Haute-Vienne

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Haute-Vienne
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Haute-Vienne
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Localisation de la Haute-Vienne en France
Administration
Pays France
Région Limousin
Code département 87
Création 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Limoges
Sous-préfecture(s) Bellac
Rochechouart
Président du
conseil général
Marie-Françoise
Pérol-Dumont
(PS)
Préfet de département Yves Dassonville
Statistiques
Population totale 373 940 hab. (2008)
Densité 68 hab./km2
Superficie 5 520 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 4
Cantons 42
Intercommunalités 22
Communes 201

La Haute-Vienne (Nauta-Viena ou Nauta-Vinhana en occitan) est un département français, situé dans la région Limousin. Il tire son nom de la rivière Vienne, qui le traverse d'est en ouest. Sa préfecture est Limoges, qui est aussi le chef-lieu de la région. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 87.

Situé au carrefour des axes de liaison historique entre Paris et Toulouse (nord-sud) et l'Atlantique et le Massif central (ouest-est), le département est le moins étendu mais le plus peuplé de la région Limousin.

Culturellement et historiquement occitan, le département occupe la partie ouest de l'ancienne province du Limousin qui recouvrait aussi une partie des actuels départements de la Charente et de la Vienne.

Sommaire

Histoire

Articles d√©taill√©s : Histoire du Limousin et Histoire de la Haute-Vienne.
Drapeau du département

Le d√©partement a √©t√© cr√©√© √† la R√©volution fran√ßaise, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 d√©cembre 1789, √† partir d'une partie de la province du Limousin.

Il tire son nom de la rivière qui le traverse, la Vienne, affluent en rive gauche de la Loire, née sur le plateau de Millevaches en Corrèze.

Origines

Dolmen à Verneuil-sur-Vienne

Peu de vestiges préhistoriques ont été découverts sur le territoire qui correspond à l’actuel département. Quelques pièces et vestiges du paléolithique et mésolithique ont néanmoins été découvertes près de Saint-Jean-Ligoure et dans les vallées de la Gartempe et de la Vienne. L’avènement de l’agriculture et de nouvelles techniques plus élaborées ont permis la découverte de céramiques dans l’abri de la Roche aux fées, à Cieux.

L‚Äôinstallation humaine du n√©olithique est plus facilement prouv√©e par diff√©rents ensembles m√©galithiques, comme le dolmen de la Borderie, √† Berneuil (-2 650 av. J.-C.) et √† Breuilaufa, et le mobilier fun√©raire trouv√© avec attestant du commerce (fl√®ches, coquillages, parures‚Ķ). L‚Äôarriv√©e de l‚Äô√Ęge du bronze est illustr√©e par les haches trouv√©es √† Ch√Ęlus.

Période gallo-romaine

La voie d'Agrippa en Charente

L'arriv√©e des Romains avec la conqu√™te de la Gaule se fait sur un territoire occup√© par le peuple gaulois des L√©movices, qui donne son nom √† la ville de Limoges et au Limousin. 10 000 d'entre eux furent envoy√©s √† Alesia, men√©s par le chef Sedullos. Le commerce s'organise dans une r√©gion abritant des ressources importantes. Mini√®res : or √† Saint-Yrieix-la-Perche, exploit√© jusqu'√† la fin du XXe si√®cle, √©tain. Agricoles, avec le vin dont la production est justifi√©e par la d√©couverte d'amphores √† Saint-Gence.

Sous le r√®gne d'Auguste, Augustoritum (litt√©ralement le gu√© d'Auguste), actuelle Limoges, est fond√©e sur la Vienne. L'√©tablissement de la ville fait suite √† une premi√®re capitale des L√©movices situ√©e sur un oppidum plus en amont, √† Villejoubert, pr√®s de Saint-Denis-des-Murs. Son importance est vite remarqu√©e, par l'existence d'un grand amphith√©√Ętre romain et la position au carrefour de deux grandes voies romaines : la Via Agrippa, reliant Lugdunum (Lyon) √† Mediolanum Santonum (Saintes), et une autre voie reliant l'Armorique et Avaricum (Bourges) √† la M√©diterran√©e.

Forte de sa position strat√©gique, Augustoritum fait partie de la province Aquitaine, tout comme d'autres localit√©s : Rongomagus (Rancon), Blatomagus (Blond) et Carovicus (Ch√Ęteau-Chervix).

Avec les premi√®res tensions ext√©rieures et les invasions barbares, la cit√© conna√ģt un d√©clin d√®s le IIIe si√®cle.

Moyen √āge

Blason du duché d'Aquitaine

La r√©gion est christianis√©e d√®s le IIIe si√®cle : un r√©seau paroissial important se constitue. La pr√©sence d‚Äôermites, pendant la p√©riode m√©rovingienne, entra√ģne un culte posthume de ces hommes, autour de leurs tombeaux.

Saint √Čloi

La domination des Wisigoths est de courte dur√©e, car le Franc Clovis s'empare du Limousin apr√®s la bataille de Vouill√© en 507. Querelles et r√©voltes se multiplient, et la r√©gion est rattach√©e au duch√© d'Aquitaine en 674. La vicomt√© de Limoges est bient√īt cr√©√©e.

Des communaut√©s religieuses sont fond√©es : Solignac est fond√©e par √Čloi de Noyon, Saint Martial en 848. En 994, les reliques de saint Martial sont expos√©es afin d‚Äô√©radiquer le ¬ę mal des ardents ¬Ľ ; ce sont les premi√®res ostensions limousines. L'abbaye de Saint-Martial poss√®de un imposant patrimoine. C'est aussi l'√©poque de prosp√©rit√© de l'ordre de Grandmont, fond√©e par les disciples d'√Čtienne de Muret. Ces monast√®res Ňďuvrent, en plus de leur r√īle de christianisation, pour l'am√©nagement du territoire et l'agriculture.

