Alexandre II De Russie

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Alexandre II De Russie

Alexandre II de Russie

Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir : Maison Romanov.
Alexandre II
Empereur de Russie
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Alexandre II de Russie

Règne
3 mars 1855-13 mars 1881
Couronnement 7 septembre 1856
Dynastie Romanov
Prédécesseur Nicolas Ier
Successeur Alexandre III

Autres fonctions
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Biographie
Naissance 29 avril 1818
Moscou
D√©c√®s 13 mars 1881
Saint-Pétersbourg
Père Nicolas I
Mère Charlotte de Prusse
Consort(s) Marie de Hesse et du Rhin
Descendance Alexandra Alexandrovna

Nicolas Alexandrovitch
Alexandre III
Vladimir Alexandrovitch
Alexis Alexandrovitch
Maria Alexandrovna
Serge Alexandrovitch
Paul Alexandrovitch de Russie


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Monarques de Russie

Alexandre II (en russe : –ź–Ľ–Ķ–ļ—Ā–į–Ĺ–ī—Ä II –Ě–ł–ļ–ĺ–Ľ–į–Ķ–≤–ł—á) (Moscou, 29 avril 1818 ‚Äď Saint-P√©tersbourg, 13 mars 1881), empereur de Russie (3 mars 1855 ‚Äď 13 mars 1881), dit Le Lib√©rateur. Il est √©galement grand-duc de Finlande et roi de Pologne jusqu'en 1867, date √† laquelle la Pologne est annex√©e par l'empire russe.

Sommaire

Titres

  • 1818-1825 : Son Altesse Imp√©riale le Grand-Duc Alexandre Nicola√Į√©vitch de Russie
  • 1825-1855 : Son Altesse Imp√©riale le Tzar√©vitch Alexandre Nicola√Į√©vitch de Russie
  • 1855-1881 : Sa Majest√© Imp√©riale l'Empereur Alexandre II Nicola√Į√©vitch de Russie

Enfance

De son nom d'√©tat civil Alexandre Nikola√Įevitch Romanov (en russe : –ź–Ľ–Ķ–ļ—Ā–į–Ĺ–ī—Ä –Ě–ł–ļ–ĺ–Ľ–į–Ķ–≤–ł—á –†–ĺ–ľ–į–Ĺ–ĺ–≤), le grand-duc Alexandre de Russie na√ģt le 29 avril 1818 √† Moscou (le 17 avril 1818 selon le calendrier julien). Il est le fils a√ģn√© du Grand-duc Nicolas Pavlovitch et de la grande-duchesse Alexandra F√©odorovna. √Ä la mort de son oncle, Empereur Alexandre Ier de Russie le 1er d√©cembre 1825, son p√®re monte sur le tr√īne et devient empereur sous le nom de Nicolas Ier. Le jeune Alexandre, alors √Ęg√© de sept ans et demi, devient le tsar√©vitch c'est-√†-dire le prince h√©ritier (litt√©ralement ¬ę fils du tsar ¬Ľ).

D√®s son enfance, il est baign√© des convictions et de l'esprit r√©actionnaires qui pr√©dominent dans les milieux dirigeants de l'Europe de son √©poque. Cependant, durant les trente ann√©es o√Ļ il est le prince h√©ritier, l'atmosph√®re de Saint-P√©tersbourg n'est gu√®re favorable au d√©veloppement intellectuel ni √† l'innovation politique. Le gouvernement d√©courage la libert√© de pens√©e et l'initiative personnelle. La censure est tr√®s pr√©sente et la critique des autorit√©s consid√©r√©e comme un crime.

D√®s l'√Ęge de six ans, on a confi√© son √©ducation au capitaine M√∂rder, ancien combattant des guerres de 1805 et de 1807 qui s'efforce d'inculquer √† son jeune √©l√®ve le courage et la discipline militaire. Plus tard, sous la supervision du po√®te lib√©ral Vassili Joukovski, il re√ßoit l'√©ducation que tous les jeunes Russes de bonne famille re√ßoivent : une solide culture g√©n√©rale et surtout une ma√ģtrise des principales langues europ√©ennes. Prince athl√©tique et cultiv√©, aux id√©es lib√©rales et germanophiles, il n'√©prouve cependant aucun int√©r√™t pour les affaires militaires, au grand regret de son p√®re.

