Alfred Kinsey au tournant des annĂ©es 1950 ont permis de constater que homosexualitĂ© et hĂ©tĂ©rosexualitĂ© ne sont pas deux orientations sexuelles et amoureuses exclusives. Elles constituent plutĂŽt les pĂŽles d'un mĂȘme continuum de l'orientation sexuelle. À partir de deux Ă©tudes sur le comportement sexuel des amĂ©ricains effectuĂ©es auprĂšs de quelque 5 300 hommes (en 1948) et de 8 000 femmes (en 1953), Kinsey a conçu une Ă©chelle portant sur la diversitĂ© des orientations sexuelles.

Banalisation

Dans plusieurs pays, essentiellement occidentaux, l'homosexualitĂ© est relativement considĂ©rĂ©e comme une forme "banale" de sexualitĂ© n'ayant pas Ă  faire l'objet de stigmatisation particuliĂšre, d'oĂč la reconnaissance officielle de la possibilitĂ© de mariage homosexuel. Ceci dit, mĂȘme dans les pays acceptant ces unions, les sondages reflĂštent un certain dĂ©saccord social sur le bien-fondĂ© de cette institution[52].

Certains affirment[53] que l'homosexualitĂ© correspond Ă  une tendance naturelle chez l'ĂȘtre humain, mĂȘme hĂ©tĂ©rosexuel, Ă  ĂȘtre attirĂ© par des individus de mĂȘme sexe. L'expression de cette attirance serait un facteur important de l'Ă©quilibre du comportement sexuel. Les comportements homosexuels observĂ©s (tout comme les comportements hĂ©tĂ©rosexuels) chez nombre d'enfants et d'adolescents constitueraient Ă©galement une Ă©tape fondamentale de la diffĂ©renciation sexuelle et de l'Ă©mergence du sentiment d'appartenance au sexe fĂ©minin ou masculin.

Cependant, les individus d'une mĂȘme sociĂ©tĂ© ne pensent pas souvent de la mĂȘme maniĂšre, et mĂȘme si la lĂ©gislation change dans certains pays, on peut toujours observer des actes homophobes, allant de la simple rĂ©flexion au meurtre en passant par les insultes ou la stigmatisation[54].

De plus, mĂȘme dans les pays oĂč l'homosexualitĂ© est relativement banalisĂ©e, tous les homosexuels ne vivent pas forcĂ©ment bien leur homosexualitĂ©, et leurs proches ne l'acceptent pas forcĂ©ment[55].

Panorama du Village gai de MontrĂ©al, l'un des quartiers gays le plus Ă©tendu au monde (2 km de long)

Marketing

Le couple homosexuel est devenu une cible spĂ©cifique du marketing dans les pays occidentaux : le comportement public de certains gays a inspirĂ© la publicitĂ©. En cela, le marketing a intĂ©grĂ© un certain nombre de clichĂ©s gay.

Ainsi, des opĂ©rateurs touristiques se sont spĂ©cialisĂ©s dans le « tourisme gay Â», des marques de vĂȘtements, de lessives ou de voitures affichent des couples gays dans leurs campagnes publicitaires. Dans les annĂ©es 1990, on a vu apparaĂźtre chez les spĂ©cialistes du marketing communautaire des expressions telles que *DINK (double income, no kids)* - double revenu, pas d'enfants - ou encore *pink dollar*, pour parler du commerce ciblĂ© sur les gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels.

Discriminations

Article dĂ©taillĂ© : Homophobie.

En Occident

Encore de nos jours, les homosexuels subissent souvent une discrimination, nommée fréquemment homophobie, parfois trÚs lourde, au point que l'une des causes de suicide chez les jeunes de 15 à 34 ans est la souffrance ressentie à cause de l'exclusion due à l'homosexualité [56]. Un jeune homosexuel aurait entre quatre et sept fois plus de risque d'attenter à sa vie qu'un jeune hétérosexuel, chiffre à augmenter de 40% pour les jeunes filles.

Le terme d'homophobie constitue un comportement ou une pensĂ©e Ă  rapprocher de notions telles que racisme, sexisme, antisĂ©mitisme, et dĂ©signant une discrimination ou une forme de violence fondĂ©e sur l'appartenance Ă  un groupe. Les agressions homophobes vont ainsi de l'insulte Ă  la barbarie, voire au meurtre (en France, voir notamment l'immolation criminelle de SĂ©bastien Nouchet par ses voisins en 2004 ; aux États-Unis, la torture ayant entraĂźnĂ© la mort de Matthew Shepard en 1998 dans le Wyoming).

