Al-Qaida

ï»ż
Al-Qaida
Al-Qaida
Ű§Ù„Ù‚Ű§ŰčŰŻŰ©
Image illustrative de l'article Al-Qaida
Devise : Drapeau d'Al-Qaida en Irak. Le texte Ă©crit en arabe est la chahada, la profession de foi musulmane.

Idéologie Islamisme et panislamisme
Objectifs Établissement de rĂ©gimes islamistes dans les pays Ă  majoritĂ© musulmane, rĂ©tablissement du califat, destruction de tout ou partie de la puissance occidentale
Statut Actif
Fondation
Date de formation 1988-1992
Fondé par Abdullah Yusuf Azzam et Oussama ben Laden
Pays d'origine Drapeau d'Afghanistan Afghanistan
Actions
Mode opératoire Attentats-suicides, Véhicules piégés, Détournements d'avions, etc.
Nombres d'attaques imputées 313 entre 2004 et 2008[1]
Victimes (morts, blessés) 3010 entre 2004 et 2008

[1]

Zone d'opération Monde
PĂ©riode d'activitĂ© 1987 —
Organisation
Chefs principaux Chef principal : Ayman al-Zawahiri

Autres chefs : SaĂŻf al-Adel

Membres Entre 500 et 1000 actifs en 2001
Financement Prise d'otage, Braquage, Sociétés écrans, Organisations caritatives[2]
Groupe relié Organisations et personnes considérées par l'ONU comme proches d'al-Qaida ou des talibans
RĂ©pression
ConsidĂ©rĂ© comme terroriste par États-Unis d'AmĂ©rique, Canada, Union EuropĂ©enne, Royaume-Uni, Australie, Russie, Inde, Turquie, Japon[rĂ©f. nĂ©cessaire]
Guerre d'Afghanistan, Conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan

Al-Qaida (arabe : Ű§Ù„Ù‚Ű§ŰčŰŻŰ© al-Qā'ida, « la Base Â») est un mouvement islamiste fondĂ© par le cheik Abdullah Yusuf Azzam et son Ă©lĂšve Oussama Ben Laden en 1987. D'inspiration sunnite fondamentaliste, il prend ses racines dans l'idĂ©ologie de Sayyid Qutb et celle de l'activiste kharidjite Abdel Salam Faraj, et considĂšre que les gouvernements « croisĂ©s Â» (occidentaux), avec Ă  leur tĂȘte celui des États-Unis, interfĂšrent dans les affaires intĂ©rieures des nations islamiques et ce dans l'intĂ©rĂȘt unique des sociĂ©tĂ©s occidentales. Il recourt au terrorisme pour faire entendre ses revendications.

Al-Qaida a Ă©mergĂ© de l'organisation Maktab al-Khadamāt, constituĂ©e pendant la premiĂšre guerre d'Afghanistan par Azzam pour alimenter la rĂ©sistance afghane contre les forces armĂ©es d'URSS. Maktab al-Khadamāt servait Ă  relayer de multiples dons en provenance de pays islamiques, mais aussi du gouvernement amĂ©ricain[3] qui, dans le contexte de la guerre froide, contribua Ă  la formation de moudjahiddins pour contrer l'expansionnisme soviĂ©tique (« programme afghan Â» de la CIA).

Les actions revendiquĂ©es au nom d'Al-Qaida sont considĂ©rĂ©es comme des actes terroristes par l'essentiel des États et des observateurs. Le groupe est placĂ© sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, du Canada, de l'Union EuropĂ©enne[4], du Royaume-Uni[5], de l'Australie, de la Russie, de l'Inde et de la Turquie[6]. Sans dresser de liste officielle, la France considĂšre elle aussi Al-Qaida comme groupe terroriste[7]. L'ONU fait paraĂźtre une liste des entitĂ©s et des personnes proche d'Al-Qaida, qui sont Ă  ce titre sanctionnĂ©es par le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies[8]. L'Union europĂ©enne met elle aussi en place des « mesures restrictives Â» contre Al-Qaida et les groupes associĂ©s[9].

La plus retentissante opĂ©ration menĂ©e par Al-Qaida est celle conduite sur le sol amĂ©ricain le 11 septembre 2001. Viennent ensuite les attentats du 16 mai 2003 Ă  Casablanca[rĂ©f. souhaitĂ©e], les attentats du 11 mars 2004 Ă  Madrid[10] et ceux du 7 juillet 2005 Ă  Londres[rĂ©f. souhaitĂ©e]. L'organisation dispose de camps d'entraĂźnements militaires dans diffĂ©rents pays.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Bien qu’Al-Qaida soit le nom le plus communĂ©ment utilisĂ©, le groupe s'est exprimĂ© en 2003 sous le nom de QaĂŻda Al-Jihad, « la base du jihad Â» (arabe Ù‚ÙŽŰ§ŰčÙŰŻÙŽŰ© Ù±Ù„Ù’ŰŹÙÙ‡ÙŽŰ§ŰŻ, qĂąÊżidah al-jihĂąd). Les attentats du 11 avril 2007 Ă  Alger ont Ă©tĂ© revendiquĂ©s par l’Organisation Al-QaĂŻda au Maghreb islamique (l'ex groupe armĂ© algĂ©rien GSPC), considĂ©rĂ©e comme une branche d'Al-Qaida.

Selon Alain Chouet, ancien directeur du service de renseignement de sĂ©curitĂ© de la DGSE, « comme bon nombre de mes collĂšgues professionnels Ă  travers le monde, j'estime, sur la base d'informations sĂ©rieuses, d'informations recoupĂ©es, que Al Qaida est morte sur le plan opĂ©rationnel dans les trous Ă  rats de Tora Bora en 2002 Â»[11].

Sommaire

Histoire

À l'origine, Al-Qaida est fortement liĂ© Ă  la PremiĂšre Guerre d'Afghanistan. Le Maktab al-Khadamāt (MAK), crĂ©Ă© par Abdullah Azzam en 1980, organise et entraĂźne les moudjahiddins avant de les envoyer en Afghanistan. Le MAK est soutenu par d'autres organisations islamistes, des organisations caritatives et par la CIA qui dĂ©ploie dans cette pĂ©riode une politique interventionniste dans le souci d'enrayer et d'abattre la puissance de l'URSS, conçue comme « Empire du Mal Â» par l'administration Reagan, notamment par le soutien aux groupes de toute nature qui peuvent dĂ©stabiliser les rĂ©gimes supposĂ©s proches de Moscou. En 1986, Oussama Ben Laden, ancien Ă©tudiant de Abdullah Azzam, qui finançait depuis 1982 l'activitĂ© du groupe, rejoint le front.

En aoĂ»t 1988, deux rĂ©unions regroupant notamment Abdullah Azzam, Oussama ben Laden, Ayman al-Zawahiri et Mohammed Atef ont lieu pour dĂ©terminer l'orientation future du djihad. Les participants s'accordent pour crĂ©er une nouvelle organisation pour continuer le djihad aprĂšs le retrait des SoviĂ©tiques d'Afghanistan, mais sans prĂ©ciser quels seront ses buts exacts. L'organisation est initialement appelĂ©e al-Qaeda al-Askariya (« la base militaire Â»)[12]. Oussama ben Laden a expliquĂ© l'origine de ce terme dans une videocassette avec le journaliste Tayseer Alouni, pour Al Jazeera, en octobre 2001 : « Le nom d'al-Qaeda fut Ă©tabli il y a longtemps et par hasard. Le dĂ©funt Abu Ebeida El-Banashiri avait Ă©tabli les camps d'entraĂźnement pour nos Moudjahiddines contre le terrorisme de la Russie. Nous avions l'habitude d'appeler le camp d'entraĂźnement "la base", soit "al-Qaeda". Â». Le camp d'entrainement en question se trouvait prĂšs de Jalalabad[13].

