Hamilton (Ontario)

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Hamilton (Ontario)
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Hamilton

Vue d'Hamilton
Vue d'Hamilton

Armoiries
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Flag of Ontario.svg Ontario
Statut municipal Ville (City)
Constitution 1846
Maire Bob Bratina
Site Web My Hamilton
Démographie
Population 504 559 hab. (2006)
Gentilé Hamiltonien, Hamiltonienne
Géographie
Coordonnées
géographiques
43¬į 21‚Ä≤ 15‚Ä≥ N 79¬į 52‚Ä≤ 29‚Ä≥ W / 43.354143, -79.87472543¬į 21‚Ä≤ 15‚Ä≥ N 79¬į 52‚Ä≤ 29‚Ä≥ W / 43.354143, -79.874725
Superficie 1 117,11 km2
Fuseau horaire UTC-5
Indicatif (905) & (209)

G√©olocalisation sur la carte : Ontario

(Voir situation sur carte : Ontario)
Hamilton

Hamilton est une ville canadienne situ√©e dans la province de l'Ontario. Elle est actuellement la 8e ville en importance au Canada. Au recensement de 2006, on y a d√©nombr√© une population de 504 559[1] habitants. (R√©gion m√©tropolitaine de recensement : 692 911[2].)

Sommaire

Description

Elle porte plusieurs surnoms ‚ÄĒ tous se rapportant √† son statut de centre industriel majeur en d√©clin ‚ÄĒ dont ¬ę Ambitious City ¬Ľ (ville ambitieuse), ¬ę Steeltown ¬Ľ (ville d'acier), ¬ę the Hammer ¬Ľ (le marteau), ¬ę Lunchbucket City ¬Ľ (ville de la bo√ģte √† lunch) et ¬ę Scumilton ¬Ľ (parodie d√©rogatoire du nom de la ville, scum voulant dire racaille en fran√ßais). Toutefois, le secteur de la sant√© a d√©j√† remplac√© l'industrie lourde ‚ÄĒ √† l'exemple des deux g√©ants de la sid√©rurgie, Stelco et Dofasco ‚ÄĒ en tant que plus grand fournisseur d'emplois. De plus, les secteurs de l'√©ducation, du gouvernement, des services et de la technologie se sont tous d√©velopp√©s de fa√ßon spectaculaire tandis que le secteur industriel poursuit son d√©clin.

Faisant mentir sa r√©putation infond√©e de d√©sert culturel, Hamilton a construit sur son h√©ritage historique et social. Des attractions aussi inhabituelles qu'int√©ressantes comprennent un mus√©e volant (Canadian Warplane Heritage Museum), une r√©sidence d'√©tat d'un premier ministre du Haut-Canada (le Ch√Ęteau Dundurn), un r√©acteur nucl√©aire fonctionnant √† l'Universit√© McMaster, un havre d'horticulture (les Jardins Botaniques Royaux) et le Temple de la renomm√©e du football canadien.

Histoire

Jusqu'en 1913

La confédération iroquoise (ou les Cinq -plus tard Six- Nations) est la première à occuper le territoire actuel de Hamilton. Des explorateurs français visitent la région en y passant, mais la colonisation européenne ne débute que lorsque les loyalistes arrivent durant la Guerre d'indépendance américaine et la Guerre de 1812. Lors de ce dernier conflit, les britanniques défont les envahisseurs américains à la bataille de Stoney Creek, dans ce qui est aujourd'hui Hamilton.

Immédiatement après la guerre, en 1815, George Hamilton fonde une ville dans le comté de Barton qui dépasse finalement les villes rivales comme Dundas. Hamilton est reconnue en 1833 comme village partiellement autonome puis comme ville en 1846.

Hamilton est le chef-lieu du comt√© de Wentworth auquel elle appartient depuis sa cr√©ation en 1816. En 1851, le comt√© obtient sa composition finale de municipalit√©s : Ancaster, Barton, Beverly, Binbrook, East Flambourough, West Flambourough, Glanford et Saltfleet.