Vicomté de Limoges

Le Limousin est un territoire partag√© entre diverses seigneuries, avec pour cons√©quence une forte ins√©curit√©. Les vicomtes r√©ussissent √† √©tendre leur influence vers le P√©rigord. Des ch√Ęteaux sont construits sur des mottes : Ch√Ęlucet, Lastours‚Ķ

Ali√©nor d'Aquitaine, h√©riti√®re du duc d'Aquitaine, divor√ßant de Louis VII, √©pouse en secondes noces Henri Plantagen√™t, comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie, devenu roi d'Angleterre en 1158. Le Limousin est accol√© √† l'Aquitaine anglaise et se trouve au cŇďur des luttes entre Henri II et Louis VII.

Il en est de m√™me √† la g√©n√©ration suivante, entre Richard Ier, roi d'angleterre, dit Richard Coeur de Lion et Philippe Auguste. A l'occasion d'une tr√™ve entre les deux souverains, Richard d√©cide de s'en prendre au vicomte Ad√©mard V de Limoges, qui s'√©tait ralli√© au roi de France en son absence. C'est au cours d'une exp√©dition punitive contre les ch√Ęteaux qui prot√©geaient Limoges par le sud, que Richard CŇďur de Lion est mortellement bless√© par le chevalier limousin Pierre Basile lors du si√®ge du ch√Ęteau de Ch√Ęlus-Chabrol en 1199.

√Čdouard de Woodstock, dit Prince noir

La r√©gion est durement √©prouv√©e par la guerre de Cent Ans. Marche entre le duch√© de Guyenne, anglais, et le royaume de France, le Limousin est touch√© par les bandes de mercenaires qui ruinent les campagnes. Avec la d√©faite de Jean le Bon en 1356 et le trait√© de Br√©tigny, la France donne aux Anglais un grand territoire comprenant le Limousin. La Cit√© de Limoges donne son soutien √† la couronne fran√ßaise, quand le Ch√Ęteau apporte son aide √† la couronne anglaise et au Prince noir. Celui-ci met Limoges √† sac en 1370, mais la totalit√© de la ville se rend au roi de France.

Une paix précaire s'installe à nouveau, troublée notamment par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Diverses cités trouvent un essor dans les échanges commerciaux en plus des pèlerinages religieux (ex. Le Dorat, Saint-Junien, Saint-Léonard-de-Noblat).

Période moderne

Le Limousin profite de la paix pour remettre son √©conomie en marche. Les tanneries et les m√©gisseries se multiplient sur la Vienne, comme √† Saint-Junien, o√Ļ cet artisanat perdure jusqu'au XXe si√®cle. L'industrie du papier et l'imprimerie sont √©galement cr√©√©es. L'√©maillerie conna√ģt un nouvel essor √† Limoges, sous la houlette du c√©l√®bre L√©onard Limosin, qui officie √† la cour de Fran√ßois Ier. Les √©changes sont relanc√©s, et des foires sont inaugur√©es (Saint-Loup et les Innocents √† Limoges, toujours existantes de nos jours). En revanche, po√®tes (Jean Dorat) et auteurs pr√©f√®rent rallier Paris pour exercer.

La r√©forme protestante p√©n√®tre dans la r√©gion, entra√ģnant des conversions, peu nombreuses malgr√© la propagande de Jeanne III de Navarre dite d'Albret, vicomtesse de Limoges. Le Limousin est le lieu de la victoire de l‚Äôarm√©e royale sur les troupes de Gaspard II de Coligny √† la bataille de La Roche-l'Abeille. Ruin√©s par la guerre, les paysans s'insurgent contre les seigneurs.

En installant et imposant la paix et prot√©geant les paysans, Henri IV permet au Limousin de conna√ģtre √† nouveau une certaine prosp√©rit√©. Il est accueilli par une foule enthousiaste lorsqu'il entre √† Limoges le 20 octobre 1607.

Turgot

La Contre-R√©forme entra√ģne la cr√©ation de nombreux couvents et ordres religieux, surtout √† Limoges. Les la√Įcs pratiquent la bienfaisance √† l'√©gard des religieux.

L’'industrie se développe au XVIIIe siècle est en forme, particulièrement avec le lancement par l'intendant Turgot de l'industrie porcelainière en 1765, après la découverte de kaolin dans le sud du département, à Saint-Yrieix-la-Perche. Turgot permet aussi d'améliorer le réseau de transports, la fiscalité, l'agriculture.

Des auteurs du Limousin se font conna√ģtre, dont Tristan l'Hermite, qui obtient du succ√®s avec son chef-d'Ňďuvre Marianne, Jean-Fran√ßois Marmontel, secr√©taire perp√©tuel de l'Acad√©mie fran√ßaise, et qui reste l'un des plus grands √©crivains limousins de cette √©poque.

Les idées des philosophes commencent aussi à circuler dans la bourgeoisie, relayées par les loges maçonniques, dont la première voit le jour à Limoges en 1760.

La Révolution française et le Premier Empire

Les Etats Généraux sont convoqués par Louis XVI. Noblesse et tiers état se retrouvent dans des intérêts communs sur de nombreux points.

Vergniaud

Le Limousin fournit des hommes illustres √† l'√Čtat, comme le r√©volutionnaire Pierre-Victurnien Vergniaud et le futur mar√©chal d'Empire Jourdan. La r√©gion conna√ģt peu de violences. Les paysans profitent de la vente des biens nationaux et du partage des biens communaux.

Carte de la Haute-Vienne par Victor Adolphe Malte-Brun (1853)

Le territoire devenu Haute-Vienne traverse sans heurts la France de Napol√©on Ier, en fournissant toujours des hommes importants, notamment des scientifiques (Guillaume Dupuytren, Cruveilher, Gay-Lussac).

La période contemporaine

Le retour des souverains, pendant la Restauration, la Monarchie de Juillet, puis le Second Empire, conjugu√© avec l'essor de l'industrie de la porcelaine, fait na√ģtre un d√©but de ressentiment √† l'√©gard de la monarchie et le d√©but d'un ancrage √† gauche, men√© par la classe ouvri√®re.

