Grambois

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Grambois

43¬į 45‚Ä≤ 47‚Ä≥ N 5¬į 35‚Ä≤ 22‚Ä≥ E / 43.7630555556, 5.58944444444

Grambois
Vue générale de Grambois
Vue générale de Grambois
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
R√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Pertuis
Code commune 84052
Code postal 84240
Maire
Mandat en cours
Alain Feretti
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Luberon-Durance
Site web http://www.grambois.fr grambois.fr
Démographie
Population 1 138 hab. (2008)
Densité 36 hab./km²
Gentilé Gramboisiens
Géographie
Coordonn√©es 43¬į 45‚Ä≤ 47‚Ä≥ Nord
       5¬į 35‚Ä≤ 22‚Ä≥ Est
/ 43.7630555556, 5.58944444444
Altitudes mini. 278 m ‚ÄĒ maxi. 628 m
Superficie 31,46 km2

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Voir la carte administrative

Grambois est une commune fran√ßaise, situ√©e dans le d√©partement de Vaucluse et la r√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur.

Situ√©e √† l'est du Parc naturel r√©gional du Luberon, accroch√©e √† un coteau escarp√© dominant la vall√©e de l'√ąze, cette commune a su conserver son caract√®re en se pr√©servant des constructions modernes.

Ses ruelles en ¬ę calade ¬Ľ et sa fontaine centrale, typiquement proven√ßale, ont s√©duit le cin√©aste Yves Robert qui a tourn√© plusieurs sc√®nes de son film La Gloire de mon p√®re (1990) tir√© du c√©l√®bre roman √©ponyme de Marcel Pagnol (la partie de boules et le retour de la fameuse chasse aux bartavelles) ; le village est aussi cit√© dans les Ňďuvres de Jean Giono.

Grambois est class√© ¬ę village fleuri ¬Ľ.

Sommaire

Géographie

Localisation

Vaucluse geo Grambois.png

Grambois se situe dans la partie sud-est du d√©partement de Vaucluse, sur le versant sud du ¬ę grand Luberon ¬Ľ, au cŇďur de la vall√©e d'Aigues. On y acc√®de principalement par la Route d√©partementale 956, qui relie Pertuis √† Forcalquier. Partant de Pertuis, cette route traverse La Tour-d'Aigues, pour arriver, 5 km plus loin, au grand rond-point am√©nag√© depuis peu au pied de l'√©peron rocheux sur lequel est b√Ęti le village. Sur votre droite, empruntant le pont du Moulin du Pas, traverser la rivi√®re de l'√ąze et gravir les quelques lacets qui m√®nent au village.

Relief

Grambois appartient √† la plaine du pays d'Aigues, qui s'√©tale du versant sud du grand Luberon jusqu'aux rives de la Durance. La commune accuse un d√©nivel√© de 350 m√®tres si bien que de nombreuses rues du village ont une forte pente.

√Ä l'exception du quart sud-est qui se rattache au massif de Beaumont-de-Pertuis o√Ļ le centre du village (place de l'√©glise) est construit √† 368 m√®tres d'altitude, son territoire dont la forme affecte celle d'un cŇďur et appartient majoritairement √† cette plaine.

Géologie

Avec une variation du relief, la g√©ologie des sols de la commune se divise en plusieurs zones distinctes : la partie au nord du village est compos√©e de marnes, calcaires et gr√®s de l‚Äô√Čoc√®ne ainsi que de d√©p√īts fluviatiles (sols du Quaternaire) autour du lit de la rivi√®re de l'√ąze. L‚Äô√©l√©vation sur laquelle est pos√© Grambois est faite de sols datant du Jurassique sup√©rieur et compos√©s de marnes, marno-calcaires, calcaires et calcaires argileux. On trouve aussi sur le territoire de la commune de Grambois quelques zones compos√©es de br√®ches et d‚Äôargiles sablonneuses ainsi que des zones compos√©es de molasses calcaires, sables et marnes[1].

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont class√©s en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du d√©partement de Vaucluse sont class√©s en zone Ia (risque tr√®s faible). Ce zonage correspond √† une sismicit√© ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de b√Ętiments[2].

Hydrographie

Le territoire de la commune est travers√© par la rivi√®re de l'√ąze, petit affluent de la rive droite de la Durance long de 16 km qui, prenant sa source √† La Bastide-des-Jourdans, traverse successivement Grambois et La Tour-d'Aigues avant de confluer √† Pertuis.

La commune reçoit les Combes, l'Armande, le Saint-Pancrace, le Pegaresse, le Ponteux, le Thor et de nombreux autres petits cours d'eau y traversent.

Grambois est situé dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont donc très chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Cette région souffre donc d'un déficit important d'eau du fait de la rareté des pluies, de l'intensité de l'évaporation et de l'augmentation des besoins de l'agriculture.

De par sa position √©lev√©e Grambois est tr√®s expos√©e au mistral qui souffle de secteur nord √† nord-ouest pendant 200 jours par an, dont 110 avec violence (plus de 16 m‚čÖs-1). L'ensoleillement est tr√®s important avec 2 800 √† 2 900 heures en moyenne par an.

Grambois possède une station météo locale[3].

Climat

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

Relevé météorologique de la région de Pertuis
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Temp√©rature moyenne (¬įC) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relev√© m√©t√©o de Pertuis[4]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
35.3
 
11
3.2
 
 
21.3
 
12.7
4.1
 
 
21.9
 
15.7
6.5
 
 
40.6
 
18.3
9.1
 
 
27.6
 
22.8
13
 
 
14.6
 
26.8
16.6
 
 
8.2
 
29.7
19.1
 
 
18.3
 
29.5
19
 
 
57
 
25
15.8
 
 
52.3
 
20.5
13.5
 
 
39.1
 
15
7.4
 
 
25.6
 
11.9
4.3
Temp. moyennes maxi et mini (¬įC) ‚ÄĘ Pr√©cipitations (mm)

Zones prot√©g√©es ‚ÄĘ Faune ‚ÄĘ Flore

Grambois b√©n√©ficie d'une partie de l'immense richesse floristique et faunistique du Massif du Luberon dont le territoire est class√© parmi les sites d'int√©r√™t national et europ√©en. On y trouve 1 500 esp√®ces de v√©g√©taux (30 % de la flore fran√ßaise) et pr√®s de 2 300 pour les l√©pidopt√®res (40 % des esp√®ces vivant en France), 135 pour les oiseaux (50 % de l'avifaune fran√ßaise).

Un ch√™ne pubescent a √©t√© enregistr√© en tant qu'arbre potentiellement remarquable car il r√©unit toutes les conditions pour le devenir : sa silhouette s'√©tale dans une parcelle sans concurrence. Le propri√©taire est conscient de sa valeur patrimoniale, situ√© entre deux routes, il est un point de rep√®re reconnu localement[5].[r√©f. n√©cessaire]

Grambois comporte une Zone de nature et de silence d'une superficie de 912 hectares.

Voies de communication et transports

Voies routières

Transports

Urbanisme

Morphologie urbaine

Répartition des sols de Grambois en 2007

La r√©partition des sols de la commune est la suivante[6] (donn√©e pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 2,49% 78,20
Zones agricoles 35,83% 1 124,51
Zones du milieu naturel 61,62% 1 933,75
Total 100% 3 138,05

Grambois n'est pas pourvu √† l'heure actuelle d'un document d'urbanisme et est soumis √† la r√®gle de constructibilit√© limit√©e. Les seules zones o√Ļ l'on peut faire de nouvelles constructions sont les zones qui sont d√©j√† urbanis√©es. Cette situation finira lorsque la commune √©tablira son PLU (plan local d'urbanisme)[7].

Logement

Projets d'aménagements

Toponymie

La premi√®re des mentions connues du toponyme est terra de Garambodane (1027). Ch. Rostaing recense √† la suite Warambodam (v. 1035), ¬ę in alia villa ... Quarambodam ¬Ľ (v. 1050), in oppido Guarimbodio (1096), in terminio de Garambodeno (1102), A de Garambode (1126) [8].