En novembre 1989, Abdullah Azzam est assassinĂ© dans un attentat dont les responsables n'ont pas Ă©tĂ© identifiĂ©s. Cet assassinat pourrait ĂȘtre liĂ© Ă  une divergence sur la nature du djihad : Azzam s'opposait Ă  des conflits entre musulmans. Suite Ă  la disparition d'Azzam, al-Qaida se retrouve dirigĂ©e essentiellement par des membres du djihad islamique Ă©gyptien tels que al-Zawahiri qui prĂŽnent le renversement des dirigeants arabes non-islamiques, en particulier celui de Hosni Moubarak en Egypte[14].

En 1989, Oussama Ben Laden prend le contrÎle du Maktab al-Khadamāt suite à la mort d'Abdullah Azzam.

AprÚs la prise de Kaboul par les Talibans en 1996, Ben Laden organise la formation des moudjahiddins arabes, développant ainsi les réseaux de la mouvance Al-Qaida[13].

Pour l'ensemble de la communauté internationale et la plupart des chercheurs, Al-Qaida existe. C'est une organisation poursuivie, en autre, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, l'OTAN, l'Union européenne, l'Union africaine et le Conseil européen.

Les camps d'entraĂźnement d'Al-QaĂŻda ont formĂ© des milliers d'islamistes militants Ă  travers le monde. À leur retour, les « Afghans Â» (moudjahiddin partis en Afghanistan) appliquĂšrent plus tard leur entraĂźnement dans diffĂ©rents conflits dans le monde comme en AlgĂ©rie, en TchĂ©tchĂ©nie, aux Philippines, en Égypte, en IndonĂ©sie, au Tadjikistan, en Somalie, au YĂ©men, dans les Balkans[15] (Kosovo et en Bosnie-HerzĂ©govine). Pour son financement, Al-QaĂŻda a bĂ©nĂ©ficiĂ©, en autre, de l'appui de l'organisation « caritative Â» International Islamic Relief Organization. On peut faire remonter Ă  fĂ©vrier 1998 la date oĂč Al-Qaida cesse de n'ĂȘtre qu'un rĂ©seau pour devenir une rĂ©elle organisation. En effet, le 23 fĂ©vrier 1998 est publiĂ© un « Appel au djihad pour la libĂ©ration des Lieux saints musulmans Â» du Front islamique mondial pour le djihad contre les juifs et les croisĂ©s[16]. Ce texte est signĂ© par Oussama Ben Laden, Ayman al-Zawahiri (Jihad islamique Ă©gyptien), Ahmed Taha (Gamaa al-Islamiya), Moulana Mir Hamza (Jamiat Ulama Pakistan), Abdel Salam Mohammed (Harakat ul-Jihad-i-Islami/Bangladesh) et Moulana Fazil Al Ruhman Khalil (Harakat ul-Jihad-i-Islami/Bangladesh). Le texte proclame : « Tous ces crimes et exactions commis par les AmĂ©ricains reprĂ©sentent une dĂ©claration de guerre franche contre Dieu, son prophĂšte et les musulmans.(...)En consĂ©quence, et en accord avec les commandements d'Allah, nous publions la fatwa suivante Ă  destination de tous les musulmans : "Tuer les AmĂ©ricains et leurs alliĂ©s civils et militaires est un devoir individuel pour chaque musulman qui peut le faire partout oĂč il lui est possible de le faire jusqu'Ă  la libĂ©ration de la mosquĂ©e al-Aqsa et de la mosquĂ©e Al Haram de leur mainmise. Â». C'est Ă  cette Ă©poque qu'Al-QaĂŻda commence de rĂ©elles campagnes d'attentats (dĂšs le mois d'aoĂ»t, deux ambassades amĂ©ricaines sont visĂ©es)[13].

Le 15 octobre 1999, suite Ă  ces exactions et Ă  sa collusion avec le rĂ©gime Taliban, le conseil de sĂ©curitĂ© met en place le ComitĂ© crĂ©Ă© par la rĂ©solution 1267 (1999) chargĂ© de la promotion de la lutte contre Al-Qaida, les Taliban et les personnes et entitĂ©s qui leur sont associĂ©es Ă  l'Ă©chelon mondial. Selon le journaliste Lawrence Wright, qui a reçu le prix Pulitzer pour The Looming Tower: Al-Qaida and the Road to 9/11 (La Guerre cachĂ©e : Al-Qaida et les origines du terrorisme), prĂšs de 80 % des membres d’Al-Qaida en Afghanistan ont Ă©tĂ© tuĂ©s pendant la phase initiale de la guerre d'Afghanistan de 2001 et deux tiers de ces cadres Ă©tĂ© capturĂ©s ou tuĂ©s.

Le 10 juillet 2005, Abou Abd Al-Aziz, un lieutenant d'Al-Qaida a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  Bagdad, aprĂšs un raid de l'armĂ©e amĂ©ricaine. Selon l'Ă©tat-major amĂ©ricain, Abou Abd Al-Aziz Ă©tait « un dirigeant d'une cellule terroriste Ă  Bagdad ainsi qu'un responsable des opĂ©rations pour Al-Qaida en Irak Â». Le 14 juillet 2005, Khamis Farhan Khalaf Abed Al-Fahdawi, alias Abou Saba, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  Ramadi en Irak. Il faisait partie du rĂ©seau Al-Qaida en Irak. On le soupçonnait d'ĂȘtre responsable de l'assassinat de Ihab Al-ChĂ©rifet, chargĂ© d'affaires Ă©gyptien, ainsi que d'un diplomate de BahreĂŻn.

En janvier 2006, sa branche irakienne participe Ă  la fondation du Conseil consultatif des Moudjahidines en Irak. Le 7 juin 2006, le chef d'Al-Qaida en Irak Abou Moussab Zarqaoui est tuĂ© pendant un raid aĂ©rien amĂ©ricain[17].

Le 24 mars 2008, le no 2, Ayman al-Zawahiri, dans un message radiophonique — le troisiĂšme en une semaine — diffusĂ© par le rĂ©seau as-Sahab, appelle les musulmans Ă  de nouvelles attaques contre les intĂ©rĂȘts juifs et amĂ©ricains dans le monde et de « surveiller les cibles, collecter de l'argent, apporter l'Ă©quipement, effectuer les prĂ©paratifs, et ensuite — en invoquant Allah — rechercher le martyre et le paradis Â»[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Cependant, il rĂšgne une grande confusion sur la nature mĂȘme d'Al-Qaida. TantĂŽt dĂ©peinte comme une organisation terroriste structurĂ©e dont Oussama Ben Laden serait le chef, tantĂŽt comme une nĂ©buleuse de mouvements djihadistes ou encore comme un rĂ©seau de cellules terroristes indĂ©pendantes, nul n'est en mesure de dĂ©finir clairement la structure d'Al-Qaida.

Selon The Economist, Al-Qaida serait sur la dĂ©fensive depuis les attentats du 7 juillet 2005 Ă  Londres : ses chefs sont isolĂ©s parmi des tribus du Pakistan, dans le but de se soustraire aux attaques des forces armĂ©es amĂ©ricaines, et ses supporteurs dĂ©noncent publiquement son idĂ©ologie. Par ailleurs, les services secrets occidentaux sont convaincus qu'Al-Qaida a tentĂ©, sans succĂšs, de faire exploser des avions trans-atlantiques en 2006[18].

Entre 2008 et 2009, 11 des 20 personnages les plus recherchés du réseau ont été neutralisés. Les dirigeants intermédiaires ont quasi tous disparu, la plupart ont été tués dans des attaques de drones[19].

