Guerre Des Farrapos

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Guerre Des Farrapos

Guerre des Farrapos

Conflits de l'Histoire du Brésil
Empire (1822-1889)
Premier Empire (1822-1831)
Régence (1831-1841)
Second Empire (1841-1889)

Ce mouvement, aussi connu sous le nom de R√©volution Farroupilha, est le plus glorifi√© par les historiens et dirigeants ga√ļchos (habitants de l'√Čtat du Rio Grande do Sul). Ceci est tellement vrai, que, jusqu'√† aujourd'hui, le Palais Piratini, centre du gouvernement de l'√Čtat, doit son nom √† la ville de Piratini qui fut la capitale de la R√©publique Riograndense instaur√©e dans la Province de S√£o Pedro do Rio Grande do Sul de l'√©poque.

La d√©nomination Farroupilhas ou Farrapos donn√©e aux participants de ce mouvement, a un sens p√©joratif √©vident venant de leurs adversaires qui se moquaient de leurs v√™tements usag√©s (farrapos, signifie ¬ę loques ¬Ľ en portugais ; le farroupilha est donc le loqueteux). Elle a un peu la m√™me connotation que celle de ¬ę sans-culottes ¬Ľ.

Drapeau des Farrapos

Sommaire

Genèse du conflit

L'actuel Rio Grande do Sul √©tait constamment sujet √† des conflits -jusqu'√† des invasions espagnoles- comme la guerre Guaran√≠tique. Pendant longtemps se succ√©d√®rent des affrontements avec les Espagnols, les habitants de la r√©gion du Rio de la Plata, les bandeirantes et les Indig√®nes, tous motiv√©s par la possession de la terre et du b√©tail. Ces animaux, des bovins, avaient √©t√© abandonn√©s par les J√©suites quand leurs Missions furent d√©truites par les bandeirantes √† la recherche d'esclaves am√©rindiens. Vivant libre de par les prairies, ce b√©tail se reproduisait sans contrainte et redevint sauvage. Qui s'en approprierait le contr√īle pourrait se constituer un √©norme troupeau et gagner √©norm√©ment d'argent en vendant de la viande sal√©e et s√©ch√©e et du cuir. Le cuir √©tait export√© vers l'Europe et la viande √©tait d√©j√† destin√©e au march√© int√©rieur. Les salaisons de viande et leur vente devint l'activit√© la plus lucrative depuis la d√©couverte de l'or dans la r√©gion Centre-Ouest.

L'√©levage ne demandait pas de gros investissements, sauf ceux pour entretenir les milices qui assuraient la garantie de la propri√©t√© de la terre. Pour installer une salaison, il fallait de la main d'Ňďuvre esclave et un capital pour se procurer les mati√®res premi√®res et le sel import√© de Set√ļbal, au Portugal, ou de Cadix, en Espagne. Au d√©but du XIXe si√®cle, le Rio Grande do Sul avait d√©j√† d√©fini son profil de base : une √©conomie marchande d'approvisionnement du march√© int√©rieur br√©silien et une soci√©t√© militaris√©e qui se forgeait dans les luttes continuelles avec les Espagnols.

Coexistant avec les grandes propri√©t√©s terriennes d'√©levage (est√Ęncias), l'arriv√©e de familles a√ßoriennes √† la fin du XVIIIe si√®cle d√©boucha sur la cr√©ation de petites et moyennes exploitations rurales qui pass√®rent de la production pour la consommation locale √† l'exportation de bl√©. Dans ces exploitations comme dans les salaisons, l'usage du travail esclave √©tait de mise. Ce n'existait pas dans les est√Ęncias o√Ļ les travailleurs ruraux devaient se servir d'armes pour mieux s'opposer aux voleurs de b√©tail qui venaient du Rio de la Prata, de S√£o Paulo et m√™me des environs ga√ļchos. Il √©tait imprudent de fournir des armes aux esclaves qui les auraient certainement retourn√©es contre leurs propri√©taires.

Franc-maçonnerie

La province méridionale devint un foyer de mécontentement contre le gouvernement de Régence. La création de sociétés secrètes et de partis politiques aggravait encore plus cette situation.

En 1832, Luís José dos Reis Alpoim fonda le Parti Farroupilha, réunissant des libéraux exaltés, et même des défenseurs des idées républicaines.