L'usine de porcelaine Haviland, au d√©but du XXe si√®cle

La Haute-Vienne se d√©marque aussi par son attachement rapide √† la R√©publique, comme en t√©moigne la proclamation de celle-ci deux jours avant l'instauration nationale, en 1848. Lors des √©lections de 1849, les Hauts-Viennois √©lisent une majorit√© de d√©put√©s radical-socialiste. La ville et le d√©partement acqui√®rent v√©ritablement leur image de r√©gion rouge. Sous le Second Empire, un clivage √©merge dans le d√©partement entre le monde urbain majoritairement r√©publicain et les campagnes du d√©partement adh√©rant de plus en plus au bonapartiste. √Ä la chute de l'Empire, une √©ph√©m√®re Commune est proclam√©e en 1871. Cependant, comme au niveau national, les √©lections l√©gislatives du 8 f√©vrier 1871 voient la victoire sans appel des forces monarchistes dans le d√©partement : six si√®ges sur les sept qui √©taient √† pourvoir passent entre leurs mains. La plupart de ces nouveaux √©lus sont des orl√©anistes, des monarchistes mod√©r√©s, comme par exemple Teisserenc de Bort, ou Andr√© Dul√©ry de Peyramont. En 1876, les R√©publicains remportent tr√®s majoritairement les √©lections l√©gislatives dans le d√©partement.

La r√©gion conna√ģt toujours une bonne sant√© √©conomique (arriv√©e du chemin de fer en 1856, agriculture en expansions avec les bovins, production textile), permettant √† la population d'augmenter : Limoges d√©passe les 90 000 habitants √† la veille de la Premi√®re Guerre mondiale, la Haute-Vienne compte plus de 300 000 √Ęmes, le Limousin approche le million.

L'entrée du village martyr d'Oradour

Les idées politiques (socialisme et communisme) se développent, aidées par le syndicalisme embryonnaire (la CGT est créée à Limoges en 1895). Les premières grèves font leur apparition. Mais la vie locale, puis rapidement nationale, est marquée par les grèves de Limoges de 1905, quand les manifestations font un mort, Camille Vardelle.

La grande guerre tue un grand nombre de jeunes Haut-Viennois, et d√©veloppe l'industrie de la chaussure et des draps. Les prix augmentent, les gr√®ves sont nombreuses. Celles-ci donnent une image n√©gative du Limousin. Les g√©n√©raux incapables sont envoy√©s par Joffre √† Limoges : d‚Äôo√Ļ l‚Äôexpression ¬ę limoger ¬Ľ.

La Seconde Guerre mondiale voit na√ģtre un important r√©seau de r√©sistants, dirig√© par Georges Guingouin, au sein du maquis du Limousin. √Ä la fin de 1944, le d√©partement compte 14 992 FFI[1]. La bataille du Mont Gargan voit environ 10 000 d‚Äôentre eux affronter les Allemands pendant plus de dix jours[2] ; le massacre d'Oradour-sur-Glane rappelle la duret√© et l'horreur du conflit.

Géographie

Article d√©taill√© : G√©ographie de la Haute-Vienne.

Situation

La Haute-Vienne fait partie de la région Limousin.

Elle est limitrophe de 6 d√©partements :

Le d√©partement pr√©sente globalement les m√™mes caract√©ristiques de d√©veloppement et d'int√©gration territoriale que la France √† une autre √©chelle. Limoges exerce une position macroc√©phale comparable √† celle de Paris : la capitale concentre avec son agglom√©ration plus de 50 % de la population, et la totalit√© des axes principaux de communication (si l'on excepte la RN 145 entre Bellac et Gu√©ret) s'inscrivent en une √©toile dont Limoges serait le centre.

Le département est situé sur la bordure nord-ouest du Massif central; son altitude est ainsi comprise entre 160 mètres dans la vallée de la Vienne et plus de 750 mètres près du lac de Vassivière, dans la montagne.

Le point culminant du d√©partement est le mont Crozat[3] avec une hauteur de 777 m.

Paysage près du mont Gargan

La Haute-Vienne poss√®de 149 996 ha de bois, soit un taux de boisement de 29,6%. Le d√©partement arrive en derni√®re position r√©gionale, puisque la Corr√®ze affiche un taux de plus de 45%, et la Creuse est recouverte √† 29,8 % de for√™ts[4]. Il y a pr√®s de 7 000 km de cours d'eau.

Espaces naturels

La Haute-Vienne, contrairement à bon nombre de départements, comme la Corrèze proche, n'est pas véritablement divisée en entités géographiques distinctes, même si les paysages peuvent être très différents. On peut cependant déterminer trois grands ensembles.

Carte hydrographique de la Haute-Vienne
Paysage pr√®s de Saint-Laurent-les-√Čglises

Protection de la nature

La Haute-Vienne abrite deux réserves naturelles nationales (RNN de la Tourbière des Dauges et RNN de l'Astroblème de Rochechouart-Chassenon), 2 réserves naturelles régionales (Etang de la Monnerie et Vallée de la Vienne - Chez Roger), ainsi que 13 sites Natura 2000.

Altitudes maximales

Classement des plus hautes communes (selon l'altitude de la mairie)
  1. Beaumont-du-Lac (657 m.)
  2. Rempnat (598 m.)
  3. Nedde (580 m.)
  4. Saint-Léger-la-Montagne (576 m.)
  5. Saint-Gilles-les-Forêts (570 m.)
  6. Surdoux (567 m.)
  7. Saint-Amand-le-Petit (546 m.)
  8. Eymoutiers (544 m.)
  9. Domps (543 m.)
  10. Peyrat-le-Ch√Ęteau (533 m.)
Classement des communes (selon l'altitude maximale)
  1. Peyrat-le-Ch√Ęteau (777 m.)
  2. Nedde (752 m.)
  3. Rempnat (749 m.)
  4. Beaumont-du-Lac (739 m.)
  5. Saint-Gilles-les-Forêts (731 m.)
  6. Eymoutiers (711 m.)
  7. Saint-Léger-la-Montagne (701 m.)

Climat

Givre √† Ch√Ęlus en d√©cembre
Article d√©taill√© : Climat de la Haute-Vienne.

