Guerande

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Guerande

Guérande

Guérande

La porte Saint-Michel.
La porte Saint-Michel.

Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande (chef-lieu)
Code Insee abr. 44069
Code postal 44350
Maire
Mandat en cours
Christophe Priou (UMP)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Site internet www.ville-guerande.fr
Démographie
Population 15 226 hab. (2006)
Densité 187 hab./km²
Gentilé Guérandais
Géographie
Coordonn√©es 47¬į 19‚Ä≤ Nord
       2¬į 25‚Ä≤ Ouest
/ 47.32, -2.42
Altitudes mini. 0 m ‚ÄĒ maxi. 61 m
Superficie 81,44 km²

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Guérande (Gwenrann en breton, Géraundd en gallo) est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département de Loire-Atlantique et la région des Pays de la Loire.

Gu√©rande est un p√īle touristique de la C√īte d'Amour, la commune est renomm√©e pour ses marais salants et sa cit√© m√©di√©vale Elle appartient au parc naturel r√©gional de Bri√®re.

Sommaire

Géographie

Situation de la commune de Guérande dans le département de Loire-Atlantique

Situation

Dans les Marais-Salants de Gu√©rande : le Traict
En Grande Brière, le canal de Bréca

Guérande se situe à 19 km à l'ouest de Saint-Nazaire, 70 km au sud-est de Vannes et 80 km à l'ouest de Nantes.

La commune de Gu√©rande se situe sur la presqu'√ģle gu√©randaise, territoire ainsi nomm√© car il est entour√©, √† l'ouest par l'oc√©an Atlantique, √† l'est par le marais de Bri√®re, au sud par La Loire et au nord par la Vilaine.

Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Guérande est une commune urbaine, une des 9 communes de banlieue de l’unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic, et qui fait partie de l’aire urbaine de Saint-Nazaire et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).

Site

Le Pays de Gu√©rande est divis√© en deux entit√©s (ou terroirs) distinctes : le pays paludier et le pays m√©tais[1], s√©par√©s par l'abrupt du coteau de Gu√©rande[2].

Le pays paludier

Il est situ√© entre le c√īteau de Gu√©rande et la presqu'√ģle du Croisic et est form√© par les marais salants et les terrains adjacents ; l'altitude est ici de 0 √† 10 m√®tres. On y trouve les √ģles de L√©nifen et de Saill√© (village paludier), la presqu'√ģle de Lanclis au nord-ouest, les villages paludiers de Kerignon, Pradel, Mouzac au pied du sillon.

Le c√īteau gu√©randais

Il correspond √† une ligne de faille qui s'√©tend de Piriac-sur-Mer √† Saint-Nazaire selon une orientation nord-ouest/sud-est, d√©terminant l'existence d'une ligne parall√®le au sillon de Bretagne au nord, et √† la c√īte de la Presqu'√ģle du Croisic au sud. Cet ensemble de reliefs paral√®lles est une r√©activation d'accidents tectoniques anciens par les derniers contrecoups de la surrection des Alpes au cours du dernier million d'ann√©es[3]. L'altitude passe ici brusquement de 10 m√®tres √† 40-60 m√®tres. La ville est implant√©e au point culminant (59 m√®tres au niveau de l'ancien Petit S√©minaire) de la ligne de cr√™te qui offre une vue √† la fois sur les c√ītes et sur l'arri√®re-pays (vers les marais de Grande Bri√®re).

Le pays métais

Il s'√©tend sur le revers du c√īteau jusqu'√† Herbignac au nord et Piriac-sur-Mer √† l'ouest ; il descend en pente douce vers la Bri√®re au nord-est.

Une expression utilis√©e dans la r√©gion gu√©randaise exprime la situation de la cit√© entre les marais salants, le pays blanc (pour le sel), et la Bri√®re, le pays noir (pour la tourbe) : ¬ę Gu√©rande : entre Pays Blanc et Pays Noir ¬Ľ.

Les marais du M√®s, les marais de Grande Bri√®re et les marais salants de la presqu'√ģle gu√©randaise, dont une partie rel√®ve de la commune de Gu√©rande, sont inscrits sur la liste des ¬ę zones humides prot√©g√©es ¬Ľ (convention de Ramsar).

Lieux-dits et écarts

Communes limitrophes

Climat

La presqu'√ģle de Gu√©rande, particuli√®rement la cuvette occup√©e par les marais salants, jouit d'un microclimat oc√©anique relativement sec et vent√©, et changeant au cours de la journ√©e sous l'influence des mar√©es et des brises thermiques.

Moyennes avant 1980, en g√©n√©ral sur la p√©riode 1950 - 1975[4]) :

  • Temp√©rature moyenne annuelle : 11¬įC
  • Moyenne annuelle des temp√©ratures minimales : 9¬įC (6¬įC en janvier - f√©vrier, √† 16¬įC en ao√Ľt)
  • Moyenne annuelle des temp√©ratures maximales : 15,5¬įC (9¬įC en janvier - f√©vrier, √† 23¬įC en ao√Ľt)
  • Nombre de jours de gel√©e : 18 j (Nantes : 40 j, Paris : 68 j)
  • Pr√©cipitations : moins de 700 mm par an, voir moins de 600 mm certaines ann√©es, pour une moyenne de 160 jours par an avec plus de 1 mm d'eau, mais seulement 50 jours par an avec plus de 5 mm, avec un d√©ficit pluviom√©trique entre avril et septembre. Ainsi, La Baule et la r√©gion gu√©randaise offrent une pluviom√©trie parmi les plus basses de France m√©tropolitaine[5] (Nantes : 780 mm/an)
  • Ensoleillement : dur√©e moyenne d'insolation : 2 000 heures (Nantes : 1 960 h, Paris : 1 800 h, Strasbourg : 1 650 h)
  • Nombre de jours avec brouillard : 25 jours (Nantes : 60 j, Paris 50 j, Strasbourg 65 j, Bordeaux : 78 j)

Gr√Ęce aux conditions climatiques particuli√®res de la r√©gion gu√©randaise, outre le d√©veloppement des marais salants, des √©tablissements m√©dicaux y sont install√©s (lyc√©e climatique de La Baule, centres h√©liomarins de Pen-Bron et du Croisic, centres de thalassoth√©rapie de La Baule et de Pornichet).

La v√©g√©tation pr√©sente aussi des particularit√©s li√©es √† ce climat particulier : par exemple, le ch√™ne vert (Quercus ilex), si caract√©ristique des paysages m√©diterran√©ens, est subspontan√©[6] et est en extension. La presqu'√ģle de Gu√©rande est un des points les plus septentrionaux pour cette esp√®ce v√©g√©tale. Pour la faune, depuis le XIXe si√®cle est observ√© un anoure nocturne : le p√©lobate cultrip√®de connu ant√©rieurement sur la c√īte languedocienne, et dont c'est la station la plus septentrionale connue (observ√© r√©guli√®rement dans les dunes de Batz-sur-Mer et de La Turballe). D'autres observations de m√™me type ont suivi, notamment d'insectes m√©ridionaux.

√Čconomie

Emploi et industries

Gu√©rande est la seconde ville du comt√© de Nantes du XIIe si√®cle au XIXe si√®cle, puis du d√©partement de Loire-Atlantique, tant sur le plan √©conomique que par le nombre d'habitants. L'industrie textile ¬ę √† domicile ¬Ľ y est tr√®s implant√©e jusqu'au XVIIIe si√®cle ainsi que l'orf√®vrerie. La position administrative, la production de sel et l'agriculture (√©levage et vignobles) ont assur√© cette situation jusqu'au transfert vers Saint-Nazaire au d√©but du XIXe si√®cle des administrations (sous-pr√©fecture et tribunal) et l'essor industriel (construction navale et chimie) de l'estuaire de la Loire. Sa proximit√© avec ces nouveaux centres de d√©veloppement √©conomique, lui ont toutefois permis de retrouver gr√Ęce au d√©veloppement des infrastructures de transport une nouvelle orientation √©conomique.

L'√©conomie locale est actuellement toujours majoritairement orient√©e, par la surface qui lui est consacr√©e, vers l'agriculture (√©levage de bovins et mara√ģchage, ce dernier en cours de r√©gression, et industrie salicole avec ses d√©riv√©s). Le remembrement r√©cent de la commune a toutefois port√© un arr√™t aux productions d'int√©r√™t local, et a permis l'extension des grandes exploitations.

Les activit√©s tertiaires et l'artisanat (PME-PMI) sont particuli√®rement dynamiques. La majeure partie des ces entreprises sont implant√©s proches de la rocade dans la "Zone d'activit√©es de Villejames" qui comprend une zone artisanale ainsi qu'une zone commerciale en expansion . Situ√© √©galement √† proximit√© de la Route Bleue , mais de l'autre cot√© de la rocade , le nouveau "parc tertiaire de Kerbiniou" connait lui aussi un essor . A l'entr√©e de La Baule la zone d'activit√©es des Salines est , pour sa plus grande partie , situ√©e sur la commune de Gu√©rande : ce que nombre de visiteurs ignorent.

Le secteur industriel est surtout représenté par des moyennes entreprises tels que MSL (composants électroniques) ou la SODIPA (emballages alimentaires)[7]. Les activités liées au tourisme et aux loisirs (hostellerie, restauration, et commerces associés) sont en constante augmentation depuis 20 ans et forment le bassin d'emploi majoritaire de la commune. Aussi le caractère saisonnier de nombre d'emplois liés au tourisme engendre une précarité qui fragilise notamment les plus jeunes. Une antenne de l'ANPE a été ouverte dans la commune en 2004.

La population active gu√©randaise se caract√©rise √©galement par des migrations pendulaires vers le bassin d'activit√©s nazairien : en effet celui-ci concentre une grosse partie des emplois industriels de la r√©gion (Chantiers navals STX Europe , Airbus, Zone de Brais).

La ville voit dans ses murs, chaque semaine le ¬ę grand march√© ¬Ľ du samedi sous les halles et en centre-ville (autour de la coll√©giale) et le ¬ę petit ¬Ľ march√© le mercredi. Le march√© de Gu√©rande est une institution pluricentenaire (celui du samedi est ant√©rieur au XIIe si√®cle) toujours vivante, et toute l'ann√©e.

Agriculture

Les coteaux de Gu√©rande, expos√© au sud-ouest sont un terroir favorable aux mara√ģchers qui produisaient une carotte rouge-orang√©, moyenne et de gros diam√®tre : "la carotte gu√©randaise", encore cultiv√©e au conservatoire des esp√®ces v√©g√©tales de l'Institut national de la recherche agronomique.

Sur ce coteau √©tait aussi produit un vin rouge r√©put√©, de bonne garde pour l'√©poque - 3 √† 5 ans selon les ann√©es -, qui √©tait vendu dans le reste de la Bretagne et export√© vers l'Angleterre. Cette production a r√©gress√© au cours du XVIIIe pour dispara√ģtre au d√©but du XXe si√®cle. Il a travers√© n√©anmoins la crise du Phyloxera, et quelques ceps survivent encore dans des parcelles abandonn√©es ou dans des talus. Les vignes √©taient plant√©es en bas de coteau, de Trescalan √† Careil principalement, sur des sols colluvionn√©s argileux et profonds. Les parcelles les plus r√©put√©es √©taient le "Clos Saint Aubin", (ou Clos de la Pierre) entre Gu√©rande et Saill√©, et le "Clos de Marsill√©"[8].

On trouve encore par-ci par-l√† quelques rangs de vignes (√† usage personnel)[9] dans l'arri√®re-pays, avec notamment quelques plans de Noah qui ont √©chapp√© √† l'arrachage et √† la vigilance des ¬ę douanes ¬Ľ.

La polyculture est en r√©gression g√©n√©rale dans la presqu'√ģle gu√©randaise, la pression fonci√®re et la rentabilit√© √©conomique ayant eu en grande partie raison de cette activit√©. L'√©levage bovin est en extension, particuli√®rement depuis le remembrement de la fin des ann√©es 1980.

Histoire

Menhir de Bissin

L'abondance des monuments, vestiges et sites arch√©ologiques de toutes √©poques a conduit √† son classement de la totalit√© du territoire communal en zone arch√©ologique prot√©g√©e et en ¬ę zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager ¬Ľ (ZPPAUP) ainsi que, pour le secteur intramuros et sa p√©riph√©rie imm√©diate, en ¬ę secteur sauvegard√© ¬Ľ (depuis 1976). En cons√©quence, les am√©nagements et travaux sont obligatoirement pr√©c√©d√©s d'une autorisation sp√©cifique et d'une fouille arch√©ologique pr√©ventive.

Préhistoire

La presqu'√ģle gu√©randaise (au sens large, et en incluant les marais de Grande-Bri√®re moti√®re) contient √† elle seule, pr√®s de 50 % des monuments m√©galithiques subsistants du d√©partement de Loire-Atlantique[10].

La région de Guérande a en effet été occupée dès la Préhistoire, principalement à partir du Néolithique moyen (Chasséen).

Quelques sites archéologiques attestent d'occupations antérieures, remontant à l'épipaléolithique et au Mésolithique (industries microlithiques du type Tardenoisien, avec ou sans "pointe du Chatelet", trouvées en plusieurs points de la commune). Des éléments isolés font même penser à une occupation encore plus ancienne (Moustérien, vers - 85 000 ans), mais les sols granitiques et l'urbanisation n'ont laissé que peu d'éléments.

En revanche, de nombreux m√©galithes t√©moignent de l'occupation chass√©enne. On peut citer le menhir de Bissin (haut de 3,5 m), la pierre de Congor (ou de Saill√©) (dans le "Clos de la Pierre", encore plant√© de vignes au d√©but du si√®cle), l'habitat pr√©historique sur un √©peron barr√© (de type oppidum) et l'all√©e couverte ruin√©e, sur la butte de Sandun, site occup√© du Chass√©en ancien √† l'√Ęge du Bronze, le tr√®s grand enclos m√©galithique de Br√©tineau (ou Tertre de Boga) [11]: quadrilat√®re de menhirs align√©s juxtapos√©s, certains haut de 2 m√®tres, aux dimensions impressionnantes = 78m par 12m, en faisant une des enceintes m√©galithiques la plus grande d'Europe, situ√© pr√®s de Sandun (ne se visite pas, propri√©t√© priv√©e), le dolmen de Brandu (ruin√©)[12] avec un p√©troglyphe grav√©, le menhir de Kerhu√© (ou de Qu√©niquen), et en limite de commune sur Saint-Lyphard, les dolmens de Kerbourg et le menhir de la Pierre Blanche, etc. (cette liste se limite aux m√©galithes signal√©s sur les cartes ou dont la pr√©servation ne pose pas de probl√®me)

Les récentes fouilles du site de Sandun font actuellement référence pour la chronologie du Chasséen atlantique.


Protohistoire

  • √āge du Bronze : des d√©couvertes √©parses mais assez abondantes (haches √† talons en bronze notamment) indiquent une continuit√© du peuplement apr√®s la fin du N√©olithique (Chalcolithique et Campaniforme)

Lors de la construction de la ZAC de Beaulieu et de la ZI de Villejames, des habitations, des enclos, et un ¬ę temple ¬Ľ (site reconstruit √† l'√©poque romaine et transform√© en fanum) ont √©t√© mis au jour[13]. Des fermes et habitations ont √©t√© mises en √©vidence sur l'ensemble du territoire de la commune, ainsi que des ensembles de s√©pultures (malheureusement fouill√©es au XIXe si√®cle). La forte densit√© de vestiges autour de l'actuelle cit√© m√©di√©vale laisse supposer que le site de Gu√©rande est occup√© depuis cette p√©riode au moins[14].