Parmi les « filiales Â» de ce rĂ©seau, Al-QaĂŻda de la pĂ©ninsule arabique (AQPA) dispose d'une branche mĂ©dia nommĂ©e Al-Malahem Media Production pour sa propagande[20].

Le 2 mai 2011, Oussama Ben Laden, le fondateur d'Al-Qaida, est tuĂ© d'une balle dans la tĂȘte, Ă  Abbottabad, non loin de Islamabad au Pakistan, lors d'une opĂ©ration militaire au sol qui a Ă©tĂ© ordonnĂ©e par le prĂ©sident Barack Obama et menĂ©e par une vingtaine de SEAL (commandos de l'US Navy). Son corps a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ© par les forces spĂ©ciales amĂ©ricaines qui l'auraient ramenĂ© en Afghanistan, avant d'immerger sa dĂ©pouille en haute mer au large des cĂŽtes pakistanaises[21]. Le prĂ©sident des États-Unis a commentĂ© la mort du terroriste lors d'une allocution le soir mĂȘme. L'annonce a provoquĂ© plusieurs manifestations patriotiques spontanĂ©es Ă  travers tout le territoire amĂ©ricain.

Article dĂ©taillĂ© : Mort d'Oussama ben Laden.

La mort de Ben Laden constitue un coup trĂšs dur pour l'organisation, qui perd sa figure la plus charismatique. À l'heure actuelle, aucun de ses lieutenants, pas mĂȘme l'idĂ©ologue Ayman al-Zawahiri, considĂ©rĂ© jusqu'ici comme le no 2 de la nĂ©buleuse, ne semblent pouvoir prĂ©tendre aujourd'hui Ă  une telle aura.

Attentats

DĂ©combres aprĂšs les attaques du 11 septembre

Attentats attribués à Al-Qaida

Image satellite d'un des camps d'entrainement d'Al-Qaida en Afghanistan visé par les frappes américaines de 1998.

Al-Qaida est soupçonnĂ© d'ĂȘtre responsable des attaques Ă  la bombe sur les ambassades des États-Unis de Nairobi (Kenya) et Dar es Salaam (Tanzanie) en aoĂ»t 1998, tuant plus de 300 personnes et blessant plus de 5 000 autres. Al-Qaida avait aussi projetĂ© des attaques contre les touristes amĂ©ricains et israĂ©liens visitant la Jordanie lors des cĂ©lĂ©brations du millĂ©naire ; toutefois les autoritĂ©s jordaniennes ont contrecarrĂ© les attaques prĂ©vues et ont mis en examen 28 suspects. Al-Qaida a aussi tentĂ© une attaque Ă  la bombe Ă  l’aĂ©roport de Los Angeles pendant les vacances du millĂ©naire, mais le porteur de la bombe a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  la frontiĂšre canadienne.

Al-Qaida affirme avoir abattu des hĂ©licoptĂšres et tuĂ© des soldats amĂ©ricains en Somalie en 1993, et revendique Ă©galement trois bombardements ciblant des troupes amĂ©ricaines Ă  Aden (YĂ©men) en dĂ©cembre 1992. Sans doute impliquĂ©e dans les attaques Ă  la bombe du World Trade Center en 1993 et contre le personnel militaire Ă  Dhahran (Arabie saoudite), elle est Ă©galement soupçonnĂ©e d'ĂȘtre responsable de l’attentat Ă  la bombe contre le destroyer amĂ©ricain USS Cole en octobre 2000. La plus destructrice des actions attribuĂ©es Ă  Al-Qaida est la sĂ©rie d’attaques sur les États-Unis du 11 septembre 2001, une attaque que le porte-parole du groupe, Sulaiman Abu Ghaith aurait revendiquĂ©e sur une vidĂ©o largement diffusĂ©e en octobre 2001. Ben Laden a lui aussi revendiquĂ© le montage de cette opĂ©ration, notamment Ă  travers une vidĂ©o oĂč il explique les raisons de cette attaque aux AmĂ©ricains.

Le 6 janvier 1995, le plan opĂ©ration Bojinka a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©.

Plusieurs attaques et tentatives d’attaques depuis le 11 septembre 2001 ont Ă©tĂ© attribuĂ©es Ă  Al-Qaida, y compris l’attentat ratĂ© Ă  la chaussure piĂ©gĂ©e par Richard Reid (qui s'est dĂ©clarĂ© partisan d’Oussama ben Laden), l’attentat contre la synagogue de Djerba en Tunisie, et des attentats manquĂ©s en Jordanie, en IndonĂ©sie, au Maroc et Ă  Singapour. Le rĂ©seau a de plus Ă©tĂ© impliquĂ© dans l’enlĂšvement et le meurtre du journaliste du Wall Street Journal Daniel Pearl et a Ă©tĂ© suspectĂ© de complicitĂ© dans l’attentat Ă  la bombe d'une boĂźte de nuit Ă  Bali, en IndonĂ©sie.

En septembre et octobre 2001, suite Ă  la dĂ©couverte d’un projet d'attentat contre l'ambassade des États-Unis en France, des suspects ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s.

Le 23 dĂ©cembre 2001, Richard Reid a essayĂ© de faire exploser le vol 63 d'American Airlines. Il a Ă©tĂ© maĂźtrisĂ© et arrĂȘtĂ©.

En 2002, les membres d'Al-Qaida ont attaqué le Limburg au Yémen.

Al-Qaida aurait un rĂ©seau d'influence mondial, avec des cellules dans un certain nombre de pays et des liens Ă©troits avec les rĂ©seaux extrĂ©mistes sunnites. Ben Laden et ses lieutenants ont trouvĂ© refuge en Afghanistan sous le rĂ©gime des Talibans dans les annĂ©es 1990. Le groupe avait un grand nombre de camps d'entraĂźnement lĂ -bas, et Ă  la fin des annĂ©es 1990 les Talibans eux-mĂȘmes devinrent effectivement subordonnĂ©s Ă  Al-Qaida. Depuis l’attaque des États-Unis, des membres du groupe sont suspectĂ©s de fuir vers les zones tribales du Pakistan, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa et le Balouchistan.

Al-Qaida entretient des relations trÚs étroites avec nombre d'autres organisations terroristes islamiques comme le groupe indonésien extrémiste Jemaah Islamiyah.

Les spĂ©cialistes de l’organisation affirment que la structure non hiĂ©rarchisĂ©e du rĂ©seau d’Al-Qaida est Ă  la fois sa force et sa faiblesse. En effet, la structure dĂ©centralisĂ©e permet Ă  Al-Qaida d’avoir une base mondiale ; cependant, les actions impliquant un haut degrĂ© d’organisation, comme les attaques du 11 septembre, prennent beaucoup de temps et d’efforts Ă  mettre en Ɠuvre. Les efforts des États-Unis et des autres nations pour perturber l’organisation d’Al-Qaida ont Ă©tĂ© des succĂšs partiels. Les attaques menĂ©es par Al-Qaida depuis lors ont en effet Ă©tĂ© plus simples, impliquant moins de personnes.

Le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies a dĂ©cidĂ© Ă  l'unanimitĂ© le 16 janvier 2002 d’établir un embargo et de geler les capitaux d’Oussama Ben Laden et des Talibans restants.

Liste des attentats attribués à Al-Qaida

Image de l'attentat des tours de Khobar le 25 juin 1996.

1992

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d'ajouter en note des références vérifiables ou le modÚle {{Référence souhaitée}}.
  • 29 dĂ©cembre 1992 (YĂ©men) : Deux bombes explosent contre le Movenpick HĂŽtel et le parking du Goldmohur HĂŽtel Ă  Aden servant de base de dĂ©part Ă  des soldats amĂ©ricains pour la Somalie. 2 militaires sont tuĂ©s. Ce sont les premiers attentats d'Al-Qaida.