Dans la deuxi√®me moiti√© du XIXe si√®cle, Hamilton finit par √™tre identifi√© (et s'auto-identifier) √† l'industrie lourde, se surnommant la Ville Ambitieuse et le Birmingham du Canada. Elle devient un foyer du militantisme ouvrier, et en 1872 elle est le berceau du Nine Hour Movement, mouvement qui, comme son nom l'indique, revendique la limitation universelle de la journ√©e de travail √† neuf heures.

L'accès facile au calcaire en provenance de l'escarpement de Niagara, au charbon de la région des Appalaches, au minerai de fer du bouclier canadien et la proximité des marchés d'exportation à travers le système des Grands Lacs et du Saint-Laurent fait de Hamilton une ville importante pour la production du fer et de l'acier. Plusieurs aciéries fusionnent pour former la Steel Company of Canada en 1910 et la Dominion Steel Casting Company en 1912.

De 1914 à 1945

Les Hamiltoniens participent √† la Premi√®re Guerre mondiale en tant que combattants, mais √† cause des plans de mobilisation du Colonel Sir Sam Hughes pour la Force exp√©ditionnaire canadienne, il n'y a pas de batailles majeures associ√©es purement aux Hamiltoniens. Vu les demandes croissantes (motiv√©s par la guerre) des gouvernements canadien et britannique en acier, armes, munitions et textiles, le secteur industriel conna√ģt un essor. Certains manufacturiers profitent de la situation, mais en g√©n√©ral les Hamiltoniens sont solidaires.

Après la Grande Guerre, c'est la construction des écoles qui monte en flèche, dont le Memorial School, Allenby School et Earl Kitchener School. Durant les années 1920, des centaines de blocs à appartements de trois ou quatre étages et de 6 à 10 unités poussent un peu partout dans la ville, surtout dans l'est de la ville. La Grande Dépression des années 1930 frappe dur à Hamilton, avec le déclin simultané et prolongé de la consommation domestique et du commerce international en biens industriels finis et en matériaux de construction.

Lorsque se d√©clare la Seconde Guerre mondiale, les Hamiltoniens ‚ÄĒ comme la plupart des Canadiens ‚ÄĒ accueillent la mont√©e de la demande √©conomique mais pas sa cause. Dans cette guerre, l'Arm√©e canadienne mobilise ses unit√©s militaires recrut√©s territorialement. En cons√©quence, Hamilton perd des centaines de jeunes hommes en un seul jour en 1942, lorsque le R√©giment royal d‚Äôinfanterie l√©g√®re d‚ÄôHamilton est an√©anti √† Dieppe.

De 1945 à aujourd'hui

Personnalités

Géographie et climat

Hamilton est situ√©e √† l'extr√©mit√© occidentale de la p√©ninsule de Niagara et du lac Ontario ; la plus grande partie de la ville, incluant le centre-ville, sont sur la rive sud. Se trouvant au centre g√©ographique du Golden Horseshoe, la ville est approximativement √† mi-chemin entre Toronto et Buffalo. Les deux caract√©ristiques majeures sont la Baie de Burlington, marquant la limite septentrionale de la ville, et l'escarpement de Niagara qui traverse toute la largeur de la ville, s√©parant la ville en deux sections, la haute-ville et la basse-ville.

Skyway Bridge

La baie de Burlington (Hamilton Harbour) est un port naturel avec une grande barre de sable appelé le Beachstrip. Cette barre de sable a été déposé durant une période ou les niveau de l'eau des lacs était plus élevé au cours de la dernière ère de glace, et s'étend vers le sud-est à travers le centre de la basse-ville vers l'escarpement. Le port de mer de Hamilton est accessible par navire à travers le Beachstrip dans le port et est traversé par deux ponts, le Skyway Bridge et le Canal Lift Bridge, plus bas. Le port de Hamilton est l'un des ports maritimes les plus importants au Canada. L'autorité du Port de Hamilton gère ce port industriel.

