Galice

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Galice

42¬į 30‚Ä≤ N 8¬į 06‚Ä≤ W / 42.5, -8.1

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Galice

Drapeau
Blason
Pays Drapeau d'Espagne Espagne
Capitale Saint-Jacques-de-Compostelle
Statut d'autonomie 28 avril 1981
Sièges au Parlement 24 députés
19 sénateurs
Pr√©sident Alberto N√ļ√Īez Feijoo (PP)
Population
Totale (2005) 2.760.179 hab.
Rang 5e rang
% de l'Espagne 6,28 %
Densité 93,78 hab./km2
Superficie
Totale 29 574 km2
Rang 7e rang
% de l'Espagne 5,8 %

Localisation

Accéder aux informations sur cette image nommée Localización de Galicia.svg.

La Galice (Galiza en galicien ou Galicia en espagnol) est une communaut√© autonome avec un statut de nation historique ("nacionalidade hist√≥rica" en galego) , situ√©e √† l'extr√©mit√© nord-ouest de l'Espagne. Elle est entour√©e par la principaut√© des Asturies, la Castille-et-Le√≥n, le Portugal, l'oc√©an Atlantique et la mer Cantabrique. Elle recouvre une superficie de 29 574 km¬≤ et comptait 2 760 179 habitants en 2005.

La Galice se compose de quatre provinces : La Corogne, Lugo, Ourense et Pontevedra. Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela) est la capitale de la communaut√© autonome.

Les deux langues officielles sont le castillan et le galicien.

Sommaire

√Čtymologie

La majorit√© des auteurs semblent s‚Äôaccorder pour voir dans le nom du peuple √©ponyme Callaeci / Gallaeci, d‚Äôo√Ļ est issu le nom du pays Callaecia > Gallaecia > Galicia, un nom pr√©-indo-europ√©en. Le nom des Callaici / Callaeci, en grec Kallaikoi (Appien, Iber., 70 et Strabon, G√©ogr., III, 3, 2) s‚Äôanalyse d‚Äôordinaire en Call(a)- + -aici + -us / Kall(a)- + -aiko-, avec suffixe*-aiko-. Ce suffixe indig√®ne du Nord-Ouest hispanique avait pour fonction de transformer des noms de lieux (propres ou communs) en formes adjectivales, c‚Äôest-√†-dire qu‚Äôil avait grosso modo la m√™me valeur que le suffixe latin -ensi-. Le nom de peuple Kallaikoi serait un d√©riv√© du terme pr√©-indo-europ√©en *kalla-, sa signification √©tant alors *kallaiko- ¬ę montagnard, habitant des hauteurs, des montagnes ¬Ľ. Cette √©tymologie semble confort√©e par les propres dires de Strabon (G√©ogr., III, 3, 2), lorsqu‚Äôil cite ¬ę les Calla√Įques, qui occupent une grande partie de la r√©gion montagneuse ¬Ľ[1].

Histoire

Article d√©taill√© : Histoire de la Galice.
Les 4 points cardinaux
Phare romain

La Galice doit donc son nom aux Gallaeci, nom donné par les auteurs anciens aux peuples de cette région (en fait d'une zone allant jusqu'au fleuve Douro). La Gallaecia devient une province romaine dotée d'une certaine autonomie avec ses propres capitales (Braga, Lugo et Astorga).

La conqu√™te romaine (137-22 avant J√©sus-Christ), motiv√©e par la richesse en minerais, a cr√©√©, au fil des si√®cles, une culture o√Ļ les √©l√©ments indig√®nes se sont manifest√©s avec une force croissante. Les voies romaines, les ponts (Bibei, Ourense), les murailles (Lugo) et les exploitations agricoles autour des villae changent peu √† peu l'image du pays.

L'influence la plus durable laissée par les Romains demeure la langue galicienne qui se développe à partir du latin vulgaire parlé dans cette région.

Les royaumes suève et wisigoth

Le royaume suève
Dynastie suève (Ve-VIesiècles)
vert pr√© : limites de la province romaine
rose : r√©gion ayant chang√© d'autorit√©
vert : limites du royaume desSu√®ves
Article d√©taill√© : Royaume su√®ve.

Au cours des dernières décennies de l'Empire romain d'Occident, au début des grandes invasions germaniques, les Suèves, un peuple établi entre le Rhin et le Danube, arrivent dans la péninsule Ibérique en 409 avec d'autres tribus germaniques. Leroyaume suève dure presque deux siècles (409-585) avant d'être intégré au royaume wisigoth.


