Gluges

Martel (Lot)

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Martel
Carte de localisation de Martel
Pays France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Martel
Code Insee 46185
Code postal 46600
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Requier
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Martel
Latitude
Longitude
44° 56′ 16″ Nord
       1° 36′ 35″ Est
/ 44.9377777778, 1.60972222222
Altitude 92 m (mini) – 336 m (maxi)
Superficie 35,28 km²
Population sans
doubles comptes
1 467 hab.
(1999)
Densité 41 hab./km²

Martel (en occitan languedocien Martèl) est une commune française, située dans le département du Lot et la région Midi-Pyrénées.

Sommaire

Géographie

Martel en Quercy est située au nord-ouest du Lot, chef-lieu de canton en plein cœur du causse qui porte son nom, dans le Haut Quercy. À 5 km de la rivière Dordogne, Martel se situe aux croisées de trois régions : Midi-Pyrénées - Limousin - Aquitaine, à proximité de Rocamadour, Souillac, Saint-Céré, Carennac, Brive-la-Gaillarde, Collonges-la-Rouge, Turenne, Sarlat, Eyrignac, et du gouffre de Padirac.

Héraldique

Le blasonnement en est : « De gueules, à trois marteaux ou martels d'argent au manche d'or 2 et 1. »[1]

Histoire

La légende de Charles Martel, Maire du Palais et grand-père de Charlemagne fondant la ville autour de son église dédiée à Saint Maur, qui ne fut dénommé Martel que de façon posthume, soit pour commémorer une bataille gagnée contre les Sarrazins, soit dans le cadre de son conflit avec Eudes, duc d'Aquitaine, ne semble être qu'un conte érigé pour asseoir la fierté des Martelais quand on généralisa les armes parlantes vers le XIIIe siècle. Ces légendes des origines étaient très fréquentes au Moyen Âge.

Située sur l'antique voie gallo-romaine reliant Paris au midi de la France, jalonnée au sud par le pèlerinage vite célèbre de Rocamadour, à 5km de la Dordogne et de l’un des derniers oppidums gaulois, Uxellodunum, la cité de Mortel (Le nom d'origine est-il lié à Saint Maur ou provient-t-il effectivement d’une bataille?), qui ne deviendra Martel qu'entre le XIIIe et le XIVe siècle, a très certainement été fondée au début du XIe siècle par les vicomtes de Turenne, puissants et redoutés seigneurs du bas limousin. Les plus anciens bâtiments et textes relatifs à Mortel datent effectivement du XIe siècle. Une certitude, la fondation de la cité n’est ni d’origine religieuse autour d’une abbaye, ni d’origine militaire autour d’un castrum ou d’une place forte (La Raymondie ne datant que du XIVe siècle et la situation géographique est trop exposée), mais aurait été créée et développée par les Vicomtes comme ces villes neuves du Moyen Age, les Bastides dont le but était de valoriser un fief autour d’un marché pour tirer bénéfice des routes ou de la fertilité des terres, en l’occurrence celles de la vallée de la Dordogne. Les seigneurs attiraient les colons en leur conférant des avantages : la faculté d’ouvrir un marché, des droits de juridiction et surtout des impôts préalablement définis et modérés.


Les consuls de Martel font construire deux enceintes fortifiées, la première correspondant au tour du centre ville existant au XIIe siècle, puis la deuxième enceinte au XIVe siècle. Pendant la guerre de Cent Ans, malgré la présence des mercenaires anglais notamment au chateau de Montvalent avec la compagnie de 600 hommes de Jean Sandos, la cité ne sera jamais prise. Le traité de Brétigny en 1360 la livre aux Anglais. Du Guesclin la reprend en 1374. Martel restera catholique durant les guerres de religions. Lorsque le petit fils du Maréchal de Turenne vendra à Louis XV la Vicomté de Turenne en 1738 pour payer ses dettes de jeu, Martel perdra de son autonomie (la fiscalité s'accroîtra) et déclinera lentement jusqu'à la révolution. Lors de celle-ci, la sénéchaussée royale sera supprimée privant une grande partie de la bourgeoisie de ses moyens de subsistance. La population ne cessera de diminuer.

