Gabon

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Gabon
République gabonaise (fr)
Drapeau du Gabon Armoiries du Gabon
(Drapeau du Gabon) (Armoiries du Gabon)
Devise nationale : Union, Travail, Justice
carte
Langue officielle Français
Capitale Libreville
0¬į23‚Ä≤24‚Ä≥N 9¬į24‚Ä≤7‚Ä≥E / 0.39, 9.40194
Plus grande ville Libreville
Forme de l‚Äô√Čtat R√©publique
 - Pr√©sident de la R√©publique Ali Bongo Ondimba
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 77e
267 667 km2
Négligeable
Population
 - Totale (2011)
 - Densit√©
Classé 148e
1 534 300(2)[1] hab.
5,7 hab./km2
Indépendance
 - Date
De la France
17 ao√Ľt 1960
Gentilé Gabonais, Gabonaise
IDH (2011) en augmentation 0,674[2] (moyen) (106e)
Monnaie Franc CFA (XAF)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national La Concorde
Code ISO 3166-1 GAB, GA
Domaine internet .ga
Indicatif
téléphonique
+241


Localisation sur une carte d'Afrique.


Le Gabon, en forme longue la R√©publique gabonaise, est un pays situ√© √† l'ouest de l'Afrique √©quatoriale, travers√© par l'√©quateur, faiblement peupl√©. Voisin du R√©publique du Congo, de la Guin√©e √©quatoriale et du Cameroun, c‚Äôest un pays forestier o√Ļ la faune et la flore sont encore bien conserv√©es. Ancienne colonie fran√ßaise, le Gabon est ind√©pendant depuis 1960.

Sommaire

Histoire

Articles d√©taill√©s : Histoire du Gabon et Chronologie du Gabon.

Le peuplement du Gabon s'est fait par vagues successives d'immigration, jusqu'au XIXe si√®cle, de Pygm√©es puis plus massivement de Bantous, de nos jours majoritaires. C'est lors de ce processus qu'accost√®rent au XVe si√®cle les premiers Europ√©ens, des Portugais. Le nom du Gabon lui vient d'ailleurs de ces premiers colons : Gab√£o en portugais signifie "caban", en rapport avec la forme de l'Estuaire qui borde les c√ītes de Libreville. La France occupa le Gabon progressivement √† partir du milieu du XIXe si√®cle.

Carte topographique du Gabon.

En octobre 1958, la Communauté française étant nouvellement créée, le Conseil de gouvernement du Gabon, s'appuyant sur l'article 76 de la nouvelle Constitution de la Ve République (version de 1958), demande la transformation du Gabon en département français. Léon Mba, président du Gabon, charge Louis Sanmarco, administrateur colonial, de présenter la demande auprès du gouvernement métropolitain. Sanmarco reçoit une fin du non recevoir, le général de Gaulle n'y étant pas favorable, au grand dam de Léon Mba lui-même (voir le récit des circonstances et les commentaires de Louis Sanmarco à ce sujet sur l'article le concernant).

Le 17 ao√Ľt 1960, comme la grande majorit√© des colonies fran√ßaises d'Afrique subsaharienne, le Gabon acc√®de √† l'ind√©pendance, L√©on Mba en devient le premier pr√©sident. Celui-ci sera soutenu par la France qui assurera m√™me militairement son maintien au pouvoir (intervention de l'arm√©e fran√ßaise en 1964 √† son profit), ceci jusqu'√† son d√©c√®s en 1967, o√Ļ il est remplac√© par son directeur de cabinet Albert Bernard Bongo.

Aussit√īt aux commandes, Bongo instaure le monopartisme avec la cr√©ation du Parti d√©mocratique gabonais, muselant ainsi toutes vell√©it√©s d'opposition √† son encontre. L'exploitation des richesses naturelles du pays (bois, minerais et surtout p√©trole), assure une relative prosp√©rit√© au Gabon, et font avant tout du pr√©sident Bongo, un chef d'√©tat tr√®s courtis√©, notamment par la France qui en fait un de ses alli√©s africains les plus s√Ľrs.

Carte du Gabon.

En 1975, le Gabon adhère à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Certains estiment que la conversion du président Bongo à l'islam (suite à laquelle il adopte le prénom musulman Omar), dans le but de flatter les pays arabes majoritaires dans l'organisation, n'est pas étrangère à cette décision.

