Hip-Hop

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Hip-Hop

Hip-hop

Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas √™tre confondu avec Rap.

Le hip-hop est un mouvement culturel et artistique qui est apparu aux √Čtats-Unis d'Am√©rique dans le Bronx √† New York au d√©but des ann√©es 1970 qui m√™le des aspects festifs et revendicatifs. Originaire des ghettos noirs de New York, il se r√©pandra rapidement √† l'ensemble du pays puis au monde entier au point de devenir une culture urbaine importante. La culture hip-hop conna√ģt quatre expressions principales : le DJing, le MCing, le b-boying ou break dancing et le graffiti n√© quelques temps avant l'arriv√©e du hip hop et qui y fut int√©gr√© √† la naissance du mouvement, auxquelles on adjoint √©galement le human beatboxing, le street-language, le street-fashion, le street-knowledge et le street-entrepreneurialism[r√©f. n√©cessaire]. C'est n√©anmoins par son expression musicale qu'il est le plus connu et de fait souvent r√©duit.

Cette expression musicale est elle-m√™me souvent appel√©e tout enti√®re rap, ce qui est l√† aussi un raccourci, dans le mesure o√Ļ ce terme ne s'applique qu'√† la parole, scand√©e de fa√ßon rapide et saccad√©e, propre au MCing. La musique hip-hop peut en effet rev√™tir plusieurs formes : ou bien se limiter aux seuls beats du DJ (Disc jockey), auquel cas le terme de rap ne convient pas, ou bien se limiter aux seules rhymes du MC (Ma√ģtre de c√©r√©monie), alors on peut parler de rap ou de slam, ou bien encore - et c'est certes le cas le plus fr√©quent - associer un DJ voire un beatboxer et un ou plusieurs MC, alors on utilisera indiff√©remment le nom de ¬ę hip-hop ¬Ľ (c'est-√†-dire expression musicale du hip-hop) ou ¬ę rap ¬Ľ.

B-Boy à Ljubljana en Slovénie

Sommaire

√Čtymologie

L‚Äô√©tymologie du mot ¬ę hip-hop ¬Ľ reste assez obscure. En anglais, to be hip signifie ¬ę √™tre √† la mode, dans le vent ¬Ľ. To hop, ¬ę sauter ¬Ľ, n'a peut-√™tre pas de rapport avec l'expression hip-hop, qui s'est fig√©e pour d√©signer un courant culturel, et pas en r√©f√©rence √† une danse particuli√®re (les bases des danses hip-hop ne reposant pas, de toute fa√ßon, sur un usage particulier des sauts).

D'après D. Dufresne, en argot américain (le slang), Hip = compétition, dernier cri, Hop = danser.

Dans une de ses chansons, KRS One, un rappeur am√©ricain, explique :

Hip means to know
It's a form of intelligence
To be hip is to be up-date and relevant
Hop is a form of movement
You can't just observe a hop
You got to hop up and do it
Hip and Hop is more than music
Hip is the knowledge
Hop is the movement
Hip and Hop is intelligent movement[1]

Il est en tout cas canonisé et diffusé à travers le monde dès 1979 par le groupe Sugarhill Gang qui le scande dans son Rapper's Delight, l'un des tout premiers raps enregistrés en même temps que le premier succès du genre. L'étymologie du mot hip-hop pourrait provenir en fait de la façon de rapper de certains MC lors des blocs parties. Cela s'entend particulièrement sur un des maxis phares datant de 1979 Rapper's Delight de Sugarhill Gang. En effet cela est assez explicite surtout si l'on écoute les premières paroles de ce morceau qui ressemblent véritablement aux syllabes hip hop. Cette anecdote est issue du documentaire Hip-Hop legends, les pionniers du rap.

Histoire

Origines

Article d√©taill√© : Origines du hip-hop.

