Alençon

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Alençon

48° 25â€Č 50″ N 0° 05â€Č 35″ E / 48.4305555556, 0.0930555555556

Alençon
L’hîtel de ville.
L’hîtel de ville.
Armoiries
DĂ©tail
Administration
Pays France
RĂ©gion Basse-Normandie
Département Orne (préfecture)
Arrondissement Alençon (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons : Alençon-1, Alençon-2, Alençon-3
Code commune 61001
Code postal 61000
Maire
Mandat en cours
Joaquim Pueyo
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté urbaine d'Alençon
Site web www.ville-alencon.fr
DĂ©mographie
Population 27 653 hab. (2008[1])
DensitĂ© 2 589 hab./kmÂČ
Aire urbaine 65 575 hab. (2008)
Gentilé Alençonnais
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 48° 25â€Č 50″ Nord
       0° 05â€Č 35″ Est
/ 48.4305555556, 0.0930555555556
Altitudes mini. 127 m — maxi. 152 m
Superficie 10,68 km2

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Alençon est une ville française, prĂ©fecture du dĂ©partement de l’Orne, situĂ©e dans la rĂ©gion Basse-Normandie.

La ville se situe au sud du dĂ©partement de l’Orne et de la rĂ©gion Basse-Normandie. C’est donc une prĂ©fecture excentrĂ©e par rapport au territoire dĂ©partemental. Sa communautĂ© urbaine inclut plusieurs communes situĂ©es dans le dĂ©partement de la Sarthe limitrophe.

Plus grande ville du dĂ©partement, troisiĂšme de sa rĂ©gion aprĂšs Caen et Cherbourg-Octeville, Alençon a Ă©tĂ© au cours des siĂšcles une importante place administrative (chef-lieu de la gĂ©nĂ©ralitĂ© d'Alençon) et Ă©conomique (dentelle d'Alençon, imprimerie) et un carrefour entre communications est-ouest, sur l’axe Paris-Bretagne, et nord-sud, sur l’axe Calais-Bayonne. Au dĂ©but du XIXe siĂšcle, Alençon Ă©tait presque comparable en importance Ă  ses rivales Le Mans et Laval.

La ville a subi un dĂ©classement relatif Ă  la suite de la mise en place des rĂ©seaux ferroviaires. Contrairement Ă  une lĂ©gende restĂ©e vivace localement (et rapportĂ©e par erreur dans de nombreux ouvrages), ce ne sont pas les notables alençonnais qui ont refusĂ© de voir la ligne Paris - Brest passer par leur ville, bien au contraire. Mais la dĂ©cision du tracĂ© via Le Mans et Laval fut prise le 21 octobre 1848 sur les instances d’une des personnalitĂ©s les plus influentes de l’éphĂ©mĂšre DeuxiĂšme RĂ©publique, Ariste Jacques TrouvĂ©-Chauvel, qui Ă©tait Ă  la fois maire du Mans, prĂ©fet de la Seine et en passe d’entrer comme ministre des Finances au gouvernement du gĂ©nĂ©ral Louis EugĂšne Cavaignac. DĂšs lors relĂ©guĂ©e au rĂŽle d’étape sur la transversale Caen-Le Mans, Alençon va connaĂźtre un siĂšcle de stagnation tandis que les industries affluent alors Ă  Laval et surtout Le Mans, qui vont respectivement doubler et quadrupler de population dans le mĂȘme temps.

Avec le dĂ©veloppement du transport routier dans les annĂ©es 1950 et 1960, Alençon tire Ă  nouveau parti de sa position sur l’axe Paris-Brest (la RN12) et entre dans une pĂ©riode de dynamisme, symbolisĂ©e par l’essor de Moulinex. La population s’accroĂźt, des banlieues pavillonnaires apparaissent et s’étendent aux communes voisines, des immeubles modernes sortent de terre (Courteille, Champ-Perrier, Perseigne), le centre ville est remodelĂ©, Alençon perd sa rĂ©putation jusqu’alors justifiĂ©e de petite ville trĂšs vieille France n’ayant pas changĂ© depuis l’époque de Balzac.

Cette phase prend fin en mĂȘme temps que les annĂ©es 1970. Le tracĂ© de l’autoroute A11 remet Le Mans en position stratĂ©gique sur l’axe Paris-Bretagne, ce que confirme Ă  la fin des annĂ©es 1980 l’ouverture de la LGV Atlantique. Alençon est de nouveau vouĂ© Ă  la fatalitĂ© de n’ĂȘtre que ville-relais sur une transversale nord-sud, en l’espĂšce l’autoroute Rouen-Le Mans A28 achevĂ©e en 2005. D’oĂč une certaine crise d’identitĂ©, en particulier vis-Ă -vis du Mans dont le poids est devenu sans commune mesure. On a pu dire qu’Alençon paraissait n’ĂȘtre plus qu’une « sous-prĂ©fecture de la Sarthe[2] Â».

Toutefois, Alençon s’illustre de façon remarquable dans le tourisme, vert ou culturel, d’autant plus que la ville est situĂ©e entre les deux parcs naturels rĂ©gionaux de Normandie-Maine et du Perche. Elle maintient aussi son rĂŽle de place administrative, Ă©conomique et commerciale dans le cadre dĂ©partemental.

Sommaire

GĂ©ographie

Situation

Situation d’Alençon et de son dĂ©partement
Alençon et ses environs

Alençon, limitrophe du dĂ©partement de la Sarthe, se situe au sud du dĂ©partement de l’Orne et de la rĂ©gion Basse-Normandie, dans la campagne d'Alençon, rĂ©gion naturelle de Normandie aussi appelĂ©e « Marches Â».

Alençon se trouve Ă  119 km de Caen, la capitale rĂ©gionale, et Ă  161 de Rouen, alors que Mans n’est qu’à 54 km. La ville se situe Ă  mi-chemin entre Paris et Rennes (Ă  respectivement 192 km et 158 km)[3].

Alençon se trouve Ă©galement Ă  une dizaine de kilomĂštres de la forĂȘt d'Écouves vers le nord, de la forĂȘt de Perseigne vers l’est, et des Alpes Mancelles vers le sud, rĂ©gion oĂč la riviĂšre de la Sarthe, aprĂšs avoir arrosĂ© Alençon, coule Ă  travers des monts et collines pittoresques, oĂč se trouve l’un des plus beaux villages de France : Saint-CĂ©neri-le-GĂ©rei[4], ou encore une « petite citĂ© de caractĂšre Â» : Fresnay-sur-Sarthe[5].

Ainsi, la ville est devenue la jonction entre les deux parcs naturels rĂ©gionaux de Normandie-Maine l’englobant (voir carte), et du Perche l’avoisinant Ă  l’est.

Selon le classement Ă©tabli par l’Insee, Alençon est une commune urbaine. Elle forme avec les huit communes de sa banlieue une unitĂ© urbaine, pĂŽle urbain de l’aire urbaine d'Alençon ; cette aire urbaine fait partie de l’espace urbain d’Alençon-Argentan

Hydrographie

La ville d’Alençon est situĂ©e Ă  la confluence de la riviĂšre Sarthe et de la riviĂšre Briante qui descend de la forĂȘt d'Écouves.

Elle appartient donc au bassin versant Loire-Bretagne, dĂ©bouchant sur l’Atlantique[6].

GĂ©ologie et relief

Alençon se situe prĂ©cisĂ©ment sur la limite du Bassin parisien et du Massif armoricain. Le centre de l’agglomĂ©ration repose sur une faible Ă©paisseur de terrains sĂ©dimentaires d’époque jurassique, calcaires Ă  nĂ©rinĂ©es Ă  l’est et calcaires oolithiques Ă  l’ouest, tandis que le granite d’Alençon affleure Ă  l’ouest immĂ©diat de la ville Ă  Saint-Germain-du-CorbĂ©is, ainsi qu’à CondĂ©-sur-Sarthe oĂč a Ă©tĂ© exploitĂ©e jusque vers 1985 une carriĂšre. Une bonne partie de la ville a Ă©tĂ© bĂątie avec ce granite de bonne qualitĂ©, pauvre en fer. Les bĂątiments traditionnels mĂȘlent trĂšs souvent les blocs Ă©quarris de granite pour les arĂȘtes et entours d’ouvertures avec les pierres calcaires pour le reste de la maçonnerie, ce qui confĂšre une physionomie spĂ©cifique aux quartiers centraux de la ville.

A longtemps Ă©tĂ© extrait des carriĂšres de CondĂ© le « diamant d’Alençon Â» (appellation aujourd’hui illicite), qui est en rĂ©alitĂ© un quartz fumĂ©. Connu dĂšs le XVIIe siĂšcle, ce prĂ©tendu « diamant d’Alençon Â» est restĂ© trĂšs populaire en joaillerie jusqu’à la PremiĂšre Guerre mondiale. Au centre ville, la bijouterie Camus (autrefois Ă  l’enseigne du « Diamant d’Alençon Â») perpĂ©tue cette spĂ©cialitĂ© locale.

Bien que dominĂ© par les plus hauts reliefs de la France du Nord-Ouest (forĂȘt d'Écouves et forĂȘt de Multonne), le territoire communal d'Alençon est peu accidentĂ©, son point culminant se trouvant Ă  152 mĂštres Ă  La Brebiette, au nord-ouest de la ville, et le point le plus bas (127 mĂštres) Ă©tant trĂšs logiquement Ă  la sortie de la Sarthe Ă  la limite avec Saint-Germain-du-CorbĂ©is et CondĂ©-sur-Sarthe.

Climat

Alençon est sous climat ocĂ©anique. Sa rĂ©gion marque la transition entre le climat ocĂ©anique de Bretagne (climat ocĂ©anique du littoral, humide) et le climat ocĂ©anique du Bassin Parisien (davantage continental)[7]. En effet, le climat ocĂ©anique du Bassin Parisien est moins net que celui de Bretagne, le contraste Ă©tĂ©/hiver est plus marquĂ©. Ainsi, Ă  Alençon, l’amplitude thermique est prononcĂ©e : les hivers sont un peu plus froids et les Ă©tĂ©s un peu plus chauds qu’à Cherbourg ou Saint-Malo par exemple, bien que le climat reste indubitablement ocĂ©anique.

L’hygromĂ©trie Ă  Alençon s’élĂšve Ă  82 %[8].