Le christianisme change progressivement la religiosit√© populaire, m√™me si celle-ci subsiste √† travers des mythes, des rites et des symbolismes particuli√®rement riches. Au IVe si√®cle, les premiers si√®ges √©piscopaux font leur apparition, les doctrines priscillianistes ayant un singulier succ√®s dans le monde rural. Priscillien finit par √™tre ex√©cut√©, accus√© de magie et d'orgies sexuelles mais il fut consid√©r√© dans la Gallaecia comme un martyr, √† un tel point que les √©v√™ques galiciens, au cours du synode de Tol√®de de 396, refus√®rent de consid√©rer les priscillianistes comme des martyrs.

En 425-426, les Vandales, un autre peuple germanique, refoulent les Su√®ves et s'√©tablissent √©galement en Galice. Apr√®s une √©poque initiale de conflits, Galiciens, Su√®ves et Vandales s'allient et fondent un royaume qui dure un si√®cle et demi. Puis, le roi wisigoth L√©ovigild annexe, en 585, le royaume su√®ve de Galice, qui devint alors une unit√© administrative du royaume wisigoth. Au cours des quelques si√®cles qui suivirent, les divers peuples composant la Galice, c'est-√†-dire les Gal√©√Įco-Romains, les Su√®ves, les Vandales, et les Wisigoths, s'int√©gr√®rent socialement et linguistiquement, puis fortifi√®rent leur royaume. Ce fut une √©poque d'√Ęge d'or pour la Galice qui s'√©tendit sur presque toute la c√īte ouest de la p√©ninsule (le nord du Portugal actuel). En 711, les Maures mirent fin √† la domination wisigothe sur l'ensemble de la p√©ninsule ib√©rique, mais l'influence arabe demeura toujours faible en Galice.

Le royaume de Galice

Article d√©taill√© : Royaume de Galice.

Géographie

Costa da Morte
Relief

Données générales

La Galice couvre une superficie de 29 574 km¬≤ et poss√®de 1 300 km de c√ītes. √Ä l'√©poque romaine la Galice disposait d'importantes ressources mini√®res : de l'or, de l'argent et de l'√©tain.

La Galice est une zone g√©ographique limit√©e au nord et √† l'ouest par l'oc√©an Atlantique, √† l'est par la fin de la cha√ģne montagneuse de la c√īte cantabrique (Os Ancares), et au sud-ouest par le fleuve Mi√Īo, dont la fin du parcours marque la fronti√®re avec le Portugal. C'est une r√©gion verte, au climat oc√©anique, balay√©e par les vents, rappelant le nord-ouest de l'Europe.

Nosa Se√Īora da Barca

C'est la dislocation de son socle ancien, lors de la formation de la cha√ģne pyr√©n√©o-cantabrique au tertiaire qui lui a donn√© son aspect physique actuel. √Ä l'est, √† la fronti√®re des Asturies et du Le√≥n, de hauts massifs culminent √† la Pe√Īa Trevinca (2 124 m√®tres). Au nord et √† l'ouest, les plateaux s'√©tagent entre 200 et 600 m√®tres d'altitude et contrastent au sud avec la vall√©e encaiss√©e du Mi√Īo et les gorges de la Sil. Le soul√®vement du socle granitique et schisteux a par ailleurs entra√ģn√© la formation de paysages littoraux caract√©ristiques : les rias , R√≠as Baixas au sud-ouest et les R√≠as Altas au nord, sortes d'abers qui dentellent les c√ītes, et des falaises impressionnantes, telles celles du cap Ortegal.

La nation galicienne est divis√©e en quatre provinces, cinquante-trois comarques , trois cent seize concellos (communes), 3 847 paroisses et 31 855 lieux-dits , lugares en galicien, (la moiti√© de toute l'Espagne qui en compte 63 613) ou aldeas (hameaux). Mais la paroisse est pour le galicien, la r√©f√©rence absolue. Il est commun, si vous demandez √† un Galicien d'o√Ļ il vient, qu'il vous r√©ponde par le nom de sa paroisse.[r√©f. n√©cessaire]

L'origine de ces paroisses est due aux Suèves, peuple germanique qui fonda un des premiers royaumes chrétiens d'Europe vers 410. Un document de l'an 569 atteste de cette organisation administrative, le Parochiale Suevorum.