La R√©publique √©tait appuy√©e par la propagande que lui faisaient les soci√©t√©s secr√®tes organis√©es par la franc-ma√ßonnerie. Le franc-ma√ßon Francisco Xavier Pereira fut envoy√© par la Loge du Grand Orient de la ville de Rio de Janeiro pour organiser les loges ma√ßonniques. Pour √©chapper au contr√īle des autorit√©s, elles fonctionnaient comme des soci√©t√©s litt√©raires, la principale d'entre elles √©tant Filantropia e Liberdade. Dans d'autres villes ga√ļchas -Rio Pardo, Pelotas, Rio Grande et Jaguar√£o- elles avaient pour nom Sociedade Defensora da Liberdade e Independ√™ncia Nacional. L'influence de la franc-ma√ßonnerie √©tait tr√®s forte √† travers des journaux tels que Continentino, des repr√©sentations th√©√Ętrales, des d√©bats publics propageant les id√©es r√©publicaines, f√©d√©ralistes et de r√©sistance au pouvoir central de Rio.

Contexte économique

Dans ce contexte, la politique tributaire de l'Empire r√©pondait aux int√©r√™ts des exportateurs agricoles qui attelaient √† leur projet l'ensemble du pays, par le biais du contr√īle strict des provinces par le pouvoir central. Une telle pratique politique favorisa le d√©veloppement de fortes oppositions des oligarchies provinciales qui se voyaient √©loign√©es des p√īles de d√©cisions de l'Empire.

De la sorte, cherchant √† faire baisser le prix des salaisons, le pouvoir diminua les taxes sur les produits import√©s, ce qui finit par favoriser le commerce de la viande du Rio de la Plata sur le march√© br√©silien √† un prix inf√©rieur √† celui de la marchandise ga√ļcha. En m√™me temps, les taxes douani√®res sur l'exportation de la viande locale et l'importation du sel restaient maintenues √† un niveau √©lev√©. Ces d√©cisions de l'administration centrale pr√©judiciaient √©conomiquement les estancieiros et les producteurs de salaisons ga√ļchos qui voulaient pr√©cis√©ment l'inverse : basses taxes sur le sel import√© et protectionnisme douanier contre la viande des pays voisins. La d√©termination du taux des imp√īts par la Cour √©tait un autre point de friction, car la plus grande partie de la richesse de la province allait √† la Couronne.

Ainsi augmenta l'opposition au croissant contr√īle exerc√© par le pouvoir central sur la vie √©conomique et politique du Rio Grande do Sul, opposition qui finit par exploser lors de la R√©volution Farroupilha.

Les √©v√©nements se pr√©cipit√®rent quand Ant√īnio Rodrigues Fernandes Braga, alors gouverneur de la province, et Sebasti√£o Barreto Pereira Pinto, commandant des Armes provinciales, entr√®rent en conflit avec l'opposition quand ils d√©nonc√®rent l'existence d'un projet pour s√©parer la province du reste du Br√©sil. Cette accusation fut faite contre plusieurs d√©put√©s pr√©sents √† l'Assembl√©e Provinciale, o√Ļ se trouvait Pereira Pinto pour proposer la cr√©ation d'un imp√īt suppl√©mentaire n√©cessaire √† la cr√©ation d'un corps sp√©cial de police. C'√©tait le 20 avril 1835 et un des accus√©s √©tait Bento Gon√ßalves da Silva, colonel commandant des forces militaires de la fronti√®re, et riche propri√©taire d‚Äôest√Ęncias dans le Rio Grande do Sul et en Uruguay.

Face √† cette conjoncture, les Farroupilhas, les monarchistes mod√©r√©s et les r√©publicains mod√©r√©s s'unirent, mais aussi parce que se succ√©daient des actes de violence pratiqu√©s par Pedro Chaves, chef de la Police et fr√®re du pr√©sident de la province. Ces trois courants lib√©raux voulaient en finir avec l'exploitation dont le Rio Grande do Sul se sentait victime, en corrigeant les injustices, par le contr√īle du pouvoir ex√©cutif, l'augmentation des pr√©rogatives du l√©gislatif et par une plus large autonomie de la province.