Des fours √† sel (type four √† augets) ont √©t√© d√©couverts en plusieurs lieux de la r√©gion. Ils montrent une premi√®re exploitation salicole en presqu'√ģle gu√©randaise. De l'eau sal√©e et des saumures sont √©vapor√©s sur le feu dans des augets (d'o√Ļ le nom de sel ignig√®ne), pour produire des pains de sel qui seront ensuite export√©s sur de grandes distances.

Stèle basse de La Madeleine / Kerbourg, période de La Tène

Plusieurs petits gisements d'√©tain et de plomb sont aussi exploit√©s d√®s cette √©poque dans la presqu'√ģle (notamment √† Batz-sur-Mer et autour de Donges) pour la fabrication du bronze et des ports d'exportation de ce m√©tal sont signal√©s dans l'estuaire de la Loire par les g√©ographes grecs : Ptol√©m√©e d'Alexandrie et Strabon parlent de Corbilo et de Brivates Portus, mais leurs positions actuelles sont pures conjectures (Donges, Saint-Nazaire, Penho√ęt, Clis ?)[15].

√Ä la fin de l'√Ęge du Fer (√©poque de la T√®ne), la presqu'ile gu√©randaise se trouve √† la fronti√®re entre les V√©n√®tes et les Namn√®tes. Elle est probablement dans la sph√®re d'influence v√©n√®te, au moins pour sa partie ouest (deux st√®les basses ont √©t√© d√©couvertes, √† Clis et √† La Madeleine), mais elle est mentionn√©e par les auteurs antiques comme territoire namn√®te, la limite entre les deux cit√©s √©tant habituellement fix√©e sur la Vilaine. La position de la presqu'√ģle entre la Vilaine (Vicenonia en gaulois tardif) et la Loire, l'une, voie navigable desservant les Redones et l'autre, voie navigable entre les Namn√®tes et les Pictons qui avaient un port important √† Rez√©, en font carrefour important, y compris par mer avec les V√©n√®tes et les Grecs (Massaliotes notamment)[16].

√Čpoque gallo-romaine (du Ier si√®cle au Ve si√®cle)

Le site d'implantation de la cit√© m√©di√©vale n'a pas r√©v√©l√© de traces d'ensembles monumentaux gallo-romains[17], m√™me si de nombreux vestiges attestent d'une occupation √† cette √©poque, d√®s le Ie si√®cle d'apr√®s quelques monnaies[18] et des c√©ramiques trouv√©es lors de travaux r√©cents[19]. Mais les recherches arch√©ologiques ont √©t√© tr√®s ponctuelles, et ont √©t√© men√©es essentiellement √† la p√©riph√©rie de l'agglom√©ration moderne (lieux-dits : Bois Rochefort, Pradonnais, Moulin de Beaulieu, etc.) ; aussi, certains auteurs remettent en cause l'existence d'un vicus (agglom√©ration rurale). Ils pensent plut√īt √† un site d'habitat diffus, plus ou moins dense, le long des axes de circulation ou reli√©s √† ceux-ci.

Une voie carrossable relie cette agglom√©ration √† Nantes (Portus Namnetum) par les rives de La Loire, et se prolonge vers l'ouest jusqu'√† Clis et Piriac-sur-Mer. Une autre voie (appel√©e le ¬ę Pav√© de Beaulieu ¬Ľ car dall√©e) relie le site √† Vannes (Durioritum), traversant la Vilaine soit par un pont √† Rieux (Duretie) soit par bateau √† La Roche-Bernard[20]. Le site d'implantation de la cit√© est donc √† l'intersection de deux voies carrossables secondaires. Toutefois, la presqu'√ģle gu√©randaise reste √† l'√©cart des axes principaux, la voie carrossable principale qui relie Nantes √† Vannes est de l'autre cot√© des marais de Grande-Bri√®re.

Le coteau de Gu√©rande et son arri√®re-pays sont dens√©ment occup√©s aux IIe si√®cle-IIIe si√®cle par de grandes exploitations agricoles (villae). Une forte densit√© de constructions a notamment √©t√© d√©couverte √† Clis au XIXe si√®cle o√Ļ un ensemble monumental √† abside de 67 m√®tres sur 49,50 a √©t√© fouill√© par L√©on Maitre. Un mur en opus regulatum haut d'un m√®tre, et long d'une dizaine, est encore visible aujourd'hui entre Clis et Maisons br√Ľl√©es, au R√©quer, √† mi pente sur le coteau (lieu dit : Ch√Ęteau Grannon).

Au IVe si√®cle, Gu√©rande fait partie de la province romaine de Troisi√®me Lyonnaise (Lugdunensis Tertia) dont le chef-lieu est Tours (Tours est donc aussi si√®ge archi√©piscopal) ; une garnison y serait stationn√©e. La r√©gion est √©vang√©lis√©e sous la conduite de Saint-Germain l'Auxerrois dans le deuxi√®me quart du V¬į si√®cle. En 448, les Armoricains chassent temporairement les Romains de la r√©gion. De retour, la garnison romaine se serait implant√©e √† Grannona[21] (qu'une hypoth√®se assimile √† Ch√Ęteau Grannon pr√®s de Clis, voir paragraphe pr√©c√©dent).

De l'effondrement de l'Empire Romain, en 476, jusqu'en 486 (bataille de Soissons), la presqu'√ģle gu√©randaise, est int√©gr√©e au royaume gallo-romain de Syagrius. Une hypoth√®se assimile une des r√©sidences (villae) de ce dernier "Roi", appel√©e Clivus (ou Clivius), au village de Clis.

Le Moyen-√āge

De la colonisation bretonne √† la f√©odalit√© : du VIe si√®cle au XIe si√®cle

Apr√®s la bataille de Soissons, le territoire de la presqu'√ģle de Gu√©rande passe sous la domination des Francs, comme l'ensemble des territoires appel√©s par la suite Neustrie, notamment le comt√© de Nantes. Mais vers 560, une bataille oppose Clotaire, futur roi des Francs et le "roi" breton Canao Ier, probablement en presqu'√ģle de Gu√©rande[22]. Lors de l'occupation de Nantes par Lambert II, la presqu'√ģle de Gu√©rande devient territoire breton.

La fondation de Gu√©rande est dat√©e du haut Moyen √āge[23], plus pr√©cis√©ment de la seconde moiti√© du VIe si√®cle. En effet, selon des sources m√©di√©vales post√©rieures[24], la fondation du Bro Wenrann et celle de l'occupation continue du site jusqu‚Äôaujourd'hui, est attribu√©e √† la colonisation bretonne contemporaine du roi du Bro√ęrec Waroch II (entre 575 et 595). La cit√© s'implante autour d'une √©glise, d'o√Ļ l'origine probable de son nom qui signifie ¬ę champ/parcelle, consacr√©/pur ¬Ľ (cf. infra: Origine du nom de Gu√©rande).

Cette implantation bretonne s'est faite corr√©lativement √† une entrevue dans sa r√©sidence nomm√©e Aula Quiriaca[25] de Waroch avec saint F√©lix, √©v√™que de Nantes et le lettr√© et futur √©v√™que de Poitiers, Saint Fortunat, entrevue rapport√©e par ce dernier dans ses Epistolae[26]. La rencontre, situ√©e vers 580, de ces trois importants personnages fait penser √† une n√©gociation entre les parties ayant des int√©r√™ts strat√©giques entre Loire et Vilaine c'est-√†-dire : les Bretons (Waroch) et les Francs de Nantes (Saint F√©lix) et du Poitou (Fortunat). Il est aussi rapport√© que l'avanc√©e bretonne est arr√™t√©e √† Saint-Nazaire en 577 par une intromission divine[27].

Du VIe si√®cle au IXe si√®cle, le ¬ę Bro Wenrann ¬Ľ est beaucoup plus √©tendu que ce qu'on appelle actuellement la presqu'√ģle de Gu√©rande : il inclut Donges au sud, Pontch√Ęteau √† l'est, La Roche-Bernard au nord.

Une population de colons bretons venant de Bretagne insulaire (des Cornouailles) s'implante durablement dans la r√©gion au VIe si√®cle. Elle sera renforc√©e par une seconde vague d'immigrants au cours du si√®cle suivant. Le Pays gu√©randais (entre Bri√®re et Atlantique) constitue l'avanc√©e la plus au Sud de la langue Bretonne (limite sud des noms de lieu en Ker- ; plus de 50% des toponymes de la commune sont d'origine bretonne certaine[28]).

La cit√© (re)trouve son Saint Patron avec la translation des reliques de Saint Aubin[29] au plus tard durant la seconde moiti√© du VIIe si√®cle[30]. Une tradition tenace fait de Saint Aubin un enfant du pays. Aubin d'Angers a √©t√© moine puis abb√© au monast√®re de Tincillac[31] en Bro Wenrann [32], qu'il quitte pour devenir √©v√™que d'Angers de 529 √† 550.

Vers 800, Charlemagne reconquiert tr√®s temporairement les territoires entre Loire et Vilaine, ainsi que le sud du Pays de Vannes (ou Bro√ęrec) notamment la presqu'√ģle de Rhuys et Vannes. Les Marches sont alors reconstitu√©es, mais les populations de langue bretonne restent dans la presqu'√ģle de Gu√©rande.

Les institutions religieuses se d√©veloppent dans la cit√© comme le montre la construction d'une seconde √©glise au VIIIe si√®cle et dont on a retrouv√© des √©l√©ments remani√©s sous l'actuelle Coll√©giale[33]. Nomino√ę, Roi et unificateur de la Bretagne, instaure un √©v√™ch√© (tr√®s temporaire) √† Gu√©rande, et s√©pare ainsi la r√©gion gu√©randaise de l'√©v√™ch√© de Nantes, sous influence franque, pour la rattacher √† l'influence bretonne, et √† l'archev√™ch√© de Dol. En 851, suite √† la Bataille du Grand-Fougeray, Charles le Chauve, Co-Empereur et Roi des Francs, et Erispo√ę, Roi ¬ę h√©r√©ditaire ¬Ľ de la Bretagne, se rencontrent √† Angers pour signer le trait√© d'Angers qui donne √† la Bretagne les pays rennais, le nantais et le Pays de Retz (partie nord de l'Herbauges). Par la suite, le pays de Gu√©rande demeurera jusqu'en 1789 dans le Duch√© de Bretagne.

√Ä la suite de ce trait√©, probablement dans un souci d'apaisement des relations avec l'archev√™ch√© de Tours et l'√©v√™ch√© de Nantes, l'√©v√™ch√© de Gu√©rande est supprim√©, et le Pays de Gu√©rande est d√©finitivement rattach√© √† l'√©v√™ch√© de Nantes en 857. De cette situation politique est rest√©e une double tutelle sur la ville de Gu√©rande : l'√©v√™que de Nantes et le Duc de Bretagne se partageront jusqu'√† la R√©volution les droits et propri√©t√©s sur la cit√©. C'est aussi durant cette p√©riode que se structurent les premi√®res institutions urbaines de la ville, dont la constitution d'une milice arm√©e pour d√©fendre la cit√©. Cette milice sera jusqu'au XVIe si√®cle une force arm√©e reconnue pour sa qualit√© militaire, et utilis√©e dans des conflits r√©gionaux ou ext√©rieurs jusqu'√† la R√©volution comme troupe constitu√©e[34].

C'est en 854 qu'apparait la première mention écrite connue (et explicite) de la ville de Guérande[35].

Puis, en 854-855 apparaissent les premi√®res mentions √©crites[36] des salines dans les alentours de Gu√©rande : √† Clis et √† Saill√©. Si la r√©colte du sel est une pratique tr√®s ancienne, ce document montre que la construction des salines, selon la conception actuelle des marais salants de Gu√©rande, se fait bien avant le IXe si√®cle. (Il s'agit probablement d'un h√©ritage gallo-romain.)

Vers 870, le Roi Salomon de Bretagne, installe à la tête de la paroisse de Guérande et des églises et chapelles qui y sont rattachées, un chapitre de quatorze chanoines. Le chapitre de Guérande est donc un des plus anciens de France.

La milice de Gu√©rande face aux Normands en 919 - in : ¬ę Vie de Saint Aubin ¬Ľ, manuscrit du XIe si√®cle , BNF

La r√©gion est affect√©e par plusieurs incursions des Normands de 843 √† 1013 (voir Histoire de Nantes[37]). Ces incursions auront pour cons√©quence la d√©sorganisation politique et √©conomique de la r√©gion[38], ainsi que de toute la Bretagne. Les implantations monastiques sont abandonn√©es, et les moines, se replient en amont d'Angers, puis en Bourgogne. Vers 900, les normands s'implanteront √† La Roche-Bernard sur La Vilaine (en 919), ainsi que dans l'estuaire de la Loire, dans l'Ile Bothy, de part et d'autre de la presqu'√ģle de Gu√©rande, et ils occupent Nantes durant une vingtaine d'ann√©es.

  • Le Miracle de Saint-Aubin : Dans ce contexte, en 919, Saint Aubin aurait fait une apparition miraculeuse, chevalier blanc arm√© (dans certaines versions sur un cheval blanc), (alba = blanc en latin, d'o√Ļ l'association √©tymologique probable avec Albin, Aubin). Il redonne force et courage √† la milice de la ville, qu'il prend sous son aura pour chasser des Normands qui assi√©geaient la ville[39]. Le Pays de Gu√©rande bien que pris en tenaille par les Normands repoussera une implantation durable.

En 939, les Normands quittent la Bretagne, les raids se font plus rares après 960, le Pays de Guérande reprend sa place dans le Duché de Bretagne qui se réorganise sous le règne d'Alain Barbetorte dit al louarn.

Le Moyen √āge jusqu'√† la guerre de Succession

À la mort d'Alain le Grand, comte de Vannes, Alain Barbetorte reçoit en partage des terres et des apanages dans Guérande et aux alentours, une autre partie allant à l'évêché de Vannes.

La chatellenie de Guérande

Au XIe si√®cle, L'ancien Plou Wen-rann est divis√© en trois seigneuries : la ch√Ętellenie de "Guerrande", de langue bretonne, la ch√Ętellenie du Pont (Pontch√Ęteau), et la Vicomt√© de Donges, ces deux derni√®res majoritairement de langue gall√®se[40]. √Ä Gu√©rande, le duc est repr√©sent√© par un vicarius (viguier), attest√© vers 1065. La ville reste donc sous la tutelle directe des ducs. Il est probable que c'est √† cette √©poque que l'√©v√™que de Nantes installe dans la ville, √† c√īt√© du viguier, un S√©n√©chal des r√©gaires, pour administrer les biens et droits repris de l'√©v√™ch√© de Vannes.

La prosp√©rit√© des XIIe si√®cle et XIIIe si√®cle

Au XIIe si√®cle- d√©but XIIIe si√®cle, une nouvelle coll√©giale est construite en style roman (chapiteaux histori√©s dans la nef, style roman final ¬ę pr√©-gothique ¬Ľ) sur les fondations plus anciennes. C'est √† cette √©poque que la ville prend son extension actuelle ; des fortifications sont construites. La ville de Gu√©rande se dote alors d'une flotte de navires rouliers qui vont exporter le sel et le vin sur les c√ītes fran√ßaises et vers les pays d'Europe du Nord, particuli√®rement l'Angleterre. La Loire et la Vilaine sont aussi des axes commerciaux importants. La gr√®ve du Traict, dans les marais salants, est utilis√©e comme port, les navires remontent certains des √©tiers des marais salants (secteur des hameaux de Congor et Pradel) pour charger le vin et le sel.

