Hadrien

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Hadrien
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Hadrien
Empereur romain
Image illustrative de l'article Hadrien
Hadrien cuirass√©, v. 127-128 ap. J.-C., mus√©e du Louvre
Règne
10 ao√Ľt 117 ‚Äď 10 juillet 138 (~21 ans)
Période Antonins
Prédécesseur(s) Trajan
Successeur(s) Antonin le Pieux
Biographie
Naissance 24 janvier 76 - Rome ou Italica (Hispanie)
Nom originel Publius Aelius Hadrianus
D√©c√®s 10 juillet 138 (62 ans)
Ba√Įes (Campanie)
Inhumation Mausolée d'Hadrien
Père Aelius Hadrianus Afer
Mère Domitia Paulina
√Čpouse(s) Vibia Sabina
Adoption(s) (1) Lucius Aelius Verus
(2) Antonin le Pieux
Liste des empereurs romains

Hadrien (Imperator Caesar Traianus Hadrianus Augustus, en grec ŠľČőīŌĀőĻőĪőĹŌĆŌā ou ŠľąőīŌĀőĻőĪőĹŌĆŌā), n√© le 24 janvier 76 √† Italica et mort le 10 juillet 138 √† Ba√Įes, est un empereur romain de la dynastie des Antonins. Il succ√®de en 117 √† Trajan et r√®gne jusqu'√† sa mort. Empereur humaniste, lettr√©, po√®te, philosophe √† la r√©putation pacifique, il rompt avec la politique expansionniste de son pr√©d√©cesseur, s'attachant √† pacifier et √† organiser l'Empire tout en consolidant les fronti√®res.

Les principales sources sur sa vie et son r√®gne sont les Vies des C√©sars du s√©nateur Marius Maximus et l‚ÄôHistoire de Rome de Dion Cassius. Tous deux √©crivent au d√©but du IIIe si√®cle. La premi√®re Ňďuvre, r√©dig√©e √† la suite de la Vie des douze C√©sars de Su√©tone, est aujourd'hui disparue ; elle est abondamment reprise, sous une forme tr√®s condens√©e, par la Vie d'Hadrien qui ouvre l‚ÄôHistoire Auguste. Le livre 69 de la seconde Ňďuvre, qui traite du r√®gne d'Hadrien, n'a surv√©cu que par fragments et un abr√©g√© byzantin.

Sommaire

Jeunesse

Enfance et formation

Hadrien na√ģt √† Rome ou Italica[1] le neuvi√®me jour des calendes de f√©vrier, sous le septi√®me consulat de Vespasien et le cinqui√®me de Titus, c'est-√†-dire le 24 janvier 76[2]. Il est le fils de Domitia Paulina et d'√Ülius Hadrianus Afer, devenu s√©nateur apr√®s avoir √©t√© pr√©teur[3].

Sa m√®re est originaire de Gad√®s (actuelle Cadix)[4], la plus ancienne cit√© d'Espagne ; on peut conjecturer que sa famille, d'origine punique, a re√ßu la citoyennet√© gr√Ęce √† la gens Domitia[5]. La famille de son p√®re est originaire d'Adria[6] en V√©n√©tie, l'un de ses anc√™tres fait partie des soldats bless√©s ou malades que P. Cornelius Scipio laisse en B√©tique (Espagne du Sud) en 206 av. J.-C., √† la fin de la Deuxi√®me Guerre punique, et qui fondent la colonie d'Italica[7]. Les √Ülii sont l'une des principales familles romaines d'Espagne et ont compt√© dans leurs rangs un s√©nateur[6]. Le p√®re d'Hadrien est par ailleurs, par sa m√®re, le cousin germain du futur empereur Trajan[6].

Son enfance est mal connue. Son p√®re meurt √† l'√Ęge de 40 ans[8], alors qu'Hadrien est √Ęg√© de 10 ans[9]. L'enfant est confi√© √† deux tuteurs : le cousin germain de son p√®re, Trajan, et un chevalier romain, P. Acilius Attianus[9], futur pr√©fet du pr√©toire √† la fin du r√®gne de Trajan[10]. Il a peut-√™tre pour p√©dagogue le grammairien Q. Terentius Scaurus[11]. En tout cas, il √©tudie les lettres grecques avec beaucoup de passion, s'attirant le surnom Gr√¶culus, ¬ę petit Grec ¬Ľ[12].

