Guerres Indiennes

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Guerres Indiennes

Guerres indiennes

Les guerres indiennes sont l'ensemble des 65 guerres opposant les colons europĂ©ens puis les AmĂ©ricains aux peuples Nord-AmĂ©rindiens, de 1778 Ă  1890. Bien qu'aucune guerre ne fut officiellement dĂ©clarĂ©e par le CongrĂšs des États-Unis, l'armĂ©e fut constamment en guerre contre ces peuples Ă  partir de 1778. Elles se sont prolongĂ©es au XIXe siĂšcle par des violences et de nombreux massacres de la part des deux camps. L'historien amĂ©ricain Howard Zinn rappelle que « les gouvernements amĂ©ricains [ont] signĂ© plus de quatre cents traitĂ©s avec les Indiens et les [ont] tous violĂ©s, sans exception Â»[1].

Carte reconstituĂ©e des zones gĂ©ographiques oĂč furent parlĂ©es les diverses langues des AmĂ©rindiens aux États-Unis.
La lutte entre les Indiens et la cavalerie américaine

Sommaire

Les Amérindiens et les guerres entre Européens

Du fait que les AmĂ©riques sont, depuis le dĂ©but, des colonies de peuplement, les alliances avec les indigĂšnes ne pouvaient ĂȘtre que provisoires. La mythologie nord-amĂ©ricaine veut que les premiers colons n’aient survĂ©cu qu’en adoptant les techniques agricoles des AmĂ©rindiens. Ils firent davantage : ils adoptĂšrent Ă©galement, et adaptĂšrent, les techniques de guerres indigĂšnes.

Dans la Nouvelle-Angleterre du XVIIe siĂšcle, les colons dĂ©couvrent que la collaboration avec les AmĂ©rindiens, Ă©claireurs, alliĂ©s au combat, agents de renseignement et instructeurs tactiques, constituent la meilleure prĂ©vention contre le dĂ©sastre militaire. Le conseil du Connecticut suggĂšre Ă  la Bay Colony de « concĂ©der (aux alliĂ©s amĂ©rindiens) tout le butin, de leur donner des vivres, des munitions et une solde tant qu’ils sont en mission Â». Mais en Nouvelle-Angleterre, certains prĂ©jugĂ©s rendent la vie dure Ă  l’égard des peuples indigĂšnes, accusĂ©s de vendre leur poudre Ă  canon, de prĂ©venir leurs frĂšres amĂ©rindiens de l’approche d’une colonne, de se battre sans rigueur ni discipline, Ă  quoi s’ajoute la conviction, solidement enracinĂ©e, que la guerre d’embuscade est dĂ©shonorante. Contrairement Ă  leurs cousins « yankees Â», les colons anglais du Sud n’hĂ©sitent pas constituer des dĂ©tachements de plusieurs milliers d’hommes pour combattre l’empire espagnol ou les Français sur la cĂŽte du golfe du Mexique ou les tribus turbulentes. En Ă©change de leur concours, les alliĂ©s amĂ©rindiens reçoivent toute libertĂ© de rançonner les nombreux prisonniers ou les vendre comme esclaves.

Mais les AmĂ©rindiens ont leur limites en tant que soldats et alliĂ©s. Le siĂšge, les batailles rangĂ©es et la puissance maritime dĂ©cident de l’issue des guerres impĂ©rialistes, et non les tactiques de guĂ©rilla de l’embuscade et du raid. Les 1 200 AmĂ©rindiens qui servent sous les Français Ă  QuĂ©bec en 1759 ne sauvent ni la ville ni la Nouvelle-France. Les chefs coloniaux sont nombreux Ă  estimer que les alliĂ©s amĂ©rindiens causent plus de difficultĂ©s qu’ils ne sont utiles, et encouragent le dĂ©veloppement d’unitĂ©s de chasseurs Ă  cheval blancs.

Les forces expĂ©ditionnaires des conflits impliquant Français et Indiens, issues de la guerre de Sept Ans en AmĂ©rique du Nord, constituent un mĂ©lange instable de troupes rĂ©guliĂšres europĂ©ennes, de colons volontaires et de guerriers amĂ©rindiens ne partageant ni les enjeux politiques, ni les mĂ©thodes tactiques, ni les notions Ă©lĂ©mentaires de discipline. Les AmĂ©rindiens ont toutefois souvent une utilitĂ© complĂ©mentaire, au mĂȘme titre que les partisans soutenant l’action des armĂ©es rĂ©guliĂšres dans une guerre europĂ©enne. S’il avait pris la peine de recruter des Ă©claireurs amĂ©rindiens, peut-ĂȘtre Edward Braddock aurait-il Ă©vitĂ© le massacre de ses troupes par un dĂ©tachement de Français et d’AmĂ©rindiens deux fois moins important, sur la piste de Fort Duquesne (Pittsburgh), en juillet 1755. Moins nombreux sur la scĂšne nord-amĂ©ricaine, les Français ont, plus que les Britanniques, besoin des AmĂ©rindiens. La dĂ©pendance ainsi crĂ©Ă©e est parfois aussi fatale que l’absence totale d’auxiliaires indiens. Le dĂ©sastre de Braddock se trouve partiellement effacĂ© par l’échec de la contre-offensive française contre Fort Edward en septembre 1755. Le commandant français, le baron Dieskau, constate que ses alliĂ©s amĂ©rindiens rĂ©pugnent Ă  envahir un territoire britannique et refusent catĂ©goriquement de donner l’assaut contre des fortifications britanniques. La prĂ©dilection des EuropĂ©ens pour la stratĂ©gie du siĂšge semble inutile aux AmĂ©rindiens, et incompatible avec les vĂ©ritables objectifs de la guerre selon eux, l’exaltation de l’honneur individuel et la richesse que confĂšrent scalps et prisonniers. Les conventions qui rĂ©gissent la guerre Ă  l’europĂ©enne leur sont inintelligibles, sinon grotesques. Lorsque, en 1757, le marquis de Montcalm accorde les honneurs de la guerre Ă  la garnison de Fort William Henry, les 2 000 AmĂ©rindiens qui ont assistĂ© au siĂšge en spectateurs se jettent sur les prisonniers britanniques, en massacrent et en scalpent plus de 200.

Il n’échappe pas non plus aux AmĂ©rindiens que le contact avec les EuropĂ©ens provoque fiĂšvre et mortalitĂ©. Ils se tiennent Ă  l’écart des expĂ©ditions françaises pendant les pĂ©riodes de petite vĂ©role - de 1756 Ă  1758 -, un facteur qui contribue Ă  maintenir les Français sur la dĂ©fensive. Entre autres consĂ©quences, les guerres franco-britanniques ont pour effet de diminuer la combativitĂ© entre tribus. Il semble bien que, aprĂšs 1755, les AmĂ©rindiens alliĂ©s des deux camps aient conclu un accord tacite visant Ă  cesser tout combat tribal. À court terme, les Français pĂątissent plus que les Britanniques de ce pacte entre AmĂ©rindiens, auquel viennent s’ajouter les maladies. Plus que les colonies britanniques, en effet, la Nouvelle-France est tributaire du concours des AmĂ©rindiens.