Grambois viendrait de Garimbode, nom germanique d'un hypoth√©tique propri√©taire des lieux au haut Moyen √āge.

Ernest Nègre abonde également dans ce sens dans sa Toponymie générale de la France [9] en proposant la forme latine du même nom de personne germanique, Warimbodus. La lente évolution du nom a par la suite successivement donné lieu aux formes provençalisées, attestées dès l'époque moderne, de Garenboze et Gramboues, aboutissant au Grambois que nous connaissons aujourd'hui.

L'attraction homonymique avec un ¬ę grand bois ¬Ľ se rencontre surtout dans des actes administratifs de la fin du XVIIIe et XIXe si√®cles, m√™me si elle a peut-√™tre jou√© d√®s la fin du XVIIe si√®cle lors de l'attribution d'armoiries parlantes √† la communaut√© (voir plus bas).

Au XIXe si√®cle, l‚Äôhistorien local Andr√©-Marius Garcin a donn√© une √©tymologie arabe du nom du village, hypoth√®se aujourd‚Äôhui abandonn√©e[10].

Histoire

De la Pr√©histoire au haut Moyen √āge, t√©moignages arch√©ologiques

La p√©riode pr√©historique est encore mal connue, m√™me si la campagne de prospections r√©alis√©e en 1993 par R. Chemin a permis de d√©celer sur le chemin de Baraban, √† 500 m au sud-est du village, un site occup√© ¬ę de la pr√©histoire √† la protohistoire ¬Ľ[11]. De m√™me, √† 800 m au nord-est du ch√Ęteau, sur une √©minence rocheuse dominant la vall√©e de l'Eze, Ch. Cotte a recueilli ¬ę du mat√©riel pr√©historique ¬Ľ et a √©tudi√©, sur le m√™me site, ¬ę un rempart de type classique √† gros parements externes et petits blocages moyens ¬Ľ. Est-ce la trace potentielle d'un site d'oppidum[12] ? √Ä la ruine dite des Templiers, √† plus de 2 km au sud-est du village, R. Chemin rep√®re √©galement des traces d'un site protohistorique et gallo-romain[13].

Ce sont cependant les sites plus tardifs de l'√©poque gallo-romaine (plus de la moiti√© sur les 25 recens√©s par la Carte Arch√©ologique de la Gaule) qui abondent sur le territoire communal dont certains √† proximit√© imm√©diate du village ; trois sites de villae[14], aux quartiers du Moulin, de Saint-L√©ger et de la Sarri√®re sont attest√©s.

En 1991 enfin, au lieu-dit Saint-Christophe, Ph. Borgard et R. Chemin ont constat√© non loin d'un affluent de l'Eze, la destruction de s√©pultures √† inhumations de l'Antiquit√© tardive et du haut Moyen √āge.

Du Moyen √āge √† la fin de l'Ancien R√©gime

L'occupation de l'√©peron rocheux sur lequel se perche actuellement le village n'est attest√©e qu'√† partir du XIe si√®cle. Un m√™me acte de 1096 mentionne en effet √† la fois l'oppidum (¬ę in oppido Guarimbodio ¬Ľ) et l'√©glise paroissiale. La premi√®re mention du territoire date, elle, d'un acte de 1027 o√Ļ il est fait mention d'une ¬ę terra de garambodane ¬Ľ. Les deux sources de Fontv√©rane et de Font-Sausse de part et d'autre de l'√©peron ont facilit√© cette implantation, tout autant que la forme de l'√©peron, facile √† barrer, la proximit√© du fertile terroir de Saint-L√©ger et des Meylez ainsi que la position de carrefour sur les axes de Pertuis √† Forcalquier et de Lauris √† Manosque. Au XIIe si√®cle, l‚Äôabbaye Saint-Andr√© de Villeneuve-l√®s-Avignon y poss√®de deux prieur√©s et une √©glise rurale ; l‚Äô√©glise rurale, Saint-Pancrace, ne lui appartient plus √† partir du XIIIe si√®cle, mais les prieur√©s Saint-Christol et Sainte-Marie (qui fait √©galement office d‚Äô√©glise paroissiale) fournissent des revenus √† l‚Äôabbaye jusqu‚Äôau XIVe (pour la deuxi√®me) et XVe si√®cles (pour la derni√®re)[15].

D'une activit√© florissante attest√©e par les censiers conserv√©s du premier XIVe si√®cle, Grambois est frapp√©e de plein fouet par la crise g√©n√©rale du XIVe et XVe si√®cles, sans cependant qu'√† l'inverse d'autres communaut√©s, le village n'ait √©t√© d√©sert√©.

Ses solides remparts, repouss√©s en 1377 pour englober le faubourg et l'√©glise paroissiale, y ont contribu√©. Un ¬ę trabuc ¬Ľ (¬ę bombarde ¬Ľ) en 1391, puis le statut de ¬ę forteresse de Provence ¬Ľ en 1394 lui sont m√™me accord√©s par les √Čtats de Provence : ces derniers furent soucieux de se pr√©munir des d√©pr√©dations du vicomte de Turenne, qui, en 1391, √©tait m√™me venu assi√©ger, en vain, le village d√©fendu par le capitaine Aycard de Bourgogne. Les chiffres les plus alarmants de la p√©riode, qui donnent une id√©e de la duret√© des temps, sont ceux d√©livr√©s en 1471 par les commissaires affouageurs : ils ne purent d√©nombrer que 40 foyers.

La vitalit√© retrouv√©e de la fin du XVIe si√®cle, malgr√© la mise √† sac qui a suivi le si√®ge victorieux de Charles-Emmanuel Ier duc de Savoie en 1590, est marqu√©e entre autres par l'agrandissement de l'√©glise (1560). La grande majorit√© des Gramboisiens n'√©vite cependant pas un appauvrissement continu, du XVIIe au d√©but du XVIIIe si√®cle, constat√© dans les cadastres de la communaut√©.

La seigneurie quant √† elle, confisqu√©e √† Raimond d'Albert en 1399 pour avoir pactis√© avec le terrible Turenne, fut c√©d√©e en 1420 par Yolande, reine de Provence, √† Guillaume de Forcalquier. √Ä la suite des Forcalquier (1420-1465), plusieurs dynasties se succ√®deront ainsi jusqu'√† la R√©volution : les La Croix (1465-1584), les Gautier √† partir de 1584, puis, √† partir de 1669 et jusqu'en 1790, les Raff√©lis de Roquesante. De cette derni√®re famille √©merge la figure de Pierre de Roquesante (1619-1707), l'un des juges de Fouquet.

La fin de l'Ancien R√©gime est marqu√© par une suite de proc√©dures judiciaires entre la communaut√© et son seigneur et une reprise tardive de croissance de la population √† partir des ann√©es 1760. En 1789, la communaut√© de Grambois compte environ 900 √Ęmes.

De la Révolution à nos jours

La R√©volution se passe sans trop de heurts : Dominique Roman, qui a prosp√©r√© dans le commerce des laines, s'impose sur la sc√®ne locale (maire de 1790 √† 1793) et d√©partementale (procureur-syndic du district d'Apt), tandis que le ci-devant seigneur Pierre-Joseph-Louis de Raff√©lis marie ses filles √† des membres de l'√©lite jacobine de Pertuis.

La premi√®re moiti√© du XIXe si√®cle s'√©coule sur un village qui semble immobile, impression √† laquelle contribue, malgr√© de rares r√©vocations, la stabilit√© de l'administration municipale (Joseph-Dominique Bonin commence son premier mandat en 1830) et le personnel eccl√©siastique.