Les grandes réformes libérales des années 1860

√Ä la mort de son p√®re le 2 mars 1855, il monte sur le tr√īne sous le nom d'Alexandre II. Apr√®s la fin de la guerre de Crim√©e en 1856, o√Ļ la Russie est vaincue par la France et l' Angleterre, il tente d'adapter la monarchie russe en faisant de grandes r√©formes.

L'abolition du servage

Apr√®s la d√©faite de la Russie lors de la guerre de Crim√©e et face √† la multiplication des r√©voltes paysannes locales, le jeune tsar Alexandre II pense que la force et la tranquillit√© de l'Empire d√©pendent du r√®glement de la question agraire et en particulier de la fin du servage. L'intention du tsar rencontre de grandes r√©sistances du c√īt√© de la noblesse et il faut pr√®s de six ans de d√©bats dans de multiples commissions et comit√©s pour aboutir √† l'√©tablissement d'un nouveau statut : le 19 f√©vrier 1861, Alexandre II proclame par un oukase la libert√© personnelle des serfs (les paysans des domaines de l'√Čtat la poss√®dent d√©j√† depuis 1858).

L'oukase r√®gle tout d'abord le statut juridique des paysans : ces derniers deviennent des ¬ę sujets ruraux libres ¬Ľ. Ils ne peuvent plus √™tre vendus, achet√©s ou √©chang√©s; ils sont libres dans leur vie priv√©e (ils obtiennent le droit d'exercer un m√©tier, de poss√©der un bien, de choisir de se marier) mais, durant les deux ann√©es qui suivent l'acte de lib√©ration, les paysans restent assujettis aux anciennes corv√©es et obligations √©conomiques dues au seigneur et ne peuvent se d√©placer sans l'accord du pomiechtchik pendant deux ans puis celle de la commune (mir) par la suite.

Le probl√®me le plus d√©licat concerne la propri√©t√© de la terre. Le paysan lib√©r√© ne devient pas propri√©taire de la terre qu'il cultive. La moiti√© des terres revient aux paysans, le reste aux propri√©taires. Chaque paysan re√ßoit un lot de 3,5 d√©ciatines (environ 4 ha) mais cette concession n'est pas gratuite : il doit racheter la terre, payable en 49 annuit√©s √† l'√Čtat qui, de son c√īt√©, avance la somme aux propri√©taires.

Par ailleurs, les terres ne sont pas attribuées directement à chaque paysan mais à la commune paysanne (mir) qui les répartit entre les paysans.

La création des zemstvos

En janvier 1864, sont créées dans les provinces et les districts des assemblées (zemstvos) élues au suffrage indirect qui reçoivent la responsabilité du budget local, de l'instruction publique, de la construction des routes et des ponts et de la création de dispensaires. En 1870, la gestion des villes est confiée à des doumas suivant à peu près le même principe que pour les zemstvos.

Ces institutions sont très imparfaites sur le plan démocratique mais, pour la première fois, une part non négligeable de la population russe est appelée à participer à la gestion des affaires, au moins locales.

La réforme judiciaire

À la fin de 1864 est promulguée la réforme de la justice. Le système judiciaire russe, qui était fort en retard, se rapproche des autres modèles européens.

La justice est d√©sormais s√©par√©e de l'administration : l'instruction est confi√©e √† des juges inamovibles, les d√©bats deviennent publics et contradictoires, des avocats d√©fendent les accus√©s et, pour les proc√®s criminels, des jurys sont institu√©s.

Des proc√©dures d'appel sont organis√©es aux diff√©rents √©chelons : au Congr√®s des Juges de Paix pour les districts, √† la Cour d'Appel pour les affaires les plus graves, au S√©nat pour les pourvois en cassation.

L'arbitraire ne dispara√ģt pas pour autant : internements et d√©portations en Sib√©rie continuent √† se faire sur simple d√©cision administrative.

Les réformes de l'enseignement

Alexandre II donne l'ordre √† ses ministres de l'√Čducation Poutianine et Golovnine de relever le niveau de l'instruction.

L'enseignement primaire est d√©tach√© de la tutelle de l'√Čglise et pris en charge par les zemstvos (plus de 10 000 √©coles sont ainsi cr√©√©es). Les gymnases (lyc√©es) sont divis√©s en deux cat√©gories, classique et moderne, ouverts th√©oriquement √† tous les √©l√®ves sans distinction d'origine ou de religion. Des coll√®ges avec un seul cycle de quatre ans accueillent les enfants des milieux les moins favoris√©s.