À la fin des années 1980, la chute du cours du pétrole plonge le Gabon dans une grave crise économique qui perdure encore aujourd'hui, incitant la population à multiplier les revendications sociales et politiques. Une conférence nationale pour refonder le pays est ouverte en 1990, qui débouche finalement sur le rétablissement du multipartisme.

Malgré cette certaine démocratisation, la situation économique du pays n'évolue guère, tandis que Bongo et son parti présidentiel se maintiennent au pouvoir.

En 1994, l'Affaire Elf √©clate en France et ne tarde pas √† √©clabousser Bongo et son entourage, la FIBA (French international bank of Africa) banque d'affaire dont la famille Bongo est actionnaire, au m√™me titre que la R√©publique du Congo (dont la fille ain√©e du Pr√©sident Denis Sassou-Nguesso, √Čdith, est la seconde √©pouse d'Omar Bongo), √©tant m√™l√©e √† cette Affaire politico-financi√®re.

Le 27 novembre 2005, Omar Bongo Ondimba est r√©√©lu avec 79,18 % des suffrages selon les r√©sultats officiels de l'√©lection pr√©sidentielle. L‚Äôopposition, avec √† sa t√™te Pierre Mamboundou, d√©nonce ce scrutin et parle de fraudes massives. Omar Bongo meurt le 8 juin 2009, √† l'√Ęge de 73 ans, sans successeur d√©sign√©. L'int√©rim est assur√© par la pr√©sidente du S√©nat Rose Francine Rogomb√©.

Le 3 septembre 2009, Ali Bongo Ondimba, ministre de la D√©fense et fils d'Omar Bongo Ondimba, est √©lu avec 41,79 % des suffrages exprim√©s, soit environ 141 000 voix sur un total de 800 000 √©lecteurs inscrits. Il devance Pierre Mamboundou, cr√©dit√© de 25,64 % des voix.

Politique

Voir l'article détaillé Politique du Gabon

Le Gabon a un régime présidentiel. Le premier président de la République gabonaise est Léon Mba. Le deuxième président est Omar Bongo Ondimba de 1967 à son décès en 2009. Le 3 septembre 2009, son fils, Ali Bongo Ondimba devient le troisième président du Gabon.

Entre 1968 et 1990, le pouvoir de Bongo s'appuie sur un parti unique, le parti démocratique gabonais (PDG). Suite à l'agitation politique qui frappe une bonne partie du continent africain après la chute du Mur de Berlin, Bongo autorise le multipartisme au Gabon en 1990.

Accords internationaux

Le Gabon a signé sans réserve la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, son protocole de 1967, et la Convention de 1969 gouvernant les aspects spécifiques des problèmes du réfugié en Afrique[3].

Géographie

Voir l'article détaillé Géographie du Gabon

Géographie physique

Le Gabon étant situé sur l'équateur, son climat est de type équatorial, c'est-à-dire chaud et humide, avec une alternance de saisons sèches et de saisons des pluies au cours de l'année.

On distingue trois r√©gions : les plaines c√īti√®res (larges de 20 √† 300 km), les massifs montagneux (monts de Cristal au nord-est de Libreville, le massif du Chaillu au centre, culminant √† 1 575 m√®tres au mont Iboundji), et les plateaux.

Le fleuve le plus important est l'Ogoou√©, long de 1 200 km.
85% du territoire est recouvert par la forêt.

Pour plus d'infos voir aussi Forêt du Bassin du Congo

Principaux cours d'eau

Hydrographie du Gabon.
fleuve longueur bassin
Ogoou√© 1 200 km 215 000 km2
Nyanga 600 km 22 000 km2
Komo (ou Como) 230 km 5 000 km2

Le bassin hydrographique de l'Ogoou√© couvre l'essentiel du territoire gabonais. C'est la raison pour laquelle cinq des neuf provinces administratives portent son nom. N√©anmoins, c'est l'estuaire du Komo (ou Como), petit fleuve du nord du pays qui a d'abord attir√© les Europ√©ens au Gabon, plut√īt que le delta mar√©cageux de l'Ogoou√©. Il existe d'autres fleuves au Gabon, comme la Nyanga ou la Ngouni√© dans les provinces du m√™me nom. Au nord, le Ntem sert de fronti√®re avec le Cameroun.

