Goult

ÔĽŅ
Goult

43¬į 51‚Ä≤ 50‚Ä≥ N 5¬į 14‚Ä≤ 39‚Ä≥ E / 43.86388889, 5.24416667

Goult
Image illustrative de l'article Goult
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
R√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Gordes
Code commune 84051
Code postal 84220
Maire
Mandat en cours
Didier Perello
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté de communes de Pied Rousset en Luberon
Site web http://www.goult.fr
Démographie
Population 1 176 hab. (2008)
Densité 49 hab./km²
Gentilé Goultois, Goultoises
Géographie
Coordonn√©es 43¬į 51‚Ä≤ 50‚Ä≥ Nord
       5¬į 14‚Ä≤ 39‚Ä≥ Est
/ 43.86388889, 5.24416667
Altitudes mini. 121 m ‚ÄĒ maxi. 335 m
Superficie 23,77 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Goult est une commune fran√ßaise, situ√©e dans le d√©partement de Vaucluse et la r√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur.Ses habitants sont appel√©s les Goultois.[1]

Sommaire

Géographie

Goult est une commune situ√© au cŇďur du Parc naturel r√©gional du Luberon.

Au nord du territoire de la commune se trouve les Monts de Vaucluse avec les villages de Gordes et Saint-Pantaléon. A l'est, se trouve les villages de Roussillon et Gargas, et au sud, en direction de la montagne du Luberon, les villages de Bonnieux, Lacoste et Ménerbes.

Le village est perch√© sur une colline au cŇďur de la vall√©e nord du petit Luberon, un ch√Ęteau et un moulin reconstitu√© peuvent √™tre aper√ßus au sommet.

Plusieurs hameaux peuvent être distingués sur le territoire de Goult: le hameau de Lumières, à proximité de la départementale 900 et le hameau de Saint Véran, au sud, en direction de Lacoste, sont les deux principaux.

Accès et transports

La gare TGV la plus proche est la gare d'Avignon TGV. La commune est desservie par les sorties de l'autoroute A7 à Avignon sud ou Cavaillon. On accède au village par route départementale D900 (ancienne nationale N100) , route qui se dirige vers Apt, à l'est, quand on arrive en provenance d'Avignon, à l'ouest.

Sismicité

A l'exception des cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis class√©s en zone Ib (risque faible), tous les cantons du d√©partement de Vaucluse sont class√©s en zone Ia (risque tr√®s faible). Ce zonage correspond √† une sismicit√© ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de b√Ętiments[2].

Hydrologie

La commune est arros√©e par plusieurs rivi√®res : le Calavon (ou Coulon)[3], l'Imergue[4] (affluent du Calavon) et un de ses affluents, la Roubine[5] ainsi que la Riaille[6] (affluent du Calavon).

Climatologie

Apr√®s une ann√©e 2007 caract√©ris√© par une tr√®s faible pluviom√©trie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2, 8 fois plus, se place juste derri√®re l'ann√©e 1968. Quant √† la moyenne des temp√©ratures elle augmente de 0, 5¬į, l'hiver et le printemps ayant √©t√© tr√®s doux. Le temps pluvieux a affect√© la dur√©e de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[7].

Relevé météorologique d'Apt
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) 3 4 6 9 13 16 19 19 16 13 7 4 10,7
Temp√©rature moyenne (¬įC) 7 8 11 13,5 18 21,5 24,5 24,5 21,5 17 11 8 15,5
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 11 12 16 18 23 27 30 30 25 21 15 12 19,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 26,7 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 361,1
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
35.3
 
11
3
 
 
21.3
 
12
4
 
 
21.9
 
16
6
 
 
40.6
 
18
9
 
 
26.7
 
23
13
 
 
14.6
 
27
16
 
 
8.2
 
30
19
 
 
18.3
 
30
19
 
 
57
 
25
16
 
 
52.3
 
21
13
 
 
39.1
 
15
7
 
 
25.6
 
12
4
Temp. moyennes maxi et mini (¬įC) ‚ÄĘ Pr√©cipitations (mm)

Toponymie

La commune se nomme Gòu en occitan provençal.