Nuvola apps kweather.png  RelevĂ©s de tempĂ©ratures et de prĂ©cipitations Ă  Alençon 1961-1900
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6,4 7,6 10,8 13,8 17,5 21 23,3 23,1 20,6 16 10,2 7,1 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 0,9 1,2 2,6 4,4 7,5 10,4 12,2 11,8 9,8 7 3,5 1,7 6,1
Températures moyennes (°C) 3,6 4,4 6,7 9,1 12,5 15,7 17,7 17,4 15,2 11,5 6,9 4,4 10,4
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 73,8 64,1 64,7 50,2 64,8 49,2 46,1 41,4 59,1 69,8 77 74,9 735,2
Moyennes mensuelles d’ensoleillement (h) 53,7 77,8 129,7 167,7 195,2 212,6 230,6 205,8 166,8 117,3 71,8 50,6 1679,6
Source : Infoclimat[8]
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Alençon[9] 1 680 735 15 14 67
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Quelques records à Alençon sur la période 1946-1999
TempĂ©ratures minimales Record absolu -18 Â°C (5 fĂ©vrier 1963)
Année la plus froide 1963
TempĂ©ratures maximales Record absolu 39 Â°C (28 juillet 1947)
Année la plus chaude 1999
PluviomĂ©trie Hauteur maximale de pluie en 24h 53,8 mm (22 juillet 1963)
Année la plus pluvieuse 1994
Année la plus sÚche 1953
Vent Record absolu 166 km/h (26 dĂ©cembre 1999)[10]
Source : MĂ©tĂ©o France[11]

Lieux-dits et Ă©carts

Communes limitrophes

Administration

Maires d’Alençon

Depuis le 14 mars 2008, le maire d’Alençon est Joaquim Pueyo, membre du PS.

Liste des maires successifs
PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
1977 1989 Pierre Mauger PS  
1989 2002 Alain Lambert UDF  
2002 2008 Christine Roimier Divers droite  
mars 2008 en cours Joaquim Pueyo PS  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

En novembre 2008, ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s des conseils de quartier, nommĂ©s « conseils de dĂ©mocratie locale Â», pour les quartiers suivants :

  • Croix Mercier, ChĂątelet, Nord Lancrel
  • Boulevard Duchamp, Villeneuve, Brebiette, Chapeau Rouge, GuĂ©ramĂ©
  • Montsort, Saint-LĂ©onard, Haut-Éclair, Martelet
  • Courteille
  • Centre ville
  • Perseigne

Divisions administratives

Alençon est chef-lieu de trois cantons :

  • Le canton d'Alençon-1 est formĂ© d’une partie d’Alençon et de 16 autres communes Ă  l’ouest de la ville (19 413 hab., dont 4 018 sur la seule commune d’Alençon[12],[13]),
  • Le canton d'Alençon-2 est formĂ© d’une partie d’Alençon (15 238 hab[12],[13].),
  • Le canton d'Alençon-3 est formĂ© d’une partie d’Alençon et de 7 autres communes Ă  l’est et au nord de la ville (14 370 hab., dont 9 679 sur la seule commune d’Alençon[12],[13]).

Les conseillers généraux de ces cantons sont respectivement Joaquim Pueyo (PS), Emmanuel Darcissac (PS) et Jean-Claude Pavis (PS).

Ces trois cantons appartiennent Ă  l’arrondissement d'Alençon dont Alençon est le chef-lieu. Cet arrondissement comporte 11 cantons, 133 communes et 101 487 habitants[13]. Alençon Ă©tant chef-lieu de dĂ©partement, c’est donc le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©fecture de l’Orne qui est le sous-prĂ©fet de l’arrondissement d’Alençon, Raymond-Alexis Jourdain, en poste depuis le 31 mars 2008[14].

Alençon est le siĂšge de la prĂ©fecture de l’Orne. Depuis le 4 septembre 2009, Le nouveau prĂ©fet de l’Orne est Bertrand MarĂ©chaux, Sous-PrĂ©fet hors classe et directeur des systĂšmes d’information et de communication. Il remplace Michel Lafon.

Alençon fait partie de la 1re circonscription de l’Orne, frĂ©quemment appelĂ©e « circonscription d’Alençon Â». Le territoire de la 1re circonscription de l’Orne est identique Ă  celui de l’arrondissement d'Alençon, il couvre donc 11 cantons, 133 communes et 101 487 habitants. L’actuel dĂ©putĂ© se nomme Yves Deniaud (UMP)[15].

Enfin, la ville est depuis 1996 le siĂšge de la communautĂ© urbaine d'Alençon, qui regroupe 19 communes et 49 957[13] habitants autour d’Alençon y compris dans le dĂ©partement de la Sarthe. La communautĂ© urbaine d’Alençon est prĂ©sidĂ©e depuis 2008 par Joaquim Pueyo, l’actuel maire d’Alençon, faisant suite Ă  Alain Lambert.

HĂ©raldique

Armes d'Alençon

Les armes de la ville d’Alençon se blasonnent ainsi :
D’azur Ă  l’aigle bicĂ©phale d’or.

DĂ©mographie

Évolution dĂ©mographique d’Alençon depuis 1793
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 12 954 12 407 13 222 13 955 abs. 13 934 13 917 14 388 14 760
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 16 473 16 110 16 115 16 037 16 615 17 237 17 550 18 319 17 841
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 17 270 17 843 17 378 16 249 16 044 16 688 17 731 16 691 21 893
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 25 584 31 656 33 680 31 608 29 988 28 935 28 458 27 653 -
Notes, sources, ... Nombre retenu Ă  partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[16] et Insee[17],[18])
Courbe d’évolution dĂ©mographique d’Alençon depuis 1793
(Élaboration graphique par WikipĂ©dia, interpolation linĂ©aire entre les recensements)
Pyramide des ñges d’Alençon au 1er janvier 2006[19] en pourcentage.
Hommes Classe d'Ăąge Femmes
0,5 
Avant 1916
1,5 
6,7 
1916-1930
11,8 
10,9 
1931–1945
13,6 
19,7 
1946-1960
18,6 
19,4 
1961-1975
18,0 
23,0 
1976-1990
19,6 
19,9 
1991-2005
16,8 

Toponymie

MentionnĂ©e sous la forme Alencione Ă  l’époque mĂ©rovingienne[20], Alercio 1060 (probable cacographie pour *Alencio) et Alencio 1070[21].

Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing[21], il s’agit du nom de personne gaulois Alantius, suivi du suffixe -o / -onem marquant la localisation. Pour Ernest NĂšgre[21] et RenĂ© Lepelley[22], il s’agit du nom de personne gaulois Allontius.

En l’absence de formes plus anciennes, il est difficile de trancher entre ces deux affirmations. Ces deux noms de personnes contiennent deux suffixes gaulois connus par ailleurs -(a)nti- comme dans Bregenz (jadis Brigantia) ou (o)nti- comme dans Besançon (jadis Vesontio). On peut y voir un appellatif toponymique suffixĂ© en *-onti-o ou *-anti-o, plutĂŽt qu'un nom de personne pris absolument. En effet, ces deux finales, notamment *-onti-o, se rencontrent dans de nombreux noms de lieux comme Lyons-la-ForĂȘt qui remonterait Ă  *Licontio / *Ligontio, Ressons-sur-Matz (Rosontio)[23], Sigonce (Segontia, variante *-onti-a), Besançon (voir ci-dessus), etc.

Le premier Ă©lĂ©ment al- pourrait ĂȘtre le mĂȘme que celui reconnu par Pierre-Yves Lambert[24] dans les toponymes gaulois du type Alauna (Allonne / Allonnes, etc.) et qui viendrait d'un thĂšme indo-europĂ©en *al- 'nourrir' qu'on retrouve en vieil irlandais alim, en latin alƍ (cf. dĂ©rivĂ© alumnus, nourrisson, nourrissier) et en vieux norrois ala 'nourrir'[25].

Son sens serait donc celui de « lieu nourrissier Â», « lieu fertile Â», ce qui correspond bien Ă  la situation d'Alençon dans une plaine fertile qui tranche avec les terres plus rudes des collines environnantes.

Homonymie avec Notre-Dame-d'Allençon (Alintumno 658) et Lançon de Provence (de Alanzone, 980).

Histoire

Origines du peuplement à Alençon et dans ses environs

Les recherches les plus rĂ©centes permettent de comprendre comment le site de la ville d’Alençon a Ă©tĂ© occupĂ©. Les pĂ©riodes anciennes : dans les environs de la ville, les archĂ©ologues ont Ă©tudiĂ© des sites remontant au NĂ©olithique, comme Ă  Saint-Germain-du-CorbĂ©is oĂč il s’agit d’une carriĂšre d’extraction de schiste destinĂ© Ă  la fabrication de bijoux, ou Ă  CerisĂ© oĂč des vestiges d’habitats ont Ă©tĂ© fouillĂ©s. L’ñge du bronze est aussi reprĂ©sentĂ© Ă  CerisĂ© avec l’existence de cercles funĂ©raires. L’ñge du fer est trĂšs prĂ©sent dans la campagne alençonnaise, ne serait-ce qu’au travers de nombreux noms de communes et de lieux-dits. Il existe aussi de nombreuses fermes indigĂšnes, terme dĂ©signant les exploitations agricoles gauloises avant la romanisation.
Toutes ces pĂ©riodes, ne sont pas reprĂ©sentĂ©es sur le site mĂȘme de la ville d’Alençon. La pĂ©riode gallo-romaine est aussi prĂ©sente avec de nombreux sites. Lorsque les archĂ©ologues font le bilan des donnĂ©es, les sites se concentrent sous la forme de deux couronnes entourant Alençon. Ils en dĂ©duisent que ces sites, Ă  vocation agricole, ont fait vivre un centre plus peuplĂ©. S’agit-il d’une villa ou d’un vicus ? Le problĂšme majeur est qu’aucune trace d’occupation gallo-romaine n’est connue dans les limites actuelles d’Alençon. En revanche, il existe des traces d’un passage. Plusieurs monnaies ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es Ă  travers la ville : rue des Grandes Poteries, Grande rue, vieux Pont de Sarthe, rue des Tisons.

Antiquité

Alençon s’est dĂ©veloppĂ©e Ă  l’origine dans un mĂ©andre de la riviĂšre Sarthe, soit l’actuel quartier de Montsort. En effet, les gaulois prĂ©fĂ©raient s’installer dans des endroits sains, comme l’extrĂ©mitĂ© du plateau calcaire que constitue Montsort, plutĂŽt que dans l’encaissement marĂ©cageux oĂč Alençon s’est Ă©tendu Ă  partir du Xe siĂšcle.