Les cours d'eau ont toujours √©t√© le principal moyen de communication dans l'inextricable v√©g√©tation. La navigation a√©rienne, tr√®s co√Ľteuse, et un r√©seau routier, moderne mais limit√©, ne sont pas suffisants pour exploiter toutes les richesses.

Faune et flore

La faune et la flore du Gabon sont d'autant plus remarquables que la for√™t √©quatoriale y est encore relativement bien pr√©serv√©e. Elle pourrait d'ailleurs constituer un attrait touristique important, dans la mesure o√Ļ elle regorge d'esp√®ces rares d'animaux (le Pangolin du Gabon) et d'arbres typique √† ce pays √† l'instar de l'Okoum√©.

Faune
Flore
Parcs nationaux

À l'occasion du Sommet de la Terre, à Johannesburg, en 2002, le Gabon a annoncé la création d'un réseau de 13 parcs nationaux.

parc national province superficie type de paysage
Akanda Estuaire 540 km2 mangrove
Monts Birougou Ngouni√©, Ogoou√©-Lolo 690 km2 montagne
Ivindo Ogoou√©-Ivindo 3 000 km2 for√™t √©quatoriale
Loango Ogoou√©-Maritime 1 550 km2 c√īte sableuse
Lop√© Ogoou√©-Ivindo 4 970 km2 for√™t et savane
Mayumba Nyanga 970 km2 c√īte sableuse
Mink√©b√© Woleu-Ntem 7 560 km2 for√™t √©quatoriale
Monts de Cristal Estuaire 1 200 km2 montagne
Moukalaba-Doudou Nyanga 4 500 km2 for√™t √©quatoriale
Mwagne Ogoou√©-Ivindo 1 160 km2 for√™t √©quatoriale
Plateaux Bat√©k√©s Haut-Ogoou√© 2 050 km2 for√™t √©quatoriale
Pongara Estuaire 870 km2 mangrove, c√īte sableuse
Waka Ngouni√© 1 070 km2 montagne

Géographie administrative

Subdivisions

Voir l'article détaillé Subdivisions du Gabon
Gabon provinces numbered.png

Le Gabon est divisé en 9 provinces, dirigées chacune par un gouverneur, elles-mêmes subdivisées en départements dépendant d'un préfet et, parfois, en districts, dépendant d'un sous-préfet. Certains Gabonais présentent, en plaisantant, la Guinée équatoriale, comme le "G10", la dixième province du Gabon.

Chaque province comporte elle-même une subdivision en départements.


√Čconomie

Voir l'article d√©taill√© √Čconomie du Gabon

Le Gabon est un pays au sous-sol tr√®s riche. Il exporte du mangan√®se, du p√©trole, du gaz, du fer, du bois et bien d'autres produits de son sol et de son sous-sol depuis longtemps. L'exploitation des mines d'uranium de Mounana, situ√©es √† 90 km de Franceville, a √©t√© interrompue en 2001 du fait de l'arriv√©e sur le march√© mondial de nouveaux concurrents. La relance de l'exploitation de ses importants gisements d'uranium est aujourd'hui d'actualit√©. Le train de Franceville-Libreville exporte, depuis les ann√©es 1980, le minerai des mines de mangan√®se, d'uranium et de fer situ√©es √† Moanda. Les gisements ferreux de B√©linga au nord-est de Makokou ne sont pas encore exploit√©s. Leur exploitation est pr√©vue pour courant 2012.

Les revenus pétroliers, devenus importants à partir des années 1970, n'ont que très partiellement servi à moderniser le pays et à diversifier l'économie gabonaise. En fait, la population ne profite que peu des richesses du Gabon, si bien que le niveau de vie de beaucoup de Gabonais demeure moyen en dépit d'un PNB par habitant relativement élevé. Les hydrocarbures représentent la moitié du PNB.

Population

Langues

Voir l'article détaillé Langues du Gabon

La population du Gabon est √† 80 % francophone[4],[5]. Il s'agit de la plus forte proportion de tous les pays du continent africain. Le Gabon est membre de plein droit de l'Organisation internationale de la Francophonie.