Villes de Galice

La Galice se caract√©rise, √† la diff√©rence d'autres r√©gions espagnoles, par l'absence d'une m√©tropole dominant le territoire. En effet, le maillage urbain est constitu√© de plusieurs villes moyennes :

Climat

Malgr√© sa superficie limit√©e, la Galice compte trois zones climatiques relativement tranch√©es. Dans les r√≠as altas, les temp√©ratures sont agr√©ables (moyenne 14 ¬įC), sans grandes variations entre minima et maxima saisonniers ; on y compte cent cinquante jours de pluie (moyenne annuelle 1 000 millim√®tres √† La Corogne), mais plus de deux mille heures de soleil par an. Prot√©g√©es du vent du nord, les rias baixas b√©n√©ficient d'un climat encore plus doux, mais les vents du sud-ouest y provoquent d'importantes pr√©cipitations tout au long de l'ann√©e (1 500 millim√®tres en moyenne), moins importantes cependant que celles enregistr√©es √† Saint-Jacques-de-Compostelle (1 973 millim√®tres). Le climat de l'int√©rieur se caract√©rise par de forts contrastes de temp√©rature (4,9 ¬įC √† Manzaneda durant les mois les plus froids, mais 31,8 ¬įC de moyenne √† A Rua durant les mois les plus chauds) ; des pr√©cipitations beaucoup plus faibles (359 millim√®tres √† Manzaneda) et des gel√©es hivernales marqu√©es √† Lugo et √† Ourense.

Le galicien, une langue et une culture

Sur le plan linguistique, les Galiciens consolid√®rent leur langue, le galicien (galego), qui se d√©veloppa non seulement en Galice du Nord (l'actuelle Communaut√© autonome de Galice), mais aussi dans toute la Galice du Sud (le Nord du Portugal d'aujourd'hui). Durant tout le Moyen √āge, on parlait la m√™me langue en Galice du Nord et en Galice du Sud. Le fleuve Mi√Īo, qui s√©pare la Galice du Nord et la Galice du Sud (Nord du Portugal), √©tait au centre de l'aire de la langue commune gale√Įco-portugaise.


Langue romane, le galicien a avec le portugais un tronc commun, le galicien-portugais issu du latin, au cours du Moyen √āge. Ce fait a motiv√© la cr√©ation d'une riche litt√©rature m√©di√©vale et a donn√© naissance aux deux langues actuelles : le galicien et le portugais d'une assez forte ressemblance.

Un mouvement linguistique (le réintégrationnisme) soutient que le galicien et le portugais ne sont que deux variétés de la même langue gallego-luso-brasileiro, et que l'actuelle séparation entre le portugais officiel et le galicien officiel n'est due qu'à l'hispanisation normative du galicien (seule variété galaico-portugués s'écrivant avec une orthographe semblable à celle du castillan).

Le plus ancien document connu écrit en galicien a été récemment trouvé. Il date de l'année 1228, et s'appelle le Foro do bo burgo do Castro Caldelas. Il a été accordé par Alphonse IX, roi de León, en avril de cette année à la ville d'Orense, d'Allariz.

Apr√®s la d√©cadence culturelle de l'√©poque moderne, le galicien et sa litt√©rature ont ressurgi avec la renaissance du XIXe si√®cle, appel√© le si√®cle du Rexurdimento et avec la p√©riode Nos (¬ę Nous ¬Ľ) du premier tiers du XXe. Malgr√© l'interruption du processus, √† cause de la guerre d'Espagne et de la dictature franquiste, la culture galicienne s'est √† nouveau impos√©e progressivement depuis les ann√©es cinquante jusqu'√† nos jours. Avec l'arriv√©e de l'autonomie en 1981, le galicien est devenu langue officielle avec le castillan en Galice.

Le galicien est enseign√© √† l'√©cole primaire, et il est langue v√©hiculaire importante dans l'enseignement secondaire et dans les trois universit√©s du territoire galicien : celle de Saint-Jacques-de-Compostelle (avec son campus de Lugo), celle de La Corogne (avec son campus √† Ferrol) et celle de Vigo (avec deux campus, √† Orense et √† Pontevedra).

La séparation du galicien et du portugais

Soumise par les rois des Asturies au VIIIe si√®cle, la Galice fut r√©unie au royaume de Le√≥n et de Castille en 1071. En 1230, sous le r√®gne de Ferdinand III de Castille, le royaume de Galice s'int√©gra d√©finitivement √† la monarchie castillane de L√©on et de Castille. Auparavant, une partie de la Galice du Sud (le nord du Portugal actuel) √©tait devenue ind√©pendante, puis le royaume du Portugal se constitua d√©finitivement en 1139 avec les fronti√®res actuelles.