Il est aussi notable que dans le vocabulaire des injures, celles-ci sont souvent misogynes ou homophobes.

Encore il y a peu, les femmes homosexuelles Ă©taient parfois excisĂ©es aux États-Unis, ce qui Ă©tait censĂ© les guĂ©rir[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Le rejet violent de l'homosexualité (et/ou des homosexuels) par les sociétés vient quelquefois, mais rarement aujourd'hui, d'un amalgame entre l'homosexualité, la pédérastie et, par extension, la pédophilie.

Il est Ă©galement Ă  l'origine de l'argument de « l'homosexuel dĂ©truisant le modĂšle familial classique Â», et par raccourci la famille tout court, ce qui conduit par lĂ  mĂȘme au rejet du mariage homosexuel et de la reconnaissance juridique de l'homoparentalitĂ©. L'homosexuel n'Ă©tant en effet aucunement stĂ©rile, il y a de fait des enfants Ă©levĂ©s par des couples homosexuels. Ces enfants sont les fruits d'adoptions (dans certains pays, l'adoption par les personnes isolĂ©es est lĂ©gale alors que l'adoption par des couples homosexuels reste interdite, c'est le cas de la France), des diffĂ©rentes mĂ©thodes de procrĂ©ation mĂ©dicale assistĂ©e, parfois d'une insĂ©mination artisanale (l'autorisation d'insĂ©mination artificielle est limitĂ©e aux cas de stĂ©rilitĂ© en France), ou tout simplement d'une relation hĂ©tĂ©rosexuelle antĂ©rieure.

Enfin il explique le rapprochement entre les communautés homosexuelles et transsexuelles, bien que l'identité de genre n'ait aucun rapport avec l'orientation sexuelle.

À l'initiative de Louis-Georges Tin, auteur du Dictionnaire de l'homophobie, le 17 mai est maintenant la date de la journĂ©e mondiale de lutte contre l'homophobie. Cette date a Ă©tĂ© choisie pour cĂ©lĂ©brer l'anniversaire du retrait de l'homosexualitĂ© des maladies mentales par l'Organisation mondiale de la santĂ© en 1990. La premiĂšre Ă©dition de cette journĂ©e a eu lieu en 2005 et a Ă©tĂ© relayĂ©e dans 40 pays diffĂ©rents.

Dans le reste du monde

LĂ©gislation sur l'homosexualitĂ©      Pas d'informations HomosexualitĂ© lĂ©gale      Mariage reconnu      Autre type d'engagement reconnu      Mariage Ă  l'Ă©tranger reconnu      Pas de reconnaissance des couples homosexuels HomosexualitĂ© illĂ©gale      Peine minimale      Peine importante      Prison Ă  vie      Peine de mort

Il faut distinguer la notion d'homophobie dans la plupart des sociĂ©tĂ©s occidentales des politiques et pratiques de rĂ©pression, voire de persĂ©cution, de l'homosexualitĂ© qui a cours dans bien des rĂ©gions du monde. Les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans six pays de nos jours : Arabie saoudite, Iran, Nigeria, Mauritanie, Soudan et YĂ©men. Ces lĂ©gislations sont effectivement appliquĂ©es. Ils sont aussi condamnĂ©s par des chĂątiments physiques, ainsi que des peines d'emprisonnements dans plus de 27 pays par le monde. L'homosexualitĂ© est illĂ©gale dans plus de 100 pays dans le monde, et les homosexuels s'exposent Ă  des procĂšs systĂ©matiques [rĂ©f. nĂ©cessaire].

En Arabie saoudite

En Arabie saoudite, tout acte de sodomie commis par un non-musulman avec un musulman est passible de la lapidation[57],[58].

À Cuba

À Cuba, le gouvernement castriste mit en place dĂšs 1965 des Unidades Militaries para el Aumento de la ProducciĂłn (UMAP)[59] ou « unitĂ©s militaires d'appui Ă  la production Â»[60], officiellement pour remplacer le service militaire auprĂšs de ceux qui Ă©taient dispensĂ©s du port des armes, dont les objecteurs de conscience et les homosexuels[61]. En fait, ils auraient accueilli tous ceux qui ne se comportaient pas comme le voulait le rĂ©gime, parmi eux, les homosexuels[62]. Rapidement connus pour leurs traitements inhumains, ces Ă©tablissements furent fermĂ©s 18 mois plus tard, l'indignation du milieu artistique poussa Fidel Castro Ă  personnellement fermer ces Ă©tablissement en 1967, estimant qu'ils ne remplissaient pas les objectifs rĂ©volutionnaires, mais d'autres moins dures prirent leur place[62],[63].