Histoire

Rue du Chateau

Préhistoire et antiquité

Les pointes de flèches, les haches polies et les maillets à rainures retrouvés autour du Coulet Rouge attestent que les hommes du Néolithique ont parcouru le territoire de l'actuelle commune. Durant cette période, une importante agriculture se développait sur les rives du Calavon. Les spécialistes ont rattaché ces occupations à la civilisation lagozienne après la découverte d’un grand fragment de stèle anthropomorphe représentant une face à deux nez et trois yeux, sans doute la représentation d’une divinité. Sur la rive gauche du Calavon a été découvert le second dolmen du département. Dénommé Dolmen de l’Ubac, il a été fouillé entre 1995 et 2001.

Si l’on en juge par les vestiges gallo-romains mis au jour (autel aux Nymphes et à Sylvain, urnes, poteries, lampes et objet de verre), une villa devait occuper le site. Il existe nombre de bories ou cabanes de pierres sèches regroupées près de Saint-Véran et aux Baquis. Elles sont difficilement datables.

Haut Moyen √āge

Le premier seigneur de Goult est Guillaume, qui s‚Äôinstalle sur un domaine ayant appartenu √† son arri√®re-grand-p√®re Foucher de Valensole. Ce fils de Humbert de Caseneuve prendra comme patronyme le nom de son fief Agoldi (castrum Agoldi, 1031)[8]. Le nouveau seigneur fait √©difier un sanctuaire √† Saint-Michel puisqu‚Äôen 1084, le pontife Gr√©goire VII d√©signe dans une de ses bulles ¬ęin Episcopalu Cavalicensis, cellam S. Michaelis in balma Agoldi¬Ľ. Cette chapelle (trop et mal restaur√©e) se situe dans les hauts du parc de Notre-Dame de Lumi√®res. √Ä peu de distance, sous la falaise, se trouve une borie effondr√©e o√Ļ l‚Äôon peut voir une cuve vinaire rupestre et son fouloir.

Bas Moyen √āge

Au XIIe siècle, le fief de Goult est revendiqué par Guillaume de Sabran, le nouveau comte de Forcalquier, auprès de son cousin Alphonse d’Aragon, comte de Provence. Cette exigence faisait suite au mariage, en 1193, de Gersande de Sabran et d’Alphonse II d’Aragon qui prévoyait l’union des comtés de Provence et de Forcalquier.

C’est à cette période qu’est construit Saint-Pierre, l’église du village, dont le mur pignon est orné d’une tête de bovidé, et Saint-Véran, dédié à l’évêque de Cavaillon.

Le XIIIe siècle va d’abord voir la confirmation de cette seigneurie aux Agoult par un acte pris en 1224 par Raymond Béranger V, comte de Provence, avant de passer par alliance, en 1284, à Bertrand des Baux. En 1301, celui-ci accorde à ses villageois le droit de nommer quatre syndics.

Trois quarts de siècle plus tard, son descendant François des Baux, en rébellion contre la reine Jeanne, se fait confisquer ce fief avec toutes ses possessions provençales. Durant cette période le nom du village évolue d’Agoldo (1277) vers Agouto qui sera utilisé de 1311 à 1526.

Au XIVe siècle, s'installe une importante industrie de verrerie. La qualité du résultat de cette industrie lui valut la protection du Roi René.

Renaissance

Les XVe et XVIe siècles sont marqués par une valse des seigneurs. Reviennent d’abord les Agoult-Simiane, puis le fief passe aux Sade et enfin aux Donis d'origine florentine. Ces deux dernières familles vont se heurter aux hérétiques et réformés de la vallée du Calavon.

Entre 1528 et 1533, Paul de Sade devient le bras armé du sinistre inquisiteur Jean de Roma, nommé par Clément VII pour extirper l'hérésie vaudoise de la vallée du Calavon et du Luberon. Les deux hommes y gagnèrent une réputation de bouchers.

En 1563, les Donis doivent d√©fendre leur seigneurie contre une incursion des Huguenots venus de la Valmasque, entre Bonnieux et M√©nerbes. C‚Äôest √† cette √©poque ‚Äď vers 1538 ‚Äď que l‚Äôon prend l‚Äôhabitude d‚Äô√©lider le A d‚ÄôAgoult et que le village est d√©sormais appel√© Goult.