D√®s lors, la fronti√®re politique qui se fixa d√©finitivement entre le Portugal et la Galice produisit peu √† peu ses effets sur la langue commune gale√Įco-portugaise. Cette langue, pourtant n√©e en Galice du Nord, qui s'√©tait implant√©e au sud lors de la Reconqu√™te contre les Arabes, fut coup√©e de ses racines galiciennes et subit des influences diff√©rentes. Ainsi, alors que le galicien du Nord (gal√©√Įco-castillan) commen√ßait √† √™tre colonis√© par l'Espagne et empruntait massivement au castillan, le galicien du Sud (gale√Įco-portugais) subit l'influence arabe, puis, plus tard, soumis √† la dynastie de Bourgogne et √† l'influence des moines de Cluny (c√©l√®bre abbaye de Bourgogne), il emprunta une partie de son vocabulaire au fran√ßais. √Ä partir de 1500, le terme portugais rempla√ßa d√©finitivement celui de galego pour d√©signer la langue parl√©e par les Portugais, ce qui scella la fragmentation du galego en deux langues.

Déclin et renouveau du galicien

Durant tout le XVIe si√®cle, une derni√®re p√©riode de prosp√©rit√© √©conomique en Galice entra√ģna une explosion d√©mographique et un d√©veloppement artistique et linguistique qui atteindra son point culminant √† l'√©poque baroque. Cependant, l'absolutisme royal, la religion catholique et la culture castillane officielle, les trois forces majeures qui devaient unir l'Espagne, firent en sorte que le galicien, exclu de tout usage officiel, f√Ľt consid√©r√© comme une langue pouvant seulement √™tre utilis√©e dans les communications orales informelles. Il s'ensuivit une longue p√©riode sombre appel√©e les S√©culos Escuros (les Si√®cles sombres), qui ne se terminera qu'avec l'av√®nement de la d√©mocratie en 1975. La Galice poursuivit son d√©clin au XIXe si√®cle et demeura coup√©e du reste de l'Espagne. Pour diverses raisons, la modernisation rurale n'a pas √©t√© possible en Galice, qui sortit du XIXe si√®cle avec une √©conomie sous-d√©velopp√©e et exclusivement agricole, ce qui entra√ģna une √©migration massive vers l'Espagne d'abord, puis √† l'ext√©rieur du pays. Entre 1860 et 1936, la plupart des Galiciens √©migrants sont partis pour Cuba, l'Argentine, le Br√©sil et le Venezuela. La Galice prit alors un retard consid√©rable sur le reste de l'Espagne et la langue galicienne resta confin√©e aux communications orales et perdit tout prestige social.

Sous le régime autoritaire de Francisco Franco (1936-1975), pourtant né en Galice au Ferrol, l'usage du galicien était interdit à l'école.

Dans les années cinquante, l'émigration galicienne s'est poursuivie vers l'Europe (Royaume-Uni, France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique et Suisse) ainsi que dans les principaux centres industriels de l'Espagne (Catalogne, Communauté autonome du Pays basque et Communauté de Madrid).

Cette saignée de la population a commencé à ralentir au début des années soixante-dix.

Puis, une fois pass√© le r√©gime de la dictature franquiste (1975), la Galice a pu enfin b√©n√©ficier d'un statut d'autonomie o√Ļ sa condition de nationalit√© a √©t√© proclam√©e en vertu des dispositions de la Constitution espagnole de 1978.

La Communauté autonome de Galice a alors été instituée et le galicien fut reconnu co-officiel avec le castillan.

L'utilisation de la langue par la population est en augmentation chez les jeunes depuis ces derni√®res ann√©es, gr√Ęce en partie √† la politique ling√ľistique dans l'enseignement. Dans les secteurs ruraux, le galicien s'est maintenu depuis toujours et est g√©n√©ralement pr√©f√©r√© au castillan (espagnol). Le galicien est de plus en plus influent dans les centres urbains.

Malgr√© l'√©volution historique en faveur du castillan, une r√©cente √©tude sur les coutumes idiomatiques de la population galicienne montre que 80 % de cette population pratique toujours le galicien.

Bien que ce soit la langue proportionnellement la plus parlée, le galicien a joui traditionnellement de moins de prestige social que le castillan, et bénéficie d'une politique régionale en sa faveur moins forte que le catalan en Catalogne ou l'euskera au Pays basque. De ce fait, le galicien réussit moins bien à s'imposer comme langue normale dans les communications formelles, tant à l'oral qu'à l'écrit. Et pourtant le galicien reste très attaché dans les conversations amicales et dans le milieu intime familial. Dans la rue, les Galiciens s'adressent ou répondent toujours aux étrangers en castillan (sauf dans le cas des lusophones).