La musique hip-hop s'inscrit √† la fois dans la continuit√© et la rupture avec la musique noire am√©ricaine. En continuit√© manifeste parce qu'elle est la lointaine h√©riti√®re des complaintes sur les conditions de vie des Afro-am√©ricains (work songs, negro spirituals), de la tradition de l'improvisation apparue avec le ragtime puis le jazz, et des dialogues musicaux (call and response) pr√©sents dans le blues. Plus directement, la musique hip-hop est issue de la soul tardive (Gil Scot Heron), et du funk (James Brown, Isaac Hayes), sans oublier la po√©sie/ musique propos√©e au d√©but des ann√©es 1970 par les Last Poets. Cette lign√©e musicale nord-am√©ricaine est alors crois√©e avec le dub et les sound systems jama√Įcains, qui proposaient des versions instrumentales des standards du reggae jou√©es √† l'occasion de f√™tes organis√©es en Jama√Įque, et arriv√©s dans les ghettos new-yorkais √† la faveur de la forte immigration en provenance de cette √ģle - les trois p√®res fondateurs du mouvement hip-hop en seront d'ailleurs originaires.

En rupture, toutefois, parce qu'elle n'est pas le fruit d'une évolution "naturelle" ou "organisée" du funk ou des autres influences citées, inventée par des musiciens confirmés au terme d'une recherche personnelle (comme ce fut le cas pour le passage du jazz-blues-gospel à la Musique soul, et de la soul au funk) mais l'appropriation de ces musiques par une jeunesse noire défavorisée, urbaine, et surtout non-instrumentiste, en dehors des circuits habituels de la production musicale. Contrairement aux anciens style de musique afro-américains qui ne témoignaient que de façon incidente ou détournée des conditions de vie de la communauté noire américaine, le hip-hop se présente comme l'expression même de ces conditions de vie et se propose de "coller à la rue", c'est-à-dire de suivre les codes et relations qui règlent la vie des ghettos.

D'o√Ļ l'inscription de cette musique dans l'ensemble culturel plus vaste mentionn√© plus haut, et l'attitude des hip-hoppers qui gardent le style vestimentaire de la rue (street-wear), le langage du ghetto (slang) et ses valeurs. D'o√Ļ aussi, initialement, l'attachement des hip-hoppers √† leur quartier (√† travers la notion de repr√©sentation), qui se traduit, positivement, par un lien g√©n√©ralement solide avec les autres hip-hoppers issus du m√™me lieu, exprim√© par la formation de collectifs (crew, posse, squad, clan ou clique) ou des invitations √† rapper sur un m√™me morceau (featuring), et n√©gativement, par une rivalit√© avec les hip-hoppers venus d'autres quartiers, s'exprimant quant √† elle au mieux par une saine √©mulation, au pire par des tensions (diss) r√©gl√©es dans les couplets eux-m√™mes. Si cette division g√©ographique du hip-hop tend √† perdre aujourd'hui de sa pertinence, au profit d'une division par "courants" et "valeurs", les proc√©d√©s √©num√©r√©s pour exprimer les relations entre hip-hoppers restent les m√™mes. De fait, plus que pour d'autres genres musicaux, l'√©volution du hip-hop est indissociable de l'histoire des relations entretenues par ses diff√©rents acteurs, c'est-√†-dire d'une certaine histoire de la rue am√©ricaine.

La musique hip-hop n'est cependant pas n√©e en un jour. Son √©mergence est indissociable des Block Party, f√™tes de quartiers organis√©es dans les rues des ghettos, o√Ļ l'on fermait la rue √† l'aide de barricades ou de voitures pour bloquer la circulation, et anim√©e par un Disc-Jockey (DJ) qui encha√ģnait les morceaux soul et surtout funk sur lesquels les participants dansaient. Seulement les danseurs se plaignaient de ce que les morceaux ne duraient pas assez longtemps, et leur laissaient peu le temps de d√©velopper leur art. C'est de cette volont√© de prolonger le beat que va na√ģtre la musique hip-hop. Clive Campbell, plus connu sous le nom de DJ Kool Herc, fils d'immigr√© jama√Įcain install√© dans le quartier du West Bronx, a le premier l'id√©e de brancher deux turntables (¬ę tourne-disques ¬Ľ) diffusant le m√™me morceau en d√©cal√© de sorte que le rythme, donn√© par la ligne de basse, est rallong√©.