La Haute-Vienne bénéficie d'un climat de type océanique aquitain atténué, subissant une influence montagnarde due à la proximité du Massif central et à l'altitude. Les hivers peuvent être neigeux, particulièrement sur le relief, mais il n'est plus inhabituel de n'avoir qu'un ou deux jours de neige à Limoges. Les étés peuvent être beaux et très chauds, comme très humides. L'automne est souvent agréable et ensoleillé, septembre et octobre sont rarement froids.

  • Donn√©es climatiques et temp√©ratures[5] pour la ville de Limoges
à Limoges moyenne nationale
Ensoleillement 1974 h/an 1973 h/an
Pluie 1023 mm/an 770 mm/an
Neige 18 j/an 14 j/an
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 85 j/an 40 j/an
Gel env. 75  ?
T¬į records (les plus basses) (C¬į) T¬į records (les plus √©lev√©es) (C¬į)
Janvier -19,2¬į (1985) +17,0¬į (1999)
F√©vrier -21,7¬į (1956) +22,0¬į (1998)
Mars -11,3¬į (1964) +24,7¬į (2005)
Avril -5,6¬į (1970) +27,8¬į (2005)
Mai -3,9¬į (1957) +29,8¬į (2005)
Juin +1,2¬į (1969) +34,7¬į (2003)
Juillet +3,8¬į (1954) +35,7¬į (1983)
Ao√Ľt +2,2¬į (1966) +37,2¬į (2003)
Septembre -1,2¬į (1962) +32,6¬į (1987)
Octobre -5,4¬į (1955) +27,3¬į (1985)
Novembre -10,2¬į (1956) +22,9¬į (1981)
D√©cembre -13,6¬į (1967) +18,3¬į (1983)
Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec Année
Temp√©ratures minimales moyennes ¬įC 0,9 1,9 3,1 5,0 8,7 11,8 14,1 13,8 11,7 8,3 4,1 2,1 7,1
Temp√©ratures moyennes ¬įC 3,6 4,9 6,8 9,0 12,7 16,1 18,7 18,4 16,1 12,3 7,2 4,9 10,9
Temp√©ratures maximales moyennes ¬įC 6,3 8,0 10,4 12,4 16,8 20,4 23,3 24,0 20,5 15,6 10,3 7,6 14,6
Source: Climat de Limoges - Haute-Vienne sur le site linternaute.com

Administration

Carte des villes de la Haute-Vienne
Arrondissements de la Haute-Vienne
Carte des intercommunalités
Article d√©taill√© : Administration de la Haute-Vienne.

La Haute-Vienne est divisée en 3 arrondissements, 42 cantons et 201 communes.

Le conseil général de la Haute-Vienne est l'institution départementale.

Le d√©partement est divis√© en 6 pays institu√©s par la loi dite Voynet :

Lien externe :

Justice

Article d√©taill√© : Cour d'appel de Limoges.

La cour d'appel de Limoges conna√ģt des affaires jug√©es par les tribunaux de son ressort qui s'√©tend sur les d√©partements de la Corr√®ze, de la Creuse et de la Haute-Vienne.

La réforme de la carte judiciaire voulue par la garde des Sceaux Rachida Dati prévoit la suppression des tribunaux d'instance de Bellac, Rochechouart et Saint-Yrieix-la-Perche.

Politique

Composition du conseil général en 2004

Le département de la Haute-Vienne constitue de très longue date, un des points forts de l'influence de la gauche en France.

Les suites de la Première Guerre mondiale, puis la Résistance ont favorisé l'émergence d'une forte concurrence entre les deux courants de la gauche, le courant communiste et le courant socialiste, qui ont occupé largement l'espace politique du département.

Cette situation continue de perdurer, eu √©gard √† la repr√©sentation parlementaire, √† la r√©partition des √©lus locaux et √† celle des membres du conseil g√©n√©ral. Si le d√©clin communiste en France enclench√© d√®s 1981 s'est aussi fait sentir dans le d√©partement (les 4 d√©put√©s sont socialistes : Monique Boulestin, Daniel Boisserie, Marie-Fran√ßoise P√©rol-Dumont, Alain Rodet), le parti garde une influence notable sur les collectivit√©s, m√™me s'il est largement devanc√© par l'ADS, qui r√©sulte d'une scission d'avec le PCF. Ainsi, en 2008, 7 des 42 conseillers g√©n√©raux sont √©tiquet√©s ADS, contre seulement 2 communistes. Saint-Junien, seconde ville du d√©partement, est dirig√©e par un maire ADS, Pierre Allard, qui a succ√©d√© √† l'embl√©matique Roland Mazoin en 2001. En d√©pit de la perte d'un alli√© dans le groupe qu'ils forment au conseil g√©n√©ral, M. Chapeaublanc, conseiller du canton de Limoges-Condat et √©tiquet√© MRC, en 2008, un repr√©sentant ADS a pris un si√®ge aux socialistes, √† Ch√Ęteauneuf-la-For√™t lors des derni√®res √©lections cantonales.

Carte des circonscriptions de la Haute-Vienne
Carte des cantons de la Haute-Vienne et couleur politique des conseillers généraux (2008)

Marie-Fran√ßoise P√©rol-Dumont (PS) est pr√©sidente du conseil g√©n√©ral depuis 2004, succ√©dant au s√©nateur Jean-Claude Peyronnet. La majorit√© des villes est aux mains du m√™me parti socialiste : Limoges, Saint-Yrieix-la-Perche, Le Palais-sur-Vienne, Feytiat, Bellac, Rochechouart, Ambazac, Aixe-sur-Vienne‚Ķ √Ä noter que les √©lections municipales de mars 2008 ont vu l'√©lection de plusieurs maires sans √©tiquette, divers gauche, dissidents PS, dans des communes importantes : Saint-L√©onard-de-Noblat (r√©√©lection de Christine Riffaud, SE), Panazol (le dissident socialiste Jean-Paul Duret bat le candidat investi par le parti Bruno Comte), Isle (victoire du divers Gilles B√©gout), Condat-sur-Vienne (r√©√©lection du maire sortant non-affili√©)‚Ķ