Aujourd'hui, Cuba est l'un des pays les plus tolérants envers les homosexuels, selon Marcel Hatch, militant LGBT[64]. Il affirme que la Révolution cubaine, qu'il soutient, apporta un progrÚs significatif pour la libération sexuelle.

Cuba fait partie des 66 états ayant signé la résolution de l'ONU pour la Dépénalisation universelle de l'homosexualité.

En Inde

Suite à un jugement du 02 juillet 2009 de la Haute Cour de Delhi, depuis ce jour, l'homosexualité n'est plus un crime s'il est appliqué (dans les rapports sexuels et dans les sentiments) si les deux personnes sont adultes et consentantes annulant l'ancienne législation "Article 377 du Code Pénal" issu de la Colonisation Britannique

Selon le droit Indien, chaque État est IndĂ©pendant en matiĂšre judiciaire par rapport aux autres, et cette dĂ©cision ne s'applique qu'Ă  Delhi[65].

En Iran

En Iran, la loi condamne les homosexuels et les lesbiennes à la flagellation et leur exécution dans le cas de trois récidives[66].

Au Sénégal

Au SĂ©nĂ©gal, les actes homosexuels sont passibles de cinq ans de prison et d'une amende de 100 000 Ă  1 500 000 francs CFA, selon le Code pĂ©nal sĂ©nĂ©galais[67].

Déclaration de Montréal sur les droits humains des LGBT

Martina Navråtilovå et Mark Tewksbury lisent la Déclaration de Montréal lors de l'ouverture des Outgames le 29 juillet 2006 au Stade olympique de Montréal

Les participants de la ConfĂ©rence internationale sur les droits humains des LGBT de MontrĂ©al, qui s’est tenue dans le cadre des premiers Outgames mondiaux 2006, rĂ©digent puis rendent publique, le 29 juillet 2006, la dĂ©claration de MontrĂ©al sur les droits humains des LGBT. Elle est diffusĂ©e auprĂšs de l’Organisation des Nations unies et des gouvernements nationaux afin de mobiliser leur appui au respect des droits LGBT.

La DĂ©claration de MontrĂ©al[68] fait le point sur les droits des LGBT dans le monde en gĂ©nĂ©ral et dans le monde du sport en particulier. Elle dĂ©nonce le double discours de l'Organisation des Nations unies qui n'applique pas suffisamment aux homosexuels la DĂ©claration universelle des droits de l'homme. Plusieurs droits fondamentaux, y compris Ă  la vie, sont bafouĂ©s dans plusieurs pays membres de l'ONU, oĂč l'homosexualitĂ© est criminalisĂ©e.

La déclaration de Montréal interpelle également les gouvernements du monde et les grandes religions. Les premiers parce qu'ils ne garantissent pas aux homosexuels le droit de se marier entre eux et les secondes parce qu'elles n'appliquent pas leurs principes de tolérance envers les homosexuels. Cette vision est cependant contestable, puisque l'on demande à des religions ancestrales de faire fi d'interdits absolus. Cette intolérance et les tabous entourant la question nuisent, selon la Déclaration de Montréal, à la lutte contre le sida.

Plus de 1 500 dĂ©lĂ©guĂ©s ont traversĂ© le globe pour participer Ă  cette ConfĂ©rence et y discuter dans les diffĂ©rents ateliers et plĂ©niĂšres, oĂč plusieurs experts internationaux ont pris la parole dont L'honorable Louise Arbour, haute-commissaire aux droits de l'homme de l'Organisation des Nations unies et Martina NavrĂĄtilovĂĄ, la joueuse de tennis de renommĂ©e internationale.[69]