Le Statut des Universités (1863) donne à celles-ci une très large autonomie et quelques franchises (les professeurs, les doyens et les recteurs sont désormais élus par leurs pairs et non plus nommés par le ministère). Elles sont désormais ouvertes à tous les jeunes gens indépendamment de leurs origines sociales à l'exception des jeunes filles.

La réforme militaire

La réforme militaire est rendue nécessaire par la défaite de la Russie lors de la guerre de Crimée. Le ministre de la Guerre Dimitri Milioutine entend s'appuyer sur l'exemple de l'armée prussienne qui sera victorieuse, lors de la guerre franco-prussienne de 1870.

Les innovations les plus importantes portent sur le service militaire. Tous les Russes - et non plus seulement les catégories inférieures - doivent servir dans l'armée. Les conscrits sont tirés au sort avec des exemptions pour les cas sociaux et la durée du service est ramenée de 25 à 6 ans, le service étant abrégé pour les jeunes gens instruits.

Les autres changements importants sont introduits dans le r√®glement et la justice militaire : les ch√Ętiments corporels sont interdits, la qualification du corps des officiers est am√©lior√©e et des √©coles militaires sont cr√©√©es √† cet effet.

La réforme de la censure

Une nouvelle loi sur la censure voit le jour en 1865 : elle est compos√©e en r√©alit√© d'une s√©rie de r√®glements particuliers qui se superposent.

La censure pr√©alable est abolie dans les deux capitales o√Ļ elle est remplac√©e par un syst√®me d'avertissement et dont le troisi√®me entra√ģne la suppression de la publication concern√©e. En outre, les affaires de presse sont transf√©r√©es aux tribunaux r√©guliers.

Les difficultés des années 1860 et le durcissement du régime

Des réformes incomplètes

Alexandre II se montre incapable de r√©soudre le probl√®me que pose toute politique de changement : o√Ļ s'arr√™ter? Il reste tr√®s attach√© √† la structure imp√©riale russe : entre 1855 et 1880, aucun progr√®s n'est enregistr√© dans la voie du constitutionnalisme et du parlementarisme; alors que les monarchies europ√©ennes se posent la question √† l' image de l' Angleterre, principale puissance europ√©enne.

Ce n'est que vers la fin du r√®gne que le ministre de l'Int√©rieur Mikha√Įl Loris-Melikov, sans √™tre vraiment lib√©ral, estime qu'il faudrait modifier la fa√ßon de gouverner : il est hostile √† tout projet constitutionnel mais estime qu'il conviendrait d'√©couter l'opinion d'individus √©clair√©s. Les projets qu'il soumet √† l'empereur consistent √† cr√©er un Conseil d'Empire o√Ļ si√®geraient de 10 √† 15 membres √©lus mais cet organe ne serait que consultatif. Alexandre II est d√©cid√© √† accepter ce projet quand il est assassin√© le 13 mars 1881.

D'autre part, le peuple demande de meilleures conditions de travail et les minorités plus de libertés. Lorsque les radicaux se forment en sociétés secrètes, il prend de sévères mesures répressives pour faire face à l'agitation révolutionnaire qui commence à gagner le pays et adopte une politique plus répressive.

La révolte polonaise de 1863-1864 et ses conséquences

Article d√©taill√© : Insurrection polonaise de 1861/1864.

Depuis 1815, la partie polonaise autour de Varsovie, dévolue à la Russie lors du partage de 1795, avait été érigée en royaume indépendant dont le tsar restait le souverain. Une première révolte en 1830-1831 avait été matée par Nicolas Ier qui avait alors instauré un régime militaire strict.

Alexandre II abandonne au d√©but de son r√®gne la politique coercitive de son p√®re dans les provinces occidentales de l'Empire. Les Polonais esp√®rent une am√©lioration de leur sort et demandent le r√©tablissement de la Constitution de 1815 : l'empereur refuse mais nomme comme vice-roi son fr√®re Constantin connu pour ses id√©es lib√©rales. Ce dernier publie un d√©cret d'amnistie et fait restituer leurs biens aux proscrits de 1815. Les mod√©r√©s du parti blanc s'en satisfont mais les patriotes du parti rouge sont m√©contents et r√©clament l'ind√©pendance compl√®te de la Pologne dans ses fronti√®res de 1772.