L'escarpement est, √† plusieurs endroits, un mur vertical de marne calcaire de 100 m√®tres de hauteur avec plusieurs chutes et ruisseaux qui en tombent, incluant Stoney Creek, Red Hill Creek, Grindstone Creek, Spencer Gorge Waterfall et Chedoke Creek, qui s'√©coulent par-dessus l'escarpement et dans la baie. Les nombreuses cascades d'eau √† l'int√©rieur des limites de la ville de Hamilton ont r√©cemment inspir√© l'industrie touristique locale √† publiciser la ville comme la ¬ę Ville des Cascades ¬Ľ (City of Waterfalls). Au moins vingt chutes et cascades coulent sur le Mont Hamilton sur le territoire municipal. En moyenne, la montagne est √† 4 √† 5 km de la c√īte du lac Ontario et fournit des vues spectaculaires de la ville et du port. √Ä l'ext√©rieur de la ville cette particularit√© g√©ographique est appel√©e Hamilton Mountain ; les r√©sidents locaux l'appellent simplement ¬ę la montagne ¬Ľ. La ¬ę montagne ¬Ľ est en fait un escarpement. La portion de Hamilton fait partie de l'escarpement de Niagara, qui s'√©tend de l'ouest de l'√Čtat de New York √† la baie Georgienne. Il s'agit du plus long escarpement au monde.

Le climat de Hamilton est de type continental humide et relativement temp√©r√© en comparaison avec le reste du Canada. La temp√©rature moyenne en janvier est de -3,6C, mais se tient souvent juste au-dessus du point de cong√©lation, cr√©ant des conditions de neige fondue lorsqu'il neige. Il tombe en moyenne 113 cm de neige par hiver, mais les quantit√©s varient √©norm√©ment d'ann√©e en ann√©e. La temp√©rature moyenne en juillet (la moyenne du jour et de la nuit) est de 22,5C et le taux d'humidit√© est habituellement √©lev√© au milieu de l'√©t√©. Les temp√©ratures s'√©levant √† plus de 30 degr√©s avec une valeur humide bien au-del√† de 40 sont la norme du mois de mai jusqu'en octobre.

On peut noter que le climat de la basse-ville est en g√©n√©ral beaucoup plus abrit√© et temp√©r√© que sur ¬ę la montagne ¬Ľ (la haute-ville), o√Ļ la saison agricole est plus courte et o√Ļ on est plus vuln√©rables aux bourrasques de neige en hiver. Ce n'est gu√®re inhabituel pour les r√©sidents de la basse-ville de quitter leurs quartiers sans neige et de se faire surprendre, en arrivant en haute-ville, par une √©paisse couche de neige fra√ģche. L'escarpement affecte √©galement la m√©t√©o estivale ; des inversions de temp√©rature peuvent rendre le centre ville beaucoup plus chaud, et souvent une inversion se combinera √† la barri√®re physique de l'escarpement pour retenir le smog dans la r√©gion du centre-ville, r√©duisant parfois la visibilit√© √† moins de 2 km.

Les pluies estivales peuvent √™tre abondantes mais de fa√ßon g√©n√©rale, les ph√©nom√®nes m√©t√©orologiques s√©v√®res sont rares. Une exception √† noter arriva le 9 novembre 2005 ; une tornade endommagea des centaines de maisons et souleva le toit du gymnase du Lawfield Middle School, blessant deux √©coliers et compromettant l'int√©grit√© structurelle de l'√©cole. Environnement Canada a par la suite confirm√© qu'une tornade F1 avait frapp√© la r√©gion ; c'est la date la plus tardive dans l'ann√©e qu'une tornade confirm√©e s'est produite au Canada.

Démographie

Selon le recensement de 2001, près du quart de la population de la région métropolitaine d'Hamilton était née à l'étranger, faisant de Hamilton la ville canadienne avec la troisième plus grande proportion de citoyens nés à l'étranger après Toronto (44%) et Vancouver (38%).

