Histoire De La Ville De Lévis

Histoire de la ville de Lévis

Cet article présente une chronologie de l'histoire de la Rive-Sud de Québec depuis 1613. Elle présente les événements majeurs de l'histoire de la Rive-Sud de Québec qui se sont produits entre le XVIIe et le XXIe siècle. Sans oublier l'histoire des anciennes villes qui composent le « nouveau Lévis » depuis 2002. Les faits marquants sont présentés uniquement à titre indicatif. Le secteur sud-est de Lévis (anciennement la côte de Lauzon de la Pointe-Lévy (1636-1694) et village de St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy de 1694 à 1867 dans le secteur Lauzon est privilégié, car c'est le lieu de naissance de la seigneurie de Lauzon. Cette seigneurie fut la première fondée devant Québec et elle fut en fonction de 1636 à 1836. Les dimensions territoriales actuelles de Lévis correspondent presque à celles de l'ancienne seigneurie. Le développement rapide au niveau économique a permis la fondation de Lévis, la première ville fondée au sud de Québec en 1861, ainsi que la fondation des municipalités environnantes qui composent la nouvelle ville depuis les fusions municipales de 1989, 1990 et 2002. Le tout est présenté en complément à l'article principal sur Lévis.

Sommaire

Introduction à l'évolution du territoire lévisien de 1647 à 2002

Lévis est une ville du Québec qui possède une histoire complexe caractérisée par des changements toponymiques, des fusions municipales, ainsi que des changements territoriaux entre le XVIIe siècle et le XXIe siècle. Pour comprendre la naissance de la ville de Lévis, il faut remonter aux origines du peuplement de la Rive-Sud de Québec sous le régime français. Les périodes importantes de l'histoire se situent entre la colonisation de la seigneurie de Lauzon en 1647 jusqu'à la fondation de la ville en 1861.

À l'époque de la Nouvelle-France, le territoire au sud de la ville de Québec se nommait la seigneurie de Lauzon et il correspondait presque aux dimensions actuelles de Lévis. C'est à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy, sur la côte de Lauzon (secteur de l'ancienne Ville de Lauzon), que la Rive-Sud de Québec prit naissance pour devenir la grande ville de Lévis en 2002. La terre du premier habitant, Guillaume Couture, est localisée à l'est de l'église St-Joseph, entre la rue Bourassa et le secteur de l'ancien presbytère de Lauzon et approximativement jusqu'au chemin des forts.

Au milieu du XIXe siècle, la seigneurie de Lauzon sera scindée (suite à la faillite de Sir John Caldwell) pour former plusieurs villages qui deviendront des municipalités et des villes. Parmi les plus importantes villes de la Rive-Sud, il y a notamment Lévis (1861) et Lauzon (1910). Sans oublier les municipalités de paroisse voisines de St-Romuald de l'Etchemin (1855) et St-David de l'Auberivière (1876) qui deviendront des villes au XXe siècle.

Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy (ou Saint-Joseph-de-Lévis) est la première municipalité-paroisse de la Rive-Sud de Québec fondée en 1694. Elle deviendra le village de Lauzon en 1867 et la ville de Lauzon en 1910. Lauzon deviendra une Cité dans les années 1950 et redeviendra une ville au début des années 1980[1]. La ville de Lévis est née à l'ouest de la future ville de Lauzon, le 18 mai 1861, sous l'initiative de Mgr Joseph-David Déziel. Elle s'est constituée par le regroupement de la municipalité de Notre-Dame-de-la-Victoire et la Ville d'Aubigny. Sa dénomination municipale fut choisie en l'honneur de François-Gaston de Lévis, chevalier, seigneur et duc de Lévis (1719-1787), héros de la Bataille de Sainte-Foy (1760).La municipalité de village de Bienville,qui exista de 1863 à 1924[réf. nécessaire], fut annexée en partie à Lévis et en partie à Lauzon.

L'expansion territoriale de la Rive-Sud est due à son développement économique (commerce du bois, chemin de fer et construction navale) et à la naissance de plusieurs municipalités et villes qui se sont fusionnées par la suite, entre le milieu du XIXe siècle et le début du XXIe siècle, pour former le nouveau Lévis. Une ville de plus de 125 000 habitants.

La première phase des fusions municipales modernes à Lévis eut lieu avec les villes de Lauzon en 1989 et St-David de l'Auberivière en 1990. Ce fut l'initiative du maire de l'époque, M. Vincent-F. Chagnon. La nouvelle ville porta le nom Ville de Lévis-Lauzon jusqu'en 1991 où un référendum eut lieu[2]. Le nom Lévis fut conservé par les citoyens et officialisé, le 22 février de cette même année, par le ministère des Affaires municipales du Québec[5].

La seconde phase des fusions municipales eut lieu le 1er janvier 2002. Dix villes furent fusionnées par le gouvernement provincial pour former la nouvelle ville de Lévis. Il s'agit des anciennes villes et municipalités de Saint-Romuald, Bernières/Saint-Nicolas, Charny, Saint-Jean-Chrysostome,Sainte-Hélène-de-Breakeyville, Saint-Étienne-de-Lauzon, Saint-Rédempteur, St-Louis-de-Pintendre et Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy (ou St-Joseph-de-Lévis).

La ville actuelle est divisée en trois arrondissements : Desjardins, Chaudière-Ouest et Chaudière-Est. Elle regroupe toutes les villes situées entre la municipalité de St-Étienne-de-Beaumont et l'ancienne ville de Saint-Nicolas, incluant l'ancienne ville de St-Jean-Chrysostome au sud.

Le nouvel Hôtel de ville de Lévis est situé au 2175, chemin du Fleuve, dans l'ancien Hôtel de ville de Saint-Romuald.

Le territoire de Lévis se caractérise notamment par ses installations militaires situées dans le secteur est de la ville. On y retrouve le manège militaire de Lévis qui abrite le quartier général du célèbre Régiment de la Chaudière (connu pour sa participation au débarquement de Normandie du 6 juin 1944), ainsi que le quartier général du 6e Régiment d'artillerie de campagne. Trois forts subsistent : le Fort de la Martinière situé devant Sainte-Pétronille de l'île d'Orléans, le Fort Numéro-un et les vestiges du Fort Numéro-trois (secteur St-David). Le Fort Numéro-deux fut malheureusement démoli au milieu des années 1960 pour faire place au siège social de la Société d'assurance Desjardins aujourd'hui nommé Desjardins Groupe d'assurances générales. On retrouve aussi le Parc de la Paix (mémorial des anciens combattants) qui était anciennement le terrain d'entraînement du camp militaire de Lauzon (il abritait notamment les ingénieurs britanniques) qui fut utilisé jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[3]. Dans ce parc, on peut admirer un chasseur d'escorte CF-101 Voodoo (prédécesseur du CF-18), de la Force aérienne du Canada, qui fut installé en 1990.

Dans le secteur historique du Vieux-Lauzon, on retrouve l'église St-Joseph, la plus vieille église de Lévis construite en 1830 et agrandie en 1950. On retrouve aussi deux chapelles de procession classées monuments historiques. La chapelle Sainte-Anne construite en 1789 et la chapelle St-François-Xavier construite en 1822. La chapelle Sainte-Anne est unique au niveau provincial, car c'est la seule chapelle de procession qui possède une petite sacristie au Québec. Les archives mentionnent qu'il y aurait eu deux miracles en 1893, ainsi qu'un mariage en 1894 (le seul dans son histoire).

Dans le secteur ouest de Lévis, on peut aussi admirer le parc des Chutes-de-la-Chaudière (de l'ancienne ville de Charny) situé sur la rivière Chaudière près des autoroutes 20 et 73. Une petite centrale hydro-électrique privée est à visiter. Sans oublier la raffinerie Jean-Gaulin de la compagnie Ultramar (nommée anciennement Golden Eagle) à Saint-Romuald.

Le XVIIe siècle - Naissance de la seigneurie de Lauzon sous le régime français

1608-1647 : Un territoire amérindien hostile pour les Français

En 1608, Samuel de Champlain complète la construction de l'« abitation » de Québec. Du haut de la falaise, il peut apercevoir plusieurs campements amérindiens qui sont installés sur les berges au sud du fleuve St-Laurent et à l'embouchure des grandes rivières. Des tentatives de peuplement du territoire au sud de Québec ont été vaines, car la région était très hostile pour les Français[4]. Elle était surtout occupée par les Iroquois et leurs attaques nuisaient à la colonisation. Le territoire était occupé uniquement par des peuples amérindiens installés depuis plus de 10 000 ans. Il y avait notamment des tribus algonquiennes (les Abénaquis (ou Abénakis), les Micmacs et les Hurons et les Malécites[5]. Les Abénaquis resteront toujours fidèles aux Français et ils joueront un rôle important dans la défense de la région de Québec contre les invasions anglaises et puis britanniques de 1690 et 1759.

Samuel de Champlain explore la terre amérindienne au sud de Québec en 1613 et 1628

En 1613, Champlain fit une exploration de la Rive-Sud dans le secteur de la rivière des Etchemins. C'est à cet endroit qu'il fit la connaissance d’Amérindiens de la nation des Etchemins[6]. Ils appartenaient à la même famille que ceux qu’il avait rencontrés précédemment à Tadoussac vers 1603 et à son établissement de l’île Sainte-Croix (Acadie) en 1604[7]. Cela facilita les échanges. À l'ouest, des Abénaquis installaient des campements, près des berges de la rivière Chaudière et dans les secteurs qui deviendront plus tard les municipalités de Saint-Nicolas et Saint-Romuald. En 1628, il envoya une expédition sur la rive-sud qui ne fut pas concluante.

1629: Champlain nomme une pointe rocheuse constituée de deux caps et située au sud-est de Québec : Le Cap de Lévy

Ce très ancien toponyme désignait une pointe rocheuse située au sud-est de la ville de Québec. Ce cap ou « pointe rocheuse » était constituée de deux petites buttes séparées par un creux et qui s'avançaient dans le fleuve Saint-Laurent. Il s'agit du secteur de la Grève Jolliet. Samuel de Champlain signala pour la première fois le « cap de Levy » lorsqu'il rapporta l'arrivée de Sir David Kirke (Kertk) et ses frères (Lewis, Thomas, John et James) devant Québec en 1629. Champlain avait choisi le nom Lévy en l'honneur d'Henri de Lévis (ou Lévy en vieux français), duc de Ventadour et vice-roi de la Nouvelle-France de 1625 à 1627. La maison de Lévy tire son origine du village de Lévis-Saint-Nom, dans l'Île-de-France. En 1632, il indiquera sur une seconde carte le cap constitué de deux buttes rocheuses portant le nom Cap-de-Lévy. Le secteur des buttes rocheuses fut cédé au chantier maritime Davie au milieu des années 1980 pour la construction de deux entrepôts. Ils furent récemment démontés. Cependant, on ne peut y accéder, car le secteur est clôturé[8]. Une des deux buttes rocheuses subsiste de nos jours et elle est située à l'entrée de la Grève Jolliet, tandis que la seconde butte rocheuse, située à l'ouest, fut partiellement rasée pour faciliter l'aménagement du chantier Davie dans les années 1940-1950. Cap-de-Lévy deviendra par la suite Pointe-Lévy dès la fondation de la seigneurie de Lauzon. L'ingénieur Jean Bourdon l'indiquera dans le plan des établissements de la Nouvelle-France vers 1641. Cependant, c'est à partir de 1648 que cette appellation semble s'appliquer à toute la Rive-Sud du Saint-Laurent (devant Québec), qui fut parfois dénommée Pointe Lévi Est, Point Lévi ou Pointe-Lévis sur des anciennes cartes datées du milieu du XIXe siècle. Une carte produite en 1688 par Robert de Villeneuve indique très bien la Pointe-de-Lévy de la côte de Lauzon (« Coste de Lauzon » en vieux français). Le toponyme Côte de Lauzon fut aussi utilisé pour indiquer le premier lieu d'habitation de la seigneurie de Lauzon. Sur une carte de Thomas Jefferys datée de l'année 1759, il est inscrit Pointe-Lévy ou Cap Lauzon. Officiellement, le toponyme Pointe-de-Lévy fut retenu pour identifier cette partie habitée de la côte de Lauzon qui deviendra un village. Entre 1629 et 1647, le territoire sera occupé uniquement par des peuplades amérindiennes, notamment les Iroquois, les Abénaquis (ou Abénakis), les Malécites et les Hurons. Des Malécites habitèrent à la Grève Jolliet de Lauzon jusqu'aux années 1920 et possiblement les années 1930 lors de la saison de chasse et de pêche[9]. Ils y établissaient des campements traditionnels. Aucun colon français ne pu s'installer à la seigneurie de Lauzon avant 1647, car ceux qui s'y aventuraient se faisaient massacrer par les Iroquois. Le territoire était très hostile pour les Français en raison du boisement dense qui permettait aux Iroquois d'effectuer des attaques rapides et camouflées.

  • Voir Wikimapia pour la localisation du Cap de Lévy.

1633-1634 : Le Père Paul Le Jeune passe l'hiver avec des Amérindiens sur les terres hostiles au sud de Québec

À l'automne de 1633, le jésuite Paul Le Jeune part en mission sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent, pour comprendre les mœurs amérindiennes et y établir les premiers contacts. Il sera hébergé par des Amérindiens et il sera de retour à Québec au printemps de l'année 1634[10]. Il fut le premier missionnaire jésuite et le premier européen qui séjourna sur la Rive-Sud de Québec, pendant tout un hiver, quelques années avant la naissance de la seigneurie de Lauzon et l'arrivée de Guillaume Couture (premier colon de la seigneurie de Lauzon).

1636 : Création de la seigneurie de Lauzon

Ce vaste territoire mesurait 6 lieues de littoral (18,6 milles ou 34,4 km), c'est-à-dire 3 lieues en amont par trois lieues en aval de l'embouchure de la rivière Chaudière et par six lieues de profondeur. Au départ, la seigneurie de Lauzon appartenait à Jean de Lauzon (Lauson en vieux français), conseiller au parlement de Paris, premier directeur de la Compagnie des Cent-Associés et futur gouverneur de la Nouvelle-France de 1651 à 1656. Cependant, on rapporte que Lauzon a usé de subterfuges pour obtenir la seigneurie en se servant de Simon Le Maître en guise de prête-nom. Celui-ci se porta acquéreur des titres seigneuriaux qu'il remettra à Lauzon onze jours après les avoir achetés. Simon Le Maître, noble, associé de la compagnie de la Nouvelle-France (La Compagnie des Cent Associés) et conseiller du roi Louis XIII, devient donc propriétaire (par acte de concession) de la seigneurie de Lauson (Lauzon), le 15 janvier 1636. Il fut propriétaire temporaire de cette seigneurie de pendant 11 jours. Il n'a jamais eu l'intention de s'installer en Nouvelle-France, ni d'y envoyer des colons. Le tout sera officialisé le 29 janvier, dans un acte signé devant les notaires Huguenier et Huart de Paris. Jean de Lauzon s'occupa très peu de ses concessions en Nouvelle-France et le territoire restera vierge jusqu'en 1647. La seigneurie de Lauzon disparue en 1836 lors de la faillite de Sir John Caldwell.

1647 : Année de la colonisation de la seigneurie Lauzon par l'arrivée de Guillaume Couture, au « trou Jolliet », de la Côte de Lauzon

Guillaume Couture fut un coureur des bois exceptionnel et un interprète auprès des tribus amérindiennes (notamment les Hurons et les Iroquois). En 1645, il fut le un des responsables du premier traité de paix entre les Français et les Iroquois. Le gouverneur Charles Jacques Huault de Montmagny le récompensa et il lui donna une terre à la Pointe-Lévy. Couture fit son arrivée en canot d'écorce au « trou Jolliet » (aujourd'hui Grève Jolliet)le 15 mai 1647. Il est le premier colon français qui s'installa à la seigneurie de Lauzon. Avant 1647, la colonisation de la Rive-Sud de Québec était impossible, car le territoire était dominé par les Iroquois. Aucun Français ne pouvait y survivre, sauf Guillaume Couture, car il avait une très bonne réputation. Il était aussi interprète et un coureur des bois respecté des tribus amérindiennes (Hurons, Abénaquis et Iroquois), surtout à la suite à de sa martyrisation subie par les Iroquois en 1642. François Bissot (ou Byssot), Sieur de la Rivière et bourgeois de Québec, lui offrit 200 livres pour un petit corps de logis. L'accord sera signé devant des témoins. La terre de Guillaume aura une superficie de 200 arpents, dont 5 arpents de front (devant le fleuve St-Laurent) sur 40 arpents de profondeur dans les terres (comme son voisin François Bissot)[11]. Onze autres familles souches s'installeront par la suite à la Pointe-Lévy au milieu du XVIIe siècle. Il s'agit des Miville, Guay, Cadoret, Duguy, Bégin, Hallé (Hallay), Poiré, Brulotte (Brulot), Carrier, Lecours et Samson (1647-1669)[12]. Guillaume Couture fit la gestion de la Pointe-Lévy et il occupa diverses fonctions jusqu'à sa mort en 1701.

  • Voir Wikimapia pour voir la localisation de la terre de Guillaume Couture et sa maison. Pointez le grand rectangle au centre de l'écran.

1648 : Célébration de la première messe à la seigneurie de Lauzon, construction de la « Cabane des Pères » et arrivée de François Bissot

  • 12 avril : Célébration de la première messe à la seigneurie de Lauzon (Pointe-Lévy) pour la Pâques. Le père jésuite Pierre Bailloquet célébra la messe dans la maison de Guillaume Couture. La localisation approximative de sa maison se situe entre l'école St-Joseph et l'église St-Joseph, près de l'entrée de la rue St-Narcisse.
  • 1er août 1648: En considération de l'amitié que la famille Lauson (Lauzon) portait aux jésuites, le gouverneur Charles Jacques Huault de Montmagny offrit 2 arpents de terre par 20 arpents de profondeur, situés de chaque côté de la maison. C'est la création de « la Cabane des Pères » située près de la grève Jolliet. Il s'agissait d'une petite habitation qui leur servait à la fois de pied à terre pour leurs missions d’évangélisation à travers le territoire de la seigneurie de Lauzon et d’abri avant la traversée du fleuve pour retourner à Québec. La distance était courte. Consultez le site Wikimapia pour voir la localisation de la Côte des pères. La cabane se trouvait au pied de la côte, sur le bord du fleuve St-Laurent.
  • Le 25 octobre 1648, François Bissot épousa à Québec Marie Couillard (cinquième enfant de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert et petite-fille de Louis Hébert) et ils s'installèrent à la Pointe-Lévy en cette même année. Ils furent les premiers voisins de Guillaume Couture.

1649 : Premier mariage de la Pointe-Lévy

Le 18 novembre, Guillaume Couture épousa dans sa maison Anne Aymard (1627-1700) originaire de Niort dans le Poitou. Le mariage fut célébré par l'abbé Jean Le Sueur, chapelain des religieuses hospitalières de Québec.

1650 : Concession d'un arrière-fief de la seigneurie de Lauzon aux jésuites

Le 21 janvier, Jean de Lauzon concède aux jésuites un arrière-fief, mesurant 5 arpents de front, qui possède une superficie de 200 arpents. Cet arrière-fief sera nommé Notre-Dame-de-la-Victoire.

1651 : Jean de Lauzon donne la seigneurie de Lauzon à son fils Jean et Eustache Lambert installe un établissement de pêche à l'ouest de la seigneurie

1652 : Jean de Lauzon fils concède une concession à Eustache Lambert à la seigneurie de Lauzon

Le 15 décembre 1652, Jean de Lauzon concède une terre à Eustache Lambert. Il était un donné des jésuites et le premier commandant d’un corps de milice de la Nouvelle-France. Le 2 juillet 1653, il obtint le commandement du camp volant et partit avec une cinquantaine d'hommes en direction de Trois-Rivières où 500 Iroquois menaçaient la petite ville. Sa concession mesurait 8 arpents de front par 40 arpents de profondeur. Selon l'historien Marcel Trudel, l'acte de concession situe vaguement cette acquisition entre la rivière Chaudière et la rivière des Etchemins dans le secteur de Saint-Romuald.