En 90, Hadrien effectue un bref s√©jour √† Italica[13], sans doute pour inspecter les domaines familiaux apr√®s avoir assum√© la toge virile[14]. L‚ÄôHistoire auguste indique qu'il ¬ę rejoint aussit√īt le service ¬Ľ[15], mais compte tenu de son √Ęge √† l'√©poque, 14 ans, il s'agit plus probablement d'une brigade (collegium) de jeunes gens de bonne famille (juvenes)[16]. √Ä la m√™me √©poque, il se prend de passion pour la chasse, au point que Trajan doit le faire rappeler[13]. Celui-ci est nomm√© la m√™me ann√©e consul ordinaire, ce qui le place au deuxi√®me rang derri√®re l'empereur ; l‚ÄôHistoire auguste pr√©cise qu'il consid√®re alors Hadrien ¬ę comme son fils ¬Ľ[13]. Rentr√© √† Rome, le jeune homme poursuit ses √©tudes de rh√©torique[17].

Débuts

Tête de Trajan, Glyptothèque de Munich

Hadrien assume sa premi√®re magistrature en 94[18] : il rejoint les d√©cemvirs charg√©s des litiges mineurs (decemviri stlitibus judicandis)[19], qui forment un coll√®ge du vigintivirat. La charge n'est pas tr√®s exigeante, mais constitue une initiation √† la vie publique, et le premier √©chelon de la carri√®re s√©natoriale. La m√™me ann√©e, Hadrien assume deux autres charges honorifiques : il est pr√©fet des F√©ries latines et sevir turmae equitum Romanorum, c'est-√†-dire charg√© de mener l'un des six escadrons (turmae) lors de la cavalcade annuelle des chevaliers romains (transvectio equitum)[20].

L'ann√©e suivante, Hadrien effectue son service militaire en tant que tribun laticlave de la l√©gion II Adiutrix, stationn√©e √† Aquincus (Budapest), dont le r√īle est de prot√©ger l'Empire contre les Sarmates[21]. En 96, √† l'issue de son ann√©e de service, il est de nouveau appoint√© comme tribun militaire, cette fois dans la l√©gion V Macedonica en basse M√©sie[22]. Quelques semaines plus tard, l'empereur Domitien est assassin√© ; Nerva lui succ√®de imm√©diatement. Un an apr√®s, ce dernier adopte Trajan. Gr√Ęce √† son lien de parent√©, Hadrien est choisi pour porter au nouveau C√©sar, alors gouverneur de Germanie sup√©rieure, les f√©licitations de l'arm√©e de Basse-M√©sie[23]. Arriv√© en Germanie, Hadrien obtient un troisi√®me tribunat, fait exceptionnel qui s'explique probablement par sa position particuli√®re : il est le plus proche parent m√Ęle de l'h√©ritier du tr√īne[24]. Il se retrouve sous l'autorit√© du mari de sa sŇďur, Julius Servianus, avec lequel il a de mauvaises relations[25].

Le 27 janvier 98, Nerva meurt. Trajan est d√©clar√© empereur d√®s le lendemain. Hadrien est choisi pour apporter la nouvelle √† son oncle, qui s√©journe alors √† Cologne, et demeure √† ses c√īt√©s[25]. Il accompagne ensuite la cour imp√©riale √† Rome. L‚ÄôHistoire Auguste note qu'il entre alors en conflit avec les p√©dagogues des pages imp√©riaux[26] ; sachant que Trajan est grand amateur de jeunes gar√ßons[27], on ne peut qu'en d√©duire qu'Hadrien les a lui-m√™me approch√©s d'un peu trop pr√®s[28]. Inquiet, Hadrien recourt aux ¬ę sorts virgiliens ¬Ľ, consistant √† ouvrir l‚Äô√Čn√©ide au hasard[29]. Il tombe sur les vers 808-811 du sixi√®me livre, √©voquant le roi Numa Pompilius :

¬ę Qui donc est celui-l√†, au loin, qui se distingue par ses rameaux d'olivier,
et portant des objets sacr√©s ? Je reconnais les cheveux et la barbe blanche
du roi romain qui fera de notre ville la première ville fondée sur des lois,
lui, envoy√© de l'humble Cures et d'une pauvre terre dans un vaste empire[30]. ¬Ľ

Selon l’Histoire Auguste, Hadrien avait déjà consulté lors de son tribunat en Mésie un astrologue (mathematicus), qui avait confirmé la prédiction de son grand-oncle selon lequel il deviendrait empereur[23]. À la même époque que les sorts virgiliens, il interroge l'oracle du temple de Zeus à Antioche, qui lui prédit de même un avenir impérial[31].