La guerre

Cavalerie farroupilha. (Guilherme Litran)

Les actions armées commencèrent le 19 septembre 1835, quand les troupes farroupilhas commandées par Onofre Pires et José Gomes de Vasconcelos Jardim envahirent Porto Alegre. Le jour suivant, la ville tomba entièrement aux mains des rebelles. Le président Braga, sans troupes légalistes pour le défendre, s'enfuit pour la ville de Rio Grande. La Garde national qui se trouvait dans la ville se joignit aux insurgés.

Le 21 septembre, Bento Gonçalves, à la tête de son contingent vêtu de jaune et de rouge, entra triomphalement à Porto Alegre. La Chambre Municipale confia le pouvoir provincial à Marciano Pereira Ribeiro, chef du Parti Farroupilha.

Un peu moins de quinze mois plus tard, presque toute la province √©tait sous le contr√īle des Farroupilhas. Apr√®s les victoires des batailles de Rio Pardo et Capela do Erval, tout l'√Čtat √©tait domin√© par les rebelles.

Le gouvernement central, alors dirig√© par Diogo Ant√īnio Feij√≥, adopta une politique de conciliation en nommant Jos√© de Ara√ļjo Ribeiro, cousin du Colonel Bento Manuel Ribeiro, autre chef farroupilha, pour gouverner la province. Les Farroupilhas n'accept√®rent pas cette offre conciliatrice et emp√™ch√®rent l'installation de Ara√ļjo Ribeiro qui se retira √† Rio Grande. Ce fut finalement sous l'autorit√© de la Chambre Municipale qu'il assuma sa fonction le 15 janvier 1836. Ce fait entra√ģna l'adh√©sion de Bento Manuel Ribeiro aux l√©galistes.

Les Farrapos obtinrent plusieurs victoires, à Passo de Lageado, Passo dos Negros et Moscardas, et conquirent Pelotas. Cependant, ils perdirent Porto Alegre et furent vaincus à Itapuã, dans le passage entre la Lagoa dos Patos et le rio Guaíba, par l'escadre impériale commandée par le mercenaire anglais John Grenfell.

Lors de la prise de Porto Alegre, les légalistes expulsèrent de la province plus de 200 personnes et obligèrent 36 dirigeants farroupilhas à défiler de par les rues de la cité, sous une pluie fine, jusqu'au quai d'embarquement du port. Cet épisode reste connu sous le nom de Procissão dos 36 Anjinhos.

Les combats se poursuivirent dans les environs, o√Ļ le colonel Ant√īnio de Sousa Neto obtint une victoire √† Seival, apr√®s un sanglant corps-√†-corps. Apr√®s cette victoire, les rebelles d√©cid√®rent de se donner une organisation politico-administrative qui leur permette de lutter d'√©gal √† √©gal avec l'Empire du Br√©sil, et de ne plus √™tre seulement reconnus comme une bande d'anarchistes. Il √©tait aussi n√©cessaire d'avoir un drapeau pour pouvoir traiter avec les pays voisins au m√™me niveau de souverainet√© et d'ind√©pendance. Sousa Neto d√©cida que cette devait √™tre prise sans m√™me consulter Bento Gon√ßalves qui √©tait monarchiste. Le 11 septembre 1836, il proclama la R√©publique Riograndense devant ses troupes assembl√©es.

La République Riograndense

Cherchant des bases d'appui au mouvement dans d'autres territoires, les Farrapos pr√©sent√®rent leur Manifeste du 29 ao√Ľt 1838, adress√© aux dites ¬ę nations civilis√©es ¬Ľ aupr√®s desquelles ils cherchaient √† pr√©senter les motivations qui les avaient amen√© √† la rupture avec l'Empire br√©silien pour construire une √Čtat r√©publicain. Accus√©s d'avoir projet√© le conflit dans l'objectif de mettre en place une r√©publique souveraine dans le Rio Grande do Sul, le Manifeste chercha au contraire √† d√©montrer qu'il n'y avait pas d'ant√©riorit√© s√©paratiste au mouvement en vue d'instaurer un r√©gime r√©publicain.