Période moderne

Louis XIV, en 1659, sur la sollicitation de Jean-Baptiste Donis, érige sa terre de Beauchamp en marquisat.

Le territoire de la commune fut sous la gouverne de plusieurs ch√Ęteaux. Le plus ancien et le plus √©lev√© fut celui de Babilony, en dessus de Bon Repos, construit au XIIIe si√®cle, il a √©t√© restaur√© de fond en comble par les Donis en 1805[9]. Le ch√Ęteau de Maricamp, utilis√© comme r√©sidence seigneuriale au XVIIIe si√®cle, jouxte la Voie Domitienne (R.N. 100).

Période contemporaine

En r√©action au coup d'Etat du 2 d√©cembre 1851 de Louis-Napol√©on Bonaparte, les r√©publicains du Luberon et du pays d'Apt s'insurgent. Le lundi 8 d√©cembre 1851, la colonne insurrectionnelle partie d'Apt au matin, s'arr√™te dans la commune de Goult, au hameau de Lumi√®res. Auparavant, un d√©tachement de cent cinquante insurg√©s se pr√©sente devant le maire Demarre pour r√©quisitionner les fusils de la garde nationale. Auguste Saunier et Fr√©d√©ric Carbonnel, pr√©sident de ¬ę la Montagne ¬Ľ √† Goult insistent aupr√®s du maire pour que leur soit remis les douze fusils entrepos√©s √† la mairie. Le maire, ¬ę d√©fenseur de l'ordre ¬Ľ, s'opposent aux Montagnards de Goult qui lui posent la question l√©gitime de la repr√©sentation du pouvoir d√©chu au niveau communal. En effet, le maire conservateur se d√©fend, et s'en remet aux d√©cisions de l'autorit√© bonapartiste, autorit√© ill√©gale devant la Constitution de 1848[10]. Les Montagnards de Goult se joignant √† la colonne insurrectionelle sont Pharon Combe, Adrien Molinas, Jean Baptiste Soultzard, Louis Lavigne, Siffroi Eymard, Porte, √©picier, Joseph Bremond, Simon Br√©mond, Joseph Ferdinand Grangier, Camille Granier, Mouret qui est le recruteur de ¬ę la Montagne ¬Ľ √† Goult, Marius Bouchard, Marius Rey, Lambert Berlinguet, Balthazar Pare, Antoine Louet, cultivateur et Henri Granier cafetier, chez qui ¬ę la Montagne ¬Ľ se r√©unit constamment. Joseph Briand, cultivateur d√©clare qu‚Äôil faudra br√Ľler tous les registres des notaires et des conservations des hypoth√®ques ¬Ľ[11]. A la nuit tombante, Fr√©d√©ric Carbonnel accompagn√© par deux hommes arm√©s annonce au maire de Goult, ¬ę qu'une troupe tr√®s nombreuse est arriv√©e √† Lumi√®res et l'attend pour d√©livrer des bons de subsistance ¬Ľ. Le porte drapeau exhibe un ordre √©crit et sign√© par Creste et Seymard, pour que le maire se rende imm√©diatement √† Lumi√®res. Le maire se rend sous la contrainte √† Lumi√®res et aper√ßoit ¬ę une troupe compos√©e d'environ 800 hommes chantant la Marseillaise et criant vive la R√©publique ¬Ľ. Le pr√©sident √©tant d√©chu, tous les moyens sont mis en oeuvre pour obtenir le r√©tablissement de la R√©publique, dans le cadre prescrit par la Constitution de 1848. Ces actes ne sont en aucun cas des pillages, le respect strict des personnes et des biens est observ√© par les insurg√©s. Les sommes dues aux aubergistes sont r√©gl√©es par des bons, ce qui prouve la pratique l√©gale des commandants de la colonne ainsi que le sens tr√®s clair de cette insurrection : d√©fendre la R√©publique[12].