La p√©riode suivante conjugue un curieux moment o√Ļ Grambois entame tardivement une patiente mue d'am√©lioration puis d'embellissement, tandis que sa population le quitte inexorablement. Ainsi les inaugurations du pont du Moulin du Pas (1850), de la fontaine de la Place (1879), de son r√©servoir sur la place de l'√Čglise (1903), de la coop√©rative viticole enfin (1924) scandent-elles une baisse d√©mographique continue. Ils ne sont plus que 401 Gramboisiens en 1926. Il est vrai que l'impossibilit√© d'irriguer le terroir, l'absence d'industrie et une position devenue depuis longtemps secondaire par rapports aux nouveaux axes de communication n'offraient que peu d'alternatives au d√©part. La commune dans le m√™me temps perd des pr√©rogatives administratives (r√©sidence de l'agent-voyer, puis du percepteur) mais r√©ussit √† maintenir le chef-lieu de perception dans le vieux village.

Au d√©part de la population r√©pond la ruine de maisons abandonn√©es dans l'intra-muros, dont la destruction par mesure de salubrit√© publique, enfante bon nombre de places actuelles (place des √Čcoles, du 4 mars 1962, de Jaous√® de Fouentvierano), et rend possibles le percement du rempart pour acc√©der √† la rue Basse (1906) ainsi que le d√©gagement d'une rue jusqu'au Portail Neuf (1950).

L'administration villageoise, résolument républicaine depuis les élections législatives de 1874, restera telle malgré des nuances progressistes ou conservatrices plus ou moins affichées. Si les grands débats nationaux enflamment comme ailleurs les passions, les listes municipales en restent au stade de la défense des intérêts locaux.

La deuxi√®me moiti√© du XXe si√®cle est riche en √©volutions majeures, voulues ou v√©cues, telles que l'abandon quasi-complet de l'√©levage (deux bergeries aujourd'hui), l'extinction du parler proven√ßal, la cr√©ation du groupe scolaire (1954), l'assainissement et l'embellissement continu du vieux village, le d√©veloppement pr√©coce d'une politique touristique (cr√©ation du syndicat d'initiative : 1948), l'apparition d'une zone commerciale au hameau du Moulin du Pas sur la RD 956, et surtout une croissance de la population qui change la donne sociologique traditionnelle (installation de retrait√©s et d'actifs urbains) et entra√ģne une dispersion de l'habitat (apparitions de lotissements, de pavillons individuels et de r√©sidences secondaires, aujourd'hui majoritaires). Le personnel municipal est rest√© stable (Grambois n'a connu que deux maires depuis 1947) ; comme pour mieux affronter l'ampleur des bouleversements.

La commune compte aujourd'hui plus de 1 300 √Ęmes.

Politique et administration

Au r√©f√©rendum europ√©en sur le trait√© de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 717 inscrits, 556 ont vot√©, ce qui repr√©sente une participation de 77,55 % du total, soit une abstention de 22,45 %. Il y a eu une courte victoire du oui avec 276 voix (50,74 %) contre 268 voix (49,26 %) prononc√©es non et 12 (2,16 %) de votes blancs ou nuls[16].

Répartition des votes à Grambois au 1er tour des présidentielles du 22 avril 2007

Au r√©f√©rendum sur la constitution europ√©enne (scrutin du 29 mai 2005), sur 897 inscrits, 667 ont vot√©, ce qui repr√©sente une participation de 74,36 % du total, soit une abstention de 25,64 %. Il y a eu une victoire du non avec 360 voix (54,71 %), 298 voix (45,29 %) s'√©tant prononc√©es pour et 9 (1,35 %) √©tant des votes blancs ou nuls[17].

√Ä l‚Äô√©lection pr√©sidentielle de 2007, le premier tour a vu se d√©marquer en t√™te Nicolas Sarkozy (UMP) avec 34,32 %, suivi par S√©gol√®ne Royal (PS) avec 21,03 % et Fran√ßois Bayrou (UDF) avec 19,43 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 12,30 %. Aucun autre candidat ne d√©passe les 5 %. 116 abstentions sur 939 inscrits (12,35 %).

Le second tour a vu arriver largement en t√™te Nicolas Sarkozy avec 59,24 % (r√©sultat national : 53,06 %) contre 40,76 % pour S√©gol√®ne Royal (r√©sultat national : 46,94 %)[18].

Aux √©lections l√©gislatives de juin 2007, les √©lecteurs de la commune, qui fait partie de la deuxi√®me circonscription de Vaucluse, ont contribu√© √† faire √©lire Jean-Claude Bouchet (UMP) avec 56,67 % des voix contre 55,6 % √† l'√©chelle de la circonscription[19].

Intercommunalité

Appartenant avec les 12 autres communes du canton de Pertuis √† la Communaut√© de communes Luberon-Durance il adh√®re √©galement √† divers syndicats intercommunaux :

  • Sivom Durance Luberon[20] (eau, assainissement, etc.) ;
  • Syndicat d‚Äô√Člectrification ;
  • Syndicat de l‚Äô√Čze ;
  • Syndicat Intercommunal de Musique.

Administration municipale

Liste des maires

Grambois - La mairie

De 1789 √† 1799, les agents municipaux (maires) sont √©lus au suffrage direct pour 2 ans et r√©√©ligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins √©gale √† 3 journ√©es de travail dans la commune. Sont √©ligibles ceux qui paient un imp√īt au moins √©quivalent √† dix journ√©es de travail.

De 1799 √† 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII (13 d√©cembre 1799) revient sur l‚Äô√©lection du maire, les maires sont nomm√©s par le pr√©fet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Apr√®s 1831, les maires sont nomm√©s (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le pr√©fet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont √©lus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 √† 1851, les maires sont √©lus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 √† 1871, les maires sont nomm√©s par le pr√©fet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans √† partir de 1855.

Depuis 1871 Les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs de la Révolution à nos jours[21]
Période Identité Qualité
2008- en cours Alain Feretti propriétaire
1971-2008 Gilbert Bayeux propriétaire
1947-1971 Paul Pourchier propriétaire
1944-1947 Raymond Boyer boucher
1932-1944 Raymond du Chaffaut propriétaire
1919-1932 Constant Bérard cultivateur
1912-1919 Jean-Baptiste Bossy cultivateur
1908-1912 Antoine Cabassu boulanger
1892-1908 Henri Bérard propriétaire
1888-1892 Adrien Rey médecin
1881-1888 Marius Pourcin propriétaire
1877-1881 Joseph Eyguisier propriétaire
1877-1877 Alfred Arlaud propriétaire
1876-1877 Joseph Eyguisier propriétaire
1875-1876 Alfred Arlaud propriétaire
1871-1875 Joseph André Franc propriétaire
Période Identité Qualité
1870-1871 Adrien Rey médecin
1866-1870 Philogène Rey menuisier
1848-1866 Joseph-Dominique Bonin propriétaire
1848-1848 Louis Rochel instituteur
1830-1848 Joseph-Dominique Bonin propriétaire
1826-1830 Jean-Baptiste Ricard propriétaire
1821-1826 Lange Bertet propriétaire
1813-1821 √Čtienne Deyglun propri√©taire
1808-1813 Nicolas Escoffier propriétaire
1802-1808 Jean-Baptiste Rey propriétaire
1800-1802 Antoine Fouret maréchal-ferrant
1795-1800 Pierre Charpin propriétaire
1794-1795 Jean-Joseph Fouret menuisier
1793-1794 Antoine Fouret maréchal-ferrant
1790-1793 Dominique Roman père propriétaire