Une cinquantaine de langues bantoues ainsi que le baka, langue pygmée, sont pratiquées au Gabon[6]

Le Gabon abrite la premi√®re station de radio internationale du continent africain, Africa n¬į 1, qui diffuse ses √©missions en fran√ßais. Les √©metteurs sont install√©s √† Moyabi, √† 600 km au sud de Libreville.

Démographie

Voir l'article détaillé Démographie du Gabon

Population

Pyramide des √Ęges du Gabon en 2010 (milliers)
Hommes Classe d'√Ęge Femmes
90-94
85-89
80-84
75-79
70-74
12 
65-69
12 
16 
60-64
16 
22 
55-59
22 
26 
50-54
26 
32 
45-49
31 
37 
40-44
37 
44 
35-39
45 
53 
30-34
53 
63 
25-29
63 
74 
20-24
73 
86 
15-19
85 
87 
10-14
86 
89 
5-9
87 
94 
0-4
92 

Source, cf : [7] U.N. World Population Prospects, the 2010 Revision.

Ethnies

Le Gabon compte près d'une cinquantaine d'ethnies. Parmi lesquelles l'on dénombre majoritairement les Fangs, les punu, les Nzébis, les Obambas, les kota, les guisir, les vungu, les téké, les miénè, etc. D'autres ethnies ne comptent guère que quelques centaines d'individus. Culturellement, certaines sont amenées à se fondre progressivement dans la masse et à perdre leur langue et leurs particularités.

Il est difficile de donner une liste exhaustive d'ethnies car certaines ne sont que des sous-ensembles d'autres groupes et tout d√©pend du niveau de d√©tail auquel on veut parvenir. La langue et les traditions d'une population permettent de la distinguer mais √† partir de quel moment une variante locale de dialecte ou de pratiques culturelles est-elle suffisante pour justifier la qualification d'ethnie s√©par√©e ? Voici par cons√©quent une liste non-exhaustive et parfois redondante (un sous-groupe peut √™tre mentionn√© sous une entr√©e propre alors que le groupe auquel il se rattache appara√ģt plus loin).

Plusieurs noms ou orthographes peuvent appara√ģtre pour d√©signer la m√™me ethnie. En effet, le pr√©fixe Ba est souvent la marque du pluriel dans les langues bantoues si bien que "Bapunu" et "Punu" d√©signe la m√™me ethnie, envisag√©e au pluriel ou au singulier. On peut aussi trouver une forme plus ou moins francis√©e du m√™me nom "Punu" et "Pounou" sont un seul et m√™me mot diff√©remment orthographi√©.

Culture

Voir l'article détaillé Culture du Gabon

Religions autochtones et importées

Généralités

Avant la colonisation, les peuples du Gabon partageaient des croyances animistes caract√©ris√©es par des mythes et des rites vari√©s mais ayant comme points communs le culte des anc√™tres, dont l'esprit pouvait toujours influer sur l'existence des vivants, et le recours aux f√©tiches. On retrouve d'ailleurs encore aujourd'hui des cadavres mutil√©s d'enfants victimes de crimes rituels destin√©s √† assurer √† leurs auteurs puissance et richesse[8]. Il y eut, √† partir du XIXe si√®cle, une v√©ritable comp√©tition entre missionnaires catholiques et protestants pour √©vang√©liser les Gabonais. En pratique, beaucoup de personnes associent aujourd'hui une foi chr√©tienne et d'anciennes croyances autochtones. Il faut noter le succ√®s au Gabon de toutes sortes d'√Čglises, notamment √©vang√©liques, inspir√©es de mod√®les am√©ricains ou bien africains.

Catholicisme

  • L'√Čglise catholique gabonaise est sous l'√©gide de Mgr Basile Mv√© Engone, archev√™que m√©tropolitain de Libreville (depuis l'an 2000) et dont d√©pend quatre autres dioc√®ses gabonais. D'abord dioc√®se en 1955, il a √©t√© √©rig√© en archidioc√®se m√©tropolitain (pour tout le Gabon) en 1958. Une multitude d'associations sont reli√©es √† celui-ci.
  • Concernant la frange traditionaliste, le prieur√© gabonais de la Fraternit√© sacerdotale Saint-Pie-X a √©t√© cr√©√© le 15 ao√Ľt 1984. Il reste le plus important d'Afrique quant √† la fraternit√©.