Contrairement √† la Corr√®ze voisine, dont la vie politique a √©t√© fortement influenc√©e entre la fin des ann√©es 1960 et 2007 par la personne de Jacques Chirac, donnant √† une terre r√©put√©e de gauche une orientation plus ¬ę droiti√®re ¬Ľ, la Haute-Vienne est donc rest√©e en retrait des ¬ę vagues bleues ¬Ľ. Port√©e par le mouvement syndical ouvrier (la CGT s'est constitu√©e au Congr√®s de Limoges en 1895), et par le mouvement syndical en monde rural, la gauche dispose d'une pr√©dominance que la droite n'est parvenue √† mettre en question que durant de tr√®s courtes p√©riodes (la derni√®re √©tant celle des √©lections l√©gislatives de 1993). Hormis certaines figures locales, comme l'ancien juge antiterroriste Alain Marsaud, conseiller g√©n√©ral du canton de Limoges-Centre ou Jean-Marc Gabouty, maire UMP de Couzeix, la droite peine √† conqu√©rir des si√®ges et des mairies, subissant m√™me en 2008 dans ses fiefs d'historiques d√©faites (perte de Bellac), √† l'image du Limousin (perte de Brive, Ussel).

Article d√©taill√© : Politique de la Haute-Vienne.

Démographie

Les habitants de la Haute-Vienne sont les Haut-Viennois.

√Ä l'image du Limousin, la Haute-Vienne voyait sa population d√©cro√ģtre, certes suivant un ph√©nom√®ne bien moindre √† celui observ√© en Corr√®ze et surtout en Creuse. Depuis l'an 2000, la tendance s'est invers√©e, le d√©partement ayant donc gagn√© plus de 10 000 habitants. Cette tendance semble s'expliquer par plusieurs points : l'installation de Britanniques, de retrait√©s, de dipl√īm√©s natifs de la r√©gion mais ayant suivi leurs √©tudes ailleurs, l'arriv√©e de n√©o-ruraux...

Au recensement de 1999, la Haute-Vienne était peuplée de 353 893 habitants, occupant ainsi le 59e rang national. En 2005, elle approchait les 364 000. Les chiffres officiels de 2006, rendus publics en janvier 2009 donnent une population exacte de 367 156 habitants. La population légale 2007, dévoilée en janvier 2010, donne 371 102 habitants[6]. Avec plus de 65 habitants/km², la Haute-Vienne se situe bien en deçà de la moyenne nationale (111 hab./km²). Les chiffres valables pour l'année 2008 donnent 373 940 habitants[7].

Population des communes en 2007
     + de 10 000 hab.      de 5 000 √† 10 000      de 2 000 √† 5 000      de 1 500 √† 2 000      de 1 000 √† 1 500      de 500 √† 1 000      de 200 √† 500      de 100 √† 200      - de 100
Les 30 communes plus peuplées du département (chiffres 2007 et évolution de la population par rapport à 2006)

NB : Les communes en italique sont situ√©es dans l'agglom√©ration de Limoges.

Le d√©partement poss√®de 2 aires urbaines : Limoges (247 944 habitants), et Saint-Junien (13 455 habitants).

Le canton le plus peupl√© de Haute-Vienne est le canton de Limoges-Panazol, qui rassemble 21 781 habitants, soit 5,9 % de la population d√©partementale. Le canton le moins peupl√© est le canton de Saint-Mathieu, qui rassemble 3 355 habitants, soit 0,9 % de la population d√©partementale.

Lien externe :

√Čconomie

Répartition des actifs selon les professions
Article d√©taill√© : √Čconomie de la Haute-Vienne.
Race bovine limousine
Cul-noirs limousins

L'industrie, secteur important auparavant comme dans bon nombre de régions françaises, a traversé la crise. L'économie locale est marquée par la présence de nombreuses industries ayant de plus en plus tendance à se rapprocher de l'économie de patrimoine ou traditionnelle, tout en gardant son aspect industriel. Les plus connues de ces activités sont l'émail et la porcelaine de Limoges, les chaussues Weston, les ganteries de Saint-Junien.

L'automobile para√ģt d√©sormais √™tre un des piliers de l'industrie limougeaude, avec l'entreprise Renault Trucks (ex. RVI-Saviem).

L'industrie de la Haute-Vienne est aussi symbolis√©e par l'industrie du bois de mani√®re contemporaine (International Paper √† Saillat-sur-Vienne) comme historique (port du Naveix, ancien port o√Ļ arrivaient les troncs d'arbre flottant sur la Vienne depuis Eymoutiers.

Les services sont désormais le secteur dominant, avec la présence d'entreprises de renommée mondiale (Legrand), des technologies de pointe (technopole ESTER), d'écoles reconnues (ENSIL), et l'augmentation des ressources dues au tourisme en expansion.

L'agriculture garde encore une importance non négligeable, dominée par l'élevage bovin (race limousine, les porcins (cul noir limousin), et l'élevage ovin. Une part de cultures existe, avec la présence d'AOC (pomme du Limousin). Les cultures céréalières restent marginales, et le vignoble quasi-inexistant, ravagé par le phylloxera.

Le taux de ch√īmage du d√©partement reste, √† l'image du Limousin, avec 7,4%, inf√©rieur au taux national[8].

Les entreprises du département emploient 60 619 salariés répartis dans 11 046 établissements. 88 établissements emploient 100 salariés ou plus[9].

Liens externes :

Transport

Carte des moyens de transport

√Ä l'image de la r√©gion et du Massif central, la Haute-Vienne a longtemps p√Ęti de son isolement et de sa mise √† l'√©cart des grands axes de communication. Les ann√©es 1990 et surtout les ann√©es 2000 ont vu une nette am√©lioration des moyens de transports principalement sur le plan routier. Ce fut le cas avec la mise en service progressive de l'autoroute A20 (Paris-Toulouse via Orl√©ans et Limoges), qui plus est gratuite entre Vierzon et Brive et la mise √† deux fois deux voies presque achev√©e en Haute-Vienne de la Route nationale 141 en direction d'Angoul√™me.