La radicalisation des opposants polonais autour d'un comit√© central r√©volutionnaire aboutit en janvier 1863 √† une insurrection g√©n√©rale en Pologne men√©e par Roman Traugutt qui s'√©tend rapidement √† la Lituanie et √† la Bi√©lorussie. Les patriotes polonais, en l'absence d'arm√©e r√©guli√®re, sont contraints de mener une lutte de gu√©rilla. Les troupes russes command√©es par le g√©n√©ral Mouraviev reprennent le contr√īle de la Lituanie en mai 1863 et de la Pologne √† l'√©t√©.

La reprise en main marque une nouvelle trag√©die pour la Pologne :

  • Les membres du gouvernement provisoire polonais sont condamn√©s √† mort et pendus. Traugutt est pendu en ao√Ľt 1864
  • La Pologne perd de nouveau son identit√© politique et les provinces sont incorpor√©es √† l'empire russe. Le russe devient la langue de l'administration.
  • Le gouvernement entend briser une fois pour toutes l'influence de la noblesse et donne aux paysans la pleine possession des terres qu'ils cultivent et abolit toute forme de corv√©e et de redevance.
  • L'√Čglise catholique est durement frapp√©e : certains √©v√™ques sont d√©port√©s en Sib√©rie, des couvents sont ferm√©s.

Une politique extérieure volontariste

La révision du traité de Paris

Article d√©taill√© : Trait√© de Paris (1856).

D√®s son accession au tr√īne, Alexandre II confie le poste des Affaires √Čtrang√®res au prince Alexandre Gortchakov et lui donne mandat d'effacer les cons√©quences du trait√© de Paris. Au lendemain de la capitulation de la France devant la Prusse (1871), Gortchakov, soutenu par Bismarck, annonce que la Russie ne se consid√®re plus li√©e par la clause du trait√© de Paris qui limite ses droits de souverainet√© sur la mer Noire. Une conf√©rence r√©unit √† Londres en mars 1871 les repr√©sentants des Puissances int√©ress√©es (√† l'exception de la France vaincue) : une convention annule la neutralisation de la mer Noire et autorise la Turquie et la Russie √† y entretenir une flotte militaire (mais le passage des navires de guerre d√©pend de la bonne volont√© du sultan).

En 1873, la Russie signe avec l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie l'entente des trois empereurs mais elle se heurte d'emblée à la volonté hégémonique de l'Allemagne et aux appétits autrichiens dans les Balkans.

La crise d'Orient (1876-1878)

Article d√©taill√© : Guerre russo-turque de 1877-1878.

Serbes et Bulgares acqui√®rent la conviction, au d√©but des ann√©es 1870, par l'interm√©diaire des agents russes pr√©sents dans ces r√©gions (et notamment aupr√®s de l'ambassadeur Ignatiev √† Constantinople) qu'ils ne seraient pas abandonn√©s par la Russie au cas o√Ļ ils prendraient l'initiative d'un soul√®vement contre la domination ottomane. L'heure est en Russie aux id√©es panslavistes.

En 1875, les populations orthodoxes de Bosnie-Herzégovine et de Bulgarie se soulèvent (il s'agit davantage d'une jacquerie que d'une révolte proprement nationale). La répression menée par des mercenaires au service des Ottomans, les bachi-bouzouks, est féroce et soulève l'indignation en Europe.

En 1876, la Serbie et le Monténégro déclarent la guerre à l Empire ottoman mais ils sont rapidement vaincus.

La Russie croit le moment venu de r√©affirmer sa position dans les Balkans. Assur√©e de la neutralit√© de l'Autriche-Hongrie, de la Grande-Bretagne et de la France, elle entre en guerre √† son tour en 1877, soutenue par la Roumanie et la Gr√®ce : elle attaque tout √† la fois dans les Balkans en direction de Constantinople et dans le Caucase en direction de l'Arm√©nie.

Le traité de San Stefano (mars 1878) représente un succès considérable pour le gouvernement d'Alexandre II.

  • La Russie annexe la Bessarabie du Sud que lui c√®de la Roumanie (qui re√ßoit en d√©dommagement la Dobroudja bulgare) et re√ßoit les r√©gions caucasiennnes de Kars, Ardahan et Batoumi.
  • L'Autriche-Hongrie re√ßoit l'administration de la Bosnie-Herz√©govine.