Le paragraphe premier du Manifeste l√©gitimait les actions effectu√©es par les Farrapos, du moment qu'ils avaient pour objectif essentiel la reconqu√™te d'une libert√© originelle face au pouvoir despotique exerc√© par la Cour de Rio de Janeiro. La d√©fense de cette souverainet√© menac√©e par le despotisme de la Cour justifiait les actes de r√©bellion et d'affrontement men√©s par les Farrapos, dont la source th√©orique est clairement issue des √©crits de l'Anglais John Locke. La souverainet√© de la toute jeune r√©publique serait assur√©e, sur le plan √©conomique, par sa propre gestion des richesses naturelles du Rio Grande do Sul qui lui garantissaient les ressources n√©cessaires pour le plein fonctionnement de le nouvel appareil d'√Čtat.

La s√©paration d'avec le Br√©sil se basait sur les concepts du Code des Nations, se pr√©sentant comme le r√©sultat processus conscient et m√Ľrement r√©fl√©chi, fruit de conflits existant face au pouvoir central. La critique faite √† l'Administration centrale a pour origine un aspect indiqu√© comme commun √† l'ensemble des provinces qui formaient l'Empire br√©silien : d√©ficit public, imp√īts abusifs, dettes publiques √©lev√©es et accords commerciaux qui ne tenaient pas en compte des int√©r√™ts des oligarchies r√©gionales, parmi d'autres points √©num√©r√©s dans le Manifeste. De cette mani√®re, la teneur du document cherchait √† montrer que le conflit ne devait pas √™tre vu comme un probl√®me de caract√®re r√©gional, mais bien comme un fait de dimension national car la politique centralisatrice adopt√©e par la Cour liait toutes les provinces √† ses int√©r√™ts particuliers.

Le contr√īle des charges administratives dans les provinces, dont les nominations √©taient faites par la Cour, lui garantissait un appui certain pour toutes les d√©cisions prises ou √† prendre, sans consid√©rer les impacts n√©gatifs sur les int√©r√™ts locaux. √Ä cela, s'ajoutait le contr√īle du pouvoir judiciaire, emp√™chant toute vell√©it√© d'autonomie locale.

Piratini fut proclamée capitale de la nouvelle République, ce qui lui doit aussi le nom de République de Piratini.

Victoires et d√©faites continu√®rent √† se produire d'un camp √† l'autre, des r√©publicains aux l√©galistes, toujours dirig√©s par Bento Manuel Ribeiro. Avec l'aide la flottille command√©e par Grenfell, les troupes de Ribeiro obtinrent une victoire importante sur l'√ģle de Fanfa, sur le Rio Jacu√≠. Lors de ce combat, Bento Gon√ßalves fut fait prisonnier et envoy√© √† Rio de Janeiro. Dans la m√™me action furent aussi captur√©s les chefs farroupilhas Onofre Pires, Tito L√≠vio Zambecari et Pedro Botic√°rio.

Les Farroupilhas s'affaiblirent un peu plus avec la proclamation de la R√©publique, parce que beaucoup de Chimangos (lib√©raux mod√©r√©s) abandonn√®rent le mouvement et pass√®rent du c√īt√© l√©galiste. Ce fut le cas de Manoel Lu√≠s Os√≥rio.

Cependant, la situation se modifia en 1837. Press√© par la Chambre des D√©put√©s de Rio de Janeiro, le R√©gent Feij√≥ d√©cida de combattre plus durement la R√©volution. Il nomma le Brigadier Antero de Brito pr√©sident et Commandant militaire de la province et ordonna une forte pers√©cution des rebelles. Les prisons se remplirent plus que de raison ; des notables sympathisants des Farroupilhas furent expuls√©es de la capitale de l'√Čtat ; des fonctionnaires nomm√©s par le gouvernement pr√©c√©dent furent d√©mis. Devant cette impopularit√© qui entachait jusqu'√† la r√©putation de Bento Manuel Ribeiro, de nombreuses d√©fections se produisirent dans les forces imp√©riales, jusqu'√† celle de leur chef. De plus, Bento Gon√ßalves qui avait √©t√© d√©plac√© pour le Fort de S√£o Marcelo, √† Salvador, avait r√©ussi √† s'√©chapper avec l'aide la ma√ßonnerie et assura la pr√©sidence de la R√©publique de Piratini, qui poss√©dait d√©sormais son hymne, son drapeau et ses armoiries.