Carrière sénatoriale

Portrait d'Hadrien en vêtements grecs provenant du temple d'Apollon à Cyrène, 117-125, British Museum

Hadrien finit par regagner la faveur de Trajan. √Ä l'instigation de l'imp√©ratrice Plotine, il √©pouse la petite-ni√®ce de ce dernier, Vibia Sabina[32]. Elle est alors √Ęg√©e de 14 ans environ ; lui-m√™me en a 24. La m√™me ann√©e, il devient questeur[33]. √Ä cette date, il est peut-√™tre d√©j√† membre de deux coll√®ges sacerdotaux, les septemviri epulonum et les sodales Augustales[34], dont les membres sont directement choisis par l'empereur, sur proposition des autres membres. En tant que questeur, Hadrien doit lire les discours de Trajan en son absence. L‚ÄôHistoire Auguste rapporte √† ce sujet que son ¬ę accent un peu provincial ¬Ľ excite les rires √† l'assembl√©e[33], ce qui para√ģt un peu curieux attendu qu'Hadrien a pass√© relativement peu de temps en Espagne. Quoi qu'il en soit, le jeune homme redouble d'efforts dans l'√©tude du latin, mais aussi du grec ; il assiste notamment aux conf√©rences d'Is√©e le sophiste, qui enchante Pline par sa connaissance de l'ionien-attique[35].

En 101, Trajan part en campagne contre les Daces et emm√®ne avec lui Hadrien comme membre de son √©tat-major (comes Augusti)[20]. L'ann√©e suivante, Hadrien rentre √† Rome o√Ļ il devient tribun de la pl√®be[36], ce qui t√©moigne du fait qu'il n'a pas √©t√© √©lev√© au rang de patricien. Son tribunat, tenu pour la plus grande part in absentia du fait du conflit avec les Daces, ne se signale par aucun √©v√©nement particulier. En 104, il est nomm√© pr√©teur[37], plus d'un an avant l'√Ęge minimal, fix√© √† 30 ans. L√† encore, sa pr√©ture ne donne lieu √† aucune action d'√©clat. La m√™me ann√©e, Trajan repart en guerre contre les Daces et confie √† Hadrien le commandement de la l√©gion I Minervia[38], stationn√©e non loin de Colonia Agrippinensis (Cologne).

Cette deuxi√®me campagne s'ach√®ve par le succ√®s et la cr√©ation de la Dacie comme province romaine. L‚ÄôHistoire Auguste note qu'Hadrien s'est signal√© par ¬ę un grand nombre d'actions d'√©clat ¬Ľ ; il est effectivement d√©cor√© (dona militaria) par Trajan pour faits d'armes durant les deux exp√©ditions[20], sans que l'on sache de quoi il s'agit exactement. √Ä l'issue du conflit, la province de Pannonie est divis√©e en deux, Pannonie sup√©rieure et Pannonie inf√©rieure. Le 11 juin 106, Hadrien est nomm√© gouverneur de cette derni√®re, la plus petite[39], et occupe en m√™me temps le poste de l√©gat de II Adiutrix, dans laquelle il avait effectu√© son service militaire. √Ä ce poste, il est charg√© de contenir les ambitions des Sarmates, ennemis r√©currents de Rome. Il s'attache √† maintenir la discipline militaire et, selon l‚ÄôHistoire Auguste, ¬ę r√©prime les pr√©tentions et l'audace des procurateurs[39] ¬Ľ, deux politiques qu'il poursuivra en tant qu'empereur[40].

En 108, cons√©quence logique de son poste de gouverneur, Hadrien est nomm√© consul suffect √† l'√Ęge de 32 ans, soit 10 ans environ avant la plupart des pl√©b√©iens arrivant √† cet office[41]. Il est √©galement charg√© par Trajan de composer les discours imp√©riaux. Cette marque d'honneur et d'amiti√© en fait un v√©ritable dauphin[42]. On sait peu de choses de ses occupations jusqu'en 112, ann√©e durant laquelle il voyage en Gr√®ce et notamment √† Ath√®nes : il accepte la citoyennet√© ath√©nienne et est enr√īl√© dans le d√®me de Besa[43]. Il est √©galement √©lu archonte √©ponyme ; sa statue est √©rig√©e pr√®s du th√©√Ętre de Dionysos, portant une inscription honorifique en grec et un rappel en latin de sa carri√®re[20].

En 113, Hadrien est nomm√© l√©gat dans le cadre de la guerre contre les Parthes gr√Ęce √† l'influence de l'imp√©ratrice Plotine[44]. En 116, Trajan le fait l√©gat en Syrie[45] ; deux ans plus tard, il est de nouveau consul, cette fois-ci √† titre ordinaire[46]. Hadrien semble alors le mieux plac√© pour √™tre adopt√© par l'empereur. Ses ennemis font alors circuler des rumeurs selon lesquelles il profiterait de sa position √† la cour pour s√©duire les jeunes favoris de l'empereur[47].