La cha√ģne de t√©l√©vision et la radio de la Communaut√© autonome de Galice utilisent le galicien.

De nombreux Galiciens √©migr√®rent au Br√©sil en Argentine et √† Cuba, √† tel point que l'on surnomme aujourd'hui gallego (¬ę galicien ¬Ľ en fran√ßais) les personnes blondes et √† la couleur claire au Br√©sil. Encore aujourd'hui, dans la plus grande partie de l'Am√©rique latine, tous les habitants venant d'Espagne ou vivant dans ces pays sont encore appel√©s Galiciens, quelles que soient leurs origines r√©gionales.

La Galice poss√®de le statut de communaut√© autonome depuis le 28 avril 1981.

Le 13 novembre 2002, le Prestige a fait naufrage √† 270 km des c√ītes. Le fioul a atteint les plages galiciennes.

Durant l'√©t√© 2006, 175 486 hectares de v√©g√©tation ont √©t√© d√©truits par des feux de for√™t en Galice.

Politique

En tant que communaut√© autonome du Royaume d'Espagne, la Galice exerce les comp√©tences et les pouvoirs qui lui sont d√©volus par le statut d'autonomie dans le cadre de la constitution de l'√Čtat espagnol.

Le pouvoir ex√©cutif est exerc√© par la Xunta de Galicia (¬ę Junte de Galice ¬Ľ) √† la t√™te de laquelle se trouve le pr√©sident de la Galice.

Le parlement de Galice, o√Ļ si√®gent 75 d√©put√©s exerce le pouvoir l√©gislatif. Tous les quatre ans, des √©lections sont organis√©es pour renouveler le parlement.

Les derni√®res √©lections ont eu lieu le 1er mars 2009 et ont permis le retour au pouvoir du Parti populaire apr√®s quatre ann√©es de gouvernement de coalition entre le Partido dos Socialistas de Galicia-PSOE et le Bloc nationaliste galicien. Le socialiste Emilio P√©rez Touri√Īo, pr√©sident de la Xunta depuis juillet 2005, dut alors c√©der sa place √† Alberto N√ļ√Īez Feij√≥o.

Auparavant, Manuel Fraga Iribarne, grande figure de la droite espagnole et rédacteur de la Constitution de 1978, dirigea le gouvernement de la communauté autonome de Galice de 1990 à juillet 2005.

√Čconomie

La pêche, l'élevage, l'exploitation forestière, la construction automobile et le textile sont les secteurs les plus dynamiques de l'économie galicienne. Quelques entreprises et secteurs remarquables:

Inditex (Inditex, Industrias de Dise√Īo Textil, S.A., ou Textil Design Industries, Inc.) est le premier groupe de confection textile mondial juste devant l'am√©ricain GAP. Le groupe comprend plus d'une centaine d'entreprises ainsi que plus de 4200 boutiques r√©parties dans 73 pays. Son si√®ge social est situ√© √† Arteixo (La Corogne). C'est l√† que la plupart des confections des marques appartenant √† Inditex sont fabriqu√©es (Zara, Pull and Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho, Zara Home, Uterq√ľe).

Avec un nombre remarquable de centrales de production √©lectrique au charbon, hydro√©lectriques et √©oliennes, la g√©n√©ration √©lectrique nette de la Galice en 2005 √©tait de 25.097 GWh, ce qui repr√©sente 9,33 % de la production totale de l'Espagne.

Avec l'usine PSA Peugeot-Citro√ęn de VIGO implant√©e en Galice depuis les ann√©es 1960 de nombreux fournisseurs se sont install√©s dans la r√©gion. La Galice est donc devenue une des grandes r√©gions de production automobile europ√©enne. On peut noter qu'une majorit√© de la production de cette usine est export√©e par voie maritime depuis le port de Bouzas. L'industrie a donc su profiter de la tradition maritime galicienne.

Culture

Saint Jacques

La Galice est connue pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

La musique traditionnelle galicienne, notamment la gaita galega (cornemuse galicienne) est le symbole d'un renouveau de la culture galicienne. En particulier en musique, cherche, entre autres, √† se renforcer la communaut√© de ce que l'on appelle aujourd'hui ¬ę les pays celtiques ¬Ľ, bien que ces pays celtiques ne regroupent en fait que six ¬ę nations celtiques ¬Ľ : Irlande, √Čcosse, Pays de Galles, √éle de Man, Cornouaille et Bretagne qui ont en commun une culture reli√©e √† l'existence d'une langue celtique sur leur sol[2].