1653 : Concession d'un arrière-fief à Louis d'Ailleboust de Coulonge et Charles de Lauzon, ainsi qu'une augmentation de la concession de l'arrière-fief Notre-Dame-des-Victoires

  • Le 4 janvier 1653, Louis d'Ailleboust de Coulonge, gouverneur de la Nouvelle-France de 1648 à 1651 (gouverneur actif de 1657 à 1658), reçoit une concession à la seigneurie de Lauzon. Cette concession mesure 5 arpents de front par 40 arpents de profondeur.
  • Le 3 novembre, Charles de Lauzon de Charney (Charny) (gouverneur de la Nouvelle-France en 1656-1657), reçoit un arrière-fief concédé par son frère Jean. Cette concession mesure 7 arpents de front par 40 arpents de profondeur. Elle deviendra la future ville de Charny en 1965.
  • Le 15 novembre, la concession de l'arrière-fief Notre-Dame-des-Victoires des jésuites sera augmentée par 7 arpents de front sur 40 arpents de profondeur.

1654 : Concession d'un arrière-fief aux Ursulines de Québec

Le 4 mai 1654, Jean de Lauzon fils concède aux Ursulines une terre qui mesure 8 arpents de front par 40 arpents de profondeur.

1655 : Construction du premier moulin de la Pointe-Lévy par François Bissot et concession d'un arrière-fief à Jean Bourdon

Le moulin était situé sur le terrain à l'angle des rues Mgr Bourget et St-Joseph. La résidence La Chambrière est construite sur son emplacement.

Le 30 mars, Jean de Lauzon fils concède un arrière-fief à Jean Bourdon (ingénieur-arpenteur, cartographe, seigneur du fief Saint-Jean et procureur général du Conseil Souverain.). Sa concession mesure 7 arpents de front par 40 arpents de profondeur). Jean Bourdon cédera sa concession aux Ursulines de Québec en 1660.

1657 : Charles de Lauzon de Charney (Charny) donne son arrière-fief à l'Hôtel-Dieu de Québec

Le 26 juin, l'arrière-fief prend le nom d'arrière-fief de l'Hôtel-Dieu-de-Québec.

1658 : Augmentation de l'arrière-fief Saint-Villemay de Louis d'Ailleboust et augmentation de l'arrière-fief de Jean Bourdon

  • Le 28 mai, l'arrière-fief Saint-Villemay de Louis d'Ailleboust de Coulonge sera augmenté par 5 arpents de front sur 40 arpents de profondeur.
  • Le 29 mai, l'arrière-fief de Jean Bourdon sera augmenté par 2 arpents de front et la profondeur sera augmentée à 160 arpents.

1660 : Fondation de la paroisse de Saint-Nicolas et Jean Bourdon donne son arrière-fief à sa fille Anne Bourdon et aux Ursulines de Québec

  • La paroisse de St-Nicolas semble apparaître comme mission abénaquise signalée sous le nom Villieu dans le Plan général des missions du Canada préparé par monseigneur de Saint-Vallier.
  • Le 12 octobre, Jean Bourdon donne son arrière-fief à sa fille Anne Bourdon, ainsi qu'aux Ursulines de Québec qui vont le nommer Sainte-Anne. Il est situé dans le secteur Lauzon.

1665 : Concession d'un arrière-fief de la seigneurie de Lauzon à Mgr François de Montmorency-Laval

Le 5 janvier 1665, Jean de Lauzon fils concède une concession de 12 arpents de front par 40 arpents de profondeur à Mgr François de Montmorency-Laval. Le nom de l'arrière-fief sera nommé Saint-Nicolas.

1666 : Décès de Jean de Lauzon père - la seigneurie de Lauzon devient officiellement la propriété de Jean de Lauzon fils

Le 16 février 1666, Jean de Lauzon meurt. Il était le premier propriétaire de la seigneurie de Lauzon. Son fils Jean de Lauzon obtient officiellement la seigneurie à titre d'héritage.

1668 : Construction de la première tannerie de la Pointe-Lévy par François Bissot (Byssot)

1672 : Première inhumation à la Pointe-Lévy

Le 19 mars 1672, Jean-Baptiste Halay (l'ancêtre des Hallé au Québec) fut inhumé au cimetière de la « Coste » (côte) de Lauzon. Il serait mort subitement, à l'âge de 65 ans, dans la forêt de sa terre[13]. L'abbé Thomas-Joseph Morel (1637-1687), missionnaire, officia les obsèques à Pointe-Lévy[14].

Le premier cimetière de Pointe-Lévy était situé autour de l'actuelle église St-Joseph. Le cimetière occupait alors les terrains situés derrière et du côté nord de l'église elle-même, et fut le lieu de sépulture de près de 16 000 défunts pendant plus de 200 ans. De nombreux Amérindiens convertis y ont été inhumés, notamment des Malécites (ou Etchemins), Abénaquis, Micmacs, Montagnais et Iroquois. La crypte de l'église servait à l'inhumation des curés, des notables et des bourgeois de l'époque.

1673 : La Côte de Lauzon reçoit le nom Saint-Joseph de la Pointe-de-Lévy, célébration de la première messe du dimanche et vente de l'arrière-fief Saint-Villemay

En 1673, Guillaume Couture sera nommé juge sénéchal. Il demandera à Henri de Bernières, premier curé de Québec et grand vicaire du diocèse de Québec, d'assurer une célébration tous les dimanches et les jours de fête à la « cabane des pères » de Pointe-Lévy. Grâce à son initiative, il fit la demande en cette même année pour obtenir le premier curé de la Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy. L'abbé Philippe Boucher. Le 15 octobre, l'arrière-fief Saint-Villemay sera vendu par Charles d'Ailleboust et Catherine Legardeur à l'Hôtel-Dieu de Québec.

1675 : Construction de l'église St-Joseph de la Pointe-Lévy, la première église de la Rive-Sud du Saint-Laurent

En 1675, une petite église en pierre fut construite pour remplacer la petite chapelle construite sur le même emplacement. Elle mesurait 40 par 30 pieds et elle était située sur un lopin de terre donné par Guillaume Couture et François Bissot. L'église St-Joseph sera agrandie en 1721 et incendiée en 1830. L'église actuelle fut construite entre 1830 et 1832. En 1950, on procéda à un agrandissement par la nef. La petite église ne convenait plus, car la paroisse eut une hausse de paroissiens causée notamment par l'arrivée massive de nouveaux employés au chantier maritime Davie.

1676 : Augmentation de l'arrière-fief Notre-Dame-des-Victoires des jésuites

Le 20 janvier 1676, l'arrière-fief Notre-Dame-des-Victoires des jésuites sera augmenté par 11 arpents de front sur 40 arpents de profondeur.

1679: Fondation de la mission et de la paroisse St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy

C'est l'ouverture des registres de la paroisse Saint-Joseph-de-la-Pointe-à-Lévy et la naissance d'une mission reconnue.

1683: Création de la mission Saint-François-de-Sales (1683-1705) et l'arrivée des premiers colons à St-Nicolas

Ceux-ci proviennent de la rive-nord. Précisément de Saint-Augustin-de-Desmaures, la région de Portneuf et Sainte-Foy.

La mission Saint-François-de-Sales 1683-1705 :

1686 : Construction du premier presbytère de la Pointe-Lévy

1690 : Première invasion anglaise sur la Rive-Sud, arrivée du premier curé de la Rive-Sud et construction d'une chapelle et d'un moulin à St-Nicolas

  • Invasion de la Pointe-Lévy par les troupes anglaises de l'amiral Phips du 16 au 24 octobre :

Guillaume Couture, capitaine de la milice de la Pointe-Lévy, repoussa les troupes de l'amiral William Phips à la Pointe-Lévy (secteur Lauzon), lors de la première tentative d'invasion de Québec du 16 au 24 octobre. Couture avait 72 ans.

  • Arrivée du premier curé de la seigneurie de Lauzon :

De 1647 à 1690, les offices religieux étaient célébrés par des pères Jésuites. Guillaume Couture fit la demande auprès du diocèse de Québec pour obtenir le premier curé de Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy (qui deviendra officiellement une paroisse en 1694). L'abbé Philippe Boucher sera nommé curé jusqu'en 1721, année de son décès.

  • À St-Nicolas, on début la construction d'une chapelle et du premier moulin de St-Nicolas à l'anse aux Hirondelles.

1694 : Fondation de la première paroisse à la Pointe-Lévy et attribution du nom St-Nicolas

Érection canonique de la première paroisse de la Rive-Sud de Québec. St-Joseph de la Pointe-Lévy :

Le 18 septembre 1694, Mgr de Saint-Vallier (deuxième évêque de Québec) érigea canoniquement la paroisse Pointe-de-Lévy sous le vocable de Saint-Joseph. Son territoire couvre une grande partie de la seigneurie de Lauzon. Le premier curé, l'abbé Philippe Boucher était arrivé en 1690 à la Pointe-Lévy.

Attribution officielle du nom St-Nicolas :

À l'occasion de son érection canonique et à la demande de Claude de Bermen de La Martinière (1636-1719), membre du Conseil souverain et administrateur de la seigneurie de Lauzon de 1668 à 1681. Il désirait enchâsser dans le paysage de la Nouvelle-France l'appellation de sa paroisse d'origine, Saint-Nicolas-de-la-Ferté du petit pays de Thymerais ou Thimerais (pays du Perche, aujourd'hui Eure-et-Loir), dans le diocèse de Chartres en Normandie. L'endroit évoque probablement aussi le célèbre saint Nicolas, évêque du IVe siècle, dont la fête est célébrée le 6 décembre et qui apporte aux petits enfants, cadeaux et jouets au temps des Fêtes. Le premier curé résidant sera nommé et on procéda à l'ouverture des registres de la paroisse.

Arrivée des premiers colons dans le secteur de la future ville de Saint-David-de-l'Auberivière.

1699 : Le seigneur Thomas Bertrand vend la seigneurie de Lauzon

Le 14 octobre 1699, Thomas Bertrand vend la seigneurie de Lauzon à François-Madeleine Ruette d'Auteuil et de Monceaux au nom de Georges Régnard Duplessis. Il sera seigneur de la seigneurie de Lauzon jusqu'en 1714.

Le XVIIIe siècle - Fin de la Nouvelle-France par l'invasion des troupes de Wolfe et l'évolution du territoire sous le régime britannique

1701 : Décès de Guillaume Couture à l'Hôtel-Dieu de Québec

Selon les registres de l'Hôtel-Dieu de Québec, il est décédé le 4 avril à l'âge de 83 ans. Certains historiens croient que Guillaume Couture serait probablement mort de la petite vérole à l'hiver de 1701, car une épidémie terrible eut lieu dans la région de Québec. On ne connaît pas l'emplacement de sa sépulture, car cette information est manquante dans les registres de la paroisse. Seul le registre de l'Hôtel-Dieu de Québec confirme son décès. Certains historiens croient qu'il serait enterré possiblement dans une fosse commune à Québec ou dans le cimetière l'Hôtel-Dieu de Québec. Il est fort probable qu'il fut enterré dans ce cimetière, car son voisin François Bissot y fut enterré en 1673. L'épouse de Couture, Anne Aymard (Esmard), née à Niort (dans le Poitou) en 1627, l'avait précédé de peu. Elle est décédée le 15 janvier 1700. Étonnamment, son décès est inscrit dans les registres de la paroisse et elle fut inhumée au cimetière de la Pointe-Lévy[15]. Malheureusement, son corps fut peut-être transféré dans l'actuel cimetière en 1874-1875. On ne connaît pas l'emplacement de sa sépulture, mais il se pourrait qu'elle fut enterrée dans la crypte de l'église Saint-Joseph. Une hypothèse suppose que les restes de Guillaume Couture et Anne Aymard pourraient se trouver à cet endroit. Aucun archéologue n'a fouillé ce dossier. René Lévesque (archéologue) avait l'intention de trouver la sépulture du premier colon de la Pointe-Lévy, mais il est malheureusement décédé le 10 février 2007, sans avoir pu découvrir, dans un premier temps, le tombeau de Samuel de Champlain.

1713 : Création du chemin du roi sur la Rive-Sud

Tracé sur une lieue d'étendue entre et la Pointe de Lévy et le chemin de Montapeine (secteur seigneurie de Vincennes), le chemin du roi devait avoir une largeur de 20 pieds. Ce nouveau chemin remplace le chemin de la grève Jolliet. Une partie de ce tracé correspond à l'actuelle rue St-Joseph[16].

1714 : Le seigneur Georges Régnard Duplessis vend la seigneurie de Lauzon

Le 28 mars 1714, la seigneurie de Lauzon est vendue par Georges Régnard Duplessis à Étienne Charest et son épouse Catherine Trottier Desaulniers.

1721 : Agrandissement de l'église St-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy et construction de la première église de St-Nicolas

La population augmente à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy et l'église sera considérablement agrandie par l'ajout d'une abside circulaire. Elle mesurait 70 X 40 pieds soit 30 X 10 pieds de plus que l'église construite en 1675. Cinq statues seront installées dans cinq niches sur le portail. Un clocher sera construit pour y ajouter une cloche. L'intérieur sera mieux aménagé et mieux décoré[17].

1722 : La paroisse Saint-Joseph de la Pointe-Lévy est nommée civilement

Fondée officiellement en 1679, la première paroisse fut érigée canoniquement en 1694 et civilement en 1722, Elle reçut le nom de Saint-Joseph, auquel on accole rapidement celui de Pointe-(de-)Lévy, tiré du lieu géographique où elle se situe. Toutefois, certains documents l'identifient sous l'appellation de Saint-Joseph-de-Lauzon.

1724 : Vente de l'arrière-fief Saint-Villemay par l'Hôtel-Dieu de Québec à Florent de la Cetière

Le 22 janvier, l'Hôtel-Dieu de Québec vend l'arrière-fief Saint-Villemay à Florent de la Cetière (Citière)(1668 - 1728). Il fut soldat de la garnison à Québec en 1695, juge en 1696, cabaretier et notaire royal de 1702 à 1728.

1728 : Inauguration de la deuxième église de St-Nicolas

1730 : Premier feu d'artifice de St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy en l'honneur du dauphin Louis-Ferdinand de France

Le 11 septembre 1730, un feu d'artifice eut lieu pour souligner un heureux événement; la naissance du fils de Louis XV dit le Bien-Aimé. Le 4 septembre 1729, Marie Leszczyńska, l'épouse du roi, donnait naissance à Louis-Ferdinand de France (Louis de France) qui devient le dauphin de la couronne française. La nouvelle parvint en retard à Québec, soit le 1er avril 1730. Le gouverneur de la Nouvelle-France, Charles de la Boische, marquis de Beauharnois, décida d'organiser des fêtes grandioses[18]. Le feu d'artifice eut lieu à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy devant le château Saint-Louis. On estime qu son emplacement était situé approximativement sur la « butte à Martineau » ou dans le canton Labadie (secteur de l'ancienne côte Labadie). Un texte de l'époque décrit le feu d'artifice comme suit : « Il parut de son centre un flèche, de laquelle partit nombre de fusées de différents goûts. avec un soleil qui monta du bas en haut, et d'autres à tous les coins. Dans les flancs, il y avait un « Vive le Roi », formé par des lumières artificielles qu'on distinguait d'une demi-lieue »[19]. Louis de France n'a jamais accédé au trône, car il mourut de la tuberculose en 1765, soit neuf ans avant son père. Le dauphin de France était le père des rois Louis XVI (1754-1793), Louis XVIII (1755-1824) et Charles X (1757-1836).

1737 : Concession d'une seigneurie au sud de la seigneurie de Lauzon par le gouverneur Charles de La Boische, marquis de Beauharnois à François-Étienne Cugnet

Le 15 avril 1737, le gouverneur Charles de La Boische, marquis de Beauharnois concède une seigneurie située à l'arrière de la seigneurie à François-Étienne Cugnet (propriétaire des Forges du Saint-Maurice en 1735). Cette concession mesure 3 lieues de front sur la rivière Chaudière par 2 lieues de profondeur. Elle était située au sud de la seigneurie de Lauzon, sur le versant gauche de la rivière Chaudière, en face de la seigneurie de Jolliet. Elle portera le nom de seigneurie de Saint-Étienne.

1739 : L'arrière-fief Saint-Nicolas est cédé aux jésuites par le Séminaire de Québec en échange de la seigneurie de L'Île-Jésus (aujourd'hui Ville de Laval)

Le tout sera cédé par le Séminaire de Québec le 20 octobre 1739.

1751 : La seigneurie de Saint-Étienne passe aux mains des enfants de François-Joseph Cugnet

François-Étienne Cugnet meurt le 9 août 1751 et sa seigneurie sera léguée à ses enfants. Son fils aîné, François-Joseph Cugnet, reçoit (4/8) et les autres enfants auront leur part d'héritage. Baptiste (1/8), Thomas-Marie (1/8), Gilles-Louis (1/8) et Louise(1/8).

1753 : François-Joseph Cugnet films doit rembourser une dette. Il cède sa part d'héritage ainsi que tous ses droits dans la seigneurie de Saint-Étienne

1754 : Nomination de l'abbé Charles-Marie-Madeleine Youville Dufrost à titre de curé de la paroisse Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy

Né à Montréal le 18 juillet 1729, fils de François-Madeleine d’Youville et de Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais (1701-1771) connue sous le titre de Sainte Marguerite d'Youville, fondatrice des Sœurs de la Charité de l’Hôpital Général de Montréal, dites soeurs grises. En 1742, il entreprit ses études au séminaire de Québec et il fut ordonné prêtre le 26 août 1752. Il sera nommé le 15 octobre 1754 pour remplacer l'abbé Louis-Joseph Mercereau. sera en place à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy de 1754 à 1759 et de 1761 à 1774. L'abbé Charles d'Youville Dufrost est aussi connu comme étant le premier biographe de sa mère.

1757 : La mère et les frères de François-Joseph Cugnet (fils) lui cèdent les 3/4 de la seigneurie à l'occasion de son mariage avec Marie-Josephte LaFontaine de Belcour

Le tout sera signé le 14 février 1757.

1758 : Visite unique de Mgr Henri-Marie Dubreil de Pontbriand à la St-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy

Seule et unique visite pastorale de Mgr Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, archevêque de Québec, qui eut lieu pendant les cinq années du ministère de l'abbé d'Youville Dufrost à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy.

1759 : Deuxième invasion britannique de la Pointe-Lévy de juin à septembre par les troupes du général Monckton

  • L'invasion britannique débuta sur la Côte-du-Sud au mois de mai.
  • Le 20 mai, le gouverneur Pierre de Rigaud de Vaudreuil ordonna aux capitaines de milice de se tenir prêt et de préparer leurs compagnies pour une attaque imminente des Britanniques. Des enfants âgés de 12 ans jusqu'aux vieillards âgés de 80 ans s'enrôlaient volontairement. Chaque milicien devait apporter des vivres pour six jours.
  • Le 5 juin, Mgr Henri-Marie Dubreil de Pontbriand ordonna aux curés de suivre les ordres du gouverneur de Vaudreuil et de se réfugier dans les bois avec leurs paroissiens, tout en apportant les biens précieux des églises. Le curé Charles d'Youville Dufrost (fils de Sainte-Marguerite d'Youville) de la Pointe-Lévy ira se réfugier dans les bois, du côté de St-Henri (-de-Lévis), avec 287 paroissiens, ainsi que les registres et certains articles liturgiques de sa paroisse.
  • 30 juin 1759: Invasion de la Pointe-Lévy par les troupes britanniques du major-général James Wolfe, sous le commandement du général Robert Monckton à l'est de la Pointe-Lévy et du lieutenant-colonel Ralph Burton installé devant Québec.