Budget et fiscalité

Budget

Les comptes de la commune de Grambois[22]
2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001
‚ā¨ ‚ā¨ par hab ‚ā¨ ‚ā¨ par hab ‚ā¨ ‚ā¨ par hab ‚ā¨ ‚ā¨ par hab ‚ā¨ ‚ā¨ par hab ‚ā¨ ‚ā¨ par hab ‚ā¨ ‚ā¨ par hab
Total des produits de fonctionnement = A 652 000 575 641 000 564 598 000 527 574 000 506 584 000 514 498 000 438 894 000 788
Total des charges de fonctionnement = B 611 000 538 626 000 552 561 000 494 533 000 469 476 000 420 468 000 413 859 000 757
R√©sultat comptable : A - B = R 41 000 36 14 000 13 37 000 33 41 000 36 108 000 95 29 000 26 35 000 31
Total des ressources d'investissement = C 131 000 116 170 000 150 175 000 154 172 000 152 441 000 388 212 000 187 560 000 493
Total des emplois d'investissement = D 107 000 94 165 000 145 167 000 147 259 000 229 302 000 266 411 000 363 356 000 313
Besoins ou capacit√© de financement de la section d'investissement = E -32 000 -28 -6 000 -5 -8 000 -7 87 000 77 -142 000 -125 196 000 172 -205 000 -180
Capacit√© d'autofinancement = CAF 41 000 36 14 000 13 37 000 33 41 000 36 108 000 95 29 000 26 35 000 31
Fonds de roulement 231 000 203 178 000 157 214 000 188 215 000 189 261 000 230 112 000 98 311 000 274
Total des produits de fonctionnement = Imp√īts locaux, autres imp√īts et taxes, dotation globale de fonctionnement.
Total des charges de fonctionnement = Charges de personnel, Achat et charges externes, charges financières, contingents, subventions versées.
Total des ressources d'investissement = emprunts bancaires et dettes assimilées, subventions reçues, FCTVA, retour de biens affectés concédés.
Total des emplois d'investissement = dépense d'équipement, remboursement d'emprunt et dettes assimilées...
Evolution de la taxe d'habitation à Grambois depuis 2001

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Grambois en 2009[23]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,80 % 0,19 % 7,55 % 0,00 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s b√Ęties (TFPB) 12,10 % 0,25 % 10,20 % 2,36 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s non b√Ęties (TFPNB) 29,50 % 0,65 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,36 % 13,00 % 3,84 %


La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplac√©e en 2010 par la cotisation fonci√®re des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajout√©e des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution √©conomique territoriale (CET) qui est un imp√īt local instaur√© par la loi de finances pour 2010[24]).

Instances judiciaires et administratives

Politique environnementale

La commune de Grambois appartient au Parc naturel r√©gional du Luberon. Elle comporte une zone class√©e par le parc comme secteur de valeur biologique majeure[6], les ¬ę hauts Plateaux de la Ringui√®re - Sylvabelle Sainte Marguerite ¬Ľ qui couvre une surface totale de 1 396 hectares.

Elle comporte aussi une ¬ę Zone de nature et de silence ¬Ľ d'une superficie de 912 hectares[6].

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la Communauté de communes Luberon-Durance.

La commune fait partie du Syndicat intercommunal √† vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un √Čtablissement public de coop√©ration intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour comp√©tence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a √©t√© cr√©e en en 1989 par transformation du syndicat intercommunal cr√©e en 1946 mais qui n'avait comme comp√©tence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son pr√©sident est Maurice Lovisolo (vie-pr√©sident du Conseil g√©n√©ral de Vaucluse)[25]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune ( √† cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[26].

√Čquipements et services

Le village est équipé d'une salle polyvalente, une école avec restaurant scolaire, une bibliothèque, un syndicat d'initiative et quelques petits commerces (alimentation générale, boulangerie, etc.)[27]. Il possède aussi son propre bureau de Poste, mais dépend de la gendarmerie de Beaumont-de-Pertuis et du centre de secours des pompiers de Pertuis.

Jumelages

Grambois est jumel√©e avec :

Panneau de signalisation

Population et société

Démographie

Le village se d√©veloppe fortement aux XIe et XIIe si√®cles ; le bourg castral contr√īlait un vaste territoire et un ¬ę nŇďud routier ¬Ľ.

202 Feux de queste sont recens√©s en 1315. C√īt√© du bourg fortifi√© probablement au d√©but du XIIIe si√®cle, d√©veloppement d'un faubourg, entour√© avec l' √©glise par la 2e enceinte construite vers 1377.

Entre 1348 et 1470, diminution de plus de 75 % de la population ; il ne subsistait que 40 foyers en 1471.

Au XVIe si√®cle, forte hausse d√©mographique et construction d'un petit faubourg lin√©aire √† l'est.

Essor arr√™t√© au XVIIe si√®cle par le ralentissement du trafic routier et l'appauvrissement g√©n√©ral des habitants : 219 maisons en 1561, 116 en 1698, 80 en 1728.

Légère reprise après 1730: 177 maisons et 779 habitants en 1765, 900 habitants en 1800.

Stagnation dans la 1re moiti√© du XIXe si√®cle, puis exode rural important apr√®s 1860 : 452 habitants en 1962.

Léger renouveau depuis 1962 avec le développement de l'habitat saisonnier[28].

Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872. Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.[29]

L'√©volution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue √† travers les recensements de la population effectu√©s Grambois depuis cette date :

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 818 900 887 877 864 844 860 847 915
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 894 824 799 690 689 661 650 575 529
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 532 510 462 455 401 417 419 448 413
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 452 465 548 709 903 1111 1155 1147 1138[30]
Notes, sources, ...
Nombre retenu √† partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[31] et INSEE 01.01.2007[32]
√Čvolution d√©mographique de 1793 √† 2007

Pyramide des √Ęges

Cette pyramide des √Ęges regroupe les g√©n√©rations (√Ęge quinquennal) et montre la diff√©rence d√©mographique de la population entre l'ann√©e 1990 et 1999.

La part des enfants de 0 √† 14 ans a augment√©e de 2 % et est pass√©e de 14 % √† 116 % entre 1990 et 1999. La part des jeunes adultes de 15 √† 29 ans est rest√©e la m√™me, soit 15,5 % (contre 25 % au niveau national). Le pourcentage des adultes de plus de 60 ans a l√©g√®rement baiss√© entre 1990 et 1999 : celui-ci est pass√© de 30,3 % √† 27,7 % pour les hommes et de 30,6 % √† 29,9 % pour les femmes. Malgr√© cette baisse, les retrait√©s restent toutefois surrepr√©sent√©s par rapport √† l'echelle nationale (18,2 %). Le pourcentage des plus de 75 ans est de 3 % plus √©lev√© que la moyenne nationale.

INSEE, Recensement de la population de 1990, exploitation exhaustive
INSEE, Recensement de la population de 1999, exploitation principale

Données démographiques

Evoldemog grambois.png

Le graphique ci-contre montre que le taux de mortalit√© √©tait sup√©rieur au taux de natalit√© entre 1968 et 1990. Dans le m√™me temps le village voyait sa population augmenter uniquement gr√Ęce au solde migratoire.

Depuis 1990, le taux de natalité est supérieur au taux de mortalité et la croissance de la population devient naturelle.

ActivitéGrambois.gif

Les citoyens de Grambois ayant une activit√© professionnelle repr√©sentent 38,6 % de la population en 2004. Le taux de ch√īmage a baiss√© de deux points en 2004 par rapport √† 1999. On constate une baisse du nombre d'√©tudiants et une l√©g√®re augmentation du nombre de retrait√©s[33].

Enseignement

Grambois a une école primaire publique[34], ensuite les élèves sont affectés au Collège Albert Camus à La Tour d'Aigues[35],[36], puis le Lycée Val de Durance[37] à Pertuis (enseignement général) ou Lycée Alexandre Dumas[38] à Cavaillon soit Lycée Alphonse Benoit[39] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Manifestations culturelles et festivités

Détail de la Crèche (2008)

Grambois est ¬ę village fleuri ¬Ľ depuis 1960[40].

Tous les ans, √† la p√©riode de No√ęl, Grambois expose la cr√®che de Pierre Graille, ma√ģtre santonier et meilleur ouvrier de France. Autour des personnages traditionnels, cette cr√®che regroupe les repr√©sentations des habitants du village, sous la forme de santons finement sculpt√©s et habill√©s en costume d'√©poque.

Tous les ans, quelques jours avant No√ęl, la F√™te des Lumi√®res : rassemblement sur la place de l'√©glise, visite des illuminations et de la cr√®che en cort√®ge (chants traditionnels).

Santé

Grambois est équipé d'une pharmacie et compte deux médecins, des infirmiers et kinésithérapeutes[41].

Sports

Les habitants de la commune peuvent pratiquer plusieurs types de sport dont la marche (proximité du Luberon, chemins de randonnées[42]), la pétanque et le football.