L'intime art roman galicien

La Galice compte le plus grand nombre de b√Ętiments romans en Espagne, m√™me si une telle richesse patrimoniale n'est pas notoire comme dans d'autres lieux de la p√©ninsule. Seulement un certain retard dans le catalogue de ces monuments a emp√™ch√© que cette r√©gion soit √©valu√©e comme elle le m√©rite dans un contexte de l'art roman hispanique; l'histoire et l'√©volution de l'art galicien roman passe par une s√©rie de phases et vicissitudes trop complexes pour les d√©tailler ici.

Tout au long du Moyen √āge s'est d√©velopp√©e en Galice une p√©riode de construction o√Ļ pr√©domina l'art roman, dans les grandes cath√©drales comme celle de Saint-Jacques-de-Compostelle, aussi bien que dans les monast√®res, comme ceux de la Ribeira Sacra, caract√©ris√© par l'importance des monuments, v√©ritables plaques fortes de l'architecture m√©di√©vale. Mais l'art roman s'est aussi impos√© dans des centaines de paroisses rurales, √©parpill√©es un peu partout dans le territoire, plus particuli√®rement dans la centre de la Galice.

√Ä la t√™te du roman galicien on trouve la cath√©drale Saint Jacques-de-Compostelle, mais la Galice est riche en cath√©drales m√©di√©vales, comme Lugo, Ourense, Tui et Mondo√Īedo. Les zones √† l'int√©rieur, l√† o√Ļ les quatre provinces sont presque unies dans un seul point, on retrouve l'une des plus grandes concentrations d'art roman de toute l'Espagne.

Tout le long aussi de la c√īte atlantique, depuis Pontevedra jusqu'√† Lugo, en passant par La Corogne, l'art roman rural est pr√©sent, sp√©cialement aussi suer les c√ītes de Pontevedra et du golfe √Ārtabro de La Corogne et jusqu'√† d'autres zones plus √©loign√©es de la c√īte; dans toute la vall√©e verte ou montagneuse on avait √©rig√© des centaines de paroisses rurales. Quelques communes ont plusieurs √©glises romanes, des temples paroissiaux et des ermitages de la plus grande qualit√© artistique. Elles passent souvent inaper√ßues aux regards d'un public non averti.

La force visuelle de ces b√Ętiments de granit, presque tous bien conserv√©s sauf par l'action directe de l'homme, est une rendue consubstantielle au territoire galicien.

Une autre caract√©ristique de cet art galicien est sa conservation dans le temps et la persistance de l'architecture des formes romanes pendant les si√®cles du bas Moyen √āge. Bien que quelques innovations gothiques aient √©t√© utilis√©es, les couvents et les temples ruraux des si√®cles XIIIe au XVe, comportent presque tous de claires r√©miniscences romanes, sp√©cialement d√©riv√©es du monde ¬ę mateano ¬Ľ (du ma√ģtre Mateo) de la cath√©drale de saint-Jaques.

L'intime simplicit√© de cet art s'est pleinement identifi√© avec l'esprit de recueillement du paysage et de la d√©votion galicienne. Dans les hameaux ou lieux-dits, aujourd'hui isol√©s, des chemins en marge des routes touristiques habituelles conduisent vers ces t√©moins de tant d'histoire. Pour les visiter, il faut s'adresser sans r√©ticence aux habitants du village qui gardent les cl√©s des chapelles et connaissent plus d'une histoire sur leur pass√©. Parfois abandonn√© par l'√Čglise et par l'administration, parfois victime de restaurations sauvages, ce patrimoine garde encore, dans son granit s√©culaire, la finesse d'un loup, √† San Miguel d'Eir√©, les signes lapidaires s√©culaires des tailleurs, ou des jalousies d'inspiration celtique encastr√©es avec d'autres pierres de taille pr√©-romanes, dans les murs de l'√©glise de saint Estevo d'At√°n. Pierre dans la pierre, le monde gala√Įco a toujours √©t√© dans cette superposition de cultures et de civilisations.

La fa√Įence de Sargadelos

Le complexe industriel et culturel de Sargadelos r√©pond √† un projet int√©gral et moderne d'une grande importance pour la Galice, l'entreprise, dont les origines remontent √† deux si√®cles en arri√®re, vers la fin du XVIIIe, pour rena√ģtre au XXe si√®cle et contribue ainsi √† la r√©cup√©ration de la m√©moire du pays et une utilisation des ressources naturelles de la r√©gion, o√Ļ industrie et dimension artistique sont en relation √©troitement li√©es.