Division et recrutement des Amérindiens par les colons

Le caractĂšre primitif et « dĂ©mocratique Â» des sociĂ©tĂ©s amĂ©rindiennes, s’il en fait souvent des adversaires pugnaces, finit par vouer leurs rĂ©sistances Ă  l’échec. Peu d’entre elles prĂ©sentent un front uni contre l’envahisseur. Elles ne perçoivent pas davantage qu’il s’agit pour elles de mener une guerre de survie, cela rend extrĂȘmement alĂ©atoire tout mouvement unifiĂ© de rĂ©sistance, chaque groupe ou clan dĂ©cidant pour lui-mĂȘme s’il est de son intĂ©rĂȘt de combattre ou de faire la paix. EntravĂ©es par les divisions gĂ©ographiques, les rivalitĂ©s de tribu, de clan ou de famille, la fragilitĂ© du lien culturel commun, les quelques tentatives de riposte concertĂ©e, inspirĂ©e par une prĂ©occupation commune, rĂ©sistent rarement au premier Ă©chec militaire.

Le vĂ©ritable intĂ©rĂȘt de leur recrutement n’est pas tactique mais politique et psychologique. La rĂ©sistance amĂ©rindienne n’est en rĂ©alitĂ© qu’une succession de coalitions fragiles et ponctuelles entre tribus, auxquelles la coopĂ©ration apparaĂźt comme condition de leur survie. En recrutant parmi eux, les AmĂ©ricains, Canadiens et Mexicains sapent cette cohĂ©sion des AmĂ©rindiens, et dĂ©moralisent les plus acharnĂ©s.

Ainsi au cours des annĂ©es 1830, les États-Unis obtiennent la soumission des SĂ©minoles, en partie grĂące au recrutement d’alliĂ©s dans cette tribu et dans celle des Creeks et en incitant les esclaves noirs, ralliĂ©s aux AmĂ©rindiens en rĂ©volte, Ă  entrer dans l’US Army contre la promesse de leur affranchissement. Le chef de guerre Osceola se trouve ainsi privĂ© d’une partie de sa puissance militaire, les Noirs (les esclaves fugitifs s'Ă©taient mĂȘlĂ©s aux tribus de la rĂ©gion) comptant parmi les meilleurs chefs. À partir de 1836, d’anciens esclaves devenus Ă©claireurs guident le gĂ©nĂ©ral Thomas Sidney Jesup vers les villages sĂ©minoles, dont la destruction ainsi que la capture dĂ©loyale d’Osceala et d’autres chefs sĂ©minoles rangĂ©s sous le drapeau blanc.

Des adversaires dĂ©terminĂ©s, tels les gĂ©nĂ©raux amĂ©ricains Crook et Miles, exploitent mĂ©thodiquement ces divisions en incorporant des AmĂ©rindiens Ă  leurs troupes. Les effets majeurs de cette dĂ©marche sont psychologiques et politiques plus qu’opĂ©rationnels. « Rien ne les abat comme de voir de leur propre peuple se retourner contre eux, Ă©crit Crook au sujet de sa poursuite rĂ©ussie de Geronimo. Il s’agit moins de les capturer plus facilement grĂące Ă  des Indiens que d’atteindre un but plus ambitieux, plus durable : leur dĂ©sagrĂ©gation. Â» Crook et Miles se montrent des partisans convaincus de l’utilisation d’Indiens comme agitateurs chargĂ©s de semer la dissension parmi les plus acharnĂ©s Ă  poursuivre la lutte, aidĂ©s en cela par la rĂ©action plus individuelle que collective des AmĂ©rindiens face Ă  l’invasion occidentale.

Pour le guerrier, le champ de bataille est le lieu d’une quĂȘte personnelle de gloire et de butin. Aucune ne rĂ©compense la discipline ou l’effort collectif. L’historien amĂ©ricain John M. Gates remarque que « les AmĂ©rindiens n’étaient capables que de violence ponctuelle, de guĂ©rillas qui, si elles tĂ©moignaient d’éclairs de gĂ©nie tactique, Ă©taient dĂ©pourvues de toute rĂ©flexion stratĂ©gique Â». Toute manifestation rationnelle de leur part n’aurait rĂ©vĂ©lĂ©, de toute maniĂšre, que la rĂ©alitĂ© d’un destin scellĂ©. Le grand historien des guerres indiennes Robert Utley soutient que la pression continue de l’immigration dans les AmĂ©riques, plus sĂ»rement que les forces armĂ©es, a privĂ© les Indiens de leurs terres et tous moyens de subsistance, ne leur laissant d’autre choix que la soumission.

Avant l'Indépendance

Guerre des Pequots (1637)

  • Les Pequots s'opposent Ă  la colonisation de la rĂ©gion de la riviĂšre Connecticut. À partir de 1633, les relations sont conflictuelles entre Pequots et colons anglais.
    • en mai 1637 : les Anglais puritains de la colonie du Massachusetts attaquent le village pequot de Missituck avec des mercenaires Mochegans et Narragansetts : il y a 400 Ă  700 morts.
    • Les Pequots Ă©migrent vers Long Island et la rĂ©gion de New York.
    • L'emploi du nom Pequot devient hors-la-loi dans les colonies anglaises.
    • Les survivants sont traquĂ©s et vendus comme esclaves.
  • 1643-1645 : guerres avec les Narrangassets et les Wampanoags.
  • 16 avril 1644 : Opechancanough attaque de nouveau la colonie de Jamestown en Virginie et fait encore 500 tuĂ©s.

Guerre du roi Philippe (1675-1676)

  • Le pĂšre du chef indien appelĂ© le roi Philipp, grand sachem de la tribu Wampanoags, fit la paix avec les PĂšres pĂ©lerins en 1621. Le roi Philipp, (Metacomet ou Metacam), roi en 1662, fut obligĂ© de dĂ©poser les armes, alors que les tensions territoriales entre colons et Indiens s'amplifiaient continuellement. L'assassinat d'un Indien converti au protestantisme conduit Ă  l'exĂ©cution de trois Wampanoags, et Ă  la guerre.
    • Juin 1675 : les Wampanoags brĂ»lent Swansea. Les Nipmucks et les Narragansets les rejoignent.
    • Les Mohawks refusent de rejoindre le roi Philipp. Ces derniers mercenaires des colonies des Pays-Bas sont passĂ©s ultĂ©rieurement aux britanniques.
    • 1676 : les Narangasetts sont vaincus, et leur chef Canonchet tuĂ© en avril.
    • En aoĂ»t, le roi Philipp est trahi et tuĂ©. Cette guerre aura fait 600 morts du cĂŽtĂ© des colons anglais et 4 000 du cĂŽtĂ© des AmĂ©rindiens.

RĂ©volte de Nathaniel Bacon

  • Une Ă©chauffourĂ©e entre Indiens Susquehannocks et colons de Virginie conduit au massacre par Nathaniel Bacon des Ocaneechees.
  • 1703 : Le scalp (mot d'origine scandinave, et apportĂ© par les Anglais, et non d'origine indienne) d'un autochtone est rĂ©munĂ©rĂ© par 40 ÂŁ.
  • 1750 : Le scalp d'un Indien adulte (homme de plus de douze ans) est rĂ©munĂ©rĂ© 100 ÂŁ, celui d'une femme ou d'un enfant de moins de douze ans, 50 ÂŁ.
  • 1763 : proclamation du roi de Grande-Bretagne interdisant aux colons de s'Ă©tablir au-delĂ  des Appalaches. Cette proclamation fĂ»t une des causes de la Guerre d'IndĂ©pendance.