Les troupes britanniques de Monckton avaient quittés Beaumont le 29 juin en direction de Pointe-Lévy. Ils empruntèrent le chemin du roi (l'actuelle rue St-Joseph) pour se rendre au cœur du village de Pointe-Lévy. Le combat débuta au pied du ruisseau qui sépare les premières concessions de Guillaume Couture et de François Bissot. Le ruisseau traversait le chemin royal (la rue St-Joseph). Deux officiers écossais furent tués pendant qu'ils puisaient de l'eau dans le ruisseau, lorsque les troupes du 78th Fraser Highlanders firent un arrêt près de l'église. Les tirs cachés des miliciens provenaient de la crête de la falaise rocheuse qui domine le village (derrière l'actuel presbytère et l'actuel couvent Jésus-Marie), du presbytère et de l'église abandonnée. Tous s'étaient retranchés pour attendre l'ennemi au matin du 30 juin.

La brigade de Monckton était composée de 2092 hommes[20] :

  • Le 15e régiment (York, East Riding - Regiment of Foot) dirigé par le major Paulus Æmilius Irving et constitué de 406 soldats.
  • Le 43e régiment (Monmouthshire Light Infantry - Regiment of Foot) dirigé par le lieutenant-colonel James et constitué de 321 soldats.
  • Le 48e régiment (Northamptonshire - Regiment of Foot) dirigé par le lieutenant-colonel Ralph Burton et constitué de 683 soldats.
  • Le 78e régiment ((Fraser's Highlanders) - (Ross-Shire Buffs) Regiment of Foot) dirigé par le lieutenant-colonel Simon Fraser et constitué de 682 montagnards écossais.

Les renforts britanniques arrivèrent vers cinq ou six heures du soir. Les troupes du lieutenant-colonel Ralph Burton arrivèrent en renfort vers dix heures du soir, surpris de voir aucune batterie et aucun retranchement dans le village de la Pointe-Lévy.

Étienne Charest, septième seigneur de la seigneurie de Lauzon et capitaine de milice de Pointe-Lévy :

Il offrit une dure résistance aux troupes de Robert Monckton. Il était assisté de quarante à cinquante miliciens et d'environ 300 Abénaquis et alliés amérindiens. Ce fut une résistance solide contre 2000 militaires britanniques qui durera un mois. Une nouvelle tentative de reconquête française eut lieu en février 1760, avec l'aide du capitaine St-Martin, mais elle échoua. Après la Conquête, le seigneur Charest vendit sa seigneurie au général Murray (gouverneur de Québec dès après la Conquête). Il se retira avec sa famille à Loches en France où il mourut le 6 août 1783. Son acte de sépulture le disait «cy devant seigneur de la seigneurie de la pointe de Lévy en Canada, commandant des volontaires canadiens, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis»[21]. Il semble qu'Étienne Charest fut le seul milicien canadien qui reçut le titre de chevalier; cet honneur lui fut conféré le 18 janvier 1776 pour services rendus en tant que capitaine de milice de la Pointe-Lévy.

  • 300 maisons de la Pointe-Lévy seront incendiées par les Britanniques.
  • Le 24 juillet, le curé d'Youville Dufrost sera finalement détenu par les troupes du major John Dalling jusqu'en septembre. Le major s'y était rendu pour chercher des ravitaillements et reçut l'ordre de ramener les réfugiés. Pendant ce temps, les registres restèrent cachés dans un four à chaux, ce qui expliquerait les altérations et les lacunes de cette période. La domination britannique sera forte à partir de cette date.
  • Québec sera bombardé à partir des falaises de Pointe-Lévy, notamment par les canons de l'armée du lieutenant-colonel Ralph Burton. La redoute Burton était installée sur l'emplacement de l'actuelle église Notre-Dame du Vieux-Lévis. Plusieurs batteries de canons étaient installées sur le bord de la falaise. Des batteries de canons étaient aussi installées sur la côte de Lauzon, près de l'église St-Joseph, dans le coeur du petit village et à l'entrée de l'ancienne paroisse de Bienville.

Le bombardement de Québec à partir d'une falaise de la Pointe-Lévy :

Les canons anglais étaient situés sur la falaise du terrain de l'École Marcelle-Mallet (anciennement le Couvent de Lévis). C'est à partir de cet endroit que la Ville de Québec fut bombardée pendant 70 jours. En 1858, on pouvait encore apercevoir les tranchées anglaises lors de la construction du couvent.

La paroisse Saint-Nicolas sera occupée par les envahisseurs britanniques qui s'étaient installés dans l'église.

Le rapatriement du corps du général Wolfe à l'église St-Joseph :

  • Décès de Wolfe et Montcalm le 13 septembre 1759 :

Le général James Wolfe et le marquis Louis-Joseph de Montcalm furent tués sur les plaines d'Abraham. Après la bataille, le corps de Wolfe fut transporté à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy sur la rive-sud de Québec. Son corps fut déposé (et non enterré) temporairement dans l'église St-Joseph de la Pointe-Lévy (secteur Lauzon à Lévis). L'église fut réquisitionnée par l'armée britannique pour servir d'hôpital militaire. C'est à cet endroit que se situait le camp de Monckton. Le général Monckton fera percer des meurtrières dans les murs et tout le mobilié sera défait ou détruit. Wolfe serait mort d'une infection à la suite d'une blessure au poignet.

  • Embaumement du corps de Wolfe à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy :

Le 14 septembre, à 11h00 du matin, le corps embaumé de Wolfe fut retourné en Grande-Bretagne, à bord du navire le Royal William. Le navire arriva au port de Portsmouth, le 18 novembre, pour être ensuite transporté à Londres. Son corps fut placé à l'église St-Alfege de Greenwich (district londonien)[22].

  • Monckton informe William Pitt pour lui annoncer la défaite française :

Le 15 septembre 1759, Monckton est au presbytère de Pointe-Lévy et il écrit une lettre pour annoncer la défaite française au Secrétaire d'État à la guerre William Pitt l'Ancien[23].

1760 : Tentative pour reconquérir la Rive-Sud de Québec par les troupes du capitaine St-Martin

Au début du mois de février 1760, à la suite d'escarmouches dirigées par le capitaine St-Martin, sept morts sont trouvés dans l'église St-Joseph et dans le presbytère. Le 13 février 1760, le gouverneur James Murray fait traverser environ 1200 hommes sur la rive-sud pour en chasser les soldats français. À la suite de la capitulation du 26 février, on fait les réparations les plus urgentes. Après un certain temps, le curé Charles d'Youville Dufrost finit par rentrer dans les bonnes grâces du gouverneur Murray et la vie reprend son cours.

1763 : Exposition du corps de « La Corriveau » à la Pointe-Lévy

Le 18 avril 1763, Marie-Josephte Corriveau (dite La Corriveau) sera exécutée à Québec sur la Buttes-à-Nepveu des Plaines d'Abraham pour avoir assassiné ses deux maris. Elle sera pendue et exposée dans une cage (une première en Amérique du Nord - cette pratique britannique datait du Moyen-âge.) au croisement des quatre routes principales à l'époque nommé « La fourche des chemins », près de l'emplacement du monument de Tempérance de St-Joseph de Lévis. Il s'agissait d'une colonne dont l'emplacement était accessible par un escalier et elle était située sur un terrain élevé situé entre le Boulevard de l'Entente et la rue St-Joseph[24]. Le corps de « la Corriveau » fut exposé à la Pointe-Lévy jusqu'au 25 mai et il fut retiré sous l'ordre du gouverneur James Murray. En 1849, la cage fut retrouvée dans le cimetière de l'église St-Joseph de la Pointe-Lévy[25]. Elle aurait été volée dans le sous-sol de l'église et elle fut acquise par la suite par le cirque de Phineas Taylor Barnum entre 1871 et 1881 pour être exposée à titre d'objet macabre. Elle portait l'inscription « From Quebec ». Par la suite, elle aurait été acquise et exposée au Boston Museum au début des années 1900. Elle aurait été détruite à la suite de l'incendie du musée.

1765 : Étienne Charest fils et Jacques Charly vendent la seigneurie de Lauzon à James Murray

Le 12 février 1765, la vente sera conclue et le gouverneur James Murray devient officiellement le neuvième seigneur.

1774 : La seigneurie de Lauzon est louée à Henry Caldwell

Le 7 avril 1774, le tout sera signé par un bail à ferme d'une durée de 99 ans.

1775 : Les troupes du général Benedict Arnold occupent la Pointe-Lévy lors de la Bataille de Québec

En avril 1775, la Guerre d’indépendance américaine débute avec la bataille de Lexington et Concord, près de Boston. Elle oppose l’armée britannique et l’armée continentale commandée par George Washington. En juin 1775, le général de division Philip Schuyler, commandant du Département du Nord, échafaude un plan visant à envahir le Canada par les terres à partir de Fort St. Johns, à l'extrémité nord du lac Champlain, en descendant la rivière Richelieu jusqu'à Montréal. Le but est de priver les Loyalistes d'une importante base arrière d'où ils peuvent attaquer New York. Le commandement de cette force est remis au général Richard Montgomery. Benedict Arnold propose qu'une seconde force, agissant de concert avec celle de Schuyler, attaque en remontant la rivière Kennebec, dans le Maine, puis descende la rivière Chaudière jusqu'à la ville de Québec. Il croit qu'une fois Montréal et Québec tombées, les colons francophones du Canada rallieront la révolution contre les Anglais. Le général George Washington et le Congrès continental approuvent cet amendement et nomment Arnold colonel de l'Armée continental. Il doit mener l'attaque sur Québec. Le 9 novembre 1775, Arnold arrive à la Pointe-Lévy et il sera rejoint par 500 soldats le 14 novembre. Son quartier-général était située dans le Vieux-Lévis, approximativement dans la zone qui englobe le début de la rue Wolfe et à mi-chemin de la Côte du Passage, ainsi que la compagnie Les Scies Mercier Inc. Le 31 décembre 1775, une tentative américaine de s'emparer de la ville de Québec et de gagner le soutien des Canadiens dans le cadre de la Guerre d'Indépendance. Les mauvaises conditions hivernales vont conduire à la défaites des Américains.

1780 : Ouverture des registres de la paroisse Saint-Henri-de-Lauzon

Paroisse de la seigneurie de Lauzon située au sud de sa limite territoriale.

1781 : La seigneurie de Saint-Étienne appartient à François-Joseph Cugnet et aux enfants de sa fille Louise

Le 12 janvier 1781, François-Joseph Cugnet qui possède (7/8) de la seigneurie de Saint-Étienne cède une partie de sa possession (1/8) aux enfants de sa fille Louise-Charlotte Cugnet, mariée à Antoine Juchereau Duchesnay (député de Buckingham en 1792 et membre du Conseil exécutif du 29 décembre 1794 jusqu'à son décès en 1806.).

1783 : Construction des premiers trottoirs du chemin du roi

Tracé en 1713, le chemin du roi (aujourd'hui la rue St-Joseph) eut ses premiers trottoirs[26].

1787 : Visite du prince William Henry (futur roi Guillaume IV du Royaume-Uni) à Pointe-Lévy

La frégate Pegasus armée de 28 canots fit une escale au port de Québec. Elle était commandée par le prince William Henry (Guillaume Henry), duc de Clarence. Il était âgé de 22 ans et il était le troisième fils du roi Georges III. Le 6 octobre 1787, le prince débarqua à la Pointe-Lévy avec plusieurs de ses officiers, dans le but de visiter par curiosité quelques maisons d'habitants. Le prince entra dans une maison et il rencontra une femme et il lui demanda une terrine de lait. Elle lui répondit par un air farouche qu'elle lui en donnerait à la condition d'être payé, car plusieurs officiers venaient boire du lait ou manger, mais ils s'en retournaient sans payer. Le prince la rassura et il paya son dû. Il donna une portugaise (écu de l'époque) à la femme. Elle répondit avec colère qu'il ne valait pas mieux que les autres en disant : « Ils me présentent des portugaises à changer pour un demi-schelling; c'est bien me dire qu'ils ne veulent pas payer, car le moyen, qu'une pauvre femme comme moi puisse changer une portugaise, moi qui ai à peine de quoi acheter du pain »[27]. Les officiers informèrent la femme qu'elle s'adressait à un prince. Elle répondit : « Quand ce serait le roi, ce serait tout la même chose, il ne doit pas prendre ce qui m'appartient sans le payer. ». William Henry répondit : « Eh! bien ne vous fâchez pas, la bonne mère, prenez cette portugaise, c'est pour vous récompenser de ceux qui ne vous ont pas payée. ». La femme fut tout de même heureuse de rencontrer le prince dans sa demeure.

William Henry accéda au trône à titre de roi du Royaume-Uni et roi de Hanovre le 26 juin 1830. Il succéda à son frère aîné George IV (1762-1830), roi de 1820 à 1830, sous le nom de Guillaume IV. Guillaume IV appartenait à la Maison de Hanovre, issue de la Maison de Brunswick (Brunswick-Luneburg) elle-même issue de la Maison d'Este, descendante des ducs de Toscane. Il fut le dernier roi du Royaume-Uni de la lignée des Hanovre. À la suite de son décès, il fut remplacé par sa nièce, la princesse Alexandrina Victoria de Wettin (1819-1901), qui devint la reine Victoria du Royaume-Uni de 1838 à 1901.

1789 : Construction de la chapelle de procession Sainte-Anne à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy et fondation du village de Sarosto

  • Construction de la chapelle Sainte-Anne à St-Joseph de la Pointe-Lévy :

Le 7 juin 1789, M. Joseph Samson fit le don d'un terrain au curé Thos. Berthiaume. Elle est située sur la rue St-Joseph devant la rue Sainte-Catherine. Elle est actuellement la plus ancienne chapelle de procession du secteur est de Lévis. Elle est unique au niveau architectural, car c'est la seule chapelle de procession de la Province du Québec qui possède une sacristie construite en 1894. Elle était utilisée lors des grandes fêtes religieuses, dont celle de la fête de sainte Anne. Il semble que la chapelle fut nommée en l'honneur de sainte Anne, car elle était située près de l'arrière-fief Sainte-Anne qui appartenait aux Ursulines de Québec. Elle fut restaurée et réaménagée en 1891 sous la direction du curé Édouard-Séverin Fafard du village de Lauzon. La première messe fut célébrée le 26 juillet 1893.

  • Apparition du petit village de Sarosto sur les cartes toponymiques :

Sarosto fut l'un des premiers lieux colonisés à l'intérieur des terres de la seigneurie de Lauzon, après le secteur de St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy situé plus au sud du St-Laurent. Ce toponyme est apparu pour la première fois dans les documents officiels vers la fin du XVIIIe siècle. Sur une carte de l'arpenteur Pierre Lambert, créée en 1828, le toponyme était orthographié Sarasteau. Il est localisé sur le tracé du Troisième Rang du fief de St. Vilmay, entre le Deuxième Rang (Coutance) et le Quatrième Rang (Brise-Culotte). Selon la carte du comté de Lévis de 1937, le secteur fut établi d'après les plans du cadastre inscrit Rang Sarasteau du côté nord-ouest de la route Lévis-Jackman, alors que le rang Coutance en occupe le côté sud-est. Cependant, les opinions varient selon certains grands historiens québécois. Selon le célèbre historien Pierre-Georges Roy, le toponyme proviendrait du mot abénaquis Sarasteku qui signifierait « rivière dont le lit renferme du clinquant ». Son frère, l'historien Joseph-Edmond Roy, estime que le toponyme Sarosto serait un nom qui aurait été déplacé dans les régions plus à l'est où il a pu désigner la rivière Saint-Jean. La route de Lévis (l'actuelle route Kennedy), en direction de la Beauce et de l'État du Maine, portait le nom de Sarosto vers 1830. Cette route passait par les villages voisins de Pintendre, Saint-Henri-de-Lévis, sur l'Etchemin, avant d'atteindre la vallée de la Chaudière. De nos jours, c'est cette même route qui permet d'accéder à la vallée de l'Etchemin. L'usage populaire a parfois écrit Saint-Roustaud (prononcé Sorosto de nos jours Sorosto par les gens de plus de 70 ans) au lieu de Sarosto. Ce secteur est aujourd'hui intégré au centre-ville de Lévis. Il est situé au croisement de l'autoroute Jean-Lesage et de la route du Président-Kennedy. C'est une partie de l'histoire lévisienne qui est presque oubliée de nos jours.

Le XIXe siècle - Important développement économique et industriel, la fin de la seigneurie de Lauzon et la fondation de nouvelles municipalités sur la Rive-Sud de Québec

1801 : Henry Caldwell achète officiellement la seigneurie de Lauzon

Il avait loué la seigneurie pour un bail d'une durée de 99 ans. L'achat sera signé le 28 février 1801.

1803 : John Caldwell achète la seigneurie de Saint-Étienne

Le 16 février 1803, Angélique Dupré, veuve de François-Joseph Cugnet, vend la seigneurie à Sir John Caldwell.

1805 : Ouverture d'une école royale à Pointe-Lévy sous la direction de François Malherbe

1811 : Premières démarches pour construire une église anglicane à la Pointe-Lévy

Le 10 octobre 1811, une assemblée fut organisée. Une liste de souscription fut ouverte et les principaux donateurs furent l'honorable John Caldwell, M. Robert Hamilton, John Davidson, Richard Lilliott et John Goudie pour un montant de 150 louis. La construction de la première anglicane était évaluée à 250 louis. Construite en bois, elle était située près de la rue Notre-Dame où résidaient à l'époque messieurs Étienne Samson (employé civil) et Joseph Carrier (voyageur de commerce). Seul un petit sentier menait à cette église car la rue Wolfe n'existait pas à cette époque.

1814 : Première concession à la Concession Saint-Augustin

Ce territoire nommé en l'honneur du premier concessionnaire de terrains Augustin Couture. Elle sera la future municipalité de Sainte-Hélène-de-Breakeyville.

1815 : Acquisition de la seigneurie de Lauzon par John Caldwell

1816 : Ouverture d'une école royale à Saint-Nicolas sous la direction d'Ignace McDonald

1818 : Création du secteur d'Aubigny, instauration du bateau à vapeur "Lauzon" par Sir John Caldwell et construction du premier pont de la rivière Etchemin

  • Sir John Caldwell procède au développement du secteur de la falaise près du secteur anglophone :

Ce secteur deviendra officiellement une ville qui sera identifiée officiellement vers 1849 jusqu'en 1861. Il fera construire aussi le premier traversier à vapeur nommé « Lauzon ».

  • Le premier pont de la rivière Etchemin sera construit à Saint-Romuald.

1820 : Premier registre de la mission anglicane de Pointe-Lévis et premier baptême dans l'église anglicane

  • Le premier registre fut paraphé par un juge de la Cour du banc du roi le 10 février 1820.
  • Premier baptême anglican à la Pointe-Lévis :

Le 9 mars 1820, le premier baptême fut célébré par le Révérend M. G.-J. Mountain, qui deviendra plus tard un évêque de l'église anglicane de Québec.

1821-1823 : Construction de la troisième église de St-Nicolas

Elle subira plusieurs modifications entre 1851 et 1906.

1822 : Construction de la chapelle St-François-Xavier

Elle est située dans le Vieux-Lauzon, près du pont de fer qui traverse la rue St-Joseph et du chantier maritime Industries Davie. Selon les documents officiels, il se pourrait qu'elle ait été construite en 1809, mais l'année 1822 est indiquée sur la façade. Il existe très peu d'informations sur son histoire. On sait qu'elle cependant qu'elle servait de charnier l'hiver. Les défunts en provenance des rangs est dans l'actuelle paroisse Sainte-Bernadette-Soubirous et Harlaka y étaient déposés. Plusieurs touristes allaient s'y recueillir l'été, en particulier des Américains. La chapelle fut en fonction jusqu'aux années 1960.