L'initiateur du projet fut l'illustre galicien-asturien Antonio Raimundo Ib√°√Īez Llano y Vald√©s, lib√©ral √©clair√©, que le peuple et les premiers historiens ont fait Marquis de Sargadelos et qui mettra en marche la premi√®re sid√©rurgie int√©grale de l'Espagne. Apr√®s avoir d√©couvert et identifi√© des r√©servoirs proches du caol√≠n (kaolin), au d√©but du XIXe. Dans ce m√™me complexe va aussi √™tre cr√©√©e une usine pour la fabrication de fa√Įences qui, entre autres innovations, introduisait dans le panorama ib√©rique un dessin particulier de d√©coration m√©canique des vaisselles imprim√©es.

Cependant, au cours de la guerre de l'Ind√©pendance d'Espagne (1808-1813), guerre napol√©onienne, Ib√°√Īez, accus√© par ses ennemis d'√™tre un ¬ęafrancesado¬Ľ, un partisan de Napol√©on, a √©t√© tra√ģn√© √† terre jusqu'√† ce qu'il meure dans les rues de Ribadeo, o√Ļ il avait son ¬ę pazo ¬Ľ (manoir), face √† la passivit√© de l'arm√©e anglaise retranch√©e dans la ville. Cette √©pisode, tragique et injuste a √©t√© l'objet de recherches controvers√©es parmi les historiens, et motif litt√©raire pour un grand nombre d'√©crivains.

Ib√°√Īez assassin√©, ses usines ont eu une survie in√©gale jusqu'√† ce qu'elles cessent en 1875, date √† la quelle se concr√©tise la fermeture et s'initie la d√©gradation du complexe architectonique.

Sargadelos √©tait un endroit important pour entreprendre la r√©cup√©ration de l'histoire de la Galice. Et avec sa restauration, na√ģt d'un projet de 1963 du Laboratoire de Formes de Galice, puis soutenu et associ√© par l'exp√©rience acquise des Fa√Įences du Castro depuis 1947.

Par cons√©quent, la convention entre le Laboratoire des Formes, institution con√ßue en Argentine par Luis Seoane et Issac Diaz Pardo, cr√©ateurs artistiques et intellectuels galleguistes exil√©s, et Fa√Įences du Castro, va mettre en marche les projets qui avaient cristallis√© avec un secteur exp√©rimental en 1968, qui aboutira finalement, le 10 mai 1970 par l'inauguration de la nouvelle entreprise de Sargadelos dont les buts √©taient de restaurer la m√©moire historique cach√©e par la dictature du g√©n√©ral Franco et de cr√©er en m√™me temps une industrie propre.

L'entreprise a situé les installations industrielles hors de l'ancienne enceinte du complexe de Sargadelos, et puis, le Laboratoire de Formes avait demandé en 1972 que cet ensemble soit protégé et déclaré d'Historique-Artistique, protection qui lui fut accordé cette même année.

C'est ainsi que, sous la direction de Diaz Pardo, retourn√© en Galice, se fonde √† nouveau la ¬ę Fa√Įencerie de Sargadelos ¬Ľ. Depuis lors, des formes traditionnelles galiciennes et des exp√©riences d'avant-garde internationales se combinent dans une vari√©t√© infinie de pi√®ces √† usage quotidien ou d√©coratif d'une qualit√© et d'un succ√®s extraordinaires. Parall√®lement, le Groupe Sargadelos est √† l'origine de projets culturels et industriels, devenus fondamentaux dans la Galice actuelle.

Parmi ses initiatives, on peut citer, entre autres, le s√©minaire de Sargadelos, consacr√© √† la recherche technique, artistique et historique ; √† Sada, d'une part, le mus√©e Carlos Maside d'Art galicien contemporain, d'autre part, le complexe Do Castro : fa√Įence, arts graphiques et maison d'√©dition, ainsi que le Laboratoire g√©ologique de Laxe de la Fondation Parga Pondal ; √† Saint-Jacques-de-Compostelle, l'Institut Galicien de l'Information (IGN) et son auditorium et, finalement, partout en Galice et dans d'autres pays en Europe.

Le Patronat royal de Sargadelos, qui protège l'ensemble, a son siège dans la nouvelle reconstruction de la Casa da Administración (Maison de l'Administration).