Le club de football du village se nomme Union Sportive Provençale Grambois abrégé USPG.

Médias

Cultes

Culte catholique (√©glise) : le saint patron de Grambois est saint Pancrace dont la f√™te votive est le week-end du 12 mai ou suivant.

√Čconomie

Répartition des 5 secteurs d'activités à Grambois en 1999

Au XIXe si√®cle quelques filatures sont implant√©es sur la commune mais rapidement Grambois se reconvertit dans l'agriculture avec des cultures maraich√®res et fruiti√®res et surtout de vignes. La viticulture s'intensifie au cours du XXe si√®cle avec l'ouverture de la coop√©rative vinicole.

Selon l'INSEE (chiffres de 1999) :

  • l'agriculture (viticulture) repr√©sente 15 % de l'activit√© de la commune (22 agriculteurs, 2 ouvriers agricoles) ;
  • les actifs du secteur tertiaire avec 62,8 % sont majoritaires, avec 27 commercants, 18 profession interm√©diaire (enseignement, sant√©, fonction publique), 18 travailleurs dans le service direct aux particuliers, 12 ouvriers qualifi√©s et 6 employ√©s municipaux ;
  • les emplois li√©s tourisme et √† l'artisanat (dont artisanat d'art) sont aussi repr√©sent√©s √† Grambois.

Agriculture

Les zones agricoles repr√©sentent 1 124,51 hectares soit 35,8 % de la surface totale de la commune. 38 % (434 hectares) de cette surface est occup√©e par la viticulture et 50 % (560 hectares) par des terres labourables.

Viticulture

Indication de cave vinicole à Grambois

Entre deux-cents et cinq-cents m√®tres d'altitude, les vignobles, √† l'abri des vents froids, profitent d'un climat et d'une situation privil√©gi√©s. Deux grands groupes de sol composent ce terroir :

  1. des sols de marne plus ou moins profonds et caillouteux, permettant l'obtention de vin rouge rond et complexe ;
  2. des sols sableux, plus adaptés à l'élaboration de vin blanc et rosé.

Les cépages les plus présents sont le Syrah, le grenache noir, le Merlot, carignan, cinsaut.

Les forts √©carts de temp√©rature dus aux nuits fra√ģches et aux journ√©es chaudes sont favorables √† la synth√®se des polyph√©nols donnant de la structure et de la couleur aux vins rouges[43].

Une cave coop√©rative vinicole cr√©√©e en 1924 produit des vins AOC C√ītes du Luberon, r√©guli√®rement m√©daill√©s, ainsi que du mousseux. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contr√īl√©e peuvent revendiquer, apr√®s agr√©ment le label Vin de pays d'Aigues[44]

Pomme de terre

Logo pomme de terre pertuis.jpg

En 2008 est cr√©e la confr√©rie de la pomme de terre de Pertuis[45]. Et le 29 janvier 2010 la pomme de terre de pertuis devient une marque[46]. des cantons de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles ;

Appr√©ci√©e pour sa valeur gustative et sa belle tenue au niveau de la conservation, elle poss√®de une typicit√© li√©e au terroir sableux-limoneux tr√®s favorable de la plaine de la Durance.Une pomme de terre √† chair jaune : les vari√©t√©s les plus cultiv√©es sont Monalisa et Samba non lav√©e, ce qui en favorise la conservation cultiv√©e dans la r√©gion de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles et conditionn√©e en sacs portant le logo officiel de la ¬ę Pomme de terre de Pertuis ¬Ľ.

La route gourmande de la pomme de terre de Pertuis parcourt tout le bassin de production de La pomme de terre de Pertuis : le Pays d'Aix en Provence, le Luberon et la Vall√©e de la Durance[47].

Autres

Tourisme

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un r√īle, directement ou indirectement, dans l'√©conomie locale.

On peut consid√©rer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perch√©s ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme d√©tente qui se traduit par un important d√©veloppement des chambres d'h√ītes, de l'h√ītellerie et de la location saisonni√®re, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des march√©s proven√ßaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonn√©es et du cadre prot√©g√© qu'offrent le Luberon et ses environs[48].

Grambois est une commune possédant un véritable attrait touristique, une identité propre qui attire les réalisateurs et publicistes. Un véritable élan pour promouvoir le tourisme et lui donner plus d'ampleur est en phase de développement.

Pour loger les visiteurs, la commune de Grambois dispose : d'un h√ītel au pont du moulin du pas qui poss√®de cinq chambres et un restaurant gastronomique, de chambres d'h√ītes, de g√ģtes ruraux et d'une colonie de vacances des PTT[49].

Un Syndicat d'Initiative a √©t√© cr√©√© en 1948 et organise des visites du village en groupe sur rendez-vous. Il compte parmi les plus anciennes enseignes touristiques du d√©partement et de la R√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur (PACA)

Artisanat

Artisanat d'art : un santonnier, sculpteur, c√©ramiste (auteur du christ de l'√©glise) et un atelier de ferronnerie d'art.

Revenus de la population et fiscalité

Le revenu fiscal m√©dian par m√©nage √©tait en 2006 de 17 021 ‚ā¨, ce qui place Grambois au 10 924e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 m√©nages en m√©tropole[50].

Culture locale et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Grambois - La croix monumentale de 1753 et l'église paroissiale Notre-Dame de Beauvoir. La Tourrache

√Čglise paroissiale Notre-Dame de Beauvoir

Bien connues gr√Ęce aux travaux de Jacques Thirion et de l'inventaire monumental et artistique du pays d'Aigues (cf bibliographie), l'histoire et l'architecture de Notre-Dame de Beauvoir sont remarquables √† plus d'un titre. Les multiples transformations de l'√©difice sont directement li√©s √† l'histoire riche en rebondissements du village.

Les premi√®res citations de l'√©glise datent de 1096 et d√©crivent le lieu comme une d√©pendance de l'abbaye de Saint-Andr√© de Villeneuve-lez-Avignon en tant que prieur√© b√©n√©dictin. √Ä l'origine, l'√©glise romane est modeste et ne poss√®de qu'une nef unique crois√©e de trois trav√©es et d'une abside. Cons√©quence de l'expansion d√©mographique des XIIIe et XIVe si√®cle, l'√©glise devient trop petite pour accueillir l'ensemble des fid√®les et il faut agrandir. La nef est donc rallong√©e d'une quatri√®me trav√©e, l'abside d√©truite en 1343 et remplac√©e par une quatri√®me trav√©e de la nef, prolong√©e par l'actuel chŇďur et accost√©e en 1348 de la chapelle lat√©rale sud.

Deux siècles plus tard (1560 et 1561), ce n'est toujours pas suffisant et il faut de nouveau agrandir.

Les trois chapelles se trouvant c√īt√© sud sont reli√©es en d√©truisant les cloisons qui les s√©parent ; on construit un collat√©ral qui m√®ne √† la quatri√®me chapelle. La grande porte est refaite en 1589. La toiture de la nef et le clocher sont rehauss√©s.

Lorsque Jean de Gautier entreprend son chantier de r√©fection des fortifications de la ville suite aux des guerres de religion de la fin des ann√©es 1580, l'√©glise qui est mitoyenne aux remparts subit des transformations. Une salle vo√Ľt√©e est b√Ętie √† la verticale du chŇďur pour servir d'observatoire et de poste de d√©fense (1589, 1590). En 1657, on construit la sacristie contre le flanc sud du chŇďur et, au cours du XVIIe si√®cle, les trois chapelles lat√©rales nord. En 1708, un tremblement de terre fait s'effondrer la vo√Ľte ; les parties hautes sont reb√Ęties et on ouvre les trois fen√™tres du mur sud. Le clocher date de cette √©poque (le campanile de fer forg√© du XIXe si√®cle). La fa√ßade telle que nous la voyons aujourd'hui date de 1709. Dans le clocher mur √† 3 fen√™tres 2 cloches sont dat√©es de 1584 et la cloche centrale, pr√©nomm√©e Anne a √©t√© fondue en 2008 comme celle actuellement dans le campanile, pr√©nomm√©e Luce. Ces deux derni√®res ont √©t√© baptis√©es au cours d'un office solennel le dimanche 24 f√©vrier 2008.