Règne

Consolidation du tr√īne

En 117, Trajan, malade, se d√©cide √† adopter Hadrien. Celui-ci, alors en Syrie, re√ßoit la nouvelle le 9 ao√Ľt ; le 12, il apprend la mort de l'empereur[48]. Hadrien est aussit√īt acclam√© par les troupes comme imperator. Pour autant, sa position est d√©licate : la rumeur veut que Trajan n'ait pas voulu d√©signer de successeur, et que l'adoption soit l'Ňďuvre de Plotine[49]. Sa premi√®re d√©cision est de retirer les arm√©es des nouvelles provinces, M√©sopotamie, Assyrie et Grande Arm√©nie. Il retire √©galement son gouvernement de Jud√©e √† Lusius Quietus, √† qui Trajan avait t√©moign√© sa faveur sur ses derni√®res ann√©es. Il se rend en Dacie que les Roxolans viennent d'envahir et au d√©but de l'ann√©e 118, il les bat et fait de leur roi un alli√©.

Parall√®lement, il efface la dette fiscale des Romains et va jusqu'√† faire br√Ľler les registres des imp√īts. Mais il s'agit en fait de s'attirer la sympathie de la population afin d'asseoir son pouvoir. Hadrien craint la concurrence des g√©n√©raux qui ont conduit Trajan √† la victoire pendant son r√®gne. Ils sont englob√©s dans le complot ¬ę des quatre consulaires ¬Ľ et sommairement ex√©cut√©s[50].

L'arrêt de la politique de conquêtes

Quand Hadrien devient empereur, l'Empire romain se trouve √† son apog√©e territoriale. Il s'√©tend de l'√Čcosse au Sahara, des Carpates √† la Cyr√©na√Įque, de la Mer Noire au Soudan. Hadrien, peu soucieux de gloire militaire, met fin √† la politique d'expansion de son pr√©d√©cesseur. Il renonce √† l'Arm√©nie, √† la M√©sopotamie et √† l'Assyrie et fait la paix avec les Parthes. La nouvelle fronti√®re orientale de l'Empire devient l'Euphrate, consolid√© par le limes[51].

Hadrien s'attache √† pacifier et √† organiser l'Empire tout en consolidant les fronti√®res ‚ÄĒ il est le premier empereur √† organiser fixement le limes, et √† appliquer une politique strictement d√©fensive. Durant l'√©t√© 122, il visite la Bretagne. Les l√©gions romaines avaient subi de lourdes d√©faites lors d'une r√©volte au d√©but du r√®gne d'Hadrien. L'empereur adopte une solution radicale. Il fait construire une muraille de d√©fense, le mur d'Hadrien au nord de la Bretagne pour s√©parer les Romains des barbares. Celle-ci mesure 120 km de long et relie l'embouchure de la Tyne au Solway[51]. Elle est flanqu√©e de 300 tours et prot√©g√©e par dix-sept camps retranch√©s. En Germanie, les champs D√©cumates sont garantis aussi par un limes qui court de Mayence √† Ratisbonne. Les ruines de ce gigantesque ouvrage s'appellent le Mur-du-Diable, Teufelmauer. Tout le long du Danube s'√©l√®vent des forteresses et des retranchements[52]. Pour d√©fendre l'Empire, le recrutement r√©gional devient la r√®gle pour les l√©gions. Les troupes auxiliaires sont souvent recrut√©es parmi les barbares[53].

Un empereur voyageur et constructeur

Hadrien souhaite r√©organiser l'Empire. Pour cela, il sillonne pendant plus de 10 ans les provinces de l'Empire. Il se comporte en despote √©clair√© et gouverne de mani√®re autoritaire. Il retire au S√©nat le contr√īle de l'Italie. Il acc√©l√®re le processus d'int√©gration des provinces √† l'Empire. Il int√®gre le statut de municipe romain aux cit√©s. Les habitants des cit√©s acc√®dent ainsi √† la citoyennet√© romaine. Les √©lites provinciales acc√®dent au S√©nat et √† l'ordre √©questre[51]. Lors d'un voyage en Gaule, il visite Lyon, vers 121-122. Il y fait construire un nouvel aqueduc et restaure le th√©√Ętre et l'amphith√©√Ętre. Il se rend ensuite √† N√ģmes qui b√©n√©ficie de la construction d'une basilique en l'honneur de l'imp√©ratrice Plotine qui l'avait aid√© √† acc√©der au tr√īne.

En √Čgypte, il accorde aux Romains install√©s dans le pays le droit d'√©pouser des indig√®nes et fait venir des colons de Ptol√©ma√Įs, une autre cit√© grecque d'√Čgypte. Il fait construire une nouvelle route pour traverser le d√©sert de l'Est, d'Antinooupolis √† B√©r√©nik√© [54]. Il entreprend la provincialisation de l'Italie en la divisant en quatre circonscriptions administratives confi√©es √† des consulaires. Il r√©organise l'exploitation des mines pour en augmenter les revenus.