Hamilton est surtout peupl√©e de personnes d'origine ethnique blanche : 90,7% ont des origines britanniques, et il y a bon nombre d'habitants d'origine italienne, allemande, roumaine, fran√ßaise, hongroise, polonaise, portugaise, europ√©enne orientale (surtout serbe) qui s'y sont √©tablis durant l'essor industriel du d√©but du XXe si√®cle. La partie est de la ville contient une communaut√© signifiante et toujours grandissante d'origine indienne.

Parmi ses communaut√©s, Hamilton compte une communaut√© francophone. Il existe des paroisses fran√ßaises de l'√Čglise catholique ; il y a √©galement des √©coles francophones[3] et les services provinciaux sont offerts en fran√ßais. (En Ontario, les villes dont au moins 10% de la population (au moins 4000 personnes) est francophone doivent fournir leurs services en fran√ßais.)

Les pays d'origines les plus communs pour les nouveaux immigrants √† Hamilton en 2001 √©taient : la Yougoslavie, la Pologne, l'Inde, la R√©publique populaire de Chine, les Philippines, l'Irak, et la Bosnie-Herz√©govine. Environ 8 % des immigrants des ann√©es 1990 ont d√©clar√© la Yougoslavie comme pays de naissance.

Les estimations de 2001 donnaient une population de 714 900 personnes r√©sidant √† Hamilton, dont 48,8 % d'hommes et 51,3 % de femmes. Les enfants de cinq ans et moins comptaient pour 5,8 % de la population r√©sidente de Hamilton, pour 5,8 % de l'ensemble de la population ontarienne et 5,5 % pour l'ensemble de la population canadienne.

En 2001, 14,2 % de la population d'Hamilton avait atteint l'√Ęge de la retraite (65 ans et plus), en comparaison avec 13,2 % pour tout le Canada ; donc, l'√Ęge moyen est de 37,8 ann√©es pour 37,6 pour tout le Canada.

De 1996 √† 2001, la population de Hamilton √† cr√Ľ de 6,1 %, une croissance identique √† celle de l'ensemble de la population de l'Ontario. La densit√© de population de Hamilton √©tait de 482,9 personnes par kilom√®tre carr√©, pour 12,6 pour tout l'Ontario.

√Ä l'√©poque du recensement de 2001, la population de la ville de Hamilton comptait 490 268 personnes, et la r√©gion m√©tropolitaine de Hamilton en comptait 662 401. La population totale de l'Ontario √©tait de 11 410 050 personnes.

Groupes religieux

Le Christianisme est la religion dominante √† Hamilton. Le protestantisme devance de justesse le catholicisme ; toutefois, le catholicisme romain s'est renforc√© principalement √† cause de la croissance des populations de l'Europe de l'Est et des Philippines.

  • Protestants : 37 %
  • Catholiques romains : 35,4 %
  • autres chr√©tiens : 5 %
  • Musulmans : 1,9 %
  • Bouddhistes : 0,6 %

Ville et banlieues

Le centre-ville s'est d√©velopp√© (et se trouve toujours aujourd'hui) autour du Parc Gore et l'intersection des rues King et James. Le centre-ville de Hamilton s'√©tend de la base de la montagne vers le nord jusqu'√† la rue Barton, √† l'ouest jusqu'√† la rue Dundurn, et √† l'est jusqu'√† approximativement rue Wentworth ou l'avenue Sherman. Hamilton-ouest (c'est-√†-dire, le secteur occidental de la ville) commence √† la rue Dundurn. Hamilton-est (secteur oriental) commence approximativement √† la rue Ottawa ou l'avenue Kenilworth. Hamilton-nord (secteur septentrional) commence √† la rue Barton, o√Ļ la voie ferr√©e du Chemin de fer Canadien National (CN).

Comme les limites de la ville prenaient de l'expansion pour inclure la Montagne, le rétronyme pour la partie de la ville sous l'escarpement est devenu la Basse-Ville (souvent simplement appelé downtown). La ligne de division est/ouest pour la montagne est la rue Upper James, et la ligne de division est/ouest pour la basse-ville est la rue James. Le secteur méridional de la montagne commence approximativement au chemin Limeridge ou l'autoroute Lincoln M. Alexander.