Tolérance

Les ZapotĂšques

Les membres de cette ethnie de l'État d'Oaxaca, au Mexique, sont rĂ©putĂ©s pour leur tolĂ©rance vis-Ă -vis de certaines formes d'homosexualitĂ© masculine. En effet, les hommes ayant un « cƓur de femme Â» (dĂ©signĂ©s sous le terme de muche) sont socialement acceptĂ©s comme un genre supplĂ©mentaire. Du fait que la virginitĂ© des femmes avant le mariage est considĂ©rĂ©e comme indispensable, il n'est pas rare de voir des jeunes hommes former des couples avec des muche, qui sont souvent considĂ©rĂ©s comme des personnes de compagnie agrĂ©able. Ces couples sont toutefois gĂ©nĂ©ralement Ă©phĂ©mĂšres, les couples hĂ©tĂ©rosexuels Ă©tant la norme pour la formation du noyau familial. Toutefois, la grande tolĂ©rance des ZapotĂšques pour les muche contraste avec le Mexique, ainsi, il n'est pas rare de voir des muche immigrer en pays zapotĂšque pour y vivre plus sereinement.

L'homosexualité en Corée du Nord

Le gouvernement nord-coréen affirme tolérer l'homosexualité, tout en rejetant de nombreux aspects de la culture et surtout du marketing gay comme marqués par la société de consommation.

« En raison des traditions culturelles corĂ©ennes, il n'est pas d'usage que des personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle, expriment publiquement leurs sentiments. Comme pays favorable Ă  la science et au rationalisme, la RĂ©publique populaire dĂ©mocratique de CorĂ©e (RPDC) reconnaĂźt que beaucoup de personnes naissent homosexuelles, qu'il s'agit d'un caractĂšre gĂ©nĂ©tique, et elle les traite avec le respect auquel elles ont droit. Les homosexuels en RPDC n'ont jamais Ă©tĂ© rĂ©primĂ©s, contrairement Ă  beaucoup d'États capitalistes dans le monde. NĂ©anmoins, les Nord-CorĂ©ens accordent une grande importance Ă  l'harmonie sociale et Ă  la morale. C'est pourquoi la RPDC rejette de nombreux aspects de la culture populaire gay en Occident, que beaucoup dans notre pays perçoivent comme marquĂ©e par la sociĂ©tĂ© de consommation, la division de la sociĂ©tĂ© en classes et la promiscuitĂ© Â»

— site officiel du gouvernement nord-corĂ©en

Références

  1. ↑ « De nombreuses Ă©tudes ont montrĂ© que [la pĂ©dophilie] implique le plus souvent des hommes qui abusent sexuellement de filles, et beaucoup moins de garçons. Â» Marina Castañeda, Comprendre l'homosexualitĂ©, Paris, Robert Laffont, collection Pocket n°11002, 1999, chapitre 5, "L'homophobie intĂ©riorisĂ©e", page 166.
  2. ↑ (en) Barbara Wilkins, « Dr. Judd Marmor: Straight Talk on Homosexuals Â», dans People, vol. 2, no 2, 8 juillet 1974 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 23 juin 2008)] :
    « Clinically, I define the homosexual as one who is motivated in adult life by a preferential erotic attraction to members of the same sex and who usually, but not necessarily, engages in overt sexual relations with members of that sex. Â»
     