La réorganisation administrative de l'empire

Hadrien r√©forme l'administration et le droit romain. Lors de ses voyages, il rend la justice sur place, r√©forme la fiscalit√©, √©pure l'administration et confie aux chevaliers les ¬ę bureaux[55] ¬Ľ, nagu√®re tenus par les affranchis qui sont maintenant cantonn√©s dans les postes subalternes[42]. Vers 131, il r√©organise aussi le conseil priv√© qui assistait l'empereur, le consilium principis, en le composant surtout de jurisconsultes[52]. Il renforce ainsi l‚Äôadministration centrale, dont les postes sont confi√©s √† des chevaliers selon une hi√©rarchie tr√®s stricte. Le S√©nat est √©cart√© des affaires. Hadrien revient √† la politique monarchiste et centralisatrice de Claude et de Domitien. L‚Äôordre √©questre, dot√© d‚Äôun statut complet, est √©rig√© d√©finitivement en second ordre de l‚Äô√Čtat. L‚ÄôItalie est divis√©e en districts judiciaires administr√©s par des consulaires, coup port√© aux privil√®ges traditionnels du S√©nat. La cr√©ation par Hadrien d‚Äôemplois subalternes recrut√©s parmi l‚Äôordre √©questre dans tous les services dirig√©s par de hauts dignitaires s√©natoriaux permet un contr√īle rigoureux des recettes fiscales (fonctionnaires charg√©s de contr√īler le recensement). Auparavant, c‚Äô√©tait les hauts fonctionnaires eux-m√™mes qui d√©signaient leurs subordonn√©s. D√©sormais, ils d√©pendent directement de l‚Äôempereur. Hadrien cr√©e aussi un v√©ritable cursus √©questre. De nombreux provinciaux peuvent acc√©der √† des postes importants et les fonctionnaires √©questres les plus comp√©tents se voient ouvrir la carri√®re s√©natoriale (Pertinax, homme de basse naissance, acc√®de √† l‚Äôempire √† la mort de Commode apr√®s une brillante carri√®re).

En 131, l'√Čdit perp√©tuel de Salvius Julianus codifie et met √† jour le droit romain pour les fonctionnaires et les juges. Les colons des domaines imp√©riaux sont prot√©g√©s. Des mesures incitatives sont prises pour favoriser l'exploitation des terres incultes. L'empereur cherche √† cr√©er une classe de petits possessores, aux droits et aux devoirs bien d√©finis, qui seraient prot√©g√©s des abus des procurateurs et des g√©rants[56].

Le maintien de l'ordre à l'intérieur de l'Empire

En tant que garant de l'ordre de l'Empire, il n'h√©site pas √† r√©primer avec la plus grande s√©v√©rit√© les r√©voltes de ses sujets. La plus c√©l√®bre est la r√©volte de Bar-Kokhba, qui secoue la Jud√©e entre 132 et 135. Celle-ci semble provoqu√©e par la d√©cision d'Hadrien de reb√Ętir sur l'emplacement du Temple de J√©rusalem un temple d√©di√© √† Jupiter alors qu'il s√©journait dans la r√©gion entre 128 et 132. Il commence √† b√Ętir la colonie √Ülia Capitolina sur une partie du site de la ville, ce qui provoque la fureur des Juifs. 12 l√©gions participent √† la r√©pression. Les pertes romaines sont si effroyables que l'empereur renonce au triomphe apr√®s la victoire[57]. Cependant, malgr√© les pertes, Hadrien finit par d√©truire la ville fortifi√©e de B√©tar qui est le refuge de Bar-Kokhba et la population juive en est enti√®rement massacr√©e. Par la suite, J√©rusalem est ras√©e et interdite aux Juifs. Les Juifs sont dispers√©s dans tout l'Empire et la Jud√©e est rebaptis√©e Syrie-Palestine[58]. Il interdit, dans le m√™me temps, la religion h√©bra√Įque. L'√©dit d'Hadrien sera abrog√© par son successeur, Antonin, au cours de la premi√®re ann√©e de son r√®gne[59].

Un empereur amoureux des lettres et des arts

De formation intellectuelle romaine, Hadrien est un homme raffin√© attir√© par les lettres grecques. Il est m√™me surnomm√© graeculus (le petit grec). Amoureux du monde hell√©nique, il tente de restaurer la religion grecque en restreignant les cultes orientaux. Hadrien re√ßoit l'initiation aux myst√®res d'√Čleusis. Il offre √† Ath√®nes une v√©ritable renaissance gr√Ęce √† un programme prestigieux de construction comme l'ach√®vement de l'Olympeion, la construction d'une ¬ę ville d'Hadrien ¬Ľ qu'un arc s√©pare de la ¬ę ville de Th√©s√©e ¬Ľ, nouveaux √©difices (portiques de l'Agora romaine, biblioth√®que) et de nombreux dons[58]. Il cr√©e le Panhell√©nion, une ligue qui r√©unit les cit√©s de la Gr√®ce d'autrefois et qui a son si√®ge √† Ath√®nes.