Bénéficiaire d'une charte octroyée par le Vicomte de Turenne en 1219, pouvant dès lors faire appel au roi de France en cas de litige avec le Vicomte, proche du pèlerinage de Rocamadour et de la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, accueillant plusieurs ordres religieux, Cordeliers, Mirepoises, Maltaises, Martel et ses consuls, qui s'efforceront de protéger la petite cité et des appétits du Vicomte, et des troubles de l'histoire, fut une bourgade prospère dans une région relativement pauvre, autour de sa sénéchaussée royale et de ses hommes de loi jusqu'au XVIIIe, puis grâce au commerce de la truffe du XIXe jusqu'au début du XXe siècle. Le marché aux truffes de Noël 1904 verra changer de mains plus de 20 tonnes d'or noir. L'économie du XXe siècle y sera très limitée du fait de l'exode rural et du déplacement de la truffe vers le sud du Lot (Lalbenque) et ne sera marquée que marginalement par la Conserverie Delvert, coupe d'Or du Bon Goût Français 1970, fermée en 1981. La petite gare de Martel sur le parcours de la ligne Bordeaux-Aurillac a été fermée en 1980.

Aussi appelée la ville aux 7 tours, Martel comptait au XVe siècle plus d'une trentaine de tours, tourelles et échauguettes.

Martel, la ville aux sept tours. De gauche à droite, Mirandol, Vergnes de Ferron, Fabri, Raymondie, Prison, Cordeliers, Eglise Saint Maur.

Ceci explique sûrement que ce soit constitué au fil des siècles, un petit ensemble urbain d'un charme rare, où les époques, les styles architecturaux, la fière ambition ou la franche humilité des hommes se sont magiquement mêlés : Martel en Quercy. PYR

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1987 2014 Jean-Claude Requier PRG Vice-président du conseil général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Au début du XXe siècle, Martel comptait 2236 habitants[2].

Évolution démographique
(Source : INSEE[3])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
1377 1416 1454 1402 1462 1467
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Économie

Martel bénéficie de l'implantation d'une usine de métallisation, vernis et finition pour des produits à haute valeur ajoutée : bouchons et flacons de parfums de luxe, etc. Cette usine, la SOLEV, emploie plus de 300 personnes.

Tourisme

La liaison Martel - Saint Denis près Martel a été remise en service en 1997 par une association de passionnés bénévoles. Une partie de cette ligne, taillée dans la falaise de Mirandol, surplombe la Dordogne. Il s'agit en fait d'une portion de l'ancienne ligne Bordeaux Aurillac construite entre 1880 et 1884 et mise en service en 1889. Elle venait concurrencer le trafic des "Gabares" de la Dordogne. Le train servait notamment à l'expédition des truffes du marché de Martel, l'un des plus importants de la région, d'où le nom de Truffadou. La partie Sarlat - Saint-Denis est inexploitée par la SNCF depuis 1980.

Reptiland propose de découvrir serpents, lézards et crocodiles du monde.

Le marché d'été ayant lieu sous la halle mercredi et samedi matin est l'un des plus beaux de la région.