En France

Le hip-hop arrive en France au d√©but des ann√©es 1980, environ dix ans apr√®s son apparition aux √Čtats-Unis, gr√Ęce √† la tourn√©e d'Afrika Bambaataa en Europe qui diffusa largement cette culture √† l'ext√©rieur. Le Graff commen√ßa √† se r√©pandre √† travers l'hexagone ses quartiers et ses gares, le rap et le deejaying commenc√®rent leur ascension.

La culture hip-hop fut popularis√©e pour la premi√®re fois en France et r√©pandue partout dans le pays gr√Ęce √† l'animateur et musicien Sidney, dont l'√©mission H.I.P. H.O.P., diffus√©e sur TF1 en 1984, fut la premi√®re au monde enti√®rement hip-hop[2]. Il √©tait √©galement le premier animateur de t√©l√©vision noir en France[3], √©v√®nement d'une port√©e symbolique extraordinairement forte pour la culture Hip-hop mondiale.

DJ Dee Nasty donna une seconde impulsion √† cette culture par la suite dans son √©mission hip-hop sur radio nova, mais surtout par l'organisation de f√™tes sauvages au terrain vague de la Chapelle (Paris) . Les compilations Rapattitude 1 et 2 contribu√®rent √©galement √† le faire conna√ģtre. Mais c'est au d√©but des ann√©es 1990 que le hip-hop conna√ģt un large succ√®s public √† la sc√®ne et au disque, dont il deviendra un acteur majeur, gr√Ęce √† l'intervention de groupes comme Assassin, NTM, IAM ou MC Solaar qui sortent leurs premiers disques en 1991. Le collectif La Cliqua, r√©ussit vers 1992 √† regrouper une quarantaine d'artistes issus de tous les disciplines du Hip - Hop.

Le rap le plus commercial, √©largit encore sa popularit√© notamment par le biais des radios. La radio Skyrock qui se surnomme la ¬ę radio officielle ¬Ľ du rap, suivie par la radio G√©n√©rations 88.2 localis√©e sur l'√éle-de-France, proposeront des programmations rap, RnB et hip-hop ainsi que des √©missions anim√©es par les acteurs du paysage hip-hop fran√ßais. Certains voient dans l'int√©r√™t port√© par les m√©dias "dominants" une r√©cup√©ration mercantile et politique.

La sc√®ne hip-hop fran√ßaise est la deuxi√®me derri√®re celle des √Čtats-Unis.

En Belgique

Article d√©taill√© : Hip-hop en Belgique.

Il a √©t√© marqu√© dans les ann√©es 1980 par l'arriv√©e de deux groupes : celui de Benny B et celui de BRC, Bruxelles Rap Convention.

Aux √Čtats-Unis

Article d√©taill√© : Hip-hop aux √Čtats-Unis.

Il a été marqué par Afrika Bambaataa, créateur de la Zulu Nation, qui a aussi fait une tournée dans toute l'Europe.

Au Japon

Article d√©taill√© : Hip-hop au Japon.

Au Sénégal

Le hip hop est développé au Sénégal:

Culture

Musique

La musique hip-hop comporte deux aspects : la production (aussi appel√©e beatmaking) et le chant rap (aussi appel√© emceeing (de emcee ou MC ou MCing)). Le beatmaking peut souvent √™tre confondu avec le DJing pour la simple raison que les deux font partie de la musique de fond (ou beat) utilis√©e par le MC pour ¬ę rapper ¬Ľ.