1825 : Création du chantier naval Davie (nommé aujourd'hui Davie Québec Inc.)

Fondé en premier lieu par le capitaine Allison Davie, constructeur de voiliers à gréement carré et de navires à vapeur destinés à la navigation sur le fleuve. Les travailleurs d'une génération à l'autre) ont effectué avec succès la transition de la voile à la vapeur, du bois à l'acier, adoptant de nouvelles technologies pour satisfaire aux nouveaux besoins. Les Industries Davie inc. ont effectué la construction, la conversion et la réparation de pétroliers, de cargos, de chalutiers, de traversiers, de navires de guerre et de plates-formes de forage offshore. Considéré depuis toujours comme un artisan de grande maîtrise, Davie a participé à la croissance et à l'indépendance du Canada maritime et fait partie de l'histoire de la marine commerciale et militaire canadienne. Le petit chantier A.C Davie entrera en fonction en 1829. Par l'initiative de George Taylor et d'Allison Davie, la Davie Shipbuildings a successivement appartenu à la Canada Steamship Lines (1920-1968), à Power Corporation (1968-1976), à Soconav (1976-1981), à Dome et Versatile (1981-1987) et à MIL-Davie (1987-1996), avant de passer dans le giron de la Dominion Bridge. Elle a déclaré faillite en 2006, mais elle a reprise ses activités en 2007 par l'entremise d'un acheteur norvégien TECO Management ASA renommé Davie Yards ASA. Le chantier se nomme aujourd'hui Davie Québec inc.

1828 : Année de développement économique et érection canonique de la paroisse St-Jean-Chrysostome

  • Instauration d'un bateau horse-boat pour la traverse Québec-Lévis :

Le premier horse-boat, mû par des roues à aubes, que faisaient tourner des chevaux. Les fermiers pouvaient donc apporter leurs produits au marché de Québec.

  • La paroisse de Saint-Jean-Chrysostome est érigée canoniquement le 25 novembre 1828 :

À l'origine, une portion de cet espace était identifiée comme le village de Taniata, nom amérindien encore mal expliqué, qui aurait pour signification peuplement de peupliers. la quatrième de la seigneurie de Lauzon, baptisée Saint-Jean-Chrysostome, et dont le territoire a été détaché de Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy. Cependant, elle avait porté un court laps de temps la dénomination de Saint-Jérôme en l'honneur de l'abbé Jérôme Demers (1774-1853), desservant à Saint-Nicolas. Elle sera érigée civilement en 1835. Son territoire couvre une partie sud de la seigneurie de Lauzon.

1829 : Saisie des biens de Sir John Caldwell

Le 21 septembre 1829, on effectue une saisie des biens de Sir John Caldwell. La seigneurie de Saint-Étienne est adjugée à un homme d'affaires de Québec nommé Johann Georg Pozer.

1830 : Incendie de l'église St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy, nomination du premier curé résidant de St-Jean-Chrysostome et ouverture du premier hôpital des fièvres

  • Incendie de l'église St-Joseph le 1er février :

La cause de l'incendie serait due à un vol. La troisième église sera construite moins d'un mois plus tard sur le même terrain entre 1830 et 1832. Elle mesurait 126 pieds par 45 pieds. Un sanctuaire de 37 pieds par 33 pieds sera ajouté, ainsi qu'une sacristie attenante de 40 pieds par 27½. Le devis fut préparé par l'abbé Confroy, curé de Boucherville, selon le plan type qui adopte la forme d'une croix latine. Ce plan fut conçu par le célèbre architecte Thomas Baillargé. C'est l'architecte François Fournier de Montmagny qui entreprit la charpente ainsi que les travaux de menuiserie et la décoration intérieure. Le maître-maçon était Charles Côté du Faubourg St-Louis à Québec. L'église sera ouverte au culte en 1832[28].

  • Ouverture officielle des registres de la paroisse Saint-Jean-Chrysostome.
  • Ouverture temporaire l'Hôpital des fièvres à Pointe-Lévis :

Il s'agissait d'un hôpital temporaire pour les maladies contagieuses qui était situé au pied de la Côte de la Cabane des Pères sur la grève du secteur de St-Antoine-de-Bienville. On y traitait les marins et les immigrants atteints de scarlatine, de la peste, de la petite vérole, la rougeole et le typhus. Le tout fut sous la direction du docteur Xavier Tessier, officier de santé. Selon lui, Pointe-Lévis représentait un endroit exceptionnel pour la salubrité, notamment par l'étendue de la surface du terrain constituée de roc et recouverte d'une légère couche de terre où le sol ne pouvait être cultivé. L'exposition aux vents nord-est et sud-est constituait un apport d'air frais pour les malades atteints d'une forte fièvre.

Au début de l'été 1830, un comité de la Chambre d'Assemblée décida de construire un hôpital temporaire sous les recommandations du docteur Jean Blanchet. On constata neuf patients étrangers sur dix qui étaient admis à l'hôpital civique de Québec. Selon lui, les soins médicaux offerts aux étrangers devaient être du ressort du gouvernement du Bas-Canada et non régis par les villes. À l'hôpital des fièvres de Pointe-Lévis, le nombre de patient s'élevait à 100 en 1830. On comptait 26 cas de petite vérole, dont le décès de deux bébés âgés de 7 mois et 6 mois. Ceux-ci moururent avant leur troisième journée d'hospitalisation. Le taux de mortalité était d'un mort sur 49 patients. En 1831, plus de 158 patients atteints de la petite vérole ou de la rougeole, furent admis à cet hôpital[29]. Consultez le site Wikimapia pour voir la localisation de la Côte de la cabane des pères.

1832 : Fermeture temporaire de l'Hôpital des fièvres de Pointe-Lévis à la suite des protestations des citoyens du secteur

Suite à la hausse du nombre de patients admis à l'hôpital des fièvres, les gens de Pointe-Lévis commencèrent à craindre l'éclosion d'une terrible épidémie et ils demandèrent à la Chambre du Bas-Canada d'agir au plus vite pour fermer cet hôpital. Une longue enquête débuta le 15 mars 1831 et il fut prouvé que seulement deux décès eurent lieu en 1830. Les docteurs Frémont et Blanchet, John Davidson et l'abbé anglican Patrick MacMahon déclarèrent la nécessité d'avoir cet hôpital à la Pointe-Lévis. Au printemps 1832, il fut décidé par le bureau de santé que l'hôpital des fiévreux de Pointe-Lévis ne serait pas mis en opération, en raison de son emplacement éloigné et désavantageuse selon les bilans de plusieurs rapports. De plus, les dépenses exigées pour son soutien étaient trop considérables. Cependant, le gouvernement vota un montant de 750 louis pour assurer sa continuité. C'est à partir de 1832 que le gouvernement du Bas-Canada procéda à l'ouverture de la station de quarantaine à la Grosse-Île située à 48 km en aval de Québec pour protéger le port de Québec et la région. Plusieurs immigrants européens, notamment Britanniques, des Irlandais, des Allemands et des Scandinaves vont passer par cette station jusqu'en 1937. Entre 1832 et 1913, 31 829 individus ont été hospitalisés à la Grosse-Île[30]. Malheureusement, les chiffres sont actuellement incomplets pour la période 1914-1937.

1833 : Érection canonique de la paroisse Saint-Henri-de-Lauzon

Le 25 mai 1833, l'église de St-Henri se détache officiellement la paroisse Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy. Le territoire de la nouvelle paroisse couvre une partie de la seigneurie de Lauzon au sud.

1836 : Faillite de Sir John Caldwell qui conduit à la dissolution de la seigneurie de Lauzon et décès d'Allison Davie

La faillite de Sir John Caldwell conduira à la dissolution de la seigneurie de Lauzon le 15 juillet 1836.

Allison Davie se noie en face de son chantier naval situé près de la traverse Lévis-Québec. Son épouse Elizabeth Taylor Davie devient la première femme au pays à diriger un chantier naval.

1844 : John Breakey fait l'acquisition d'une scierie à Sainte-Hélène-de-Breakeyville

1845: Créations de plusieurs municipalités dont Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy

  • Création de la municipalité de la paroisse de Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy :

Officialisée le 8 juin 1845, elle deviendra partie de la municipalité de comté en 1847. Elle deviendra partie de la municipalité de comté en 1847 et sera rétablie en 1855.

  • St-Henri devient une municipalité de paroisse.
  • St-Nicolas devient une municipalité de paroisse.
  • Saint-Jean-Chrysostome devient une municipalité de paroisse.

1846 : Construction du moulin de Chaudière Mills

En 1846, Charles King s'associe à son beau-frère Hans Denaston Breakey pour acheter des anciennes installations de John Caldwell à Chaudière Mills. Ils construiront un important moulin à scie pour y faire tailler des milliers de billots de pin jaune à Saint-Joseph de Beauce et dans le sud de la Beauce.

1847 : Première grande drave sur la rivière Chaudière et abolitions des municipalités de paroisses

  • La drave a lieu au printemps et elle amène les billots de pin jaune de la rivière Chaudière jusqu'à Chaudière Mills.
  • Le 1er septembre 1847, c'est l'abolition des municipalités de paroisses de Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy, St-Henri-de-Lauzon, St-Nicolas et St-Jean-Chrysostome.

1848: Construction de l'église de St-Jean-Chrysostôme (1848-1850) et début de la construction de la deuxième église anglicane de Pointe-Lévis

En 1848, l'église anglicane construite en 1811 était dans un état lamentable (presque en ruine). Les autorités anglicanes décidèrent de la reconstruire sur un autre terrain. Le 19 octobre 1848, le gouvernement donna un terrain d'une superficie de 40 785 pieds situé sur la rue Wolfe. Les plans de la nouvelle église furent conçu par l'architecte Edouard Stavely de Québec. Elle fut construite par Simon Peters au montant de 1425 louis, soit 1175 louis de plus que la construction de la première église. Un comité fut formé pour surveiller les travaux de construction. Il était composé de messieurs Horatio-Nelson Patton, Thomas Smits, George Chapman, Joseph Sample, Paul-John Charlton, John Tilley et Robert Sample.

1849 : Identification officielle de la Ville d'Aubigny (1849-1861) - section de la future ville de Lévis et découverte de la cage de Corriveau

Le nom de cette ville sera choisi en l'honneur du nom du duc de Richmond et d'Aubigny.

Découverte de la cage de la Corriveau :

Lors du creusage d'une fosse, la cage fut découverte dans le cimetière de l'église St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy. L'auteur et poète Louis Fréchette fut témoin de cette scène à l'âge de 10 ans.

1850 : Construction de l'école Saint-Joseph de Pointe-Lévis, inauguration de l'église anglicane et construction de l'église Notre-Dame

  • Début de la construction de l'école de Saint-Joseph de Pointe-Lévis.

La plus ancienne institution scolaire pour garçons. Elle deviendra un imposant ensemble composé de plusieurs ailes érigées entre 1850 et 1975. En 1883, on y ouvrit un pensionnat et la partie la plus ancienne sera rehaussée d'une toiture mansardée et d'une tour de type second Empire en 1885. L'école fut désignée sous plusieurs appellations : École académique, École supérieure Saint-Joseph, Collège de Lauzon, et finalement École primaire St-Joseph au début des années 1970. L'école Saint-Joseph est située dans le Vieux-Lauzon derrière l'église St-Joseph. L'école sera dirigé par les Clercs St-Viateur en 1876.

  • Inauguration de l'église anglicane de Pointe-Lévis sur la rue Wolfe :

Le 7 juillet 1850, l'église anglicane fut inaugurée après deux ans de travaux. Un grand nombre d'anglicans de Québec assistèrent à cet événement.

  • Début de la construction de l'église Notre-Dame-de-la-Victoire.

La construction de l'église débute en août 1850. Les plans furent créés par Charles Baillairgé et la réalisation fut supervisée par l'entrepreneur maçon David Dussault. La construction de la charpente et de la menuiserie fut effectuée par le sculpteur André Paquet. Un orgue construit par Louis Mitchell y sera installé en 1870 (le buffet de noyer noir a été conçu d'après les plans de Victor Bourgeau et vraisemblablement sculpté par Claude Dauphin de Montréal), modifié par Casavant en 1912 (opus 475) et restauré en 2000 par Casavant (opus 3803). Il compte aujourd'hui 42 jeux répartis sur 3 claviers et pédalier. Une crypte fut construite et 305 personnes[réf. nécessaire] y furent enterrées entre 1851 et 1977.

  • Construction de l'église anglicane dans le secteur d'Aubigny.

1851 : Érection canonique de la paroisse Notre-Dame-de-la-Victoire par détachement de celle de Saint-Joseph-de-Lévis et premier cimetière de la nouvelle paroisse

  • Inauguration de l'église Notre-Dame-de-la-Victoire à Pointe-Lévis :

Elle sera terminée en cette même année. À cette époque, elle était la deuxième plus grande église du Québec après celle de l'église Notre-Dame de Montréal. (date d'inauguration à ajouter)

  • Le 13 novembre 1851, le curé Joseph-David Déziel réalise son rêve de fonder une deuxième paroisse à Pointe-Lévis.
  • La première sépulture de la nouvelle paroisse de Notre-Dame-de-la-Victoire (ne pas confondre avec la paroisse de Québec), fondée en 1850, eut lieu en 1851 dans un cimetière alors situé sur la rue St-Georges, près de l'ancien Monastère de la Visitation. La crypte de l'église servait à l'inhumation des notables et des bourgeois importants. (ajouter la première sépulture dans la crypte)

1852 : Nomination de l'abbé Joseph-David Déziel à titre de premier curé résidant et constitution de la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Victoire

  • Ouverture officielle des registres de la paroisse Notre-Dame-de-la-Victoire.
  • Le 28 septembre 1852, la constitution de la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Victoire est établie.

1853 : Ouverture du Collège de Lévis, création du comté de Lévis et érection canonique de la paroisse St-Romuald-d'Etchemin

  • Le 15 septembre 1853, le curé Joseph-David Déziel assista à l’ouverture de cette école qu’il fonda. Une école qui offrait à cette époque les cours commerciaux, industriels et agricoles. Le corps professoral était composé de six professeurs, tous de la communauté des Frères des Écoles Chrétiennes. Le Collège de Lévis pouvait accueillir à cette époque 105 élèves, dont 22 pensionnaires et 83 externes. En 2003, son œuvre sera bonifiée de sept corps de bâtiment et de deux niveaux d’instruction comptant plus d’un millier de personnes. Parmi les anciens élèves, on compte notamment Alphonse Desjardins et l'ancien premier ministre du Québec Lomer Gouin qui y étudia en 1879.
  • Création du comté de Lévis :

Détaché du comté de Dorchester, ce nouveau comté est un territoire de 272 milles carrés qui s'étend de St-Antoine-de-Tilly au sud-ouest, jusqu’à St-Étienne-de-Beaumont, St-Charles-de-Bellechasse et St-Gervais au sud. Il sera nommé en l'honneur du chevalier François Gaston de Lévis (1719-1787), héros de la bataille de Sainte-Foy en 1760.

  • Érection canonique de la paroisse Saint-Romuald-d'Etchemin :

Le paroisse est née officiellement 18 novembre 1853. Celle-ci était auparavant reliée à la paroisse Saint-Jean-Chrysostome.

1854 : l'arrivée du chemin de fer à la Pointe-de-Lévis, abolition du régime seigneurial au Québec et nomination du premier curé résidant de Saint-Romuald-d'Etchemin

  • L'arrivée du chemin de fer :

Cela entraîne l’implantation du terminus du Grand Tronc à l’anse Tibbits. Il relie Lévis à Montréal, aux Maritimes et aux États près de la Nouvelle-Angleterre.

  • Abolition du régime seigneurial au Québec le 18 décembre 1854.
  • La paroisse Saint-Romuald-d'Etchemin est érigée civilement :

Le 24 mars 1854, Lord Walker Head décrète la reconnaissance civile de Saint-Romuald. En octobre de cette même année, l'abbé Pierre-Télesphore Sax est nommé premier curé-résident jusqu'en 1878.

1855 : Arrivée des sœurs de Jésus-Marie à Lauzon, construction de l'église et du cimetière de St-Romuald, création de nouvelles municipalités

  • Arrivée des sœurs de Jésus-Marie et fondation du premier couvent pour l'éducation des jeunes filles.
  • Fondation de la paroisse Notre-Dame-de-la-Victoire par le curé Déziel.
  • Construction de l'église de St-Romuald par Joseph et Louis Larose le 1er juillet 1855.
  • Le premier cimetière de St-Romuald :

C'est à partir de 1855, les défunts de la paroisse furent inhumés sur un terrain cédé plus tard au couvent Notre-Dame (aujourd'hui l'école Notre-Dame d'Etchemin), du côté est de l'église, de l'autre côté de la rue.

  • Constitution des municipalités de la paroisse Saint-Henri-de-Lauzon, Saint-Nicolas, Saint-Romuald-d'Etchemin (par détachement de la paroisse de Saint-Jean-Chrysostome) :

Saint-Romuald d'Etchemin : M. Édouard Lemieux sera nommé le premier maire de la municipalité, en compagnie des conseillers MM. John McCready, François-Xavier Guay, Narcisse Cantin, Anthime Côté, Thimothy Amiraux et Pierre Lagueux fils.

  • On fonda en même temps la corporation municipale de la paroisse Notre-Dame-de-la-Victoire. L'Hon. Joseph-Godéric Blanchet sera le premier maire de 1855 à 1861.

1857 : La seigneurie de Saint-Étienne appartient à William Pozer

La signature est effectuée le 10 novembre 1857.

1858 : Fondation du Couvent de Lévis et de la municipalité de St-Étienne-de-Lauzon

  • Fondation du Couvent de Lévis :

Mère Marcelle Mallet, fondatrice des Soeurs de la Charité de Québec, ouvrit cette école pour l'éducation des jeunes filles. Aujourd'hui c'est une école mixte depuis 1996 et elle porte le nom École Marcelle-Mallet.

  • Érection canonique de la paroisse et création de la municipalité de St-Étienne-de-Lauzon :

Le 1er décembre 1858, c'est l'érection canonique de la paroisse Saint-Étienne-de-Lauzon (par détachement de celles de Saint-Nicolas et Saint-Lambert). La paroisse fut érigée civilement en 1860 et son nom abrégé en Saint-Étienne en 1957. Son origine provient d'un titre honorifique pour célébrer la mémoire d'Étienne Baillargeon (1807-1870), curé de Saint-Nicolas de 1838 à 1870, et frère de monseigneur Charles-François Baillargeon (1798-1870), quinzième évêque de Québec (1867-1870). Pour ce qui est du constituant Lauzon, il marque l'inclusion du territoire dans la seigneurie de Lauzon, concédée à Simon Le Maître, prête-nom de Jean de Lauzon, par la Compagnie de la Nouvelle-France en 1636.

1859 : Charles King se retire de son association avec Hans Denaston Breakey

Hans Denaston Breakey prend le contrôle de la scierie de Chaudiere-Mills et il continue l'exploitation des forêts de la Beauce.

1860 : Constitution de la municipalité de la paroisse de Saint-Étienne-de-Lauzon

Le tout sera officialisé le 24 septembre 1860.

