Henri Alexis Brialmont

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Henri Alexis Brialmont
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Henri-Alexis Brialmont
Buste d'Henri-Alexis Brialmont au musée royal de l'armée et de l'histoire militaire

Naissance 25 mai 1821
Maagdenberg (Venloo), Drapeau : Pays-Bas Royaume des Pays-Bas
DĂ©cĂšs 21 juillet 1903 (Ă  82 ans)
Saint-Josse-ten-Noode, Drapeau de Belgique Belgique
Origine Drapeau : Belgique belge
Arme Coats of arms of Belgium Military Forces.svg génie militaire
Grade OF 08 Army Belgium.svg lieutenant général
Années de service 1838 - 1892
Commandement IIe corps d'armée (Anvers)
Distinctions grand cordon de l'ordre de LĂ©opold (1888),
Croix militaire (1885),
Ordre de la Couronne de Saxe (1876)
Autres fonctions architecte
Famille Mathieu Brialmont (pĂšre)

Henri-Alexis Brialmont, nĂ© le 25 mai 1821 Ă  Maagdenberg prĂšs de Venlo et mort le 21 juillet 1903 Ă  Saint-Josse-ten-Noode Ă©tait un militaire et architecte belge. Il est cĂ©lĂšbre pour la conception et la rĂ©alisation du fort de Shinkakasa, des places fortifiĂ©es d'Anvers, de LiĂšge et de Namur.

Sommaire

Formation et premiers Ă©crits

Il était le fils aßné de Mathieu Brialmont (1789-1885), dont la carriÚre militaire fut illustre.

De son propre aveu, Henri-Alexis Brialmont avait reçu une Ă©ducation « proche de celle des enfants de ferme Â»[1]. Il fut reçu de justesse Ă  l’École royale militaire en 1838, mais il se distingua rapidement et se classa premier de sa promotion dĂšs la deuxiĂšme annĂ©e. Il conserva ce rang jusqu’à la fin de son parcours Ă  l’École d’application, en 1843. Ses condisciples le surnommaient « le Romain Â», pour son ardeur au travail et son caractĂšre .

Il fut ensuite désigné pour servir au régiment du Génie, en garnison à LiÚge. Il participa, en tant qu'observateur, aux modifications de la forteresse de Diest en 1844.

En 1847, promu lieutenant, il fut envoyĂ© Ă  Anvers pour coopĂ©rer aux travaux d’une brigade de topographes militaires. La mĂȘme annĂ©e, il fut attachĂ© au cabinet du ministre de la Guerre, le gĂ©nĂ©ral Chazal.

AprĂšs les Ă©vĂ©nements de 1848, qui Ă©branlĂšrent l’Europe, mais Ă©pargnĂšrent la Belgique, qui avait Ă©puisĂ© ses vellĂ©itĂ©s rĂ©volutionnaires en 1830, l’armĂ©e, dĂ©jĂ  mal vue par une opinion plutĂŽt pacifiste, Ă©tait considĂ©rĂ©e comme un fardeau inutile: pourquoi, en effet, un pays neutre, et dont la neutralitĂ© Ă©tait garantie en thĂ©orie par les Grandes Puissances, aurait-il besoin d’une armĂ©e? Brialmont se dĂ©cida Ă  combattre le camp pacifiste, rassemblĂ© sous la banniĂšre des Amis de la Paix. À cette fin, il publia en 1849 Éloge de la guerre, pamphlet qui rencontra un vif succĂšs.

En aoĂ»t 1850, Brialmont pĂšre remplaça Chazal au poste de ministre de la Guerre, mais sur les conseils de son fils, il dĂ©missionna quelques mois plus tard, suite aux dĂ©bats parlementaires houleux sur le budget de l’armĂ©e, que l’on voulait rĂ©duire de moitiĂ©.

AprÚs la démission de son pÚre, Henri-Alexis Brialmont publia, en 1851 et 1852, un nouvel ouvrage, Considérations politiques et militaires sur la Belgique.