Intervention du roi de France Philippe Auguste

En 1206, Philippe Auguste[41] destitue les viguiers au profit de s√©n√©chaux royaux. Gu√©rande est alors int√©gr√©e dans la s√©n√©chauss√©e de Nantes, dont les limites sont celles de l'√©v√™ch√© et du comt√©. La chatellenie de Gu√©rande est temporairement partag√©e entre Andr√© de Vitr√© et Eude (ou Eudon) de Ch√Ęteaubriant. En 1207, Philippe Auguste rend le duch√© √† Guy de Thouars et la chatellenie de Gu√©rande est reconstitu√©e[42]. En 1214, un acte d'arbitrage indique que Gu√©rande est √† la ¬ę disposition ¬Ľ de Pierre Mauclerc, baillistre de Bretagne.

Organisation du chapitre collégial

Le 13 juillet 1312, une bulle du pape Cl√©ment V institue √† la t√™te du chapitre de la coll√©giale un pr√©v√īt avec mitre et crosse. La nomination du pr√©v√īt sera ensuite syst√©matiquement ratifi√©e par le pape et le duc de Bretagne (puis le roi de France). Au chapitre est adjoint un th√©ologal, qui fait office de cur√© de la paroisse, et une fabrique qui g√®re les biens de la paroisse. En outre, le coll√®ge a la gestion d'une psalette (chŇďur et √©cole de chanteurs), d'une serpenterie (√©cole de musique et musiciens) et d'une r√©gence (√©cole ouverte aux psalteurs et aux enfants des paroissiens qui y font leurs ¬ę humanit√©s ¬Ľ). Le sacr√© coll√®ge sera dissout √† la R√©volution (voir le tableau de Jacob Catrou dans la coll√©giale, peint en 1642, class√© MH).

Gabelle et commerce du sel

En 1341, lors de l'institution de la gabelle, imp√īt sur le commerce du sel, Gu√©rande, √©tant ville productrice de sel, b√©n√©ficie d'une exemption. Le commerce du sel vers la Bretagne et le Nord de la France (pour la salaison du poisson, notamment vers Boulogne-sur-Mer en Picardie), ainsi que l'Europe du Nord[43], permet l'essor √©conomique de la r√©gion gu√©randaise. Mais l'ensablement inexorable du Traict et l'augmentation du tonnage des navires entra√ģne, √† partir du XIVe si√®cle, le d√©placement des activit√©s portuaires vers Le Croisic et Le Pouliguen.

Maison du Potier, XVIe - XVIIe, place du Pilori

Guérande et la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364)

La guerre de Succession de Bretagne, entre deux prétendants à la succession de Jean III, Jean de Montfort et Charles de Blois, doit être replacée dans le contexte de la guerre de Cent Ans. À l'échelle locale, ce conflit a eu pour conséquence, malgré la destruction de la ville de Guérande, de redonner un souffle à la région.

La situation de Guérande au début du conflit

Un acte dat√© du 26 d√©cembre 1332 indique que Guerrande, Baas et Saill√© appartiennent √† Jean de Bretagne, comte de Montfort. C'est un bien qui lui vient de sa m√®re Yolande de Dreux, comtesse de Montfort l'Amaury, descendante de Pierre Mauclerc, et c'est le seul qu'il poss√®de alors dans le Duch√© de Bretagne. La Ville, suivie par une vingtaine d'autres places fortes bretonnes, prend le parti de Jean de Montfort ; cette loyaut√©, confirm√©e jusqu'√† la fin de la guerre, explique l'attachement que les ducs de Bretagne de la dynastie de Montfort montreront pour la r√©gion gu√©randaise.

Le sac de Guérande (1342)

Printemps 1342 : le sac de Gu√©rande[44], par les troupes espagnoles et g√©noises sous le commandement de Louis de la Cerda, dit Louis d'Espagne, Amiral de France, du parti de Charles de Blois, dont il est le cousin. Apr√®s un bref si√®ge, au motif que la ville serait tenue par des troupes anglaises (ce qui est tr√®s probablement faux), la ville et les cinq √©glises sont pill√©es et incendi√©es, si l'on en croit le r√©cit de Jean Froissart. Selon la chronique du si√®ge, le pillage permit de collecter un grand butin, plus que les hommes n'en purent porter. La population aurait √©t√© pass√©e au fil de l'√©p√©e ; il y aurait eu 8000 morts selon d'autres sources, proches de Louis d'Espagne, mais probablement excessives, puisqu'il n'y avait que 4000 √† 5000 habitants dans la cit√© et les faubourgs. Dans une autre version[45], les bourgeois de la ville furent mis √† la ran√ßon, et les incendiaires des √©glises pendus. Les troupes franco-espagnoles d√©mant√®lent les fortifications.

Cette chronique du si√®ge nous fournit indirectement des informations sur la ville : elle est d√©crite comme une place fortifi√©e strat√©gique du fait de son contr√īle de la c√īte, peupl√©e, riche et commer√ßante, productrice de vin, avec des navires en gr√®ve[46]. Curieusement, le sel n'est pas signal√© comme une source de richesse.

Ce sac ne serait qu'un coup de main[47] aux conséquences limitées[48], car dès l'année suivante, courant 1343, la place de Guérande est toujours sous l'autorité de Jean de Montfort, administrée pour lui par Guillaume du Verger, avec le titre de lieutenant du comte. Des troupes y stationnent, et Guillaume du Verger fait réparer les fortifications et les renforce en faisant creuser des fossés. Cependant, durant l'été 1344, les troupes de Charles de Blois sont de nouveau autour de Guérande [49]. Ce siège semble s'être encore conclu par la reddition de la cité.

La mort de Jean de Montfort (1345)

Après la mort de Jean de Montfort en 1345, son fils, le futur Jean IV poursuit le conflit. Les troupes guérandaises restent fidèles au parti Montfort, bien que l'évêque de Nantes soit passé au parti de Charles de Blois.

Le premier traité de Guérande (1365)

Le 12 avril 1365, le premier traité de Guérande est signé dans la collégiale Saint-Aubin, alors en cours de reconstruction, un lieu symbolique pour le parti vainqueur, puisque cette ville était la seule des Montfort en Bretagne au début du conflit. Le traité met fin à la guerre de Succession de Bretagne et voit Jeanne de Penthièvre renoncer au duché en faveur du fils de Jean de Montfort, Jean IV.

Voir aussi : Premier Trait√© de Gu√©rande (1365)

La fin du Moyen Age

Création de la sénéchaussée de Guérande

La paix retrouv√©e, Gu√©rande, ville ducale, devient en 1365 le si√®ge d'une s√©n√©chauss√©e distincte de celle de Nantes. Cette s√©n√©chauss√©e s'√©tend sur treize paroisses, c'est-√†-dire presque toute la presqu'ile : d'Herbignac, Ass√©rac, Mesquer et Saint-Molf au nord, jusqu‚Äô√† Saint-Nazaire et Montoir-de-Bretagne au sud. Le Croisic et Batz-sur-Mer y sont int√©gr√©s. Donges reste administr√©e par la S√©n√©chauss√©e de Nantes.

Le conflit avec le roi de France et le second traité de Guérande (1381)

En 1371 : nouveau si√®ge et prise de Gu√©rande par Bertrand du Guesclin.

Les nobles bretons se rebellent contre Jean IV qui s'exile en Angleterre dans ses possessions de Richemont. En 1378, le roi de France profite de cette situation pour essayer de s'emparer de la Bretagne, mais la noblesse bretonne rappelle Jean IV et le conflit reprend contre la France. En 1379, Olivier III, seigneur de Clisson tente de prendre la ville.

Un second trait√© de Gu√©rande est sign√© le 4 avril 1381 entre le duc Jean IV et Charles VI dans la chapelle de Notre-Dame la Blanche (intramuros) r√©cemment reconstruite. Ce trait√© r√®gle d√©finitivement les probl√®mes de succession dans le duch√© de Bretagne et clarifie les rapports entre le royaume de France et le duch√© de Bretagne.

Voir aussi : Second Trait√© de Gu√©rande (1381)

La paix retrouvée

Signe de ces nouveaux temps de paix, le mariage de Jean IV, duc de Bretagne, avec Jeanne de Navarre, est c√©l√©br√© √† Saill√©, au cŇďur des marais salants, en 1386 .

Les remparts actuels sont construits après ces conflits sur les ruines des fortifications antérieures, principalement sous le règne de François II[50].

Blason du Monastère Saint-Yves, XVIIIe

En 1404, le duc Jean V approuve la cr√©ation du couvent dominicain Saint Yves situ√© dans le faubourg Bizienne ; en 1405, il instaure une foire annuelle au profit de ce monast√®re (les 20 et 21 mai). Le pape Beno√ģt XIII donne son accord en 1409, alors que la construction est d√©j√† commenc√©e.

Les Temps modernes

Le règne d'Anne de Bretagne

Au cours de la ¬ę guerre folle ¬Ľ, en pleine mobilisation, la duchesse Anne, par une lettre du 9 avril 1484, octroie aux Gu√©randais divers privil√®ges, en compensation de la fourniture de troupes et pour s'assurer du soutien financier de la ville durant ce conflit : elle ¬ę anoblit les Marais salants, les dispensant d'imp√īts ... ¬Ľ. Les Gu√©randais n'oublieront pas ces privil√®ges, pas plus que ceux donn√©s aux habitants de la Grande Bri√®re (l'indivision actuelle des marais de Grande Bri√®re sont une cons√©quence de ces lettres patentes).

En m√©moire de ses nombreux s√©jours dans ¬ę sa bonne ville ¬Ľ et de sa fid√©lit√© √† la Maison de Montfort, Anne de Bretagne aurait, selon la tradition, donn√© une couronne d'or √† Gu√©rande, une d'argent √† Saill√©, et une de cuivre dor√© √† Trescalan (aujourd'hui dans la commune de La Turballe). Les deux premi√®res ont disparu, mais la troisi√®me existe encore, et est toujours port√©e par les mari√©s lors de leurs noces.

Guérande après l'union perpétuelle (1532)

Le "Ch√Ęteau" est d√©moli en 1614 √† la requ√™te des √Čtats de Bretagne. Ce "logis" fortifi√© avait servi de maison seigneuriale aux ducs de Bretagne lors de leurs s√©jours √† Gu√©rande et d'atelier mon√©taire √† Jean de Montfort durant la Guerre de Succession de Bretagne. La "rue du Ch√Ęteau Gaillard"[51] comm√©more son existence, mais sa localisation pr√©cise demeure incertaine faute de recherches arch√©ologiques et de textes historiques pr√©cis[52]. La porte Saint-Michel, qui servait de logis au lieutenant de police et au lieutenant militaire de la Place de Gu√©rande, repr√©sentant le duc de Bretagne, n'√©tait pas la r√©sidence ducale.

Les √Čtats de Bretagne se r√©unissent plusieurs fois √† Gu√©rande, notamment en 1625, probablement dans le b√Ętiment servant de Cohue et de Tribunal qui √©tait localis√© √† l'emplacement des halles actuelles ou dans le monast√®re Saint-Yves. Le Chapitre et la Ville de Gu√©rande envoyaient chacun des d√©put√©s aux √Čtats et au Parlement de Bretagne.

Au cours des XVIIe si√®cle et XVIIIe si√®cle, la ville se transforme, des demeures bourgeoises en granite remplacent les maisons du XVe si√®cle et XVIe si√®cle. Ces h√ītels particuliers et ces maisons repr√©sentent pr√®s de 50% du b√Ęti visible aujourd'hui dans le secteur intra muros.

La conspiration de Pontcallec

La noblesse de la presqu'√ģle de Gu√©rande, particuli√®rement celle de la cit√©, se joint √† la ¬ę Conspiration de Pontcallec ¬Ľ entre 1717 et 1719. La plupart d'entre eux signeront l'acte d'union de la ¬ę conspiration ¬Ľ. Parmi les familles qui se sont jointes √† la conspiration, on retrouve les Morvan de Kerpondarmes, alors d√©put√©s de Gu√©rande aux √Čtats de Bretagne, les Rohan-Pouldu, qui ont un h√ītel en ville et des terres dans la presqu'√ģle, les Kerpoisson, les Rollan, Roger, Lizet, etc. Les conspirateurs se sont alors fortement arm√©s, dans l'attente d'un renfort de troupes espagnoles, qui n'arriveront jamais.

En 1789, le couvent dominicain, situ√© √† l'extr√©mit√© du ¬ę faubourg Bizienne ¬Ľ, est vendu comme ¬ę bien national ¬Ľ, et, servant de ¬ę carri√®re ¬Ľ, est en grande partie d√©truit d√®s cette √©poque[53].

L'√Čpoque contemporaine

Les restructurations administratives 

Lors de la création des communes et des départements en 1789-90, la sénéchaussée de Guérande (ou de Campsillon) disparait. Les paroisses qui en faisaient partie deviennent généralement des communes. Le territoire communal de Guérande est formé à partir des paroisses et trêves de Guérande, Saillé, Trescalan et La Madeleine. Le bourg de La Madeleine est même coupé en deux avec Saint-Lyphard.

Gu√©rande devient tout de m√™me chef-lieu de district, mais la d√©limitation du Morbihan et de la Loire-Inf√©rieure ampute le Pays gu√©randais de trois communes du nord de la presqu'√ģle : P√©nestin, ancienne tr√®ve de la paroisse d'Ass√©rac, Camo√ęl et F√©rel, anciennes tr√®ves de la paroisse d'Herbignac.

De surcro√ģt, lors de la cr√©ation des arrondissements en 1800, Gu√©rande perd son statut de chef-lieu qui est attribu√© √† Savenay (puis √† Saint-Nazaire en 1868). Perdant son r√īle de centre religieux et administratif, la ville perd sa bourgeoisie et ses commerces.

En 1865, Guérande subit un nouvel amoindrissement du fait de la séparation de l'ancienne paroisse de Trescalan, qui deviendra par la suite la commune de La Turballe.

L'évolution économique, le déclin des marais salants

Les marais salants de Gu√©rande, principale source d'approvisionnement en sel pour l'Europe du Nord, maintiennent leur prosp√©rit√© jusqu'au milieu du XIXe si√®cle. En 1840, on d√©nombre encore 2350 paludiers ; 25577 Ňďillets sont cultiv√©s, 493 seulement ne le sont pas. Cependant, dans la deuxi√®me moiti√© du XIXe si√®cle et au XXe si√®cle, l'industrialisation de la production du sel des salins du Midi et de l'Est provoque la chute des cours du sel et l'effondrement du commerce des salines de la c√īte atlantique : il ne reste que 370 paludiers en 1934. Le d√©veloppement √©conomique et industriel de Saint-Nazaire isole le Pays gu√©randais, qui se tourne vers ses ressources agricoles (√©levage et culture mara√ģch√®re). La ville vit au rythme des foires aux bestiaux mensuelles, avec chaque ann√©e le point d'orgue de la foire aux bŇďufs et aux porcs du 30 juin qui attire des acheteurs et des vendeurs de toute la r√©gion, et m√™me bien au-del√†.

Gare de Guérande, vers 1902
L'arrivée du chemin de fer

Le développement des stations balnéaires (Le Pouliguen, Pornichet, puis La Baule) et du tourisme, la construction de la voie ferrée[54] La Baule-Guérande, embranchement de la ligne Saint-Nazaire-Le Croisic, entre 1872 et 1879, donnent à Guérande un nouveau souffle économique, avec notamment le développement du commerce des bovins vers Nantes. L'inauguration de la gare et de la ligne reliant La Baule à Guérande a lieu le 11 mai 1879. Dans un premier temps, trois trains de voyageurs desservent Guérande chaque jour, puis six. Le projet initial prévoyait la prolongation de la ligne de Guérande à La Roche-Bernard, mais cela n'est pas immédiatement réalisé.