1861 : Fondation de la Ville de Lévis, constitution de la municipalité et du premier curé résidant de la paroisse Saint-Étienne-de-Lauzon

  • Fondation de Lévis :

En 1855, on assista à la naissance de la nouvelle municipalité de Notre-Dame-de-la-Victoire qui comprenait le territoire de Lévis. Auparavant, Le territoire du futur Lévis relevait du Conseil municipal de Dorchester No.2. La ville de Lévis s'en sépara en 1861 et la partie qui resta de cette municipalité devint alors le quartier Villemay (après la division qui forma la nouvelle Ville de Lévis), continua à exister jusqu’à son annexion à Lévis en 1916. Ce fut une initiative de Mgr Joseph-David Déziel. Le premier maire fut M. Louis Carrier qui sera en poste jusqu'en 1870. Le nom Lévis fut choisi en l'honneur de François-Gaston, chevalier, seigneur et duc de Lévis (1719-1787), héros de la bataille de Sainte-Foy en 1760, événement dont on venait de souligner le centenaire en élevant, en bordure du chemin Sainte-Foy, le monument des Braves[31]. La création de la charte incorporant la ville de Lévis eut lieu le 18 mai 1861. Le premier maire de Lévis élu fut Louis Carrier et le premier conseil de ville siégea le 6 août 1861. Le premier Hôtel de ville de Lévis était situé au 4, rue Wolfe dans la maison du notaire Léon Roy[32]. Il fut aussi situé à la traverse de Lévis dans le Hall Lauzon en 1865, où la première séance du Conseil de ville eu lieu le 9 janvier. la salle du Conseil et les bureaux furent logés à cet endroit jusqu'en 1885. De 1885 à 1965, il était situé sur la rue Fraser où il fut incendié accidentellement (lors de travaux) le 11 février 1965. Par la suite l'Hôtel de ville fut installé sur la côte du Passage jusqu'à la dernière fusion municipale de 2002. L'Hôtel de ville actuelle est situé au 2175, chemin du Fleuve dans le secteur de Saint-Romuald.

  • Le 1er janvier 1861, on adopte la constitution de la municipalité de Saint-Étienne-de-Lauzon :

La paroisse Saint-Étienne-de-Lauzon obtient son premier curé résident et on ouvre officiellement les registres de la paroisse.

1862 : Création du 17e Bataillon d'infanterie de milice de la Ville de Lévis

Ce bataillon fut fondé par l'honorable Joseph-Goderic Blanchet qui fut le premier commandant (lieutenant-colonel) de 1862 à 1884. Ce bataillon s'est distingué sur les champs de bataille en repoussant les Fenians en 1866 et en 1870-1871. En 1885, un certain nombre de soldats servirent lors de la rébellion de Louis Riel et d'autres furent envoyés en Égypte et en Afrique du Sud lors de la guerre des Boers de 1899-1902. Lors de la Première Guerre mondiale, les soldats et les officiers de Lévis furent par la suite affectés dans d'autres unités. Le 17e Bataillon d'infanterie deviendra le Régiment de Lévis en 1920. En 1954, ce régiment sera fusionné avec le Régiment de la Chaudière.

1863 : Constitution de la municipalité du village de Bienville

Le tout sera officialisé le 1er janvier 1863.

1864 : Fondation de l'industrie Carrier & Lainé

Cette entreprise abritait la plus grosse fonderie de Lévis au XIXe siècle. Elle fut en fonction de 1864 à 1884.

1865 : William et John Breakey prennent la direction de l'entreprise familiale, nouvel Hôtel de ville à Lévis et construction des forts de Lévis

  • William et John Breakey prennent la direction de l'entreprise familiale à la suite du décès de leur père Hans Denaston Breakey.
  • L'hôtel de ville de Lévis s'installe dans un deuxième bâtiment :

L'hôtel de ville sera relocalisé au Hall Lauzon près de la traverse de Lévis. La première séance du Conseil de ville eu lieu le 9 janvier. La salle du Conseil et les bureaux furent logés à cet endroit jusqu'en 1885.

1865-1872 : Construction des Forts de Lévis numéro un, numéro 2 et numéro 3

William Drummond Jervois, sous-inspecteur général des fortifications de Québec, est l'instigateur de ce projet de défense militaire. Les Forts-de-Lévis devaient protéger la ville de Québec et la Rive-Sud contre une invasion américaine qui n'eut jamais lieu. Le projet initial prévoyait la construction de cinq forts.

1867 : Obtention du statut de municipalité de village de Lauzon

Le 1er janvier 1867, la municipalité du village de Lauzon est officiellement fondée à la suite de son détachement de la municipalité de paroisse. La municipalité de St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy sera détachée de la municipalité du village de Lauzon pour devenir autonome jusqu'en 1989.

1870 : William Breakey se retire des affaires. John Breakey s'associe à son cousin Henry King et à James Palton sous la raison sociale Henry King & Company

1871 : L'entreprise Henry King & Company devient la King & Breakey et inauguration du nouveau cimetière de St-Romuald

  • La Henry King & Company de Chaudiere-Mills devient la King & Breakey à la suite du départ de James Palton.
  • Le nouveau cimetière de Saint-Romuald fut inauguré le (date à ajouter 1871).

1872 : Les frères George et Allison Davie, constructeurs de navires, achètent la cale sèche de Thomas Oliver et la déménagent près de l'anse aux Sauvages

1873 : Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Chaudière-Station à Saint-Rédempteur

1874-1875 : Inauguration du nouveau cimetière de Lauzon

En 1874, la Fabrique St-Joseph de Lauzon obtient un terrain, du département de la milice, correspondant à l'actuelle section Lauzon du cimetière Mont-Marie. Le nouveau cimetière fut béni le 24 juin 1875; une statue de Saint Joseph ainsi qu'une plaque commémorative en font foi, dans le quartier Sacré-Coeur. Peu après, tous les corps inhumés, autour l'église St-Joseph, ont été relocalisés dans le nouveau cimetière, dans un espace spécifique orné d'une statue de Sainte Anne érigée en hommage à tous les défunts déplacés de 1673 à 1875 (actuel quartier Ste-Anne). Quant aux résidents de la paroisse Ste-Bernadette-Soubirous, fondée en 1943, ses résidents sont généralement inhumés au cimetière de Lauzon.

1875 : Inauguration du chemin de fer entre Lévis et Halifax, érection canonique des paroisses Saint-David et Saint-Télesphore et construction de l'église de St-Romuald

  • Inauguration du chemin de fer entre Lévis et Halifax le 3 juillet 1875.
  • Érection canonique de la paroisse St-David de l'Auberivière :

Le 21 août 1875, c'est le décret d'érection canonique sous le vocable Saint-David en hommage au curé Joseph-David Déziel de Lévis. Jusqu'en 1851, les habitants de Saint-David ont fait partie de la paroisse St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy. De 1851 à 1878, le territoire de Saint-David a fait partie de la paroisse Notre-Dame-de-Lévis. Le premier curé de Saint-David était l'abbé Joseph-Étienne Martin.

Le 20 décembre 1875, elle sera affiliée à la paroisse Saint-David-de-l'Aube-Rivière qui s'est détachée de la paroisse Notre-Dame de Lévis. Les paroissiens devront se rendre à l'église de Saint-Romuald car aucun temple ne fut construit.

  • Construction de l'église de St-David-de-l'Auberivière :

(date à ajouter)

1876 : Arrivée des Clercs de St-Viateur, construction de la chapelle du Sacré-Coeur et créations des nouvelles municipalités de Saint-Télesphore et St-David-de-l'Auberivière

  • Arrivée des clercs de St-Viateur à Lauzon :

C'est le curé Édouard-Séverin Fafard qui procéda aux démarches afin d'amener les Clercs de St-Viateur. Il rencontra le Père Beaudry, un ardent propagandiste de la dévotion du Sacré-Coeur dans la région de Montréal. Notamment au collège de Joliette. Celui-ci demanda au Père Lajoie, supérieur provincial, des religieux pour l'instruction de garçons. 6 religieux firent leur arrivée à l'automne dont : les Frères Charles Pariseau, directeur, Joseph Pelletier (second directeur), Fabien Laforest et Thomas Connolly. Il y aura donc deux communautés religieuses qui enseigneront aux jeunes filles (les religieuses de Jésus-Marie) et aux jeunes garçons (les Clercs de St-Viateur). Originaires du diocèse de Lyon, ces communautés furent introduites au Canada par Monseigneur Ignace Bourget et elles se retrouveront à Lauzon dans la même paroisse. Les Clercs de St-Viateur allaient enseigner à 250 écoliers.

  • Construction de la chapelle du Sacré-Coeur au couvent Jésus-Marie :

Cette chapelle fut construite pour les religieuses Jésus-Marie grâce à l'initiative du curé Édouard-Séverin Fafard qui avait une grande dévotion au Sacré-Coeur.

  • Création de la municipalité de Saint-Télesphore (1876-1965) :

Le 26 avril 1876, la municipalité de Saint-Télesphore est inaugurée officiellement. Le secteur de cette municipalité était situé entre les anciennes villes de Saint-Romuald et Saint-David-de-l'Auberivière. Cette municipalité n'avait pas d'église sur son petit territoire. Le nom de Saint-Télesphore rappelle probablement l'abbé Pierre Télesphore Sax (1822-1881), premier curé de Saint-Romuald-d'Etchemin (1854-1878), alors que celui de Saint-Romuald évoque un bénédictin italien né à Ravenne en 952, fondateur des Camaldules, branche bénédictine vouée à la vie monastique. Il meurt en 1027 après avoir fondé plusieurs ermitages. On ignore si la présence de trappistes autrefois à Saint-Romuald a pu entraîner ce choix. La municipalité de Saint-Télesphore sera fusionnée avec la ville de Saint-Romuald en 1965 et la nouvelle ville portera le nom de Saint-Romuald d'Etchemin.

  • Saint-David-de-l'Auberivière devient une municipalité de paroisse :

Le 21 août 1876, c'est l'érection canonique de la paroisse Saint-David-de-l'Aube-Rivière par détachement de celle de Notre-Dame-des-Victoires. Le 13 novembre 1876, l'abbé Joseph-David Déziel (1806-1882), curé de Notre-Dame-de-la-Victoire (1851-1882) fonde cette nouvelle paroisse. La dénomination Saint-David fut choisie en son honneur. Quant à la seconde partie de la dénomination, elle fut choisie en l'honneur de monseigneur François-Louis de Pourroy de Lauberivière (1711-1740), cinquième évêque de Québec en 1739. Le plus jeune des évêques de Québec et celui dont l'épiscopat a été le plus bref. Il mourut tragiquement dû à une fièvre contractée sur le bateau, lors de la traversée de l'Atlantique en juin 1740.

1877 : Ouverture officielle des registres de la paroisse Saint-David-de-l'Auberivière et ouverture du cimetière de St-David

  • La première inhumation au cimetière de Saint-David, situé sur la rue St-Georges, eut lieu le 31 octobre 1877.

1878 : Inauguration de l'église Saint-David-de-l'Auberivière

L'église sera ouverte au culte le 19 décembre 1878.

1880 : Début de la construction d'un bassin de radoub (cale sèche Lorne) à Lauzon et l'abbé Joseph-David Déziel reçoit le titre de monseigneur

  • 225 hommes sont engagés pour excaver le site de la future cale sèche. La première pierre fut posée par le gouverneur général du Canada, le marquis de Lorne, le 17 juin. La cale sèche sera gérée par Georges Davie. Les années 1880 marquent le début et l'expansion du chantier Davie de Lauzon. La construction sera terminée en 1886.
  • Le curé Joseph-David Déziel de Lévis est nommé camerier secret :

Le 28 mars 1880, en hommage à son dévouement pour sa paroisse, le curé Joseph-David Déziel fut nommé camérier secret du pape Léon XIII. À titre honorifique, il reçut le titre de monseigneur.

1882 : George T. Davie acquiert l'Indian Cove West et décès de Mgr Joseph-David Déziel (fondateur de Lévis)

  • George Taylor Davie achète l'Indian Cove West (l'anse aux Sauvages située à Lauzon) de sa belle-mère, veuve de Duncan Patton.
  • Mgr Déziel est décédé le 25 juin 1882. Il est né à Maskinongé en 1806 et il fut le fondateur de Lévis, de deux paroisses, de deux écoles et d'un hospice.

1885 : Construction du nouvel Hôtel de ville de Lévis sur la rue Fraser et inauguration du monument de Mgr Déziel

  • L'Hôtel de ville de Lévis dans le Vieux-Lévis :

Le 28 avril 1885, on déménage les bureaux de la Corporation dans l'Hôtel de ville où le Conseil de ville tint sa première réunion le 4 mai 1885.

  • Monument en hommage à Mgr Joseph-David Déziel :

Le monument de Mgr Déziel est la première statue de bronze coulée au Canada. Elle fut coulée à l'usine Carrier & Lainé inc. en 1884. La statue fut installée dans un parc devant l'église Notre-Dame sur la rue Guénette. À l'origine, le monument faisait face à l'ouest (dos à l'église), mais il sera tourné vers l'est pour que les gens puissent l'admirer par la rue Guénette.

1886 : Fin des travaux de construction de la cale sèche Lorne du chantier Davie de Lauzon

Elle fut nommée en l'honneur du marquis de Lorne, gendre de la reine Victoria. Sa construction est évaluée à 90 000,00$.

1887 : La paroisse Notre-Dame de Lévis acquiert un terrain tout près du nouveau cimetière de Lauzon

Le nouveau cimetière fut béni le 27 juin 1887. La paroisse s'occupe d'y relocaliser les quelque 4400 défunts qui ont été inhumés sur la rue St-Georges (près du couvent des Visitandines) pendant près d'un quart de siècle.

1888 : Inauguration de la nouvelle avenue Mont-Marie, du nom de la montagne où se situe le cimetière et qui donnera par ailleurs son nom au cimetière lui-même

1890 : Décès de l'Hon. Joseph-Godéric Blanchet et terrible accident de chemin de fer de l'Intercolonial dans le village de Lauzon

  • L'Honorable Joseph-Godéric Blanchet meurt à Lévis :

Le 1er janvier Joseph-Godéric Blanchet est décédé à Lévis, à l'âge de 60 ans et 6 mois. Le 4 janvier 1890, il fut inhumé dans l'un des caveaux de la crypte de l'église Notre-Dame-de-la-Victoire.

  • Terrible accident ferroviaire dans le village de Lauzon :

Le 17 décembre 1890, Le convoi ferroviaire de l'Intercolonial, en provenance d'Halifax, déraille au niveau du pont de fer de la rue St-Joseph, près du chantier naval Davie à Lauzon. Environ quatre ou cinq wagons sont tombés sur la rue St-Joseph et devant plusieurs résidences. Il y eut plusieurs blessés et une dizaine de morts.

1892 : Ouverture de l'Hôtel-Dieu de Lévis et ouverture de l'École d'infirmières de l'Hôtel-Dieu de Lévis

L’histoire de l’Hôtel-Dieu de Lévis débuta en 1887. L’abbé Antoine Gauvreau demanda aux Augustines hospitalières de fonder un hôpital à Lévis. Le 30 octobre 1892, six religieuses augustines hospitalières arrivent dans la maison donnée par madame Caroline Lagueux. Cette demeure permet l'aménagement d'une salle de quinze lits, six chambres à un lit, un local polyvalent servant de pharmacie et au besoin de salle de chirurgie. En 1898, l’autorisation est donnée pour qu’un nouvel hôpital, d’une capacité de 100 lits, soit construit à côté de la maison Lagueux, située au 21 rue Notre-Dame devant le Collège de Lévis. Le bâtiment est actuellement la Résidence Déziel qui accueille les prêtres retraités. Puis, en 1929, l’Hôtel-Dieu de Lévis déménagera de nouveau sur le site actuel où il peut alors recevoir 234 patients. l'École d'infirmières de l'Hôtel-Dieu de Lévis suivra l'ouverture de l'hôpital.

1893 : George Davie acquiert la seconde moitié du terrain de Duncan Patton et ouverture du bureau de poste de Chaudière-Bassin

  • George Davie acquiert la seconde moitié du terrain de Duncan Patton, à l'est de Lauzonet forme la "Big Davie".
  • Chaudière-Bassin est un secteur résidentiel situé dans le secteur Saint-Romuald. Il, s'est développé sur les bords d'une anse passablement échancrée où s'effectue la confluence de la Chaudière et du Saint-Laurent. Un chemin de fer de service, en provenance de Breakeyville, y aboutissait autrefois et servait au transport du bois expédié outre-mer par le petit port voisin de New Liverpool situé à l'est. Le bureau de poste sera en fonction jusqu'en 1961.

1895 : Accident ferroviaire à Craig's Road Station

Le 9 juillet 1895, un terrible accident de chemin de fer survient à la station Craig's Road près de St-Rédempteur. 800 pèlerins en provenance de Sherbrooke sont en direction de Sainte-Anne-de-Beaupré à bord de 2 trains qui se suivent à 10 minutes d'intervalle. Le premier train s'arrête à la station Craig Road pour faire le plein d'eau et le second train le tamponne par l'arrière. Cela provoque son déraillement. Bilan de cette tragédie : 25 morts et 50 blessés. Il s'agit du deuxième plus gros accident ferroviaire de la Rive-Sud de Québec.

1896 : Construction de l'église Saint-Antoine de Bienville, nomination du premier curé résidant de Bienville et construction de la chapelle des Congréganistes à Lévis

  • Ouverture officielle des registres de la paroisse Saint-Antoine-de-Bienville.
  • La chapelle des Congréganistes fut construite entre l'église Notre-Dame de Lévis et le presbytère.

1898 : La Concession St-Augustin change de nom pour devenir Chaudière Mills, John Breakey devient propriétaire des installations de cette localité et une avalanche tragique se produit à Lévis

  • John Breakey devient le seul propriétaire des installations de Chaudière Mills qui commencent à être connues sous le nom de Breakeyville. Il prend aussi possession de 1 170 km² de concessions forestières situées dans les cantons de Marlow, Risborough, Linière, Gayhurst, Shenley, Jersey, Tring et Watford. Plus tard, il fera l'acquisition des concessions dans les cantons de Metgermette-Nord, de Metgermette-Sud et de Dorset. Le nom Chaudiere Mills provient d'une allusion évidente à la rivière, de même qu'au moulin Breakey existant à cette époque.
  • Le 22 février 1898, une avalanche mortelle se produit au cours violente tempête de neige dans la basse-ville de Lévis. Bilan de cette tragédie : 4 morts, et 2 maisons détruites au pied du cap de la rue St-Laurent près du secteur de la traverse.

1899 : Construction de l'église St-Louis de Pintendre

Nomination du premier curé résidant (nom à ajouter) et ouverture officielle des registres de la paroisse Saint-Louis-de-Pintendre.

Le XXe siècle — Expansion économique et création de nouvelles villes autour de Lévis

1900 : Fondation de la Caisse populaire Desjardins, fondation de Pintendre, St-Nicolas-Est et construction d'une centrale hydroélectrique sur la rivière Chaudière

  • Fondation de la Caisse populaire Desjardins :

Le 6 décembre 1900, Gabriel Alphonse Desjardins fonde la première caisse populaire du Québec. Le Mouvement Desjardins a son siège social à Lévis. C'est la plus importante coopérative financière de la province du Québec. Elle entrera en fonction en 1901.

  • Fondation de la paroisse et municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague-de-Pintendre :

La fondation de la municipalité de Pintendre a lieu le 6 mars 1901. L'origine de la dénomination « St-Louis » provient du cardinal Louis-Nazaire Bégin (1840-1925) (originaire de Lévis) qui entretenait une grande dévotion envers ce saint. En ce qui concerne Pintendre. Certains historiens, comme Pierre-Georges Roy, croient que les premiers Pintendrois, en raison des dures conditions dans lesquelles ils devaient vivre, mangeaient plus de pain dur que de pain blanc, et on aurait, par dérision et par jeu verbal, formé l'appellation Paintendre, devenue Pintendre. Cette explication paraît cependant passablement fantaisiste et elle n'est plus retenue. Plus sérieuse apparaît l'hypothèse selon laquelle la présence d'anciennes forêts de pins blancs (mot souvent orthographié sous le régime français « Pain »), bois réputé très tendre, rendrait compte de cette dénomination. Le toponyme « Pain Tendre » fut mentionné pour la première fois dans un acte notarié, le 28 novembre 1757. Il est aussi relevé sur une carte du village de « Pain Tendre » de Jeremiah McCarthy en 1797. Par la suite, ce toponyme évolue vers la forme Pin Tendre, puis Pintendre.