La christianisation de la Normandie commence au milieu du IVe siĂšcle. Tout d’abord des aristocrates gallo-romains, vivant Ă  la fois dans des centres urbains et possĂ©dant de vastes domaines ruraux, importent cette nouvelle religion. À cette pĂ©riode, Alençon est dans la Seconde Lyonnaise mais, Ă  partir des annĂ©es 380, cette province est coupĂ©e en deux. Les capitales sont respectivement Tours et Rouen, sous l’autoritĂ© de deux Ă©vĂȘques, anciens militaires : Martin et Victrice. En outre, l’ouest de la Gaule bĂ©nĂ©ficie d’une relative stabilitĂ©. Saint Victrice entretient des relations soutenues avec Ambroise de Milan. En 396, saint Ambroise offre des reliques Ă  saint Victrice, notamment celles de saint Gervais et saint Protais. Des reliques des deux saints sont amenĂ©es Ă  SĂ©es cette mĂȘme annĂ©e, consacrant la cathĂ©drale. De lĂ , les aristocrates gallo-romains vont permettre au christianisme de pĂ©nĂ©trer d’avantage les campagnes, de faire reculer le paganisme. La rĂ©gion qui correspond plus ou moins Ă  l’actuelle Normandie (la Seconde Lyonnaise) fait partie d’un ensemble dĂ©nommĂ© au IVe siĂšcle Tractus Armoricanus et Nervicanus, division militaire et administrative. Il faut en effet empĂȘcher les invasions des Saxons par la mer. Le Tractus armoricanus fonctionne durant tout le Ve siĂšcle. L’autoritĂ© est dĂ©tenue par les Ă©vĂȘques. Les Pays, pagi, vont servir de cadre Ă  la crĂ©ation des Ă©vĂȘchĂ©s. Ainsi, le pagus oxismensis, le pays d’Exmes, correspond Ă  l’évĂȘchĂ© de SĂ©es. Il est divisĂ© en quatre centenae dont une Ă  Alençon pour chef-lieu administratif : pagus novaciensis avec Neuvy-au-Houlme, pagus saginsis avec SĂ©es, pagus corbonnensis avec Corbon, pagus alencionnensis avec Alençon. C’est la premiĂšre mention d’Alençon, tardive car du VIIe siĂšcle, mais ces divisions sont mises en place au Ve siĂšcle.

Moyen Âge

Durant l’AntiquitĂ© tardive et la pĂ©riode mĂ©rovingienne, Alençon est Montsort. « Montsort Â» est un nom tardif, quant au nom « Alençon Â», il est captĂ© au Xe siĂšcle suite Ă  un dĂ©placement du centre des pouvoirs sur la rive nord de la Sarthe. Le village mĂ©rovingien d’Alençon correspond Ă  la paroisse Saint-Pierre soit Montsort. Il est massĂ© sur l’extrĂ©mitĂ© du plateau sur la rive sud de la Sarthe. Saint-Pierre indique une Ă©glise funĂ©raire du VIe ou du VIIe siĂšcle. La paroisse est imposĂ©e en nature par l’évĂȘque du Mans avec de l’huile et de la cire destinĂ© Ă  l’éclairage de la cathĂ©drale et d’un tiers de sou mĂ©rovingien. La Sarthe est la limite entre les Ă©vĂȘchĂ©s du Mans et de SĂ©es. Alençon est le chef-lieu d’une centenie mĂ©rovingienne puis d’une vicarie carolingienne, qui est une division Ă©quivalente.

À la pĂ©riode carolingienne, Alençon se trouve dans le ducatus cenomannensis, le duchĂ© du Mans, qui est une partie de la Neustrie. La rĂ©gion subit les raids vikings. Les envahisseurs pĂ©nĂštrent la rĂ©gion en remontant le cours de l’Orne vers le sud, ou vers le nord en suivant la Loire, la Maine et la Sarthe. En 911, le traitĂ© de Saint-Clair-sur-Epte stipule que le roi carolingien cĂšde un vaste territoire Ă  Rollon, chef viking. Ce territoire est un royaume entre Seine et Loire, trop vaste pour que les hommes, qu’on appelle dĂ©sormais les Normands, puissent l’investir. Une prise de possession progressive est mise en place, Ă©vĂȘchĂ© aprĂšs Ă©vĂȘchĂ©. En 924, SĂ©es est revendiquĂ©e par les Normands. Ils arrivent jusqu’à la limite mĂ©ridionale, soit la Sarthe. Un nouveau centre est crĂ©Ă© sur la rive nord, pour concurrencer le village de la rive sud (Montsort-Alençon), et affirmer le nouveau pouvoir. En attendant de revendiquer l’évĂȘchĂ© du Mans, des pactes sont passĂ©s avec les nobles du secteur, Ă©largissant l’orbite normande. La famille de BellĂȘme est la plus importante autoritĂ© sur la marche mĂ©ridionale de la Normandie, de Mortagne Ă  Domfront. Cette seigneurie de BellĂȘme est une vaste zone tampon entre le Perche, l’Anjou, la Bretagne et la Normandie. Alençon est dĂšs lors dans une position avantageuse.

Un prieurĂ© de l’abbaye de Lonlay est implantĂ© dans la seconde moitiĂ© du XIIe siĂšcle.

Époque moderne

Carte de la GĂ©nĂ©ralitĂ© d’Alençon.

ÉrigĂ©e en duchĂ©, en 1414, Alençon est le lieu de rĂ©sidence de Marguerite d’AngoulĂȘme, qui a Ă©pousĂ©, en 1509, Ă  l’ñge de dix-sept ans, le duc d’Alençon Charles IV, en premiĂšres noces. MĂȘme aprĂšs la mort de Charles, survenue en 1525 Ă  la bataille de Pavie, Marguerite d’AngoulĂȘme, grand-mĂšre maternelle du futur Henri IV, Marguerite d’AngoulĂȘme, sƓur du roi François Ier, Ă©tablit, aprĂšs son veuvage, sa cour Ă  Alençon, oĂč elle est demeurĂ©e aprĂšs son remariage avec le roi de Navarre. Amoureuse des belles-lettres, la duchesse Marguerite rĂ©unit Ă  sa cour un grand nombre d’hommes de lettres, dont les poursuites dirigĂ©es contre les partisans de la RĂ©forme ne fit qu’augmenter le nombre. C’est ainsi qu’Alençon devint l’asile de savants persĂ©cutĂ©s au nombre desquels on comptait les hommes de lettres ClĂ©ment Marot, Charles de Sainte-Marthe, Bonaventure Des PĂ©riers, Claude Gruget, qui publiera son HeptamĂ©ron, Antoine Le Maçon, traducteur de Boccace, Guillaume Le RouillĂ©, Thomas Cormier, l’évĂȘque de SĂ©ez Nicolas de Danguye, ou Sylvius de la Haye.

La RĂ©forme protestante fut prĂȘchĂ©e dans le duchĂ© d’Alençon, dĂšs 1524, et l’esprit de tolĂ©rance de Marguerite de Valois, qui permit Ă©galement aux prĂ©dicateurs Michel d'Arande et Pierre Caroli de faire pĂ©nĂ©trer les idĂ©es nouvelles Ă  Alençon, y fit de nombreux prosĂ©lytes parmi ses habitants, durant la premiĂšre moitiĂ© du XVIe siĂšcle. PremiĂšre ville de Normandie acquise aux idĂ©es calvinistes, celle-ci devient rapidement un foyer de la RĂ©forme, au point que, en 1530, un rĂ©formĂ© allemand qualifiait Alençon de « petite Allemagne Â». DĂšs 1529, Simon Du Bois y imprime le Petit CatĂ©chisme de Luther. « La reine de Navarre, Ă©crit un historien de cette ville, bonne, sensible, pleine de commisĂ©ration, dĂ©roba au supplice autant de protestants qu’il lui fut possible. Elle sauva l’humaniste rĂ©formateur GĂ©rard Roussel du cĂ©nacle de Meaux, rigoureusement poursuivi par le Parlement, et en fit son aumĂŽnier ; Caroli, Ă©galement poursuivi par le Parlement, Ă  qui elle donna la cure de Notre-Dame d’Alençon, qu’il quitta pour passer en Suisse, oĂč il se maria
 Un protestant d’Alençon s’étant avisĂ© de briser, pendant la nuit, un crucifix qui Ă©tait au portail de l’église de Saint-Louis, Marguerite apaisa l’affaire, en faisant mettre Ă  la place un autre crucifix un peu mieux dĂ©corĂ© que le premier. Mais la bonne duchesse ne put jamais sauver des flammes Étienne Le Court, curĂ© de CondĂ©, prĂšs d’Alençon, attachĂ© aux nouvelles opinions, qui fut brĂ»lĂ© le 21 dĂ©cembre 1533 Â». Les Protestants s’emparent alors de la ville, saccagent les Ă©glises et interdisent le culte catholique.

À la mort de la reine de Navarre, en 1549, le duchĂ© d’Alençon, malgrĂ© les contestations des hĂ©ritiers collatĂ©raux du duc Charles IV, fut dĂ©finitivement rattachĂ© au domaine royal. AprĂšs la mort de François II, Charles IX cĂ©da le duchĂ© Ă  sa mĂšre Catherine de MĂ©dicis, qui en jouit jusqu’en 1566, date Ă  laquelle elle le remit au roi, qui le donna Ă  son plus jeune frĂšre François, alors ĂągĂ© de douze ans. DĂšs le commencement du rĂšgne de Charles IX, les protestants alençonnais se mirent Ă  piller les Ă©glises Notre-Dame, Saint-Biaise et du couvent de l’Ave-Maria. Les catholiques furent obligĂ©s de s’armer pour se protĂ©ger leur vie ; la procession le jour de la FĂȘte-Dieu, fut escortĂ©e par le chef de la corporation des bouchers accompagnĂ© de ses collĂšgues armĂ©s de leurs assommoirs, de leurs coutelas et suivis de leurs chiens[26]. AidĂ© des protestants du Mans, les protestants s’emparĂšrent de la ville et pillĂšrent de nouveau les Ă©glises. L’ordre se rĂ©tablit enfin dans la citĂ©, oĂč catholiques et les protestants se partagĂšrent les fonctions municipales, Ă  part Ă©gale.

L’hîtel Fromont de la Besnardiùre.

Pendant les guerres de Religion, Montgomery, qui propageait avec ferveur la foi nouvelle dans toute sa province, s’empara d’Alençon, qu’il fut bientĂŽt obligĂ© de quitter, pour aller rejoindre l’armĂ©e du prince de CondĂ© Ă  la Rochelle. En 1572, Ă  l’époque de la Saint-BarthĂ©lemy, Matignon empĂȘcha les catholiques de prendre leur revanche, sauvant les trĂšs nombreux protestants du pays d’Alençon, qui reprirent une seconde fois Alençon en 1574. Lorsque, en 1575, le duc François, qui avait pris la tĂȘte du parti des Malcontents, parvint Ă  s’échapper de la cour, oĂč le retenait presque prisonnier son frĂšre Henri III, il se rĂ©fugia dans sa ville ducale d’Alençon, oĂč ne tarda pas Ă  venir le rejoindre le futur Henri IV, pour mettre Ă  exĂ©cution les plans qu’ils avaient combinĂ©s ensemble. C’est d’ailleurs Ă  Alençon qu’Henri fit sa rentrĂ©e triomphale dans l’Église protestante, en reniant publiquement le catholicisme qu’il avait Ă©tĂ© forcĂ© d’embrasser, le poignard sous la gorge, le jour de la Saint-BarthĂ©lemy.