En √Čgypte, l'empereur essaie plus de faire revivre l'h√©ritage hell√©nistique que les traditions proprement √©gyptiennes. Il rend officiellement un culte √† la statue chantante de Memnon, qui se dresse encore sur la rive gauche du Nil mais en fait une manifestation de la culture grecque et de la souverainet√© romaine. Cette statue porte des po√®mes c√©l√©brant l'empereur et l'imp√©ratrice Sabine. Hadrien construit une ville nouvelle, Antinooupolis (Antino√ę), fond√©e au bord du Nil o√Ļ s'est noy√© son cher Antinoos, et il lui donne une constitution √† l'imitation de celle de Naucratis. Il fr√©quente la biblioth√®que d'Alexandrie, restaure les collections et visite le mus√©e[54].

Ses voyages lui permettent d'observer une grande vari√©t√© de formes architecturales, surtout en Orient, dont il s'inspire pour ses projets. Il lan√ßa de grands travaux, d'abord en collaboration avec le grand architecte Apollodore de Damas, avant de se brouiller avec lui et de l'exiler (et de le faire ex√©cuter, selon Dion Cassius). Parmi ses r√©alisations, citons √† Rome m√™me, le temple de V√©nus et de Rome, d√©but√© en 121, selon un mod√®le hell√©nistique, le Panth√©on en 125, qu'il fait enti√®rement reconstruire grande innovation architecturale, le Mausol√©e, sur le mod√®le de celui d'Auguste, aujourd'hui le ch√Ęteau Saint-Ange, la villa qui porte son nom dont le plan est en partie d√Ľ √† l'empereur.

Sa vie privée

Villa Adriana

Hadrien manifeste un fort penchant pour les jeunes gar√ßons. Il entretient d'ailleurs une relation p√©d√©rastique. Son amour pour Antino√ľs (ou Antinoos), un jeune homme originaire de Bithynie, est c√©l√®bre. Mais en 130, Antino√ľs se noie dans le Nil dans des conditions myst√©rieuses[58]. Hadrien le fait repr√©senter de nombreuses fois en statues, certaines nous sont parvenues et nous permettent de donner un visage au c√©l√®bre Bithynien. En 130 de notre √®re, il fonde aussi, en son honneur, la cit√© d'Antino√ę en √Čgypte. Cette relation a servi d'argument √† ses ennemis. L'historien Sextus Aurelius Victor (mort apr√®s 390) √©crit dans son Livre des C√©sars, chapitre XIV, pr√®s de 250 ans apr√®s, alors que les relations entre hommes et √©ph√®bes sont tomb√©s en disgr√Ęce : ¬ę On le (Hadrien) vit enfin rechercher, avec une scrupuleuse sollicitude, tous les raffinements du luxe et de la volupt√©. D√®s lors mille bruits coururent √† sa honte : on l'accusa d'avoir fl√©tri l'honneur de jeunes gar√ßons, d'avoir br√Ľl√© pour Antino√ľs d'une passion contre nature : c'√©tait l√†, disait-on, le seul motif pour lequel il avait donn√© le nom de cet adolescent √† une ville qu'il avait fond√©e ; c'√©tait pour cette raison qu'il avait √©lev√© des statues √† ce favori. ¬Ľ

À la fin de sa vie, son caractère s'aigrit. Souffrant d'une sorte de maladie de la persécution, il se croit entouré de conspirateurs et fait assassiner des sénateurs innocents[42]. Hadrien meurt en 138 à 61 ans, après plusieurs années de souffrance causées par l'arthrose. Ses cendres furent placées dans le Mausolée d'Hadrien. Son successeur Antonin le Pieux dut négocier pendant six mois avec le Sénat pour obtenir qu'Hadrien reçoive l'apothéose[60], tant les rapports entre Hadrien et le Sénat étaient devenus exécrables.

Sa succession

Lucius Aelius Verus, vers 136 ap. J.-C., musée du Louvre

Mari√© √† Sabine, il n'eut pas d'enfant avec elle et adopta donc Lucius Aelius Verus, qui re√ßut le surnom de C√©sar. Ce fut un choix curieux : il avait 35 ans et, avec une carri√®re uniquement civile et une sant√© d√©licate, ne semblait pas √™tre le plus capable. Il est possible qu‚ÄôHadrien ait voulu choisir un successeur qui calm√Ęt le S√©nat. Les s√©nateurs n'appr√©ciaient pas, en effet, les col√®res de l'empereur en fin de r√®gne. En 136, Hadrien fit assassiner Lucius Iulius Ursus Servianus, qu‚Äôil soup√ßonnait de vouloir remplacer Lucius par son petit-fils Gnaeus Pedanius Fuscus. En 136, il d√©signe comme successeur, Ceionius Commodus, esth√®te comme lui, mais m√©diocre politique et sans sant√© qui meurt en 138[61].