Les anciens quartiers de Hamilton-Wentworth Region sont : Stoney Creek, Dundas, Flamborough, Ancaster et Canton de Glanbrook. Ils ont gard√© leurs noms sous le nouveau gouvernement municipal de la ville fusionn√©e de Hamilton. Localement, on appelle ces quartiers les ¬ę banlieues ¬Ľ de Hamilton.

Gouvernement et politique

Sur la sc√®ne politique, Hamilton est connue pour avoir produite des personnalit√©s politiques de gauche tr√®s color√©s ‚ÄĒ par exemple, la carri√®re polarisante et erratique de Sheila Copps. Sur le plan local, les plus grands √©v√©nements politiques comprennent la fusion controvers√©e de Hamilton avec ses banlieues en 2001 et la destruction d'espaces verts autour de la vall√©e Red Hill pour laisser la place √† l'autoroute Red Hill Creek.

Politique municipale

Hamilton est dotée d'une charte de ville depuis 1846. En 1974, Hamilton se combine avec le comté de Wentworth et les autres municipalités et cantons de ce dernier pour former la fédération municipale à deux paliers appelée Municipalité régionale de Hamilton-Wentworth. Certaines parties de l'ancien comté ont été rattachées à Burlington et Cambridge.

L'ancienne ville de Hamilton √©tait repr√©sent√©e au conseil r√©gional par un conseiller pour chacun de ses districts ; les autres municipalit√©s l'√©taient par leurs maires et un conseiller r√©gional additionnel chacune. Le pr√©sident r√©gional √©tait nomm√© par le gouvernement de l'Ontario plut√īt que par les r√©sidents ou les conseillers r√©gionaux. Apr√®s une campagne r√©ussie pour rendre le poste √©lectif, le d√©bat est devenu caduc √† cause de la fusion municipale en 2001.

Les pouvoirs municipaux étaient distribués ou partagés en alternance par la ville et le comté. Par exemple, la ville et le comté ont gardé leurs conseils scolaires distincts, tandis que les services de police et les services sociaux sont devenus des responsabilités régionales, et le service de pompiers et l'octroi de licences aux entreprises sont demeurés des responsabilités de second palier.

En 2001, l'ancienne r√©gion de Hamilton-Wentworth √† deux paliers fut fusionn√©e dans une ville √† palier unique appel√©e Hamilton, d'apr√®s le nom de la plus grande ville de la r√©gion. Les nouvelles limites des districts co√Įncident presque exactement avec les limites des anciens districts de l'ancien Hamilton et des anciennes limites municipales de ses banlieues.

Comme dans la plupart des villes ontariennes, les maires et conseillers municipaux sortants ont tendance √† se faire r√©√©lire lors d'√©lections municipales marqu√©es par de faibles taux de participation. Dans les ann√©es 1940, le conseil municipal de Hamilton fut pr√©sid√© par Sam Lawrence, un ouvrier syndiqu√© qu'on surnommait le ¬ę maire ouvrier ¬Ľ. Toutefois, la plupart du temps, des mod√©r√©s de centre-droit ou de centre-gauche ‚ÄĒ tels que Lloyd D. Jackson dans les ann√©es 1960 et Robert Morrow dans les ann√©es 1980 ‚ÄĒ pr√©sident au conseil.

Victor (Vic) Copps √©tait un maire populaire de centre-gauche dans les ann√©es 1970. En participant √† la course Around the Bay Race en 1976, il fut victime d'une attaque c√©r√©brale qui le laissa handicap√© en permanence. Son √©pouse Geraldine Copps a servi en tant que conseill√®re municipale apr√®s cet √©v√®nement malheureux. Le Copps Coliseum est ainsi nomm√© en son honneur plut√īt qu'en celui de sa fille, Sheila Copps.