Lieux et monuments

Le beffroi du palais
  • Palais de la Raymondie : Edifié à partir de 1280 à l'initiative de Bernard Raymondie, receveur des impôts royaux et fils présumé du Vicomte Raymond IV de Turenne, l'édifice fut achevé vers 1330 par son gendre Pierre Stéphani. Ce palais urbain se compose de quatre ailes disposées autour d'une vaste cour, à laquelle on accède par un porche surmonté d'une tour transformée tardivement en beffroi. Il présente trois niveaux d'élévation de des petites échauguettes aux angles des façades sud et est, symbolisant, comme tous les palais urbains différents rôles : résidence aristocratique ou bourgeoise à l'étage, galeries au rez-de-chaussée destinées au commerce, salle de réception pour les manifestations publiques. À la révolution, il devient Hôtel de Ville. A noter : la façade Sud avec son enfilade d'arcades Renaissance; fenêtres à meneaux et médaillons, échauguettes, cheminées et bas-relief Renaissance. Au 1er étage du Palais de la Raymondie, on trouve le Musée d'Uxellodunum qui renferme des collections d'objets protohistoriques et gallo-romains provenant des fouilles du Puy-d'Issolud. Intéressantes collectons de pots à pharmacie (XVIIe et XVIIIe siècles) et séries de cartes anciennes.
  • Église Saint-Maur : dédiée à un disciple de saint Benoît; église fortifiée, tympan roman du XIIe siècle, nef du XIVe siècle, clocher du XVIe siècle, rehaussé pour sa partie octogonale au XIXème siècle, d'une hauteur de 48 mètres. L'église à travers ses dimensions et son caractère imposants est un bel exemple du "Gothique du Midi", dont la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi est la plus représentative. Le chevet de l'église est éclairé par une très belle verrière du début du XVIe siècle représentant en 12 tableaux la Semaine Sainte; on l'attribue à l'atelier du célèbre verrier Arnaud de Moles. On trouve aussi dans le chœur un bel ensemble de boiseries et de tableaux du XVIIIe siècle
  • Halle de la fin du XVIIIe siècle remarquable pour sa charpente en châtaignier (elle servit de cible pour les fléchettes en papier des enfants pendant des années) et ses "conques" (mesures à grain) : édifiée sur l'emplacement de l'Arsenal et du premier hôtel de ville où les consuls et le sénéchal tenaient leurs séances, démoli par décision du 4 janvier 1792 de l'assemblée municipale, bâtiment remarquable par sa charpente conçue par Teringot, géomètre à Martel.
  • Hôtel Fabri (XIIe siècle, XIVe siècle et XVIe siècle): en 1183 le bourgeois Étienne Fabri y accueille Henri le Jeune mourant, après le pillage de Rocamadour par sa troupe de mercenaires. Deuxième fils et héritier d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine, frère de Richard Cœur de Lion et de Jean Sans Terre. D'après la tradition, le prince d'Angleterre y mourut en expiant ses crimes, alors qu'Henri II était en route aux alentours de Limoges pour se réconcilier avec ce fils terrible.
De gauche à droite, tours Fabri, Mirandol, Vergnes de Ferron, et tour de la Raymondie
  • Hôtel de Mirandol (XVe siècle) dite maison Blanchard (du nom de Louis Blanchard - 1905-1988 : directeur de Recherche chez Saint-Gobain, créateur de l'Association de Sauvegarde des Maisons et Paysages de Martel et de sa Région, qui la restaura en 1958). Élément majeur de l'Hôtel , la Tour carrée de 24 mètres et son échauguette ont été achevées en 1469 (le château de Mirandol surplombe la Dordogne à côté de Gluges). À noter : grand escalier en colimaçon, échauguette, clé de voûte à croisée d'ogives sexpartites en encorbellement (dernière période du gothique), aux corbeaux sculptés en visages, dont la représentation de saint Jacques de Compostelle, médaillon de la clé de voûte aux armes des Mirandol : d'argent à une aigle éployée à deux têtes au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or, porte gothique dont le linteau est composé du cimier de la famille de Faure Mirandol : blason écartelé Faure et Mirandol tenu entre deux griffons et couronné d'un heaume, glycines extraordinaires...
  • Maison Grise : jadis habitée par une famille de juristes, les Judicis (XIIe siècle, XVIe siècle et XIXe siècle).
  • Hôtel Condamine : hôtel de la monnaie, ancien atelier de frappe des monnaies en usage dans la Vicomté (XIIIe siècle et XIVe siècle); particularité : 2 tourelles accolées d'inégales longueurs.
  • Le Grenier d'Abondance : petit immeuble renaissance du XVIe siècle attenante à la deuxième enceinte, fenêtres à meneaux dont l'une est surmontée d'une expression tirée des Eglogues de Virgile, "Deus nobis ocia fecit"… "Dieu nous a donné ce lieu de repos"
  • Hôtels particuliers, maisons de charme, portes de style, ancien couvent des Mirepoises avec son cloître et son plafond à caissons, à découvrir au détour des vielles rues.
  • La Vassaudie  : difficile à trouver sur la route de Creysse, une majestueuse bâtisse faite de gros moellons appareillés et bien assisés. Aujourd’hui éventrée, on y devine une grande salle principale, avec en continuité une autre pièce plus petite qui devait être une chapelle à croisée d’ogive, dont les liernes devaient reposer sur des culots sculptés