Le duchĂ© d’Alençon, qui avait Ă©tĂ© de nouveau rĂ©uni Ă  la couronne Ă  la mort du duc François, en 1584, devint, pendant la Ligue, le thĂ©Ăątre de la guerre. Bien que la ville soit restĂ©e fidĂšle Ă  Henri III, elle fut nĂ©anmoins prise et rançonnĂ©e par le duc de Mayenne, chef de la Ligue. Sous le rĂšgne d’Henri IV, le marĂ©chal de Biron l’assiĂ©gea Ă  la tĂȘte de l’armĂ©e royale ; son artillerie y fit un dĂ©gĂąt considĂ©rable, et les ligueurs furent contraints Ă  capituler. Comme le roi avait le plus pressant besoin d’argent, il se fit payer par la ville 17 000 Ă©cus qu’elle devait au duc de Mayenne, sur le prix de sa capitulation. En 1605, Henri IV engagea la ville et le duchĂ© au duc FrĂ©dĂ©ric Ier de Wurtemberg, Ă  qui Marie de MĂ©dicis le racheta en 1613. Compris par la suite dans l’apanage du frĂšre de Louis XIII, Gaston d’OrlĂ©ans, le duchĂ© d’Alençon passa, en 1660, Ă  sa seconde fille, Élisabeth d’OrlĂ©ans, Ă©pouse du duc de Guise.

En 1636, lors de la refonte de l’administration territoriale du royaume par Richelieu, le duchĂ© d’Alençon est supprimĂ© et remplacĂ© par la gĂ©nĂ©ralitĂ© d'Alençon faisant partie, avec celles de Rouen et de Caen, du gouvernement de Normandie. Dans les annĂ©es 1660, la protestante Marthe La PerriĂšre invente le point de France ou point d’Alençon et fonde, en 1665, la manufacture Ă  laquelle Colbert accordera un privilĂšge de manufacture royale. Alençon emploiera, Ă  l’apogĂ©e de son art, jusqu’à huit mille dentelliĂšres.

Lors des premiĂšres persĂ©cutions des protestants, qui prĂ©luderont Ă  la rĂ©vocation de l'Édit de Nantes, les Alençonnais rĂ©formĂ©s prĂ©fĂ©reront fuir les dragonnades, plutĂŽt que d’attendre passivement l’arrivĂ©e des dragons et laissent une ville vide aux troupes. Élisabeth de Guise commença la persĂ©cution contre les protestants de son duchĂ©, allant jusqu’à faire exhumer leurs restes et les faire jeter Ă  la voirie, pour rĂ©unir leur cimetiĂšre Ă  ses jardins d’Alençon. Lors de la proclamation dĂ©finitive de l’édit de Fontainebleau, le pasteur d’Alençon adresse Ă  ses ouailles sa Lettre d’un pasteur banni de son pays Ă  une Ă©glise qui n’a pas fait son devoir dans la derniĂšre persĂ©cution, suite Ă  laquelle pas un seul protestant ne restera Ă  Alençon. Cette forte Ă©migration des forces vives de l’économie alençonnaise, occupĂ©e dans la dentelle – dont certains catholiques ne voulant pas perdre leur emploi â€“ et l’imprimerie, fuiront vers l’Angleterre, les Pays-Bas ou les Ăźles Anglo-Normandes, laissant la ville exsangue.

La RĂ©volution occasionna moins d’épreuves que dans beaucoup d’autres endroits. Un capucin y fut seule victime des violences. AprĂšs le renversement des Girondins par les Montagnards, le 31 mai 1793, aprĂšs avoir d’abord semblĂ© se prononcer pour le parti girondin, auquel elle avait donnĂ© Dufriche-ValazĂ©, l’un de ses plus Ă©nergiques reprĂ©sentants, Alençon se soumit bientĂŽt Ă  l’autoritĂ© de la Convention. La mĂȘme annĂ©e, aprĂšs la dĂ©faite des VendĂ©ens au Mans, un grand nombre d’insurgĂ©s furent pris et conduits Ă  Alençon, oĂč ils furent fusillĂ©s. Plus tard, les environs furent ravagĂ©s et ensanglantĂ©s par les chouans, sous la conduite de Cadoudal et de FrottĂ©, leur dernier chef, qui fut arrĂȘtĂ© alors qu’il nĂ©gociait avec le gĂ©nĂ©ral Guidal Ă  l’hĂŽtel du Cygne Ă  Alençon avant d’ĂȘtre fusillĂ©, aprĂšs quoi la ville retrouva le calme.

Le 12 aoĂ»t 1944, venant de Champfleur, la 2e division blindĂ©e du gĂ©nĂ©ral Leclerc rentre dans Alençon et libĂšre cette ville du joug allemand avant de partir vers Argentan puis vers Paris.

Économie

Généralités

La halle aux blés.

Au XVe siĂšcle, la dentelle qui connaĂźtra son apogĂ©e deux siĂšcles plus tard, dĂ©bute en concurrence avec le « point de Venise Â».

Article dĂ©taillĂ© : Dentelle d'Alençon.

Apparue dĂšs le XVIe siĂšcle avec le protestant Simon Du Bois, l’imprimerie est vite florissante. La famille Malassis fondera une grande lignĂ©e d’imprimeurs.

Le tissage de la toile et du canevas de chanvre au XVIIe siĂšcle amĂšne la prospĂ©ritĂ©. Alençon fabrique Ă  cette Ă©poque, une sorte de toile appelĂ©e « fleuret Â» ou « blancard Â». la ville connaĂźt un dĂ©but de rĂ©volution industrielle auquel la rĂ©vocation de l’Édit de Nantes portera un coup fatal en provoquant la fuite des industriels huguenots vers l’Angleterre et la Hollande.

Le XVIIe siĂšcle voit Ă©galement fleurir la culture d'un brassicacĂ©e aujourd'hui internationalement connu sous le nom de chou chinois Brassica rapa. Elizabeth d'OrlĂ©ans, Ă©prise d'un jeune chinois de la province de Guangdong, fit importer et dĂ©veloppa la culture de celui-ci au sein du duchĂ© d'Alençon. Ce nouveau met exalta les palais et fut adoptĂ© au delĂ  du duchĂ© et devint une spĂ©cialitĂ© locale. La culture du chou chinois fut remise en question lors de la rĂ©volution française, car celui-ci reprĂ©sentait, aux yeux des rĂ©volutionnaires, la puissance et la richesse de la noblesse du duchĂ© d'Alençon. Il persiste encore aujourd'hui des traces dans la culture culinaire normande de l'influence de ce lĂ©gume, notamment au travers de la recette bien connue du Chou chinois au Calvados[27].


Au XIXe siĂšcle, Alençon connaĂźt un renouveau industriel grĂące Ă  l’ouverture de plusieurs fabriques. Des rĂ©seaux de transports routiers et ferroviaires se dĂ©veloppent, mais la dĂ©cision de faire passer la ligne ferroviaire Paris-Brest par Le Mans au lieu d’Alençon la condamne, en dĂ©pit d’une industrie typographique florissante, au dĂ©clin jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Au XXe siĂšcle, Alençon devient un des bastions de Moulinex (entreprise industrielle d’électromĂ©nager). L’usine Moulinex d’Alençon, crĂ©Ă©e en 1937 par Jean Mantelet, d’oĂč sort notamment le fameux « moulin-lĂ©gumes Â», devient le cƓur industriel de la ville. La fermeture dĂ©finitive de l’usine, en 2002, comptant encore Ă  l’époque prĂšs de 1 000 employĂ©s et assurant du travail Ă  de nombreux sous-traitants, est un choc pour la ville et le dĂ©partement. Aujourd’hui, le groupe Seb sous-traite la fabrication du moulin Ă  lĂ©gumes Ă  la sociĂ©tĂ© Adiamix (40 salariĂ©s), ouvert sur l’ancien site de Moulinex.

Au lendemain de la fermeture de Moulinex, la municipalité a lancé le plan Phénix, dont le slogan est 1000 emplois en 1000 jours.

CrĂ©Ă© en 1983, l’Institut supĂ©rieur de plasturgie d’Alençon (ISPA) a contribuĂ©, en formant aux mĂ©tiers de la plasturgie, Ă  l’implantation de nouvelles entreprises, spĂ©cialisĂ©es notamment dans la plasturgie.

L’ouverture de l’A28, entre Alençon et Le Mans en juin 2001, et entre Alençon et Rouen en octobre 2005, a permis, en outre, de dĂ©senclaver la ville.

Alençon est le siÚge de la Chambre de commerce et d'industrie d'Alençon.

Industries

  • Fromageries Riches Monts : 200 salariĂ©s;
  • MPO FenĂȘtres (Menuiserie plastique de l’Ouest) : 200 salariĂ©s et 100 sous-traitants ;
  • Maisons France confort (construction de maisons individuelles) : 1 100 salariĂ©s ;
  • Groupe Ac2 inc (annexe administrative) : 120 salariĂ©s ;
  • Goavec Engineering (mĂ©tallurgie) : 200 salariĂ©s ;
  • Carrier Carrosserie (autocars), filiale du vendĂ©en Fast Concept Car : 250 salariĂ©s.