Politique provinciale

Hamilton a traditionnellement été représenté par quatre à six députés provinciaux à l'Assemblée législative de l'Ontario. Le Vieux-Hamilton a toujours été soupçonneux de son plus grand voisin et la capitale provinciale, Toronto, et est réputé pour son haut taux de syndicalisation. Ces facteurs se sont combinés pour faire élire des députés de gauche et issus de la classe ouvrière, souvent du Nouveau Parti démocratique ou du Parti libéral, dont plusieurs ont acquis une certaine notoriété (à défaut d'obtenir le pouvoir) à l'extérieur de Hamilton.

La député libérale Lily Munro fut impliquée dans le scandale Patti Star qui a contribué à la défaite électorale du premier ministre David Peterson en 1990. Habituée à être sous-représentée à Queen's Park, la vieille ville de Hamilton s'énorgueillait du fait que chacun de ses trois députés étaient ministres dans le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae dans les années 1990.

Faisant contraste, les anciennes banlieues et secteurs ruraux du vieux Hamilton votent le plus souvent pour des repr√©sentants moins radicaux (et moins notoires) du Parti progressiste-conservateur, incluant des d√©put√©s d'arri√®re-banc dans le gouvernement de Mike Harris. La fusion forc√©e de Hamilton impos√©e par le gouvernement Harris √©tait hautement controvers√©e parmi les √©lecteurs urbains et des banlieues de Hamilton. Le gouvernement a √©galement modifi√© la carte √©lectorale provinciale pour que les limites et les noms des circonscriptions provinciales co√Įncident avec les circonscriptions f√©d√©rales, r√©duisant le nombre de repr√©sentants de Hamilton √† Queen's Park par un d√©put√©.

Politique fédérale

Le premier ministre progressiste-conservateur John Diefenbaker a nomm√© Ellen Fairclough au poste de secr√©taire d'√Čtat en 1957, faisant d'elle la premi√®re femme nomm√©e au Cabinet du Canada. Un √©difice du gouvernement provincial au centre-ville est nomm√© en son honneur.

John Munro, un ministre libéral de l'ère Trudeau et, pour un temps, époux de Lily Munro, fut le sujet d'insinuations politiques et d'allégations criminelles qui furent finalement rejetés après une enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Il est arrivé quatrième lors de la première élection à la mairie de la nouvelle ville fusionnée de Hamilton. L'aéroport international de Hamilton a été rebaptisé en son honneur.

Le premier ministre progressiste-conservateur Joe Clark a nommé Lincoln Alexander, le premier député canadien de race noire, au poste de ministre du Travail dans son gouvernement éphémère. Alexander est plus tard devenu lieutenant-gouverneur de l'Ontario, une autre première pour les noirs en Ontario et au Canada. Ironiquement pour un homme qui n'a jamais appris à conduire, l'autoroute Mountain est-ouest fut nommée en son honneur.

Sheila Copps, fille de Victor et Geraldine, fut candidate lib√©rale, d'abord pour la l√©gislature ontarienne et puis pour la Chambre des communes, o√Ļ elle a repr√©sent√© Hamilton East de 1984 √† 2004. Elle fut une des membres dirigeantes du fameux Rat Pack lorsque les lib√©raux √©taient en opposition jusqu'en 1993. Elle √©tait une partisane convaincue de Jean Chr√©tien et a occup√© plusieurs postes lorsqu'il √©tait premier ministre, dont celui de Vice-premier ministre du Canada. Lorsque Paul Martin succ√©da √† Chr√©tien, elle fut exclue du cabinet et fut d√©faite dans la campagne √† la nomination par Tony Valeri lorsque sa circonscription fut redessin√©e.

Dans l'élection fédérale canadienne de 2006, les trois principales circonscriptions urbaines furent remportées par les candidats néo-démocrates Wayne Marston, David Christopherson et Chris Charlton. Les deux circonscriptions à prédominance rurale furent toutes deux remportées par les candidats conservateurs David Sweet et Dean Allison.