Guerre de Pontiac (1763)

Le chef Pontiac allié des Français
  • Pontiac, chef des Outaouais (tribu des Grands Lacs), prend la tĂȘte des tribus de l'Ohio et des Grands Lacs pour chasser les Britanniques. MalgrĂ© l'occupation militaire de la Nouvelle-France, Pontiac continue le combat pour protĂ©ger son territoire contre les Britanniques.
  • La RĂ©bellion de Pontiac va se propager chez les autres peuples amĂ©rindiens. Les guerriers de nombreuses tribus rejoignirent le soulĂšvement indien dont le but Ă©tait de repousser les forces et les colonies britanniques hors de leur territoire. Ce conflit dĂ©butera la derniĂšre annĂ©e de la Guerre de sept ans franco-anglaise (1754 - 1763).
  • 1768 : TraitĂ© de Fort Stanwix, premier traitĂ© concernant les transferts de territoire. Des territoires Iroquois de la vallĂ©e de l'Ohio sont donnĂ©s aux colons, contre des terres de la colonie de New York. Les Delaware, Mingos et Shawnees s'y opposent.

Guerre de Lord Dunmore (1774)

  • Le traitĂ© de Fort Stanwik provoque une pression supplĂ©mentaire des colons. Au printemps 1774, des Shawnees tentent de se dĂ©barrasser des colons britanniques.
    • 3 mai : En reprĂ©sailles, les colons tuent onze Mingos.
    • Logan tue treize colons en Pennsylvanie.
    • Lord John Murray Dunmore, gouverneur de Virginie, aide les colons de Pennsylvanie Ă  la rĂ©pression : sept villages Mingos sont dĂ©truits, un fort est construit Ă  Little Kanawha River.
    • 10 octobre : Bataille de Point Pleasant, les Britanniques battent les Shawnees. Le gĂ©nĂ©ral Amherst donne l'ordre de distribuer des couvertures infectĂ©es de variole. Plusieurs milliers d'AmĂ©rindiens Delaware sont contaminĂ©s et rĂ©pandent la petite vĂ©role Ă  d'autres nations indiennes. Dans ces circonstances la paix leur est imposĂ©e. Des miliciens de Virginie dĂ©truisent pendant les nĂ©gociations plusieurs villages Shwanees.

AprÚs l'Indépendance

Les treize colonies comptent 4 millions d'habitants en 1776, année de la Déclaration d'indépendance.

La guerre de la Jeune Amérique (1790-1794)

  • Suite Ă  l'ordonnance du Nord-Ouest, les colons ont commencĂ© Ă  avancer de plus en plus sur le territoires des tribus Shawnees, Ottawas et Miamis. Ces tribus se sont donc rĂ©unies pour combattre les armĂ©es fĂ©dĂ©rales. Cette guerre dura de 1790 Ă  1795. Ils s'y dĂ©roula plusieurs grandes batailles comme celles dĂ©crites ci-dessous.
  • Le chef Michikinikwa (Little Turtle), chef des tribus Miamis, inflige en 1790 une dĂ©faite aux troupes amĂ©ricaines sur la riviĂšre Miami.
    • 3 novembre 1791 : Ă  la Bataille de Fort-Wayne, les Indiens de Little Turtle surprennent et vainquent le major Arthur Saint-Clair, qui perd 610 hommes sur un total de 1 300 ; les Indiens ont 66 morts. C'est la pire dĂ©faite amĂ©ricaine dans les guerres indiennes.
    • 20 aoĂ»t 1794 : le gĂ©nĂ©ral Anthony Wayne bat Veste Bleue Ă  la bataille de Fallen Timbers (qui eut lieu sur un chablis, peu aprĂšs une tempĂȘte qui dĂ©racina tous ces arbres), de la vallĂ©e de l'Ohio. Suite Ă  cette dĂ©faite, les Indiens perdirent la guerre ce qui permit aux colons de s'installer dans le nouveau territoire de la Northwest Ordinance.
    • 1795 : avec la signature du traitĂ© de Greenville, Little Turtle et dix autres nations indiennes cĂšdent leurs droits sur l'Ohio et l'Indiana. Mais Tecumseh, un chef Shawnee, et son frĂšre Tenskwatawa refusĂšrent de signer ce traitĂ©. Ils organisĂšrent alors une rĂ©sistance contre l'expansion des colons vers l'Ouest.
  • 1800 : il y avait environ 75 millions de bisons dans les Grandes Plaines. Ils constituaient la premiĂšre ressource des Sioux, Pied-Noirs, et d'autres tribus. Pour approvisionner les ouvriers du chemin de fer et les touristes les tirant du train, les chasseurs blancs rĂ©duisent leur nombre Ă  800 en 1890[rĂ©f. nĂ©cessaire].
  • 1803 : NapolĂ©on Bonaparte vend le territoire de la Louisiane française aux AmĂ©ricains : cela ouvre la porte aux migrations forcĂ©es pour les AmĂ©rindiens.
  • 7 juin 1803: Premier traitĂ© de Fort Wayne.
  • 1804 : le CongrĂšs autorise le prĂ©sident Ă  nĂ©gocier avec les tribus pour Ă©changer leurs territoires contre des rĂ©serves.
  • 1805 : ExpĂ©dition Lewis et Clark de Saint-Louis au Pacifique, souvent aidĂ©s par des tribus amĂ©rindiennes (notamment les Nez-PercĂ©s).
  • 1806 : dĂ©but des dĂ©portations d'Indiens. Bien qu'elles se soient effectuĂ©es quelquefois Ă  l'issue d'un traitĂ©, les Indiens les ont toujours subies, car ils Ă©taient menacĂ©s d'expĂ©ditions punitives s'ils ne signaient pas le traitĂ©[rĂ©f. nĂ©cessaire]. De 1806 Ă  1830, 50 tribus sont dĂ©portĂ©es.
  • 30 septembre 1809 : le deuxiĂšme traitĂ© de Fort Wayne (aprĂšs celui du 7 juin 1803) permet aux États-Unis d'obtenir 11 600 kmÂČ de la vallĂ©e de la Wasbah, abandonnĂ©s par les AmĂ©rindiens Delawares, Shawnees, Putawatimis, Miamis, Eel River, Weeas, Kickapoos, Piankashaws, et Kaskas.
  • 10 aoĂ»t 1810 : Massacre des Chutes d'Ywahoo : les colons des États-Unis massacrent des femmes et des enfants Cherokees.