Islam

Il existe dans le pays une minorité musulmane composée essentiellement d'immigrés d'Afrique de l'Ouest. On peut supposer que la conversion du Président Bongo à l'Islam dans les années 1970 a assuré à cette religion une certaine visibilité.

Mouvements ésotérico-religieux

En marge des pratiques religieuses, à mi-chemin entre ésotérisme et réseau d'influence, on peut mentionner l'existence de la franc-maçonnerie au Gabon qui compte un nombre notable d'adeptes dans les milieux dirigeants. Il existe une Grande Loge du Gabon, appartenant à la même obédience que la GNLF (Grande Loge nationale française) et aussi un Grand rite équatorial gabonais. Il existe aussi un mouvement rosicrucien au Gabon.

Musique

Voir l'article détaillé Musique gabonaise

La musique gabonaise prend une grande place dans la vie quotidienne. Elle puise ses racines dans la musique traditionnelle. L'ind√©pendance aux autres musiques du monde donne naissance √† la musique moderne. La musique d'aujourd'hui est un magnifique m√©lange de sonorit√©s traditionnelles et modernes qui, jumel√©es, repr√©sentent toute la richesse culturelle de ce peuple. Les danses typiques gabonaises sont en l'occurrence l'Ingwala n√©e de l'ethnie Nzebi, Omias, Mengane, Mekom, Ozila et Eko de l'ethnie Fang, l'Ikokou et le Mbouanda des Punu ; mais on retrouve √©galement des danses chez les Mpongw√®, et les T√©k√©. Dans l'ensemble c'est un tr√®s riche folklore dont est dot√© le Gabon comme de nombreux pays africains.

Parmi les groupes les plus connus, on peut citer Alexis Abessolo, Amandine, Movaizhaleine, Franck Ba'ponga, Hayo'e, et Eben & Family.

Littérature

Pays de culture orale jusqu'au XXe si√®cle, le Gabon est riche d'√©pop√©es traditionnelles, telles le mvett chez les Fangs, ou bien l'Ingwala chez les Nzebi que certains conteurs s'efforcent de maintenir vivantes. Andr√© Raponda-Walker (1871-1968) a publi√© une anthologie de "Contes gabonais", recueillis au cours de sa longue existence aupr√®s d'une vingtaine d'ethnies. S'essayant d'abord √† la po√©sie (Ndouna Depenaud, Wisi Magangue-Ma-Mbuju, Georges Rawiri), les √©crivains gabonais n'abordent le roman qu'√† partir des ann√©es 1970 et surtout 1980. "Histoire d'un enfant trouv√©" de Robert Zotoumbat, outre cet auteur vous pouvez retrouver aussi des grands noms de la litt√©rature gabonaise √† l'instar de Jean Divassa Nyama (oncle M√Ą, le bruit de l'h√©ritage qui a d'ailleurs √©t√© un best-seller, en outre la calebasse ou bien m√™me son petit dernier, La vocation de dignit√©). Depuis les ann√©es 1990, les femmes se sont mises √† l'√©criture et Justine Mintsa, par exemple, a atteint une certaine renomm√©e internationale. Entre autres sujets, la litt√©rature gabonaise aborde les th√®mes de la place de la femme dans la soci√©t√© et des contradictions entre culture traditionnelle et modernit√©. On peut noter aussi le court roman de Freddy-Hubert Ndong Mbeng, les Matitis, qui dessine avec beaucoup de r√©alit√© la vie un peu difficile des jeunes √† Libreville au d√©but des ann√©es 1990. Dans La Mouche et la glu, Maurice Okoumba Nkoghe pr√©sente un amour impossible entre deux jeunes gens. Depuis une dizaine d'ann√©e un nouveau genre de litt√©rature se d√©veloppe au Gabon, la nouvelle. Genre peu connu, Jean Juste Ngomo en est le fer de lance. Il a d√©j√† √† son actif deux livres compos√© d'une trentaine de nouvelles. Son inspiration est directement puis√©e dans le mysticisme, l'√©pouvante et le f√©tichisme gabonais.