Beatmaking

Le Beatmaking se fait souvent √† l'aide de programmes ou de mat√©riels sp√©cialis√©s, m√™me si au d√©but le MC rappait sur la partie instrumentale d'une chanson pass√©e en boucle. Le beat √©tait donc compos√© √† partir de samples de disques. Un beat peut √™tre compos√© de trois sections : le bassline (la forme que prendra la basse dans l'instrumentale), la m√©lodie (la ligne principale, celle qui captera l'attention), et le drumline (sons de drums - ¬ę percussions ¬Ľ), mais la cr√©ativit√© est de mise et aucune r√®gle n'est fix√©e !

Plusieurs Beatmakers préfèrent utiliser des samples de diverses sources et les mixer pour créer une mélodie, mais il est tout autant possible de composer complètement.

DJ-ing

Article d√©taill√© : Disc jockey.

Le DJ-ing (ou dJing, deejaying, deejing, DJaying) consiste √† passer des disques simultan√©ment, en les m√©langeant et en les modifiant. Le DJ utilise pour cela des techniques vari√©es comme le scratch, le cutting, le Baby scratch ou le Crab. Plusieurs Djs sont maintenant des stars tels que DJ Premier, ancien co√©quipier de Guru dans leur groupe Gangstarr, et DJ Craze, qui remporte tournoi sur tournoi. Sans oublier DJ Clue, qui gr√Ęce a ses mixtapes fut le premier DJ de la sc√®ne hip-hop a vendre plus d'un millions de disques.



Les premiers DJ's √† √™tre c√©l√®bres dans le hip-hop sont :

Human beatbox

Article d√©taill√© : human beatbox.

Le human beatbox repr√©sente plusieurs genres de musique cr√©√©s en utilisant la voix, la gorge, le nez. Invent√© par Doug E. Fresh, il a eu un grand succ√®s dans les ann√©es 1980 avant de d√©cliner pour revenir vers la fin des ann√©es 1990. L'un des beatboxers les plus c√©l√®bres est sans doute Rahzel, dont la chanson la plus c√©l√®bre est "If you mother only knew" o√Ļ il alliait "the beat and the chorus at the same time", le beat et la voix en m√™me temps.

Comme les autres disciplines du hip-hop, le beatbox conna√ģt une r√©sonance plan√©taire, de Killa Kela au Royaume Uni, de Saian Supa Crew √† Ezra en France, aux Autrichiens de Bauchklang.

MCing

Article d√©taill√© : Rap.

Le MCing, ou rap, est un chant saccad√© (flow) compos√© de paroles souvent tr√®s imag√©es, riches en assonances et allit√©rations. Influenc√© par le Toasting et par des pr√©curseurs dans le jazz ou le rock, il conna√ģt un succ√®s tel qu'on assimile parfois la musique hip-hop au rap. MC est l'appellation qui d√©signe celui qui anime les soir√©es ou des manifestations, mais d√©signe √©galement les rappeurs. Les initiales MC correspondent en anglais √† Master of Ceremony. Les premiers DJs encourageaient le public qui assistait aux f√™tes √† danser. N√©anmoins, l'un d'entre eux, Grandmaster Flash, √©tait tellement occup√© √† passer ses disques et √† les √©couter qu'il lui devint bient√īt n√©cessaire d'engager deux amis pour qu'ils encouragent le public √† sa place. Bient√īt, les premiers rappeurs sentirent l'envie de raconter quelque chose de plus, et commenc√®rent √† "l√Ęcher des connaissances" sur le ghetto, leur vie de tous les jours, etc.

Les premiers groupes de rap avaient un style orienté vers la fête, les paroles étaient alors ponctués d'onomatopées Old-School, plus musical de par la présence plus importante alors du DJ. Le rap évolue peu à peu vers un style plus conscient avec, tout d'abord, "The Message" de Grand Master Flash et de Melle Mel. Plus tard, avec des groupes comme Public Enemy le discours se radicalise. Puis, enfin, la provenance de plusieurs rappeurs issus de gangs locaux produit le Gangsta Rap vers la fin des années 1980.