Liste des 7 tours :

  1. Clocher de l'église
  2. Beffroi de la Raymondie
  3. Tour Tournemire : tour de guet, et également prison (XIIe siècle et XIVe siècle).
  4. Tour des Cordeliers (tronquée à la Révolution)
  5. Tour Fabri
  6. Tour Vergne de Ferron
  7. Tour de Mirandol

Personnalités liées à la commune

  • Henri le Jeune, dit le « jeune roi », prince d'Angleterre, deuxième fils de Henri Court-Mantel, mort à Martel en 1183
  • Raymond IV de Turenne donna à Martel sa charte de franchises en 1219
  • Christophe de Romandiola (1172-1271) bienheureux, disciple de François d'Assise, fonda le couvent des Cordeliers
  • Saint Louis et Blanche de Castille vinrent à Martel en 1244
  • Du Guesclin, libérateur de Martel en 1374
  • Pierre-Joseph Lachèze de Murel(1744-1835) député aux États Généraux, et à la chambre des députés chev. de la Légion d'Honneur[4]
  • Pierre Lachièze(1743-1818) avocat, maire de Martel pendant la Révolution (1792-1795), président de l'Assemblée départementale, député à la Législative et au Conseil des Anciens et au Corps Législatif[5]
  • Claude Caÿx prêtre né le 6 novembre 1724 à Martel, bienheureux, tué lors des massacres de septembre 1792 à Paris[6]
  • Charles Ribeyrolles, publiciste républicain, proscrit en 1851, ami de Victor Hugo, établi au Brésil où il mourut en 1860, co-auteur du Brésil pittoresque
  • Pierre-Marcelin Lachièze (1807-1885) avocat, fondateur sous la monarchie de juillet du journal républicain le Radical du Lot[7]
  • Mgr Arlet, évêque d'Angoulême (début du XXe siècle), né à Martel[8]
  • Henri Ramet, né le 22 février 1859 à Martel, maire, historien
  • Albert Lachièze, (1840-1925) maire de Martel de 1877 à 1925, député du Lot de 1889 à 1906[9]
  • Pierre Lachièze-Rey, philosophe, né et mort à Martel (1885-1957)
  • Marcel Baleste géographe, historien de Martel, mort en 2006, auteur de "LA VIE QUOTIDIENNE A MARTEL AU XIXème SIECLE – 1800-1852"[10]
  • Pierre Mirat, acteur, inhumé au cimetière de Martel
  • Patrick Boutot, dit Patrick Sébastien possède une résidence sur la commune.

Jumelage

Panoramique

1000xpano Martel.jpg

Voir aussi

Notes et références

  1. Victor Adolphe Malte-Brun, Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, Les éditions du Bastion, 1882 (réimpr. 1980), 58 p., p. 41 
  2. Le Lot partie Chemins de fer p.194 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - ISBN 2-7455-0049-X
  3. Martel sur le site de l'Insee
  4. Pierre-Joseph Lachèze de Murel sur le site de l'assemblée nationale [1]
  5. Pierre Lachièze sur le site BSEL [2]
  6. Claude Caÿx sur le site Causes des Saints [3]
  7. Pierre-Marcelin Lachièze dans le BSEL [4]
  8. Mgr Arlet sur un bulletin du conseil municipal de Cremps [5]
  9. Albert Lachièze sur le site de l'assemblée nationale [6]
  10. Ouvrage de Marcel Baleste sur Quercy.net [7]

Liens externes


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