La victoire rapide et écrasante de la Russie fait craindre l'écroulement de l'Empire ottoman. Les Grandes Puissances obligent la Russie à accepter un arbitrage international. En juin-juillet 1878, Bismarck obtient la réunion du congrès de Berlin qui modifie le traité de San Stefano.

  • La Serbie, le Mont√©n√©gro et la Roumanie conservent leur ind√©pendance mais doivent renoncer √† une partie de leurs acquisitions territoriales.
  • La Russie conserve la Bessarabie m√©ridionale et ses conqu√™tes du Caucase.
  • L'Autriche-Hongrie re√ßoit l'administration de la Bosnie-Herz√©govine et du sandjak de Novi Pazar (entre la Serbie et le Mont√©n√©gro).
  • La Bulgarie est r√©duite √† un petit territoire situ√© entre le Danube et la cha√ģne des Balkans et est divis√©e en deux principaut√©s autonomes (la Bulgarie et la Roum√©lie orientale).

Malgré l'importance militaire des conquêtes, le congrès de Berlin est un camouflet pour Alexandre II et ses ambitions impérialistes dans les Balkans.

La réorientation de l'expansionnisme russe vers l'Asie

La pacification du Caucase

La Russie achève la pacification du Caucase dans les années 1850. Les troupes russes, commandées par le prince Bariatinski, et dotées d'un fusil moderne, lancent une offensive décisive en 1857 et capturent le légendaire Chamil deux ans plus tard.

Les Russes accompagnent leur pénétration d'une colonisation agraire avec la venue de paysans immigrants et installent des garnisons cosaques dans les localités stratégiques.

Il faut encore quelques temps pour que l'ordre russe soit accept√©. Chaque affaiblissement de la Russie entra√ģne de nouveaux troubles : √† l'occasion du soul√®vement polonais en 1863, lors de la guerre russo-turque de 1877-1878 et lors de la d√©faite russe dans la guerre russo-japonaise et de la r√©volution de 1905.

La conquête de l'Asie centrale

La conquête puis l'annexion de l'Asie centrale marquent l'étape ultime de la longue série de conflits qui pendant plus de six siècles a opposé la Russie aux peuples de la steppe.

Les Russes soumettent les Kazakhs révoltés en 1868 puis, à partir du Kazakhstan, occupent le pays kirghize en 1864, imposent leur protectorat aux khanats ouzbeks de Kokand (1864), Boukhara (1868) et Khiva (1873) non sans les avoir amputés d'une partie de leur territoire puis soumettent les pays turkmènes après une guerre de deux ans (1879-1881).

Ces territoires repr√©sentent un triple int√©r√™t pour l'Empire russe :

- stratégique car la soumission des peuples d'Asie centrale met un terme à leurs activités de pillage,

- commerciale dans la mesure o√Ļ la Russie contr√īle l'une des entr√©es de la porte de Dzoungarie sur l'ancienne route de la soie,

- √©conomique dans la mesure o√Ļ les terres irrigu√©es d'Asie centrale produisent le coton dont ont besoin les manufacturiers de la Russie centrale.

La Russie touche dorénavant à la Perse et à l'Afghanistan et inquiète la Grande-Bretagne qui se sent menacée en Inde et est décidée à ne pas la laisser s'approcher de la frontière afghane.

La pénétration en Extrême-Orient

Le trac√© de la fronti√®re entre la Chine et les fronti√®res russes a √©t√© fix√© en 1689 par le trait√© de Nertchinsk aux cours de l'Argoun et de la Gorbica et aux monts Stanovo√Į. La nomination en 1847 du prince Nikola√Į Mouraviov-Amourski qui profite de la situation d√©sesp√©r√©e de la Chine en guerre avec les Britanniques et les Fran√ßais est le point de d√©part d'une reprise de l'expansion russe.

Des colons russes sont incit√©s √† s'installer dans le bassin de l'Amour et sur la c√īte pacifique et des points d'appui en territoire chinois sont fond√©s (Nikola√Įevsk, Khabarovsk, Vladivostok).

La Chine se voit imposer des trait√©s in√©gaux : le trait√© d'Aigun (1858) reconna√ģt la souverainet√© russe sur les territoires situ√©s sur la rive gauche de l'Amour et le trait√© de P√©kin (1860) confirme la possession russe sur le territoire de l'Oussouri.