C'est quelques années plus tard que le style West Coast fut devoilé au grand public avec le groupe Niggaz With Attitude (N.W.A.) et leur album Straight Outta Compton, ainsi que des groupes comme Compton's Most Wanted, South Central Cartel ou Cypress Hill.

Le premier emcee, ou du moins celui qui est consid√©r√© comme tel, est Coke La Rock[4]. Les premiers rappeurs et groupes de rap qui ont marqu√© l'histoire sont aussi :

Hip-hop soul

Un genre à part entière, né de la fusion entre le chant soul ou R'n'B et la musique hip-hop, qui est le point de jonction de la New Jack Swing et de la nu soul (ou neo soul). Mary J. Blige porte ainsi depuis ses débuts le titre de "Queen of hip-hop soul". Une liste d'artistes et un historique sont disponibles sur le Wikipédia anglais.

Les Femmes

Même si le hip-hop fut tout d'abord investi par une majorité d'hommes, les femmes apportèrent un renouveau lyrique en termes de flow et de sujets abordés dans les chansons, ainsi, elles parvinrent peu à peu à se faire une place, malgré une infériorité numérique flagrante.

En revanche son image dans le paysage du rap est en g√©n√©ral peu flatteuse, en regard des clips musicaux qui passent sur certaines cha√ģnes t√©l√©visuelles, o√Ļ celles-ci apparaissent souvent en l√©g√®re tenue, faisant ainsi ressortir un certain sexisme.

Aux √Čtats-Unis, des rappeuses telles que Queen Latifah, Roxanne Shantee, Foxy Brown, Eve, Heather B, Bahamadia, Jean Grae, Missy Elliot, Eve, MC Lyte, Lauryn Hill, ont prouv√© que les femmes du hip-hop n'ont rien √† envier aux hommes, certaines faisant partie de groupes majoritairement masculins (Ruff Ryders, Fugees). En France, on peut citer les rappeuses Saliha (compilation "Rapattitude 1", ses deux albums "Unique" en 1992, et "R√©solument F√©minin" en 1994), B Love (maxi "Lucie" et "Rapattitude 2"), Lady Laistee, St√© Strausz, Casey (proche de la La Rumeur), Keny Arkana, Diam's, Ek-tomb (dont une cousine des 2Bal), Sista Cheefa (ancienne r√©dactrice du fanzine Yours, et qui a marqu√© les esprits, bien qu'elle n'ait officiellement sorti qu'un seul titre, "Les flammes de la col√®re", sur la compilation "Lab'Elles", initi√©e par Barclay en 1996), Princess Ani√®s... Cette derni√®re fait √©galement partie du groupe-duo mixte, Les Sp√©cialistes. Dor√©a, alias SisDee, la "Lady Jazzamufin" bien que chanteuse √† la base (Jazz, Soul, Reggae...), rappe √©galement, et se r√©clame de la culture Hip-Hop.

Danse

Article d√©taill√© : break dance.

La danse hip-hop appara√ģt avec le break dance, une danse caract√©ris√©e par son aspect acrobatique et ses figures au sol et qui s'inspire en partie des Funk Styles (Locking, Popping et Boogaloo). Le terme de breakdance vient des m√©dias, le terme correct pour parler de cette danse est le bboying. Les danseurs sont √©galement appel√©s breakers, b-boys ou Fly-girl (pour les danseuses). De nouveaux styles sont apparus comme House dance, new style, Hooba Lumps.

Les Funk styles, plus anciens que le bboying, et que le hip-hop en général, sont néanmoins considérés comme faisant également partie des danses hip-hop.

Ces danses, et principalement le breakdance, sont ponctuées par de nombreux battles, ainsi la violence n'est pas physique mais artistique, ou sort vainqueur du "conflit" le meilleur des deux. Les battles peuvent aussi se faire groupe contre groupe, et les meilleurs vont à la compétition la plus prestigieuse pour les breakeurs: le BOTY (Battle Of The Year).