Ces ouvrages, qui eurent un grand retentissement aussi bien dans la presse belge que dans la presse Ă©trangĂšre, valurent Ă  Brialmont une dĂ©coration de chevalier de l’ordre de LĂ©opold en 1856.

Il Ă©crivit ensuite une biographie du duc de Wellington, dont il Ă©tait un fervent admirateur. Le premier volume parut en 1856, les deux suivants en 1857. Cette Ɠuvre, traduite en anglais, rencontra un vif succĂšs en Grande-Bretagne.

L'architecte militaire

La carriĂšre d’architecte militaire d’Henri-Alexis Brialmont dĂ©buta vĂ©ritablement en 1857, lorsqu’il dessina la nouvelle position fortifiĂ©e d’Anvers. Cette premiĂšre expression de son gĂ©nie, inspirĂ©e de sa visite officielle des nouvelles fortifications allemandes (Coblence, Germersheim, Koenigsberg, Minden, Rastadt), qu’il fut chargĂ© d’étudier en 1855, Ă©tait Ă  mĂȘme de faire face au canon rayĂ©, introduit dans les parcs de siĂšge en 1859, et que l’on peut considĂ©rer comme le premier dĂ©veloppement majeur de l’artillerie au cours de la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle.

C’est Ă©galement Ă  Anvers qu’il rĂ©alise ses premiĂšres coupoles d’artillerie cuirassĂ©es. Brialmont Ă©tait revenu d’Allemagne « avec des idĂ©es plus prĂ©cises, plus rationnelles sur la constitution des grandes places de guerre, ayant dĂ©gagĂ© des derniers limbes qui l’enveloppaient la formule du ‘camp retranché’, qu’il s’agissait de considĂ©rer comme un Ă©tablissement permanent[2]».

Les idĂ©es de Brialmont, en contradiction « avec tous ceux qui se piquaient d’ĂȘtre les dĂ©tenteurs de la pure doctrine[3]», firent scandale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il se servit du nom d’emprunt, Keller, pour publier ses plans.

En 1858, le gĂ©nĂ©ral russe Édouard Totleben, ingĂ©nieur militaire qui avait construit les dĂ©fenses grĂące auxquelles SĂ©bastopol avait pu soutenir un siĂšge d’un an avant de tomber, pendant la guerre de CrimĂ©e, visita la place forte d’Anvers. À cette occasion, on lui soumit les diffĂ©rents projets relatifs Ă  l’établissement des nouveaux ouvrages fortifiĂ©s autour d’Anvers, sans en prĂ©ciser les auteurs. Sans hĂ©siter, il choisit le « projet Keller Â», donc celui de Brialmont. Les dĂ©tracteurs se turent et les plans de la place forte d’Anvers furent examinĂ©s et approuvĂ©s en avril 1859. Les travaux commencĂšrent en mars 1860 et s’achevĂšrent, aprĂšs maintes modifications des plans primitifs, en 1864.

En 1863, suite Ă  l’introduction du canon rayĂ© dans les parcs de siĂšge, dĂ©veloppement qu’il ignorait au moment de la conception des forts d’Anvers, Brialmont publia Études sur la dĂ©fense des États et sur la fortification, oĂč il justifia la conception du systĂšme dĂ©fensif belge et le systĂšme de fortifications permanentes appliquĂ© Ă  Anvers[4], qu’il jugeait parfaitement apte Ă  rĂ©sister au canon rayĂ©.

En 1869, il publia son Traité de fortification polygonale.

La guerre de 1870 prouva sans appel aux ingĂ©nieurs militaires français que le tracĂ© bastionnĂ© (selon les conceptions de Vauban) Ă©tait dĂ©sormais complĂštement dĂ©passĂ© et que seul le tracĂ© polygonal (dĂ©fendu par Brialmont) pouvait ĂȘtre envisagĂ©. Brialmont, durant cette guerre, Ă©tait chef d’Etat-Major GĂ©nĂ©ral de l’ArmĂ©e d’Anvers, et en cette qualitĂ©, il constata la faiblesse des fortifications sur la rive gauche de l’Escaut. Sous son impulsion, on rĂ©alisa une seconde enceinte fortifiĂ©e autour d’Anvers.