Le village vu par des ethnologues

Les toits de Goult et Luberon

En 1970, des étudiants en ethnologie dans le cadre du CERESM, mis en place part l'Université de Provence d'Aix-en-Provence, ont étudié le village tant au point de vue de ses spécificités environnementales que matrimoniales[13].

Goult est d√©fini comme un ¬ę village du type classique perch√© ¬Ľ puisque √©tabli sur un piton, √† l'extr√©mit√© occidentale du bassin d'Apt, et dominant un ensemble de terroirs aux possibilit√©s vari√©s. Ils notent aussi son √©volution √† travers l'existence de deux places, celle de l'Ancienne Poste et celle de la Lib√©ration, qui t√©moignent du d√©placements des zones d'habitat et par cons√©quence des centres du village.

Non seulement le nombre de mariages ne diminue pas mais tend m√™me √† augmenter gr√Ęce √† l'activit√© agricole importante qui s'y pratique. De plus, une comparaison de 1900 √† 1970 a d√©montr√© que le nombre d'unions contract√©es au-del√† d'un rayon de 50 km restait stable (1/6 des mariages)[14].

Le r√īle attractif est jou√© par Apt[15] et ensuite par des zones au d√©veloppement agricole important : cantons de Boll√®ne, Valr√©as, B√©darrides, Beaumes-de-Venise, L'Isle-sur-la-Sorgue et Cavaillon[16]. Ce qui a permis aux chercheurs d'expliquer que ces unions matrimoniales :

¬ę Avec le r√©seau d'alliances et de relations sociales qu'elles entra√ģnent, facilitent l'√©change des informations et des innovations techniques, √©conomiques mais aussi bien politiques ou culturelles. Loin d'affaiblir la structure sociale villageoise, elles la renforcent ou la maintiennent embray√©e sur l'√©volution de la soci√©t√© globale ¬Ľ.

A contrario, l'implantation de résidences secondaires occupées par des Marseillais[17] ou des Parisiens[18], voire des Anglo-Saxons, des Suisses, des Belges ou des Allemands, a pris souvent un caractère conflictuel et perturbateur qui se traduit, dans la grande majorité des cas, par une absence de mariage avec ces personnes extérieures au village.

Politique et administration

Mairie de Goult

Liste des maires

De 1789 √† 1799, les agents municipaux (maires) sont √©lus au suffrage direct pour 2 ans et r√©√©ligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins √©gale √† 3 journ√©es de travail dans la commune. Sont √©ligibles ceux qui paient un imp√īt au moins √©quivalent √† dix journ√©es de travail.

De 1799 √† 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 d√©cembre 1799) revient sur l‚Äô√©lection du maire, les maires sont nomm√©s par le pr√©fet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Apr√®s 1831, les maires sont nomm√©s (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le pr√©fet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont √©lus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 √† 1851, les maires sont √©lus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 √† 1871, les maires sont nomm√©s par le pr√©fet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans √† partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
mars 1971 juin 1995 René Richard PCF Agriculteur - Conseiller général du Canton de Gordes (1976-1994)
juin 1995 mars 2001 Alain Heckmann DVG Kiné
mars 2001 en cours Didier Perello DVD Professeur
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Instances administratives et judiciaires

Goult est une des huit communes du canton de Gordes qui totalise 4 833 habitants en 2008. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 √† 1933 o√Ļ ce fut Cavaillon) et de la Deuxi√®me circonscription de Vaucluse. Goult fait partie du canton de Gordes depuis 1793[19].

Goult fait partie de la juridiction d’instance d’Apt et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d' affaires de Sécurité sociale d’Avignon[20].

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Goult en 2009[21]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,90 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s b√Ęties (TFPB) 16,00 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s non b√Ęties (TFPNB) 32,00 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 18,00 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplac√©e en 2010 par la cotisation fonci√®re des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajout√©e des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution √©conomique territoriale (CET) qui est un imp√īt local instaur√© par la loi de finances pour 2010[22]).

Jumelage

Au 3 octobre 2011, Goult n'est jumelée avec aucune commune[23].