  3. ↑ Sous l'influence de Michel Foucault, Histoire de la sexualitĂ© 1, la volontĂ© de savoir, Paris, Gallimard, 1976, des historiens comme Jeffrey Weeks, Coming Out: Homosexual Politics in Britain from the Nineteenth Century to the Present, Londres, Quartet Books, 1977, ou David Halperin, Cent ans d'homosexualitĂ©, EPEL, 2000. Voir aussi Edward Stein (dir.), Forms of Desire, Sexual Orientation and the Social Constructionist Controversy, New York, Routledge, 1992.
  4. ↑ En premier lieu John Boswell, « Revolutions, Universals, and Sexual Categories Â», dans Hidden from History: Reclaiming the Gay and Lesbian Past, New York, Penguin Books, 1990, et plus rĂ©cemment Rictor Norton, The Myth of the Modern Homosexual: Queer History and the Search for Cultural Unity, Londres, Cassell, 1997.
  5. ↑ GĂ©nĂ©tique : L'homosexualitĂ© Ă©tudiĂ©e via les mouches - Sciences
  6. ↑ Bruce Bagemihl, "Biological Exuberance: animal homosexuality", Stonewall Inn Editions, 2005.
  7. ↑ Thierry LodĂ©, "La guerre des sexes chez les animaux" Eds Odile Jacob, 2007.
  8. ↑ a  et b  (en) AGMO Anders Functional and dysfunctional sexual behavior Elsevier 2007.
  9. ↑ Les distinctions entre "comportement sexuel", "comportement de reproduction" et "comportement Ă©rotique" sont expliquĂ©es dans les articles Comportement Ă©rotique et Comportement de reproduction. Ces expressions ont Ă©tĂ© proposĂ©es par les auteurs Martin Johnson et Barry Everitt dans leur ouvrage Reproduction (De Boeck UniversitĂ© 2001), afin de tenir compte des diffĂ©rences comportementales et neurobiologiques du comportement sexuel entre les espĂšces. L'ouvrage qui prĂ©sente le plus de vĂ©rifications expĂ©rimentales de cette distinction est Functional and dysfunctional sexual behavior du neurobiologiste Anders Agmo.
  10. ↑ BUVAT J. : Hormones et comportement sexuel de l'Homme : donnĂ©es physiologiques et physiopathologiques, Contracept. Fertil. Sex., 24/10:767-778, 1996
  11. ↑ a  et b  ZHANG J. , WEBB D. M. Evolutionary deterioration of the vomeronasal pheromone transduction pathway in catarrhine primates, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 100(14):8337-8341, 2003
  12. ↑ FOIDART A. , LEGROS J.J. , BALTHAZART J. : Les phĂ©romones humaines : vestige animal ou rĂ©alitĂ© non reconnue, Revue mĂ©dicale de LiĂšge, 49/12:662-680, 1994
  13. ↑ a  et b  STOWERS L. , HOLY T. E. , MEISTER M. , DULAC C. , KOENTGES G. Loss of sex discrimination and male-male aggression in mice deficient for TRP2, Science, 295(5559):1493-1500, 2002
  14. ↑ (fr) WUNSCH Serge, Thùse de doctorat sur le comportement sexuel [pdf] EPHE-Sorbonne, Paris, 2007.
  15. ↑ Voir Ă©galement les explication et les rĂ©fĂ©rences de l'article Comportement Ă©rotique
  16. ↑ Le banquet, Platon, Flammarion, rĂ©Ă©dition 2001
  17. ↑ De l'Amour, Plutarque, Flammarion, rĂ©Ă©dition 2005
  18. ↑ VEYNE Paul. Sexe et pouvoir à Rome, Tallandier, 2005
  19. ↑ Dunbard R., Professeur de psychologie Ă©volutionniste Ă  Liverpool interview par James Owen, Homosexual Activity Among Animals Stirs Debate, in National Geographic News, 23/07/2004, article en ligne
  20. ↑ RĂ©fĂ©rence manquante
  21. ↑ What Has Been Concluded From 1000 Recent Articles On Homosexuality?
  22. ↑ [1] Twin studies and homosexuality]
  23. ↑ LEVAY S. A difference in hypothalamic structure between heterosexual and homosexual men, Science, 253(5023):1034-1037, 1991
  24. ↑ SAVIC I. , BERGLUND H. , LINDSTROM P. Brain response to putative pheromones in homosexual men, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 102(20):7356-7361, 2005
  25. ↑ BERGLUND H. , LINDSTROM P. , SAVIC I. Brain response to putative pheromones in lesbian women, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 103(21):8269-8274, 2006
  26. ↑ BYNE W. Why we cannot conclude that sexual orientation is primarily a biological phenomenon, J. Homosex., 34(1):73-80, 1997
  27. ↑ Bell, A.P., Weinberg, M.S. and Hammersmith, S.K. Sexual preference. Its development in men and women. Indiana University Press: Bloomington, 1981
  28. ↑ Van Wyk, P. H., & Geist, C. S. Psychosocial development of heterosexual, bisexual, and homosexual behavior. Archives of Sexual Behavior, 13, 505-544, 1984
  29. ↑ YATES Alayne. Biologic perspective on early erotic development, Child and Adolescent Psychiatric Clinics of North America, 13(3):479-496, 2004
  30. ↑ Gay Warriors, by Burg, B. R., et al.; New York: New York University Press, 2002. ISBN 0-8147-9886-1
  31. ↑ Lois Ă©dictĂ©es le 26 octobre 1260 Ă  OrlĂ©ans
  32. ↑ Les homophiles dans les camps d'Hitler de Bert Micha (B.M. "Die Runde")
  33. ↑ Lloyd Eden Keays, La persĂ©cution de groupes minoritaires sous le rĂ©gime nazi , UniversitĂ© Laval, 1996, pp 6,15-16. (http://www.keays.ca/etude/index.html)
  34. ↑ BUISSON Patrick, "1940-1945 AnnĂ©es Ă©rotiques" Tome I, Albin Michel, 2008, p. 281-282 : Il serait connu comme "la grande Marcelle"
  35. ↑ en dĂ©cembre 1990 pour cette derniĂšre http://davidetjonathan.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=48