En 1905-1906, est construite une ligne d'int√©r√™t local ¬ę Gu√©rande, Piriac, Herbignac ¬Ľ de la Compagnie du Morbihan (CM), inaugur√©e le 1er juillet 1907. Cette ligne √† voie m√©trique a fonctionn√© jusqu'au 1er juin 1938, √©poque o√Ļ se manifeste la concurrence des premi√®res lignes de cars. La gare se trouvait √† l'emplacement de la caserne des pompiers et de la gendarmerie. Durant cette p√©riode, un raccordement entre Herbignac et La Roche-Bernard permettait de relier Gu√©rande √† Vannes et √† la presqu'√ģle de Rhuys. Mais seul le tron√ßon ¬ę Gu√©rande - La Turballe - L√©rat - Piriac ¬Ľ √©tait suffisamment fr√©quent√©[55].

Le déclin du chemin de fer

Quant √† la ligne Gu√©rande-La Baule, relevant du r√©seau de l'Etat √† partir du d√©but du XX¬į si√®cle, elle est sur le d√©clin √† partir de 1940 : le trafic voyageurs est r√©duit aux trains ouvriers vers Saint-Nazaire. Le trafic voyageur cesse d√©finitivement en 1955, tandis que le trafic marchandises se poursuit jusqu'en juillet 1971.

La portion de voies ferr√©es entre la gare de Gu√©rande et la zone industrielle de Villejames est d√©class√©e en 1981 laissant place √† l'actuelle avenue Anne de Bretagne . Le reste de la voie jusqu‚Äô√† la Baule est √† son tour d√©class√© en 1990 et r√©cemment transform√© en piste cyclable, √©l√©ment important du r√©seau V√©loc√©an. La gare est d√©truite, ce qui modifie la physionomie du quartier o√Ļ vont s'√©lever des logements, une √©ph√©m√®re zone commerciale , la nouvelle poste et le centre culturel Athanor. Depuis quelques ann√©es, ce secteur de la ville subit de nouvelles transformations, avec la cr√©ation d'une zone paysag√®re (la coul√©e verte, vers le Bois Rochefort) et la construction √† la place de l'ancien centre Leclerc d'un cin√©ma multiplexe de 6 salles avec des restaurants et de nouvelles voies pi√©tonnes.

En 1970-1971 : Cr√©ation du Parc naturel r√©gional de Bri√®re, un des premiers parcs r√©gionaux de France. Le flanc nord du coteau de Gu√©rande, vers les marais de Grande Bri√®re, est dans son p√©rim√®tre. La limite du Parc naturel correspond au trac√© de la "Route bleue", voie express qui doit relier Vannes √† Saint-Nazaire[56] , par le barrage d'Arzal sur la Vilaine. Seul le tron√ßon de Gu√©rande √† Saint-Nazaire est r√©alis√© actuellement.



Symboles

Blasonnement

BlasonGuerande.svg Guérande
  • Description : D'argent √† quinze mouchetures d'hermine de sable pos√©es 5, 4, 3, 2 et 1.
  • Les armes suivantes figuraient, jusqu'aux ann√©es 1990, sur les documents municipaux officiels. Elles furent conc√©d√©es √† la ville, en 1819, par Charles X, mais leur usage est ant√©rieur, car elles figurent d√©j√† sur le timbre de l'horloge de la Coll√©giale dat√© de 1642 (class√© MH). Les mouchetures d‚Äôhermine √©voquent le blasonnement Blason region fr Bretagne.svg de la Bretagne, rappelant l'appartenance pass√©e de la ville au duch√© de Bretagne. Armes confirm√©es par Ordonnance de Charles X du 11 d√©cembre 1829 (moyennant 91 Francs de ‚Äúdroits de sceau‚ÄĚ).[57]
  • Il existe une variante de ce blason en losange : D'hermine plain, en losange. Ce blason en losange a pour supports deux lions casqu√©s. Blason ville fr Gu√©rande (Loire-Atlantique) Losange.svg
  • Pour Victor Adolphe Malte-Brun, les armes de Gu√©rande sont : De gueules, √† deux lions passants d'argent.[58] Blason guerande.svg
  • Autre blasonnement connu (contemporain du pr√©c√©dent) : De gueules, √† deux lions passants d'argent, au chef d'hermine[59]. Blason √† dessiner.svg
Blason-guerande-2.jpg Blason stylé avec ornements extérieurs.
  • Exemple : timbre de l'horloge de la Coll√©giale, dat√© de 1642. Description : D'argent √† quinze mouchetures d'hermine, pos√©es 5, 4, 3, 2 et 1 ; l'√©cu timbr√© d'un lion casqu√© d'argent, et soutenu par deux lions aussi casqu√©s du m√™me[60].
  • Blason au-dessus de la porte Saint-Michel
    Ce blason, (timbré de la couronne, et entouré de la cordelière de la duchesse Anne) est aussi celui qui figure sur la porte Saint-Michel (mais l'état actuel fait suite aux restaurations de la porte Saint-Michel de 1895-1900).

Logotype

Guérande, Loire-Atlantique, France - Logo.jpg Guérande
  • Logo de la ville.


Drapeau

La ville de Gu√©rande poss√®derait un drapeau, ressemblant √† celui du Qu√©bec : croix noire sur fond blanc, avec une moucheture d'hermine dans chaque quartier, port√© par les navires arm√©s par la ville, notamment pour le commerce du sel et du vin vers l'Europe du Nord.



√Čtymologie, Langue

La presqu'√ģle de Gu√©rande : une limite linguistique

La langue bretonne, implant√©e d√®s le VIe si√®cle, sera la langue vernaculaire de la commune de Gu√©rande jusqu‚Äô√† la fin du XVIIIe si√®cle, et ne dispara√ģtra de la presqu'√ģle gu√©randaise que dans les ann√©es 1960 (parler proche du vannetais), en concurrence avec le parler gallo, langue romane de Haute-Bretagne. Ce maintien du breton s'explique en partie par les liens √©conomiques avec le reste de la Bretagne. Aujourd'hui, les locuteurs du gallo sont aussi en voie d'extinction dans la r√©gion : la langue des paysans locaux est en r√®gle g√©n√©rale du fran√ßais teint√© de gallo (disparition des conjugaisons et des diphtongaisons) et de bretonnismes (une centaine environ).

Origine du nom de Guérande

Le nom de la commune √©tait orthographi√© Guerrande jusqu'au XVIIIe si√®cle. Il est issu de deux mots bretons : gwenn (¬ę blanc ¬Ľ en breton moderne mais √©galement ¬ę pur, sacr√© ¬Ľ autrefois) et rann (¬ę parcelle ¬Ľ). En breton moderne, Gu√©rande s'√©crit Gwerrann ou Gwenrann. Les habitants sont appel√©s Gwenranniz (Gwenrannad au singulier).

Quatre hypoth√®ses existent quant √† l'√©tymologie de Gu√©rande :

  1. Pays Blanc : pays (rann) au sens de territoire et blanc (gwenn) faisant r√©f√©rence aux salines. Cette traduction s√©duisante car empreinte d'une salinit√© toute gu√©randaise m√©conna√ģt le sens exact du mot rann en vieux-breton : part, partie au sens de parcelle de terre, champ. Le sens donn√© √† rann de territoire ou subdivision d'un pays n'existe qu'en breton moderne. Cette hypoth√®se √©voqu√©e par L√©on Ma√ģtre en 1894 et largement reprise par les guides touristiques ne trouve aucun √©cho chez les sp√©cialistes du breton.
  2. Vindo-Randa : Gu√©rande serait selon Alain Gallic√© (1995) une bretonnisation du gaulois vindo-randa (¬ę terre en friche¬Ľ ; le mot a donn√© garenne en fran√ßais[61]), composition celtique strictement identique en sens et en forme au breton gwenn-rann. Cependant le nom de Gu√©rande n'est attest√© qu'√† partir du IXe si√®cle : cette date semble trop tardive pour la reprise d'une appellation gauloise dans un lieu (autour de l'actuelle coll√©giale) qui, de surcro√ģt, semble n'√™tre occup√©e qu'√† partir du IVe si√®cle au mieux. Il est √† signaler, en compl√©ment, de l'existence de nombreux toponymes non bretons bas√©s sur la racine celto-gauloise ¬ę Rnd, ou randa ¬Ľ signifiant ¬ę fronti√®res, limites, bord ¬Ľ dans le Massif Central. On y trouve des Gu√©rande (√† Toulon-sur-Allier et Arfeuilles dans l'Allier ou √† Lacalm dans l'Aveyron), des Guirande (Les Salles dans la Loire et √† Felzins dans le Lot), et aussi, sans √™tre exhaustif : Egarande, Chamarande, Cham√©rande, Ayguirandes, Eygurande, Guirandes, Burande, La Randeix, etc[62]. Ces toponymes forment une ligne qui √©pouse la limite de l'ancien territoire des Arvernes. Un lien est peu probable, mais la position de limite (ou fronti√®re) entre Namn√®tes et V√©n√®tes de la position actuelle de la ville est un √©l√©ment √† consid√©rer m√™me s'il doit √™tre √©tabli par une recherche arch√©ologique.
  3. Parcelle en friche : nous retrouvons le m√™me sens que dans l'hypoth√®se gauloise, mais cette fois-ci ce sont les Bretons qui auraient trouv√© un lieu abandonn√© et couvert de ruines. Joseph Loth (1883) s'appuie sur le gallois gwynn qui peut signifier ¬ę en friche ¬Ľ, pour √©tayer cette hypoth√®se reprise par Henri Quilgars (1910). Toutefois, ce sens ne semble pas attest√© en breton pour gwenn.
  4. Parcelle consacr√©e : Gildas Buron rappelle que la premi√®re attestation de Gu√©rande mentionne en 854 ¬ę ecclesia quae dicitur Wenran[63] ¬Ľ. Il s'agissait donc d'une √©glise et d'une paroisse, mais non d'un pays, d'un bourg ou d'une r√©gion. Des fouilles arch√©ologiques ont de plus montr√© la pr√©sence d'un cimeti√®re d'√©poque m√©rovingienne autour de cette √©glise primitive. Il s'agit donc probablement d'une ¬ę parcelle pure, consacr√©e ¬Ľ, ce sens convenant √† l'adjectif gwenn comme au mot rann, mais aussi √† la nature de l'occupation des lieux.
  5. Par ailleurs, Erwan Vallerie souligne, dans une r√©gion relativement restreinte, l'existence de trois toponymes proches : outre Gu√©rande (Wenrann), il faut noter √©galement : Gu√©men√© (Winmonid, monid ou m√©nez pour colline), et Guenrouet (Wenroued,roued pour chemin/passage √† gu√©), tous de m√™me structure, bas√© sur la racine wenn (ou win), ce qui renforce l'id√©e que le sens blanc (gwen) pour cette racine est √† prendre avec circonspection. Il peut aussi √™tre ajout√© √† cette liste : Vindunita insula transcription latine de l'ancien nom breton[64] de Besn√©[65].

Les formes anciennes du nom Gu√©rande sont Werran 854[66], Uuenran 8 juillet 857, Uuerran 10 juillet 865, Uuenrann 5 f√©vrier 870, Guarranda et Guerrandioe 1070, Gerran 1112, 1114 et 1139, Guerrandia 1112, Varrandi 1178-1241, Garrande 1305 et Guerrande 1311. La forme attest√©e en 1872 dans le dialecte breton de Batz-sur-Mer, commune voisine, est U√©re√Īn. L'absence de gw- initial y est surprenante.

Il existe d'autres attestations indirectes du nom de Gu√©rande en breton vannetais : le mot gu√©ran attest√© en 1774 au sens de ¬ę muletier, saunier ¬Ľ, et aussi l'expression s√©-gu√©ran (litt√©ralement ¬ę robe de Gu√©rande ¬Ľ) qui d√©signe une blouse de paysan.

Origine du nom de Saillé

On identifie ce village au cŇďur des marais salants avec la Villa Saliacum[67] que l'on trouve dans des documents ant√©rieurs √† l'an 1000 (donation aux moines de Saint-Aubin d'Angers en 971). Ce nom laisserait entendre une origine gallo-romaine. Ces moines s'y √©tablirent et y fond√®rent un prieur√©. La forme bretonne du nom de Saill√© est Selak (forme attest√©e au XXe si√®cle √† Batz-sur-Mer).

Administration

Organisation administrative actuelle

Le canton de Guérande comprend les communes de Guérande, Mesquer, Piriac-sur-Mer, Saint-André-des-Eaux, Saint-Molf et La Turballe.

Guérande fait partie de la communauté d'agglomération Cap Atlantique, avec La Baule, Batz-sur-Mer, Le Croisic, etc.

Administration ancienne

Sire de La Bouexière, sénéchal royal de Guérande de 1706 à 1767
  • La ville est d'abord administr√©e sous la double tutelle d'un s√©n√©chal des R√©gaires nomm√© par l'√©v√™que de Nantes et d'un viguier nomm√© par le duc de Bretagne. Les premiers viguiers connus sont Geoffroy (vers 1065), Rouaud (1066-1084 puis en 1086), un Geoffroy √† nouveau, puis son fils Berard vers 1145.
  • Au moins √† partir de 1451, la ville est administr√© sous l'autorit√© d'un Procureur-Syndic, nomm√© par la communaut√© urbaine et paroissiale, au sein du G√©n√©ral, et d√©pute [68] avant cette date aux √Čtats de Bretagne[69].
  • Vers 1550, jusqu'en 1692 : le Procureur-Syndic est remplac√© par un maire nomm√© par les bourgeois des paroisses de Gu√©rande, Saill√© et Trescalan.
  • 1692 - 1789 : La fonction de maire de Gu√©rande devient une charge v√©nale. La fonction est alors souvent occup√©e par le d√©put√© de la ville aux √Čtats ou au Parlement de Bretagne, ou assez souvent par le s√©n√©chal de la ville.
  • Liste des maires de Gu√©rande sous l'ancien r√©gime[70] :
    • Fran√ßois Duhil, sieur du Breil, en 1696 ;
    • Guillaume Calve, sieur de Touloc, en 1700 ;
    • Guillaume Laragon, sieur de Kerb√©zo, en 1713 ;
    • Thomas Hemery, avocat, en 1716 ;
    • Le Texier, sieur de Kerhillier, en 1718 ;
    • R√©n√© Bourdic, sieur de Gu√©madeuc, S√©n√©chal des R√©gaires, en 1722 ;
    • Louis Mouton, avocat au Parlement de Bretagne, en 1733 ;
    • Ren√© Boudic, en 1734 ;
    • le sieur Fournier de La Gillardais, en 1740 ;
    • le sieur Gannat, avocat, en 1744 ;
    • en 1745, la situation est confuse : on trouve Christophe Georgelin, sieur de Maufredais, puis Duvivier, greffier de la S√©n√©chaus√©e ;
    • √† nouveau, Gannat, en 1748 ;
    • Joseph Tiffoche, S√©n√©chal des R√©gaires, avocat √† la Cour des Comptes et subd√©l√©gu√© de l'Intendance de Bretagne, en 1750 ;
    • Gabriel Vrignaux de Plusquepois, allou√© de la S√©n√©chauss√©e et lieutenant g√©n√©ral de Police, en 1764 ;
    • le sieur Tiffoche (fils ?), en 1765 ;
    • le sieur Belliotte, sieur de la Ville-Alain, en 1766 ;
    • Gabriel Vrignaud, √† nouveau en 1776 ;
    • le sieur Amelot, en 1779 ;
    • le sieur Rouault de la Villemartin, Procureur de la S√©n√©chauss√©e, en 1786

(Cette liste est incomplète, les dates indiquées sont celles des actes sur lesquels le nom figure, souvent celle de leur entrée ou fin de fonction). La charge était en général achetée pour une période de quatre ans.