Historiquement, depuis le XIX√®me si√®cle, la Haute-Vienne est desservie sur le plan ferroviaire par deux axes d'importance nationale telles que la ligne dite du POLT (Paris-Orl√©ans-Limoges-Toulouse) et la ligne Lyon - Bordeaux. Aujourd'hui, seules les liaisons avec Paris offrent des fr√©quences et des temps de parcours relativement corrects avec 10 aller/retour quotidiens effectu√©s en 3 heures environs. Les liaisons avec les autres grandes m√©tropoles se sont vraiment d√©t√©rior√©es au cours des derni√®res d√©cennies : suppression des relations directes avec Nantes, diminution des fr√©quences et/ou allongement du temps de parcours avec les autres grandes villes tels que Bordeaux, Toulouse, Clermont Ferrand et Lyon. Toutefois, depuis 2007, un aller/retour quotidien par TGV offre une relation directe avec l'A√©roport Paris-Charles-de-Gaulle et Lille par l'utilisation de la ligne du POLT. Par ailleurs un projet de TGV entre Poitiers et Limoges est √† l'√©tude. Celui-ci pourrait offrir autre chose qu'une liaison limit√©e √† la r√©gion parisienne en s'inscrivant dans une vision d'am√©nagement du territoire plus globale telle que la Transversale Alpes Auvergne Atlantique.

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Les transports a√©riens sont en pleine expansion surtout dans le domaine des Compagnies a√©riennes √† bas co√Ľt, avec la fr√©quentation en forte hausse de l'a√©roport de Limoges-Bellegarde, notamment vers l'Angleterre. Cependant, la crise √©conomique semble avoir des impacts sur la pr√©sence britannique, puisque de nombreux flux inverses sont d√©sormais observ√©s. De plus, l'ouverture prochaine du nouvel a√©roport de Brive pourrait avoir des cons√©quences sur le trafic √† Limoges. N√©anmoins, de nouvelles lignes devraient encore √™tre ouvertes courant 2009, notamment vers l'Irlande et l'√Čcosse.

voir aussi


Liens externes :

√Čducation

Carte des écoles, collèges et lycées

Limoges est le si√®ge depuis 1968 d'une universit√© : l'universit√© de Limoges, r√©unissant plus de 20 000 √©tudiants sur l'acad√©mie. S'ajoutent plusieurs √©coles et centres de formation r√©put√©s : l'ENSIL, le ENSCI, l'3IL...

Chiffres

Le département rassemble 204 écoles primaires, 268 établissements publics pour 11 privés. Il y a 33 collèges publics et 5 privés. On dénombre 12 lycées publics et 3 lycées privés.

Liens externes :

Culture

Fontaine à dévotion; bonne fontaine 1 de Courbefy , Bussière-Galant, Haute-Vienne, France.jpg
Bonne fontaine 1 de Courbefy, Bussière-Galant

Littérature

En 2008, Laurent Bourdelas a publi√© le 1er ouvrage de r√©f√©rence consacr√© √† la litt√©rature du Limousin de l'Antiquit√© √† nos jours : Du Pays et de l'exil - Un Ab√©c√©daire de la litt√©rature du Limousin, postface de Pierre Bergounioux, Les Ardents √Čditeurs. On y retrouve la plupart des √©crivains, po√®tes, dramaturges originaires de la r√©gion ou s'y √©tant install√©s. Bon nombre d'entre eux sont originaires de la Haute-Vienne. Ce livre, salu√© par Georges-Emmanuel Clancier, fourmille de renseignements souvent in√©dits ou ignor√©s.

Langue

Occitan en France.PNG

Jusqu'au XVIe si√®cle, la langue parl√©e quasi exclusivement est le limousin, dialecte de l'ensemble occitan (√† c√īt√© de l'auvergnat, du languedocien, du gascon, du proven√ßal et du vivaro-alpin). Elle est la langue des premiers troubadours (trobadors en occitan, de trobar=trouver -le th√®me, la rime...-).

Le limousin reste la langue orale dominante jusqu'au d√©but du XXe si√®cle, √©poque √† partir de laquelle le fran√ßais prend le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan √† l'√©cole. La langue est donc d√®s les ann√©es 1930 peu √† peu rel√©gu√©e aux zones les plus rurales, o√Ļ elle est encore parl√©e quotidiennement aujourd'hui, surtout par les natifs limousins ayant plus de 50 ans. Beaucoup de personnes plus jeunes comprennent cependant le "patois", de par leurs parents et grands-parents.

La culture et la langue occitanes restent vivaces, tout comme, cité plus loin, la musique traditionnelle. L'Institut d'études occitanes, le Félibrige et d'autres associations, se sont depuis plusieurs décennies fixé le but de faire perdurer la pratique et l'étude de l'occitan limousin.

On trouve √©galement une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorit√© des toponymes limousins. La langue a surtout laiss√© sa trace dans les tournures de phrases (limousinismes) des Limousins, ainsi que dans leur accent : les "ai", prononc√©s "√®" dans le Nord de la France, sont ici prononc√©s "√©" (exemple : fran√ßais donne franc√©).

Gastronomie

Article d√©taill√© : Cuisine limousine.

La gastronomie du d√©partement, et plus particuli√®rement de la r√©gion est caract√©ris√©e par l'utilisation d'ingr√©dients simples, tels les fruits, la pomme de terre, les champignons, la ch√Ętaigne.

Un des embl√®mes de la cuisine locale reste le p√Ęt√© de pommes de terre. On retrouve nombre de recettes diff√©rentes pour ce m√™me plat. Sont √©galement fortement reconnus les gal√©tous (ou tourtous), le boudin noir, la farcidure, la mique, les soupes, le clafoutis et la flaugnarde, le massepain de Saint-L√©onard.

R√©cemment mises √† l'honneur par un spot publicitaire, la viande de bŇďuf limousine et la pomme du Limousin font √©galement partie du paysage gastronomique local. Le vin est tr√®s peu produit dans le d√©partement, les vignes ayant √©t√© √©radiqu√©es par les √©pid√©mies.