Guerre de 1812 (américano-britannique)

PremiĂšre guerre SĂ©minole (1816-1821)

Article dĂ©taillĂ© : PremiĂšre Guerre sĂ©minole.
  • Les SĂ©minoles sont des Indiens Creeks Ă©tablis en Floride dans les annĂ©es 1700, encouragĂ©s Ă  s'Ă©tablir comme fermiers par les Espagnols, qui espĂ©raient arrĂȘter la progression des Britanniques vers le Sud.
  • 1821 : Sequoyah crĂ©e l'alphabet Cherokee. Cet invention tĂ©moigne de l'avancement de la culture Cherokee, peuple d'agriculteurs et d'artisans, qui Ă©tablit rapidement des Ă©coles au dĂ©but du XIXe siĂšcle, ouvertes aux garçons et aux filles (chose qui choquait leurs voisins des États-unis). De plus, ils accueillaient les esclaves Ă©chappĂ©s des plantations, bien qu'ils pratiquent eux-mĂȘmes une forme d'esclavage.
  • 11 mars 1824 : crĂ©ation du Bureau des affaires indiennes, qui succĂšde au ComitĂ© des affaires indiennes, crĂ©Ă© Ă  l'indĂ©pendance. Il dĂ©pend du ministĂšre de la guerre, et est chargĂ© de libĂ©rer les terres indiennes pour leur exploitation par les colons.
  • 1827 : Les Cherokees constituent un gouvernement, adoptent une constitution et se dĂ©clarent indĂ©pendants. La Cour suprĂȘme des États-Unis d'AmĂ©rique reconnaĂźt ce gouvernement mais dĂ©clare les Cherokees sous tutelle.
  • 1828 :
    • DĂ©but de la publication du Cherokee Phoenix, journal indien bilingue anglais-cherokee, qui paraĂźt jusqu'en 1834.
    • Confiscation des territoires Cherokee par l'État de GĂ©orgie (14 000 hectares) ; ces territoires sont rĂ©partis en lots de 64 hectares distribuĂ©s dans une loterie ; les Indiens ne peuvent tĂ©moigner en justice contre des AmĂ©ricains et ne peuvent s'exprimer publiquement contre l'immigration.
  • 1829 : John Ross, le Chef Oiseau Blanc, premier chef Cherokee Ă©lu, proteste officiellement Ă  Washington contre ces mesures. Andrew Jackson lui rĂ©pond que les Cherokees doivent Ă©migrer Ă  l'ouest du Mississippi.
  • 28 mai 1830 : Indian Removal Act : le prĂ©sident Andrew Jackson fait voter une loi dĂ©portant les Indiens vivant Ă  l'Est du Mississippi Ă  l'Ouest de ce fleuve, principalement en Oklahoma, afin d'exploiter l'or situĂ© sur leurs territoires, dans l'Ohio et installer les migrants venus d'Europe. Cette loi est dĂ©clarĂ©e anticonstitutionnelle par la Cour suprĂȘme, et entraĂźne des guerres avec les Cherokees jusqu'en 1838. Jusqu'en 1850, 100 000 Indiens sont dĂ©portĂ©s.
  • 1831 : la Cour SuprĂȘme (ArrĂȘt nation Cherokee contre l'État de Georgie) dĂ©cide que la nation Cherokee n'est ni une nation souveraine ni une nation Ă©trangĂšre rĂ©sidant au sein des États-Unis.
  • 1832 :
    • DĂ©signation d'un Commissaire aux affaires indiennes, au ministĂšre de la guerre.
    • La Cour SuprĂȘme dĂ©cide que les lois de GĂ©orgie ne peuvent s'appliquer aux Cherokees, et que le gouvernement fĂ©dĂ©ral a obligation de faire respecter les traitĂ©s conclus avec la nation Cherokee. Cette dĂ©cision n'a jamais Ă©tĂ© appliquĂ©e par le prĂ©sident Jackson.

Guerre de Northwest Black Hawk (1832)

  • 1832 : Le guerrier Sauk Black Hawk (Faucon Noir) tente de chasser les colons des terres de son peuple. AlliĂ© aux Fox, il quitte le territoire de l'Iowa oĂč son peuple vivait depuis le traitĂ© de Saint Louis (1805) pour reconquĂ©rir ses terres ancestrales.
    • 6 avril : 800 Indiens Sauk franchissent le Mississippi, provoquant la panique chez les colons. Le gĂ©nĂ©ral Edmund Gaines tente de nĂ©gocier, sans succĂšs.
    • 14 mai : bataille de Stillman's Run, Black Hawk met en fuite les Tuniques Bleues (qui subissent la perte de douze hommes, contre cinq chez les Indiens).
    • 28 juillet : menacĂ©s de famine, les Sauk descendent le Wisconsin pour repasser le Mississippi. 750 miliciens des gĂ©nĂ©raux James Henry les rejoignent : c'est la bataille des Wisconsin Height, 68 Indiens y trouvent la mort.
    • 1er aoĂ»t : Les Indiens arrivent au Mississipi et commencent la traversĂ©e du fleuve. Pris sous le feu d'un navire Ă  vapeur de guerre, Black Hawk hisse le drapeau de la reddition, mais le feu continue, faisant 23 morts chez les Indiens.
    • 2 aoĂ»t : Massacre de Bad Axe River : Black Hawk est attaquĂ© par les troupes amĂ©ricaines qui massacrent 300 hommes, femmes et enfants Sauk. Certains survivants qui ont rĂ©ussi Ă  traverser le Mississipi sont tuĂ©s ou capturĂ©s par les Sioux.
    • 27 aoĂ»t : reddition de Black Hawk.

La Piste des Larmes (1838)

Article dĂ©taillĂ© : Piste des Larmes.
  • 29 dĂ©cembre 1835 : TraitĂ© de New Echota : 300 Ă  500 des 17 000 Cherokees vivant Ă  l'est du Mississippi (la dĂ©lĂ©gation Ridge, menĂ©e par les Cherokees John Ridge et Elias Boudinot) signe pour l'ensemble de la nation un traitĂ© qui cĂšde aux États-Unis leurs terres pour cinq millions de dollars, en violation des lois Cherokees, et sans un seul Ă©lu parmi eux. Le CongrĂšs ratifia ce traitĂ© l'annĂ©e suivante d'une voix, malgrĂ© les protestations de John Ross. Les 465 Cherokees signataires partirent pour l'ouest en 1837.
  • 1836: Selon la dĂ©cision du prĂ©sident de la cour suprĂȘme John Marshall, les nations souveraines indiennes deviennent des nations dĂ©pendantes de l' État fĂ©dĂ©ral.
  • mars 1838 : le philosophe Ralph Waldo Emerson proteste par une lettre envoyĂ©e au prĂ©sident Martin Van Buren contre ce traitĂ©.
  • 18 mai 1838 : l'Ă©chĂ©ance du traitĂ© de New Echota Ă©tant arrivĂ©e, le gĂ©nĂ©ral Winfried Scott commence Ă  faire rassembler les Cherokees dans 31 forts, avec uniquement les vĂȘtements qu'ils portaient.
  • fin juillet 1838 : Ils sont ensuite rassemblĂ©s dans onze camps prĂ©vus Ă  cet effet (10 au Tennessee, un en Alabama).
  • Environ 3 000 Cherokees firent route par voie fluviale Ă  partir de juin, et arrivĂšrent jusqu'en septembre dans le Territoire indien.
  • 16 octobre 1838 : DĂ©part des Cherokees restant par les chemins. Ils parcourent 1750 km, atteignent le Mississippi en novembre, mais les 5000 derniers restent bloquĂ©s sur la rive est tout l'hiver. Les premiers groupes arrivĂšrent en janvier Ă  Fort Gibson.
  • mars 1839 : arrivĂ©e des derniers Cherokees. Environ 4 000 d'entre eux au moins, 8 000 au plus, sont morts en chemin, le long de la Piste des Larmes.
  • juin 1839 : John Ridge et Elias Boudinot sont assassinĂ©s.