  36. ↑ « Des ultranationalistes menacent la Gay pride» dans Le Nouvel Obs web, 22/05/2006
  37. ↑ Article sur GayClic
  38. ↑ (fr) VĂ©ronique Soule, « L'omertĂ  sur l'homophobie Ă  l'Ă©cole est toujours prĂ©sente Â», LibĂ©ration. ConsultĂ© le 20 avril 2009
  39. ↑ a  et b  Michael Sibalis, "Tantes" et "JĂ©sus", la police des homosexuels sous le second empire in Dans les secrets de la police, Ă©ditions l'Iconoclaste 2008 (ISBN 9782913366206)
  40. ↑ Journal officiel, 6 aoĂ»t 1942
  41. ↑ Journal officiel, 8 fĂ©vrier 1945
  42. ↑ Journal officiel, 5 aoĂ»t 1982
  43. ↑ Extrait du discours de Robert Badinter Ă  l'AssemblĂ©e Nationale, le 20 dĂ©cembre 1981.
  44. ↑ publiĂ© au Journal officiel de la RĂ©publique française le 29 mars 2005.
  45. ↑ Dans le protestantisme, il n'existe pas de « mariage religieux Â». Les mariĂ©s prennent Dieu Ă  tĂ©moin lors de leur engagement au mariage, et l'officiant (le pasteur) bĂ©ni le mariage, et ne le rĂ©alise pas selon certains groupes. L'expression « mariage religieux Â» est prise pour dĂ©signer la cĂ©lĂ©bration au temple.
  46. ↑ And during the buildup to the U.S. Episcopal Church's controversial ordination of Gene Robinson as the bishop of New Hampshire, [Peter Akinola] announced, "I cannot think of how a man in his senses would be having a sexual relationship with another man. Even in the world of animals, dogs, cows, lions, we don't hear of such things." [2]
  47. ↑ (fr) David et Jonathan Ă©taient-ils vraiment homosexuels ?, Dix vierges. ConsultĂ© le 26 octobre 2007
  48. ↑ (fr) DalaĂŻ Lama : non Ă  la mode bouddhiste, 31 dĂ©cembre 2000, Tibet.info. Mis en ligne le 6 janvier 2001, consultĂ© le 26 octobre 2007
  49. ↑ a  et b  HomosexualitĂ© et Religions - Buddhachannel : le portail du bouddhisme, de la santĂ© et du bien-ĂȘtre dans le monde
  50. ↑ Lire Ă  ce titre les Rapports Kinsey qui spĂ©cifient que 37 % des hommes recensĂ©s ont eu « au moins une expĂ©rience homosexuelle Â» et 11,6 % se dĂ©finissent ou sont dĂ©finis comme bisexuels.
  51. ↑ Drew Westen, Catherine Garitte, "Psychologie: PensĂ©e, cerveau et culture", p553
  52. ↑ Sondage pour MĂ©tro le 28 janvier 2008Article sur GayClicl
  53. ↑ HomosexualitĂ© et Ă©volution
  54. ↑ Par exemple, l'association française SOS Homophobie a reçu en 2006 1332 tĂ©moignages d'homophobie (agressions, injures, discriminations...) au niveau national, et a Ă©tĂ© informĂ©e de trois agressions physiques par semaine. Ces chiffres ne reflĂštent qu'une petite partie des cas qui se produisent en France, car nombre de victimes ne se signalent pas aux associations et ne portent pas plainte.CommuniquĂ© de SOS Homophobie paru le 15 mai 2007(site de SOS Homophobie consultĂ© le 15 dĂ©cembre 2007)
  55. ↑ L'EnquĂȘte Presse Gay 2004 de l'Institut de Veille Sanitaire (en France) rĂ©vĂšle que 34% des homosexuels interrogĂ©s n'ont pas parlĂ© de leur homosexualitĂ© Ă  leur pĂšre, que 10% environ des parents des homosexuels interrogĂ©s rejettent l'homosexualitĂ© de leur fils. Cette enquĂȘte indique aussi que les homosexuels masculins auraient 5 fois plus de risques qu'un hĂ©tĂ©rosexuel de commettre une tentative de suicide, risques encore plus importants chez les plus jeunes. (voir pages 59 et 64).
  56. ↑ HomosexualitĂ© et suicide, d'Éric Verdier et Jean-Marie Firdion, H&O Ă©ditions, Paris, 2003
  57. ↑ Anne Chemin, « Mobilisation mondiale contre la pĂ©nalisation de l'homosexualitĂ© Â», 17.5.2009. ConsultĂ© le 5.6.2009
  58. ↑ (en)[pdf]Daniel Ottosson, « State-sponsored Homophobia Â», mai 2008, International Lesbian and Gay Association (ILGA), p. 33. ConsultĂ© le 19.6.2009
  59. ↑ (en) Sandhya Rajendra Shukla, Sandhya Shukla, Heidi Tinsman, Imagining our Americas: toward a transnational frame, Duke University Press, 2007, 413 p. (ISBN 0822339617), p. 264 
  60. ↑ Françoise Moulin-Civil, Sylvie Bouffartigue, Jean Lamore, Lydie Royer, Cuba 1959-2006: RĂ©volution dans la culture, Culture dans la RĂ©volution, L'Harmattan, 2008, 280 p. (ISBN 2296067700), p. 187 
  61. ↑ Interview de Mariela Castro par le journal argentin Clarin, novembre 2007
  62. ↑ a  et b  (en) Julie Marie Bunck, Fidel Castro and the quest for a revolutionary culture in Cuba, Penn State Press, 1994, 237 p. (ISBN 0271010878), p. 135 
  63. ↑ La politique sexuelle de Reinaldo Arenas, Jon Hillson, 2001
  64. ↑ Les gays Ă  Cuba, et l'Ă©cole de falsification de Hollywood, Leonardo Hechavarria et Marcel Hatch, novembre 2005
  65. ↑ Inde: l'homosexualitĂ© n'est pas un crime, selon un tribunal, article paru dans tetu.com le 2 juillet 2009, consultĂ© le mĂȘme jour.
  66. ↑ (en) Islamic Penal Code of Iran sur Iran Human Rights Documentation Center, 28 novembre 1991, p. 5-6. ConsultĂ© le 27 octobre 2007
  67. ↑ Elh Saidou Nourou Dia, « SÉNÉGAL ‱ Il faut dĂ©pĂ©naliser l'homosexualitĂ© ! Â», Wal Fadjri, paru dans Courrier international du 12-02-2008, [lire en ligne]
  68. ↑ http://www.a2mediagroup.com/?c=126&a=8965
  69. ↑ More Light Presbyterians - More Light Montreal: International Conference on LGBT Human Rights, and the First World Outgames