L'adopt√© final fut donc Aurelius Antoninus (plus connu sous le nom d'Antonin le Pieux), qu'Hadrien avait remarqu√© en 130 pour sa sage administration de la province d'Asie et qui, finalement, succ√©da √† Hadrien √† la t√™te de l'Empire romain. Il fut √† son tour forc√© d'adopter le futur Marc Aur√®le et le fils de feu Lucius Aelius Verus : Lucius Verus Commodus. Hadrien pr√©para donc deux g√©n√©rations d'empereurs.

Hadrien et la littérature

De la po√©sie d'Hadrien ne nous sont parvenus que quelques vers, en grec et latin, parmi lesquels sa propre √©pitaphe :

Animula vagula blandula
Hospes comesque corporis
Quæ nunc abibis in loca
Pallidula rigida nudula
Nec ut soles dabis iocos

Ce qui signifie :

¬ę Petite √Ęme errante, douce ,
H√ītesse et compagne de mon corps,
Qui bient√īt partira en des lieux
P√Ęles, raides et nus,
Tu n'y donneras plus tes reparties habituelles. ¬Ľ

Marguerite Yourcenar a √©crit une autobiographie fictive de l'empereur romain intitul√©e les M√©moires d'Hadrien, en 1951, un portrait psychologique subtil o√Ļ elle mit beaucoup d'elle-m√™me.

Idéologie et titulature

Comme ses pr√©d√©cesseurs, Hadrien rejette les honneurs excessifs. Il porte les titres d'IMPERATOR‚ÄĘCAESAR‚ÄĘTRAIANVS‚ÄĘHADRIANVS‚ÄĘAVGVSTVS √† son av√®nement. Il n'accepte de porter le titre de Pater patriae qu'√† partir de 128. Il est Pontifex maximus en 117, salu√© Imperator en 117 et 135.

√Ä sa mort, il est IMPERATOR‚ÄĘCAESAR‚ÄĘTRAIANVS‚ÄĘHADRIANVS‚ÄĘAVGVSTVS, PONTIFEX‚ÄĘMAXIMVS, TRIBVNICIAE‚ÄĘPOTESTATIS‚ÄĘXXII, IMPERATOR‚ÄĘII, CONSVL‚ÄĘIII, PATER‚ÄĘPATRIAE. Il a √©t√© divinis√© par le S√©nat, suite √† l'insistance de son successeur Antonin.

Comme tous les Antonins, Hadrien prend Jupiter Capitolin comme dieu supr√™me. Mais quand il est en pays grec, il invoque plut√īt Zeus olympios ou panhellenios accompagn√© de la Tych√© (la fortune) protectrice[62]. Pendant son r√®gne la divinisation de l'empereur vivant progresse encore en Orient. Sabine l'√©pouse d'Hadrien, qui meurt avant lui, est elle aussi divinis√©e. L'id√©ologie imp√©riale rev√™t des aspects plus philosophiques. L'empereur doit sa r√©ussite √† son m√©rite (Virtus) et √† la protection divine[63].