Les quatre autres Nations civilisĂ©es furent dĂ©portĂ©es de la mĂȘme maniĂšre, et connurent aussi leur Piste des Larmes. Ce nom vient des larmes de compassion versĂ©es par les AmĂ©ricains qui les voyaient passer devant eux. Quelques Cherokees rĂ©ussirent Ă  se cacher dans les montagnes, et des SĂ©minoles dans les marais des Everglades.

DeuxiĂšme guerre SĂ©minole (1835-1842)

Article dĂ©taillĂ© : Seconde Guerre sĂ©minole.
Attaque des SĂ©minoles contre un fortin

Selon le mĂȘme processus que pour les Cherokees, le gouvernement fit signer Ă  une minoritĂ© de SĂ©minoles le traitĂ© de Payne Landing (1832), qui leur imposait de quitter leurs terres dans les trois ans. En 1835, l'armĂ©e amĂ©ricaine fut envoyĂ©e pour faire appliquer ce traitĂ©. Au plus fort de la guerre, 10 000 soldats rĂ©guliers et 30 000 miliciens affrontĂšrent 5 000 guerriers qui pratiquaient une guerre d'embuscades et de coups de mains, les pertes amĂ©ricaines se montĂ©rent Ă  1 500 hommes.

  • 1835 : Le major Francis Dade allait de Fort Brooke Ă  Fort King ; 180 SĂ©minoles attaquĂšrent sa colonne et l'exterminĂšrent, ne laissant que trois survivants[2].
  • 25 dĂ©cembre 1837 : À la bataille du lac Okeechobee (Ă  Nubbins Slough), les colonels Zachary Taylor (800 soldats) et Richard Gentry (un rĂ©giment de volontaires du Missouri), face Ă  380 Indiens, perdent 26 soldats et a 112 blessĂ©s, contre 11 aux Indiens.
  • À Saint-Augustine, les chefs Chat Sauvage et Osceola sont capturĂ©s pendant des nĂ©gociations de paix par le par le gĂ©nĂ©ral Jessup. Osceola meurt en prison en 1838.
  • 1842 : des nĂ©gociations permettent une trĂȘve, reconnaissant des territoires de chasse et de culture aux SĂ©minoles, sans signature de traitĂ©. De nombreux SĂ©minoles furent toutefois envoyĂ©s vers le Territoire Indien d'Oklahoma dans les annĂ©es qui suivirent.
  • 1848 :
    • le Bureau des affaires indiennes passe au ministĂšre de l'IntĂ©rieur. Il est chargĂ© des relations entre l'État fĂ©dĂ©ral et les Indiens.
    • DĂ©couverte d'or en Californie, ce qui provoque une ruĂ©e vers l'or. Les colons passent par la piste de l'Oregon, qui traverse les territoires indiens.
  • 1851 : Premier traitĂ© de Fort Laramie : les colons peuvent traverser les territoires indiens, moyennant un droit de passage en nature et en argent.
  • 18 aoĂ»t 1854 : Ă©pisode de la vache du mormon. Une vache appartenant Ă  un mormon, s'Ă©chappe et dĂ©vaste un camp des Sicangus (BrulĂ©) : elle est abattue par un Sicangu. Les soldats de Fort Laramie exigent que le responsable soit livrĂ©, et devant le refus du chef Ours ConquĂ©rant, canonnent le village, avant d'ĂȘtre vaincus par une charge des guerriers sicangus.
  • En reprĂ©sailles, en novembre, les AmĂ©ricains attaquent le village du chef Petit Orage, tuent ou mutilent 136 Indiens, et font 70 prisonniers. MalgrĂ© la reddition de Petit Orage, ils sont retenus deux ans.

TroisiĂšme guerre SĂ©minole (1855-1858)

Article dĂ©taillĂ© : TroisiĂšme Guerre sĂ©minole.
  • Des accrochages ont lieu en 1855 entre AmĂ©ricains et environ 200 SĂ©minoles demeurĂ©s en Floride.
  • En 1858, le chef Jambes ArquĂ©es se rend avec ses quarante guerriers.

Guerre Navajo (1860-1864)

Guerre des Paiutes (1860)

  • AprĂšs un hiver rigoureux, les 6 000 Paiutes du Nevada dĂ©cident d'attaquer les colons amĂ©ricains, jugĂ©s responsables de leur malheur pour avoir coupĂ© trop d'arbres.
    • 7 mai : raid contre le Pony Express, cinq morts.
    • mai : nombreux autres raids, faisant 16 morts.
    • Juin : intervention de l'armĂ©e.
  • 1862 :
    • le Homestead Act accorde 62 ha de terres Ă  l'ouest du Mississippi Ă  toute famille non-indienne qui s'engage Ă  les cultiver pendant 5 ans.
    • 1er juillet 1862 : Le Pacific Railway Act est signĂ© par Abraham Lincoln : il autorise la construction de la premiĂšre ligne de chemin de fer transcontinentale. Des chasseurs (Buffalo Bill est le plus cĂ©lĂšbre) tuent des millions de tĂȘtes de bisons pour nourrir les ouvriers. Ensuite, les touristes tirent les bisons du train.

Traité de la Traverse de Sioux 1851

Territoire embrasé par la révolte des Sioux

Le 23 juillet 1851, le "TraitĂ© de la Traverse de Sioux" (Traverse de Sioux Treaty) fut signĂ© entre le gouvernement des États-Unis, et les Sioux du territoire du Minnesota et mis en application par la Commission des Affaires indiennes. Ce traitĂ© avait pour objectif d'obtenir les riches terres agricoles qui se trouvaient dans le Minnesota. De vastes Ă©tendues de terres furent ainsi cĂ©dĂ©es Ă  partir de l'Iowa jusqu'Ă  la frontiĂšre canadienne. Des tribus Sioux telles que les Sisseton et Wahpeton hĂ©sitĂšrent Ă  se dĂ©shĂ©riter, mais les pressions Ă©taient tellement fortes, qu'ils cĂ©dĂšrent avec rĂ©ticence sous la menace potentielle du gouvernement fĂ©dĂ©ral.

Ce traité aggrava les conditions de vie des Amérindiens. Plusieurs facteurs aboutirent à la révolte des Indiens des plaines.

  • Une ruĂ©e des colons blancs dĂ©ferla sur ces nouveaux territoires ;
  • Une volontĂ© de possĂ©der davantage de terres par les autoritĂ©s du gouvernement fĂ©dĂ©ral ;
  • Une incapacitĂ© Ă  payer les rentes promises aux AmĂ©rindiens ;
  • De nouvelles rĂ©ductions des terres ancestrales qui aboutissent Ă  la perte de territoires de chasse et de pĂȘche.

Le mécontentement de l'ensemble des tribus Sioux du Dakota aboutira à la Guerre des Indiens des plaines qui durera une trentaine d'années.

La guerre des Sioux de 1862

Exécution de 38 Sioux en 1862

Le mécontentement des Sioux tourna à la révolte. Le soulÚvement des amérindiens se généralisa bientÎt dans tout le Minnesota et le Dakota voisin. Si quelques pionniers blancs furent tués, rapidement l'armée américaine enverra d'importants renforts pour mater dans le sang cette révolte amérindienne.