√Čconomie et environnement

√Čconomie industrielle et environnement

Dans les ann√©es 1940, le co√Ľt √©cologique de la pollution avait caus√© beaucoup de tort √† Hamilton : des m√©taux lourds rendaient les poissons de la baie immangeables, la pollution de l'air rendait la respiration difficile et les d√©charges industrielles contaminaient les terres. Les gens reconnaissaient l'existence du probl√®me, mais deux d√©cennies de d√©pression √©conomique et de guerre leur avaient laiss√© peu d'app√©tit pour faire face aux investissements co√Ľteux et aux changements sociaux n√©cessaires pour y rem√©dier.

Apr√®s la guerre, les anciens combattants reviennent dans les usines juste √† temps pour voir la gr√®ve qui a vu la fondation du Local 1005 des m√©tallos[4] chez Stelco, une de quatre gr√®ves majeures en 1946. La paix ouvri√®re garantie par la Formule Rand, √©tablie par le juge Ivan Rand lorsqu'il a r√©gl√© la gr√®ve chez Ford √† Windsor, permit √† l'√©conomie industrielle de cro√ģtre. Studebaker s'√©tablit √† Hamilton en 1940, fermant ses portes en 1966 alors qu'il √©tait la derni√®re usine d'automobiles en ville.

Malgré la perspective optimiste que laissait entrevoir le boom économique des années 1960, des signes de trouble étaient à l'horizon. Le fiasco de curage de la baie (avec scandale politique assorti) et des rapports faits par la Commission mixte internationale révèlent que quelques décennies de pollution supplémentaire avaient pratiquement anéantis l'environnement marin.

Fumée sortant des cheminées de l'industrie lourde d'Hamilton

Au d√©but des ann√©es 1980, Hamilton entre dans la r√©cession √©conomique que conna√ģt alors la plupart des villes d'acier des pays d√©velopp√©s (comme Bethlehem (Pennsylvanie) mais survit assez bien. Toutefois, quelques gr√®ves chez Stelco marqu√©s par l'amertume n'aident en rien les affaires. Les jours de l'industrie lourde √©taient d√©sormais compt√©s.

Au cours de la derni√®re d√©cennie, l'industrie lourde de Hamilton a atteint un niveau stable ; Stelco a retrouv√© sa rentabilit√© r√©cemment, et Dofasco (non-syndiqu√©) est l'aci√©rie la plus rentable au monde. La Hamilton Harbour Commission continue √† rapporter une croissance du commerce marin. La d√©croissance de l'activit√© industrielle et des meilleures mesures de contr√īle de la pollution ont eu pour effet d'accro√ģtre la qualit√© de l'eau et de l'air et de permettre √† Hamilton de mieux mettre en valeur ses attributs naturels. Toutefois, pour ceux qui d√©pendent du secteur industriel, les perspectives sont moins bonnes.

Hamilton demeure toujours la capitale canadienne de l'industrie lourde. Le nord et l'est de Hamilton (connect√©s par la rue Burlington) constituent la plus grande concentration industrielle dans une m√™me province ‚ÄĒ l'Ontario, qui est √©galement le plus grand centre manufacturier du pays.

√Čconomie culturelle

√Ä mesure que l'√©conomie industrielle s'affaiblit, l'√©conomie locale s'est beaucoup diversifi√©e par la force de la n√©cessit√©. Toutefois, ce processus fut rendu possible gr√Ęce √† des d√©cisions prises aussi t√īt que les ann√©es 1930.

Les tentatives d'établir des activités économiques culturelles furent couronnées de succès.

Autre

La croissance de l'√©ducation post-secondaire ‚ÄĒ annonc√©e par l'arriv√©e de l'Universit√© McMaster en 1930 et la fondation du Mohawk College en 1967 ‚ÄĒ a men√© √† la cr√©ation directe et indirecte de nombreux emplois en √©ducation et recherche. L'ajout d'une √©cole m√©dicale √† McMaster √† la fin des ann√©es 1960 s'appuyait √† tel point sur le syst√®me de sant√© local que le secteur de la sant√© a d√©pass√© le secteur industriel comme premier employeur de la r√©gion. Un campus de recherche massif pour l'Universit√© McMaster, appel√© le Innovation Centre, est en d√©veloppement pr√®s de Westdale.