En 1877, il fut promu lieutenant général.

En 1882, il publia La situation militaire de la Belgique. Travaux de dĂ©fense de la Meuse, oĂč il exposait ses idĂ©es sur la fortification de la vallĂ©e de la Meuse Ă  LiĂšge et Ă  Namur.

Pourtant, il tomba en disgrĂące en 1883 (mis en non-activitĂ© par mesure d’ordre, par arrĂȘtĂ© royal le 14 juillet 1883) pour avoir rĂ©pondu favorablement Ă  l’appel de Carol V, roi de Roumanie, en vue d’une Ă©tude du systĂšme dĂ©fensif de son pays. Il s’agissait de protĂ©ger Bucarest par une ceinture de forts, comparable Ă  celles qu’il imaginait pour LiĂšge et Namur. Bucarest, centre commercial, siĂšge du gouvernement et principal nƓud de communications de la Roumanie, avait Ă©tĂ© choisi pour devenir la place d’armes oĂč se regrouperaient toutes les forces militaires du pays, et qu’on escomptait pouvoir dĂ©fendre jusqu’à l’arrivĂ©e des renforts envoyĂ©s par les pays alliĂ©s. Une fois cette dĂ©cision prise, Brialmont fut appelĂ© en Roumanie comme conseiller, puis il fut chargĂ© d’établir les plans des fortifications. Son projet prĂ©voyait une ceinture de dix-huit grands forts situĂ©s Ă  environ quatre kilomĂštres l’un de l’autre et appuyĂ©s par des batteries intermĂ©diaires. Ce dernier point Ă©tait particuliĂšrement intĂ©ressant, car Brialmont Ă©tait hostile Ă  l’installation de batteries entre les ouvrages prĂ©vus pour LiĂšge et Namur. Les forts de Bucarest Ă©taient du mĂȘme modĂšle que ceux prĂ©vus en Belgique : une redoute centrale armĂ©e de canons et d’obusiers en tourelles, entourĂ©e d’un fossĂ©, d’une muraille dĂ©tachĂ©e et de galeries de contrescarpe. La redoute comportait aussi une batterie Ă  ciel ouvert de quatre obusiers .

L’empire austro-hongrois prit ombrage de ces projets, et afin de calmer le jeu, le gouvernement belge dĂ©cida de mettre Brialmont provisoirement sur la touche. Cet impair de Brialmont lui fut toutefois vite pardonnĂ©, et il fut rĂ©tabli dans ses fonctions d’inspecteur gĂ©nĂ©ral du GĂ©nie et des Fortifications, par arrĂȘtĂ© royal du 16 janvier 1884.

En 1886, dans le sillage de la « crise de l’obus-torpille Â», Auguste Beernaert, chef du gouvernement belge, fit voter, non sans peine, le budget nĂ©cessaire Ă  la construction des tĂȘtes de pont de LiĂšge et de Namur , que l’on peut considĂ©rer comme le chef-d’Ɠuvre de Brialmont dans le domaine de la fortification permanente. Il en avait exposĂ© les grandes lignes dans La situation militaire de la Belgique. Travaux de dĂ©fense de la Meuse, publiĂ© en 1882.

Les travaux s'étalÚrent entre 1888 et 1891 (divisés en trois campagnes d'un an). Mais pour avoir dépassé le budget prévu, Brialmont fut blùmé et contraint, cette fois, de prendre sa retraite, le 7 juin 1892.