Musique

Joueur de chabrette

La pratique de la musique traditionnelle reste très vivace. En témoigne par exemple la création en 1971 d'une des premières associations de formation mutualiste en musique et danses traditionnelles, l'Association des Ménétriers du Massif central, toujours active, puis du 1er département de musique et danse traditionnelles au sein d'un CNR en France, en 1987, à Limoges, et l'existence de groupes traditionnels.

Les autres musiques ne sont pas en reste. Les manifestations sont souvent remarqu√©es, tant du point de vue des programmations et des festivals (Festival des Francophonies en Limousin, le Festival 1001 Notes...), que des structures culturelles (Op√©ra-th√©√Ętre de Limoges, centres culturels municipaux, ferme de Villefavard, le ch√Ęteau de la Borie qui est le si√®ge de l'ensemble baroque de Limoges, Z√©nith de Limoges, p√īle de la M√©gisserie de Saint-Junien, centre Fabr√®gue de Saint-Yrieix-la-Perche...)

Les musiques actuelles sont de plus en plus représentées, par la mise en place de sites spécialisés (bars, salles, festivals comme les Veyracomusies ou Catalacum) et d'associations organisatrices, telles la Fédération Hiero de Limoges.

Manifestations

En 2007, l'ensemble des festivals, expositions et spectacles a drain√© 287 545 personnes, soit une baisse de 2,2 % par rapport √† l'ann√©e pr√©c√©dente[10]. Cependant, la programmation g√©n√©rale des manifestations d√©partementales reste diversifi√©e et en constant mouvement ; en t√©moigne la cr√©ation r√©cente du festival Manifesten ou de la biennale de la Porcelaine.

Liste non-exhaustive des manifestations en Haute-Vienne : Festival des Francophonies en Limousin, Danse √©moi biennale de la danse, Veyracomusies, Festival international du Webdesign, Catalacum, Festival International du Pastel, Salon international du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-le-Martel, Festival national de Bellac, Festival Souffleurs de Terre, Rencontres musicales de Nedde, Urbaka, Festival Beaumont-du-Qu√©bec, Festival du Conte, Bandafolie's, F√™te de la Ch√Ętaigne, F√™te de l'Escargot, Frairie des petits ventres, Manifesten, Biennale d'art contemporain d'Aixe, Festival du Cirque de Nexon, Estivales du Chalard, M√©di√©vales de Lastours, Lire √† Limoges, F√™te des plantes de Saint-Laurent-sur-Gorre, Course Les Gendarmes et les voleurs de temps √† Ambazac, Festival 1001 Notes, F√™te de la Rose de Saint-Yrieix-sous-Aixe, Tour du Limousin cycliste, √Čt√© musical de Saint-L√©onard, F√™te de la nature et du champignon de Bussi√®re-Galant, Harmonicales de Condat, Sc√®nes pour la marmaille, La Culture au grand jour, Cuivres en f√™te, Nuits musicales de Cieux, festival du Haut-Limousin...
Liens externes :

Tourisme

Article connexe : Tourisme en Haute-Vienne.
Le tourisme historique ou de mémoire est principalement illustré par le site d'Oradour-sur-Glane et de son mémorial, site le plus visité du Limousin
La randonnée, caractéristique du tourisme vert, très pratiqué dans tout le Massif central.
Mortemart, unique "plus beau village de France" de Haute-Vienne

La Haute-Vienne semble consciente que son principal atout touristique est la nature (tourisme vert), mais le patrimoine b√Ęti est √©galement important. Les arts du feu √† Limoges et les savoir-faire sont nombreux : porcelaine, √©mail, bois, papier, ganterie... La culture est √©galement encourag√©e et mise en valeur avec les festivals, les manifestations, les mus√©es, l'ensemble baroque de Limoges...

Liste non-exhaustive des sites :

Sur les 86 communes ayant participé au Concours des villes et villages fleuris, 16 ont obtenu en 2007 le label. Limoges et Saint-Hilaire-les-Places conservent leurs 4 fleurs. Bersac-sur-Rivalier, Panazol, Nexon, Saint-Yrieix-la-Perche, Montrol-Sénard ont toujours 3 fleurs. Feytiat est pour la première fois promue au grade des 3 fleurs[11].

Liens externes :

Fréquentation des sites

Classement des 18 sites et manifestations ayant le plus attiré de visiteurs en 2007[10], et évolution par rapport à 2006.

1 - Site d'Oradour-sur-Glane (306 427)[12] en augmentation0,68 %
2 - Parc du Reynou (83 600) en augmentation0,12 %
3 - Lire à Limoges (60 000) en stagnation
4 - Mus√©e de l'√Čv√™ch√© de Limoges (43 360) en augmentation47,93 %
5 - Aquarium du Limousin (40 996) en augmentation14,60 %
6 - Parc Bellevue (36 318) en augmentation6,10 %
7 - Festival Bandafolie's (35 327) en augmentation3,14 %
8 - Salon international du dessin de presse et d'humour (35 000) en diminution12,50 %
9 - Festival des Francophonies en Limousin (20 821) en augmentation9,58 %
10 - Bateau-mouche de Vassivi√®re (19 711) en augmentation2,65 %
11 - Mus√©e national de la porcelaine Adrien Dubouch√© (19 028) ?
12 - Festival International du Pastel (18 500) en diminution5,62 %
13 - Petit train touristique de Limoges (17 119) en augmentation5,02 %
14 - Nostalgie rurale, village de Montrol-S√©nard (16 637) en augmentation20,28 %
15 - Ch√Ęteau de la Borie - Ensemble baroque de Limoges (15 000) en stagnation
16 - Ch√Ęteau de Lastours (14 874) en augmentation2,86 %
17 - Ch√Ęteau de Chalucet (14 086) en diminution19,17 %
18 - Cuivres en f√™te (12 353) en augmentation8,04 %

Galerie d'images

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Infrastructures d'accueil

Logo Comité départemental du tourisme Haute-Vienne.jpg

Offices de tourisme

La Haute-Vienne possède 39 OTSI, dont 26 offices de tourisme. 1 d'entre eux, celui de Limoges, est classé 3 ***.