  • Érection canonique de la paroisse Saint-Louis-de-Pintendre par détachement de celles de Saint-Henri, Notre-Dame-des-Victoires et Saint-Joseph.
  • Création de Saint-Nic(h)olas-Est jusqu'en 1918. Cette dénomination sera modifiée en 1955 pour prendre le nom Saint-Nicolas.

1901 : Début des activités de la Caisse Populaire Desjardins à Lévis et construction de l'Hôpital Guay de St-Joseph de-Lévis

  • Début des activités de la Caisse Populaire Desjardins dirigée par Alphonse Desjardins à Lévis le 23 janvier.
  • Construction de L'Hôpital Guay pour déshérités :

Il fut construit sous l'initiative de Mgr Charles Guay. Sa clientèle était constituée de déshérités : des vieillards, des infirmes, des orphelins et des handicapés mentaux. Elle était située au 543, rue St-Joseph (ancien emplacement du Pavillon Bellevue) à Lauzon. En 1906, l'hôpital déménage au 1129, route Trans-Canada et fut détruit par un incendie en 1916. Il fut reconstruit et agrandi sur le même terrain en 1938. En 1951, l'hôpital change de nom pour devenir L'Institut Monseigneur Guay, qui deviendra, en 1975, un centre d'accueil pour mésadaptés sociaux. Sa fermeture eut lieu le 15 décembre 1982. Par la suite, quelques communautés religieuses ont occupé le bâtiment. Actuellement, l'École Sainte-Famille de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X occupe la bâtisse.

1902 : Arrivée des tramways à Lévis, nomination du premier curé de Charny, inauguration de la chapelle Saint-Joseph de St-David-de-l'Auberivière et inaugurations à St-Romuald

  • Création de la Lévis County Railway Company pour les tramways.
  • Nomination du premier curé résidant et ouverture des registres de la paroisse Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours-de-Charny.
  • Inauguration de la chapelle St-Joseph à St-David-de-l'Auberivière le 14 septembre 1902.
  • Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Saint-Romuald-d'Etchemin.
  • Fondation d'un monastère des trappistes à Saint-Romuald-d'Etchemin.

1903 : Début de la construction du pont de Québec, Charny devient une municipalité de paroisse et Chaudière Mills (secteur sud-ouest) change de nom

  • Début des travaux de la construction du Pont de Québec :

Le pont fut construit par la Quebec Bridge and Railway Company, une propriété fédérale puisque qu'elle faisait partie du National Transcontinental Railway. La construction a été confiée à la Phoenix Bridge Company de Pennsylvanie sous la direction de l'ingénieur américain Theodore Copper après que le gouvernement fédéral a alloué les fonds nécessaires au début des travaux.

  • Construction de l'église de Charny (Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours) et érection canonique de la paroisse Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours-de-Charny, le 2 mars 1903, à la suite de son détachement de celle de Saint-Jean-Chrysostome. Le 29 juillet, l'abbé Omer Poirier fut nommé officiellement premier curé de Charny.
  • Érection civile de la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours-de-Charny le 29 juin 1903 :

Charny provient de Charles de Lauzon (Lauson), Sieur de Charny (vers 1629-après 1689). Frère de Jean de Lauzon, il arriva en Nouvelle-France en 1652. Il se fit concéder un lot de huit arpents de la seigneurie de Lauzon, par son frère Jean, qui administre le domaine seigneurial pour le compte de leur père Jean, gouverneur de la jeune colonie. Le titre de Sieur de Charny, nom de lieu qui identifie une commune de l'Yonne, Charles de Lauson le tenait de sa grand-mère, Isabelle Lottin, fille du seigneur de Charny en France. La paroisse était précédemment rattachée au territoire de Saint-Jean-Chrysostome.

  • Premier conseil municipal de Charny :

Le premier maire de Charny était M. Michel Lemieux père. Il était assisté des conseillers Vital Ouellet, Emmanuel Routhier, Ferdinand Demers, Abraham Couture, Pierre Fontaine et Pierre Lemieux.

  • Chaudière Mills change de nom. On passe à l'appellation de Saint-Omer, en l'honneur de l'abbé Omer Poirier, curé de Charny de 1903 à 1936, considéré comme le fondateur de la paroisse.

1904 : Construction de l'église de Saint-Étienne de Lauzon

1905 : Tous les biens de la Lévis County Railway Company sont vendus par le shérif

1907 : Premier effondrement du pont de Québec et début des travaux en vue de construire les installations défensives à la Pointe-de-la-Martinière à Lauzon

  • Premier effondrement du pont de Québec :

Le drame eu lieu le 29 août 1907 à 17h37. La partie sud du pont s'était effondrée dans le fleuve St-Laurent en à peine 15 secondes, et à peine 20 minutes avant la fin de la journée de travail. Des 100 travailleurs qui s'y trouvaient, on compte 76 morts et les autres furent blessés. 33 des victimes étaient des travailleurs Mohawks de la réserve de Kahnawake. On peut encore apercevoir des pièces de ferraille provenant de cet effondrement à marée basse sur la rive du fleuve. Cette situation s'explique par lef fait que les marées basses actuelles atteignent un niveau inférieur à celles du début des années 1900. La compagnie Charles Koenig de Québec avait effectué un nettoyage de toutes les pièces qui étaient visibles.

  • Début de la construction du Fort de la Martinière :

Cette installation défensive est constituée de deux forts. Un situé sur la falaise (devant Sainte-Pétronille de l'île d'Orléans) et l'autre au bas. C'est en 1909 que débuta la construction du fort « UPPER MARTINIERE » ou communément nommé le « Fort d'en haut ». Quant au « LOWER MARTINIERE » situé sur la plage, il fut construit en 1910. Ce dernier était plus petit que son grand frère du haut de la pointe. Ces deux forts seront en fonction pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale.

1908 : Tricentenaire de Québec, achat d'un bâtiment de style Second Empire par la municipalité du village de Lauzon et naissance de la paroisse de Sainte-Hélène-de-Breakeyville

  • La région de Québec souligne le tricentenaire de la fondation de la ville de Québec.
  • L'édifice de style Second Empire situé 302, rue Saint-Joseph, dans le secteur Lauzon, fut construit en 1875. Il fut acheté en 1908 par l'ancienne municipalité du village de Lauzon. Il a abrité un salon funéraire et une banque. Il deviendra l'hôtel de ville de Lauzon de 1910 à 1975. Il est occupé actuellement par des organismes à but non lucratif.
  • Érection canonique de la paroisse Sainte-Hélène-de-Breakeyville :

Le 1er novembre 1908, à la suite de son détachement du territoire de Saint-Jean-Chrysostome, on opte pour la création de la paroisse de Sainte-Hélène-de-Breakeyville. L'origine de son nom rappelle celui d'Helen Henderson qui épousa John Breakey (1846-1911), un riche marchand de bois de la paroisse qui acheta une scierie à cet endroit en 1844. Breakey, également honoré par cette dénomination, et qui contribuera à identifier collectivement les citoyens, les Breakeyvillois, était le fils de Hans Denaston Breakey (1811-1860), fondateur de la compagnie John Breakey Reg'd qui, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, s'occupera de la coupe, de la drave et du sciage du bois dans tout le bassin de la Chaudière. John Breakey et son épouse se sont montrés particulièrement généreux à l'endroit de la paroisse et méritent, en récompense, la reconnaissance dénominative locale. L'histoire breakeyvilloise est marquée notamment par une inondation catastrophique de la rivière Chaudière en 1917. La pire de son histoire. Un embâcle causé par une accumulation de billots sur la rivière s'était formé à proximité de la municipalité.

1909 : Naissance de la municipalité de paroisse de Sainte-Hélène-de-Breakeyville et nomination du premier curé résidant

  • Construction de l'église de Sainte-Hélène-de-Breakeyville et ouverture officielle des registres de la paroisse Sainte-Hélène. En 1908, le curé Omer Poirier de Charny eut la direction de la paroisse jusqu'à l'arrivée du premier curé, l'abbé Herménégilde Roger en poste jusqu'en 1913.
  • Le 11 février 1909, c'est la constitution de la municipalité de la paroisse de Sainte-Hélène-de-Breakeyville.
  • 11 mars : Élection du premier maire M. Michel Bégin et des conseillers Philippe Hallé, Wilbrod Sirois, Pierre Lavertu, Louis Roberge, Antoine Bégin et Alexandre Dubois[33].

1910 : Le village de Lauzon devient la ville de Lauzon

Création de la ville de Lauzon le 9 novembre 1910. Le premier hôtel de ville sera situé au 302, rue Saint-Joseph, voisin du presbytère de la paroisse St-Joseph. Le premier maire élu de Lauzon était Télesphore Charland, un manufacturier bien connu à cette époque et fils d'un constructeur de grands navires. La présence du chantier maritime Davie et des industries lui donneront le titre de ville industrielle.

  • Liste des maires de l'ancienne ville de Lauzon (1910-1989)

1911 : Construction du manège militaire de Lévis, construction du couvent de Bienville et érection canonique de cette paroisse

  • Construction du manège militaire de Lévis :

Il fut construit pour accueillir le quartier général de la milice de la Rive-Sud. Il sera occupé par le 17e Bataillon d'infanterie (né en 1862) qui deviendra par la suite le Régiment de Lévis en 1920. Ce dernier sera fusionné au Régiment de la Chaudière en 1954.

  • Construction du couvent des Soeurs de la Charité de St-Louis dans la paroisse St-Antoine de Bienville :

Il s'agit de la maison provinciale et c'est la maison de famille des Soeurs canadiennes. Elle a accueilli des centaines de novices et demeure le lieu de la rencontre pour célébrer de grands événements de Congrégation en Amérique.

  • Érection canonique de la paroisse Saint-Antoine-de-Bienville :

L'événement eu lieu le 25 août 1911, à la suite du détachement des paroisses de Notre-Dame-de-la-Victoire et Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévis.

1912 : Constitution de la municipalité de Saint-Nicolas-Sud

Constitution de la municipalité de Saint-Nicolas-Sud par son détachement de la paroisse de Saint-Nicolas.

1913 : Constitution de la municipalité du village de Saint-Henri

Constitué le 8 juillet 1913 par son détachement de la paroisse de Saint-Henri-de-Lauzon.

1914 : Nomination de Mgr Louis-Nazaire Bégin à titre de Cardinal, George T. Davie & Sons s'associe à la Vickers, Sons & Maxim

Né à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévis en 1840, il sera nommé cardinal par le pape Pie X le 25 mai 1914.

  • La compagnie George Davie & Sons s'associe à la compagnie Vickers, Sons & Maxim :

La Vickers, Sons & Maxim s'est implantée à Montréal en 1911. Pendant la Première Guerre mondiale, la compagnie Davie construisit 424 navires (en particulier des dériveurs de bois, des chalutiers et des harenguiers).

1915 : Fondation de la mission Saint-Rédempteur

1916 : Deuxième effondrement du pont de Québec, Lévis devient la Cité de Lévis, annexions des municipalités de paroisses de Notre-Dame-de-la-Victoire et Villeray et inauguration du cimetière de Bienville

  • Deuxième effondrement du pont de Québec :

Le 11 septembre 1916, la partie centrale pré-fabriquée du pont de Québec était en train d'être élevée pour être posée entre les deux sections rebâties. La partie centrale s'effondra pour couler dans le fleuve St-Laurent. L'effondrement tua treize travailleurs. La travée centrale repose toujours au fond du fleuve.

  • Lévis devient une cité le 16 mars 1916 et annexe les paroisses de Notre-Dame-de-la-Victoire et Villeray en décembre de cette même année.
  • Le 1er août 1916, le cimetière de la paroisse St-Antoine de Bienville fut béni. Auparavant, entre 1896 et 1916, ses paroissiens étaient inhumés dans le cimetière Mont-Marie (section Lévis). Il en fut de même pour les résidents de la paroisse Christ-Roi (fondée en 1927), et de Ste-Jeanne-d'Arc (fondée en 1929). Il semble que le quartier Desjardins fut érigé en partie à leur intention.

1917 : Création d'une desserte et première messe à Sainte-Jeanne-d'Arc, fin des travaux majeurs du pont de Québec et importante inondation à Sainte-Hélène-de-Breakeyville provoquée par les crues de la rivière Chaudière

  • Autorisation de la création d'une desserte dominicale à la station « Pointe-Lévy » :

Le 8 février 1917, le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec, donna l'autorisation d'installer cette desserte par une lettre officielle. Cette installation fut justifiée par la présence des entreprises et des familles à l'anse Tibbitts. La première messe sera célébrée dans une salle de l'hôtel Victoria, de la rue St-Laurent, le 25 février.

  • Parachèvement du pont de Québec :

La construction fut finalement achevée en août 1917, au coût total de 25 millions de dollars. La St Lawrence Bridge Company, qui a procédé aux travaux, comptait au sein de ses employés, l'ingénieur allemand Joachim von Ribbentrop, futur ministre des Affaires étrangères d'Adolf Hitler sous le troisième Reich. Le 3 décembre 1917, le pont de Québec fut ouvert au trafic ferroviaire après avoir été en construction durant presque deux décennies.

Inondation à Sainte-Hélène-de-Breakeyville :

Du 17 au 19 juin ainsi que du 30 au 31 juillet, la rivière Chaudière causera d'importants débordements dû à l'accumulation de bois flottant appartenant à la Brown Corporation. Cette compagnie de coupe de bois sera poursuivie et elle fermera ses portes en 1922.

1918 : La cale sèche Champlain du chantier Davie de Lauzon est aménagée et la compagnie Lévis Tramways Company remplace la Lévis County Railway Company

  • La cale sèche Champlain mesure 365 m de longueur. Elle sera un complément pour la cale sèche Lorne inaugurée en 1886.
  • La compagnie de tramway Lévis County Railway Company change de nom :

À la suite à des nouvelles difficultés de la compagnie Lévis County Railway Company, cela force la mise sur pied d’une nouvelle entreprise, la Lévis Tramways Company. M. Hugh E. Weyman sera le nouveau propriétaire.

1919 : Nomination du premier desservant dominical de Sainte-Jeanne d'Arc, Inauguration du pont de Québec, création de la municipalité et de paroisse du village de St-Rédempteur, grève au chantier Davie de Lauzon

  • Nomination du premier desservant dominical de Sainte-Jeanne d'Arc en janvier :

L'abbé Georges Ouvrard sera nommé.

  • Inauguration officielle du pont de Québec :

L'inauguration eu lieu le 22 août 1919, en présence du Prince Édouard de Galles (futur roi Édouard VIII qui régna du 20 février au 11 décembre 1936).

  • Début de la construction de l'église Sainte-Jeanne d'Arc :

Le 29 septembre, la compagnie J.B Renaud vend à l'Archevêché de Québec le lot #128 qui incluait son ancien entrepôt. La décision sera prise en octobre pour transformer l'entrepôt en église.

  • Constitution de la municipalité du village de Saint-Rédempteur :

La constitution officielle de la municipalité du village de Saint-Rédempteur eu lieu le 9 juin 1919. Elle s'était détachée auparavant de la paroisse de Saint-Étienne-de-Lauzon.

  • Érection canonique de la paroisse de St-Rédempteur :

L'événement eu lieu le 3 octobre 1919, à la suite du détachement de celle de Saint-Étienne-de-Lauzon. On nomma le premier curé résidant (nom à ajouter) et ouvrit officiellement les registres de la paroisse Saint-Rédempteur. La paroisse de (Très-)Saint-Rédempteur, auparavant mission depuis 1915, donnera son nom à la municipalité de village officiellement créée la même année, par suite de son détachement de la municipalité de la paroisse de Saint-Étienne-de-Lauzon. L'appellation retenue, figurant parfois sous la forme de Très-Saint-Rédempteur dans des textes anciens, fait allusion à l'un des titres les plus prestigieux du Christ, le Sauveur de l'humanité. On relève aussi parfois la forme Saint-Rédempteur-de-Lévis, laquelle identifie le bureau de poste depuis 1966. Anciennement, cet endroit répondait au nom village Saint-Denis, dénomination tirée de celle d'une concession que l'on retrouvait sur la rive gauche de la Beaurivage et qui apparaît sur un plan de la seigneurie de Lauzon en 1828 sous la forme Saint-Denis.

  • Importante grève des employés de la Davie Ship Building de Lauzon; l'armée est appelée à intervenir pour calmer les grévistes.

1920 : Le chantier naval Davie est acheté par Canada Steamship Lines et fondation de la desserte Sainte-Jeanne d’Arc

  • Le chantier Davie est acheté par Canada Steamship Lines :

En difficultés financières le chantier maritime Davie de Lauzon est acheté par Canada Steamship Lines (associée à Vickers); la nouvelle compagnie propriétaire prend le nom « chantier maritime George T. Davie Limited ».

  • Fondation de la desserte Sainte-Jeanne-d'Arc :

Par détachement de celles de Saint-David-de-l'Aube-Rivière et Notre-Dame-de-la-Victoire-de-Lévis.

1921 : La remise des tramways la rue Fraser à Lévis passe au feu et presque tout son contenu est la proie des flammes

1922 : Constitution de la municipalité du village de Rivière-Boyer détachée de la paroisse de Saint-Henri-de-Lauzon et bénédiction de la première cloche de l'église Sainte-Jeanne d'Arc

  • Le village de Rivière-Boyer sera constitué le 25 janvier 1922.
  • La cloche de l'église Sainte-Jeanne d'Arc sera bénit par Mgr Célestin Lemieux, Supérieur du Collège de Lévis, le 24 septembre. L'événement attira une foule nombreuse.

1923 : La Rive-Sud de Québec devient populeuse et ouverture du golf de Lévis

  • Voici les chiffres provenant des paroisses en 1923 :

La paroisse Notre-Dame-de-la-Victoire-de-Lévis contient 10500 résidents, 4160 à Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy, 3293 à Saint-Romuald-d'Etchemin, 2817 à Saint-Antoine-de-Bienville, 2368 à Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours-de-Charny, 1900 à Saint-David-de-l'Aube-Rivière, 1475 à Saint-Nicolas, 1075 à Saint-Jean-Chrysostome, 980 à Sainte-Hélène-de-Breakeyville, 775 à Saint-Louis-de-Pintendre, 668 à Saint-Étienne-de-Lauzon, 590 à Saint-Rédempteur, 554 à Sainte-Jeanne-d'Arc.

  • Création du Golf de Lévis :

Le Club de Golf Lévis fut fondé en 1923. À cette époque, les hauteurs en question appartenaient au département de la Défense nationale. Le Club de Golf y loua son terrain jusqu’en 1948, année où il acheta 153 acres pour 3,725$. Le terrain de golf jouxtait le fort no.2, aujourd’hui remplacé par des immeubles du Mouvement Desjardins en 1965. Jusqu’en 1934, le Club de Golf Lévis était une association privée non incorporée. En 1925, la famille Breakey (connue pour sa présence à Breakyville) fit construire à ses frais le premier chalet. Deux membres de cette famille figurent parmi les fondateurs du Club. Parmi les pionniers, on trouve aussi Hugh E. Weyman, propriétaire de la Levis Tramways Company. Pendant longtemps le club de golf a pu profiter de la générosité de cette homme d'affaire. A l’origine, le terrain comportait neuf trous, pour une normale de 36. La conception avait été faite par Weyman lui-même : excellent golfeur, celui-ci avait fréquenté les parcours écossais et ceux de la région de Québec. Il a produit à Lévis une œuvre durable. L’architecture originale est restée intacte jusqu’au début des années soixante. Le parcours actuel de dix-huit trous, basé sur les plans de Howard Watson, fut construit petit à petit à compter de 1958 et fut inauguré en 1965. La normale est de 72.