Le mĂȘme mois, Brialmont se fit Ă©lire Ă  la Chambre des reprĂ©sentants, ce qui lui permit de dĂ©fendre ses idĂ©es dans l'enceinte du parlement. Il appartint au parti libĂ©ral, Ă  une Ă©poque oĂč ses principaux dĂ©tracteurs d'antan, en premier lieu WalthĂšre FrĂšre-Orban, avaient disparu de la scĂšne politique.

Riche de son savoir-faire et de sa longue expĂ©rience, Brialmont voyagea Ă  travers l’Europe. Il Ă©tablit les plans du camp retranchĂ© de Sofia, ainsi que les plans des dĂ©fenses du Bosphore, des Dardanelles et de Constantinople. Il dressa Ă©galement les plans du fort de Shinkakasa, construit en 1891, Ă  Boma, par l’État indĂ©pendant du Congo pour dĂ©fendre l’accĂšs au fleuve Congo, notamment contre les Portugais de l’Angola.

Il s’éteignit dans sa rĂ©sidence de Saint-Josse-ten-Noode le 21 juillet 1903 Ă  l’ñge de quatre-vingt-deux ans. D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les critiques qu’il dut essuyer tout au long de sa carriĂšre sont emblĂ©matiques de la Belgique et prouvent que l’adage voulant que nul n’est prophĂšte en son pays est loin d'ĂȘtre dĂ©nuĂ© de fondement. De plus, conscient de ce que toutes les invasions venant de l'est vers ce qui Ă©tait dĂ©sormais territoire belge, Ă©taient passĂ©es entre Maastricht et VisĂ©, Brialmont avait rĂ©clamĂ© un fort supplĂ©mentaire dans cette rĂ©gion, ce qui lui fut refusĂ© par les parlementaires. Lors d'un Ă©change vif, Brialmont aurait prophĂ©tisĂ©: "Messieurs, vous en pleurerez des larmes de sang..."

On reprochait Ă  Brialmont d’avoir dĂ©passĂ© le budget des forts de LiĂšge et de Namur. Les forts avaient coĂ»tĂ© au total 71,5 millions de francs or, somme certes considĂ©rable pour l’époque, mais si l’on prend en compte le fait qu'il n'y eut peu, voire aucune critique quant au dĂ©passement budgĂ©taire d'autres grandes constructions contemporaines, comme celle du Palais de justice de Bruxelles (45 millions de francs-or) ou celle des nouveaux quais de l'Escaut et des ascenseurs Ă  bateaux (environ 72 millions de francs-or), on peut s'Ă©tonner de la rĂ©action des parlementaires qui fustigĂšrent Brialmont pour avoir dĂ©passĂ© le budget initial de quelque 20 millions de francs-or.

Le Vauban belge

En tout Ă©tat de cause, Brialmont, qui a portĂ© Ă  son apogĂ©e l’art de la fortification permanente, peut rĂ©ellement ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le Vauban du XIXe siĂšcle, d’autant qu’il a Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  des progrĂšs permanents dans le domaine de l’artillerie, alors que Vauban n’a jamais connu que des canons Ă  Ăąme lisse qui n’ont guĂšre Ă©voluĂ© de son vivant . Toute la vie de Brialmont a tournĂ© autour de la lutte sĂ©culaire entre la flĂšche et le bouclier, le boulet et la muraille, l’obus torpille et la voĂ»te de bĂ©ton.

Les forts de LiĂšge et de Namur ont forcĂ© l’admiration de tous les experts internationaux de l’époque, du moins jusqu’en 1914. Lucide, Brialmont n’a cependant cessĂ© de marteler tout au long de sa carriĂšre qu’un ouvrage fortifiĂ©, aussi moderne soit-il, ne sert Ă  rien si ceux qui sont appelĂ©s Ă  s’en servir ne sont pas convaincus de la nĂ©cessitĂ© de dĂ©fendre le territoire, et s’il n’est pas adaptĂ© en permanence aux progrĂšs incessants de l’artillerie de siĂšge. Or, c’est ce qui s’est produit en Belgique en 1914 : lors de l’attaque allemande, les dĂ©fenses belges Ă©taient insuffisantes, l’armement des forts n’avait reçu aucune amĂ©lioration depuis 1891, et la dĂ©fense par l'armĂ©e de campagne des intervalles entre les forts, pourtant primordiale, laissait Ă  dĂ©sirer par manque d'entraĂźnement sur le terrain. L’Ɠuvre de Brialmont, aussi remarquable fĂ»t-elle dans sa conception, se rĂ©vĂ©la donc imparfaite dans sa rĂ©alisation Ă  cause de l'influence politique motivĂ©e par des considĂ©rations budgĂ©taires.