Aujourd'hui parmi les BBoys les plus connus on compte : Darkness, Junior, Physicx, Hong10, Lilou, Sonic, Baek, cico ou Pelezinho.

Du c√īt√© des b-girls : Hurricane, valentine, anne, baby sun...

Pour ce qui est des crews: Black Blanc Beur, Vagabonds crew, Melting Force, Gamblers Crew, extreme crew, phase T, pockemon crew, Wanted, Figure de Style, 59Krew, Toz crew, Legiteam Obstruxion, Last 4 one, Top 9, Ghetto Blaster...

Graff'

Article d√©taill√© : graffiti.
Un camion ¬ęgraff√©¬Ľ, √† Paris.

Le graffiti hip-hop est un ph√©nom√®ne omnipr√©sent dans le paysage urbain. Le graffiti permet au graffeur de se r√©approprier son environnement, et de marquer son mobilier urbain. G√©n√©ralement r√©alis√© √† l'aide de bombes a√©rosols, sa pratique n√©cessite adresse et entra√ģnement et constitue une v√©ritable technique artistique. Celle-ci fait intervenir de nombreuses notions plastiques (stylisation, g√©om√©trisation, √©quilibre, etc.) mais se trouve √©galement en relation avec d‚Äôautres domaines artistiques (infographie, photographie, bande dessin√©e, etc.)

En tant que mode d'expression artistique, le graffiti est également porteur d'un message de révolte et d'affranchissement.

Il faut distinguer graffiti, "throw-up" et tag. Le graffiti est l'art qui consiste √† r√©aliser √† la canette de peinture des lettrages complexes ou des repr√©sentations de personnages par exemple. On peut parler de "trhow-up" (flop) pour un graffiti en deux couleurs (une pour le remplissage rapide et pas forc√©ment parfait et une autre pour le contour (outline) formant g√©n√©ralement des lettres de forme arrondie ou facilement lisible ) faisant office de signature. Le tag est, en un sens, la signature qui peut √™tre soit associ√© √† un graff', soit √™tre une simple trace laiss√©e sur un mur ou au d√©tour d'un arr√™t de bus. Malgr√© tout, celui-ci ne doit √™tre consider√© comme un acte a part. Un tag est ¬ę unifilaire ¬Ľ, il s'agit simplement d'une √©criture, le plus souvent un pseudonyme, stylis√©e.

Valeurs

Article d√©taill√© : Universal Zulu Nation.

Selon certains[Qui ?], le hip-hop serait porteur du message d'Afrika Bambaataa et de la Zulu Nation[r√©f. n√©cessaire] qui a pr√īn√© : ¬ę peace, love, unity and having fun ¬Ľ (dont James Brown fera le titre d'une de ses chansons) soit ¬ę la paix, l'amour, l'unit√© et s'amuser ¬Ľ, mais aussi le respect d'autrui ainsi que l'unit√© des peuples. Le hip-hop est donc une culture pacifiste, pr√īnant la pluri-racialit√©, en d√©pit de la mauvaise image que les profanes en ont v√©hicul√©e par certains groupes de rap.[r√©f. souhait√©e]

Il existe de plus un √©l√©ment implicite, contenu dans chacune des disciplines : le d√©passement de soi. En effet, que ce soit dans la danse, le graffiti ou la musique, l'ex√©cutant est invit√© √† s'am√©liorer pour obtenir chaque fois un r√©sultat meilleur, plus satisfaisant, et repousser ses propres limites chaque fois plus loin.

Ces valeurs universelles sont à l'origine historique du mouvement hip-hop, même si l'ampleur et la diversification du mouvement rend certainement difficile, aujourd'hui, une analyse globale de valeurs.

