Hercule De Serre

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Hercule De Serre

Hercule de Serre

Hercule, comte de Serre - statue sur sa maison natale.

Pierre François Hercule, comte de Serre, né à Pagny-sur-Moselle en 1776, mort à Castellammare di Stabia, près de Naples en 1824, est un homme politique français.

Fils de Fran√ßois-Louis de Serre, ancien officier de cavalerie, et de Barbe-Marguerite de Maudhuy, Pierre de Serre appartient √† une famille originaire du Comtat Venaissin √©tablie en Lorraine. Se destinant √† l'√©tat militaire, il entre √† l'√Čcole d'artillerie de Ch√Ęlons-sur-Marne.

Emigr√© sous la R√©volution, Pierre de Serre appartient √† l'arm√©e du prince de Cond√©, form√©e en 1792, avant de rentrer en France en 1802. √Čtudiant le droit, il est admis au barreau de Metz, o√Ļ il se distingue. Lors de la r√©organisation judiciaire de 1811, il est nomm√© par l'Empereur avocat g√©n√©ral √† Metz le 23 f√©vrier, puis premier pr√©sident de la cour imp√©riale de Hambourg le 14 juillet.

Partisan de la Restauration, il est nomm√© par Louis XVIII premier pr√©sident √† Colmar en janvier 1815. Parti √† Gand, o√Ļ il accompagne Louis XVIII, pendant les Cent-jours, il retrouve ensuite son poste. √Člu le 22 ao√Ľt 1815 d√©put√© du Haut-Rhin au grand coll√®ge (par 63 voix, sur 125 votants et 199 inscrits), il si√®ge dans les rangs de la minorit√© minist√©rielle √† la Chambre introuvable, o√Ļ il combat les exc√®s de la majorit√© ultra-royaliste. Il propose, sans succ√®s, un amendement au projet de loi suspensif de la libert√© individuelle et adopte le principe des cours pr√©v√ītales, √† condition d'en restreindre le plus possible l'application. Une p√©tition r√©clamant l'engagement de poursuites contre le mar√©chal Mass√©na, dont il prend la d√©fense. Il combat les conclusions du rapport de M. de Kergolay sur la restitution des biens nationaux non vendus au clerg√©. Tr√®s li√© avec Royer-Collard, il partage alors la plupart de ses opinions.

R√©√©lu le 4 octobre 1816 (par 95 voix sur 144 votants et 191 inscrits), puis le 20 septembre 1817 (par 304 voix sur 451 votants et 552 inscrits), il appartient alors √† la majorit√©. Du 13 novembre 1817 au 11 d√©cembre 1818, il pr√©side la Chambre des d√©put√©s. Lors de la discussion sur la loi √©lectorale, il se montre favorable √† l'√©lectorat direct, mais propose l'√©tablissement dans chaque d√©partement d'un coll√®ge des villes et d'un coll√®ge des campagnes ; il s'oppose √† la r√©√©lection des d√©put√©s nomm√©s √† des fonctions amovibles et approuve la suspension de la libert√© individuelle. Comme pr√©sident de la Chambre, il propose un r√®glement nouveau. Le 30 d√©cembre 1818, il accepte d'entrer dans le gouvernement form√© par Decazes apr√®s le d√©part du duc de Richelieu, avec le portefeuille de la justice. Apr√®s s'√™tre entendu avec Royer-Collard et les doctrinaires, le garde des sceaux pr√©sente trois lois nouvelles sur la presse, supprimant la censure et l'obligation de l'autorisation pr√©alable, reconnaissant la comp√©tence du jury m√™me pour les d√©lits correctionnels et l'admission de la preuve testimonialecontre les fonctionnaires, en juin 1819. Ces dispositions lui valent les attaques tr√®s vives des ultras-royalistes, et il ne peut les faire adopter par la Chambre. Par ailleurs, il s'ali√®ne l'opinion lib√©rale, le 21 juin 1819, en rejetant une p√©tition en faveur des bannis, en particulier les r√©gicides.

Apr√®s l'assassinat du duc de Berry et la chute du minist√®re Decazes, il demeure en place dans le gouvernement form√© par le duc de Richelieu, en f√©vrier 1820, et jusqu'√† son d√©part en d√©cembre 1821, bien que la maladie le mine. Revenu √† la fin avril de Nice, o√Ļ l'√©tat de sa sant√© l'avait oblig√© √† se rendre, il engage la lutte contre les adversaires du projet gouvernemental sur les √©lections, en premier lieu le groupe doctrinaire et son chef Royer-Collard. Pierre de Serre n'h√©site pas √† √©liminer du Conseil d'√Čtat son ancien ami, en m√™me temps qu'il √©carte Guizot, Barante et Camille Jordan. Il recommande aux magistrats la plus grande rigueur √† l'√©gard des ¬ę r√©volutionnaires ¬Ľ. En d√©cembre 1821, il refuse de faire partie du cabinet Vill√®le. Reprenant alors sa place sur les bancs de la Chambre, o√Ļ il si√®ge au centre-droit, il se prononce en faveur de la comp√©tence du jury en mati√®re de d√©lits de presse. Louis XVIII le nomme comte et ministre d'√Čtat, avant de l'envoyer √† Naples, en janvier 1822 comme ambassadeur. Il assiste au congr√®s de V√©rone. S'√©tant repr√©sent√© sans succ√®s aux √©lections l√©gislatives de 1824, il meurt √† Castellamare, pr√®s de Naples, des suites de la maladie de poitrine dont il √©tait atteint. Pierre de Serre est consid√©r√© comme l'un des plus grands orateurs de la Restauration.

Précédé par Hercule de Serre Suivi par
√Čtienne-Denis Pasquier
Ministre français de la Justice
Charles Ignace de Peyronnet


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