Cependant, face Ă  l'envahisseur d'aoĂ»t 1914, les forts devant LiĂšge n'en coĂ»tĂšrent pas moins Ă  l'armĂ©e allemande huit jours de retard dans l'exĂ©cution du plan Schlieffen qui postulait d'obtenir la dĂ©faite de la France dans la rĂ©gion de Sedan par une surprise obtenue en traversant la Belgique en trois jours. Et il faut ajouter le rĂŽle de l'armĂ©e de campagne combattant dans les intervalles entre les forts dans lesquels elle avait ses rĂ©serves et oĂč siĂ©geait l'Ă©tat-major du gĂ©nĂ©ral Leman. La presse française de l'Ă©poque ne s'y trompa pas dans ses Ă©loges. Et lors du siĂšge d'Anvers, la place forte, la plus grande d'Europe avec ses trois lignes de fortifications, tint depuis la fin aoĂ»t jusqu'au dĂ©but d'octobre, achevant de ruiner le plan allemand de course Ă  la mer par l'utilisation combinĂ©e de trois sorties de l'armĂ©e de campagne avec la rĂ©sistance des forts obstruant les intervalles entre les rĂ©giments. C'Ă©tait l'application de la doctrine Brialmont.

On peut comparer le gĂ©nĂ©ral Brialmont au gĂ©nĂ©ral SĂ©rĂ© de RiviĂšres, qui a rĂ©alisĂ© une Ɠuvre similaire en France ou Ă  Hans Alexis von Biehler en Allemagne.

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Publications

La liste des ouvrages publiĂ©s par Brialmont, donnĂ©e ci-dessous, tĂ©moigne de l'ardeur et de la constance avec lesquels il a - plus sans doute que tout autre militaire belge - dĂ©fendu ses idĂ©es, dans des livres, des pamphlets et des articles. Il a en outre Ă©crit des Ɠuvres historiques, en particulier des biographies consacrĂ©es Ă  de grands militaires. Toutes ses publications ont paru Ă  Bruxelles.