1993

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d'ajouter en note des références vérifiables ou le modÚle {{Référence souhaitée}}.

1995

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d'ajouter en note des références vérifiables ou le modÚle {{Référence souhaitée}}.

1996

1998

2000

DĂ©gĂąts sur la coque de l'USS Cole suite Ă  l'attentat d'Al-Qaida

2001

Article dĂ©taillĂ© : Attentats du 11 septembre 2001.

2002

2003

    • 12 mai (Arabie saoudite) : un triple attentat-suicide Ă  Ryad, perpĂ©trĂ© par 15 kamikazes dans un complexe rĂ©sidentiel, fait 35 morts et 194 blessĂ©s.
    • 14 mai (Yemen) : un attentat contre le palais de justice fait 4 morts.
    • 16 mai (Maroc) : une sĂ©rie d'attentats suicides par explosion profĂ©rĂ©s Ă  Casablanca, la plus grande ville du Maroc, tuant 33 civils et 12 terroristes. Voir Attentats de Casablanca.
    • 7 juin (Afghanistan) : une embuscade contre un bus de militaires allemands fait 4 morts.
    • 19 aoĂ»t (Irak) : attentat au camion piĂ©gĂ© contre le quartier gĂ©nĂ©ral de l’ONU Ă  Bagdad, 23 morts[24].
    • 29 aoĂ»t (Irak) : attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e devant la mosquĂ©e chiite de l’imam Ali Ă  Najaf, en Irak : au moins 83 morts, 125 blessĂ©s. L'ayatollah Mohammed Baqer Al-Hakim meurt au cours de l'explosion[25].
    • 8 novembre (Arabie saoudite) : un attentat-suicide Ă  la voiture piĂ©gĂ©e dans un complexe rĂ©sidentiel de la banlieue ouest de Ryad fait 17 morts et une centaine de blessĂ©s.
    • 12 novembre (Irak) : un attentat au camion piĂ©gĂ© contre une base militaire italienne Ă  Nassiriya fait 28 morts (dont 19 Italiens).
    • 15 novembre (Turquie) : un double attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e contre deux synagogues d'Istanbul fait 27 morts et plus de 300 blessĂ©s.
    • 20 novembre (Turquie) : un double attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e contre le Consulat-GĂ©nĂ©ral du Royaume-Uni et le quartier gĂ©nĂ©ral de la banque britannique HSBC Ă  Istanbul fait 30 morts, dont le consul britannique Roger Short, et 400 blessĂ©s.

2004

    • 1er fĂ©vrier (Irak) : 117 personnes sont tuĂ©es et 133 blessĂ©es dans un double attentat suicide contre deux offices de partis kurdes Ă  Erbil.
    • 27 fĂ©vrier (Philippines) : une bombe explose dans un ferry de Manille, tuant 116 personnes[26].
    • 2 mars (Irak) : quatre explosions dĂ©truisent le parvis de la mosquĂ©e chiite de Kadhimiya, lors de la fĂȘte de l'achoura. À Kerbala, des tirs de roquettes sont lancĂ©s contre le mausolĂ©e d'Abbas. Le bilan de ces opĂ©rations est lourd : 171 morts, 556 blessĂ©s[27].
    • 11 mars (Espagne) : 191 morts et 1 500 blessĂ©es lors d'attentats Ă  la bombe Ă  bord de trains de banlieue de Madrid.
    • 2 avril (Espagne) : tentative d'attentat contre le train Madrid-SĂ©ville, plusieurs colis piĂ©gĂ©s avaient Ă©tĂ© aussi Ă©tĂ© interceptĂ©s[28].
    • 28 mai (Arabie saoudite) : vingt-deux morts aprĂšs l'assaut donnĂ© contre des membres prĂ©sumĂ©s d'Al-Qaida qui retenaient depuis la veille une cinquantaine de personnes en otage dans un immeuble d'un complexe rĂ©sidentiel.
    • 7 octobre (Égypte) : trois attentats Ă  la voiture piĂ©gĂ©e visant un hĂŽtel et deux camps de vacances des environs de Taba, avaient fait 34 morts et plus de 100 blessĂ©s.

2005

    • 4 juin (Mauritanie) : attaque contre la caserne militaire de Lemgheity, 20 personnes tuĂ©s (15 soldats et 5 assaillants)[29].
    • 7 juillet 2005 Ă  Londres : le bilan est de 56 morts et 700 blessĂ©s mais le degrĂ© d'implication d'Al-Qaida fait toujours l'objet d'une enquĂȘte alors qu'il existe de nombreux Ă©lĂ©ments de preuve indirects selon un rapport parlementaire britannique du 12 mai 2006[30].
    • 16 juillet (Irak) : un kamikaze fait exploser un camion-citerne rempli de gaz, prĂšs d'une mosquĂ©e chiite Ă  Moussayib, au sud de Bagdad. Le bilan fait Ă©tat d'au moins 98 personnes tuĂ©es et 134 blessĂ©s[31].
    • 21 juillet 2005 Ă  Londres : attentat ratĂ© contre des bus et mĂ©tros, 1 seule bombe explose ne provoquant qu'un blessĂ©. Plus tard un homme fut tuĂ© par erreur par des membres des services antiterroristes qui le pensait responsable des attentats.
    • 23 juillet : Attentats Ă  Charm el-Cheikh. Le bilan est de 88 morts.
    • 14 septembre (Irak) : Al-Qaida revendique onze attentats, dans la mĂȘme journĂ©e, Ă  Bagdad pour venger les sunnites tuĂ©s lors de la bataille de Tall Afar : 150 morts et 230 blessĂ©s.
    • 16 septembre (SuĂšde) : tentative d'attentat au cocktail molotov contre un bureau de vote de Stockholm rĂ©servĂ© aux expatriĂ©s irakiens, revendiquĂ© par une branche d'Al-Qaida en SuĂšde[32].
    • 1er octobre (Bali): Plusieurs attentats d'Al-Qaida dans des cafĂ©s et restaurants ont fait 23 morts et 129 blessĂ©s
    • 9 novembre (Jordanie) : des attentats contre trois hĂŽtels de luxe font 67 morts et plus de 300 blessĂ©s.
    • 18 novembre (Irak) : des attentats-suicides contre deux mosquĂ©es chiites Ă  Khanaqin font au moins 74 morts et plus de 100 blessĂ©s[33].

2006

    • 22 fĂ©vrier (Irak) : un attentat dĂ©truit une partie de la mosquĂ©e d'Or Ă  Samarra, cet attentat est attribuĂ© Ă  Al-Qaida.
    • 11 juillet (Inde) : sept attentats Ă  l'explosif dans des gares et trains de banlieue de Mumbai en Inde, 209 morts et 714 blessĂ©s[34]
    • 23 novembre (Irak) : plus de 215 personnes sont tuĂ©es et 257 blessĂ©es dans 8 attentats (6 voitures-piĂ©gĂ©es et 2 attaques de mortiers) Ă  Baghdad.