Dans ce contexte de victoires plus nombreuses que de défaites, Giuseppe Garibaldi et Davi Canabarro envahirent le Santa Catarina et créèrent la République Juliana ou République Catarinense en 1839. Garibaldi, Italien, était membre des Carbonari, la société secrète impliquée avec succès dans l'unification de l'Italie. La même année, au même endroit, Garibaldi rencontra le grand amour de sa vie. Elle s'appelait Ana Maria de Jesus Ribeiro, et passa à la postérité sous le nom d'Anita Garibaldi.

La conqu√™te de Laguna donna aux Farrapos un port pour l'importation du mat√©riel n√©cessaire √† la continuation de la lutte contre les forces l√©gales qui gardaient Porto Alegre sous leur contr√īle.

Le déclin

La succession des √©checs amena Pedro de Ara√ļjo Lima √† porter une meilleure attention au conflit du Sud. Il envoya une puissante escadre de vingt-deux navires pour Santa Catarina, qui d√©truisit la flotte des Farrapos dans le port de Laguna en 1839. Ces faits marqu√®rent le d√©clin des Farroupilhas qui s'engag√®rent d√®s lors dans une guerre d√©fensive. Leurs capitales chang√®rent au gr√© de l'avanc√©e des troupes imp√©riales : Piratini, Ca√ßapava, Alegrete, Bag√© et S√£o Borja.

La prise de pouvoir de Dom Pedro II √† sa majorit√©, suivi de la concession d'amnistie entama un mouvement de d√©fection parmi les Farroupilhas. L'√©crasante sup√©riorit√© des Imp√©riaux ‚ÄĒ en hommes et en ressources ‚ÄĒ commen√ßa √† influer sur l'encha√ģnement de d√©faites des Farrapos. Bien qu'ils re√ßussent une aide militaire de Fructuoso Rivera, le Caudillo argentin, les Farrapos manquaient toujours plus de chevaux, d'armes, de munitions, de vivres et d'hommes.

En novembre 1842, Lu√≠s Alves de Lima e Silva, alors baron de Caxias, fut nomm√© commandant des Armes et pr√©sident de la province du Rio Grande de S√£o Pedro. L'arm√©e farroupilha, qui, √† son apog√©e, poss√©dait 3.300 hommes, se trouva r√©duite √† 1.000 combattants. Jusqu'en 1845, elle en perdit encore plus par l'action d'Alves de Lima : 100 √† la bataille de Poncho Verde, 80 √† celle de Botovi et toute son infanterie d'une centaine de Noirs √† Porongos. Ce massacre de Noirs r√©pondait aux propositions du gouvernement imp√©rial qui ne voulait pas les inclure dans l'amnistie offerte. Le chef Davi Canabarro avait facilit√© l'affaire en les faisant tous d√©sarmer la veille sous le pr√©texte qu'ils auraient pu se r√©volter.

La succession des déroutes stimula les rivalités entre les Farroupilhas, y compris contre le propre Bento Gonçalves, accusé d'être dictateur et corrompu, et d'avoir commandité le meurtre d'un opposant politique.

La paix

Les négociations de paix culminèrent lors de la signature de la paix de Poncho Verde, le 28 février 1845. La vraie paix honorable pour les Farroupilhas, sans réelles conditions de supporter encore une lutte qui durait depuis dix années, la position conciliatrice du gouvernement impérial s'explique par la conjoncture existante dans la région du Rio de la Plata.

Dans la R√©publique des Provinces Unies -l'actuelle Argentine- il y avait le gouvernement de Juan Manuel de Rosas (1835-1852), qui projetait une f√©d√©ration d'√Čtats sous l'h√©g√©monie de Buenos Aires. Pour atteindre ses objectifs, il intriguait √† la d√©stabilisation de la r√©gion et contribua √† la victoire de Manuel Oribe √† la pr√©sidence de l'Uruguay.

Pour assurer la sécurité des frontières, l'Empire brésilien devait en finir avec cette guerre et satisfaire aux conditions des insurgés farrapos ou Farroupilhas.

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Bibliographie

  • Aspectos da Guerra dos Farrapos, Hartman, Ivar .Feevale, Novo Hamburgo, 2002. Ed. eletronique (pt)
  • Sociedade brasileira - Uma Hist√≥ria atrav√©s dos movimentos sociais, Rubem Santos Le√£o Aquino et autres, Record ¬Ė (1999), Rio de Janeiro, pp. 511-521. (pt)

Voir aussi

Liens externes

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