En 1986, un accord de partenariat a √©t√© sign√© avec Gueberschwihr[r√©f. n√©cessaire], commune situ√©e dans le d√©partement du Haut-Rhin et la r√©gion Alsace

Population et société

Démographie

√Čvolution d√©mographique

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.
[24]

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 1 155 1 000 1 147 1 271 1 321 1 316 1 342 1 457 1 552
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 1 587 1 619 1 634 1 560 1 597 1 289 1 247 1 166 1 223
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 1 102 1 022 1 044 901 1 002 1 016 1 050 1 017 958
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 898 945 1 051 1 109 1 281 1 285 1 217 1 176[25] -
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[19], base Insee √† partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale √† partir de 2006)[26],[27]

√Čducation

La commune possède une école primaire publique[28], les élèves sont ensuite affectés au collège[29] et au lycée[30] Charles de Gaulle d' Apt [31].

√Čconomie

Agriculture

La commune produit des vins AOC Ventoux et C√ītes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contr√īl√©e peuvent revendiquer, apr√®s agr√©ment le label Vin de pays d'Aigues[32]

Tourisme

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un r√īle, directement ou indirectement, dans l'√©conomie locale.

On peut consid√©rer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perch√©s ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme d√©tente qui se traduit par un important d√©veloppement des chambres d'h√ītes, de l'h√ītellerie et de la location saisonni√®re, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des march√©s proven√ßaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonn√©es et du cadre prot√©g√© qu'offrent le Luberon et ses environs[33].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le Moulin de Jérusalem
  • Tour de l'Horloge
  • Vieux quartier avec ruelles, jolies maisons et boutiques d'artisanat proven√ßal.
  • Fontaine avec lavoir (eau de source), lieu-dit ¬ę la Ferraille ¬Ľ.

Moulin de Jérusalem

Ce moulin √† vent est situ√© au sommet du village, derri√®re le ch√Ęteau. Il a √©t√© restaur√© par l'APARE. Son site offre une vue exceptionnelle sur la vall√©e du Calavon.

Anciens remparts

Le vieux village, domin√© par son ch√Ęteau, √©tait prot√©g√© par une enceinte fortifi√©e et des foss√©s. Ceux de la partie septentrionale, toujours visibles, ont √©t√© creus√©s dans le rocher. Les remparts s'ouvraient par des poternes ainsi que par trois portes √† herse remani√©es aux XVe et XVIe si√®cle.

√Čglise Saint S√©bastien

De style roman, elle a été édifiée au cours du XIIe siècle. À l'intérieur, son retable baroque est remarquable.

Ch√Ęteau

Ce ch√Ęteau, aujourd'hui priv√©, a appartenu √† la famille d'Agoult. Il fut construit au XIIIe puis remani√© au XVIIe et XIXe si√®cle.

Notre-Dame de Lumières

Lumières

A deux kilom√®tres du village, en contrebas, se trouve le hameau de Lumi√®res, lieu de p√®lerinage avec un sanctuaire et une chapelle datant du XVIIe si√®cle.

En 1664, après l'apparition de miraculeuses lumières (qui vont soigner un homme d'une éventration) près de la chapelle de la Baume, l’ordre religieux des Carmes s'intéresse au lieu[34].

En 1699, Jean-Baptiste de Sade, √©v√™que de Cavaillon, d√©diait, au bas du village, un sanctuaire √† Notre-Dame de l‚Äô√Čternelle Lumi√®re. Il est plus simplement nomm√© de nos jours Notre-Dame de Lumi√®res[35]. C‚Äôest un lieu de p√®lerinage o√Ļ la statue d‚Äôune Vierge Noire est chaque ann√©e mont√©e en procession, le 15 ao√Ľt, jusqu‚Äô√† Saint-Michel de la Baume.

Jules Courtet est l‚Äôun des premiers √† avoir expliqu√© le sens de cette c√©r√©monie : ¬ę Cette tradition pourrait remonter aux temps du paganisme, car les peuples allaient invoquer saint Michel, le gardien des √Ęmes, sur les montagnes o√Ļ ils adressaient autrefois leurs hommages √† Mercure, le conducteur des √Ęmes aux Enfers ¬Ľ.