2007

2008

    • 2 janvier (AlgĂ©rie) : attentat suicide Ă  proximitĂ© d'un commissariat de Naciria, 4 policiers tuĂ©s[44].
    • 9 janvier (Irak) : un attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e fait 5 morts et au moins 40 blessĂ©s.
    • 18 janvier (Yemen) : embuscade Ă  Wadi Hadramaout, deux femmes belges sont tuĂ©es par balles et quatre touristes belges blessĂ©s[45].
    • 29 janvier (AlgĂ©rie) : attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e contre le commissariat de Thenia, 4 morts et 20 blessĂ©s[46].
    • 13 mai (AlgĂ©rie) : 6 soldats algĂ©riens assassinĂ©s dans une embuscade Ă  Medea[47].
    • 2 juin (Pakistan) : un attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e contre l'ambassade danoise Ă  Islamabad au Pakistan fait 6 morts et 24 blessĂ©s[48].
    • 4 5 juin (AlgĂ©rie) : 2 attentats contre une caserne de la Garde rĂ©publicaine algĂ©rienne Ă  Bordj-El Kiffan et un convoi militaire Ă  Dellys, 9 soldats tuĂ©s[49].
    • 8 juin (AlgĂ©rie) : attentat prĂšs de la ville de Lakhdaria, faisant 13 morts (dont 1 français)[50].
    • 17 juin (Irak) : un attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e contre un ArrĂȘt de bus fait 51 morts et 75 blessĂ©s Ă  Bagdad[51].
    • 26 juin (Irak) : un attentat-suicide contre un meeting de Cheikh fait 18 morts et 25 blessĂ©s dans la province Al-Anbar[52].
    • 9 juillet (Turquie) : une fusillade contre le Consulat-GĂ©nĂ©ral des États-Unis Ă  Istanbul fait 3 morts.
    • 6 aoĂ»t (Mauritanie) : embuscade meurtirĂšre tendue contre une patrouille militaire, 12 soldats tuĂ©s[29].
    • 19 aoĂ»t (AlgĂ©rie) : attentat contre une Ă©cole de gendarmerie des Issers, 48 tuĂ©s et 45 blessĂ©s[53].
    • 20 aoĂ»t (AlgĂ©rie) : deux voitures piĂ©gĂ©es ont explosĂ© a Bouira, 12 tuĂ©s et 42 blessĂ©s[54].
    • 17 septembre (Yemen) : attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e faisant 16 morts, sur l'ambassade des États-Unis Ă  Sanaa, revendiquĂ© par le "Jihad islamique au YĂ©men", branche liĂ© a Al Qaida[45].
    • 20 septembre (Pakistan) : attentat de l'hĂŽtel Marriott, 55 morts et 266 blessĂ©s[55].

2009

2010

    • 1er janvier (Pakistan) : 101 morts et 69 blessĂ©s dans un attentat-suicide au cours d'un match de volley-ball dans le nord-ouest[66].
    • 25 janvier (Irak) : trois attentats-suicides le jour de l'exĂ©cution d'Ali Hassan al-Majid font 41 morts et 110 blessĂ©s Ă  Bagdad. Ces attentats sont revendiquĂ©s par "L'État Islamique d'Irak"[67].
    • 8 mars (Niger) : attentat suicide, dans la rĂ©gion de Tilwa, dans une caserne de l'armĂ©e nigĂ©rienne, au moins 8 morts[68].
    • 12 mars (Pakistan) : 57 morts et 134 blessĂ©s dans un double attentat-suicide visant des militaires, Ă  proximitĂ© d'un marchĂ© frĂ©quentĂ© Ă  Lahore[66].
    • 13 mars (Afghanistan) : 7 bombes explosent Ă  Kandahar, berceau des Talibans, faisant 35 morts et 57 blessĂ©s[69].
    • 4 avril (Irak) : un triple attentat suicide contre les ambassades d'Iran, d'Égypte et de Syrie fait une quarantaine de morts et plus de 200 blessĂ©s Ă  Bagdad[70].
    • 5 avril (Pakistan) : 51 morts dans un attentat-suicide lors d'un rassemblement en plein air d'un parti politique laĂŻc opposĂ© aux insurgĂ©s islamistes, Ă  Timargarah[66].
    • 13 avril (Irak) : un attentat contre la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision Al-Rasheed TV Ă  Bassorah fait 5 morts et 13 blessĂ©s[71].
    • 14 avril (Irak) : un attentat Ă  la voiture piĂ©gĂ©e tue un chef du dĂ©partement antiterroriste de la police en Irak Ă  Bagdad[71].
    • 17 avril (Pakistan) : 41 morts dans deux attentats-suicide commis par deux kamikazes en burqa au moment de la distribution de l'aide dans un camp de personnes dĂ©placĂ©es dans le nord-ouest[66].
    • 23 avril (Irak) : au moins 52 personnes ont pĂ©ri dans une vague d'attentats anti-chiites vendredi Ă  Bagdad[72].
    • 24 avril (Irak) : plusieurs vĂ©hicules piĂ©gĂ©s ont explosĂ© Ă  Bagdad tuant 72 personnes et blessant une centaine d'autres[73].
    • 26 avril (YĂ©men) : un attentat suicide contre l'ambassadeur britannique au YĂ©men Ă  Sanaa fait 2 blessĂ©s. L'ambassadeur en sort indemne[74].
    • 10 mai (Irak) : environ 60 attaques d'Al QuaĂŻda dans plusieurs villes font au moins 110 morts et 500 blessĂ©s[75].
    • 28 mai (Pakistan) : attaques simultanĂ©es suicides Ă  Lahore, au moins 80 tuĂ©s et 108 blessĂ©s[76].
    • 31 mai (Pakistan) : attaque contre un hĂŽpital Ă  Lahore, au moins 12 morts[77].
    • 17 juin (Irak) : une attaque contre la banque centrale d'Irak Ă  Bagdad fait 18 morts et 55 blessĂ©s[78] 7
    • 19 juin (Yemen) : attaque des locaux du service de renseignements dans la ville portuaire d'Aden, 13 morts[79].
    • 30 juin (AlgĂ©rie) : attaque Ă  Tinzaouatine, 11 gendarmes algĂ©riens tuĂ©s[80].
    • 1er juillet (Pakistan) : 43 personnes sont tuĂ©es et 175 blessĂ©es dans deux attentats-suicide commis dans un mausolĂ©e soufi bondĂ© de pĂšlerins musulmans Ă  Lahore[66].
    • 9 juillet (Pakistan) : un attentat-suicide a fait 65 morts et une centaine de blessĂ©s, prĂšs d'un bureau de l'administration publique, dans la province pakistanaise de Mohmand[66].
    • 14 juillet (Yemen) : attaque des siĂšges des renseignements et de la sĂ©curitĂ© de la province d'Abyan, au moins 5 morts[81].
    • 17 juillet (Irak) : double attentat contre une base de l'armĂ©e irakienne Ă  l'ouest de Bagdad. Cette attaque a fait 43 morts et 40 blessĂ©s[82].
    • 22 juillet (Yemen) : embuscade dans la province de Chabwa contre une patrouille de l'armĂ©e yĂ©mĂ©nite, 6 morts[83].
    • 25 juillet (Maghreb) : un humanitaire français, Michel Germaneau, est exĂ©cutĂ© par Al-Qaida au Maghreb islamique.
    • 25 juillet (Irak) : triple attentat suicide Ă  la voiture piĂ©gĂ© dans la ville de Kerbala, contre la chaĂźne satellitaire Al-Arabiya, 25 morts et 63 blessĂ©s[84].
    • 29 juillet (Irak) : sĂ©rie d'attaques et d'accrochages Ă  Azamiya, un quartier sunnite situĂ© dans le nord de Bagdad, 16 morts et 24 blessĂ©s[85].