Outre ces messages d'incitation au progr√®s de soi, les valeurs universelles du hip-hop sont peut-√™tre √©galement √† chercher dans la capacit√© du hip-hop √† faire √©voluer, par ricochet, la soci√©t√©. En France, l'une des manifestations de la capacit√© du hip-hop √† faire √©voluer la soci√©t√© est l'av√®nement du premier animateur de t√©l√©vision noir en France, √©tape historique ; Il s'agit de Sidney, dont l'√©mission H.I.P. H.O.P. fut √©galement la premi√®re au monde enti√®rement hip-hop[3].

The Hiphop declaration of peace

KRS One, Chuck D, Lauryn Hill, Russell Simmons, Afrika Bambaataa, Tupac Amaru Shakur (futur 2pac), Doug E. Fresh, Queen Latifah, Dr. Dre, MC Lyte, Christopher Wallace (futur Biggie Smalls) et autres 300 délégués Hiphop ont présenté à l'ONU à New York le 16 mai 2001 la "déclaration de paix du Hiphop"[5],[6].

La d√©claration commence par ces mots :

¬ę Cette D√©claration de paix du Hiphop guide la culture Hiphop de la violence √† la libert√©, et √©tablit conseils et protection pour l'existence et le d√©veloppement de la communaut√© internationale Hiphop. √Ä travers les principes de cette D√©claration de paix du Hiphop, nous, la Kulture Hiphop, sommes une fondation de Sant√©, d'Amour, de Conscience, de Richesse, de paix et de prosp√©rit√© pour nous-m√™mes, nos enfants et leurs petits-enfants, pour toujours. Pour la clarification du sens et de l'objet du Hiphop, ou lorsque l'intention du Hiphop est remise en question, ou lorsque surviennent des diff√©rends entre les parties concernant le Hiphop; les Hiphoppeurs ont acc√®s aux conseils de ce document, la D√©claration de paix du Hiphop, comme orientation, conseil et protection. ¬Ľ[7]

Son premier principe d√©finit le Hiphop (Hip¬īHop) comme un terme d√©crivant une ind√©pendante conscience collective.

Le hip-hop dans les médias

Presse écrite

De nombreux magazines ou journaux, dans le monde entier, font état de la culture du hip-hop. Par exemple, Ego trip ou URB en font partie.

En France, les magazines sur le Hip-Hop et le rap ont √©t√© tr√®s nombreux : l'Affiche, RER, Radikal, Get Busy... Tous ces derniers ont aujourd'hui (malheureusement) disparus. Sont encore d'actualit√© des magazines tels Rap Mag et Groove.

Radio

Le premier show de hip-hop à la radio est le Mr. Magic's Disco Showcase, sur WHBI 105.9 FM, à New York City, vers 1979[4].