1924 : Annexion du village de Bienville avec la ville de Lauzon et la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours-de-Charny devient la municipalité du village de Charny

  • L'annexion du village de Bienville avec la ville de Lauzon eu lieu le 8 février 1924 par l'autorité du Gouverneur général du Canada.
  • La municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours-de-Charny devient un village et elle adopte le nom village de Charny en 1924.

1927 : Année de développements au niveau religieux chez les catholiques et les protestants

  • Construction de l'église protestante de Breakyville.
  • Fondation de la desserte Christ-Roi :

La future paroisse Christ-Roi devient la desserte de Villemay. Le tout est officialisé par le Cardinal Raymond-Marie Rouleau le 7 août 1927. Une chapelle sera aménagée dans l'école de la rue St-Édouard où la première messe sera dite le 3 octobre.

1928 : La paroisse Christ-Roi est érigée canoniquement

M. l'abbé Charles Rodrigue, premier curé de la paroisse, sera en poste jusqu'en mars 1951. Le contrat du soubassement de l'église sera accordé le 7 mai 1928.

1929 : construction du bureau de poste de Saint-Romuald et ouverture d'une école de métiers à Lauzon

  • Construction du bureau de poste de Sainte-Romuald (aujourd'hui utilisé comme salle de spectacle).
  • Ouverture de la première école de métiers à Lauzon :

En 1929, le gouvernement provincial donna l'autorisation de l'enseignement de cours pratiques du soir dans le local de l'Union nationale ouvrière situé au 12, rue Ste-Catherine. Les cours offerts étaient en ajustage-mécanique, en menuiserie et en dessin-mécanique. L'école fut détruite par incendie le 13 février 1942. L'école fut relocalisée sur la rue Philippe-Boucher, dans l'actuelle école secondaire Guillaume-Couture. Une maison privée occupe le terrain de cette ancienne école de la rue Ste-Catherine.

1934 : Décès du capitaine Bernier à Lévis

Né à l'Islet en 1852, Joseph-Elzéar Bernier était un navigateur qui a obtenu une renommée mondiale. Il devint capitaine à l'âge de 17 ans. Après 25 ans de voyages outre-mer, il devient gouverneur de la prison de Québec, ce qui lui laisse du temps pour planifier des expéditions polaires. De 1904 à 1911, à bord du vaisseau Arctic du gouvernement, il dirigera des expéditions vers l'Arctique de l'Est. Au cours de ses 60 ans de carrière, il traversa l'Atlantique 269 fois et il commanda près de 100 navires avant de s'aventurer dans les eaux à peine connues du Grand Nord. En 1909, il revendique officiellement l'archipel de l'Arctique, au nom du Canada, en dévoilant une plaque sur l'île Melville. Il a affirmé la souveraineté canadienne sur les territoires arctiques. Joseph-Elzéar Bernier habitait sur la rue Fraser et il est décédé le 24 décembre 1934 d'une crise cardiaque. Il fut enterré au cimetière Mont-Marie de Lévis (secteur Lauzon). Sa résidence fut démolie et elle se trouvait près de la maison natale du comédien Marcel Leboeuf. D'ici 2011, une statue sera érigée en son honneur dans le secteur de la traverse Lévis-Québec, sur l'emplacement de l'ancienne compagnie DON-BAR.

1939 : Inauguration de la terrasse de Lévis et début de la Seconde Guerre mondiale

Le 12 juin 1939, le roi George VI et la reine Élisabeth font un court arrêt à la gare de Lévis dû à un horaire chargé. La plaque fut dévoilée à la gare et non à la terrasse.

Entre 1939 et 1945, 35 navires de guerre seront construits au chantier Davie de Lauzon.

1943 : Création de la paroisse Sainte-Bernadette Soubirous à Lauzon et installation de batteries anti-aériennes à la terrasse de Lévis

  • Création de la paroisse Sainte-Bernadette Soubirous :

Le Cardinal Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve décréta l'érection canonique le 8 avril 1943.

  • Batteries anti-aériennes à Lévis :

On procèda à l'installation de batteries anti-aériennes, lors de la Conférence de Québec en 1943 et 1944. Ces conférences réunissaient Sir Winston Churchill et Franklin Delano Roosevelt et les chefs militaires des forces alliées.

1944 : Construction de la chapelle de la paroisse Sainte-Bernadette et fondation du Juvénat de St-Romuald

  • Cette chapelle sera utilisée jusqu'en 1959, avant la construction de l'église actuelle.
  • Fondation du Juvénat Notre-Dame-du-Saint-Laurent à Saint-Romuald par les Frères de l'Instruction chrétienne. Cette institution est privée. On y enseigne le secondaire mixte, pour les filles et garçons depuis 1995.

1946 : C'est la fin des tramways à Lévis

Le 24 novembre 1946, les tramways utilisés depuis 1902 sont remplacés par des autobus. La Lévis Tramways Company devient la Lévis Transport Company.

1947 : Célébration du Tricentenaire de la Rive-Sud de Québec à Lauzon et Lévis.

On souligne le 300e anniversaire de l'arrivée de Guillaume Couture, premier colon à la Pointe-Lévy. L'événement sera présenté du 21 au 26 juin. Les activités de cette fête ont été filmées en couleur. Le film présente notamment un mariage collectif de Couture dans le terrain du Collège de Lauzon (école St-Joseph), ainsi qu'une immense parade de la St-Jean-Baptiste. Le trajet a commencé sur le terrain de l'église de St-Romuald en direction de Lauzon, jusqu'à la paroisse Sainte Bernadette-Soubirous pour se terminer sur le terrain de l'église St-Joseph de Lauzon. Il s'agit de la plus grosse parade dans l'histoire de la Rive-Sud de Québec. Une scène grandiose fut construite par le chantier Davie dans la cour du Collège de Lauzon. Un monument en hommage à Guillaume Couture fut inauguré à cette occasion sur le terrain du presbytère de Lauzon (il fut déménagé dans une placette en 1996, à quelques mètres de distance, lors de la vente du presbytère.).

1950 : Agrandissement de l'église St-Joseph de Lauzon et décès d'un lévisien dans l'accident d'avion du Mont Obiou

Agrandissement de l'église St-Joseph de Lauzon :

Avec la hausse des employés du chantier Davie et l'arrivée des nouvelles familles à la suite de la fin de la Seconde Guerre mondiale, il était nécessaire de penser à agrandir l'église de la première paroisse de la Rive-Sud de Québec. Le cardinal Jean-Marie Villeneuve en fit la constatation lors de sa visite en 1946 : « Il y a lieu de se préparer à l'agrandir! ». La manière la plus appropriée fut de procéder à un allongement de 64 pieds vers l'ouest par la nef tout en conservant l'architecture de 1830. Les travaux furent réalisés en 1950 pour aboutir à l'édifice actuel. Les jubés situés dans le transept furent enlevés. Une fosse fut creusée devant la façade pour faire tomber le vieux clocher de 1830 à l'aide d'un camion. On peut distinguer la couleur des pierres de 1830 et de 1950 sur la partie centrale de l'église.

Un lévisien meurt dans l'accident aérien du Mont Obiou en France :

Le 13 novembre 1950, un lévisien, M. Charles-Eugène Gagnon est tué dans l'écrasement d'un avion sur le mont Obiou en France. L'avion nommé « Le Pèlerin Canadien », de la compagnie Curtiss-Reid Aircraft Ltd. (Canada), s’écrasa sur l’Obiou, situé dans les Alpes françaises, et fit 58 morts.

1951 : Saint-Louis-de-Gonzague-de-Pintendre devient Saint-Louis de Pintendre

1953 : Construction de l'église Christ-Roi

L'église sera inaugurée en présence de Mgr Charles-Omer Garant le 26 août 1954.

1955 : Incendie du chantier maritime Davie Shipbuilding co. de Lauzon

Le 27 octobre, le chantier maritime Davie Shipbuildings co. de Lauzon est rasé par un feu qui causa pour 3 à 4 millions de dollars de dommages. Plus de 1 000 employés de la Davie Shipbuilding co. seront privés d'ouvrage par cette catastrophe qui, en plus de faire des dégâts considérables dans les chantiers, détruisit aussi des maisons avoisinantes. Il faudra plusieurs heures d'efforts acharnés aux pompiers de Lauzon pour finalement maîtriser les flammes. Ils auront l'aide des pompiers de plusieurs municipalités, ainsi que des bateaux-pompes du port de Québec. Ce fut la pire catastrophe dans l'histoire du chantier maritime de Lauzon.

1957: La Ville de Lauzon devient la cité de Lauzon

1958 : Construction de l'église Sainte-Bernadette et incendie majeur dans le Vieux-Lévis

  • Construction de l'église Sainte-Bernadette à Lauzon (le presbytère sera construit en 1960).
  • Incendie majeur de la compagnie P.T Légaré dans le Vieux-Lévis :

8 bâtiments, une industrie et 3 postes de commerce seront détruits. Il y eut aussi plusieurs blessés.

1960 : Lévis Transport Company devient Autobus Lévis inc.

La compagnie change de mains à quelques reprises et adopte le nom d’Autobus Lévis inc. (année à vérifier)

1961 : Incendie de l'église de St-Nicolas en novembre

Quelques pièces furent sauvées de l'incendie et l'église actuelle fut construite en 1962.

1962 : Modification du statut de municipalités sur la Rive-Sud

  • Saint-David-de-l'Auberivière obtient le statut de ville.
  • St-Nicolas obtient le statut de ville.

1963 : St-Romuald d'Etchemin obtient le statut de ville

1964 : Incendie de l'Institut (hospice) St-Joseph de la Délivrance

500 orphelins trouvèrent refuge dans les foyers lévisiens. La chapelle sera une perte totale. Fondé par Mgr Déziel, l'hospice fut construit en 1879, sous la direction des Soeurs de la Charité de St-Louis, sur un terrain qui appartenait à Georges Couture (deuxième maire de Lévis). L'hospice fut reconstruit après l'incendie et aujourd'hui il se nomme le Centre d'accueil St-Joseph. Il s'agit d'une résidence pour les personnes âgées, dont certains nécessitent des soins médicaux. Le bâtiment et le terrain des religieuses ont été vendus au Mouvement Desjardins à la fin de l'été 2007.

1965 : Incendie de l'hôtel de ville de Lévis et année de modifications du statut de plusieurs municipalités

  • Le 11 février 1965, un incendie détruit l'hôtel de ville de Lévis située au 8, rue Fraser dans le Vieux-Lévis. La cause de l'incendie est attribuée à des travaux effectués sur le bâtiment. Les pertes sont évaluées à 85 000,00$ et un grand nombre d'archives historiques ont disparu dans l'incendie.
  • La municipalité de St-Jean-Chrysostome obtient le statut de ville le 13 novembre 1965.
  • La municipalité du village de Charny obtient le statut de ville le 4 décembre 1965. La nouvelle ville possède 4564 habitants.
  • la municipalité de Saint-Télesphore et la Ville de Saint-Romuald-d'Etchemin fusionnent former la cité de Saint-Romuald-d'Etchemin le 18 décembre 1965.
  • 1965-1966 : L'Hôtel de ville de Lévis est reconstruit au 795, côte du Passage (aujourd'hui le boulevard Alphonse-Desjardins). Il sera utilisé jusqu'en 2002.

1966 : Le bureau de poste Chaudière-Station prend le nom de Bureau de poste de Saint-Rédempteur-de-Lévis

1968 : La municipalité de Saint-Nicolas-Sud adopte le nom de Bernières et fusion au chantier Davie de Lauzon

  • Fusion des chantiers navals de Lauzon :

La Canada Steamship Lines achète le chantier "Little Davie" de Lauzon et fusionne avec le chantier de George T. Davie Limited. La Canada Steamship Lines passe ensuite aux mains de Power Corporation.

1969 : Ouverture du Cégep Lévis-Lauzon dans le bâtiment de l'Institut de Technologie de Lauzon

L'inauguration aura lieu le 7 mai 1969.

1970 : Lancement historique d'un navire au chantier Davie de Lauzon

Le 17 mars 1970, on procède au lancement du pétrolier « Kriti Wave » à la Davie Shipyard. Il s'agissait du plus gros navire construit au Canada à cette époque.

1971 : Inauguration de la raffinerie Golden Eagle (aujourd'hui Ultramar) à Saint-Romuald

1972 : Fondation de la Corporation du cimetière Mont-Marie

1975: Fondation de la Caisse de financement de Lévis et déménagement du Cégep Lévis-Lauzon sur la rue Mgr Bourget

  • Le 22 mars 1975, c'est la fondation de la Caisse de financement de Lévis.
  • Le Cégep déménagea à son emplacement actuel situé sur la rue Mgr Bourget. L'ancienne bâtisse du Cégep est occupée par l'École Secondaire Guillaume-Couture.

1976 : La Canada Steamship Lines vend le chantier naval Davie à Louis Rochette de la compagnie Soconav

1979 : Fondation de la Corporation intermunicipale de transport de la Rive-Sud de Québec (CITRSQ) et 125e anniversaire de la fondation de Saint-Romuald

  • Le transport en commun est municipalisé à Lévis.
  • Dans le cadre du 125e anniversaire de la fondation de Saint-Romuald, des citoyen(ne)s participent à l'enregistrement de l'émission Soirée Canadienne, à la station CHLT-TV du Réseau TVA à Sherbrooke. Parmi ces gens, on compte les Gagné, une famille de Saint-Romuald reconnue pour son talent musical et folklorique.

1980 : La cité de Lauzon reprend son titre de ville

1981 : La situation financière du chantier naval Davie Shipbuilding de Lauzon est critique et le village de Saint-Rédempteur devient une ville

Le chantier naval n'emploie plus que 200 travailleurs et il passe aux mains de Dome Petroleum-Versatile.

1982 : Modifications au niveau municipal sur la Rive-Sud de Québec

  • La cité de Saint-Romuald-d'Etchemin devient la ville de Saint-Romuald.
  • La municipalité de St-Étienne-de-Lauzon obtient le titre de ville.

1984 : Fondation du centre spécialisé en robotique affilié au Cégep de Lévis-Lauzon.

1985 : Faillite de la Dome Petroleum, propriétaire de la Davie Shipbuilding de Lauzon

La Davie Shipbuilding sera récupérée par la compagnie Versatile de Vancouver, propriétaire du chantier naval de la compagnie Vickers de Montréal.

1986 : Saint-Louis-de-Pintendre modifie son nom pour devenir Ville de Pintendre

1987 : La Société générale de financement du Québec, propriétaire de Marine Industries limitée, achète la compagnie Versatile de Vancouver

La Société générale de financement devient propriétaire du chantier naval de la Davie Shipbuilding de Lauzon et de la compagnie Vickers de Montréal. Le chantier maritime Davie Shipbuilding de Lauzon change de nom pour devenir Les Industries Davie inc.

1989 : Première phase de la grande fusion municipale et recensement des villes de la Rive-Sud de Québec

En septembre 1989, la ville de Lévis procéda à une fusion municipale avec la ville de Lauzon. La nouvelle ville portera le nom de Ville de Lévis-Lauzon jusqu'en 1991.

1990 : Fusion municipale de la ville de Lévis-Lauzon avec la ville de St-David-de-l'Auberivière et année de recensement

Deuxième phase de la fusion municipale à Lévis-Lauzon :

Le 1er août 1990, la ville de Lévis-Lauzon se fusionne avec la ville de St-David-de-l'Auberivière.

Le recensement des villes de la Rive-Sud de Québec en 1990[34].

1991 : Changement de nom pour la ville de Lévis-Lauzon, financement des gouvernements pour sauver le chantier maritime Davie et construction de mausolées-columbariums

  • Référendum municipale à Lévis-Lauzon :

À l'automne 1990, un référendum eut lieu à la ville de Lévis-Lauzon pour lui donner un nouveau nom à la suite de la fusion municipale avec St-David-de-l'Auberivière. La nouvelle ville reprit le nom Lévis. Le tout fut officialisé le 22 février 1991 par le ministère des Affaires municipales du Québec.

  • Financement des gouvernements pour sauver le chantier maritime Davie :

Les gouvernements provincial et fédéral injectent 300 millions de dollars $ pour sauver Les Industries Davies inc.

1993 : La Corporation intermunicipale de transport de la Rive-Sud de Québec (CITRSQ) devient le Réseau Trans-Sud et fondation de la Régie intermunicipale de police et direction incendie de Charny, Saint-Jean-Chrysostome et Saint-Romuald

1994 : Regroupement des municipalités de Bernières et Saint-Nicolas sous le nom de Bernières-Saint-Nicolas

Première fusion municipale à l'ouest de Lévis : La fusion des municipalités de Bernières et Saint-Nicolas aura lieu le 21 septembre 1994.

1995: Décision du gouvernement du Québec de se départir du chantier naval des Industries Davie inc. qu'il vend pour 1,00 $ à la compagnie Dominion Bridge de Lachine

1996 : Le gouvernement du Québec investit des millions pour sauver le chantier naval de Lévis et Bernières-Saint-Nicolas devient la ville de St-Nicolas

  • Le gouvernement du Québec verse 25 millions de dollars pour compenser le piètre état du chantier maritime Davie, puis cède le chantier naval de Lauzon pour la somme d’un dollar à la Compagnie Dominion Bridge de Lachine. Il élimine le Groupe Verreault de Les Méchins. La Société de développement industriel du Québec injecte 15 des 60 millions de dollars nécessaires à la compagnie Dominion Bridge pour moderniser le chantier, afin de le rendre propice à la construction de plates-formes de forage et de puits de pétrole marin.
  • Le 24 août 1996, la municipalité de Bernières-Saint-Nicolas reprend l'ancien nom de Saint-Nicolas.

1997 : Événements importants à Lévis - 360e anniversaire de l'arrivée de Guillaume Couture et Jeux du Québec d'hiver

  • La ville de Lévis fut l'hôte de l'édition d'hiver des Jeux du Québec pour la MRC des Chutes-de-la-Chaudière.

1998 : Jean Garon (ancien député et ministre du Parti québécois) est élu à la mairie de Lévis

Il fut élu le 1er novembre 1998 et réélut le 4 novembre 2001 lors de la nouvelle fusion municipale. Il fut battu en novembre 2005 par Mme Danielle Roy-Marinelli.

1999 : Décès de Vincent-F. Chagnon à l'âge de 83 ans et 1 mois

Né à Saint-Hyacinthe, le 13 décembre 1915. Il fut maire de Lévis de 1966 à 1990 et préfet de la MRC Desjardins de 1982 à 1990. Il fut élu député libéral au provincial dans le comté de Lévis en 1973 et défait par Jean Garon en 1976. En 1963, il fonda la commission scolaire régionale Louis-Fréchette (renommée la Commission scolaire des Navigateurs) et il fut président de cette commission scolaire jusqu'en 1968. Le centre commercial Les Galeries Chagnon, construit au début des années 1970, fut nommé en son honneur. Il est décédé à Lévis, le 15 janvier 1999. Il siégea pendant 24 ans, à titre de maire, détenant ainsi le record de longévité à la mairie de Lévis.

Le XXIe siècle — Début de la période des grandes fusions municipales qui formeront le nouveau Lévis

2001 : La plate-forme marine P-36 sombre dans les eaux de l'océan Atlantique, faillite de la Davie et élection de Jean Garon à la mairie

  • Le 15 mars, la structure de forage P-36 construite au chantier Davie fut ravagée par des explosions et un incendie fit au moins 2 morts. Le 20 mars 2001, la plate-forme P-36 coula dans les eaux de l'océan Atlantique à 120 km des côtes du Brésil. Cet événement entraîne la faillite du consortium international propriétaire de la plate-forme qui ne peut effectuer un paiement de 32 millions à Industries Davie inc.
  • Le 23 octobre, le gouvernement du Québec refuse d'aider financièrement les Industries Davie qui déclarent faillite. Les biens de la compagnie sont mis entre les mains d'un syndic.
  • Le 25 octobre, un avis de cessation d'emploi est envoyé aux derniers employés des Industries Davie inc.
  • Le 4 novembre, c'est l'élection de Jean Garon à titre de premier maire de la ville de Lévis.