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien [lire en ligne] (1, 3). Appien, Ib√©rique [lire en ligne] (38) mentionne Italica comme lieu de naissance (Italicensibus, unde ispe ortus fuit), mais il parle plus probablement de l'origine de la famille ; Syme, p. 142, accept√© par Birley, p. 10.
  2. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (1, 3) .
  3. ‚ÜĎ Dion Cassius, Histoire romaine, Vie d'Hadrien [lire en ligne] (69, 3).
  4. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (1, 2) .
  5. ‚ÜĎ Birley, p. 12.
  6. ‚ÜĎ a, b et c Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (1, 1) .
  7. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (1) et Appien, Ib√©rique (38).
  8. ‚ÜĎ D'apr√®s une lettre √©crite par Hadrien √† Antonin juste avant sa mort ; Birley, p. 10.
  9. ‚ÜĎ a et b Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (1, 4) .
  10. ‚ÜĎ Syme, p. 142.
  11. ‚ÜĎ Histoire auguste, Vie de Lucius Verus [lire en ligne] (2, 5).
  12. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (1, 5) .
  13. ‚ÜĎ a, b et c Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (2, 1).
  14. ‚ÜĎ Birley, p. 20.
  15. ‚ÜĎ ¬ę Statim militia iniit ¬Ľ, Vie d'Hadrien (2, 1).
  16. ‚ÜĎ Birley, p. 15.
  17. ‚ÜĎ Birley, p. 27.
  18. ‚ÜĎ Birley, p. 29.
  19. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (2, 2).
  20. ‚ÜĎ a, b, c et d Inscription √† Ath√®nes retra√ßant la carri√®re d'Hadrien jusqu'en 112. ILS 308 = CIL, III, 150.
  21. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (2, 3).
  22. ‚ÜĎ Birley, p. 33.
  23. ‚ÜĎ a et b Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (2, 5-6).
  24. ‚ÜĎ Birley, p. 37.
  25. ‚ÜĎ a et b Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (2, 6).
  26. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (2, 7).
  27. ‚ÜĎ Dion Cassius, Histoire romaine, Vie de Trajan [lire en ligne] (68, 7, 4).
  28. ‚ÜĎ Birley, p. 42.
  29. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (2, 8).
  30. ‚ÜĎ Extrait de la traduction de l'√Čn√©ide louvaniste [lire en ligne] par Anne-Marie Boxus et Jacques Poucet.
  31. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (2, 9).
  32. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (2, 10).
  33. ‚ÜĎ a et b Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (3, 1).
  34. ‚ÜĎ L'inscription d'Ath√®nes (ILS 308) mentionne les deux charges sans pr√©cision de date ; hypoth√®se Birley, p. 45.
  35. ‚ÜĎ Pline, Lettres (II, 3).
  36. ‚ÜĎ L‚ÄôHistoire Auguste (Vie d'Hadrien, 3, 2-3) est confuse sur la chronologie de cette p√©riode. Solution sugg√©r√©e par Alf√∂ldy, p. 23 et suivantes ; accept√©e par Birley, p. 47.
  37. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (3, 8).
  38. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (3, 6) ; ILS 308.
  39. ‚ÜĎ a et b Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (3, 7).
  40. ‚ÜĎ Birley, p. 53.
  41. ‚ÜĎ Birley, p. 54.
  42. ‚ÜĎ a, b et c Jo√ęl Schmidt, article ¬ę Hadrien ¬Ľ, Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007.
  43. ‚ÜĎ Oliver, p. 386.
  44. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (4, 1).
  45. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (4, 4) ; Dion Cassius (69, 1, 1).
  46. ‚ÜĎ Birley, p. 75.
  47. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (4, 5).
  48. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (4, 6-7).
  49. ‚ÜĎ Histoire Auguste, Vie d'Hadrien (4, 10) ; Dion Cassius (69, 1, 2).
  50. ‚ÜĎ Paul Petit, Histoire g√©n√©rale de l'Empire romain, T. 1: Le Haut-Empire, Seuil, 1974, p. 169.
  51. ‚ÜĎ a, b et c V√©ronique Vassal, ¬ę Le nouvel Hadrien ¬Ľ, L'Histoire no335 (octobre 2008), p. 28.
  52. ‚ÜĎ a et b Hadrien, consult√© le 12 octobre 2008
  53. ‚ÜĎ Paul Petit, p 170
  54. ‚ÜĎ a et b Andr√© Bernand, L'√Čgypte romaine et byzantine, Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007
  55. ‚ÜĎ Les bureaux sont des sortes de minist√®res
  56. ‚ÜĎ Paul Petit, Yann Le Bohec, Rome et l'Empire romain - Le Haut Empire, Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007
  57. ‚ÜĎ G√©rard Nahon, Article Bar-Kokhba, Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007
  58. ‚ÜĎ a, b et c V√©ronique Vassal, Le nouvel Hadrien, L'Histoire n¬į335, p 29
  59. ‚ÜĎ Publius Aelius Hadrianus (Hadrien), consult√© le 12 octobre 2008
  60. ‚ÜĎ Paul Petit, p. 172
  61. ‚ÜĎ Paul Petit, p. 171.
  62. ‚ÜĎ Paul Petit, p 180
  63. ‚ÜĎ Paul Petit, p. 181.

Voir aussi

Bibliographie

  • (de) G√©za Alf√∂ldy, Die Legionslegaten der r√∂mischen Rheinarmeen, Epigraphische Studien Bd. 3, Graz, Cologne, 1967
  • (en) Anthony R. Birley, Hadrian, the Restless Emperor, Routledge, Londres et New York, 1997. (ISBN 0-415-22812-3)
  • Raymond Chevallier, R√©my Poignault, L'empereur Hadrien, Que-Sais-je?, 1998.
  • (en) Royston Lambert, Beloved and God. The Story of Hadrian and Antinous, Meadowland Books, New York, 1988 (ISBN 0-8216-2003-7)
  • (en) James H. Oliver, ¬ę Athenian Citizenship of Roman Emperors ¬Ľ dans Hesperia, vol. 20, no 4 (octobre.-d√©cembre 1951), p. 346-349.
  • Paul Petit, Histoire g√©n√©rale de l'Empire romain, T. 1: Le Haut-Empire, Seuil, 1974.
  • Yves Roman, Hadrien, l'empereur virtuose, Paris, Payot, 2008.
  • (en) Ronald Syme, ¬ę Hadrian and Italica ¬Ľ, The Journal of Roman Studies, vol. 54 (1964), p. 142-149.

Roman sur Hadrien

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