2011

  • 28 avril (Maroc) : 17 morts (8 français, 3 marocains, 2 suisses, 1 britannique, 1 canadien, 1 hollandais et 1 portugais) dans l'explosion d'une bombe dans un cafĂ© Ă  Marrakech. la bombe aurait Ă©tĂ© placĂ©e Ă  l'avance puis dĂ©clenchĂ©e Ă  distance Ă  l'aide d'un tĂ©lĂ©phone mobile. Encore non revendiquĂ© le 3 mai 2011, l'attentat est attribuĂ© Ă  AQMI[86],[87] qui nie cependant en ĂȘtre responsable[88].
  • 13 mai : (Pakistan) : Attentat en riposte Ă  la mort d'Oussama ben Laden, 28 mort et 87 blessĂ©s
  • 27 aoĂ»t : (AlgĂ©rie) : Double attentat-suicide contre la caserne de Cherchal, 36 morts et plusieurs blessĂ©s
  • 23 octobre : (AlgĂ©rie) : Deux humanitaires espagnols ainsi qu'une Italienne auraient Ă©tĂ© enlevĂ©s par une branche algĂ©rienne de l'Aqmi[89]

Liste des principaux acteurs

  • Ayman al-Zawahiri, no 1.
  • Atiyah Abd-al Rahman, no 2[90]. PrĂ©sumĂ© mort le 22 aoĂ»t 2011 dans l'attaque d'un drone amĂ©ricain au Pakistan, mais certaines sources laissent Ă  penser qu'il serait toujours vivant[91].
  • Abou Yahya al-Libi, no 3 [92], idĂ©ologue et porte-parole.
  • Saif al-Adel, (ancien chef par interim suite Ă  la mort de Ben Laden), responsable de la branche militaire d'Al-QaĂŻda.
  • Abou Mohamed al-Masri, responsable de la propagande et donc de la rĂ©alisation et de la diffusion des messages audio et vidĂ©o.
  • Ahmed al-Hisawi, nom de guerre Cheikh SaĂŻd, responsable des finances depuis 1998.
  • Mohammed Moustapha al-Yemeni, responsable opĂ©rationnel de la nĂ©buleuse[93].
  • Adnan al Khairi al Masri, chef du commandement gĂ©nĂ©ral[93].

Chefs régionaux ou émirs

Anciens chefs

Thématique

Le terrorisme comme moyen de réponse

Le conflit armĂ© du Nord-Ouest du Pakistan a opposĂ© au Waziristan, qui fait partie des rĂ©gions tribales, des membres d'Al-Qaida et des Talibans contre l'armĂ©e rĂ©guliĂšre pakistanaise, alliĂ©e des États-Unis, entre 2004 et 2006. AchevĂ©e en septembre 2006, l'arrĂȘt des hostilitĂ©s a coĂŻncidĂ© avec une reprise des violences en Afghanistan, de l'autre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre. Cette guerre Ă  redĂ©marrĂ© en 2009.

Les adversaires des actions menĂ©es par les États-Unis et les pays occidentaux au Proche-Orient et dans le monde soutiennent que les actions du gouvernement amĂ©ricain (et de son alliĂ© israĂ©lien) ont provoquĂ© une forte opposition parmi les peuples arabes et musulmans, et que le terrorisme est le stade ultime des rĂ©actions qui en rĂ©sultent. Selon eux, ces actions sont notamment :

Les impacts du terrorisme islamiste

Selon le gĂ©ostratĂ©giste GĂ©rard Chaliand, le terrorisme islamiste n’est qu’un Ă©piphĂ©nomĂšne qui bien que mobilisant fortement les mĂ©dias et l’opinion publique n’a pas de consĂ©quences sur le cours de l’histoire. Toujours selon lui : que ce soit par les pertes humaines occasionnĂ©es finalement minimes en comparaison avec des guerres entre États, des effectifs mobilisĂ©s ou des consĂ©quences politiques, son action n’a que des consĂ©quences nulles ou quasi-nulles, Ă  la maniĂšre des terroristes anarchistes de la fin du XIXe siĂšcle et du dĂ©but du XXe siĂšcle, aujourd’hui tombĂ©s dans l’oubli.

Antoine Sfeir a une analyse proche, selon lui Ben Laden a dĂ©jĂ  Ă©chouĂ© et ne rĂ©ussira pas dans son projet principal qui est de rassembler l’essentiel du monde musulman du Maghreb au Machrek dans un califat recrĂ©Ă© regroupant tous les croyants.

Les consĂ©quences semblent plutĂŽt indirectes et le fait des politiques sĂ©curitaires ou des attitudes belliqueuses justifiĂ©es par la nĂ©cessitĂ© de lutter contre la « menace terroriste Â». Cependant, de nombreux pays musulmans prennent peu Ă  peu des orientations politiques et sociales plus en adĂ©quation avec les prĂ©ceptes islamistes, entraĂźnant lentement mais sĂ»rement une islamisation profonde de leurs populations.

L'argent d'Al-Qaida

Le rapport du département du Trésor concernant les avoirs des terroristes évoque 8 millions de dollars d'avoirs d'Al-Qaida bloqués en 2006 et 11 millions en 2007[98].

Selon le gouvernement afghan, l'argent qui permet Ă  Al-Qaida de mener ses combats proviendrait en grand partie de riches et pieux donateurs privĂ©s vivant dans la pĂ©ninsule arabique. Il transite par la place financiĂšre de DubaĂŻ : « Comment expliquez-vous qu'il n'y ait jamais d'attentat islamiste Ă  DubaĂŻ, terre d'islam oĂč l'alcool coule Ă  flot ? C'est trĂšs simple : certains pays arabes du Golfe ont achetĂ© leur quiĂ©tude aux groupes terroristes ! Â»[99]

Al-Qaida comme organisation

Le rĂŽle de la CIA fait l'objet d'un dĂ©bat, notamment Ă  l'extrĂȘme-gauche mais aussi dans le monde du renseignement[100] : l'agence amĂ©ricaine aurait entraĂźnĂ© et donc donnĂ© naissance Ă  l'organisation terroriste pour combattre les SoviĂ©tiques. Cette hypothĂšse fut dĂ©fendue et dĂ©veloppĂ©e le 8 juillet 2005 par Robin Cook, ancien ministre des affaires Ă©trangĂšres et dĂ©putĂ© travailliste qui s'opposa violemment Ă  l'intervention en Irak et Ă  la politique pro-amĂ©ricaine de Tony Blair. Il affirma dans le Guardian « Ben Laden fut le produit d'une erreur de calcul monumentale de la part des agences de renseignements occidentales. Il fut armĂ© par la CIA pendant les annĂ©es 1980 et financĂ© par l'Arabie saoudite pour porter le jihad contre l'occupation russe en Afghanistan. Al-Qaida, qui signifie littĂ©ralement la "base de donnĂ©es", Ă©tait originellement les fichiers informatiques regroupant les milliers de moujahidines recrutĂ©s et formĂ©s par la CIA pour vaincre les Russes Â»[101]. D'autres vont encore plus loin, comme Antoine Sfeir qui a dĂ©clarĂ© fin novembre 2008 que : « Al-QaĂŻda sert les intĂ©rĂȘts des AmĂ©ricains. Washington joue une partie de poker-menteur avec les Arabes, car Al-Qaida n’existe que dans l’imaginaire et est uniquement destinĂ©e Ă  dĂ©truire le monde arabe et Ă  l’empĂȘcher de se moderniser. Ainsi, l’émiettement des pays arabes sur la base ethnique et confessionnelle permettra Ă  IsraĂ«l de progresser et de diriger la rĂ©gion Â»[102].

Selon Leonide Chebarchine, ancien directeur adjoint du KGB, Al-Qaida serait une crĂ©ation des États-Unis et Oussama Ben Laden n'aurait jamais cessĂ© d'ĂȘtre un agent de la CIA[103]. Selon Maloy Krishna Dhar, ancien directeur adjoint du renseignement indien, Al-Qaida aurait Ă©tĂ© organisĂ© par l'ISI pakistanaise Ă  la demande de la CIA et du MI6[104].

Selon David Shayler, un ancien agent du MI5, les services secrets britanniques auraient eu recours aux hommes de Ben Laden pour effectuer certaines opérations. Al-Qaida aurait notamment été payé par la Couronne britannique pour assassiner Mouammar Kadhafi[105].