  • ƒuvres militaires de Simon Stevin, 1846.
  • Notice sur la conservation des poudres de guerre, in: Annales des Travaux publics de Belgique, 1849.
  • Éloge de la guerre ou rĂ©futation des doctrines des Amis de la paix, 1850.
  • Histoire critique des nĂ©gociations relatives au TraitĂ© du 11 dĂ©cembre 1831, prescrivant la dĂ©molition des forteresses, in: Le Spectateur militaire, 1850.
  • De l'armĂ©e et de la situation financiĂšre, 1850.
  • De la guerre, de l'armĂ©e et de la garde civique, 1850.
  • Faut-il fortifier Bruxelles? RĂ©futation de quelques idĂ©es sur la dĂ©fense des États, par un officier du gĂ©nie, 1850.
  • RĂ©ponse d'un officier du gĂ©nie Ă  M. Vande Velde, pour faire suite Ă  l'ouvrage intitulĂ© : « Faut-il fortifier Bruxelles?, 1850.
  • PrĂ©cis d'art militaire (publications de l'EncyclopĂ©die militaire), 4 volumes, 1851.
  • ConsidĂ©rations politiques et militaires sur la Belgique, 3 volumes, 1851-1852.
  • UtilitĂ© de la marine militaire, 1853.
  • Projet de rĂ©organisation de la marine militaire belge, par un ancien officier du gĂ©nie, 1855.
  • RĂ©flexions sur la marine militaire belge (1830-1835), 1855 (*).
  • DĂ©fense du projet d'agrandissement gĂ©nĂ©ral d'Anvers, prĂ©sentĂ© par MM. Keller et consorts, 1855.
  • Histoire du duc de Wellington, 3 volumes, 1856-1857.
  • RĂ©sumĂ© d'Ă©tudes sur les principes gĂ©nĂ©raux de la fortification des grands pivots stratĂ©giques. Application Ă  la place d'Anvers, 1856.
  • DĂ©fense de l'Escaut, 1856.
  • De la fortification des grands pivots stratĂ©giques. RĂ©ponse au colonel Augoyat, 1857.
  • Agrandissement gĂ©nĂ©ral d'Anvers. RĂ©futation des critiques dont le projet de grande enceinte a Ă©tĂ© l'objet, 1858.
  • RĂ©ponse Ă  une note de M. Eenens. De l'emploi de l'artillerie aux travaux de dĂ©frichement (AcadĂ©mie royale de Belgique, t. XVI), 1859.
  • La vĂ©ritĂ© sur la question d'Anvers par le gĂ©nĂ©ral Bonsens, 1859.
  • Manifestation du peuple belge en 1860.
  • SystĂšme de dĂ©fense de l'Angleterre. Observation critique sur la commission d'enquĂȘte nommĂ©e en 1859, 1860 (*).
  • ComplĂ©ment de l'Ɠuvre de 1830. Établissements Ă  crĂ©er dans les pays transatlantiques, 1860.
  • RĂ©organisation de la marine nationale en Belgique, 1860.
  • Question des canons. RĂ©ponse A M. FĂ©rĂ©ol-Fourcault, par le capitaine Gargousse, 1861.
  • Le systĂšme cellulaire et la colonisation pĂ©nale. RĂ©ponse Ă  M. E. DucpĂ©tiaux, in: Revue britannique, 1861.
  • Marine militaire. Nouvelles considĂ©rations sur l'utilitĂ© d'une marine militaire, 1861.
  • Étude sur la dĂ©fense des États et sur la fortification, 3 volumes, 1863.
  • Les nouvelles fortifications d'Anvers. RĂ©ponse aux critiques de Mangonneau, ancien ingĂ©nieur, 1863 (*).
  • La guerre du Schleswig, envisagĂ©e au point de vue belge, 1864.
  • Le corps belge au Mexique. ConsidĂ©rations en faveur de l'organisation de ce corps, par un officier d'Ă©tat-major, 1864.
  • RĂ©flexions d'un soldat sur les dangers qui menacent la Belgique. RĂ©ponse Ă  M. Dechamps, ministre d'État, 1865.
  • RĂ©ponse au pamphlet: « Anvers et M. Brialmont, avec plan de la position d'Anvers Â», 1865.
  • La Belgique doit armer, 1866.
  • RĂ©organisation du systĂšme militaire de la Belgique, par un officier supĂ©rieur, 1866.
  • ConsidĂ©rations sur la rĂ©organisation de l'armĂ©e. Justification du quadrilatĂšre. Le volontarisme jugĂ© au point de vue belge, etc., 1866.
  • Étude sur l'organisation des armĂ©es, et particuliĂšrement de l'armĂ©e belge, 1867.
  • UtilitĂ© de la citadelle du Nord, 1868.
  • TraitĂ© de fortification polygonale, 2 volumes, 1869.
  • La fortification polygonale et les nouvelles fortifications d'Anvers. RĂ©ponse aux critiques de MM. PrĂ©vost et Cosseron de Villenoisy, 1869.
  • La fortification polygonale jugĂ©e par le gĂ©nĂ©ral Tripier, in: Revue militaire française, 1870.