Chapelle romane de Saint Véran

Chapelle Saint Véran

Situ√©e sur la rive gauche du Calavon, au pied de la colline des Art√®mes, cette chapelle a √©t√© d√©figur√©e par une restauration du XVIIIe si√®cle. Dans la tradition des √©glises du XIe-XIIe, son abside est plus √©lev√©e que sa nef et sa corniche int√©rieure comporte un d√©cor torsad√© et en pointe de diamant. L'√©difice roman originel √† nef unique s'ach√®ve sur une abside en cul de four. Il a servi de s√©pulture. Les fouilles ont mis au jour, au seuil de l'entr√©e nord, une tombe o√Ļ se trouvait un squelette dont le cr√Ęne √©tait entour√© d'un ¬ę am√©nagement de pierres ¬Ľ connu sous le nom de loge c√©phalique. Pr√®s de celui-ci avait √©t√© plac√© un ¬ę d√©p√īt votif ¬Ľ mon√©taire de cinq pi√®ces de monnaie melgoriennes[36]. Elles sont datables de la fin du XIIe si√®cle / d√©but du XIIIe si√®cle.

Dolmen de l'Ubac

C'est la seconde sépulture de ce type découverte dans le Vaucluse après celui de la Pitchoune à Ménerbes. Il est situé à l'extrémité de la plaine de Marican sur la rive gauche du Calavon. Sa découverte fortuite, après une importante crue du torrent en 1995, a fait ouvrir un chantier de fouilles dirigé par Gérard Sauzade et Jacques Buisson-Catil. Ils ont mis au jour, sous deux dalles de couverture reposant sur des parois latérales en pierres sèches, la tombe de quatre individus inhumés là au néolithique.

Vie pratique - Commerces

Un document municipal, dat√© du 24 juillet 1866, fait √©tat de l'importance des relations entre le village et les deux principales villes voisines :

¬ę Les march√© d'Apt et de Cavaillon sont tr√®s fr√©quent√©s par les habitants de cette commune qui y conduisent leurs bestiaux ¬Ľ[37].

Goult dispose de sa propre poste.

March√© : tous les lundis apr√®s-midi, place de la Lib√©ration

Commerces et services de proximit√© dans le village : boucheries, √©picerie, bar-restautant, caf√©-brasserie, boulangerie, salon de coiffure, pharmacie (√† Lumi√®res)

Divers : fromagerie, domaines viticoles, petit cin√©ma de quartier dans la salle des f√™tes.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Article d√©taill√© : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Goult

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

avant 1998 :

D'azur au lion d'or, à la bande cousue de gueules chargée de trois croissants aussi d'or, brochant sur le tout.

Aujourd'hui :

D'or, au loup ravissant d'azur, armé, lampassé, et vilainé de gueules. D'or au lion d'azur, à la bande de gueules chargée de trois croissants d'argent.[38]

blason

Pour approfondir

Bibliographie

Historique :

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Avignon, A. Barth√©lemy, 1986 (ISBN 2903044279) 
  • Jules Courtet, Dictionnaire g√©ographique, g√©ologique, historique, arch√©ologique et biographique du d√©partement du Vaucluse, N√ģmes, Christian Lacour, 1997 (ISBN 284406051X) 
  • Fran√ßois Thunin, Expression de la vie collective √† Goult, √Čtudes Vauclusiennes, n¬į XII, Avignon, juillet-d√©cembre 1974 

Lieux et monuments :

  • Guy Barruol, Provence Romane II, La Pierre-qui-Vire, 1981.
  • Arch√©ologie en Vaucluse n¬į 22, d√©cembre 1992.
  • Arch√©ologie en Vaucluse n¬į 32, d√©cembre 1997.