Hébergement

En 2006, la Haute-Vienne poss√©dait 95 h√ītels class√©s entre 0 et 4 √©toiles, totalisant 2 382 chambres. C'est plus que la Creuse (666 chambres sur 43 h√ītels), l'Indre (1 680 chambres sur 79 h√ītels) et la Charente (1 910 chambres sur 77 h√ītels), mais c'est moins que la Dordogne (4 057 chambres sur 223 h√ītels) ou la Vienne (5 036 chambres sur 111 h√ītels). La Corr√®ze poss√®de plus d'h√ītels (108), mais moins de chambres (2 123). La majorit√© d'entre eux, 35,8 % soit 34 h√ītels sont situ√©s sur la commune de Limoges. Parmi les communes les mieux dot√©es viennent ensuite Saint-Junien, avec 6 h√ītels, Peyrat-le-Ch√Ęteau et Bessines-sur-Gartempe, 4 h√ītels chacune. Un seul h√ītel poss√©dait 4 √©toiles, situ√© sur la commune de Nieul. 10 h√ītels √©taient class√©s 3 √©toiles.

Il existe 5 villages de vacances et 41 centres de vacances[10].

Le d√©partement poss√®de 54 terrains de camping traditionnel, 29,5 % des 183 terrains de la r√©gion Limousin. Ces terrains rassemblent 3 810 emplacements des 12 287 de la r√©gion[13]. Les campings restent le premier mode d'h√©bergement du d√©partement, avec 49,8 % du total des lits, soit 12 854 lits. En comptabilisant les aires naturelles et les campings √† la ferme, on d√©nombre 67 terrains[10].

La capacit√© totale d'accueil est de 109 029 lits, dont 83 195 lits en r√©sidences secondaires. Outre les campings (50 %), les 25 834 lits restant composent l'offre marchande r√©partie entre les h√ītelleries (20 %), les meubl√©s G√ģtes de France (14 %), les centres de vacances (6,2 %), les villages de vacances (4,7 %), les chambres d'h√ītes G√ģtes de France (3 %) et les meubl√©s Cl√©vacances (2,5 %)[14].

En 2006, le nombre de nuit√©es sur le d√©partement a √©t√© de 636 704, toutes origines de touristes confondues, soit plus de 16 000 nuit√©es en plus par rapport √† l'ann√©e 2005. √Ä noter que ce sont les nuit√©es fran√ßaises qui ont permis cette hausse, les nuit√©es √©trang√®res ayant baiss√© sur cette p√©riode de plus de 500 unit√©s. Le taux d'occupation des h√ītels a augment√© sur toutes les cat√©gories d'√©tablissements, de l'h√ītel de cha√ģne au Quatre √©toiles, entre 2005 et 2006, passant de 52,8 √† 56,1 %[14]. Entre 2006 et 2007, la hausse s'est poursuivie, atteignant 56,9 %, et un taux de 70,4 % dans les cha√ģnes d'h√ītels[10].

Les nuit√©es sont les plus nombreuses en juin (67,9 % d'occupation) et en septembre (65,1 %), ce qui montre que la Haute-Vienne ¬ę vit ¬Ľ davantage en marge de la haute saison que pendant celle-ci, m√™me si cette tendance tend √† s'estomper.

Communes ayant plus de 10% de résidences secondaires

En 2007, 7.7 % des logements disponibles dans le d√©partement √©taient des r√©sidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Haute-Vienne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.

Voir aussi

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Dominique Lormier, La Lib√©ration de la France : Aquitaine, Auvergne, Charentes, Limousin, Midi-Pyr√©n√©es, √Čditions Lucien Sourny, ISBN 978-2-84886-065-7, p 15
  2. ‚ÜĎ St√©phane Simonnet, Atlas de la Lib√©ration de la France, √©d. Autrement, Paris, 1994, r√©imp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 42
  3. ‚ÜĎ Le conseil g√©n√©ral de la Haute-Vienne annonce le toponyme Mont Crozat. Le site du Quid pr√©sente bois de Crozat. Le site du Comit√© d√©partemental de Tourisme d√©finit m√™me le mont Gargan (731m), comme sommet. Odile Faure d√©termine comme point culminant le puy de Crozat, son livre Le Massif central, publi√© en 2005 aux √©ditions Ouest-France. Sur ses cartes, l'IGN donne une altitude de 777m au Bois de Crosas, sur la commune de Peyrat-le-Ch√Ęteau, mais un point √† 795m, nomm√© puy Lagarde, est inscrit sur la limite entre Creuse et Haute-Vienne. Enfin, le nom de mont de Lauzat est parfois retrouv√© comme point le plus haut du d√©partement.
  4. ‚ÜĎ Source DIREN et IFN 2003-2004
  5. ‚ÜĎ Climat de Limoges - Haute-Vienne sur le site linternaute.com
  6. ‚ÜĎ INSEE - Populations l√©gales en vigueur √† compter du 1er janvier 2010 en Haute-Vienne
  7. ‚ÜĎ Populations l√©gales 2008
  8. ‚ÜĎ Taux au sens du BIT au 31 d√©cembre 2006. Source INSEE.
  9. ‚ÜĎ Les chiffres-cl√©s de la Haute-Vienne, √©dition 2009 sur limoges.cci.fr. Consult√© le 21 novembre 2009
  10. ‚ÜĎ a, b, c, d et e Bilan touristique 2007 - Comit√© d√©partemental du tourisme
  11. ‚ÜĎ Conseil national des villes et villages fleuris - Palmar√®s 2007
  12. ‚ÜĎ Le village martyr attire 183 856 visiteurs (182 607 en 2006), tandis que le centre de la m√©moire 122 571 personnes (121 738 en 2006). L'ensemble a donc accueilli en 2006 304 345 visiteurs.
  13. ‚ÜĎ INSEE-Direction du tourisme
  14. ‚ÜĎ a et b Bilan touristique 2006 - Comit√© d√©partemental du tourisme

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  • Haute-Vienne ‚ÄĒ /oht vyen /, n. a department in central France. 352,149; 2145 sq. mi. (5555 sq. km). Cap.: Limoges. * * * ‚Ķ   Universalium


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