Ermitage de saint Pancrace

L'ermitage poss√®de une chapelle class√©e Monument historique depuis le 13 mars 1995[6].

Ce lieu insolite est perch√© sur une colline dont la vocation religieuse est tr√®s ancienne puisque l'on y a retrouv√© les vestiges du temple d'Eza (XIIe et XIIIe si√®cles), qu'il n'est pas possible de visiter.

En effet la chapelle fut vendue comme bien national, en 1793, au riche n√©gociant marseillais Joseph Bonnin et le site (hors la chapelle) appartient d√©sormais aux propri√©taires du ch√Ęteau de Pradine (famille D'Ivernois).

Cons√©quence de l'√©pid√©mie de peste qui frappa la Provence dans les ann√©es 1720 √† 1722, tous les Gramboisiens rescap√©s qui avaient pri√© saint Pancrace pour qu'ils soient √©pargn√©s, firent le vŇďu de faire une procession annuelle √† la chapelle qui lui √©tait d√©di√©e, le dimanche suivant le 12 mai, jour de sa f√™te, pour remercier leur saint patron de les avoir prot√©g√©s.

Encore aujourd'hui, l'ermitage voit chaque ann√©e vers le 14 mai une procession venue de Grambois et ce lieu est depuis, hautement li√© √† la vie des Gramboisiens[51].

L'Ermitage est b√Ęti au XVIIe si√®cle et sera habit√© jusqu'√† la r√©volution. La chapelle m√©di√©vale accol√©e √† l'√©difice date du XIVe si√®cle et a √©t√© prolong√©e au XVIIIe par un porche comportant des fresques r√©alis√©es en utilisant les techniques du Quattrocento (utilis√© entre autres par Giotto, Cimabue‚Ķ). Ce proc√©d√© consiste √† utiliser des couleurs d√©lay√©es √† l'eau sur un enduit de mortier frais qu'un ma√ßon applique au fur et √† mesure que le fresquiste travaille. Cette technique avait √©t√© √©tudi√©e en Italie par les trois artistes qui les r√©alis√®rent vers 1912 : Georges Dufr√©noy, Pierre Girieud et √Čmile Lombard. Elles repr√©sentent une pi√©ta, l'adoration des bergers et des rois, et un Sermon dans la montagne.

√Ä propos de la ¬ę Pi√©ta ¬Ľ de Dufr√©noy, le po√®te et critique d'art proven√ßal Gasquet a √©crit ¬ę tout y est d'une intensit√© dramatique qui fait songer au Tintoret, d'un path√©tique qui s'apparente on ne sait comment, √† quelque phrase d√©sesp√©r√©e d'une symphonie de Beethoven ¬Ľ.

L'√©trange cimeti√®re implant√© au beau milieu des cypr√®s par Joseph Bonnin, ajoute un c√īt√© mystique √† l'endroit. Les nombreux mausol√©es familiaux et surtout la grande pyramide de six m√®tres de haut o√Ļ est enterr√©e sa jeune filleule avec quatre po√®mes grav√©s sur ses faces ne manquent pas d'interpeller l'observateur[52],[53].

Le ch√Ęteau de Grambois - l'am√©nagement de cette ancienne demeure seigneuriale date de la fin du XVIe si√®cle

Ch√Ęteau

Achev√© en ao√Ľt 1590, sa fa√ßade fut refaite vers 1730 par Michel-Jules de Roquesante[54], seigneur de Grambois[55].

Le ch√Ęteau que nous connaissons aujourd'hui abrite une habitation et l'ancien presbyt√®re ; c'est le troisi√®me reb√Ęti sur l'emplacement des deux pr√©c√©dents. Il ne reste aucune trace du premier d√©truit avant 1290 ; le deuxi√®me √©tait compos√© d'une grande b√Ętisse situ√© entre la place, la rue allant au portail neuf et une ruelle menant au four. Alors que les guerres de religion s√©vissent dans le pays, le village d√©cide de renforcer sa fa√ßade qui est rest√©e vuln√©rable. Jean de Gautier, seigneur de Grambois, en charge d'effectuer les travaux d'am√©nagement, aid√© de trois ma√ßons pertuisiens (Nicolas B√©rard, Antoine et Jean Barri√®re), en profite pour r√©quisitionner l'ancienne b√Ętisse inoccup√©e et insalubre et les quelques maisons de la place, pour faire √©riger son ch√Ęteau qui deviendra sa demeure seigneuriale. En ao√Ľt 1590, le ch√Ęteau et sa tour d'angle ronde ainsi que des jardins am√©nag√©s en terrasse √† l'arri√®re sont termin√©s. Il reste la propri√©t√© des Roquesante jusqu'√† la R√©volution ; leurs descendants, les Cornarel prennent la rel√®ve jusqu'au XIXe si√®cle.

Aujourd'hui une partie est propriété privée, et il n'est pas possible de la visiter[56].

Le ch√Ęteau a re√ßu Mme de S√©vign√© et sa fille Mme de Grignan, ainsi que Mirabeau[57],[58] [59],[60].

Remparts

Datant de 1377, le rempart (moellons de pierre hourdés à la chaux), constitue le front est de la seconde enceinte du vieux village. Il domine la place du village. Il se retourne au nord et fait face à l'église.

Le rempart est conserv√© sur la majeure partie de son √©l√©vation √† l'exception du couronnement. Il se compose d'un mur en ma√ßonnerie de moellons, √©pais de deux m√®tres. Sa face est est perc√©e d'une s√©rie d'arch√®res √©troites. Une tour rectangulaire haute et surmont√©e d'une barbacane, dont subsistent les consoles √† ressauts, constitue la fa√ßade nord du rempart. Cette tour s'appelle la Tourrache et a servi au XVIIe et XVIIIe si√®cles de maison consulaire. Au sud du rempart se trouve un corps de b√Ętiment appel√© le Fort. Le rempart est renforc√© √† l'arri√®re par deux √©difices accol√©s. Il reste visible sur une dizaine de m√®tres[61].

La Place. En arri√®re-plan derri√®re la fontaine (1879), la fa√ßade de l'√©glise et celle de l'ancien ch√Ęteau

Fontaines

Fontaine de l'église

La fontaine de la place de l'église date de 1879.

Projet mis √† l'√©tude au XVIe si√®cle et fortement pl√©biscit√© apr√®s 1850, Joseph Eyguisier, maire de Grambois, inaugurait enfin la fontaine de la place de l'√©glise en 1879. Les Gramboisiens allaient enfin pouvoir profiter d'une fontaine de proximit√© et ainsi se passer des fontaines de Fontv√©rane, Fontsausse et des trois canons, difficiles d'acc√®s et toujours tr√®s fr√©quent√©es. M. Castel, fontainier de Pertuis, avait con√ßu sur un plan centr√©, une colonnette carr√©e sur socle. Malheureusement, les habitants d√©chantaient rapidement, le d√©bit de cette fontaine s'av√©rait insuffisant et au m√™me titre que les autres fontaines du village, elle subissait les p√©nuries estivales. Il fallait donc faire des √©tudes pour pallier ce profond d√©sagr√©ment. Apr√®s diverses propositions, il fut d√©cid√© d'utiliser l'eau d'une source lointaine (trois kilom√®tres) mais abondante. C'est la source des Ponteux qui, gr√Ęce √† une canalisation souterraine en terre cuite verniss√©e, alimenterait ¬ę la fontaine ¬Ľ. La fontaine prit alors toute sa place au cŇďur du village et un vaste r√©servoir fut am√©nag√© au pied de l'√©glise en 1903 pour rem√©dier √† la p√©riode de s√©cheresse estivale. Contribuant au charme de la place centrale et accentuant son caract√®re typiquement proven√ßal, le cin√©aste Yves Robert y tourna deux sc√®nes de son film La gloire de mon p√®re, la partie de p√©tanque et le retour de la fameuse chasse aux bartavelles. Depuis, cette fontaine est baptis√©e ¬ę Fontaine des Bartavelles ¬Ľ[62].