Liens internes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Nom des habitants des communes fran√ßaises, Goult sur le site habitants.fr de la SARL Patagos. Consult√© le 29 septembre 2011
  2. ‚ÜĎ Zonage sismique r√©glementaire de la France, classement des cantons (d√©coupage fin 1989) de la r√©gion PACA, page 48
  3. ‚ÜĎ (fr) SANDRE, ¬ę Fiche rivi√®re le coulon (X34-0400) ¬Ľ. Consult√© le 19 juillet 2008
  4. ‚ÜĎ SANDRE, ¬ę Fiche ruisseau l'Imergue (X3470500) ¬Ľ. Consult√© le 19 juillet 2008
  5. ‚ÜĎ SANDRE, ¬ę Fiche ruisseau la roubine (X3470640) ¬Ľ. Consult√© le 19 juillet 2008
  6. ‚ÜĎ SANDRE, ¬ę Fiche cours d'eau La Riaille(X3460680) ¬Ľ. Consult√© le 19 juillet 2008
  7. ‚ÜĎ Roland Sautel, Le Pays d'Apt, n¬į 191, f√©vrier 2009, p. 13.
  8. ‚ÜĎ La toponymie sugg√®re que ce nom soit √† l‚Äôorigine celui d‚Äôun homme germain appel√© Agold ou Agoald.
  9. ‚ÜĎ Ce fut en cette ann√©e 1805 que les Donis mirent un terme √† la fa√Įencerie du village.
  10. ‚ÜĎ Romain GARDI, Pour une relecture de D√©cembre 1851 en Vaucluse: le cas de l'arrondissement d'Apt, m√©moire de Master 1, sous la direction de Natalie Petiteau, Universit√© d'Avignon, 2008, p. 131.
  11. ‚ÜĎ Romain GARDI, Pour une relecture de D√©cembre 1851 en Vaucluse: le cas de l'arrondissement d'Apt, m√©moire de Master 1, sous la direction de Natalie Petiteau, Universit√© d'Avignon, 2008, p. 132.
  12. ‚ÜĎ Romain GARDI, Reconqu√©rir la R√©publique. Essai sur la gen√®se de l'insurrection de D√©cembre 1851 dans l'arrondissement d'Apt, m√©moire de Master 2, sous la direction de Natalie Petiteau, Universit√© d'Avignon, 2009, 360 p.
  13. ‚ÜĎ Ces travaux ont √©t√© publi√©s par H. Balfet, C. Bromberger et G. Ravis-Giordani, sous le titre De la maison aux lointains in Pratiques et repr√©sentation de l'espace dans les communaut√©s m√©diterran√©ennes, Publications du CNRS, Marseille, 1976.
  14. ‚ÜĎ Ce qui implique que 85 % des unions matrimoniales √† Goult ont lieu √† moins de 50 km.
  15. ‚ÜĎ √Ä titre d'exemple, entre 1960 et 1965, huit Goultoises et deux Goultois s'y sont mari√©s.
  16. ‚ÜĎ Ces cantons ne poss√®dent quelquefois aucune ville et pourtant ce sont eux qui exercent la plus grosse influence sur Goult.
  17. ‚ÜĎ Les Marseillais sont tous les vacanciers qui viennent du sud.
  18. ‚ÜĎ Les Parisiens sont tous les estivants qui descendent du nord de la France.
  19. ‚ÜĎ a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'√Čcole des hautes √©tudes en sciences sociales. Consult√© le 29 septembre 2011
  20. ‚ÜĎ (fr) Les Juridictions judiciaires de Vaucluse, Minist√®re de la Justice et des Libert√©s
  21. ‚ÜĎ (fr) Impots locaux √† Goult, taxes.com
  22. ‚ÜĎ Loi n¬į 2009-1673 du 30 d√©cembre 2009 de finances pour 2010 (L√©gifrance)
  23. ‚ÜĎ Atlas fran√ßais de la coop√©ration d√©centralis√©e et des autres actions ext√©rieures sur le site du minist√®re des affaires √©trang√®res. Consult√© le 3 octobre 2011
  24. ‚ÜĎ (fr) Page de Goult, Cassini
  25. ‚ÜĎ (fr) Populations l√©gales 2008 de la commune de Goult, INSEE
  26. ‚ÜĎ √Čvolution et structure de la population (de 1968 √† 2007) sur Insee. Consult√© le 29 septembre
  27. ‚ÜĎ Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consult√© le 29 septembre 2011
  28. ‚ÜĎ (fr) Enseignement publique primaire en Vaucluse, Acad√©mie Aix-Marseille
  29. ‚ÜĎ (fr) Carte scolaire du Vaucluse, Conseil g√©n√©ral de Vaucluse, 2010
  30. ‚ÜĎ (fr) Cartes scolaire des lyc√®es de Vaucluse, Inspection acad√©mique de Vaucluse
  31. ‚ÜĎ (fr) Cit√© scolaire d'Apt, Acad√©mie Aix-Marseille
  32. ‚ÜĎ Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le d√©partement de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabri√®res-d'Aigues, Cabri√®res-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, M√©nerbes, M√©rindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Opp√®de, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantal√©on, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  33. ‚ÜĎ Voir Massif du Luberon
  34. ‚ÜĎ Ce fut au cours du XVIIIe si√®cle, que ce lieu de p√®lerinage a √©t√© repris par des pr√™tres missionnaires, les oblats.
  35. ‚ÜĎ Ce nom est, tr√®s prosa√Įquement, issu de l‚ÄôImergue, l‚Äôaffluent du Calavon qui coule √† ses pieds.
  36. ‚ÜĎ Les monnaies melgoriennes √©taient frapp√©es √† Mauguio, si√®ge de l'√©v√™ch√© avant Montpellier. Certaines arboraient √† l'avers l'effigie de Mahomet.
  37. ‚ÜĎ Archives municipales de Goult.
  38. ‚ÜĎ Armorial des communes du Vaucluse. Les v√©ritables armes de Goult devraient √™tre blasonn√©es au loup des Agoult, mais au XIXe si√®cle, une municipalit√© ignorante d√©cida que ce semblant d'homonymie √©tait un pur hasard et adopta le blason au lion et aux croissants des Donis.