Patrimoine

Architecture civile

Le ChĂąteau des Ducs
La Luciole
  • Le chĂąteau des Ducs : Construit sous Pierre II, duc d’Alençon entre 1361 et 1404, dĂ©mantelĂ© en partie sous Henri IV, servant de dĂ©pĂŽt de mendicitĂ© de 1768 Ă  1824, les bĂątiments existants ne reprĂ©sentent que 10 % de l’ensemble. Il subsiste le chĂątelet, une courtine, la tour couronnĂ©e et une poterne ; le palais de justice datant du Premier Empire se trouve Ă  cĂŽtĂ©. Le chĂąteau des Ducs est devenu une maison d'arrĂȘt oĂč durant la Seconde Guerre mondiale de nombreuses personnes furent torturĂ©es par la Gestapo. Le chĂąteau des Ducs est classĂ© monument historique depuis 1962. La maison d’arrĂȘt d’Alençon a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e vers Coulaines le 9 janvier 2010 en mĂȘme temps que celle du Mans. La question qui se pose est de savoir ce qui va advenir de la prison actuelle qui est la propriĂ©tĂ© du MinistĂšre de la Justice. Le chĂąteau des Ducs serait cĂ©dĂ© par le MinistĂšre de la Justice pour un euro Ă  la ville d'Alençon qui songerait Ă  en faire un "lieu vivant" avec - peut-ĂȘtre - la visite de certaines parties du ChĂąteau ou vĂ©curent les Ducs d'Alençon.
  • L’HĂŽtel de ville (place Foch) : bĂąti en forme d’arc de cercle de 1783 Ă  1788 par l’architecte Delarue. À l’origine, la Mairie n’occupait que la partie centrale. Ce n’est qu’au XIXe siĂšcle que la Ville d’Alençon se porta acquĂ©reur des parties droite et gauche qui Ă©taient la propriĂ©tĂ© de particuliers. Avant la fin du XXe siĂšcle, la Mairie n’occupait que 60 % de la surface totale. En 1966, lors de la rĂ©novation du bureau du maire, on trouva dans le plafond 297 affiches de Charles ÉlĂ©onor Dufriche-ValazĂ© de 1793, dĂ©putĂ© de l’Orne en 1792 et qui suicida en 1793. On pouvait lire sur ces affiches « Je suis arrĂȘtĂ© sans savoir pourquoi, sans mĂȘme avoir de dĂ©nonciateur Â».
  • La Maison d’OzĂ© (XIVe siĂšcle) : l’échevin Jean de Mesnil la fit modifier en 1450. Charles de Valois, duc d’Alençon et son Ă©pouse, Marguerite de Navarre y vĂ©curent et y auraient mĂȘme invitĂ© le futur Henri IV en 1576. MenacĂ©e de destruction en 1899, elle fut classĂ©e monument historique en 1903 et restaurĂ©e. Elle abrite aujourd’hui l’office du tourisme. À ses pieds se trouve le verger conservatoire de la Maison d’OzĂ© qui n’est pas Ă  proprement parler un jardin public car s'il peut ĂȘtre un lieu de promenade, il est plutĂŽt un lieu d’apprentissage et d’expĂ©rimentation sur les plantes et autres vĂ©gĂ©taux. Ce verger de 585 m2 est gĂ©rĂ© pour l’entretien par la Ville d’Alençon et par la SociĂ©tĂ© d’horticulture de l’Orne.
  • La Halle aux BlĂ©s : datant du dĂ©but du XIXe siĂšcle (construite de 1811 Ă  1819), son dĂŽme de fer et de verre fut rajoutĂ© plus tard par Croquefer. Ce lieu circulaire, qui servait au commerce des grains, sert aujourd’hui de salle pour des expositions et Ă©vĂ©nements divers.
  • La BibliothĂšque : ancienne Ă©glise Saint-Joseph du collĂšge des JĂ©suites, construite au XVIIe siĂšcle. Sa toiture Ă  l’impĂ©riale est dotĂ©e d’un campanile au XVIIIe siĂšcle pour les cours d’astronomie. Ses armoires en chĂȘne sculptĂ© du XVIIIe siĂšcle provenant de l’Abbaye du Val Dieu renferment, entre autres, des Ă©ditions rares remontant jusqu’au XVIe siĂšcle et des manuscrits mĂ©diĂ©vaux.
  • Le MusĂ©e des Beaux-Arts et de la Dentelle : situĂ© dans les locaux rĂ©habilitĂ©s de l’ancien collĂšge des JĂ©suites.
  • Le Tribunal de Commerce : avec sa tourelle polygonale, cette Ă©lĂ©gante construction du milieu du XVIe siĂšcle dĂ©crite par Balzac dans Le Cabinet des Antiques fut le siĂšge du bureau des finances Ă  partir de 1640.
  • La PrĂ©fecture de l’Orne est Ă  l’origine un hĂŽtel particulier bĂąti vers 1630 par un receveur des tailles en l’élection d’Alençon, Charles Fromont de la BesnardiĂšre. En 1676, Élisabeth d’OrlĂ©ans, demi-sƓur de la « Grande Demoiselle Â», et cousine de Louis XIV, duchesse de Guise et apanagiste du duchĂ© d’Alençon, en prit possession. Depuis 1815, ce bĂątiment est devenu la prĂ©fecture de l’Orne. SituĂ©s derriĂšre, ont Ă©tĂ© Ă©rigĂ©s des jardins sur plus de trois hectares contribuant Ă  l’embellissement de l’ensemble. Lors des JournĂ©es du patrimoine, les jardins sont ouverts au public.
  • Le quartier Saint-LĂ©onard ou quartier des Marais : quartier du vieil Alençon aux noms Ă©vocateurs (rue du ChĂąteau, rue Bonette, rue des Lombards, rue de la Juiverie) dont l’origine remonte au Moyen Âge. Dans la rue de la Juiverie, se trouvait autrefois une synagogue et Ă©tait habitĂ© par des prostituĂ©es. Ce quartier, au dĂ©but du XXe siĂšcle, d’aprĂšs Albert LemaĂźtre, PrĂ©sident du Syndicat intercommunal, passait pour ĂȘtre « sale, humide, malsain et nausĂ©abond Â».
  • La place Ă  l’Avoine Ă©tait autrefois un marchĂ© au chevaux et Ă  l’avoine. À cet endroit se trouvait la porte de Lancrel, une des entrĂ©es de la ville au XVIIIe siĂšcle.
  • Le Centre PsychothĂ©rapique de l’Orne Ă©tait avant 1789 un lieu ou Ă©tait accueillis des mendiants, des aliĂ©nĂ©s, des vagabonds, des "filles sans mƓurs"
 ; il Ă©tait gĂ©rĂ© par des religieuses jusqu’en 1971. Ce lieu devint petit a petit un hĂŽpital psychiatrique.
  • La Maison de l’Étal situĂ© rue porte de la Barre (Une des cinq entrĂ©es de la ville au XVe siĂšcle) serait une des plus vieille maison d’Alençon. Elle fut en partie abattue en 1776 mais fut totalement restaurĂ©e en 2003 et a retrouvĂ© son aspect d’antan avec notamment son auvent destinĂ© Ă  la protĂ©ger des pluies.
  • La carrefour des Étaux - avec la place de la Magdeleine, le carrefour de la rue aux Sieurs, la Grande rue et la rue de la Poterne - est l’un des principaux carrefour d’Alençon, situĂ© dans le quartier Saint-LĂ©onard, sans doute le plus vieux quartiers d’Alençon. Dans ce quartier se trouve le CafĂ© des Sept Colonnes", une des plus vieilles maisons d’Alençon, et se trouvait autrefois le cimetiĂšre Saint-LĂ©onard jusqu’en 1760.
  • La Grande Rue est une artĂšre principale d’Alençon qui part de ce quartier pour se terminer au carrefour des rues Saint-Blaise, oĂč se trouve la prĂ©fecture, de la rue Cazault et du cours Clemenceau. Elle passe par la place de la Magdeleine dont le nom provient de Marie de Magdala, sainte qui assista Ă  l’ensevelissement et Ă  la rĂ©surrection du Christ. Jusqu’en 1789 s'y trouvait un cimetiĂšre. Aujourd’hui, cette place sert de correspondance aux lignes des bus Alto et un marchĂ© s’y tient les mardis et jeudis. Cette place est devenue au fil du temps l’une des principales d’Alençon. Ce quartier est entiĂšrement piĂ©tonnier sauf pour les bus.
  • La rue aux Sieurs est avec la Grande Rue la principale rue commerçante d'Alençon et est totalement piĂ©tonniĂšre.
  • Le quartier de Montsort, autrefois simple faubourg, doit son nom aux marĂ©cages de la riviĂšre La Sarthe proche du quartier (Ă©tymologiquement « Mont au sec Â»). Il a vu arriver au matin du 12 aoĂ»t 1944 les chars de la 2e DB rentrer dans Alençon, par l’actuelle rue du Mans. C’est dans ce quartier que le MarĂ©chal Leclerc installa son quartier gĂ©nĂ©ral. Devenu en 1957, Commune Libre de Montsort, filleule du quartier Montmartre de Paris, dont la solidaritĂ© est le fil conducteur ; en effet, depuis 1668, Ă©tait servi dans ce quartier de la soupe, de la viande et du pain aux pauvres, mendiants et Ă  ceux qui ne pouvaient accĂ©der Ă  l’hĂŽpital. À l’entrĂ©e de ce quartier se trouvait, autrefois, un couvent de bĂ©nĂ©dictines, pour devenir par la suite manufacture d’étoffe et de dentelle (le fameux point d’Alençon) avant d’ĂȘtre Ă  la fin du XIXe siĂšcle jusqu’en 1968, un collĂšge pour jeunes filles. C’est devenu aujourd’hui des logements sociaux portant le nom de Louise Hervieu qui est Ă  l’origine du carnet de santĂ© pour les nouveau-nĂ©s.
  • L’Ilot Aveline (entre la rue du CollĂšge et la rue Julien) date de 1679, qui avant de devenir un pĂŽle culturel (atelier de dentelle, archives municipales, auditorium, conservatoire, musĂ©e, mĂ©diathĂšque et bibliothĂšque) Ă©tait l’Église des JĂ©suites. Elle abrita aussi en 1846 l’Atelier de la Dentelle puis eut une vocation scolaire (CollĂšge des JĂ©suites, École Centrale, LycĂ©e, CollĂšge Aveline)
  • La Luciole : grand lieu musical d’Alençon.
  • CafĂ© de la Renaissance : rachetĂ© par Hippolyte Lecourt en 1855, ses deux grandes salles du rez-de-chaussĂ©e et le mur de refend sĂ©parant de l’arriĂšre-salle ont Ă©tĂ© inscrites Ă  l'inventaire des monuments historiques par arrĂȘtĂ© du 31 janvier 2009, pour leur dĂ©cor et notamment leurs plafonds Ă  caissons d'Ă©poque romantique inspirĂ©s du style Renaissance. Ce cafĂ© est dĂ©sormais fermĂ©, au grand dam des Alençonnais et diffĂ©rents projets sont Ă  l'Ă©tude.

Architecture sacrée

Basilique Notre-Dame

Alençon, contrairement Ă  beaucoup de prĂ©fectures, n’est pas le siĂšge de l’évĂȘchĂ©, puisque celui-ci est Ă  SĂ©es.