Le journaliste Seymour Hersh travaillant pour The New Yorker et qui avait dĂ©jĂ  fait Ă©clater le scandale de la prison d'Abou Ghraib, dans une confĂ©rence au Caire, a Ă©mis l'opinion que Dick Cheney, Elliott Abrams et le prince saoudien Bandar Ben Saoud continuent de financer des membres du rĂ©seau Al-Qaida, dans des opĂ©rations secrĂštes au Liban et en Iran (deux pays Ă  majoritĂ© chiite, le sunnisme n'est pas reconnu comme minoritĂ© religieuse en Iran), visant Ă  dĂ©stabiliser ces deux pays en poussant Ă  des luttes interconfessionnelles. Ils pousseraient Ă©galement l'Iran Ă  une manƓuvre qui donnerait une raison Ă  son attaque par les États-Unis[106].

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Études

  • Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vĂ©ritĂ©, Ă©ditions Demi-lune, 2006, 512 pages, (ISBN 2-9525571-5-2)
  • Alain Bauer, Xavier Raufer, L'Ă©nigme Al-Qaida, Éditions Jean-Claude LattĂšs, 2005, (ISBN 2-7096-2743-4)
  • François Burgat, L'Islamisme Ă  l'heure d'Al-Qaida, La DĂ©couverte, 2005
  • Guillaume DasquiĂ©, Al-Qaida vaincra, Éditeur Éditions PrivĂ©, 2005, (ISBN 2350760359)
  • JĂŒrgen ElsĂ€sser, Comment le Djihad est arrivĂ© en Europe, Éditions Xenia, 2006, (ISBN 978288920045)
  • Roland Jacquard, Attame Tazaghart, Picollec, Ben Laden, la destruction programmĂ©e de l'Occident, 2004, (ISBN 2-86477-204-3)
  • Éric Laurent, La Face cachĂ©e du 11 septembre, Ă©d. Plon, 2004
  • Alain Rodier, Al-QaĂŻda : les connexions mondiales du terrorisme, Ellipses, 2006, (ISBN 272982829X)
  • Isabelle Sommier, Le terrorisme, Flammarion, coll. Dominos, 2000
  • Lawrence Wright, La guerre cachĂ©e : Al-QaĂŻda et les origines du terrorisme islamiste, Robert Laffont, 2007, 440 p.
  • Richard LabĂ©viĂšre, Les coulisses de la terreur, Grasset, 2003
  • Que disent les savants de l'Islam sur le Terrorisme ?, Le ComitĂ© des Grands Savants d'Arabie saoudite, Ă©ditions Anas 2004 (ISBN 9-96043-913-8).

Documents

  • Farhad Khosrokhavar, Quand Al-QaĂŻda parle : TĂ©moignages derriĂšre les barreaux, Grasset, Paris, 2006, (ISBN 2246677513)
  • Gilles Kepel et Jean-Pierre Milelli, Al-Qaida dans le texte : Ă©crits d'Oussama ben Laden, Abdallah Azzam, Ayman al-Zawahiri et Abou Moussab al-Zarqawi, Presses universitaires de France, 2005, (ISBN 2130547710)
  • Ayman al-Zawahiri, L'absolution, Milelli, 2008,(ISBN 9782916590059)
  • Manuel pratique du terroriste, Bruxelles, AndrĂ© Versaille Ă©diteur, 2009, 192 p., (ISBN 9782874950575)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ a et b http://zamanfrance.fr/fr/newsDetail_getNewsById.action?newsId=1397
  2. ↑ Monde-diplomatique.com
  3. ↑ Rense.com
  4. ↑ Europa.eu
  5. ↑ (en) Proscribed groups
  6. ↑ EGM.gov.tr
  7. ↑ La documentation française.fr
  8. ↑ Un.org
  9. ↑ Europa.eu
  10. ↑ (es) elmundo.es
  11. ↑ Alain Chouet. Intervention d'Alain Chouet au colloque « Le Moyen-Orient Ă  l'heure nuclĂ©aire Â». Paris: commission des affaires Ă©trangĂšres du SĂ©nat. ConsultĂ© le 16 juillet 2010. La scĂšne se produit Ă  3:08-3:22.
  12. ↑ Lawrence Wright, The Looming Tower: Al-Qaida and the Road to 9/11, New York, Alfred A. Knopf (Random House), 2006 (ISBN 0-375-41486-X et 978-0-375-41486-2) p. 131-134 (La Guerre cachĂ©e : Al-Qaida et les origines du terrorisme)
  13. ↑ a, b et c Antoine Sfeir (dir.), Dictionnaire mondial de l'islamisme, Plon, 2002, 518 p. (ISBN 978-2-259-19760-1) (LCCN 2002508143) 
  14. ↑ Marc Sageman (trad. Maurice Berrac), Le vrai visage des terroristes : Psychologie et sociologie des acteurs du djihad [« Understanding Terror Networks Â»], Paris, DenoĂ«l, 2005 (ISBN 978-2-207-25683-1) (OCLC 68208410), p. 79-81 
  15. ↑ Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vĂ©ritĂ©, Ă©ditions Demi-lune, 2006, p. 48-78
  16. ↑ The Washington Post, 5 mai 2011
  17. ↑ Zarqaoui - Al Qaida : ActualitĂ© Internationale
  18. ↑ (en) Personnel de rĂ©daction, « The growing, and mysterious, irrelevance of al-Qaeda Â», dans The Economist, 22 janvier 2009 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 26 janvier 2009)] 
  19. ↑ « Pourquoi il ne faut pas (encore) dĂ©truire al Qaida Â», dans Slate, 27 dĂ©cembre 2009 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 11 septembre 2010)] 
  20. ↑ Arnaud Palisson, « Al-QaĂŻda de la PĂ©ninsule arabique et l’aviation civile : la grenouille qui voulait Â», Rapports minoritaires, 22 dĂ©cembre 2010. ConsultĂ© le 27 dĂ©cembre 2010
  21. ↑ Article de « Ouest France Â» du 2/05/2011
  22. ↑ Terrorwatch.ch
  23. ↑ Peter Finn, Guantanamo Judge Denies Obama's Request for Delay, Washington Post, 29 janvier 2009
  24. ↑ AoĂ»t 2003
  25. ↑ Attentats de la guerre d'Irak#2003
  26. ↑ Khadaffy Abubakar Janjalani
  27. ↑ Attentats de la guerre d'Irak#2004
  28. ↑ bdt.frstrategie.org
  29. ↑ a et b Afrik.com
  30. ↑ 06/202/attentats-du-7-juillet-londres-le-role-d-al-qaida.html fr.news.yahoo.com
  31. ↑ Attentats de la guerre d'Irak#2005
  32. ↑ Bdt.frstrategie.org
  33. ↑ BBC
  34. ↑ Attentats du 11 juillet 2006 à Bombay
  35. ↑ Le Blog Finance.com
  36. ↑ LCI.TF1.fr
  37. ↑ L'Express.fr
  38. ↑ Forbes.com
  39. ↑ Espionnage.over-blog.com
  40. ↑ a, b et c Nouvelobs.com
  41. ↑ « Al-Qaida revendique les attentats de Dellys et Batna Â», dans Le Monde du 09-09-2007, [lire en ligne]
  42. ↑ Attentats du 14 aoĂ»t 2007 Ă  Qahtaniya
  43. ↑ Le Soir.be
  44. ↑ LCI.TF1.fr
  45. ↑ a et b Le Point.fr
  46. ↑ Afrik.com
  47. ↑ Le Matindz.net
  48. ↑ RFI.fr
  49. ↑ Mediaterranee.com
  50. ↑ FNCV.com
  51. ↑ BBC.co.uk
  52. ↑ CNN.com
  53. ↑ RMC.fr
  54. ↑ RMC.fr
  55. ↑ Attentat à l'hîtel Marriott d'Islamabad du 20 septembre 2008
  56. ↑ Reuters.com
  57. ↑ 7sur7.be
  58. ↑ RTE.ie
  59. ↑ 2009 en Mauritanie
  60. ↑ LibĂ©ration.fr
  61. ↑ Attentats de la guerre d'Irak#2009
  62. ↑ AFP
  63. ↑ BBC
  64. ↑ Le Figaro.fr
  65. ↑ Le Monde.fr
  66. ↑ a, b, c, d, e et f Radio-canada.ca
  67. ↑ BBC
  68. ↑ Bladi.net
  69. ↑ Euronews.net
  70. ↑ Nouvelobs.com
  71. ↑ a et b Le Figaro.fr
  72. ↑ Wikio.fr
  73. ↑ Irak : plus de 70 morts dans une sĂ©rie d'attentats Ă  Bagdad
  74. ↑ Le JDD.fr
  75. ↑ Attentats de la guerre d'Irak#2010
  76. ↑ L'Express.fr
  77. ↑ Le Point.fr
  78. ↑ AFP
  79. ↑ Romandie.com
  80. ↑ France24.com
  81. ↑ Le Parisien.fr
  82. ↑ Le Figaro.fr
  83. ↑ Nouvelobs.com
  84. ↑ Le Parisien.fr
  85. ↑ AFP
  86. ↑ L'attentat de Marrakech ne restera pas impuni, affirme Sarkozy sur nouvelObs.com, 3 mai 2011
  87. ↑ Attentat au Maroc : "Aqmi pourrait chercher Ă  se remettre en scĂšne" sur nouvelObs.com, 29 avril 2011
  88. ↑ Marrakech : Aqmi nie ĂȘtre impliquĂ© sur bbc.co.uk
  89. ↑ AlgĂ©rie : Aqmi Ă  l'origine des enlĂšvements ? sur francesoir.fr, 23 octobre 2011
  90. ↑ LibĂ©ration, 27 aoĂ»t 2011
  91. ↑ The Long War Journal, le 31 aoĂ»t 2011
  92. ↑ Guerre de leadership au sein d’Al QaĂŻda Le jour d'AlgĂ©rie, 5 mai 2011
  93. ↑ a et b L'Express, 18 mai 2011
  94. ↑ (en)Al Qaeda names Saif al-Adel as interim chief: report National Post, 18 mai 2011
  95. ↑ Al Qaeda Replaces Afghanistan Commander WeeklyStandard.com, 8 juillet 2010
  96. ↑ (fr) Corne de l'Afrique : Fazul Abdullah Mohammed refait parler de lui, Alain Rodier, 21 novembre 2009
  97. ↑ www.parismatch.com
  98. ↑ (fr) Bush a-t-il protĂ©gĂ© l'AmĂ©rique aprĂšs le 11 septembre?, Timothy Noah, Slate, 14 septembre 2009
  99. ↑ Algerie360.com
  100. ↑ Pierre-Henri Bunel, Proche-Orient, Une guerre mondiale, Ă©ditions Carnot, 2004
  101. ↑ (en) The struggle against terrorism cannot be won by military means
  102. ↑ Les derniers attentats de Bombay, la crise financiùre et le 11 septembre, Interview d'Antoine Sfeïr
  103. ↑ Article sur le site du RĂ©seau Voltaire
  104. ↑ (en) Maloy Krishna Dhar, Fulcrum of Evil : ISI-CIA-Al Qaeda Nexus, Manas Publications, New Delhi, 2006, (ISBN 8170492785).
  105. ↑ Article sur le site du RĂ©seau Voltaire
  106. ↑ (en) Article sur elwatan.com