Les maires de Guérande depuis 1800

  • La p√©riode 1790 - 1800 a vu plusieurs √©diles aux statuts variables se succ√©der.
  • Le premier maire, avec des fonctions telles que nous les connaissons aujourd'hui, est √©lu sous le Consulat en 1800 (Constitution de l'an VIII, Loi d'organisation administrative de la France du 28 pluvi√īse an VIII = 17 f√©vrier 1800), comme dans toutes les communes de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
Consulat - Ier Empire
1800 1806 Jean-Marie Chotard Conseiller général et député
1806 1816 Louis-Armand Merese Notaire
Restauration - Monarchie de Juillet
1816 1821 Louis-Jacques de Secillon Lieutenant-Colonel - Ordre du Saint Esprit
1821 1830 Louis-Marie de Cou√ęssin Commandant
1830 Félix Thomas Quilgars Notaire puis Juge de Paix
1830 1833 Gilles Muterse de la Ville au Blaye -
1833 François Victor Frangeul Boulanger
1833 1847 Louis Armand Merese Notaire - Conseiller général
1847 Jérome Bernus Loueur de voiture puis bijoutier
1847 1848 Jean Kerguistel Médecin
1848 Citoyen - Challau -
IIe République
1848 1849 François-Louis Fournier de Pellan Propriètaire (comte)
1849 1851 Jean Kerguistel Médecin
1852 François Victor Frangeul Vétérinaire
IIe Empire
1852 1854 Tranquille-Louis de Morat -
1854 1855 √Čmile Antoine Merese M√©decin (mort 1855)
1855 1860 François-Louis-Marie Fournier de Pellan - (mort 1860)
1860 1861 Jacques Marie MARTIN de la MOUTTE Receveur principal des Douanes
1861 1865 Henri ISLE de BEAUCHAINE Propriètaire (comte)
1865 1870 Gustave LALLEMENT -
1870 1871 √Čmile GRAZAIS M√©decin
IIIe République
1871 1878 François-Louis-Marie FOURNIER de PELLAN (fils) Propriétaire (vicomte)
1878 Pierre-Marie du BOUAYS de COUESBOUC Médecin
1878 1879 √Čdouard de MONTI -
1880 Paul QUIROUARD Notaire
1881 1882 Jean-Baptite DUBOIS Commerçant
1882 1882 Eugène de BREGEOT Propriétaire
1883 1884 Louis de COU√čSSION Propri√©taire
1884 1887 √Čmile GRAZAIS M√©decin
1887 1889 Paul LE QUEN d'ENTREMEUSE Propriétaire
1889 1892 Jean-Baptiste DUBOIS Propriètaire
1892 1912 Paul Gustave LE QUEN d'ENTREMEUSE Propriétaire
1912 1929 √Čmile Pourieux N√©gociant
1929 1935 Joseph Bigare Propriètaire
1935 1945 Paul Pichelin Colonel
IVe et Ve République
1945 1958 √Čmile Pourieux (fils) Div.D. N√©gociant
1958 1979 Jean Ménager UDR Comptable
1979 1986 Jean Rousseau UDR Entrepreneur de maçonnerie
1986 1995 Michel Rabreau RPR Pharmacien
1995 2006 Jean-Pierre Dhonneur[71] UMP Directeur de banque
2006 2008 Annick Mahé UMP -
2008 - Christophe Priou UMP ancien maire du Croisic

La ville de Gu√©rande est traditionnellement ancr√©e √† droite, tendance qui se confirme lors des diff√©rents scrutins nationaux ou locaux o√Ļ les partis de droite remportent une majorit√© des suffrages exprim√©s dans la commune.

Démographie

√Čvolution d√©mographique
(Source : Ehess[72] et INSEE[73])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 236 7 222 7 252 7 779 8 190 - 8 503 8 577 8 648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 540 8 524 6 749 6 705 6 804 6 912 7 062 7 020 7 054
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 913 6 859 6 609 5 760 6 082 6 164 6 163 6 014 6 567
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
6 389 6 499 7 644 9 140 11 665 13 603 15 226 - -

Nombre retenu √† partir de 1962 : population sans doubles comptes


Langue bretonne

  • √Ä la rentr√©e 2007, 2,2% des enfants de la commune √©taient inscrits dans le primaire bilingue[74].

Jumelage

Gu√©rande est jumel√©e avec :

Lieux et monuments

Plan de Guérande, vieille ville

L'enceinte urbaine fortifi√©e, XIIIe‚ÄČ‚ÄĎ‚ÄČXVIe si√®cles

Classé Monument historique en 1877.

  • L'enceinte de Gu√©rande est une des rares qui nous soit parvenue compl√®te, c'est l'une des mieux conserv√©es de France. Elle a √©t√© peu remani√©e depuis sa phase de construction principale (au XVe si√®cle) et tr√®s peu ¬ę restaur√©e ¬Ľ au XIXe si√®cle ...

Elle comprend actuellement 10 tours, 4 portes, dont deux flanqu√©es de tours, et une poterne (ouverte au XIXe si√®cle), reli√©es par une courtine, sur une longueur de 1,434 kilom√®tres (pour comparaison : Cit√© de Carcassonne, 1,250 km pour l'enceinte int√©rieure). Elle a pris son aspect actuel √† la suite du sac de Gu√©rande par les troupes de Louis d'Espagne en 1342.

Les premiers am√©nagements paysagers ont √©t√© r√©alis√©s par Emmanuel-Armand de Wignerod Du Plessix Richelieu, duc d'Aiguillon, lieutenant g√©n√©ral de Bretagne de 1753 √† 1765, avec des plantations d'ormes, le comblement des douves, l'arasement des boulevards et l'am√©nagement du mail, donnant avec la croissance des arbres un charme tr√®s romantique qui am√®nera Balzac, Zola, Flaubert et beaucoup d'autres √† r√©sider ou visiter la cit√© au XIXe si√®cle.

Une tour a été détruite par un riverain en 1818 pour ouvrir une porte privative (la tour Sainte-Catherine), ce qui a alors déclenché une prise de conscience de l'intérêt de ce patrimoine et son classement dans les premiers inventaires des monuments historiques.

L'enceinte a fait l'objet de restaurations récentes (depuis les années 1970) pour la consolider et restituer les éléments d'élévations confirmés. Les ormes atteints par une épidémie et morts dans les années 1980, n'ont pas été remplacés par d'autres essences. Seuls ceux plantés sur le Mail, classés Monument historique, ont été remplacés par des nouveaux ormes résistants à la maladie.

Porte Saint-Michel
  • Porte Saint Michel : construite vers 1440-1450, la couverture est mise en place au XVIIe si√®cle. Restaur√©e au XIXe si√®cle. Occup√©e un temps par la Mairie, elle a laiss√© place au mus√©e des Amis de Gu√©rande, fond√© en 1928, qui regroupe une collection int√©ressante de coiffes et de costumes traditionnels de la presqu'ile de Gu√©rande, ainsi que des collections arch√©ologiques et le Tr√©sor de la Coll√©giale. Cette porte domine la place du march√© au Bois, sur laquelle les foires aux bestiaux se tenaient.
  • Porte Vannetaise[75] : XIIIe si√®cle. C'est un des √©l√©ments les plus anciens de l'enceinte, elle est de style ¬ę philippien ¬Ľ[76]. Certains auteurs avancent l'hypoth√®se que cette porte √©tait un des √©l√©ments du "Ch√Ęteau", ou Logis fortifi√© servant de r√©sidence aux ducs de Bretagne, d'autres, qu'elle √©tait li√©e √† la r√©sidence de l'√©v√™que de Nantes appel√©e ¬ę l'√©v√™ch√© ¬Ľ.
  • Porte de Saill√© : XVIe si√®cle. Comme pour la porte Bizienne (plus r√©cente) n'est constitu√©e que d'une simple ouverture apparemment peu fortifi√©e, en fait les fortifications ext√©rieures en terre, aras√©es au XVIIIe si√®cle, assuraient cette fonction d√©fensive.
  • Les tours de Kerbernet, Saint-Anne, Th√©ologale, et de la Gaudinais sont du milieu du XVe si√®cle, la tour Saint-Jean est du d√©but du XVe si√®cle. La tour de l'Abreuvoir date de 1460-1470.
  • Le mail ou boulevard, construit √† la fin du XVe si√®cle ou au d√©but XVIe si√®cle, situ√© entre la porte Saint-Michel et la porte de Saill√© pour la partie encore conserv√©e, constituait une premi√®re ligne de d√©fense, en renfort des remparts devenant de moins en moins efficaces avec le d√©veloppement de l'artillerie d'attaque, et permettait de plus d'y d√©ployer des canons. Son aspect actuel r√©sulte des am√©nagements du duc d'Aiguillon qui l'a fait rehausser et transformer en promenade arbor√©e.
  • Les douves, s√®ches √† l'origine, ont √©t√© creus√©es entre le Mail et les remparts pour renforcer les fortifications (visibles entre la porte Bizienne et la porte Vannetaise, combl√©es sur le reste de l'enceinte).

La coll√©giale Saint-Aubin, XIIe si√®cle - XVIe si√®cle

La Coll√©giale de Gu√©rande est class√©e Monument Historique depuis 1853. La reconstitution de l'histoire de ce b√Ętiment est complexe, les recherches arch√©ologiques effectu√©es au XIXe si√®cle puis sur les trois places p√©riph√©riques lors des r√©am√©nagements r√©alis√©s ces derni√®res ann√©es ne l√®vent que partiellement les questions pos√©es.

Plan de la Collégiale

Saint-Aubin ¬ę 0 ¬Ľ : une construction antique ayant √©t√© r√©utilis√©e comme premier lieu de culte n'a pas √©t√© d√©couverte lors des explorations du site. Mais sa pr√©sence est possible. En effet, comme un peu partout dans le centre de la cit√©, des fragments de tegulae (tuiles romaines) ont √©t√© d√©couverts[77]. De plus le centre du chŇďur et la crois√©e du transept n'ont pas √©t√© explor√©s par les fouilles anciennes rest√©es assez superficielles et les recherches arch√©ologiques r√©centes n'ont pas explor√©es l'int√©rieur du b√Ętiment.

Saint-Aubin I : Un premier b√Ętiment est implant√© sur le site actuel au VIe si√®cle, d'apr√®s la tradition, sous l'√©gide du Roi de Vannes Waroc'h II[78]. Cet √©difice religieux, probablement modeste, serait √† l'origine de l'implantation urbaine actuelle. Les √©l√©ments le concernant ne sont connus que par des √©crits tardifs et post√©rieurs, les fouilles du XIXe si√®cle en ont peut-√™tre r√©v√©l√© des √©l√©ments, mais leur impr√©cision ne permet pas d'autres interpr√©tations.

Saint-Aubin II, la basilique de Salomon : Apr√®s la translation des reliques de Saint-Aubin d'Angers, un second b√Ętiment plus grand est construit √† la fin du IXe si√®cle ou au Xe si√®cle. Cet √©difice sera tr√®s rapidement entour√© d'un cimeti√®re. Un des Sarcophages trouv√© sous le cŇďur actuel, au niveau du chevet, au XIXe si√®cle[79] a √©t√© d√©pos√© dans la Chapelle Basse ou crypte de la Coll√©giale.

Des √©l√©ments architecturaux de ce b√Ętiment ont √©t√© retrouv√©s dans les collat√©raux explor√©s en tranch√©es pour v√©rifier la solidit√© des fondations avant la construction des voutes et au niveau du chevet (base de pilier notamment, avec chapiteaux en r√©emplois), et un mur en fondation est attribu√© √† ce b√Ętiment sous le mur nord du transept, d√©couvert lors des derni√®res fouilles arch√©ologiques[80].

Saint-Aubin III, la Coll√©giale romane : Les incursions des Normands, aux cons√©quences importantes dans la r√©gion, obligent peut-√™tre la reconstruction des b√Ętiments, en style roman classique, ou la d√©mographie de la ville et l'affirmation de sa puissance commerciale peut aussi √™tre √† l'origine de cette construction. Cette phase d√©but√©e apr√®s le milieu du XIIe si√®cle se termine par la construction de la fa√ßade principale au XIIIe si√®cle. Il s'agit probablement plus d'une extension avec une construction d'une nef √©largie, que d'une reconstruction compl√®te de l'√©difice. Le chŇďur du Xe si√®cle a probablement √©t√© conserv√©, au moins en partie. Le mur nord du chŇďur a probablement √©t√© reconstruit √† la fin de ce cycle de construction.

√Čl√©ments visibles de cette √©tape = 8 colonnes avec chapiteaux histori√©s dans la nef (7 des chapiteaux sont romans (XIIe si√®cle), le 8e a √©t√© refait au XIXe si√®cle suite √† l'effondrement de la fa√ßade, voir infra), ainsi que des sculptures en r√©emploi XIIIe si√®cle dans la fa√ßade actuelle.

Saint-Aubin IV, la Coll√©giale gothique : Apr√®s le Sac de Gu√©rande, 1342, et la Guerre de Succession de Bretagne, la Coll√©giale ruin√©e est reconstruite √† partir de 1380 en style gothique : le transept sud et la ¬ę Crypte ¬Ľ au XIVe si√®cle, le transept nord est repris ensuite puis le cŇďur et le chevet sont reconstruits au XVe si√®cle. Une nouvelle fa√ßade gothique termine le b√Ętiment, la charpente sur les transepts est pos√©e en 1541[81].

Blason du Chapitre de la Coll√©giale - armorial du XVIII si√®cle (BNF)

Au XVIe si√®cle : pose des vitraux de saint-Aubin et de Saint-Julien (gauche et droite du cŇďur), puis XVIIe si√®cle : pose du grand vitrail du couronnement de la vierge, au centre du chevet et enfin, le mobilier de l'√©glise : stalles, Autels, Jub√© (enlev√© en 1804, et entr√© au Mus√©e de Cluny √† Paris (actuellement Mus√©e national du Moyen √āge, N¬įinv. 1604) et depuis sa porte centrale est mise en d√©p√īt au Mus√©e de la Porte Saint-Michel), et am√©nagement de la Sacristie.

Transformations et √©volutions post√©rieures du b√Ętiment : En 1705, un ouragan d√©truit le campanile de style renaissance en haut de la fa√ßade. Une nouvelle fl√®che est construite, elle sera d√©truite par une temp√™te en 1785. En 1789-1790, l'√©glise est d√©labr√©e, les tuyaux de l'orgue sont fondus, les cloches aussi. L'√©glise servira temporairement au culte de l'√ätre Supr√™me. L'√©glise est rendue au culte en 1802.