  • La basilique Notre-Dame d'Alençon[28] : nef du XVe siĂšcle, porche flamboyant, dĂ©but XVIe siĂšcle. Suite Ă  un incendie, le chƓur et le clocher ont Ă©tĂ© reconstruits au milieu du XVIIIe siĂšcle. L’église Notre-Dame d’Alençon a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e au rang de basilique le 6 juin 2009 par BenoĂźt XVI par un dĂ©cret de la CongrĂ©gation du Culte Divin et de la Discipline des Sacrements.
  • L’église Saint-LĂ©onard : style gothique flamboyant de la charniĂšre des XVe et XVIe siĂšcles, tour Saint-Martin du XIIe siĂšcle, trĂšs remaniĂ©e au XVIIe siĂšcle suite Ă  l’effondrement des voĂ»tes de la nef et restaurĂ©e outrageusement au XIXe siĂšcle.
  • Chapelle Notre-Dame de Lorette : construite vers 1680 dans le quartier de Montsort.
  • Église Sainte-ThĂ©rĂšse : construite Ă  la fin des annĂ©es 1960 dans le quartier de Perseigne.
  • Église Saint-Pierre du quartier de Montsor

Monuments et autres lieux aujourd’hui disparus

  • La caserne Jean Pierre François Bonet qui avant de devenir une caserne en 1792 Ă©tait un monastĂšre de Capucins. Elle fut dĂ©molie en 1959, mais avant sa destruction, elle servit de prison Ă  la Gestapo. La caserne Bonet se trouvait sur l’actuelle place Bonet qui est devenu le centre administratif d’Alençon (Centre des ImpĂŽts, SĂ©curitĂ© Sociale, commissariat de Police) ainsi que des logements sociaux.
  • Le site Moulinex (sur la route de Mamers) qui exista de 1935 jusqu’à la fermeture de Moulinex en 2001 ; l’usine fut presque entiĂšrement dĂ©truite en 2005. Avant 1935, il y avait au mĂȘme emplacement la filature du chanvre d’OzĂ©. Actuellement se trouvent des bureaux et une rĂ©sidence pour personnes ĂągĂ©es.
  • L’imprimerie Poulet-Malassis se trouvait sur la place qui porte son nom actuellement. Cette imprimerie fut dĂ©truite et transfĂ©rĂ©e dans la zone d’Écouves en 1969. De nos jours au mĂȘme emplacement se trouve des logements « la RĂ©sidence des Ducs Â». Autour de cette place se trouvent les principaux mĂ©dias alençonnais (France 3, L’Orne Hebdo et Ouest France).
  • L’Espace de la Pyramide (Ă  l’angle des avenues de QuakenbrĂŒck ou anciennement route de Paris et de Basingstoke ou anciennement route de SĂ©es) Ă©tait autrefois le cimetiĂšre Saint-Blaise puis le Champ de Foire. Sur cette place, s’y tenait la foire aux chevaux qui dura de 1824 Ă  1960. De nos jours, s’y trouve le Monument aux Morts, inaugurĂ© an 1954. Cet endroit est toujours appelĂ© la place de la Pyramide du nom d’un obĂ©lisque Ă©rigĂ© entre 1738 et 1821, alors que son nom exact est la place de Gaulle.
  • Le ThĂ©Ăątre se trouvait en face de la Halle aux BlĂ©s et prĂšs de la rue aux Sieurs a Ă©tĂ© salle de spectacle de 1828 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, dĂ©moli en 1951. Aujourd’hui, seul le bar du ThĂ©Ăątre nous rappelle qu’il y a avait un thĂ©Ăątre Ă  cet emplacement.
  • La gare des tramways (Boulevard de la RĂ©publique) se trouvait Ă  l’emplacement actuel de l’ancienne piscine municipale Marcel HĂ©bert de 1960 Ă  1999, dĂ©truite depuis. Juste Ă  cĂŽtĂ© se trouvent de nos jours les locaux de la Police Municipale.

Sport

Football

L’Union sportive alençonnaise 61 fait Ă©voluer une Ă©quipe de football en CFA2 (Ă©quivalent Ă  la 5e division nationale). Deux autres Ă©quipes participent aux championnats de la ligue de Basse-Normandie et une quatriĂšme Ă©volue en division de district[29].

L’Association sportive Courteille-Alençon fait Ă©voluer une Ă©quipe en ligue de Basse-Normandie et une seconde en district. Deux autres clubs alençonnais jouent en district de l’Orne : l’Alençon football club (une Ă©quipe) et l’Olympique alençonnais (deux Ă©quipes)[30].

Autres sports

  • Badminton : le Club Alençon badminton (CAB), une Ă©quipe en nationale 3, une Ă©quipe en rĂ©gionale 1, trois Ă©quipes en dĂ©partementale (D1, D2, D3).
  • Basket-ball : Union basket de la communautĂ© urbaine d’Alençon (UBCUA) en PrĂ©nationale Masculine et FĂ©minine.
  • Volley-ball : le club Contres et Smatchs alençonnais (CSA), une Ă©quipe en prĂ©nationale fĂ©minine, une Ă©quipe masculine et une Ă©quipe cadette. Gymnase Louvrier
  • Rugby : Rugby club d’Alençon (RCA) en championnat rĂ©gional.
  • Tennis de table : Étoile d’Alençon, en nationale 3.
  • Cyclisme : Union cycliste Alençon-Damigny.
  • Triathlon, VTT : Le Cycle alençonnais.
  • Tir Ă  l'arc : ASPTT, affiliĂ© FĂ©dĂ©ration française de tir Ă  l'arc.

Complexe sportif

  • AlencĂ©a, ouvert depuis 2000, proche du centre commercial Carrefour, propose une piscine avec un bassin de 225 m2 et un bassin extĂ©rieur de 480 m2, un bassin de 25 mĂštres et six lignes d’eau, un bassin d’apprentissage, une pataugeoire et d’autres activitĂ©s ayant un lien avec l’eau. AlencĂ©a propose aussi un hammam, un bain tourbillon, un bassin de relaxation ainsi que d’autres activitĂ©s pour la remise en forme, la dĂ©tente ainsi que des cours aquagym.
  • La patinoire, situĂ©e non loin du centre commercial Carrefour, propose Ă  tous de s’adonner aux plaisirs du patinage.

Hippodrome

L’hippodrome d'Alençon est situĂ© dans le quartier Croix-Mercier non loin de la zone d’Écouves. Il est gĂ©rĂ© par la SociĂ©tĂ© des courses d’Alençon.

En moyenne huit courses hippiques de trot attelĂ© ou montĂ© sont inscrites au programme des six rĂ©unions annuelles. La qualitĂ© exceptionnelle de la piste en herbe de l’hippodrome lui vaut d’accueillir des Ă©preuves d’importance telles que courses Ă  support PMU ou Ă©tapes du TrophĂ©e Vert.

Transports

Transports urbains

Autobus Alto sur la ligne 1 dans le quartier de Courteille à Alençon

Alençon est au cƓur d’un rĂ©seau de bus gĂ©rĂ© par la Compagnie des Bus Alençonnais (COBAL) sous la marque commerciale Alto.

trois lignes de bus se croisent au pĂŽle d’échange de La Magdelaine dans le centre-ville d’Alençon. Ce rĂ©seau permet de nombreux Ă©changes entre le centre-ville d’Alençon et sa pĂ©riphĂ©rie.

Transports interurbains

Article dĂ©taillĂ© : RĂ©seau de bus Cap'Orne.

Alençon se situe au cƓur du rĂ©seau Cap'Orne, le rĂ©seau de transport interurbain ornais. Cinq lignes rĂ©guliĂšres de car ont pour terminus la gare routiĂšre d’Alençon (lignes 20, 21, 40, 61, 70, 71) et qui partent relier la prĂ©fecture de l’Orne aux principales villes du dĂ©partement telles que Flers, L'Aigle, La FertĂ©-MacĂ©, Bagnoles-de-l'Orne, Mortagne-au-Perche, BellĂȘme ou encore Nogent-le-Rotrou[31],[32].

Alençon étant immédiatement frontaliÚre de la Sarthe, et sa communauté urbaine incluant plusieurs communes sarthoises, Alençon est également le terminus de la ligne 4 des transports interurbains de la Sarthe (vers Fresnay-sur-Sarthe).

Liaisons routiĂšres et autoroutiĂšres

Articles dĂ©taillĂ©s : A 28, A 88 et N 12.

Alençon est le croisement de la route nationale 12 reliant Paris Ă  la Bretagne avec les anciennes routes nationales RN 138 et RN 155. De plus, Ă  quelques kilomĂštres d’Alençon bifurquent respectivement depuis l’ex-RN 138 et RN 12 les anciennes RN 158 et RN 176.

Ainsi Alençon se trouve à un carrefour routier duquel partent des routes vers Caen, Rouen, Dreux, Paris, Chartres, Orléans, Le Mans, Laval, FougÚres, Rennes, Le Mont-Saint-Michel et Saint-Malo.

En ce qui concerne le rĂ©seau autoroutier, Alençon est desservie par l’A 28, une transversale nord-sud faisant partie du Grand contournement de Paris et permettant de partir de Calais et rejoindre Bayonne en n'utilisant que le rĂ©seau autoroutier et en Ă©vitant Paris. Cette autoroute double l’ancienne RN 138 (Rouen-Le Mans), ouverte en 2005 elle dessert Alençon par deux sorties. Elle permet pour la ville d’Alençon, outre un dĂ©senclavement logique, un accĂšs rapide aux villes du Mans, de Tours, Angers, Rouen, Le Havre, Lisieux et Deauville[33].

À 20 km au nord d’Alençon, au niveau de la ville de SĂ©es, l’A 28 donne naissance Ă  l’A 88 partant relier les villes d’Argentan et de Caen. Ainsi le trajet Alençon–Argentan–Caen par autoroute sera possible dĂšs 2010 lors de l’ouverture intĂ©grale de l’A 88 (une partie de l’autoroute est en effet en service, une deuxiĂšme en construction et une derniĂšre en voie express en cours de mise aux normes autouroutiĂšres)[34].

Suivant les sections, la RN 12 d’Alençon Ă  Paris est Ă  2×2 voies ou est en travaux d’amĂ©nagement en 2×2 voies en Basse-Normandie et en Île-de-France. Ailleurs, son tracĂ©, limitrophe Ă  la Haute-Normandie et Ă  la rĂ©gion Centre, pour lesquelles, elle n’a aucun intĂ©rĂȘt Ă©conomique, freine son Ă©largissement en cohĂ©rence avec le reste. La RN 12 est dĂ©viĂ©e du centre-ville d’Alençon par le nord et croise l’A 28 par un Ă©changeur. La partie ouest de la dĂ©viation d’Alençon est Ă  2×1 voies, mais son doublement en 2×2 doit ouvrir fin 2010[35],[36].

Le reste dans anciennes routes nationales (Alençon-Chartres et Alençon-Rennes/Le Mont-Saint-Michel) est simplement Ă  2×1 voies, bien que des projets ont vu le jour, notamment en vue de doubler la RN 12 au-delĂ  d’Alençon vers Rennes et Le Mont-Saint-Michel[37].

Liaisons ferroviaires

Alençon dispose d’une gare SNCF, la gare d'Alençon, situĂ©e sur la ligne Caen-Alençon-Le Mans-Tours.