L'émigration, une résistance culturelle et politique

L'√©migration galicienne remonte au XVIIIe si√®cle quand commen√ßa la diaspora des travailleurs vers les Am√©riques. Tout au long de ce si√®cle, le retard √©conomique, la situation g√©ographique et la politique espagnole ont rendu propice l'exode massif des Galiciens en Am√©rique, au point que celui-ci a atteint un tiers de la population, un chiffre qui tourne autour des deux millions de personnes. Le nombre d'√©migr√©s originaires de Galicia √©tant tellement important que, dans plusieurs pays am√©ricains, il √©tait habituel d'appeler ¬ę Gallegos ¬Ľ tous les Espagnols qui s'y installaient.

Avec le temps, ces Galiciens de l'ext√©rieur se sont organis√©s dans des associations culturelles et des Ňďuvres de bienfaisance, cr√©ant de grands comit√©s √† La Havane, Buenos Aires, ou Montevideo. Certains parmi les plus fortun√©s ont financ√© la pr√©servation et le rayonnement des traditions et de la langue galiciennes dans l'√©migration, ainsi que la r√©alisation d'Ňďuvres philanthropiques dans leur terre d'origine : travaux publics, √©coles, centres culturels ...

L'Am√©rique latine ne pouvait plus s'expliquer sans la Galice (le pr√©sident cubain Fidel Castro ou l'ex-pr√©sident argentin Ra√ļl Alfons√≠n sont descendants de Galiciens) mais, en retour la Galice ne peut pas non plus se comprendre sans l'Am√©rique latine (l'hymne galicien a √©t√© compos√© √† Cuba et partout il existe des traces de l'empreinte ¬ę indiana ¬Ľ - des √©migrants retourn√©s -, par exemple, dans l'architecture ou la botanique).

Au XXe si√®cle, la pr√©occupation civique et ¬ę galleguiste ¬Ľ de quelques-unes de ces communaut√©s √©migrantes conflua avec l'attitude revendicative des exil√©s arriv√©s en Am√©rique apr√®s l'√©clatement de la guerre civile. Il s'est alors produit √† l'ext√©rieur un important foyer de r√©sistance culturelle et politique de la sp√©cificit√© galicienne, pers√©cut√©e en Galice par la dictature du g√©n√©ral Franco. Pendant cette p√©riode, une nouvelle √©migration s'est produite, cette fois-ci √† destination des pays de l'Europe centrale, o√Ļ les nouvelles associations √©migrantes ont ainsi √©t√© cr√©√©es.

Il n'est pas de famille galicienne qui n'ait connu, en cons√©quence, l'√©migration, soit √† travers ses a√Įeux, soit parmi ses proches.

La gastronomie

Les produits de la mer, tels le poisson et les crustacés, sont reconnus pour leur variété et leur qualité dans toute l'Espagne. On peut par exemple y trouver des coques, palourdes, crevettes, langoustines, araignées de mer, couteaux, pousse-pied (percebes)

La "tarta de Santiago" ("tarte de Saint-Jacques") est une recette gastronomique réalisée pour les pèlerins de passage. Cette tarte est typique de la région de Galice et plus spécialement de Saint-Jacques-de-Compostelle, lieu de pèlerinage.

√Čcrivains et artistes

Hommes politiques

Sportifs

Enfants de Galiciens

¬ę Pour les Galiciens, le Finisterre n‚Äôa jamais √©t√© le bout, mais le d√©but ¬Ľ dixit Ra√ļl Alfons√≠n, pr√©sident argentine et fils de Galicien.

L'importante √©migration galicienne vers les Am√©riques, puis l'Europe, oblige √† mentionner quelques ¬ę fils ¬Ľ c√©l√®bres :

Notes et références

  1. ‚ÜĎ [artxibo-00000121, v2] Toponymes portugais, galiciens, asturiens‚Ķ Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat - Afficher de H IGLESIAS - Cit√© 1 fois - Autres articles 27 oct. 2008 ... de l'anthroponyme germanique, attest√© en Galice (ainsi qu ... halshs.archives-ouvertes.fr/.../artxiker_TOPONYMES_PORTUGAIS.pdf].
  2. ‚ÜĎ Il n'y a pas de langue celtique en Galice. De plus, aucune inscription en langue celtique ancienne n'a jamais √©t√© retrouv√©e (contrairement au celtib√®re, bien attest√© en Castille). C'est tout juste si quelques toponymes antiques (parfois conserv√©s dans les noms de lieux modernes), quelques noms de personnage et des termes dialectaux, dont la plupart se retrouve dans d'autres idiomes romans, rappellent la pr√©sence de ces peuples.

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