  • Le gouvernement des États-Unis ne livre pas comme promis les marchandises dues pour l'achat de terres aux Sioux Santees (ou Dakotas) et aux tribus Sioux Sisseton-Wahpeton. Éclatant pendant la guerre de SĂ©cession, ce massacre par les Sioux bĂ©nĂ©ficie du manque de troupes adverses disponibles.
    • 4 aoĂ»t : pillage d'entrepĂŽts.
    • 14 aoĂ»t : cinq AmĂ©ricains sont tuĂ©s.
    • 18 aoĂ»t : craignant les reprĂ©sailles, les Sioux dĂ©signent Petit Corbeau (Little Crow) comme chef de guerre. Les Indiens attaquent l’agence de Lower Sioux; 25 miliciens sont tuĂ©s dans une embuscade Ă  Redwood Ferry. Dans les semaines qui suivent, plusieurs centaines de colons sont massacrĂ©s. .
    • 19 aoĂ»t : les Sioux se sĂ©parent, entre ceux qui dĂ©sirent poursuivre le combat, et ceux qui ne veulent pas s'attaquer Ă  des femmes et des enfants. Les premiers, au nombre de 400, pillent New Ulm et attaquent Fort Ridgely, sans succĂšs.
    • 23 aoĂ»t : Ils attaquent de nouveau New Ulm, brĂ»lent de nombreux bĂątiments et tuent 36 AmĂ©ricains. Petit Corbeau, voulant la paix, perd tout contrĂŽle sur ses guerriers.
    • 3 septembre : escarmouches en divers lieux, et bataille de Birch Coulee : les AmĂ©ricains ont 22 tuĂ©s, les Sioux deux.
    • 18 septembre : Ă  Wood Lake, les Sioux dĂ©crochent quand leur chef Mankato meurt avec une quinzaine de guerriers.
    • La mĂȘme annĂ©e se dĂ©roule la bataille d'Apache Pass.

Cette guerre fera plus d'un millier de morts dont plus de 800 Sioux et plus de 350 colons américains.

PrĂšs de deux mille AmĂ©rindiens furent capturĂ©s. Ils ont finalement Ă©tĂ© jugĂ©s dans des procĂšs de masse par des tribunaux militaires. 303 furent jugĂ©s coupable de crimes de guerre et condamnĂ©s Ă  mort. Sur ces condamnĂ©s, 38 hommes furent pendus Ă  Mankato, le lendemain de NoĂ«l, dans la plus grande exĂ©cution de masse de l'histoire des États-Unis. Abraham Lincoln commua les autres dĂ©tenus en peine de prison. Environ 1 500 Sioux sont dĂ©tenus Ă  Fort Snelling jusqu’au printemps 1863; 130 meurent pendant leur dĂ©tention. Les chefs Shakopee et Medecine Bottle, rĂ©fugiĂ©s au Canada sont kidnappĂ©s et pendus en 1863. Little Crow est Ă©galement tuĂ© par un colon la mĂȘme annĂ©e.

Combats des Sioux et Cheyenne contre l'armée américaine en 1866 dans le Dakota

Cette encadrement militaire, la répression, les combats sporadiques et la spoliation de leurs terres continuÚrent. La pacification militaire aboutie en 1890 au Massacre de Wounded Knee.

La guerre des Plaines

  • Ce massacre scandalise les tribus d'Indiens. De nombreuses tribus entament alors les hostilitĂ©s, conduisant des raids Ă©pars, obligeant les soldats de l'Union Ă  stationner le long de la piste de l'Oregon pour la protĂ©ger, notamment Ă  Platte Bridge.
    • 26 juillet 1865 : À la Bataille de Platte Bridge, les Cheyennes de Dull Knife et les Sioux Oglalas de Red Cloud (Nuage Rouge), attaquent un dĂ©tachement de soldats prĂšs de Platte Bridge, et les tuent presque tous.
    • Septembre 1865, ExpĂ©dition indienne de la riviĂšre Powder : trois colonnes de Tuniques bleues tentent de rejoindre Rosebud Creek, deux d'entre elles Ă©chouent totalement, et l'ensemble revient Ă  Salt Lake City.
  • 1866 : Les chefs Sioux Red Cloud et Tashunca-Uitco ou Crazy Horse attaque le Fort Kearny.
  • Juin 1866 : Le gouvernement des États-Unis organise une confĂ©rence de paix Ă  Fort Laramie. Le gĂ©nĂ©ral William Sherman demande aux chefs l'autorisation de traverser leurs terres, et de construire trois forts sur la Piste Bozeman (entre la Platte et le Montana). Nuage Rouge refuse.
  • 21 dĂ©cembre 1866 : le Massacre Fetterman, ou la Battle of a Hundred Slain. AttirĂ©s dans une embuscade par une ruse des Sioux, les 81 hommes du capitaine Fetterman sont anĂ©antis.
  • 18 avril 1867 : l'expĂ©dition Hancock, Ă  laquelle participe Custer, veut nĂ©gocier avec des Indiens Sioux et Cheyennes. Mais, approchant trop du village, il inquiĂšte les chefs qui s'enfuient avec leurs familles. Les Indiens ayant massacrĂ© 20 civils plus au nord, Hancok fait brĂ»ler 251 des 291 tipis, avec tout ce qu'ils contenaient. La guerre recommence et de nombreuses attaques se succĂšdent dans les mois qui suivent.
  • 1er et 2 aoĂ»t 1867 : Les attaques simultanĂ©es des Sioux et des Cheyennes sur la piste Bozeman sont repoussĂ©es avec succĂšs par l’armĂ©e amĂ©ricaine.
  • 29 avril 1868 : Le second traitĂ© de Fort Laramie reconnaĂźt le territoire ancestral des Sioux (entre Missouri Ă  l'est, Platte au sud et Big Horn Mountains Ă  l'ouest) ; des vivres et des matĂ©riels seront donnĂ©s annuellement aux Sioux ; une rĂ©serve est crĂ©Ă©e entre le Wyoming et le Dakota, Ă  destination des Sioux. Les États-Unis renoncent Ă  la piste Bozeman, au droit de traverser les Black Hills, et Ă  se les approprier.
  • 3 juillet 1868 : RĂ©vision du traitĂ© de Fort-Bridger (1863), qui garantissait une rĂ©serve de 178 688 kmÂČ aux Shoshones. Elle est rĂ©duite Ă  11 097 kmÂČ (16 fois moins). Ils conservent cependant le droit de chasse sur leur territoire. Les États-Unis s'engagent Ă  construire divers bĂątiments (moulin, Ă©cole, Ă©glise) ; l'United States Rail Road est autorisĂ©e Ă  construire une ligne de chemin de fer sur le territoire shoshone.
  • 27 novembre 1868 : bataille de Washita River. En reprĂ©sailles Ă  des raids meurtriers d'indiens Cheyennes, le lieutenant-colonel George A. Custer attaque le village de Black Kettle, tue plus de 120 guerriers, fait 53 prisonniers civils et annonce la libĂ©ration de deux enfants blancs captifs et la mort d'une femme captive.
  • 10 mai 1869 : AchĂšvement du transcontinental.
  • 11 juillet 1869 : La Bataille de Summit Springs, qui se produit aprĂšs divers accrochages, entre l'armĂ©e amĂ©ricaine et les Cheyennes Dog Soldiers. Le 5e de cavalerie du colonel Eugene Carr attaque le campement, et tue 25 Indiens (il n'a qu'un blessĂ© Ă  dĂ©plorer).
  • 1870 : Massacre des Indiens Pied-Noirs Ă  Marias River.
  • 3 mars 1871 : Indian Appropriation Act : le CongrĂšs met fin aux traitĂ©s signĂ©s avec les tribus indiennes indĂ©pendantes, et ne reconnaĂźt plus que les individus. Cependant, les 371 traitĂ©s signĂ©s depuis 1776 (plus 175 entre 1607 et 1775) sont toujours reconnus. Les rĂšglements adoptĂ©s dans les annĂ©es suivantes les vident de toute substance.