Sport

Le Gabon organisera l'édition 2012 de la coupe d'Afrique des nations de football avec la Guinée équatoriale.

Masques

Voir l'article détaillé Masques gabonais

Les masques traditionnels ont une part importante dans la culture gabonaise. Chaque ethnie a ses propres masques aux significations et utilisations vari√©es. Ils sont fr√©quemment utilis√©s dans les c√©r√©monies traditionnelles (mariage, naissance, deuil, etc.). Les plus connus et les plus pris√©s sur les grands march√©s de l'art sont notamment les masques Punu et Fang que l'on retrouve dans de grands mus√©es Europ√©ens, nord Am√©ricains et Asiatiques (cf. Les travaux de Louis Perrois, Fernandez et Gunter Tessman). Les traditionalistes mettant en exergue leur art pour la sculpture du bois ‚ÄĒ en g√©n√©ral des bois pr√©cieux ‚ÄĒ et des mati√®res rares.

Cinéma

Comme celui d'autres pays africains, le cinéma gabonais souffre d'un manque de moyens financiers, du petit nombre de salles de projection disponibles dans le pays (qui préfère, d'ailleurs, diffuser de grandes productions commerciales) et d'un manque de public. C'est encore au centre culturel français de Libreville (qui possède une salle de projection) qu'on a le plus de chances de voir un film gabonais.

N√©anmoins, un certain nombre de films, principalement des courts-m√©trages, ont √©t√© produits depuis les ann√©es 1970. Plusieurs cin√©astes gabonais ont d'ailleurs √©t√© prim√©s au Festival panafricain du cin√©ma et de la t√©l√©vision de Ouagadougou (FESPACO). Il s'agit de Philippe Mory qui tourne en tant que r√©alisateur en 1971 le premier long-m√©trage gabonais, Les Tam-tams se sont tus. Consid√©r√© comme un pr√©curseur et comme le p√®re du cin√©ma gabonais, il joue son premier grand r√īle dans le film fran√ßais On n'enterre pas le dimanche de Michel Drach (1958) qui fait de lui une vedette internationale. Il est ainsi le premier com√©dien d'Afrique noire √† tenir un r√īle principal dans un film fran√ßais. Pierre-Marie Dong en 1972 et 1973 pour des courts-m√©trages, d'Imunga Ivanga pour son film "Dol√®" en 2001, et, la m√™me ann√©e, de Henri Joseph Koumba Bibidi pour "Les Couilles de l'√©l√©phant". Imunga Ivanga a √©galement re√ßu le tanit d'or des Journ√©es cin√©matographiques de Carthage (JCC) pour "Dol√®". Le CENACI (CEntre NAtional du CIn√©ma gabonais), dirig√© par Charles Mensah, s'efforce de soutenir la production de films de r√©alisateurs gabonais.

Un feuilleton produit en 1994 pour la t√©l√©vision gabonaise, l'Auberge du Salut, a connu un r√©el succ√®s dans le pays et a √©t√© diffus√© dans d'autres pays d'Afrique (C√īte d'Ivoire et Burkina Faso).

Ordres et décorations du Gabon

  • Ordre de l‚Äô√Čtoile √©quatoriale
  • Ordre national du m√©rite
  • Ordre de l‚Äô√Čducation nationale
  • Ordre militaire de la Panth√®re noire