Fontsausse et Fontverane

Ce sont deux fontaines très anciennes, les deux points d'eau traditionnels du village.

Grambois - Vue générale du versant nord
Une rue typique à Grambois

Fontverane: Elle se trouve √† l'est du village abrit√©e sous une vo√Ľte envahie par la v√©g√©tation. D'un d√©bit faible, l'eau sort directement du calcaire Gramboisien et tombe dans un bassin am√©nag√© en lavoir dont le trop-plein alimentait autrefois un bassin de l'autre c√īt√© du chemin.

Fontsausse: l'eau y traverse une dalle plaquée à même la roche et alimente un petit lavoir.

Ces deux fontaines t√©moignent de leur importance dans la vie quotidienne des Gramboisiens par leur chemin tr√®s emprunt√© et baptis√© √† leur nom. Il reste des traces de ¬ę calade ¬Ľ par endroit[63],[64].

Maison des Hospitaliers

Date du XIIIe, XIVe et XVe si√®cles. Elle porte la croix des Hospitaliers de Saint-Jean de J√©rusalem ; rue Jaous√© de Fouentvi√©rano, on peut voir la croix de Malte encercl√©e et grav√©e sur la fa√ßade.

Oratoire Notre-Dame de Miséricorde

Date de 1851. Situ√© sur la D33 au sud ouest du village, au niveau de la fourche qui m√®ne √† droite vers Mirabeau et √† gauche vers Beaumont-de-Pertuis, cet oratoire est entretenu r√©guli√®rement. Une niche √©troite √† ouverture cintr√©e abrite une Vierge couronn√©e portant l'Enfant-J√©sus. Le grillage prot√©geant la statue a aujourd'hui disparu. Le toit de l'oratoire est surmont√© d'une croix en fer forg√© ornement√©e √† la base. Sur le socle en pierre de l'√©difice est grav√© : ¬ę M√ąRE DE MIS√ČRICORDE PRIEZ POUR NOUS 1851 ¬Ľ[65]. Nota: La Vierge n'est plus pr√©sente dans la niche depuis la fin du mois de juin 2008. Elle a √©t√© r√©cemment restaur√©e et est d√©sormais visible √† l'abri dans l'√©glise du village du fait de sa fragilit√©. Elle sera prochainement remplac√©e par une vierge en pierre.

Oratoire Saint-Joseph

Cet oratoire est le seul des cinq oratoires de Grambois √† ne pas √™tre d√©di√© √† la Vierge. Il est situ√© dans la vall√©e, c√īt√© nord, sur la D33 au niveau du ch√Ęteau de Pradines. L'oratoire est ceintur√© d'un enclos en pierre ferm√© sur trois c√īt√©s. La statue a √©t√© remplac√©e par une peinture sur t√īle, assez ab√ģm√©e, repr√©sentant Saint Joseph tenant un bouquet de fleurs blanches. La croix en pierre primitivement, a √©t√© remplac√©e par une croix en b√©ton[65].

Maisons renaissance et calade

De nombreuses rues sont ¬ę calad√©es ¬Ľ et par endroit sont dot√©es d'escaliers inspir√©s des chemins √Ęniers, cal√©s sur le pas de l'√Ęne, avec, de part et d'autre, des orni√®res permettant l'√©coulement de l'eau et des √©gouts, mais aussi le passage des charrettes (voir photo rue du pont).

Patrimoine culturel

Grambois et le cinéma

1990 : La gloire de mon p√®re et Le ch√Ęteau de ma m√®re d'Yves Robert avec Nathalie Roussel, Philippe Caub√®re, Didier Pain, Th√©r√®se Liotard, Victorien Delamare, Pierre Maguelon, Jean Carmet, Jean Rochefort, Georges Wilson, Patrick Pr√©jean, Paul Crauchet, Jean-Pierre Darras. Tourn√© √©galement √† Vitrolles-en-Luberon.

Personnalités liées à la commune

Héraldique, logotype et devise

blason

Les armes de Grambois se blasonnent ainsi :

De sable au sapin arraché d'or, l'écu surmonté d'une couronne murale aux trois tours d'or. (couronne non représentée ici)

Il s'agit d'armes parlantes ¬ę au deuxi√®me degr√© ¬Ľ, c'est-√†-dire dont les √©l√©ments √©voquent indirectement le nom du possesseur. Ici le sapin √©voque le ¬ę Grand Bois ¬Ľ , forme du nom de la commune trouv√©e dans l'Armorial g√©n√©ral de 1696, accompagn√© de ses armes, mais qui ne seront officielles qu'√† partir de 1996.

blason

Jusqu'en 1866 ces armes étaient:

D'argent au palmier d'or issant d'un tertre de sinople. (avec une irr√©gularit√© h√©raldique constitutive des armes √† enquerre, √† savoir un ¬ę m√©tal sur m√©tal ¬Ľ : or du palmier sur argent du champ.)

Il semble qu'ensuite les deux formes ont vécu concurremment, et que l'officialisation récente du sapin n'a pas encore éradiqué le palmier.

Compléments

Bibliographie

Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article : sources utilis√©es pour la r√©daction de cet article

Arch√©ologie :

  • Nathalie Bourdely, Recherches sur l'occupation humaine dans le canton de Pertuis depuis l'Age du Fer jusqu'au haut Moyen √āge - contribution au pr√©-inventaire de la Carte Arch√©ologique du d√©partement du Vaucluse, m√©moire de maitrise non publi√©, sous la direction de Michel Provost et Eric Morvillez, Universit√© d'Avignon et des pays de Vaucluse, 2 vol., 2000 
  • L. Tallah, Carte Arch√©ologique de la Gaule - Vaucluse, vol. 2 - Le Luberon et pays d'Apt, √©d. des Inscriptions et Belles-Lettres, 2004 (ISBN 2-87754-085-5) 
  • Jacques Thirion, ¬ę Notre-Dame de Beauvoir ¬Ľ, Congr√®s arch√©ologique de France, le pays d'Aigues, 1985, √©d. C.N.R.S., 1988 

Histoire :

  • Emeric Dumont, Histoire de Grambois, t. II, de la R√©volution √† nos jours, co-√©d. Barth√©l√©my/Syndicat d'Initiative de Grambois, 2004 (ISBN 2-87923-203-1) Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
  • P.-A. F√©vrier (Dir.), Inventaire g√©n√©ral des monuments et richesses artistiques de la France, Provence-Alpes-C√īte d'Azur, Vaucluse, pays d'Aigues, cantons de Cadenet et Pertuis, Imprimerie nationale, 1981 (ISBN 2-11-080763-6) Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
  • Andr√©-Marius Garcin, Histoire de Grambois, t. I, des Origines √† la R√©volution, co-√©d. Barth√©l√©my/Syndicat d'Initiative de Grambois, 2002 (ISBN 2-87923-203-1) 
  • Paul de Faucher, ¬ę Un des juges de Fouquet. Roquesante (1619-1707), sa famille, ses descendants... ¬Ľ, M√©moires de l'Acad√©mie de Vaucluse, t. XVI, pp. 149‚Äď426 ; √©galement : tirage 150 exemplaires Aix, 1895, libr. Makaire, 271 p. + appendices, ill.
  • √Člisabeth Sauze et Jean-Pierre Muret, Grambois, 2008, (√Čditions Pour Le Luberon).

Iconographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. ‚ÜĎ Grambois superbe architecture en Luberon Immobilier Luberon Cj Rosier agent immobilier biens de Prestige Gordes Vaucluse 84 Mas Bastide Ch√Ęteau maison de village Investissements Provence
  2. ‚ÜĎ Zonage sismique r√©glementaire de la France, classement des cantons (d√©coupage fin 1989) de la r√©gion PACA, page 48
  3. ‚ÜĎ Station m√©t√©o de Grambois.
  4. ‚ÜĎ (fr) Relev√© m√©t√©o de Pertuis, MSN M√©t√©o
  5. ‚ÜĎ Inventaires des arbres remarquables en Provence - Alpes - C√īte-d'Azur
  6. ‚ÜĎ a, b, c et d Atlas du parc du Luberon - page de Grambois
  7. ‚ÜĎ Avenir-infos "Grambois d'abord"
  8. ‚ÜĎ FEVRIER (P.-A.) (dir.), op. cit., p. 454-456 ; ROSTAING (Charles), Essai sur la toponymie de la Provence depuis les origines jusqu'aux invasions barbares, 1950, Paris, r√©√©d. Jeanne Laffite, Marseille, 1990, 480 p. ; p. 179 ; √©galement : DAUZAT (A.) et ROSTAING (C.), Dictionnaire √©tymologique des noms de lieux en France, 738 p., 1963, Paris, √©d. Larousse., r√©√©d. librairie Gu√©n√©gaud, 1989, Paris, 738 et XXIV p. La mention de 1027 est extraite du cartulaire du chapitre de Notre-Dame-des-Doms d'Avignon, Archives d√©partementales de Vaucluse, G 553, f¬į 16 v¬į-17 v¬į.
  9. ‚ÜĎ Ernest N√®gre, Toponymie g√©n√©rale de la France, Gen√®ve, 1990-1991, ¬ß 15334
  10. ‚ÜĎ Andr√©-Marius Garcin, Histoire de Grambois, des Origines √† la R√©volution, co-√©d. Barth√©l√©my/Syndicat d'Initiative de Grambois, 2002 (ISBN 2-87923-203-1), tome 1
  11. ‚ÜĎ BOURDELY (Nathalie), Recherches sur l'occupation humaine dans le canton de Pertuis depuis l'Age du Fer jusqu'au haut Moyen √āge - contribution au pr√©-inventaire de la Carte Arch√©ologique du d√©partement du Vaucluse, m√©moire de maitrise non publi√©, sous la direction de Michel Provost et √Čric Morvillez, Universit√© d'Avignon et des pays de Vaucluse, 2 vol., 2000, citation du vol. 1, p. 52.
  12. ‚ÜĎ TALLAH (L.), op. cit. p. 254-256.
  13. ‚ÜĎ ibidem, p. 255.
  14. ‚ÜĎ Voir page 56 de l'√©tude de Louis MONGUILAN, Docteur √®s-Sciences de l'Universit√© d'Aix-Marseille, parue dans le N¬į 58 de novembre 1981 de "histoire et arch√©ologie" traitant des villas gallo romaines dans le midi rhodanien et o√Ļ est d√©crite l'une des villas gramboisiennes d'apr√®s un relev√© a√©rien.
  15. ‚ÜĎ Guy Barruol, Mich√®le Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, √Člizabeth Sauze, ¬ę Liste des √©tablissements religieux relevant de l‚Äôabbaye Saint-Andr√© du Xe au XIIIe si√®cle ¬Ľ, in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain G√©rard (directeurs de publication), L‚Äôabbaye de Saint-Andr√© de Villeneuve-l√®s-Avignon, histoire, arch√©ologie, rayonnement, Actes du colloque interr√©gional tenu en 1999 √† l'occasion du mill√©naire de la fondation de l'abbaye Saint-Andr√© de Villeneuve-l√®s-Avignon, √Čd. Alpes de Lumi√®res, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 218
  16. ‚ÜĎ Minist√®re de l'int√©rieur - Scrutin du 20 septembre 1992
  17. ‚ÜĎ Minist√®re de l'int√©rieur - Scrutin du 29 mai 2005
  18. ‚ÜĎ Scrutin pr√©sidentiel de 2007 - Grambois
  19. ‚ÜĎ Minist√®re de l'int√©rieur - √Člections l√©gislatives de juin 2007
  20. ‚ÜĎ Sivom Durance Luberon
  21. ‚ÜĎ Source : DUMONT (Emeric), voir bibliographie.
  22. ‚ÜĎ http://alize2.finances.gouv.fr/communes Grambois
  23. ‚ÜĎ (fr) Impots locaux √† Grambois, taxes.com
  24. ‚ÜĎ Loi n¬į 2009-1673 du 30 d√©cembre 2009 de finances pour 2010 (L√©gifrance)
  25. ‚ÜĎ (fr) Historique du SIVOM, SIVOM Durance-Luberon
  26. ‚ÜĎ (fr) Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM
  27. ‚ÜĎ site officiel prendre rubrique "Services Publics"
  28. ‚ÜĎ http://www.inventaire.culture.gouv.fr/ Le village de Grambois
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  32. ‚ÜĎ Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur INSEE. Consult√© le 1er janvier 2010
  33. ‚ÜĎ http://www.recensement.insee.fr Page de Grambois
  34. ‚ÜĎ Enseignement publique primaire en Vaucluse
  35. ‚ÜĎ Carte scolaire du Vaucluse
  36. ‚ÜĎ (fr) Site du coll√®ge Albert Camus, Acad√©mique Aix-Marseille, 2010
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  38. ‚ÜĎ (fr) Site du lyc√©e Alexandre Dumas, Acad√©mique Aix-Marseille, 2010
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  41. ‚ÜĎ site officiel prendre rubrique Les services de sant√©
  42. ‚ÜĎ carte des sentiers
  43. ‚ÜĎ La cave coop√©rative vinicole Les Coteaux de GRAMBOIS
  44. ‚ÜĎ Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le d√©partement de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabri√®res-d'Aigues, Cabri√®res-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, M√©nerbes, M√©rindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Opp√®de, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantal√©on, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  45. ‚ÜĎ (fr) Site de la confr√©rie de la pomme de terre de Pertuis sur lapommedeterredepertuis.fr
  46. ‚ÜĎ (fr) la pomme de terre de pertuis devient une marque, Mairie de Pertuis, 2010
  47. ‚ÜĎ (fr) carte de la route gourmande sur lapommedeterredepertuis.fr
  48. ‚ÜĎ Voir Massif du Luberon
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  51. ‚ÜĎ Andr√©-Marius Garcin, ¬ę Histoire du village de Grambois ¬Ľ, parution √©chelonn√©e dans le Mercure Apt√©sien, du n¬į 4425 du 21 avril 1907 au n¬į 4509 du 29 novembre 1908.
  52. ‚ÜĎ Architecture de l'ensemble
  53. ‚ÜĎ Architecture ensemble ermitage Saint Pancrace
  54. ‚ÜĎ Michel-Jules de Roquesante sur geneanet.org
  55. ‚ÜĎ Arbre g√©n√©alogique de Pierre de Raff√©lis de Roquesante geneanet.org
  56. ‚ÜĎ Garcin (Andr√©-Marius) : Histoire du village de Grambois, parution √©chelonn√©e dans le Mercure Apt√©sien, ( n¬į 4425, 21 avril 1907- n¬į 4509, 29 novembre 1908).
  57. ‚ÜĎ Architecture du chateau
  58. ‚ÜĎ Architecture du chateau
  59. ‚ÜĎ Patrimoine du chateau (dictionnaire historique par Jules Courtet-1862)
  60. ‚ÜĎ Dictionnaire de J.Courtet page de grambois (169)
  61. ‚ÜĎ Les remparts
  62. ‚ÜĎ Site officiel de l'office de Tourisme-Syndicat d'Initiative de Grambois
  63. ‚ÜĎ Sources : - F√©vrier (P.-A.) (Dir.) : Inventaire G√©n√©ral, Provence-Alpes-C√īte-D'azur, Vaucluse, Pays d'Aigues, Paris, 1981, Imprimerie Nationale, 716 p. pp. 68-73, 107, 124.
  64. ‚ÜĎ Ouvrage collectif : D√©couverte g√©ologique du Luberon, Orl√©ans, 1998, √©d. BRGM - Parc naturel r√©gional du Luberon, 180 p.
  65. ‚ÜĎ a et b Les oratoires de Vaucluse ; Paulin, Ren√©, 1970

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