Une collaboration entre, un joueur canadien de hockey sur glace (Tim Horton) et un policier à la retraite (Ron Joyce) voit le jour en 1964, au 64 rue Ottawa Nord. Après la mort prématurée du hockeyeur en 1974, le plan d'expansion ambitieux de Ron Joyce fait de Tim Hortons un énorme succès commercial en vendant des beignes et du café. Le co-fondateur vendra l'entreprise à l'empire du fast food Wendy's en 1995 tout en conservant la direction, combien active, de toutes les succursales canadiennes.

Hamilton n'est pas √©pargn√© par l'enthousiasme pour le renouveau urbain qui prend possession de la plupart des villes de l'Am√©rique du Nord dans les ann√©es 1960 et 1970. Des √©difices historiques, incluant l'ancien h√ītel de ville et le march√© des fermiers, sont d√©truits pour faire place √† des rues plus larges, davantage de stationnements et de grands centres d'achats. La pr√©pond√©rance des rues √† sens unique et des feux de circulation synchronis√©s, r√©cemment revu et l√©g√®rement modifi√©, a vu le jour juste avant cette p√©riode.

Hors du secteur industriel, une r√©cession brutale, de la fin des ann√©es 1980 jusqu'au milieu des ann√©es 1990, combin√© √† la tendance acc√©l√©r√©e √† la relocalisation de l'activit√© commerciale vers les banlieues moins dispendieuses, ont d√©vast√© le noyau du centre-ville, ainsi que bien des petites et moyennes entreprises. Parmi les tentatives plus o√Ļ moins r√©ussies de faire revivre le district central des affaires, notons la restauration de la fontaine de Gore Park, la conversion propos√©e des immeubles √† bureaux vacants en condominiums et l'ouverture √† la circulation dans les deux sens sur certaines rues de centre-ville pour la premi√®re fois en un demi-si√®cle.

Les projets verts de Hamilton, entreprises depuis les ann√©es 1990, ont connu un plus grand succ√®s et ont eu un impact plus dramatique sur la ville : les Lax Lands sur Bay Street North ont √©t√© transform√©s en un parc pittoresque, la r√©m√©diation environnementale a d√©but√© dans les marais de Cootes Paradise dans l'ouest de Hamilton, un sentier reliant ces deux endroits fut construit, et des voies de chemin de fer abandonn√©s furent convertis en sentiers √† usage multiple.

Transport

La ville est desservie par la ligne Lakeshore West de trains de banlieue GO Transit. La société municipale de transport en commun est Hamilton Street Railway, qui gère le réseau de lignes de bus de la ville.

Sports

Hamilton possède une équipe de football canadien, les Tiger-Cats de Hamilton, qui évoluent au sein de la Ligue canadienne de football. La ville a également une équipe de hockey sur glace qui fait partie de la Ligue américaine de hockey, les Bulldogs de Hamilton.

Dans les ann√©es r√©centes, Hamilton a souvent d√©sir√© et appliqu√© pour obtenir un club de la LNH. Ces tentatives se sont toutes termin√©es en d√©ception ; les villes voisines de Buffalo et Toronto ont toujours vot√© contre, car ils perdraient de leurs revenus si Hamilton obtenait un club de la LNH. C'√©tait en 1990 que Hamilton a √©t√© le plus pr√®s d'obtenir son club de la LNH, mais fut bloqu√©e par Seymour Knox III (le propri√©taire des Sabres de Buffalo √† l'√©poque) et la LNH a plut√īt donn√© des nouvelles √©quipes √† Tampa Bay (Floride) et Ottawa (Ontario). Les Tigers de Hamilton ont jou√© dans la LNH au d√©but des ann√©es 1920 mais ont alors d√©m√©nag√© √† New York et l'√©quipe fut rebaptis√©e les New York Americans, devenant la premi√®re √©quipe professionnelle de hockey sur glace √† jouer au tout nouveau Madison Square Garden.

Jumelages

Vue panoramique d'Hamilton.

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Notes et références


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