Guerre des Modocs (1872-1873)

  • Les Modocs vivent dans le nord de la Californie et le sud de l'Oregon. Ils conduisent quelques raids sur les premiers wagons de chemin de fer. La colonisation commençant dans la vallĂ©e de la Lost River, les colons demandent Ă  ce que les Indiens soient dĂ©placĂ©s dans la rĂ©serve des Klamaths et des Snakes, ennemis des Modocs. Cependant, les 372 Modocs finissent par s'installer dans la rĂ©serve, qu'ils quittent en avril 1869.
  • 28 novembre 1872 : sur la demande insistante des colons, l'armĂ©e envoie une colonne pour ramener les Modocs dans la rĂ©serve, et incendie leur village. Les Modocs de Jim le Crochet tuent en reprĂ©sailles 14 colons Ă  Tule Lake, puis rejoignent ceux de Kientpoos (Capitaine Jack pour les Anglo-Saxons).
  • 16 janvier 1873 : dans le champ de lave trĂšs accidentĂ© et brumeux du Stronghold (Forteresse), 300 soldats et volontaires recherchent 50 Moldocs sans les trouver ; ceux-ci les attaquent et leur infligent de lourdes pertes, les obligeant Ă  fuir en abandonnant armes et bagages.
  • 11 avril : Au cours de nĂ©gociations de paix, Kientpoos, influencĂ© par Jim le Crochet et un chaman, tue le gĂ©nĂ©ral Canby.
  • 3 juin : Kientpoos est capturĂ©. Il est jugĂ© pour le meurtre de Canby et pendu le 3 octobre avec trois autres Modocs. Les Modocs sont dĂ©portĂ©s dans la rĂ©serve Quapaw.
  • 1874 : Mort de Cochise.

Guerre de la RiviĂšre Rouge (1874-1875)

  • Elle est provoquĂ©e par plusieurs facteurs : la pression territoriale des colons, protĂ©gĂ©s par la construction de forts par l'armĂ©e, les coutumes indiennes de guĂ©rilla permanente; l'anĂ©antissement des troupeaux de bisons par les chasseurs blancs. Elle se dĂ©roule dans le sud des Grandes plaines.
    • 27 juin 1874 : Bataille d'Adobe Walls, qui oppose 700 guerriers Comanches, Kiowas, Cheyennes et Arapahos commandĂ©s par Quanah Parker et Isa-Tai Ă  des chasseurs de bison amĂ©ricains. Les Indiens sont repoussĂ©s avec 70 morts, contre 3 dans les rangs des chasseurs. Cette bataille entraĂźna une grande campagne de l'armĂ©e, commandĂ©e par William T. Sherman et Philip Sheridan, afin de s'assurer le contrĂŽle des plaines du sud. Les Indiens pacifiques furent maintenus dans leur rĂ©serve avant le dĂ©but de la campagne. Diverses colonnes encerclĂšrent les guerriers Indiens hostiles, et divers accrochages eurent lieu pendant l'Ă©tĂ©. La plus importante action est la prise le 26 septembre, avec deux tuĂ©s parmi les Indiens, de plusieurs villages, dans le Palo Duro Canyon, par le colonel Mackenzie.
    • Les campagnes d'hiver de l'armĂ©e amĂ©ricaine, renforcĂ©e par plusieurs dĂ©tachements, aboutissent Ă  la reddition des principaux chefs au printemps 1875. Leurs guerriers Ă©taient affamĂ©s par le manque de bisons.

Guerre des Black Hills (1876)

  • 1874 : Annonce par le lieutenant-colonel Custer de la dĂ©couverte d'or dans les montagnes sacrĂ©es Sioux des Black Hills. La ruĂ©e vers l'or provoquĂ©e entraĂźne des accrochages entre Sioux, Cheyennes et armĂ©e des États-Unis.
    • 17 juin 1876 : le gĂ©nĂ©ral George Crook, avec 1 050 soldats et 260 Ă©claireurs Crows et Shoshones, est attaquĂ© dans la vallĂ©e de la Rosebud, par environ 750 guerriers de Crazy Horse (Cheval Fou) ; les pertes sont faibles de chaque cĂŽtĂ© (10 tuĂ©s et 20 blessĂ©s pour les États-Unis, 50 pour les AmĂ©rindiens), et Crook doit rebrousser chemin. Cette bataille est appelĂ©e par les AmĂ©ricains bataille de la Rosebud, et par les Indiens Bataille oĂč la fille sauva son frĂšre (une jeune Cheyenne vint au secours de son frĂšre prit sous son cheval mort).
    • 25 juin 1876 : Bataille de Little Big Horn : le lieutenant-colonel Custer, du 7e de cavalerie, et 260 de ses hommes sont tuĂ©s par les Cheyennes de Two Moon et les Sioux des chefs Sitting Bull et Crazy Horse. Cette bataille a un grand retentissement dans l'opinion publique, et Custer devient une figure mythique.
    • 9 et 10 septembre 1876 : le gĂ©nĂ©ral Crook, poursuivant les Indiens victorieux Ă  la Little Big Horn, surprend le campement d'American Horse (Cheval AmĂ©ricain). Ses deux mille soldats brĂ»lent le campement ; la contre-attaque des 800 guerriers Sioux Oglalas de Tashunca-Uitco (Crazy Horse) qui campaient Ă  proximitĂ© est repoussĂ©e sans mal par le gĂ©nĂ©ral Crook qui dispose de 2 000 cavaliers. American Horse est tuĂ© dans la bataille.
    • 7 septembre 1877 : mort violente de Crazy Horse Ă  Fort Robinson (Little Big Man y aurait participĂ©), alors que les Sioux Oglalas avait fait leur reddition et s'Ă©taient rendus dans une rĂ©serve.

Guerre des Nez-Percés (1877)

Guerrier Amérindien des Nez-Percés

La pression des colons conduit Ă  un premier traitĂ© dĂ©limitant le territoire Nez-PercĂ©s en 1855. TraitĂ© dont le gouvernement des États-Unis demande la rĂ©vision en 1863, en diminuant la surface de la rĂ©serve de 90%. Certains chefs, dont Lawyer (Juriste) signent ce traitĂ©, et vont dans une rĂ©serve de l'Idaho. Cinq tribus refusent d'ĂȘtre enfermĂ©es dans une rĂ©serve, dont celle de Vieux Chef Joseph. Son fils Jeune Chef Joseph continue de refuser ce traitĂ©, et d'entretenir de bonnes relations avec les autoritĂ©s de Wallowa. Celles-ci dĂ©cident en 1873 que les terrains occupĂ©s par les colons ont Ă©tĂ© acquis illĂ©galement, et leur demandent de les Ă©vacuer.