2002 : Deuxième phase de la grande fusion municipale et changement de nom pour le Réseau Trans-Sud (réseau de transport)

  • L'ancien Hôtel de ville de la côte du Passage devient le bureau de l'Arrondissement de Desjardins de la ville de Lévis. Le nouvel Hôtel de ville est déménagé au 2175, chemin du Fleuve dans le secteur de Saint-Romuald.

2004 : Fermeture de l'église St-Antoine de la paroisse de Bienville, fondation d'une école et référendum municipal

  • À cause des coûts élevés de la rénovation (environ 300 000 $), la fabrique de la paroisse prit la décision de fermer l'église. La dernière messe fut célébrée le jour de Pâques le 11 avril 2004. À l'automne 2005, les cloches furent enlevées et envoyées au musée des cloches (Les Carillons touristiques) de Rivière-du-Loup. Un projet de centre d'archives ou d'un musée serait actuellement en discussion afin d'y occuper les lieux. L'église de Bienville fut construite en 1896. C'est le 13 novembre 1895 que Mgr Louis-Nazaire Bégin ordonna la construction de cette église. Les plans ont été tracés par David Ouellet, architecte de Québec. Avant même que son ouverture, on dû procéder à des rénovations et apporter des changements au plan déjà dessiné. C'est pourquoi on retrouve deux dates sur la façade : 1896 pour le début de la construction et 1906 pour l'inauguration, soit 10 ans plus tard.
  • Fondation de l'École Vision School (cette institution était privée préscolaire et primaire, pour filles et garçons en 2005).
  • Le 20 mai, les contribuables des anciennes municipalités signent les registres demandant la tenue d'un référendum visant à démembrer la ville Lévis et à devenir quatre entités municipales distinctes. Voici les résultats : Charny (10,7 %), de Saint-Étienne-de-Lauzon (23,4 %), de Saint-Nicolas (16,6 %) et de Saint-Rédempteur (14,5 %).
  • Le 20 juin, c'est le référendum sur le démembrement de Lévis. Le vote pour la séparation devant atteindre 50 % + 1 des électeurs ayant voté et représenter au moins 35 % des électeurs inscrits.

Les résultats :

  • Saint-Étienne-de-Lauzon (28 % des électeurs inscrits)
  • Saint-Nicolas (27,04 % des électeurs inscrits)
  • Saint-Rédempteur (19,68 % des électeurs inscrits).
  • Charny (18,29 % des électeurs inscrits)

Ces anciennes villes demeureront dans le nouveau Lévis.

2005 : Élections municipales du 6 novembre et offre d'achat du chantier Davie

Danielle Roy-Marinelli (ancienne mairesse de St-Jean Chrysostome) remporte les élections municipales contre l'ancien ministre et député du Parti québécois Jean Garon.

Voir : Élection lévisienne de 2005.

  • La population de Lévis est composée de 129 521 habitants.
  • En juillet, un consortium, dirigé par Sylvio Gaudreault, annonce qu'il a déposé une offre d'achat du chantier d'Industries Davie et qu'il a des contrats fermes pour 36 navires de 16500 tonnes et de 7500 tonnes, d'une valeur totale de 1,3 milliard de dollars, pour des armateurs grecs. Sa proposition n'est pas retenue par le syndic.

2006 : Incendie de l'église Christ-Roi et saga incroyable pour sauver le chantier Davie qui sera acheté par une compagnie norvégienne

  • Le 6 janvier, l'église Christ-Roi est endommagée par un incendie. Le sinistre fut causé par une surcharge électrique dans les décorations de Noël. L'intérieur fut lourdement endommagé et l'orgue Casavant de 1917 (provenant de l'église St-Antoine de Bienville, fermée en 2004) qui y était installé depuis 2005 est déclaré perte totale. D'importants travaux de restauration eurent lieu tout au long de l'année. Aujourd'hui, un magnifique orgue M.P. Moller (Opus 10649, de 1970) reconstruit par Les Orgues Létourneau de St-Hyacinthe en 2006 prend fièrement place au jubé arrière. L'église fut rouverte en novembre 2006.

Saga de la faillite du chantier Davie :

  • Le 20 février, le syndic de la faillite d'Industries Davie inc. accepte la proposition de la compagnie Groupe Navamar de Montréal et autorise cette compagnie à faire un examen de la situation financière de la compagnie Davie.
  • Le 1er juin, la proposition du Groupe Navamar (appuyée par la compagnie norvégienne Teco Management Group), à l'exception de certains détails à régler, est acceptée par le syndic de la faillite d'Industries Davie inc. qui annule la vente aux enchères qui devait se tenir le 12 juin suivant.
  • Le 2 juillet, par un vote à 95 % de ses membres présents à l'assemblée, le Syndicat des employés des Industries Davie inc. accepte les termes (gel des salaires en première année et augmentation de 2 % par année) d'une convention collective dont l'expiration est fixée à 2011.
  • Le 25 août, constatant l'impossibilité de Groupe Navamar et de Teco Management d'obtenir des garanties de financement du prix d'achat, le syndic de la faillite annonce qu'il commencera la liquidation des biens des Industries Davie inc. le 5 septembre 2006.
  • Le 3 octobre, Teco Management annonce qu'il a réussi à ficeler un plan de financement incluant la participation de la Société générale de financement du Québec qui prête 18 millions de dollars, que l'achat de la Davie pourrait être conclu dans les plus brefs délais et que la vente des actifs pourrait être annulée.
  • Le 13 octobre, le syndic de la faillite des Industries Davie inc. annonce qu'il a conclu la vente du chantier maritime à la Compagnie norvégienne Teco Management au prix de 28,3 millions de dollars $. 717 navires de toutes sortes ont été construits par la compagnie Davie depuis sa fondation en 1825.
  • Le chantier maritime Industries Davie Inc. sera nommé Davie Québec Inc.

2007 : Situation économique instable, élections provinciales dans le comté de Lévis et Chutes-de-la-Chaudière, 360e de l'arrivée de Guillaume Couture à la Pointe-Lévy et création d'un festival de jazz

  • Le 12 février, le fabricant de meubles Shermag annonce la fermeture de son usine de meubles à Saint-Étienne-de-Lauzon (Lévis) et de son usine de meubles de chambre à coucher de Disraeli. Cela amène une mise à pied des 250 syndiqués qui travaillent dans ces usines. La compagnie affirme ne plus être en mesure de concurrencer les fabricants asiatiques.
  • Le chantier maritime Davie Québec Inc. annonce l'obtention d'un contrat de construction de trois navires de construction en mer (mesurant 130 m de longueur par 28 m de largeur) pour le compte de la compagnie norvégienne Cecon. Plus tard, Davie obtient le contrat pour la construction de 2 autres navires de cette catégorie pour le service des gisements pétrolifères de la mer du Nord, puis elle obtient le contrat pour la rénovation de deux bateaux de croisière de la compagnie chypriote Ocean Hotel.
  • 23 juin au 1er juillet :

Lévis souligne le 360e anniversaire de l'arrivée de Guillaume Couture à la Pointe-Lévy. Un succès! La Fête nationale des Québécois est célébrée pour la première fois, depuis plus de 30 ans, dans le secteur Lauzon.

  • 6 au 9 août : Festival Jazz Etcetera de Lévis

Première édition du Festival Jazz Etcetera de Lévis dans le Vieux-Lévis.

  • À l'automne 2007, la compagnie Davie Yards ASA a débuté des travaux de modernisation dans son chantier maritime de Lauzon.
  • Changement de nom pour le chantier maritime Davie :

À partir du 21 décembre 2007, le chantier maritime Davie Québec Inc. sera désormais nommé Davie Yards Inc. afin de faire son entrée en bourse sur le TSX.

2008 : Célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec et 20e anniversaire du décès de Jean Carignan

  • 400e de Québec :

Lévis organisera quelques activités pour souligner cette fête. Plusieurs activités seront présentées, du 31 décembre 2007 au 31 décembre 2008, dans la région de Québec. La ville de Québec fut fondée officiellement le 3 juillet 1608. La programmation est disponible sur le site web officiel des fêtes du 400e.

  • 14 janvier 2008 : 390e anniversaire de naissance de Guillaume Couture, premier colon, administrateur et premier capitaine de la milice de la Pointe-Lévy.
  • 12-13 avril 2008 : Commémoration du 360e anniversaire de la première messe catholique de la Rive-Sud de Québec dans le secteur Lauzon.
  • 24 juin 2008 : La Fête nationale des Québécois est célébrée pour la première fois au Fort Numéro-un de Lévis. Plus de 1000 personnes étaient présentes.

2009 : Année de commémorations à Lévis

  • 30 janvier : Visite des Anciens Canadiens à l'Aréna de Lévis dans le cadre du 40e anniversaire du Tournoi international Atome de Lévis

Match de hockey historique qui a réuni les Anciens Canadiens de Montréal contre les Anciens Commandeurs de la Pointe-Lévy. Le match fut présenté devant 1600 spectateurs. Parmi les anciens joueurs des Canadiens, il y avait notamment Guy Lafleur, Stéphane Richer, Karl Dykhuis, Gilbert Delorme, Sergio Momesso et le gardien de but Richard Sévigny. Les Anciens Canadiens ont remporté le match 10-7. Ce fut un événement unique à Lévis pour l'année du centenaire des Canadiens de Montréal.

  • 28 juin 2009 : Centenaire de la prise de possession des îles de l'Arctique par le capitaine Joseph-Elzéar Bernier (1852-1934)

Une commémoration aura lieu le 28 juin dans le cadre du 100e anniversaire (1er juillet 1909) de la prise des îles Arctiques par le capitaine Bernier au nom du Canada. Le capitaine Joseph-Elzéar Bernier est un lévisien d'adoption qui a vécu les dernières années de sa vie sur la rue Fraser dans le Vieux-Lévis. Il est inhumé dans le cimetière Mont-Marie. Une messe commémorative aura lieu à l'église Notre-Dame.

  • 30 juin 2009 : Commémorations du 250e anniversaire de la Pointe-Lévy et de la bataille des plaines d'Abraham

Commémoration de l'invasion de la Pointe-Lévy par les troupes britanniques de James Wolfe, sous le commandement de Monckton et Burton le 30 juin 1759. C'est à la suite de cette invasion que les Britanniques ont pu bombarder la ville de Québec en vue de l'invasion du 13 septembre 1759. D'ailleurs, c'est dans l'ancienne église St-Joseph (secteur Lauzon) que fut déposé le corps de Wolfe avant d'être rapatrié à Londres au lendemain de son décès. Une plaque commémorative fut posée dans l'église pour rendre hommage à l'abbé Charles d'Youville Dufrost qui sauva les registres de la paroisse en 1759.

2011 : 150e anniversaire de la fondation de Lévis

À cette occasion, la ville de Lévis soulignera le 150e anniversaire de sa fondation, le 375e anniversaire de la fondation de la seigneurie de Lauzon dont le territoire correspond à l'actuelle ville, ainsi que le 10e anniversaire de la fusion municipale du « nouveau Lévis ».

Notes

  1. En 1867, la partie située au sud du chemin des forts conservera le nom Saint-Joseph-de-Lévis à la suite de l'opposition des résidents concernant la création du village de Lauzon.
  2. Parmi les noms suggérés, il y avait Desjardins et Pointe-Lévy.
  3. Le garage municipale du secteur Lauzon était l'ancien manège militaire de Lauzon.
  4. Plusieurs facteurs expliquent ces difficultés, notamment une région dense et très boisée, le faible nombre de colons français et les rapts violents perpétrés par les Iroquois sur ceux qui tentaient de s’installer entre 1608 et 1647. De plus, les premiers habitants de la seigneurie de Lauzon devaient être constamment aux aguets pour prévenir les attaques des Iroquois. Vers 1650, la hausse des violentes attaques iroquoises fut considérablement nuisible pour les efforts de colonisation de la seigneurie de Lauzon.
  5. (Les Malécites résideront à la grève Jolliet de Lauzon (près du chantier maritime Davie) jusqu'aux années 1920. Certains auront des campements de pêche près du fleuve St-Laurent.
  6. Les Eteminquois ou Etchemins pour les Français.
  7. C’est dans le secteur de Saint-Romuald (qui n'existait à l'époque), précisément aux îlots situés près du Juvénat Notre-Dame, que Champlain fit leur connaissance. À chaque été, ceux-ci descendaient la rivière (nommée à leur nom) pour y établir leurs campements de chasse et de pêche sur ces îlots. C'était un endroit idéal pour la pêche, surtout pour l’anguille et pour la chasse au loup-marin (communément nommé phoque gris ou phoque commun.).
  8. Une statue de St-Joseph, sculptée en 1929 par Lauréat Vallière, fut installée sur le cap ouest. Malheureusement, elle fut détruite par des vandales à la fin des années 1980.
  9. Selon des sources obtenues au début des années 1980, des gens âgés de Lauzon ont mentionnés que des parents interdisaient aux enfants du secteur de se rendre à la Grève Jolliet, lorsque le soleil se couchait, en raison de la présence des Malécites. Une certaine méfiance existait encore à cette époque.
  10. Information tirée des Relations des Jésuites.
  11. Informations tirées du livre « Guillaume Couture, premier colon de la Pointe-Lévy » publié en 1884 par Joseph-Edmond Roy.
  12. Informations tirées du livre « Un légionnaire retrace ses origines - Généalogie de la famille Gesseron dit Brulotte 1660-1983 et de la famille Guay, par François-Xavier Brulotte.
  13. Jean-Baptiste Halay est né vers 1607 à St-Julien du Coudray (près de Chartres en France). Vers 1640, il épousa, dans son lieu de naissance, Mathurine Valet (ou Vallet) née à St-Julien en 1609. Jean-Baptiste Halay est venu en Nouvelle-France une première fois, au milieu des années 1650, où Robert Giffard lui concède une terre dans le village de Fargy (Beauport). En 1657, il s'installa sur une terre à Longue Pointe sur la côte de Beaupré. En 1658, il retourna en France pour ramener son épouse et leurs trois filles en Nouvelle-France en 1659. En 1660, il acquiert une terre à Pointe-Lévy.
  14. Monseigneur de Laval avait confié le ministère de la côte de Beaupré à l'abbé Morel, le 22 août 1661. Celui-ci fut témoin des premiers miracles à Sainte-Anne-de-Beaupré.
  15. Celui-ci était situé sur les terrains de l'église St-Joseph (derrière et au côté nord de l'église. Ce cimetière fut le lieu de sépulture de près de 16 000 défunts pendant plus de 200 ans.
  16. Information tirée du livre Les premiers colons de la Rive-Sud du Saint-Laurent de Berthier (en-bas) à Saint-Nicolas 1636-1738 de Léon Roy. P. 422.
  17. Informations tirées du Fonds de la paroisse Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy (1791-1867) BANQ.
  18. Un arc de triomphe fut installé à la grande porte du château St-Louis. Un texte de l'époque le décrit comme suit : « Cet arc det triomphe était garni d'un si grand nombre de lampions que, avec les lumières dont toutes les croisées du château étaient remplies, il donnait l'illusion du jour. Et la relation ajoute que tout le monde en fut si content que, malgré qu'on eût illuminé trois jours consécutifs, on demanda par des cris de « Vive le roi! » qu'on donnât encore cette satisfaction : ce que M. le gouverneur-général accorda. ».
  19. Informations tirées du premier volume des Glanures Lévisiennes écrit par Pierre-Georges Roy en 1920.
  20. Informations tirées du livre Histoire de la seigneurie de Lauzon volume 2 à la page 278.
  21. Information tirée du site web Chez les Charest : de riches négociants et un chevalier
  22. Informations provenant du site web Historical Narrative of Early Canada.
  23. Informations tirées du livre Histoire de la seigneurie de Lauzon volume 2, Les Éditions Etchemin, Charny, 1984, page 311-312.</
  24. Le monument fut démonté en 1885 à la suite d'un coup de vent qui fit tomber la colonne
  25. Le célèbre auteur et poète Louis Fréchette avait 10 ans lorsqu'il fut témoin de cette découverte.
  26. Information tirée du livre À la découverte des rues de Lévis de l'auteur André Carrier, p.106.
  27. Texte tirée du livre Les Glanures Lévisiennes volume 1 écrit par Pierre-Georges Roy.
  28. Informations tirées du site web de la paroisse St-Joseph-de-Lévis [1].
  29. Vers 1830, cet exode vers l'Amérique du Nord représentait une moyenne annuelle de 30 000 immigrants dont les deux tiers étaient d'origine irlandaise. Une seconde pandémie de choléra frappa l'Europe entre 1829 et 1837. Celle-ci atteignit le Royaume-Uni en 1831-1832. Les Irlandais s'embarquèrent souvent dans des ports britanniques et ils transportèrent le choléra aux États-Unis et au Canada.
  30. Données provenant du site web du Lieu historique national du Canada de la Grosse-île-et-le-Mémorial-des-Irlandais de Parcs Canada.
  31. Dans un élan quasi patriotique, un trio d'hommes d'affaires de Québec, composé de Duncan Anderson, William Price et William Rhodes, suggéra que la nouvelle ville puisse se nommer Québec-Sud.
  32. Elle fut démolie aux environs de l'année 1900 pour être remplacée par une bâtisse à deux logements.
  33. Le premier maire fut en poste jusqu'en 1912 et il fut remplacé par M. J.-A. Scott qui occupa ce poste jusqu'à son départ pour la guerre à la fin de 1916.
  34. données statistiques provenant de ... (source à venir)

Sources

  • Les archives de la Société d'histoire régionale de Lévis.

Article de périodique :

  • Proulx, Georges-Étienne, et al. La seigneurie de Lauzon. Aux origines du peuplement, Printemps-Été 1997, no.65-66. Société d'histoire régionale de Lévis, 1997, 59 pages.

Ouvrages de référence :

  • Brulotte, François-Xavier. "Un légionnaire retrace ses origines - Généalogie de la famille Gesseron dit Brulotte 1660-1983 et de la famille Guay", Charny, Imprimerie des Chutes Inc., 1983, 117 p.
  • Caouette, Martine et Bernard St-Hilaire. 1694-1994 - 300 ans de foi d'une paroisse (St-Joseph-de-Lauzon Diocèse de Québec). Lévis, Imprimerie Limoilou, 1994, 41 p.
  • Carrier, André. À la découverte des rues de Lévis, St-Jean-Chrysostome, Les Impressions Credo Inc., 1995, 144 p.
  • Célébrons notre histoire - Le Journal de St-Rédempteur d'hier à aujourd'hui.
  • Le livre du 125e anniversaire de St-Romuald d'Etchemin.
  • Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Charny 1903-1987 (livre souvenir).
  • Pintendre 1900-2000 (livre souvenir).
  • Roy, J.-Edmond. Histoire de la Seigneurie de Lauzon, volume 1 à 5, Mercier et Cie, Lévis, 1897 (réédité en 1984).
  • Roy, J.-Edmond. Mgr Déziel sa vie - ses oeuvres, 1885, ouvrage réédité en 1989.
  • Roy, Pierre-Georges. Les Glanures Lévisiennes, volume 1 à 4, Lévis, 1920.
  • Saint-Étienne-de-Lauzon 1861-1986 (livre souvenir).
  • Sainte-Hélène-de-Breakyville d'hier à aujourd'hui (livre souvenir).
  • Saint-Nicolas-Bernières 1696-1994 (livre souvenir), Société historique Saint-Nicolas-Bernières, 1994.

Sites web :


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