  • Observations critiques sur l'enseignement de la fortification Ă  l'École militaire de Bruxelles, 1870.
  • Le service obligatoire en Belgique, par un colonel de l'armĂ©e, 1871.
  • RĂ©ponse aux adversaires du service obligatoire, par un colonel de l'armĂ©e, 1871.
  • La vĂ©ritĂ© sur la situation militaire de la Belgique en 1871.
  • Ce que vaut la garde civique. Étude sur la situation militaire du pays, 1871.
  • Projet de rĂ©organisation de l'infanterie belge. ConfĂ©rence donnĂ©e Ă  MM. les officiers du corps d'Ă©tat-major le 6 fĂ©vrier Ì871.
  • Le service obligatoire. RĂ©ponse Ă  MM. FrĂšre-Orban et Hymans, 1872.
  • L'armĂ©e, la presse et les partis en Belgique. Lettre adressĂ©e Ă  la « Belgique militaire Â», 2e Ă©dition, revue et corrigĂ©e, 1872.
  • La fortification Ă  fossĂ©s secs, 2 volumes, 1872.
  • La fortification improvisĂ©e, 2e Ă©dition, revue et augmentĂ©e, 1872.
  • Étude sur la fortification des capitales et l'investissement des camps retranchĂ©s, 1873.
  • Le service obligatoire et le remplacement; erreurs, mensonges et vĂ©ritĂ©s. Bases d'un projet de loi sur la milice, 1873.
  • Les adversaires du service obligatoire mis au pied du mur, 1873.
  • ImprĂ©voyance et impĂ©rities, in: La Belgique militaire, 1873.
  • Le remplacement par l'État, derniĂšre planche de salut des adversaires du service obligatoire, 1873.
  • Situation politique et militaire des petits États et particuliĂšrement de la Belgique, 1874.
  • La vĂ©ritĂ© sur le remplacement militaire et le service personnel, 1874.
  • L'Angleterre et les petits États Ă  la ConfĂ©rence de Bruxelles, par le gĂ©nĂ©ral T., 1875.
  • Causes et effets de l'accroissement successif des armĂ©es permanentes, 1876.
  • La dĂ©fense des États et les camps retranchĂ©s, 1876.
  • SymptĂŽme de dĂ©cadence Ă  propos de la question de la dĂ©fense nationale, 1876.
  • La fortification du champ de bataille, 1878.
  • Manuel des fortifications de campagne, 1879.
  • Étude sur la formation de combat de l'infanterie, l'attaque et la dĂ©fense des positions et des retranchements, 1880.
  • La tactique de combat des trois armes, 2 volumes, 1881.
  • La situation militaire de la Belgique, 1882.
  • Le gĂ©nĂ©ral comte de Todleben. Sa vie et ses travaux, 1884.
  • Le gĂ©nĂ©ral de Blois. Sa vie et ses ouvrages, 1885.
  • La fortification du temps prĂ©sent, 2 volumes, 1885.
  • Les fortifications de la Meuse, 1887.
  • M. FrĂšre et les travaux de la Meuse, 1887.
  • Les fortifications de la Meuse. RĂ©ponse au colonel Crousse, 1887.
  • RĂ©ponse aux objections de M. le gĂ©nĂ©ral Chazal, contre les fortifications de la Meuse, 1887.
  • L'influence du tir plongeant et des obus torpilles sur la fortification, 1890.
  • Situation actuelle de la fortification. IdĂ©es et tendances de la nouvelle Ă©cole, 1890.
  • La fortification de l'avenir, d'aprĂšs les auteurs anglais, 1890.
  • Notice sur le gĂ©nĂ©ral Liagre, in: Annuaire de l'AcadĂ©mie, 1892.
  • Étude sur l'infanterie lĂ©gĂšre, l'organisation et l'emploi des troupes du gĂ©nie, 1893.
  • Ce que Bazaine a fait Ă  Metz, in: Revue internationale de Dresde, 1893.
  • Notice sur Henri Maus, in: Annuaire de l'AcadĂ©mie, 1895.
  • La dĂ©fense des États et la fortification de la fin du XIXe siĂšcle, 1895.
  • La dĂ©fense des cĂŽtes et les tĂȘtes de pont permanentes, 1896.
  • ProgrĂšs de la dĂ©fense des États et de la fortification depuis Vauban, 1898.
  • Affaiblissement de la place d'Anvers, projet du Gouvernement, 1900.
  • Notice sur Emile Banning, in: Annuaire de l'AcadĂ©mie, 1901.
  • Agrandissement d'Anvers. Critique des rĂ©solutions de la sous-commission militaire, 1901.
  • Anvers et Termonde. Critique des rĂ©solutions de la commission mixte, 1901.
  • Organisation et composition des troupes du gĂ©nie et de l'Ă©tat-major de cette arme, 1901.