Données diverses

  • Population : 1 534 300 habitants (en 2011). 0-14 ans : 42,2% ; 15-64 ans : 54% ; + 65 ans : 3,9%
  • Superficie : 267 667 km¬≤
  • Densit√© : 5,7 hab./km¬≤
  • Fronti√®res terrestres : 2 551 km (R√©publique du Congo 1 903 km ; Guin√©e √©quatoriale 350 km ; Cameroun 298 km)[9]
  • Littoral : 885 km
  • Extr√©mit√©s d'altitude : 0 m, Oc√©an Atlantique ‚ÄĒ 1 575 m, Mont Iboundji
  • Esp√©rance de vie des hommes : 61 ans (2009)[10]
  • Esp√©rance de vie des femmes : 63 ans (2009)[10]
  • Taux de croissance de la population : 1,9% (en 2010)[7]
  • Taux de natalit√© brut : 27 ‚Äį (en 2009)
  • Taux de mortalit√© brut : 9,14 ‚Äį (est. 2011)[11]
  • Taux de mortalit√© infantile : Total: 51 d√©c√®s/1000 naissances normales (en 2010)[7]
  • Taux de f√©condit√© : 3,3 enfants/femme (en 2009)[10]
  • Taux de migration : 0% (en 2007)
  • Ind√©pendance : 17 ao√Ľt 1960
  • Lignes de t√©l√©phone : 120 000 (en 2007)
  • T√©l√©phones portables : 5 000 en 1997, entre 500 000 et 550 000 en 2005 et enfin 950 000 en 2007 (r√©partis entre 3 op√©rateurs)
  • Indicatif t√©l√©phonique : 241
  • Courant √©lectrique : 220 V
  • Postes de radio : 208 000 (en 1997)
  • Postes de t√©l√©vision : 150 000 (en 2007)
  • Utilisateurs d'Internet : 5 000 en 2000, 55 000 en 2005 (d'apr√®s l'Artel)
  • Nombre de fournisseurs d'acc√®s Internet : 3 (en 2005)
  • Routes : 9 170 km (dont 937 km goudronn√©s) (en 2004)
  • Voies ferr√©es : 814 km (en 2006) (Le Transgabonais)
  • Voies navigables : 1 600 km
  • Nombre d'a√©roports : 53 (dont 10 avec des pistes goudronn√©es) (en 2007)

Codes

Le Gabon a pour code :

Notes et références

  1. ‚ÜĎ FAO
  2. ‚ÜĎ (en) Country profile of human development indicators, PNUD.
  3. ‚ÜĎ U.S. Committee for Refugees and Immigrants. 2008. World Refugee Survey 2008
  4. ‚ÜĎ (fr) Rapport D'information Assembl√©e Nationale sur www.assemblee-nationale.fr. Consult√© le 2 juillet 2010.
  5. ‚ÜĎ (fr) Fran√ßais Rapport de l'OIF 2006-2008 sur www.francophonie.org. Consult√© le 2 juillet 2010.
  6. ‚ÜĎ Langues du Gabon
  7. ‚ÜĎ a, b et c U.N. World Population Prospects, the 2010 Revision. Consult√© le 12/11/2011
  8. ‚ÜĎ √Čtienne Tass√© et Isaac De Bilanga, ¬ę Gabon : les crimes rituels ouvertement d√©nonc√©s ¬Ľ, Syfia international, 2007. Consult√© le 14 septembre 2008
  9. ‚ÜĎ (en) CIA world factbook
  10. ‚ÜĎ a, b et c Banque Mondiale
  11. ‚ÜĎ Universit√© de Sherbrooke

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Sp√©cial Gabon : portrait g√©opolitique, Fondation Paul Ango Ela, Yaound√©, 2008, 79 p. (num√©ro d'Enjeux, no 37)
  • Association Rupture-solidarit√©, Le Gabon malgr√© lui, √Čd. Karthala, Paris, 2005, 224 p. (ISBN 2-8458-6695-X)
  • Xavier Cadet, Histoire des Fang, peuple gabonais, L'Harmattan, Paris, 2009, 459 p. (ISBN 978-2-296-07581-8) (texte remani√© d'une th√®se de doctorat d'Histoire, Lille 3, 2005)
  • Gilchrist Anicet Nzenguet Iguemba (dir.), Le Gabon : approche pluridisciplinaire, L'Harmattan, Paris, 2006, 253 p. (ISBN 9782-296-01529-6)
  • Marc-Louis Ropivia, L'Afrique et le Gabon au XXIe si√®cle, Mare & Martin, Paris, 2008, 350 p. (ISBN 2849340472)

Filmographie

  • Talents du Gabon, films documentaires gabonais r√©unis par Roland Duboze et Nathalie Valentin, Play Film, Paris, 2007, 2h 36' (DVD)
  • Les sentiers de l'int√©gration, Gabon, film documentaire de L√©onard Odambo, Unesco, Paris, 2006, 49' (DVD)

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  • Gabon ‚ÄĒ For other uses, see Gabon (disambiguation). Gabonese Republic R√©publique Gabonaise ‚Ķ   Wikipedia


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