  • 1864 : construction des vo√Ľtes en tuffeau, au-dessus du cŇďur et des transepts. Les vo√Ľtes de la nef et de ses collat√©raux seront r√©alis√©es entre 1876 et 1885.
  • 1872 : construction d'une fl√®che en style n√©o-gothique au sommet de la fa√ßade sur la base du clocheton renaissance. Des fissures sont d√©j√† apparentes alors que les travaux sont en cours...
  • Le 28 novembre 1876, le clocher de l'horloge sur la fa√ßade, s'effondre et emporte avec lui une grande partie de la fa√ßade et de la premi√®re crois√©e de la nef. La restauration est termin√©e en 1885, la fa√ßade est reconstruite en reprenant le maximum de blocs anciens. La chaire ext√©rieure est du (XVe si√®cle), bien que partiellement d√©mont√©e et remont√©e √† l'identique[82].
  • 1891 : d√©p√īt des reliques de saint Salomon III (duc de Bretagne et fondateur du sacr√© coll√®ge).
  • 1899 : Fouilles arch√©ologiques de L√©on Maitre, sous le chŇďur, en vue de r√©tablir le niveau du sol d'origine.
  • 1903 : Construction du clocher central, en remplacement d'un petit clocher en poivri√®re construit en 1580.

Autres édifices intra-muros

Notre-Dame-la-Blanche vue depuis la place du Pilori.

Place du Pilori, Class√©e Monument Historique depuis 1910. Construite en style gothique au XIVe si√®cle.

  • Chapelle Saint-Jean et ancien h√īpital.

Ancienne chapelle des templiers construite au d√©but du XVe si√®cle (fa√ßade rue de Saill√©) reli√©e aux b√Ętiments de l'ancien h√īpital Saint-Jean (place Saint-Jean). Cet ensemble a √©t√© transform√© au XIXe si√®cle en √©cole publique, puis en biblioth√®que municipale. Il est utilis√© aujourd'hui comme salle d'exposition (Collection de poup√©es actuellement) et de r√©unions. Ces b√Ętiments m√©riteraient une restauration et notamment une restitution des volumes de la chapelle.

Sites et monuments des environs

Les marais salants de la presqu'√ģle gu√©randaise

Article connexe : Marais salants de Gu√©rande.

Certaines parties des marais et du "Traict" sont class√©s en R√©serve naturelle (√©tape majeure pour les oiseaux migrateurs) ou sous le contr√īle du Conservatoire National du Littoral. Le Traict et les marais sont class√©s site Natura 2000. Les marais salants de la presqu'√ģle gu√©randaise sont aussi inscrits depuis 1971 sur la liste des zones humides √† prot√©ger de la Convention de Ramsar.

La fleur de sel de Guérande bénéficie d'une charte de qualité, et le sel de Guérande, d'un Label rouge.

Les marais salants de Gu√©rande, comprennent deux bassins salicoles : le plus grand et le plus connu entre Gu√©rande et la presqu'√ģle du Croisic, sur le Traict, et le bassin du M√®s, plus modeste, √† Mesquer.
Ils font partie des marais salants de l'Atlantique, situ√©s pour plus des trois quarts d'entre eux, entre la Gironde et la presqu'√ģle de Quiberon.

Les marais salants de Gu√©rande sont catalogu√©s "Sites remarquables du go√Ľt".

Voir aussi : Batz-sur-Mer ; Fleur de sel

Moulin de Crémeur, dit Moulin du Diable

Moulin en poivri√®re √† l'architecture caract√©ristique, fin du XVe si√®cle, class√© monument historique. Il porte les armes de la famille de Carn√©, dont un gisant est visible dans la Coll√©giale.

Plusieurs moulins sont encore visibles autour de Gu√©rande : Dr√©zeux, Colveux, Bout de la Rue, Kercabu, Beaulieu, Tr√©valy, Saill√©, Careil.

Ch√Ęteau de Careil

Article d√©taill√© : Ch√Ęteau de Careil.

Classé monument historique en 1925, visites guidées.

Construit √† partir de la fin du XIVe si√®cle, et agrandi au XVe et XVIe si√®cles. Ce manoir pr√©sente une courtine cr√©nel√©e de m√™me appareil que les remparts de Gu√©rande.

Sous la R√©forme, il a servi de point d'appui aux protestants implant√©s en presqu'√ģle de Gu√©rande. (il y avait alors un temple √† Gu√©rande, un √† la Roche-Bernard, et un au Croisic).

Village de Clis

Nom cité dès 859[83], appelé alors Aula Clis, ce village possède une architecture intéressante et plusieurs vestiges archéologiques encore visibles.

Mur romain (en opus regulatum tr√®s caract√©ristique) (IIIe si√®cle ?) encore visible sur une dizaine de m√®tres et haut de plus d'un m√®tre. Plac√© en limites de propri√©t√©s priv√©es, son √©tat se d√©grade faute d'entretien.

Fontaine "Gallo-romaine", l'√©tat actuel correspond plus √† l'architecture du XVIe si√®cle.

Chapelle Sainte Catherine du XVe si√®cle, partiellement d√©truite √† la r√©volution et reconstruite en 1812.

Croix du Requer, pr√®s de Clis - figuration na√Įve tr√®s ancienne du Christ en croix sur une face et d'une Vierge √† l'Enfant sur l'autre, dat√©e du XIIIe si√®cle, et plac√©e sur un socle reconstruit en 1825. Class√©e Monument Historique en 1944.

Village de Saillé

Blason du Prieuré de Saillé - XVIIIe

Situ√© sur une presqu'√ģle au cŇďur des marais salants, village √† l'architecture traditionnelle : fa√ßade dissym√©trique avec une porte cintr√©e, lucarnes en chien assis avec fronton triangulaire, et crossette saillante en bord de toiture.

Ancienne fondation monastique (prieur√©) remontant au Xe si√®cle. √Čglise reconstruite √† la fin du XIXe.

Maison de la Compagnie des Indes, et autres maisons remarquables du XVIIe et XVIIIe si√®cle.

Maison des Paludiers, musée dont les collections sont centrées sur les techniques salicoles, ainsi que sur les arts et traditions populaires.

11 septembre 1386 : Mariage de Jean IV, duc de Bretagne, avec Jeanne de Navarre, fille de Charles le Mauvais, Roi de Navarre, dans l'√©glise de Saill√©.

Village de La Madeleine

Habitat traditionnel du Pays Métais, chaumière briéronne

Premi√®re mention en 1370 du bourg de ¬ę La Magdelaine ¬Ľ, une maladrerie et une chapelle se trouvait √† l'entr√©e du bourg pr√®s du calvaire. L'√©glise actuelle a √©t√© construite √† la fin du XIXe si√®cle, apr√®s la cr√©ation de la Paroisse de ¬ę La Madeleine de Gu√©rande ¬Ľ, le 4 ao√Ľt 1850.

La population stable avec environ 1 200 habitants jusqu'aux ann√©es 1970, est en constante augmentation depuis (environ 3 200 habitants aujourd'hui) par la proximit√© des axes routiers desservant Saint-Nazaire et les industries de l'estuaire de la Loire.

L'architecture des fermes et hameaux environnants est de type bri√©ronne, du Pays m√©tais, c'est-√†-dire des chaumi√®res en long√®re, sans √©tage habitable, avec petits appentis, et √©table centrale, caract√©ristiques de la r√©gion (avec des secteurs sauvegard√©s dans le cadre de la charte du Parc naturel r√©gional de Bri√®re). Les b√Ętiments principaux, en pierre locale, √©taient enduits √† la chaux grasse √©tendue d'argile, et couverts de roseaux coup√©s dans les marais de Grande-Bri√®re. Les b√Ętiments annexes (grange, abris pour le mat√©riel agricole) sont en bois, avec murs en pis√© (argile jaune) et toitures en chaume. La majeure partie de ces constructions ¬ę fragiles ¬Ľ a disparu aujourd'hui.

√Ä proximit√© : Dolmens de Kerbourg (commune de Saint-Lyphard) et menhir de la Pierre Blanche √† proximit√©, bloc de quartz blanc, pr√®s de la limite communale.

Personnalités liées à la commune

  • Anne de Bretagne, s√©journe plusieurs fois √† Gu√©rande avec sa cour au monast√®re Saint-Yves, notamment vers 1490-1491, avant son mariage avec Charles VIII √† Langeais. Elle y reviendra bri√®vement avant d'entamer son Tro Breiz, en 1498 et avant son second mariage avec Louis XII.
  • Anne Fran√ßois Augustin de La Bourdonnaye, Vicomte et g√©n√©ral, n√© √† Gu√©rande le 3 septembre 1747, mort √† Dax le 6 octobre 1793.
  • Louis de Sol de Grisolles (1761 - 1836), officier de la marine royale puis chef chouan.
  • Louis Fran√ßois Foucher de Careil, g√©n√©ral de division durant les guerres napol√©oniennes (n√© √† Gu√©rande le 18 f√©vrier 1762 ‚Äď mort √† Garches le 22 ao√Ľt 1835). Il appara√ģt sur la 11e colonne des noms grav√©s sous l'Arc de Triomphe de l'√Čtoile.
  • Paul-Fran√ßois Dubois, (1793 - 1874) journaliste et homme politique fran√ßais.
  • Gustave Cl√©tiez (Gu√©rande 1830 - 1896), organiste, peintre et c√©ramiste. (c√©ramiques √† la riche d√©coration visibles au Mus√©e de Batz-sur-Mer).
  • Claude-Marie Vasselon dit Marius Vasselon (1841-1924), est un artiste peintre qui s√©journa en presqu'√ģle gu√©randaise.
  • Maurice Denis, (1870 - 1943) s√©journe en 1903 √† Gu√©rande, il se liera avec plusieurs peintres de la r√©gion, dont Eug√®ne Chapleau, il reviendra plusieurs fois en presqu'√ģle de Gu√©rande (Piriac, et Le Croisic principalement).
  • Henri Quilgars, (Gu√©rande 1877 - Piriac-sur-mer 1937) Ancien √©l√®ve de l'√©cole des Chartes et du Louvre, arch√©ologue et historien. Il a √©crit de nombreux ouvrages sur le patrimoine et l'histoire de la presqu'√ģle Gu√©randaise entre 1900 et 1930.
  • Fernand Gu√©riff, (1914 - 1994) historien et ethno-musicologue.
  • Gustave Tiffoche, c√©ramiste, sculpteur et peintre n√© en 1930 √† Saint Nazaire.
  • Pierre Loquet, militant nationaliste breton, n√© en 1930 √† Gu√©rande.
  • Claude Lorieux, journaliste et sp√©cialiste du Moyen-Orient au journal Le Figaro, n√© le 17 d√©cembre 1936 et d√©c√©d√© le 25 avril 2005 √† Gu√©rande. Il a parcouru tout le Proche et Moyen-Orient et √©crit un livre : Chr√©tiens d'orient en terre d'islam.
  • Denys Quistrebert, auteur de bandes-dessin√©es, n√© en 1971 √† Gu√©rande.
  • C√©drix Crespel, artiste peintre contemporain, designer, architecte int√©rieur n√© en 1974.

Culture et éducation

Guérande dans la littérature et au cinéma

Dans la littérature

  • Honor√© de Balzac, (1799 - 1850) √©crit le roman B√©atrix en 1839 apr√®s un s√©jour √† Gu√©rande, et dont une partie de l'action s'y d√©roule.
  • √Čmile Zola (1840 - 1902), lors d'un s√©jour √† Piriac-sur-mer en 1876 √©crit une nouvelle ¬ę Les coquillages de M. Chabre ¬Ľ o√Ļ le protagoniste fait une excursion √† Gu√©rande.
  • Gustave Flaubert (1821 - 1880), Par les champs et par les gr√®ves (voyage en Bretagne), √©vocation de la campagne gu√©randaise.
  • Alphonse Daudet, une chronique publi√©e en 1889 d√©crit ¬ę Les courses √† Gu√©rande ¬Ľ dans le recueil publi√© sous le titre Souvenirs d'un homme de lettres[84] ¬Ľ
  • ¬ę L'abbesse de Gu√©rande ¬Ľ par Charles Le Goffic (1921)
  • Julien Gracq, dans sa nouvelle ¬ę La Presqu'√ģle ¬Ľ, fait parcourir la presqu'√ģle de Gu√©rande √† son personnage d√©sŇďuvr√©, en la rebaptisant Coatliguen.
  • Jean-Fran√ßois Parot, dans L'√©nigme des Blancs-Manteaux (2000), et dans les romans policiers suivants, son h√©ros Nicolas Le Floc'h, commissaire au Chatelet sous Louis XV, est n√© √† Gu√©rande. La ville y est √©voqu√©e en souvenirs de jeunesse dans le premier tome de la s√©rie, ainsi que le ch√Ęteau de Ranreuil (transformation de Ranrou√ęt (?) √† Herbignac) seigneurie imaginaire pouvant aussi √™tre localis√©e en Presqu'√ģle de Gu√©rande.

Au cinéma

Quelques sc√®nes de longs m√©trages ont √©t√© r√©alis√©es dans la commune, parfois avec la participation de ses habitants :

  • Octobre et novembre 2007 : durant un mois, tournage de la saga t√©l√©visuelle de l'√©t√© 2008 : ¬ę  La Main blanche  ¬Ľ, t√©l√©film en 4 √©pisodes produit par la soci√©t√© VAB pour la cha√ģne TF1. R√©alisateur : Dennis Berry, auteur : Anthony Maugendre, avec Ingrid Chauvin r√©v√©l√©e par la pr√©c√©dente s√©rie ¬ę Dolmen¬Ľ et Bruno Madinier dans les r√īles principaux. De nombreuses sc√®nes sont r√©alis√©es dans la cit√© m√©di√©vale, les marais salants, et au manoir de Dr√©zeux[85].
  • ¬ę Son fr√®re ¬Ľ (septembre 2003), Lion d'argent √† Berlin, de Patrice Ch√©reau, avec : Bruno Todeschini, Eric Caravaca, Nathalie Boutefeu, Catherine Ferran, Maurice Garrel, Antoinette Moya, Robinson St√©venin, Sylvain Jacques, Fred Ulysse, Pascal Greggory. Tourn√© en presqu'√ģle gu√©randaise, notamment dans les Marais Salants entre Clis et Saill√©.
  • ¬ę Les R√©volt√©s de Lomanach ¬Ľ (1953), long m√©trage franco-italien, de Richard Pottier avec Amedeo Nazzari (Barnaud), Dany Robin (Monique), Michel Vitold (Rabuc), Carla Del Poggio (Henriette), Jacques Castelot (M. de Rocheville), Max Amyl, Luc Andrieux (un soldat qui veut dormir), Paul Aza√Įs (un garde), Christine Bally (une fille), Linda Cini, Robert Dalban (un soldat), Jean Danet (Varadec), Jean Debucourt (marquis de Lomanach), Guy Favi√®res (un chouan), Michel Fran√ßois (Jean de La Tour), Genevi√®ve G√©rald (Maria), Gis√®le Grandpr√© (la solliciteuse), Suzanne Grey, Marcelle Hainia (une douairi√®re), Fran√ßoise Honorat (une fille), Tony Jacquot (l'abb√©), Madeleine Lambert (la comtesse), Robert Le B√©al (Martilier), Pierre Leproux, Albert Michel (un soldat qui se rase), Genevi√®ve Morel (Yvonne), Jean Paqui (Kervalet), Ren√© Pascal. Si l'essentiel du film est tourn√© en studio, quelques sc√®nes ont √©t√© tourn√©es en ext√©rieur en Bri√®re, √† Gu√©rande et √† La Baule.
  • ¬ę La Glu ¬Ľ (1927) de Henri Fescourt avec Rouer, Rozet, Boyer, Lequesne, Dubosc, Marnay, Maillard, Jorge, Pager, R√©al

Equipements culturels et de loisirs

  • Multiplexe "Cin√© presqu'√ģle" 6 salles. Ouvert en 2009.
  • Bowling "la grande muraille" situ√© √† Kerbiniou.
  • Karting de la Presqu'√ģle situ√© √† villejames.