Distinctions et honneurs

ClassĂ©s par date :

  • chevalier de l'ordre de LĂ©opold par arrĂȘtĂ© royal du 19 juillet 1856 ;
  • officier de l'ordre de LĂ©opold par arrĂȘtĂ© royal du 2 septembre 1859 ;
  • commandeur de l'ordre de LĂ©opold par arrĂȘtĂ© royal du 5 novembre 1870 ;
  • chevalier de 2e classe, avec plaque, de l'Ordre de la Couronne de Saxe le 24 mars 1876 ;
  • grand officier de l'ordre de LĂ©opold par arrĂȘtĂ© royal du 8 dĂ©cembre 1880 ;
  • dĂ©corĂ© de la Croix militaire par arrĂȘtĂ© royal du 25 mars 1885 ;
  • grand cordon de l'ordre de LĂ©opold par arrĂȘtĂ© royal du 11 juin 1888.

MĂ©moire

Notes et références

  1. ↑ CROKAERT (P.), Brialmont - Eloge et mĂ©moires, Bruxelles, 1925,, p. 367.
  2. ↑ BEAUJEAN (C.), Une page de l’histoire de la fortification – Le Lieutenant GĂ©nĂ©ral Brialmont, Louvain, 1903, p. 17.
  3. ↑ BEAUJEAN (C.), op cit., p. 17.
  4. ↑ DEGUENT (R.), Étude d’ensemble de la fortification terrestre. Historique, Bruxelles, 1932, p. 4
  5. ↑ La statue d'Henri-Alexis Brialemont sur la place de Louvain [lire en ligne]

Bibliographie et ressources

Bibliographie

  • C. BEAUJEAN, Une page de l’histoire de la fortification. Le Lieutenant GĂ©nĂ©ral Brialmont (1821-1903), Louvain, 1903.
  • P. CROKAERT, Brialmont (contenant les mĂ©moires du gĂ©nĂ©ral), Albert Dewit Ă©diteur, Bruxelles, 1928.
  • P. CROKAERT, Un PrĂ©curseur: le gĂ©nĂ©ral Brialmont.
  • L. CHÔMÉ, Brialmont poĂšte, Belgique artistique et littĂ©raire, septembre 1906.
  • R. DEGUENT, Étude d’ensemble de la fortification terrestre. Historique, Bruxelles, 1932.
  • C. FAQUE, Henri-Alexis Brialmont. Les Forts de la Meuse 1887-1891, Bouge, 1987.
  • Lucien GODEAUX, Henri Alexis Brialmont, Annuaire de l'AcadĂ©mie royale de Belgique, 1947.
  • Louis LECONTE, Coup d'Ɠil sur la marine de guerre belge, 1830-1912, in: Bulletin de la Presse et de Bibliographie militaire
  • Louis LECONTE, Henri-Alexis Brialmont, Biographie nationale de Belgique, T. XXX, Brussel, 1958, col. 212-230.
  • GĂ©nĂ©ral WAUWERMANS, Le lieutenant gĂ©nĂ©ral Brialmont, in: La Belgique militaire.

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