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Goult de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Goult ‚ÄĒ Vineyard in autumn ‚Ķ   Wikipedia

  • Goult ‚ÄĒ Goult ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • Goult ‚ÄĒ This long established surname, with variant spellings Gould, Goult and Gold, is of Anglo Saxon origin, and has two possible sources. Firstly, it may be from a personal name or nickname, derived from the Olde English pre 7th Century Golda… ‚Ķ   Surnames reference

  • Goult ‚ÄĒ Original name in latin Goult Name in other language Goult State code FR Continent/City Europe/Paris longitude 43.8608 latitude 5.24247 altitude 195 Population 1381 Date 2012 01 18 ‚Ķ   Cities with a population over 1000 database

  • Goult (Orne) ‚ÄĒ La Lande de Goult La Lande de Goult Administration Pays France R√©gion Basse Normandie D√©partement Orne Arrondissement Alen√ßon Canton ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Goult, Dominique ‚ÄĒ (1947, France ) ¬†¬†¬†After shooting several porn flicks under the pseu¬≠donym of Richard Stephen (1977 Les Monteuses; Les Queutardes; 1978 Partouzes perverses), he directed a movie starring Klaus Kinski and Maria Schneider that unfortunately was a… ‚Ķ   Encyclopedia of French film directors

  • La Lande-De-Goult ‚ÄĒ Administration Pays France R√©gion Basse Normandie D√©partement Orne Arrondissement Alen√ßon Canton ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • La lande-de-goult ‚ÄĒ Administration Pays France R√©gion Basse Normandie D√©partement Orne Arrondissement Alen√ßon Canton ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • La Lande-de-Goult ‚ÄĒ 48¬į 35‚Ä≤ 09‚Ä≥ N 0¬į 02‚Ä≤ 46‚Ä≥ W / 48.5858333333, 0.0461111111111 ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Le Hameau de Goult ‚ÄĒ (Goult,–§—Ä–į–Ĺ—Ü–ł—Ź) –ö–į—ā–Ķ–≥–ĺ—Ä–ł—Ź –ĺ—ā–Ķ–Ľ—Ź: –ź–ī—Ä–Ķ—Ā: Rue de la R√©publique, 84220 Goult, –§—Ä–į–Ĺ—Ü ‚Ķ   –ö–į—ā–į–Ľ–ĺ–≥ –ĺ—ā–Ķ–Ľ–Ķ–Ļ


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.