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Al-Qaida de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Qaida — al Qaida (arabisch â€Ű§Ù„Ù‚Ű§Űčۯ۩‎ al qÄÊżida [alˈqaːʕÉȘda]) ist ein Netzwerk dschihadistischer Gruppen, dem u. a. AnschlĂ€ge in Kenia, Tansania, auf die Al Ghriba Synagoge der Insel Djerba, Sharm El Sheikh am 23. Juli 2005 und die TerroranschlĂ€ge am 11.… 
   Deutsch Wikipedia

  • Al-QaĂŻda — Al Qaida Al Qaida Classification Islamiste sunnite, panislamiste et islamiste fondamentaliste Objectifs Établissement de rĂ©gimes islamistes dans les pays Ă  majoritĂ© musulmane, rĂ©tablissement du califat, destruction de tout ou partie de la… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Al Qaida — Classification Islamiste sunnite, panislamiste et islamiste fondamentaliste Objectifs Établissement de rĂ©gimes islamistes dans les pays Ă  majoritĂ© musulmane, rĂ©tablissement du califat, destruction de tout ou partie de la puissance occidentale.… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Al QaĂŻda — Al Qaida Al Qaida Classification Islamiste sunnite, panislamiste et islamiste fondamentaliste Objectifs Établissement de rĂ©gimes islamistes dans les pays Ă  majoritĂ© musulmane, rĂ©tablissement du califat, destruction de tout ou partie de la… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Al qaida — Classification Islamiste sunnite, panislamiste et islamiste fondamentaliste Objectifs Établissement de rĂ©gimes islamistes dans les pays Ă  majoritĂ© musulmane, rĂ©tablissement du califat, destruction de tout ou partie de la puissance occidentale.… 
   WikipĂ©dia en Français

  • al-Qaida — GrĂŒndung 1988 in Peschawar GrĂŒnder Osama bin Laden FĂŒhrung Aiman az Zawahiri 
   Deutsch Wikipedia

  • Al-Qaida — (arabisch â€Ű§Ù„Ù‚Ű§Űčۯ۩‎ al qÄÊżida [alˈqaːʕÉȘda]) ist ein Netzwerk dschihadistischer Gruppen, dem u. a. AnschlĂ€ge in Kenia, Tansania, auf die Al Ghriba Synagoge der Insel Djerba, Sharm El Sheikh am 23. Juli 2005 und die TerroranschlĂ€ge am 11. September 
   Deutsch Wikipedia

  • Al Qaida — (arabisch â€Ű§Ù„Ù‚Ű§Űčۯ۩‎ al qÄÊżida [alˈqaːʕÉȘda]) ist ein Netzwerk dschihadistischer Gruppen, dem u. a. AnschlĂ€ge in Kenia, Tansania, auf die Al Ghriba Synagoge der Insel Djerba, Sharm El Sheikh am 23. Juli 2005 und die TerroranschlĂ€ge am 11. September 
   Deutsch Wikipedia

  • El-Qaida — al Qaida (arabisch â€Ű§Ù„Ù‚Ű§Űčۯ۩‎ al qÄÊżida [alˈqaːʕÉȘda]) ist ein Netzwerk dschihadistischer Gruppen, dem u. a. AnschlĂ€ge in Kenia, Tansania, auf die Al Ghriba Synagoge der Insel Djerba, Sharm El Sheikh am 23. Juli 2005 und die TerroranschlĂ€ge am 11.… 
   Deutsch Wikipedia

  • El Qaida — al Qaida (arabisch â€Ű§Ù„Ù‚Ű§Űčۯ۩‎ al qÄÊżida [alˈqaːʕÉȘda]) ist ein Netzwerk dschihadistischer Gruppen, dem u. a. AnschlĂ€ge in Kenia, Tansania, auf die Al Ghriba Synagoge der Insel Djerba, Sharm El Sheikh am 23. Juli 2005 und die TerroranschlĂ€ge am 11.… 
   Deutsch Wikipedia


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.