Des liaisons quotidiennes vers les gares de Caen, du Mans, de Tours et de Saint-Pierre-des-Corps sont donc proposées. Des correspondances via la gare de Surdon ou la gare du Mans permettent des liaisons avec Paris-Montparnasse qui se font avec le TGV Atlantique ou bien avec des Intercités et des Trains Express Régionaux vers la gare de Paris Vaugirard (Ligne Paris-Granville)

La gare d’Alençon se situe sur la ligne 3 et la ligne 7 du TER Basse-Normandie.

Les meilleurs temps de parcours permettent de faire Alençon – Paris-Montparnasse en 1 h 40, Alençon – Le Mans peut se faire en 31 minutes. Alençon–Caen se fait en 1h15[38].

La modernisation de la ligne Caen - Tours, et notamment son Ă©lectrification, s’inscrit dans une volontĂ© politique Ă  l’initiative d’Alain Lambert, prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral de l'Orne[39].

La gare d’Alençon, reconstruite en 1952 aprĂšs les bombardements de 1944, Ă©tait Ă  l’origine une gare standard origine Ouest[40].

Historiquement, Alençon se trouvait au centre d’une Ă©toile ferrĂ©e dont les branches formaient les ligne Alençon - Domfront, ligne Alençon - CondĂ©-sur-Huisne, ligne Alençon - SillĂ©-le-Guillaume, ligne Alençon - Mamers.

Liaisons aériennes

Article dĂ©taillĂ© : AĂ©roport d'Alençon - Valframbert.

Alençon dispose d’un aĂ©ro-club qui est situĂ© sur l’aĂ©rodrome Alençon-Valframbert. Il propose des formations au brevet de pilote privĂ©, au brevet d'initiation aĂ©ronautique et au brevet de base ; il propose aussi des baptĂȘmes de l’air et des vols dĂ©couvertes.

Culture

Musées

  • Le MusĂ©e des Beaux-Arts et de la Dentelle d’Alençon, contigu Ă  la bibliothĂšque, se consacre, en plus de la dentelle, aux Ă©coles de peinture française, italienne et nordique du XVe au dĂ©but du XXe siĂšcle et aux arts du Cambodge. Des expositions temporaires, notamment sur de cĂ©lĂšbres couturiers, y sont organisĂ©es rĂ©guliĂšrement.
  • La Maison natale de Sainte-ThĂ©rĂšse, situĂ©e 50 rue saint Blaise, a Ă©tĂ© rouverte le 9 mai 2009 aprĂšs d’importants travaux d’accessibilitĂ© et de scĂ©nographie. Elle comporte un hall d’accueil, une galerie exposant des objets personnels de la famille Martin, un auditorium avec prĂ©sentation de film, et les diffĂ©rentes piĂšces meublĂ©es de la maison : salon, chambres, cuisine.

Espace Internet

  • La Rotonde, situĂ©e rue des Filles-Saint-Clair, qui Ă©tait autrefois l’hĂŽtel de Bouville offre au rez-de-chaussĂ©e un espace Internet gratuit ouvert du lundi au samedi. Seul inconvĂ©nient
 on ne peut y rester que 45 minutes. Dans les Ă©tages, se trouvent des services de la Mairie.
  • La mĂ©diathĂšque Aveline offre un espace Internet du mardi au samedi.

Parcs et Jardins

  • Le parc des Promenades (plus de 4 ha) est le lieu de promenade prĂ©fĂ©rĂ© des Alençonnais. Construit en 1783, rĂ©novĂ© en 1999, situĂ© Ă  proximitĂ© de la mairie et du palais de justice, il offre un kiosque Ă  musique, un bassin, des aires de jeux pour les enfants et des enclos pour animaux. Il offre aussi un terrain de boules ainsi qu’une buvette. Il n’est pas rare de voir au printemps des lycĂ©ens et Ă©tudiants rĂ©viser leurs devoirs sur les larges pelouses qu’offre le parc des Promenades. À noter qu’il est fermĂ© la nuit. DiffĂ©rentes animations ont lieu rĂ©guliĂšrement dans ce parc.
  • Le parc Gustave Courbet (2 ha), situĂ© en face de l’hĂŽpital d’Alençon, offre un vaste lieu de promenade le long de la Sarthe, ainsi que des aires de jeux avec une balançoire et un toboggan pour les enfants. Il permet, aussi, de rejoindre, en passant sous l’avenue de Koutiala, l’arboretum d’Alençon et la commune de saint-Germain-du-CorbĂ©is.
  • L’arboretum Koutiala (5 ha), situĂ© Ă  la limite de Saint-Germain-du-CorbĂ©is, sur l’avenue de Koutiala propose sur 4 hectares un lieu de pique-nique, de promenades et on peut admirer plus de 70 variĂ©tĂ©s diffĂ©rentes d’arbres et plus de 40 chĂȘnes.
  • Le parc urbain de Perseigne (5 ha) ou petit bois offre un lieu de promenade et de dĂ©tente pour les habitants de Perseigne. Ce parc est actuellement en rĂ©novation. Un peu plus loin, Ă  la limite du dĂ©partement de la Sarthe, se trouvent les jardins familiaux.
  • Le parc de la Pyramide appelĂ© aussi champ de foire (place Charles de Gaulle), coincĂ© entre l’avenue de Basingstoke (Anciennement route de SĂ©es) et l’avenue de QuakenbrĂŒck (anciennement route de Paris), offre un espace important pour jouer aux boules ainsi que des jeux pour les enfants.
  • Le parc de CerisĂ©, rue d’Argentan, dans le quartier de Lancrel, offre un lieu de repos.

MĂ©diathĂšque et bibliothĂšques

Bibliothùque d’Alençon

La ville d’Alençon dispose d’une mĂ©diathĂšque et de trois bibliothĂšques.

  • La mĂ©diathĂšque Aveline[41] est la principale bibliothĂšque d’Alençon. Elle offre un espace de lecture (Journaux, livres
) ainsi qu’un espace pour Ă©tudier. Depuis peu, est ouvert un espace Internet.
  • La bibliothĂšque de Perseigne
  • La bibliothĂšque de Courteille
  • La bibliothĂšque des Quatre Saisons est situĂ© dans un foyer logement portant le mĂȘme nom pour personnes ĂągĂ©es.

Cinémas, théùtres et spectacles

La Luciole est la scĂšne de musique actuelle structurante de production et de diffusion. Elle a Ă©tĂ© rĂ©novĂ©e rĂ©cemment et fait partie de la restructuration de la zone ouest d’Alençon.

Le cinéma Les 4 Normandy propose chaque semaine des films dÚs leur sortie dans ses quatre salles.

Enseignement

Enseignement supérieur

Alençon possĂšde une antenne de l’universitĂ© de Caen Basse-Normandie, une des cinq antennes que l’universitĂ© dispose dans toute la rĂ©gion Basse-Normandie, comme Ă  Cherbourg-Octeville, Saint-LĂŽ, Lisieux ou Vire.

Le pîle universitaire d’Alençon se situe à Montfoulon, au nord-ouest du centre-ville, sur la commune de Damigny.

Le site universitaire de Montfoulon est une antenne de l’UFR de Droit et de Sciences politiques de Caen. CrĂ©Ă©e en 1991 et rĂ©novĂ©e en 2003, elle dispense le mĂȘme enseignement qu’à la FacultĂ© de Caen, par les mĂȘmes enseignants, mais en effectif rĂ©duit et en contact permanent avec des professionnels, dĂšs le 1er semestre d’étude. Cette universitĂ© Ă  taille humaine permet donc une meilleure rĂ©ussite aux examens ainsi qu’une meilleure adaptation Ă  la vie Ă©tudiante[42].

De plus, le pĂŽle universitaire de Montfoulon possĂšde un IUT (Institut Universitaire Technologique), ouvert en 1983[43].

Enseignement secondaire

Alençon dispose de 6 collĂšges (4 publics et 2 privĂ©s)[44]. Alençon dispose de 7 lycĂ©es (tous types confondus). En tant que chef-lieu de dĂ©partement, Alençon jouit de nombreux enseignements variĂ©s (enseignement du chinois, du grec ancien, etc.) offerts plus gĂ©nĂ©ralement Ă  l’ensemble des jeunes Ornais[45],[46].

CollĂšges d’Alençon :
CollĂšges publics
  • HonorĂ© de Balzac
  • Jean Racine
  • Louise Michel de Perseigne
  • Antoine de Saint-ÉxupĂ©ry
CollÚges privés
LycĂ©es d’Alençon :
CollĂšges publics
  • HonorĂ© de Balzac
  • Jean Racine
  • Louise Michel de Perseigne
  • Antoine de Saint-ÉxupĂ©ry
CollÚges privés
LycĂ©es publics d’enseignement gĂ©nĂ©ral et technologique
  • Alain
  • Marguerite de Navarre
LycĂ©es publics d’enseignement professionnel
Etablissements de formation pour jeunes de 16 Ă  25 ans
  • CFA (Centre de formation des apprentis de l’Orne)
  • CFAI (Centre de formation des apprentis de l’Industrie de l’Orne)
LycĂ©e privĂ© d’enseignement gĂ©nĂ©ral et technologique
Autre

Enseignement primaire

Alençon dispose de 11 écoles primaires publiques réparties dans tous les quartiers de la ville, auxquelles il faut rajouter 5 écoles primaires privées, portant ainsi le total à 16 établissements primaires. Chaque établissement est à la fois une école maternelle et élémentaire[47].

Écoles primaires d’Alençon :
Écoles primaires publiques
  • Albert Camus
  • Courteille
  • Robert Desnos
  • Émile Dupont
  • Application Jeanne GĂ©raud – Jules Ferry
  • Masson
  • MoliĂšre
  • Montsort
  • Point du Jour
  • Jacques PrĂ©vert
  • Jules Verne
  • La Fontaine
Écoles primaires privĂ©es

Archives

  • Registres paroissiaux et d’état civil depuis :
  • DĂ©pouillements gĂ©nĂ©alogiques :
  • DĂ©libĂ©rations municipales depuis :

Manifestations

Sont organisĂ©s annuellement Ă  Alençon[48] :

  • Orn'expo, en fĂ©vrier-mars ;
  • Alencon-MĂ©davy : course pĂ©destre, en avril ;
  • FĂȘte d’ici et d’ailleurs, en juin ;
  • Les ÉchappĂ©es belles : spectacles de rue de mi-juillet Ă  mi-aoĂ»t ;
  • Les Galopades du patrimoine, course Ă  pied intra-muros en septembre ;
  • Septembre musical de l’Orne : festival annuel de musique classique crĂ©Ă© en 1982[49] ;
  • Rencontres nationales du blog citoyen et Forum rĂ©gional sur la dĂ©matĂ©rialisation, en juin.

Natifs d’Alençon

Anne d’Alençon.
Marie-Catherine de Villedieu.
HĂ©bert, le pĂšre Duchesne.
Le gal Fromentin.
Le dr Dufriche Desgenettes.
L’imprimeur Poulet-Malassis.