En France les radios hip-hop sont apparues dans les ann√©es 1980 avec l'impulsion de pionners tels que Dee Nasty, suivi de Cut Killer... : on parle alors de Radio Nova... Au milieu des ann√©es 1990 des radios dites "g√©n√©ralistes" se sont ensuite "accap√©r√©es" ce mouvement : tels que Skyrock et plus tard Ado. La radio G√©n√©rations 88.2 soutient fortement le mouvement hip-hop.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Hip Hop Lives, KRS One en collaboration avec [[Marley Marl]] sur l'album Hip Hop Lives
  2. ‚ÜĎ Extrait du commentaire de la cha√ģne musicale MCM √† propos de la compile de Sidney :
    ¬ę on peut dire aujourd'hui que Sidney est le papa du hip-hop fran√ßais. Concepteur de l'√©mission H.I.P. H.O.P. en 1984 (1√®re √©mission rap au monde diffus√©e √† l'√©poque le dimanche √† 14h00 avant Starsky & Hutch), ce Dj/rappeur/breakeur extravagant fait d√©couvrir cette nouvelle tendance am√©ricaine aux Fran√ßais, √† peine remis de la vague disco, et cr√©e des vocations (Joey Starr, Passi, Stomy Bugsy...) ¬Ľ
    H.I.P H.O.P - L'émission Mythique de Sidney
  3. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ Extrait d'un commentaire, sur l'histoire du Hip-hop, diffus√© par l'universit√© de Lyon, Universit√© Lumi√®re Lyon 2 :
    ¬ę D√®s le d√©but des ann√©es 80, le ph√©nom√®ne s'exporte, notamment en France o√Ļ les jeunes des banlieues de grandes villes telles que Paris, Lyon ou Marseille sont les premiers "touch√©s". L'apparition des radios libres permettra √† la musique hip-hop de se propager. Mais c'est en 1984 et la diffusion sur TF1 d'une √©mission devenue culte, sur la culture hip-hop, que ce mouvement va se r√©pandre partout en France : il s'agit de "H.I.P-H.O.P" pr√©sent√©e par Sydney, Dj antillais amateur de funk, qui deviendra par la m√™me occasion le premier animateur noir de la t√©l√©vision fran√ßaise. D√®s lors et gr√Ęce √† cette m√©diatisation, le hip-hop devient populaire en France. ¬Ľ
    Festival l'Original 84-04 : 4 jours de hip-hop sur Lyon. Par ailleurs, le "Festival l'Original 84-04" avait pr√©cis√©ment choisi de f√™ter les 20 ans de l'arriv√©e du hip-hop en France en 2004, par r√©f√©rence √† Sidney et "H.I.P-H.O.P"
  4. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ ego trip's book of rap lists, page 19
  5. ‚ÜĎ [1]
  6. ‚ÜĎ The Hiphop declaration of peace present√©e √† l'ONU le 16 mai 2001
  7. ‚ÜĎ ¬ę This Hiphop Declaration of Peace guides Hiphop culture toward freedom from violence, and establishes advice and protection for the existence and development of the international Hiphop community. Through the principles of this Hiphop Declaration of Peace we, Hiphop Kulture, establish a foundation of Health, Love, Awareness, Wealth, peace and prosperity for ourselves, our children and their children's children, forever. For the clarification of Hiphop's meaning and purpose, or when the intention of Hiphop is questioned, or when disputes between parties arise concerning Hiphop; Hiphoppas shall have access to the advice of this document, The Hiphop Declaration of Peace, as guidance, advice and protection. ¬Ľ

Bibliographie

  • Hugues Bazin, La culture hip-hop, Descl√©e De Brouwer, Paris, 1995 (nombreuses r√©√©ditions), 305 p. (ISBN 2-220-03647-2)
  • Thomas Belin, Petite histoire politique du Hip-hop, Institut d‚Äô√©tudes politiques d‚ÄôAix-en-Provence, 2007 (m√©moire de Master professionnel 2)
  • Thomas Blondeau et Fred Hanak, Combat rap : 25 ans de hip-hop : entretiens, Le Castor astral, Bordeaux, 2007, 214 p. (ISBN 978-2-8592-0713-7)
  • Olivier Cachin, Hip hop : l'authentique histoire en 101 disques essentiels, Scali, 2007, 563 p. (ISBN 978-2-35012-189-5)
  • Isabelle Kauffmann, G√©n√©ration du hip-hop : danser au d√©fi des assignations, Universit√© de Nantes, 2007 (th√®se de sociologie)
  • Didier Stiers, Flashback : histoire(s) de la danse hip hop en Belgique, Couleur Livres, Charleroi ; Lezarts urbains, Bruxelles, 2007, 143 p. (ISBN 978-2-87003-478-1)
  • "All that sheet/ libre zulu n4"  : "histoire du mouvement hip hop en Europe ", fanzine hip-hop 1993.
  • David Dufresne "YO ! R√©volution Rap " 1991 , les √©ditions Ramsay .
  • Christian B√©thune "Le rap . Une esth√©tique hors la loi ." collection mutations / √©ditions autrement 2003.
  • GET BUSY ( sear ...) /fanzine francophone
  • Down with this /fanzine francophone
  • Rapport de force /fanzine francophone
  • Jeff Chang "Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la g√©n√©ration hip-hop" (Broch√©) 2006, Allia

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