En 1875, le Japon c√®de √† la Russie la partie m√©ridionale de l'√ģle de Sakhaline et re√ßoit en √©change l'archipel des Kouriles.

En revanche, selon la conception de s'en tenir √† un espace continu et afin de faire face √† des difficult√©s financi√®res, la Russie c√®de en 1867 l'Alaska aux √Čtats-Unis pour 7 200 000 dollars.

Naissance et essor du mouvement radical-révolutionnaire

Le d√©veloppement de l'intelligentsia est un ph√©nom√®ne typiquement russe par sa composition, son √©volution et son r√īle : limit√©e num√©riquement et issue de milieux divers - allant de la noblesse aux couches populaires les plus d√©favoris√©es - ; elle s'est constitu√©e en prenant conscience des probl√®mes russes et en leur cherchant des r√©ponses appropri√©es qui sont aussi diverses et changeantes qu'elle m√™me peut l'√™tre. Elle se d√©finit avant tout par son refus d'un ordre immobile et par l'esprit r√©volutionnaire qu'elle y oppose. √Ä une √©poque o√Ļ le prol√©tariat est encore peu r√©pandu en Russie, elle se veut la repr√©sentante d'un peuple silencieux. Elle ne cesse de s'interroger sur la nature des changements n√©cessaires √† la Russie et sur la voie qui permettra d'acc√©der √† la modernit√©.

Avec le r√®gne d'Alexandre II et les d√©ceptions des grandes r√©formes, une g√©n√©ration plus radicale appara√ģt en rupture avec le pass√©.

Le nihilisme

Ce mouvement sans √©quivalent ailleurs est tr√®s caract√©ristique de l'esprit de la nouvelle intelligentsia russe des ann√©es 1860. Le vocable semble emprunt√© √† Tourgueniev dont le roman P√®res et Fils (1862) fait l'admiration des jeunes r√©volutionnaires. Ce mouvement radical et intol√©rant n'est pas port√© au d√©bat mais √† la n√©gation de toute id√©e qui n'est pas la sienne : ce nouvel esprit radical illustre tout √† la fois la tendance de l'√©poque au mat√©rialisme et au r√©alisme et la situation particuli√®re de la Russie (une mani√®re de r√©agir √† l'asphyxie de la vie intellectuelle sous le r√®gne de Nicolas Ier).

Les nihilistes se font gloire d'√™tre des hommes lib√©r√©s, ind√©pendants et sup√©rieurs au monde pourri qui les entoure. Nikola√Į Tchernychevsky (1828-1889) avec Que faire ? r√©dig√© en prison en 1863 illustre cette conception de l'avenir. L'un de ses h√©ros, Rakhmatov, est un r√©volutionnaire asc√©tique qui se conduit comme un saint orthodoxe (il se construit un lit de clous), ap√ītre inflexible d'un socialisme strictement √©galitaire et contraignant.; Serge Netcha√Įev (1847-1882) r√©dige en 1869 son Cat√©chisme r√©volutionnaire compos√© d'une vingtaine de paragraphes agissant comme autant de pr√©ceptes : il fait du r√©volutionnaire russe un nouveau type d'homme m√©prisant toute morale et toute attache (familiale, amicale et sociale). Il surnomme sa th√©orie violente de prise du pouvoir "jacobinisme russe", ainsi nomm√©e en m√©moire des jacobins fran√ßais qui se sont empar√©s du pouvoir au cours de la R√©volution pour transformer la France.

Ces th√©oriciens appellent √† la destruction de l'√Čtat par tous les moyens, en vue de l'√©mancipation finale des masses. Le premier passage √† l'acte est l'attentat manqu√© contre Alexandre II par l'√©tudiant Dmitri Karakozov (en) en 1866. C'est le premier attentat visant un souverain russe perp√©tr√© par un simple sujet.

Le populisme

Les populistes sont au d√©part des adh√©rents d'un mouvement socialiste agraire qui s'interrogent sur la r√©alit√© sociale de la Russie domin√©e par la paysannerie et d√©duisent que cette r√©alit√© doit √™tre le fondement de leur action : ils se sentent un devoir moral de se tourner vers les masses.