Voir aussi

Articles connexes

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Dans les arts

Henri de Toulouse-Lautrec, les deux Amantes

Revendications

RĂ©pression

Sous-cultures

Mouvements militants et associations

Divers

Bibliographie

  • Robert Aldrich (dir.) (trad. Pierre Saint-Jean, Paul Lepic), Une Histoire de l'homosexualitĂ©, « Gay Life and Culture: A World history Â», Seuil, Paris, 2006 (ISBN 2-02-088135-7)
  • Didier Godard, Histoire des sodomites, 4 tomes, H&O, 2001-2005 :
    • 1. Deux hommes sur un cheval. L'homosexualitĂ© masculine au Moyen Âge, 2003
    • 2. L'Autre Faust. L'homosexualitĂ© masculine pendant la Renaissance, 2001
    • 3. Le GoĂ»t de Monsieur. L'homosexualitĂ© masculine au XVIIe siĂšcle, 2002
    • 4. L'Amour philosophique. L'homosexualitĂ© masculine au siĂšcle des LumiĂšres, 2005
  • Jonathan Ned Katz, L'invention de l'hĂ©tĂ©rosexualitĂ©, EPEL, Paris, 2001. Éd. originale : The invention of Heterosexuality, Plume / Pinguin Books USA, New York, 1996. Trad. Michel Oliva et Catherine ThĂ©venet. (ISBN 2-908855-51-8)
  • Daniel GuĂ©rin, HomosexualitĂ© et rĂ©volution, Cahiers du vent du ch'min, no 4, 1983.
  • Didier Eribon, RĂ©flexions sur la question gay, Fayard, 1999, 526 p, (ISBN 2213600988).

Liens externes

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