Musées, expositions, festivals et manifestations culturelles régulières

Musées et salles d'exposition

  • Mus√©e de la Porte Saint-Michel (ou Mus√©e des Amis de Gu√©rande)
  • Mus√©e de la Poup√©e
  • Terre de Sel, exposition et visites de marais √† Pradel [1]
  • Maison des Paludiers, mus√©e des marais salants de Saill√© [2]
  • Centre Athanor (salle d'expositions temporaires et biblioth√®que municipale)

Manifestations culturelles

  • Festival annuel de Musique ¬ę La Voix des Orgues ¬Ľ, dans la coll√©giale Saint Aubin (depuis 1956, concerts les vendredi soir en juillet et ao√Ľt)[86]
  • Festival du livre en Bretagne.
  • Les Celtiques de Gu√©rande (au mois d'ao√Ľt)
  • Festival Terres Blanches (premi√®re √©dition en juillet 2006, concert et sc√®ne fran√ßaise, avec en 2007 un concert de Yannick Noah)
  • F√™tes m√©di√©vales (f√™te annuelle, sur deux ou trois jours en mai, autour du week-end de la Pentec√īte)
  • F√™te des M√©tais (depuis 1980, annuelle, site variable selon les ann√©es, autour du Village de La Madelaine), concert et animations rurales et folkloriques : concours, lutte bretonne, records mondiaux (plus grande cr√™pe du monde et plus grande po√™le, plus grand pot-au-feu, ...), etc.
  • Tous les ans se tient au mois d'ao√Ľt le stage de l'Acad√©mie Internationale de Musique de Gu√©rande et des Pays de le Loire, √©v√©nement majeur dans le monde de la musique classique, class√© premier stage de France. Beaucoup de concerts au sein de la ville y sont organis√©s.

Associations culturelles

  • Les Amis de Gu√©rande. Association ¬ę Loi 1901 ¬Ľ, fond√©e en 1928. Cette association a cr√©√© et administr√© pendant 77 ans le mus√©e de la Porte Saint-Michel (logis du Gouverneur), aujourd'hui mus√©e municipal, et √©dite (un ou deux num√©ro selon les ann√©es) les ¬ę Cahiers du Pays de Gu√©rande ¬Ľ depuis 1968.
  • La Madeleine, Hier et Aujourd'hui. Association ¬ę Loi 1901 ¬Ľ fond√©e en 1978 qui est √† l'origine de la r√©surrection des feux des Rameaux (butte de Sandun notamment) et de la cr√©ation de la F√™te des M√©tais (annuelle) en 1980. L'association a aussi permis la sauvegarde et a contribu√© √† la restauration des nombreux fours √† pain, de fontaines, de croix et d'un oratoire.
  • Cercle Celtique Bro Gwenrann. Association ¬ę Loi 1901 ¬Ľ, fond√©e en 1949. Le cercle Ňďuvre pour la danse bretonne en Loire-Atlantique. Autour de 4 sections, il est compos√© de 200 membres, dont 80 enfants. Ses activit√©s vont de l‚Äôinitiation √† la mise en sc√®ne de chor√©graphies. Le groupe participe r√©guli√®rement aux grands festivals de la r√©gion et se classe parmi les meilleurs ensembles de Bretagne. Chaque √©t√©, au mois d‚Äôao√Ľt, l‚Äôassociation organise son propre festival ¬ę Les Celtiques de Gu√©rande ¬Ľ.
  • La voix des orgues. Association "loi 1901", fond√©e en 1955. Elle a pour objectif la promotion de l'orgue de la Coll√©giale St Aubin et son entretien par l'organisation de concerts, de classes de ma√ģtre ou toutes autres activit√©s culturelles en rapport avec l'instrument.

Formation et éducation

  • Lyc√©es
    • Lyc√©e Galil√©e, inaugur√© en 1991, l'√©tablissement comprend 520 √† 530 √©l√®ves en enseignement g√©n√©ral et technologique (construit pour limiter les d√©placements des √©l√®ves de la presqu'√ģle vers Saint-Nazaire ou La Baule).
    • Lyc√©e Professionnel Exp√©rimental ¬ę Olivier Guichard ¬Ľ. Ouvert en 1971, inaugur√© par Olivier Guichard, d√©put√© maire de La Baule, ancien ministre de l'√©ducation nationale, alors ministre de l'√©quipement, le 23 novembre 1973. Sous la triple tutelle de l'√©ducation nationale, du minist√®re de l'agriculture, et de celui des transports, il comprend des sections de pisciculture (depuis 1975) et forme au BTS aquicole (depuis 2002), de conchyliculture (1976), de m√©canique automobile et agricole (1972), d'horticulture, de floriculture, de travaux paysagers et une section d'h√ītellerie (1973).
    • Lyc√©e La Mennais (√©tablissement priv√©), inaugur√© en 1991.
  • Coll√®ges
    • Coll√®ge Jacques Brel. Cr√©√© en septembre 1970, il comptait alors 150 √©l√®ves, ce nombre est mont√© jusqu'√† 800 dans les ann√©es 1980, avant l'ouverture du Coll√®ge du Pays Blanc. Actuellement l'√©tablissement accueille 450 √©l√®ves. Ouverture en 1988 d'un nouveau b√Ętiment, avec les sections technologiques et les salles de musique.
    • Coll√®ge du Pays Blanc
    • Coll√®ge Saint Jean-Baptiste (√©tablissement priv√©)
  • √Čcoles primaires et maternelles
    • Groupe scolaire du Bois Rochefort. Construit dans les ann√©es 1960 en remplacement de l'ancienne √©cole publique intramuros devenu trop exig√ľe (dans l'ancien h√īpital Saint-Jean), ce groupe scolaire comprend actuellement : une √©cole maternelle de 4 classes, et une √©cole primaire de 9 classes.
    • Groupe scolaire du Pradonnais. √Čcole maternelle de 4 classes, et √©cole primaire de 9 classes (dont une classe CLIS).
    • Groupe scolaire Jean de la Fontaine, √† La Madeleine, comprend une maternelle avec 4 classes et une √©cole primaire avec 5 classes.
    • √Čcole publique de Saill√©, r√©cemment rouverte, comprend deux classes : une maternelle et une primaire.
    • √Čcole Diwan, scolarit√© en langue bretonne.
    • Groupe scolaire Saint Aubin (√©tablissement priv√©), 18 classes.
    • Groupe scolaire Sainte Marie (√©tablissement priv√©), 10 classes.
    • Groupe scolaire Saint Joseph √† La Madeleine (√©tablissement priv√©), 7 classes.
    • Groupe scolaire Notre Dame de Lourdes √† Saill√© (√©tablissement priv√©), 3 classes.

Médias

Hebdomadaire paraissant le vendredi (le march√© de Gu√©rande est le samedi, et celui de Saint-Nazaire le vendredi !). C'est le titre de presse locale qui a le plus fort tirage de Loire-Atlantique (18000 √† 20000 exemplaires, minimum 17000 vendus). Propri√©t√© du Groupe Hersant (GHM) dans le groupe de presse France-Antilles. Fruit de la r√©union du "Gu√©randais", fond√© en 1890 et de "Gu√©rande Journal", s'est d'abord appel√© "La Presqu'√ģle Gu√©randaise" sous titr√© Organe d'Int√©r√™t R√©gional et de Propagande Touristique des Plages et du Pays Gu√©randais. √Ä la lib√©ration, il se renomme "La Presqu'√ģle Gu√©randaise Lib√©r√©e" (l'hebdomadaire le plus r√©pandu en presqu'√ģle et sur la c√īte d'amour). Pas de site internet.

Sport

√Čquipements sportifs

  • Le principal complexe sportif de la ville de Gu√©rande est le Complexe Jean M√©nager. Il r√©unit une salle multisports (le club de basket-ball y est implant√©), un dojo, une salle d√©di√©e au tennis de table ainsi qu'une salle √† utilisation variable. En ext√©rieur, le complexe est compos√© de trois terrains de football en herbe, un terrain de football stabilis√© ainsi qu'un terrain de rugby aux dimensions r√©duites. Des installations sont ou ont √©t√© existantes pour pouvoir y exercer des √©preuves de lancer (javelot, marteau, poids) mais seuls les scolaires les utilisent. Un skate parc a √©t√© implant√© en 2007. Enfin, quatre courts de tennis ext√©rieurs existent et sont libres d'acc√®s. Les amateurs de tennis peuvent √©galement se rendre √† la Salle de Tennis de Br√©hadour o√Ļ sont pr√©sents deux courts couverts et deux courts ext√©rieurs.
  • Pour r√©pondre aux besoins croissants d'infrastructures sportives de la ville, la Salle des sports de Kerbiniou a √©t√© construite pendant les ann√©es 1990. Salle multisports, elle est le si√®ge de l'USGPH, club de Handball. La Salle des sports intercommunale de La Madeleine, salle multisports situ√©e au nord-est de la commune permet de r√©pondre √† une demande importante des administr√©s sur un territoire √©loign√© des autres infrastructures sportives. Enfin, la Salle du Pays Blanc a √©t√© construite en m√™me temps que le coll√®ge du m√™me nom. Le club de gymnastique s'y est implant√©.
  • Dans un but sportif et de loisir, le Centre aquatique Jean-Pierre Dhonneur a ouvert ses portes le 24 septembre 2007. Le centre est compos√© d'un bassin sportif de 25 m√®tres, d'un bassin ludique, d'une pataugeoire d'un bassin de baln√©oth√©rapie et d'un toboggan.

Sentiers de randonnées

Guérande est le point de départ de deux sentiers de grande randonnée

Associations sportives et clubs

  • Tennis Club Gu√©randais (TCG) ;
  • Union Sportive Gu√©rande Presqu'√ģle Handball (USGPH) (2009 : √©volue en 4√® division nationale, en division pr√©-nationale) ;
  • Saint-Aubin de Gu√©rande Football Club (La Saint-Aubin est une union sportive bient√īt centenaire !) ;
  • Association Sportive La Madeleine Football (ASMF) Site de l'ASMF;
  • Presqu'√ģle Gu√©randaise Athl√©tic Club (PGAC) Le site du Presqu'ile gu√©randaise athl√©tique club ;
  • Judo Club Gu√©randais ;
  • Gu√©rande Basket ;
  • Association Sportive La Madeleine Basket.

Bibliographie

  • Henri Quilgars, G√©ographie historique du Pays de Gu√©rande, du VIe au Xe si√®cle, Saint Brieuc, Imp. Prud'homme, 1911.
  • Henri Quilgars, "√Ä travers le Pays de Gu√©rande", 1914
  • Henri Quilgars, "√Ä travers la Ville de Gu√©rande", 4e √©d., 1930
  • Fernand Gu√©riff et G. Le Floc'h, "Terroirs du Pays de Gu√©rande", Imp. de La Presqu'ile Gu√©randaise, 1961, 229p.
  • Fernand Gu√©riff, "La Coll√©giale Saint Aubin de Gu√©rande", √©d. Jean-Marie Pierre, 1985
  • Marcel Maulini, "Vidimus sur l'arch√©ologie pr√©historique de la presqu'ile gu√©randaise", revue OGAM, tome XI, fascicule 4-5, n¬į64-65, septembre 1959.
  • Marcel Maulini, "Vidimus sur l'arch√©ologie pr√©historique de la presqu'ile gu√©randaise" revue OGAM, tome XVI, fascicule 1-3, n¬į 91-93, janvier-juin 1964.
  • Coll. (SEPNB), "Le Parc Naturel R√©gional de Bri√®re, 1re partie", revue Penn ar Bed, n¬į sp√©cial, n¬į69, juin 1972, 84p.
  • Coll. (SEPNB), "Le Parc Naturel R√©gional de Bri√®re, 2e partie", revue Penn ar Bed, n¬į sp√©cial, n¬į71, d√©c. 1972, 76p.
  • Coll. (SEPNB), "La Presqu'ile gu√©randaise, 1re partie", revue Penn ar Bed, n¬į sp√©cial, n¬į81, juin 1975, 80p.
  • Coll. (SEPNB), "La Presqu'ile gu√©randaise, 2e partie", revue Penn ar Bed, n¬į83, n¬į sp√©cial, d√©cembre 1975, 76p.
  • F. Lucas, "Le littoral entre La Turballe et Donges", revue Penn ar bed, n¬į97, juin 1979, 14p.
  • Coll., sous la direction de MM. Barbaroux et Bellancourt, "Initiation √† la g√©ologie et √† la Pr√©histoire", Guide du Parc Naturel R√©gional de Bri√®re. Sans date (1976 ?), 64p.
  • Coll. sous la direction de la Soc. des Sciences Naturelles de l'Ouest de la France (SSNOF), "Marais Salants, Connaissance des Richesses Naturelles de la Loire Atlantique", 332p., 1980. ISSN 0224-1773.
  • P.-R. Giot, J.-L. Monnier et J. L'Helgouach, "Pr√©histoire de la Bretagne", √©d. Ouest France, collection Universit√©, 2e √©dition revue et compl√©t√©e, 1998.
  • A. Gallic√© et al., Collection Carr√© Patrimoine, "Gu√©rande", √©d. Cr√©ation et recherche, 2000.
  • C. Devals et L. Pinault, "Bretagne, Le Pays de Gu√©rande, patrimoine arch√©ologique", revue Arch√©ologia, n¬į377, avril 2001.
  • J.-P. Nennig, "Le Chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic et √† Gu√©rande", JPN √©ditions, 2006, 240p., ISBN : 2-9519898-4-9