Les Lettres historiques de Pierre Lavrov, √©crites √† Paris en 1868-1869, ont une influence aussi forte sur la jeunesse que le Que faire de Tchernychevski. Elles r√©prouvent la violence terroriste comme moralement et politiquement condamnable et appellent √† d√©velopper la propagande dans les masses paysannes en allant au peuple (c'est le sens du mot populisme). En 1873-1874, dans un v√©ritable croisade romantique, des milliers d'√©tudiants gagnent les campagnes pour pr√™cher la r√©volution aux paysans mais ces derniers se montrent indiff√©rents et m√™me hostiles en livrant les jeunes r√©volutionnaires aux autorit√©s. Les objectifs vis√©s sont totalement rat√©s mais ces populistes "romantiques" gagnent la sympathie des hautes couches de la soci√©t√© surtout au cours des proc√®s ult√©rieurs o√Ļ ils apparaissent comme des martyrs.

Pierre Tkatchev fait le bilan critique des r√©flexions et des exp√©riences du populisme, jouant un r√īle consid√©rable dans le d√©veloppement de la pens√©e r√©volutionnaire russe et dans la gen√®se du l√©ninisme. Il consid√®re que l'absence de bourgeoisie constitue une chance pour la Russie mais il ne croit pas aux vertus sp√©cifiques du peuple russe qui a besoin d'√™tre encadr√© et guid√©. Il est √©galement le premier th√©oricien √† affirmer que la conqu√™te du pouvoir est le pr√©alable au processus de transformation sociale.

Le terrorisme politique

Un noyau de populistes fonde en 1876 l'organisation Zemlia i Volia (Terre et Libert√©), organisation strictement centralis√©e dont le but affirm√© est d'abattre l'autocratie. Les plus radicaux se regroupent en 1879 dans la Narodna√Įa Volia (Volont√© du Peuple) et se lancent √† corps perdu dans une offensive terroriste contre le gouvernement : ils sont convaincus qu'√©tant donn√© l'extr√™me centralisation de l'√Čtat russe, quelques assassinats judicieux peuvent causer au r√©gime des dommages incalculables. Commence alors une "chasse √† l'empereur" qui d√©fie toute imagination : √† l'issue de sept tentatives rat√©es ou d√©jou√©es par la police, Alexandre II trouve la mort le 1er mars 1881 √† Saint-P√©tersbourg, dans un attentat √† la bombe.

Cette victoire est sans lendemain : l'organisation est dissoute par la police et les auteurs de l'attentat pendus, le r√©gime imp√©rial renforce la r√©action.

Assassinat

Monument à Alexandre II (Zourab Tsereteli) à Moscou.

Alexandre II fut la cible de plusieurs tentatives d'assassinat.

  • Le 16 avril 1866, au cours d'une promenade dans le jardin d'√©t√© de Saint-P√©tersbourg, Dmitri Karakozov (en) tire un coup de pistolet sur le tsar. Le coup est miraculeusement d√©vi√© par un passant, Ossip Komissarov. Ce dernier sera anobli. Karakozov est un √©tudiant russe li√© √† des cercles r√©volutionnaires. Il sera pendu le 15 octobre suivant. C'est le premier attentat visant un souverain russe perp√©tr√© par un simple sujet. Cet √©v√®nement incita Alexandre II √† plus de prudence dans ses ambitions de r√©formes et √† adopter des solutions autoritaires (nomination de Pierre Chouvalov comme chef de la police secr√®te - section III).
  • Le 18 juin 1867 √† Paris, Napol√©on III et Alexandre II essuient deux coups de feu alors qu'ils reviennent ensemble d'une revue militaire. L'auteur, un exil√© polonais fut condamn√© √† la prison simple dans un climat tr√®s favorable √† la cause polonaise, ce qui refroidit clairement les relations franco-russes.
  • Le 14 avril 1879, pr√®s du palais √† Saint-P√©tersbourg, Alexandre Soloviev tire √† plusieurs reprises sur le tsar sans l'atteindre. Il sera condamn√© √† mort et pendu le 9 juin.
  • Une organisation terroriste Narodna√Įa Volia (la Volont√© du Peuple) √©choue par deux fois, en novembre et d√©cembre 1879 dans des attentats √† l'explosif contre le train imp√©rial.
  • Le 17 f√©vrier 1880, le m√™me groupe r√©volutionnaire place une charge d'explosif dans les sous-sol du palais, au-dessus de la salle √† manger. Alexandre II √©tant en retard par rapport au service √©chappa √† l'attentat qui fit de nombreuses victimes (morts et bless√©s) parmi les soldats de garde imp√©riale.