En 1876, la bataille de Little Big Horn accroĂźt la pression de l'armĂ©e pour que les Indiens soient confinĂ©s dans leurs rĂ©serves. Mais les Nez-PercĂ©s ne trouvant pas de terrain convenable dans la rĂ©serve en Idaho, refusent, jusqu'Ă  l'ultimatum du gĂ©nĂ©ral Oliver Howard, le 3 mai 1877. Les Nez-PercĂ©s restants libres se divisent en trois groupes : certains rejoignent la rĂ©serve, d'autres se dirigent vers les plaines Ă  bisons, le dernier groupe tente de s'Ă©chapper au Canada.

Voir la Poursuite des Nez-Percés

Guerre des Cheyennes (1878-79)

Bataille de Little Bighorn

Lors des Guerres indiennes, les Cheyennes furent les victimes du Massacre de Sand Creek pendant lequel la milice du Colorado tua 150 Cheyennes, dont au moins 50 civils. TĂŽt le matin du 27 novembre 1868 commença la Bataille de Washita River lorsque le lieutenant-colonel de l'ArmĂ©e des États-Unis George Armstrong Custer mena la 7e de cavalerie dans l'attaque d'une bande de Cheyennes coupables de raids dirigĂ©s par le chef Black Kettle. 148 Cheyennes furent tuĂ©s, dont environ 20 femmes et enfants. Les Cheyennes du Nord, et quelques Cheyennes du Sud participĂšrent Ă  la Bataille de Little Bighorn (25 juin 1876). Avec les Lakotas et une petite bande d'Arapahos, ils annihilĂšrent George Armstrong Custer et son contingent prĂšs de la riviĂšre Little Bighorn. On estime la population du campement des Cheyennes, Lakotas et Arapahos prĂšs du lieu de la bataille Ă  environ 6'000 (dont 1'500 guerriers) ; ce qui en ferait le plus grand rassemblement amĂ©rindien en AmĂ©rique du Nord avant la gĂ©nĂ©ralisation des rĂ©serves.

AprĂšs la bataille de Little Bighorn, les tentatives de l'armĂ©e Ă©tatsunienne de capturer les Cheyennes s'intensifiĂšrent. Un groupe de 972 Cheyennes fut dĂ©portĂ© dans les Territoires Indiens de l'Oklahoma en 1877. LĂ -bas, Les conditions de vie Ă©taient terribles, les Cheyennes du Nord n'Ă©tant pas habituĂ©s au climat, et bientĂŽt beaucoup furent atteints de malaria. En 1878, les deux principaux chefs, Little Wolf et Morning Star (Dull Knife), rĂ©clamĂšrent la libĂ©ration des Cheyennes afin qu'il puissent retourner vers le nord. La mĂȘme annĂ©e, un groupe d'environ 350 Cheyennes quitta les Territoires Indiens en direction du nord, menĂ© par ces deux chefs. Les soldats de l'armĂ©e et des volontaires civils, dont on estime le nombre total Ă  13 000, furent rapidement Ă  leur poursuite. La bande se sĂ©para rapidement en deux groupes. Le groupe menĂ© par Little Wolf retourna dans le Montana. La bande de Morning Star fut capturĂ©e et escortĂ©e Ă  Fort Robinson, au Nebraska, oĂč elle fut sĂ©questrĂ©e. On leur ordonna de retourner en Oklahoma, ce qu'ils refusĂšrent promptement et fermement. Les conditions devinrent de plus en plus difficiles Ă  la fin de l'annĂ©e 1878, et bientĂŽt les Cheyennes furent confinĂ©s dans leurs quartiers, sans nourriture, ni eau, ni chauffage.

En janvier 1879, Morning Star et ses compagnons s'évadÚrent de Fort Robinson. La plupart furent abattus en s'enfuyant du fort. On estime à 50 le nombre de rescapés, qui rejoignirent les autres Cheyennes du Nord dans le Montana. Grùce à leur détermination et à leur sacrifice, les Cheyennes du Nord ont gagné le droit de demeurer dans le nord prÚs des Black Hills. En 1884, par ordre de l'exécutif, une réserve destinée aux Cheyennes du Nord fut établie dans le sud-est du Montana. Cette réserve fut étendue en 1890, pour s'étendre de la réserve crow à l'ouest à la riviÚre Tongue à l'est.

Guerre des Bannocks (1878)

Apaches dans la montagne (Henry Farny)
  • 1879 : RĂ©volte des Apaches Mimbres menĂ©s par Victorio. PrĂšs de 400 colons et soldats sont tuĂ©s.
  • 1880 : Victorio est tuĂ© au Mexique et son groupe dĂ©cimĂ©.
  • 1886 : Geronimo, dernier chef apache Ă  rĂ©sister Ă  la dĂ©portation des siens dans une rĂ©serve se rend au gĂ©nĂ©ral Miles.
  • 8 fĂ©vrier 1887 : vote du General Allotment Act ou Dawes Severalty Act par le CongrĂšs, autorisant le prĂ©sident Ă  vendre les terres indiennes Ă  des particuliers, en petites parcelles. Ce lotissement est amplifiĂ© par le Burke Act de 1906. Il vise Ă  supprimer la propriĂ©tĂ© collective des terres, et Ă  transformer les Indiens en fermiers. Le restant est distribuĂ© aux colons, et l'Oklahoma devient un État en 1907.
  • 1889 :
  • 15 dĂ©cembre 1890 : Sitting Bull, chef Sioux, tuĂ© au cours de son arrestation prĂ©ventive (par crainte d'une rĂ©volte suscitĂ©e par la Danse des esprits).
  • 29 dĂ©cembre 1890, Massacre de Wounded Knee : Massacre de 250 Indiens Sioux Minneconjous Ă  Wounded Knee Creek, dont 130 civils et le chef Big Foot, par les soldats du 7e de cavalerie; 25 AmĂ©ricains sont tuĂ©s, certains victimes de tirs amis.
  • 1896 : au recensement, les Indiens ne sont plus que 250 000.

Prolongements au XXe siĂšcle

Notes et références

  1. ↑ Howard Zinn, Une histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours, Agone, 2002, p. 592.
  2. ↑ Dade Massacre

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Jean Pictet, L'EpopĂ©e des Peaux-Rouges. Editions du Rocher. 1988. ISBN 2268017222
  • Dee Brown, Enterre mon cƓur Ă  Wounded Knee: la longue marche des Indiens vers la mort. Editions 10/18, 1994. ISBN 2264020814
  • Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, 1994. Collection Terre Indienne, Albin Michel.
  • George .E. Hyde, George Bent, Histoire des Cheyennes, Editions du Rocher, 1995. ISBN 226802122X
  • David Roberts, Nous Ă©tions libres comme le vent. De Cochise Ă  Geronimo, une histoire des guerres apaches, 1999. Collection Terre Indienne, Albin Michel.
  • David Cornut, Little Big Horn, autopsie d'une bataille lĂ©gendaire (Ă©dition augmentĂ©e), Anovi, 2006/2008, ISBN : 2914818289
  • Go West, JAcquin-Royot, Paris, Flammarion, 2004.

Liens externes

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