Personnages homonymes

Ouvrages de référence

Page de titre des MĂ©moires historiques sur la ville d’Alençon d’Odolant-Desnos
  • Louis Duval, État de la gĂ©nĂ©ralitĂ© d’Alençon sous Louis XIV, Alençon, Loyer-Fontaine, 1890
  • Pierre-Joseph Odolant-Desnos, MĂ©moires historiques sur la ville d’Alençon et sur ses seigneurs. PrĂ©cĂ©dĂ©s d’une dissertation sur les peuples qui ont habitĂ© anciennement le DuchĂ© d’Alençon & le ComtĂ© du Perche, & sur l’état ancien de ces pays, Alençon, J. Z. Malassis, 1787
  • Alençon, par Jean-Marie Foubert, Corlet, 1995
  • Escapades Ă  Alençon, par Jean-Marie Foubert, Corlet, 2007

Littérature

Citations

Alençon
Petite ville, grand renom,
Habit de velours et ventre de son

Alençon
Petite ville, grand renom,
Autant de putains que de maisons
Et si elles étaient bien comptées
Autant que de cheminées

(Alfred Canel, Blason populaire de la Normandie, t. 1, p. 114.)

« Alençon n’est pas une ville qui affriande l’étranger, elle n’est sur le chemin d’aucune capitale, elle n’a pas de hasards ; les marins qui vont de Brest Ă  Paris ne s’y arrĂȘtent mĂȘme pas. Â»

— HonorĂ© de Balzac, La Vieille Fille

Vie militaire

UnitĂ©s ayant Ă©tĂ© stationnĂ©es Ă  Alençon :

Jumelages

Alençon s’ouvre Ă  l’international depuis plus de 40 ans, elle s’est notamment jumelĂ©e avec trois villes Ă©trangĂšres (deux europĂ©ennes et une africaine). GrĂące Ă  ces jumelages, de nombreuses rencontres sont organisĂ©es, ces Ă©changes permettent aux Alençonnais de s’ouvrir au monde et de dĂ©couvrir des civilisations parfois trĂšs diffĂ©rentes de la leur[50].

Alençon est jumelĂ©e avec les villes suivantes :

Gastronomie

Confréries

  • Commanderie des fins Goustiers du DuchĂ© d’Alençon

Spécialités

  • Andouillette d'Alençon
  • Bouchons d’Alençon
  • Sanguette d’Alençon
  • Oie en daube d’Alençon
  • Poires DoyennĂ© d’Alençon
  • Sieurs d’Alençon
  • Étrier normand
  • Pierres de Notre-Dame (ou « vieux pavĂ©s Â») d’Alençon

Marchés

  • Jours de marchĂ© : mardi (marchĂ© de Perseigne), jeudi (marchĂ© du centre ville), samedi (centre ville) et dimanche (marchĂ© de Courteille)

Guides touristiques

  • Orne, Guides Gallimard
  • Normandie, Guides Bleus, Hachette

Minéralogie

  • Diamant d’Alençon
  • Granite d’Alençon
  • Kaolin d’Alençon

Notes et références

  1. ↑ Populations lĂ©gales 2008 de la commune : Alençon sur le site de l'Insee
  2. ↑ L’Express - Les 50 qui font bouger Alençon
  3. ↑ Les distances indiquĂ©es se font par autoroute ou bien par route s’il n’existe pas d’autoroute directe.
  4. ↑ Saint-CĂ©neri-le-GĂ©rei sur le site officiel de l’Assocation Les plus beaux villages de France (consultĂ© le 30 juillet 2008)
  5. ↑ Fresnay-sur-Sarthe sur le site des Petites CitĂ©s de CaractĂšre de la Sarthe (consultĂ© le 30 juillet 2008)
  6. ↑ Bassin Loire-Bretagne - PrĂ©sentation du bassin
  7. ↑ Meteo France - CaractĂ©ristiques climatiques du dĂ©partement de l’Orne
  8. ↑ a et b Infoclimat - Alençon (1961-1990) (consultĂ© le 3 aoĂ»t 2008)
  9. ↑ L’Internaute - Climat d’Alençon
  10. ↑ Meteo France - TempĂȘtes de fin dĂ©cembre 1999 (consultĂ© le 3 aoĂ»t 2008)
  11. ↑ [image] Meteo France - Le climat de l’Orne (consultĂ© le 3 aoĂ»t 2008)
  12. ↑ a, b et c Site sur la Population et les Limites Administratives de la France (SPLAF) - Cantons de l’Orne (consultĂ© le 3 aoĂ»t 2008)
  13. ↑ a, b, c, d et e Recensement de 1999
  14. ↑ PrĂ©fecture de l’Orne - Le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de la prĂ©fecture et sous-prĂ©fet de l’arrondissement d’Alençon (consultĂ© le 4 aoĂ»t 2008)
  15. ↑ Yves Deniaud sur le site de l’AssemblĂ©e Nationale (consultĂ© le 4 aoĂ»t 2008)
  16. ↑ Source : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Alençon Â», École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). ConsultĂ© le 26 juillet 2010
  17. ↑ Insee : historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier de janvier 2011)
  18. ↑ Population municipale 2006 sur le site de l'Insee
  19. ↑ Site de l’Insee - Pyramide des Ăąges d’Alençon au recensement de 2006 (consultĂ© le 3 aoĂ»t 2008)
  20. ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire Ă©tymologique des noms de lieux en France, Librairie GuĂ©nĂ©gaud 1979. p. 9.
  21. ↑ a, b et c Ernest NĂšgre, Toponymie gĂ©nĂ©rale de la France, Volume I, Librairie Droz 1990. p. 222.
  22. ↑ Dictionnaire Ă©tymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996.
  23. ↑ François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Ă©ditions Picard 1981. p. 137 - 138
  24. ↑ La Langue gauloise, Ă©dition errance 1994.
  25. ↑ Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Ă©ditions errance. p. 37.
  26. ↑ Depuis ce temps, et en commĂ©moration de cet Ă©vĂ©nement, les bouchers d’Alençon, ainsi armĂ©s et escortĂ©s, firent tous les ans une procession solennelle qui ne cessa qu’en 1789.
  27. ↑ BĂ©bert Cuisine, « Recette Chou Chinois au Calvados Â»
  28. ↑ L'Ă©glise Notre-Dame Ă  Alençon devient basilique, ouest-france.fr, lundi 10 aoĂ»t 2009
  29. ↑ Site officiel de la Ligue Basse-Normandie–US alençonnaise 61. ConsultĂ© le 1er avril 2010.
  30. ↑ Site officiel de la Ligue Basse-Normandie : Site officiel de la Ligue Basse-Normandie A.S. COURTEILLE ALENCON, Site officiel de la Ligue Basse-Normandie ALENCON F.C., Site officiel de la Ligue Basse-Normandie O. ALENCONNAIS.
  31. ↑ Nogent-le-Rotrou et situĂ©e en Eure-et-Loir mais est un terminus de la ligne 71 du rĂ©seau de bus Cap'Orne.
  32. ↑ Il n’existe pas de ligne de car interurbaine vers Argentan Ă©tant donnĂ© que la ligne 7 du TER Basse-Normandie assure dĂ©jĂ  cette fonction.
  33. ↑ Alis - Concessionnaire de l’A 28 entre Rouen et Alençon - Site officiel (consultĂ© le 4 aoĂ»t 2008)
  34. ↑ Projets et Objectifs de l’A 88 - Site officiel (consultĂ© le 4 aoĂ»t 2008)
  35. ↑ Conseil GĂ©nĂ©ral de l’Orne - Programme des travaux en 2008 (consultĂ© le 4 aoĂ»t 2008)
  36. ↑ [image] RĂ©gion Basse-Normandie - Transports en Basse-Normandie (consultĂ© le 4 aoĂ»t 2008)
  37. ↑ Blog en faveur de la mise en 2×2 voies de la RN 12 au-delĂ  d’Alençon
  38. ↑ TER Basse-Normandie – Guide des Transports de Basse-Normandie (2008-2009)
  39. ↑ [PDF]L’Orne-Hebdo, « Ă‰lectrification de Caen–Tours Â», 2006. ConsultĂ© le 18 fĂ©vrier 2009
  40. ↑ Site de l’architecture ferroviaire - Gare d’Alençon (consultĂ© le 4 aoĂ»t 2008)
  41. ↑ http://www.ville-alencon.fr/alencon.asp?IdPage=10702&id=25681
  42. ↑ Antenne universitaire d’Alençon - PrĂ©sentation (consultĂ© le 16 aoĂ»t 2008)
  43. ↑ IUT d’Alençon - PrĂ©sentation (consulĂ© le 16 aoĂ»t 2008)
  44. ↑ Mairie d’Alençon, « CollĂšges Â». ConsultĂ© le 18 fĂ©vrier 2009
  45. ↑ Mairie d’Alençon, « LycĂ©es Â». ConsultĂ© le 18 fĂ©vrier 2009
  46. ↑ Mairie d’Alençon, « Ă‰tablissements professionnels Â». ConsultĂ© le 18 fĂ©vrier 2009
  47. ↑ Mairie d’Alençon, « Les Ă©coles primaires Â». ConsultĂ© le 18 fĂ©vrier 2009
  48. ↑ [PDF] CommunautĂ© urbaine d'Alençon - Proposition d'accueil en Alençon. ConsultĂ© le 1er juin 2010. Pages 20 et 21.
  49. ↑ France festivals - Septembre musical de l'Orne, la vie du festival. ConsultĂ© le 1er juin 2010
  50. ↑ Site de la ville d’Alençon - Alençon, ville jumelĂ©e (consultĂ© le 5 aoĂ»t 2008)

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Camille Bloch, L’Assistance & l’état en France Ă  la veille de la rĂ©volution (gĂ©nĂ©ralitĂ©s de Paris, Rouen, Alençon, OrlĂ©ans, Chalons, Soissons, Amiens) (1764-1790), A. Picard, Paris, 1908.
  • ÉlĂ©onore-AglaĂ©-Marie Despierres, Établissement d’imprimeries Ă  Alençon de 1529 Ă  1575, E. Leroux, Paris, 1894
  • ÉlĂ©onore-AglaĂ©-Marie Despierres, Histoire du point d’Alençon, depuis son origine jusqu’à nos jours, Paris, Renouard, H. Laurens, 1886
  • ÉlĂ©onore-AglaĂ©-Marie Despierres, Le ThĂ©Ăątre et les comĂ©diens Ă  Alençon au seiziĂšme et au dix-septiĂšme siĂšcle, Plon, Paris, 1892.
  • ÉlĂ©onore-AglaĂ©-Marie Despierres, Portail et vitraux de l’Église Notre-Dame d’Alençon, Paris, Typo. E. Plon, Nourrit et cie, 1891
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