Il succombe, le 13 mars 1881, √† Saint-P√©tersbourg avant d'avoir pu octroyer une constitution √† son peuple. Il est victime d'un attentat au retour d'une visite au man√®ge pour assister √† une parade militaire. Les conjur√©s se sont organis√©s en pla√ßant plusieurs lanceurs de bombes sur les deux itin√©raires possibles. La premi√®re bombe est lanc√©e par Nikola√Į Ryssakov, faisant plusieurs victimes, mais l'empereur n'est atteint que par la deuxi√®me bombe lanc√©e par Ignati Grinevitski. L'empereur est mortellement bless√© et succombera quelques heures plus tard. Son assassin est victime √©galement de son acte.

Ryssakov est arr√™t√© et sera pendu le 14 avril avec ses complices Andre√Į Jeliabov (en), Timofe√Į Mikha√Įlov, Nikola√Į Kibaltchitch et Sofia Perovska√Įa.

Principaux ministres d'Alexandre II

Mariage et descendance

Enfants légitimes

Le 28 avril 1841, il √©pouse √† Saint-P√©tersbourg la princesse Marie de Hesse-Darmstadt qui, convertie √† l'orthodoxie, se nomme d√©sormais "Maria Alexandrovna". Il eurent huit enfants :

  • Grande-duchesse Alexandra Alexandrovna de Russie (1842-1849)

Enfants légitimés

Catherine Dolgorouki vers 1880

Veuf le 8 juin 1880, il √©pouse un mois plus tard le 18 juillet √† Tsarsko√Įe Selo sa ma√ģtresse Catherine Dolgorouki[1], princesse Yourevska avec qui il entretenait une liaison quasi-officielle depuis 1866. √Ä cette occasion, il l√©gitime les trois enfants survivants qu'il avait d√©j√† eus avec elle :

Enfants illégitimes

Il eut √©galement d'autres enfants ill√©gitimes :

Généalogie

Alexandre II de Russie appartient à la première branche de la Maison d'Oldenbourg-Russie (Holstein-Gottorp-Romanov) issue de la première branche de la Maison de Holstein-Gottorp, elle-même issue de la première branche de la Maison d'Oldenbourg. Il est l'ascendant de l'actuel chef de la Maison impériale de Russie le grand-duc Nicolas Romanovitch de Russie et du prince Georgui de Russie.

A noter

Un b√Ętiment de guerre russe porta le nom du tsar Alexandre II de Russie, il s'agit du cuirass√© Empereur Alexandre II (–ė–ľ–Ņ–Ķ—Ä–į—ā–ĺ—Ä –ź–Ľ–Ķ–ļ—Ā–į–Ĺ–ī—Ä II).

Biographie

Alexandre II, le printemps de la Russie - Hélène Carrère d'Encausse - Fayard (02/2008).

R√©sum√©: La vie d‚ÄôAlexandre II Nicola√Į√©vitch r√©pond √† toutes les tensions de la soci√©t√© russe du 19√®me si√®cle : ¬ę √©clair√©e ¬Ľ et r√©solue √† moderniser le pays, mais aussi reprise par le poids des r√©alit√©s √©conomiques, sociales et politiques. √Ä travers le progr√®s du mouvement populiste et les agissements des groupes anarchistes, s‚Äôesquissent les prodromes du grand s√©isme r√©volutionnaire du d√©but du vingti√®me si√®cle.

Alexandre II, le Tsar lib√©rateur - Henri Troyat - Flammarion (10/1990). R√©sum√©: En cette Russie du XIXe si√®cle, toute bouillonnante d'intrigues et de complots, Alexandre II appara√ģt comme la victime de sa g√©n√©rosit√©, de ses h√©sitations, de son perp√©tuel va-et-vient entre la tentation du lib√©ralisme et la crainte de l'anarchie...

Filmographie

Liens externes

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Notes et références

  1. ‚ÜĎ La c√©l√®bre Katia du film de Maurice Tourneur, moins populaire dans la r√©alit√© que dans la fiction
Précédé par Alexandre II Suivi par
Nicolas Ier
Empereur de Russie
1855-1881
Alexandre III
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