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Atlas historique des Pays et Terroirs de Bretagne, Ph. Jou√ęt et K. Delorme, √©ditions Skol Vreiz, cartes synth√©tiques des pp.123-125.
  2. ‚ÜĎ Appel√© ¬ę sillon de Gu√©rande ¬Ľ par Andr√© Vigari√©, Yves-Henri Nouailhat et al., Loire-Atlantique, √©ditions Bonneton, Paris, 1998, page 248.
  3. ‚ÜĎ La r√©gion n'est pas consid√©r√©es comme sismique, de tr√®s rares s√©ismes s'y produisent - une fois tous les 10 ans en moyenne et toujours de tr√®s faibles amplitudes (3 √† 4 au maximum) - le long de failles aujourd'hui sousmarines allant de la Baie de Bourgneuf √† Belle-Ile en Mer, paral√®lles au syst√©me d√©crit ici.
  4. ‚ÜĎ Atlas climatique de la France, M√©t√©orologie nationale, 1978.
  5. ‚ÜĎ Bulletin de la Soci√©t√© des sciences naturelles de l'Ouest de la France, SSNOF, Nantes, Hors s√©rie 1er trimestre 1980 : marais salants.
  6. ‚ÜĎ C'est-√†-dire : possiblement introduit (√† une √©poque ind√©termin√©e mais tr√®s ancienne) et se reproduit naturellement sans intervention humaine
  7. ‚ÜĎ Gu√©rande sur le site de linternaute
  8. ‚ÜĎ Une association ¬ę Les Clos du Coteau ¬Ľ a remis en culture le ¬ę Clos Rignac ¬Ľ en avril 2008 avec des plants d'aunis (vin rouge) et de chenin (vin blanc).
  9. ‚ÜĎ il reste officiellement, au 1er janvier 2007, trois hectares de vignes sur la commune pour deux propri√©taires d√©clar√©s.
  10. ‚ÜĎ L. Pirault. Inventaire des monuments m√©galithiques et pr√©historiques de la presqu'√ģle gu√©randaise, carte arch√©ologique, 2 vol., Nantes, SRA Pays de la Loire, 1994.
  11. ‚ÜĎ voir : Introduction √† l'√©tude du tertre de Br√©tineau √† Gu√©rande, Revue arch√©ologique de l'Ouest, n¬į15, 1998, par S. Cassen, L. Visset, D. Le Gouestre et H. Poulain
  12. ‚ÜĎ Faute d'une recherche arch√©ologique, ce site est pour le moins √©nigmatique : pour certains auteurs il s'agit d'un chaos granitique, avec des gravures ou p√©troglyphes de l'√Ęge du fer, comme la ¬ę Pierre de M√©niscoul ¬Ľ, voisine, sur la commune de Piriac. Avant l'invasion de la v√©g√©tation, le site est d√©crit comme un dolmen ruin√©. En toute objectivit√©, il est difficile de conclure dans l'√©tat actuel du site et en l'absence de recherches arch√©ologiques modernes.
  13. ‚ÜĎ C. Devals et L. Pinault. "Bretagne, Le Pays de Gu√©rande, patrimoine arch√©ologique", revue Arch√©ologia, n¬į377, avril 2001.
  14. ‚ÜĎ Cela reste incertain, faute de d√©couvertes et de fouilles dans la cit√© intramuros.
  15. ‚ÜĎ ¬ę Brivates Portus, ou l'improbable port antique et la bataille des √©rudits ¬Ľ, Cahier des Amis de Gu√©rande, n¬į44, ann√©e 2004.
  16. ‚ÜĎ Ce sont en effet les marins grecs qui ont fourni le fond des descriptions de Ptol√©m√©e, toutefois, le commerce grec √† cette √©poque est probablement indirect : les marchandises passent par Bordeaux venant par voies terrestres et fluviales de la m√©diterran√©e par le seuil du Lauragais.
  17. ‚ÜĎ Les fouilles anciennes ayant √©t√© tr√®s ponctuelles, nous manquons d'informations en fait. De plus, le sol √©tant granitique, tout √©l√©ment de calcaire ou de marbre a √©t√© r√©cup√©r√© d√®s l'antiquit√© pour en faire de la chaux !
  18. ‚ÜĎ Collection du mus√©e Dobr√©e, Nantes.
  19. ‚ÜĎ Fouilles arch√©ologiques de sauvetage INRAP, 2005-2006, place Saint Aubin et place de la Psalette.
  20. ‚ÜĎ Ce point de passage √©tait situ√© √† la limite de l'influence des mar√©e dans l'estuaire de la Vilaine, traversable par basse mer √† gu√©, hors des p√©riodes de crues de la Vilaine. Actuellement la construction du barrage d'Arzal a modifi√© profond√©ment la topographie du fleuve en ce point.
  21. ‚ÜĎ Place forte du ¬ę Tractus Armoricani ¬Ľ cit√© dans la Table Th√©odosienne, mais non localis√©e, faute d'√©l√©ments arch√©ologiques permettant de la relier √† un site connu.
  22. ‚ÜĎ Localisation de cette bataille mal connue, ¬ę au sud des Marches de Bretagne ¬Ľ, pr√®s de Gu√©rande d'apr√®s les ¬ę Chroniques ¬Ľ de Saint Gr√©goire de Tours.
  23. ‚ÜĎ Henri Quilgars, G√©ographie historique du Pays de Gu√©rande, du VIe au Xe si√®cle, Saint-Brieuc, Imp. Prud'homme, 1911.
  24. ‚ÜĎ Manuscrits des abbayes de Redon, Noirmoutier et Tours : Chroniques et Cartulaires.
  25. ‚ÜĎ R√©sidence Princi√®re de Waroc'h et de ses suivants en pays gu√©randais situ√©e entre Gu√©rande et Piriac, pr√®s du village de L√©rat
  26. ‚ÜĎ Lettre n¬į25.
  27. ‚ÜĎ Miracle du Baudrier d'or, cit√© par Gr√©goire de Tours
  28. ‚ÜĎ Atlas historique des Pays et Terroirs de Bretagne, cf Biblio, et cartes IGN au 1/25000e.
  29. ‚ÜĎ N√© vers 468-469(?), en ¬ę Pays V√©n√®tes ou Bro Ereg ¬Ľ, soit le Pays de Vannes, selon les appellations de l'√©poque, et dont Gu√©rande fait alors partie, et mort √† Angers en 550.
  30. ‚ÜĎ une premi√®re distribution des reliques de saint Aubin a eu lieu entre 560 et 570, peut-√™tre m√™me avant : lors de la premi√®re translation du sarcophage du saint, dans la cath√©drale d'Angers, en 556.
  31. ‚ÜĎ Lieu nomm√© dans deux sources : "Tincillacensis locus" dans les ¬ę Epistola ¬Ľ de l'√©v√™que Fortunat et "Monasterium Tincillacense" dans la ¬ę Vie de Saint Aubin ¬Ľ
  32. ‚ÜĎ Donc Pays de Gu√©rande au sens large. La localisation pr√©cise actuelle est discut√©e, mais cette localit√© appara√ģt encore dans le cartulaire de l'abbaye de Redon au Xe si√®cle. Certains auteurs la placent sur la rive sud de la Vilaine entre La Roche-Bernard et Redon dans la commune de ¬ę Th√©hillac ¬Ľ, d'autres auteurs la placent en Anjou
  33. ‚ÜĎ fouilles de L√©on Maitre, 1899
  34. ‚ÜĎ Les gu√©randais, en fait des miliciens de l'ensemble des paroisses de la (future) s√©n√©chauss√©e : du Croisic au Sud √† Herbignac au Nord, et d'Escoublac √† l'Est, apparaissent dans un nombre important de comptes-rendus de batailles, tant lors de la d√©fense du duch√©, que par la suite dans des campagnes aux fronti√®res du royaume. La premi√®re mention explicite de cette milice se situe lors des raids normands.
  35. ‚ÜĎ Cartulaire de l'Abbaye de Redon p. 370 sur un acte de donation : ¬ę anno 854 : Factum est [...] in ecclesiam Wenrann ante sanctum altare in quo habentur reliquae Sanctus Albini ¬Ľ
  36. ‚ÜĎ donations √† l'abbaye de Redon par le Roi Erispo√ę - Cartulaire de l'Abbaye de Redon - BN
  37. ‚ÜĎ Principales incursions : juin 843, 853, 878-879, 919, 959-960, 1013
  38. ‚ÜĎ il est toutefois peu probable que les cons√©quences aient √©t√© au-del√†, mais les sources √©crites et les recherches arch√©ologiques laissent cette question en suspens
  39. ‚ÜĎ ¬ę Miracula Sanctus Albini ¬Ľ, manuscrit du XIe si√®cle provenant de d'Angers, Biblioth√®que nationale
  40. ‚ÜĎ La ch√Ętellenie de Donges est attest√©e en 1040-1050, celle du Pont en 1070, et la construction du ch√Ęteau de La Roche-Bernard est attest√©e vers 1010
  41. ‚ÜĎ Le roi de France intervient dans une p√©riode de crise de succession, l'h√©riti√®re du duch√© est √† ce moment sous contr√īle royal.
  42. ‚ÜĎ D'apr√®s Alain Gallic√© et Josick Lancien, in Gu√©rande, Geste √©dition, 2007
  43. ‚ÜĎ Le port de Gu√©rande, puis du Croisic, est un port d'√©change avec la Hanse
  44. ‚ÜĎ Froissart, Chroniques, livre I, chapitre CLI
  45. ‚ÜĎ Dans les quatre versions compl√®tes des Chroniques de Froissart, le si√®ge de Gu√©rande (qu'il appelle ¬ę Garlande ¬Ľ) est pr√©sent√© de trois fa√ßon diff√©rentes quoique concordantes.
  46. ‚ÜĎ La localisation de ce port d'√©chouage n'est pas indiqu√©e. Les sites possibles sont : entre Lanclis et Clis dans le traict ou bien : au niveau du Pouliguen et de la B√īle (La Baule) ; en revanche, le secteur de la Turballe n'offre pas de gr√®ves abrit√©es.
  47. ‚ÜĎ Cette destruction semble attest√©e par des fouilles arch√©ologiques de l'Inrap en 2005-2006 sous la Place d'Armes, qui montrent une r√©organisation fonci√®re et la cr√©ation de cette place apr√®s une couche de destruction et d'incendies dat√©e du milieu du XIVe si√®cle
  48. ‚ÜĎ D'apr√®s Alain Gallic√©, in Cahier du Pays de Gu√©rande n¬į41, ann√©e 2001, in : Le Pays de Gu√©rande au Moyen Age pp. 5-9
  49. ‚ÜĎ un acte de Charles de Blois dat√© du 8 ao√Ľt indique ¬ę en nos tentes devant Gu√©rande ¬Ľ
  50. ‚ÜĎ Des √©l√©ments du rempart ant√©rieur restent visibles entre la tour Sainte-Anne et la porte Vannetaise ainsi qu'au niveau de la porte de Saill√©.
  51. ‚ÜĎ Cette rue est situ√© dans l'ancien domaine √©piscopal intramuros, la rue vannetaise est appel√©e jusqu'au debut du XXe si√®cle, rue de l'√©v√©ch√©.
  52. ‚ÜĎ Selon certains auteurs, dont A. Gallic√© (cf. bibliographie), ce ch√Ęteau devait √™tre situ√© pr√®s de la porte de Saill√©, pour d'autres, il serait localis√© entre l'ancien cimeti√®re et la rue Vannetaise et la chapelle Sainte-Anne, qui a √©t√© d√©molie au XIXe, aurait √©t√© un de ses √©l√©ments.
  53. ‚ÜĎ Les derniers √©l√©ments des b√Ętiments ont √©t√© ras√©s entre les deux guerres mondiales ; le mur de cl√īture a disparu r√©cemment, lors de la construction d'un lotissement. Un calvaire rappelle l'emplacement du monast√®re.
  54. ‚ÜĎ J.-P. Nennig, Le Chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic et √† Gu√©rande, JPN √©ditions, 2006, 240p., ISBN : 2-9519898-4-9
  55. ‚ÜĎ d√®s sa mise en exploitation, la ligne √©tait d√©ficitaire d'environ 30%.
  56. ‚ÜĎ et √† Pornic), par le pont de Saint-Nazaire
  57. ‚ÜĎ √Čcus du Pays de Nantes
  58. ‚ÜĎ La France illustr√©e, 1882, de Malte-Brun.
  59. ‚ÜĎ Fernand Gu√©riff et Gaston Le Floc'h. Terroir du Pays gu√©randais, cf bibliographie.
  60. ‚ÜĎ La France illustr√©e, 1882, de Malte-Brun.
  61. ‚ÜĎ Dictionnaire Le Robert (T.1) indique que Garenne d√©rive du mot latin du m√©di√©val warenna issu peut-√™tre du francique War√īn : garder, surveiller, avoir soin de.
  62. ‚ÜĎ voir Dossier de la revue Pour la Science, n¬į61, octobre 2008, p.32.
  63. ‚ÜĎ Ce que l'on peut traduire par : Une √©glise que l'on appelle/d√©nomme Gu√©rande.
  64. ‚ÜĎ La forme initiale bretonne de ce nom n'est pas connue aujourd'hui.
  65. ‚ÜĎ Atlas historique des Pays et Terroirs de Bretagne, par P. Jou√ęt et K. Delorme, √©dition Skol Vreizh, p.54
  66. ‚ÜĎ L'usage du W montre probablement que le scripteur √©tait de culture bretonne, contrairement √† ses suivants qui utilisent le UU.
  67. ‚ÜĎ Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Aubin d'Angers - BN
  68. ‚ÜĎ i.e. nomme un repr√©sentant permanent aux √Čtats de Bretagne.
  69. ‚ÜĎ Son premier d√©put√© connu est Jean du Cellier, Procureur, en 1455 ; mais en 1451, le r√īle des √Čtats signale la ville de Gu√©rande comme d√©faillante (= d√©put√© absent)
  70. ‚ÜĎ Liste des maires de l'ancien r√©gime : d'apr√®s Henri Quilgars, in ¬ę Petite histoire du Pays de Gu√©rande, des origines √† 1789 ¬Ľ, 1922
  71. ‚ÜĎ D√©c√®s de Jean-Pierre Dhonneur le 12 septembre 2006 au Maroc
  72. ‚ÜĎ http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (r√©sultats publi√©s au journal officiel ou conserv√©s aux archives d√©partementales)
  73. ‚ÜĎ INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  74. ‚ÜĎ (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  75. ‚ÜĎ La ¬ę rue vannetaise ¬Ľ √©tait appel√©e jusqu'au d√©but du XIXe si√®cle : ¬ę rue de l'√Čv√©ch√© ¬Ľ
  76. ‚ÜĎ architecture militaire de l'√©poque de Philippe Auguste, non √©quip√©e de canonni√®res √† l'origine, mais d'arch√®res
  77. ‚ÜĎ Fouilles r√©centes de l'Inrap en 2005-2006, avec la mise en √©vidence de constructions de cette √©poque sous la place Saint Aubin
  78. ‚ÜĎ Notez que les archives de la Ville et des R√©gaires sont tr√®s incompl√®tes : deux vagues de destructions importantes les ont affect√©es : lors de la Guerre de succession, dont en 1342 lors du sac par les troupes fran√ßaises, puis en 1790-1791 lors des affrontements post-r√©volutionnaires avec une destruction volontaire des archives lors d'une occupation de la ville par les Chouans. Les documents sont donc partiels et souvent indirects.
  79. ‚ÜĎ Fouilles L√©on Ma√ģtre, 1899
  80. ‚ÜĎ Fouilles pr√©ventives INRAP mars √† juin 2006, avant destruction pour am√©nagement urbain des abords de la coll√©giales.
  81. ‚ÜĎ Date inscrite sur les sabli√®res magnifiquement sculpt√©es visibles dans les combles.
  82. ‚ÜĎ la partie droite de la fa√ßade est la partie qui a le moins souffert de l'effondrement, mais lors de la reconstruction, un escalier est construit dans le massif ma√ßonn√© jusqu'√† l'horloge actuelle
  83. ‚ÜĎ Cartulaire de l'abbaye de Redon - 31 mai 859 - Donation par le Comte Pascueten des terres de Bronaril
  84. ‚ÜĎ D√©but du texte de la chronique : ¬ę Et d'abord, arr√™tons-nous un peu dans cette charmante et rare petite ville de Gu√©rande, si pittoresque avec ses anciens remparts flanqu√©s de grosses tours et ses foss√©s remplis d'eau verte. Entre les vieilles pierres, les v√©roniques sauvages fleurissent en gros bouquets, des lierres s'accrochent, des glycines serpentent, et des jardins en terrasse suspendent au bord des cr√©neaux des massifs de roses et de cl√©matites croulantes. D√®s que vous vous engouffrez sous la poterne basse et ronde o√Ļ les grelots des chevaux de poste sonnent joyeusement, vous entrez dans un nouveau pays, dans une √©poque vieille de cinq cents ans. ¬Ľ A. Daudet fait ensuite une description color√©e de l'ambiance des courses de chevaux.
  85. ‚ÜĎ hebdomadaire L'√©cho de la Presqu'√ģle, semaine du 26 octobre 2007, p. 44
  86. ‚ÜĎ Le premier concert a eu lieu le 13 juillet 1956, interpr√©t√© par Louis Yhuel qui interpr√©ta des Ňďuvres de F. Couperin, J.-S. Bach, C. Franck et L. Vierne

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