FĂ©lix Le Peletier

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FĂ©lix Le Peletier

FĂ©lix Lepeletier

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Le comte Ferdinand Louis FĂ©lix Le Peletier de Saint-Fargeau[1], nĂ© le 1er octobre 1767 Ă  Paris, mort le 3 janvier 1837 Ă  Neuilly, est un rĂ©volutionnaire français. FrĂšre cadet du conventionnel Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, il s'engage en politique aprĂšs l'assassinat de ce dernier, en janvier 1793, et devient une personnalitĂ© politique influente dans les milieux jacobins.

Sommaire

Biographie

Un jeune aristocrate

Descendant d'une famille de la noblesse parlementaire, FĂ©lix Lepeletier est le fils de Michel-Étienne Le Peletier de Saint-Fargeau (1736-1778), prĂ©sident Ă  mortier du Parlement de Paris, et de Louise-AdĂ©laĂŻde Randon (nĂ©e le 9 mai 1747)[2], le demi-frĂšre du conventionnel Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau et le frĂšre de l'entomologiste AmĂ©dĂ©e Louis Michel Lepeletier.

Au dĂ©but de la RĂ©volution française, FĂ©lix Lepeletier commence une brillante carriĂšre dans les armes et sert comme aide de camp auprĂšs du prince de Lambesc, parent de Marie-Antoinette et commandant du rĂ©giment de cavalerie Royal-Allemand. Le 12 juillet 1789, ce rĂ©giment sabre la foule parisienne massĂ©e aux Tuileries. Lecteur de Rousseau, Mably et HelvĂ©tius, sa participation Ă  l'Ă©vĂ©nement a Ă©tĂ© discutĂ©e. Lui-mĂȘme s'en est toujours dĂ©fendu, et il semble qu'il ait abandonnĂ© sa fonction avant l'Ă©vĂ©nement[3].

Avec la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, et l'abolition des privilĂšges, le 4 aoĂ»t, les Ă©vĂ©nements se prĂ©cipitent. Tandis que la plupart des membres de sa famille Ă©migrent, FĂ©lix Lepeletier choisit de rester Ă  Paris auprĂšs de son frĂšre aĂźnĂ©, Michel, un des nobles libĂ©raux les plus engagĂ©s dans le processus rĂ©volutionnaire. Cependant, les prĂ©occupations de FĂ©lix sont alors moins politiques que sentimentales ; beau jeune homme de 23 ans, il est surtout connu dans Paris pour ses frasques amoureuses, que la presse relate en parlant des conquĂȘtes du « blondinet Â» ou de « l'Alcibiade de la RĂ©volution Â». Parmi ses nombreuses maĂźtresses, FĂ©lix Lepeletier fait la conquĂȘte de la sulfureuse ThĂ©rĂ©sa Cabarrus, Ă©pouse du marquis de Fontenay, et on lui prĂȘte une aventure avec JosĂ©phine de Beauharnais. Il se lie Ă©galement avec Barras, connaissance qui s'avĂ©rera utile par la suite. Jusqu'en 1795, il habite avec sa mĂšre, Ă  l'hĂŽtel Le Peletier, place VendĂŽme (actuel n° 6).

L'engagement politique

La mort de son frĂšre Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, frappĂ© le 20 janvier 1793 d'un coup de poignard mortel par un ancien garde du corps du roi, alors que la Convention vient de voter en faveur de l'exĂ©cution immĂ©diate de Louis XVI, marque une rupture brutale dans la vie de FĂ©lix Lepeletier. HĂ©ros national, premier « martyr de la libertĂ© Â», son frĂšre entre au PanthĂ©on. Étant son plus proche parent, FĂ©lix est amenĂ© Ă  jouer un rĂŽle important lors des obsĂšques, puis dans le culte qui est rendu Ă  sa mĂ©moire, dans l'ensemble du territoire national[4]. Le 21 fĂ©vrier suivant, il offre Ă  l'AssemblĂ©e un buste de son frĂšre, Ɠuvre de Jean-Baptiste Fleuriot-Lescot, buste placĂ©, sur proposition de David, dans la salle des sĂ©ances, Ă  cĂŽtĂ© de celui de Brutus[5]. Par ailleurs, il sollicite l'honneur de prĂ©senter Ă  la Convention le plan d'Ă©ducation rĂ©digĂ© par son frĂšre, demande d'abord accueillie favorablement. Toutefois, quand Chabot demande Ă  ses collĂšgues de fixer la date, lors de la sĂ©ance du 3 juillet, jugeant qu'il serait d'un mauvais exemple de permettre Ă  un simple citoyen de parler Ă  la tribune, l'AssemblĂ©e revient sur sa premiĂšre dĂ©cision et dĂ©crĂšte que le document sera seulement imprimĂ© aux frais de la RĂ©publique. Finalement, c'est Maximilien de Robespierre qui le prĂ©sente, au nom du comitĂ© d'instruction publique, le 13 juillet[6].

GrĂące Ă  l'aura de son frĂšre dĂ©funt, FĂ©lix Lepeletier est admis au Club des Jacobins, bien qu'il n'ait pas encore l'Ăąge requis ; en juillet 1793, il rĂ©dige et lit l'adresse honorant les mĂąnes de Marat, assassinĂ© comme Michel Lepeletier ; en aoĂ»t, il est Ă©lu secrĂ©taire des Jacobins. Sous la Terreur, bien que noble, FĂ©lix n'est guĂšre inquiĂ©tĂ©, mĂȘme s'il est contraint de rendre sa carte de membre du club des Jacobins comme ci-devant noble Ă  l'automne, et sauve le chĂąteau de Saint-Fargeau de la destruction. EntrĂ© en politique Ă  la suite de l'assassinat de son frĂšre, dont il rappelle frĂ©quemment le martyre, FĂ©lix Lepeletier s'engage d'emblĂ©e dans la dĂ©fense des idĂ©aux jacobins et combat en faveur de la promotion de la dĂ©mocratie.

AprĂšs le 9-Thermidor, l'attachement de Lepeletier Ă  l'idĂ©al dĂ©mocratique ne se dĂ©ment pas sous la rĂ©action thermidorienne, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Restauration. Figure du nĂ©o-jacobinisme, il fait partie du club du PanthĂ©on. GrĂące Ă  sa fortune, il finance diverses feuilles, tĂątant lui-mĂȘme du journalisme dans les colonnes du Journal des Hommes libres, oĂč il controverse avec Poultier, Le Censeur des journaux de Jean-Pierre Gallais (1756-1820)[7] et le Courrier rĂ©publicain de l'abbĂ© Jean-Charles Poncelin de la Roche-Tillac (1746-1828)[8].

EntrĂ© en relation avec Gracchus Babeuf, il devient l'un de ses principaux bailleurs de fonds avec l'ex-conventionnel Amar. En germinal, il fonde le Directoire secret de salut public avec Babeuf, Antonelle, et Sylvain MarĂ©chal, assurant la liaison avec le ComitĂ© Amar et le club du PanthĂ©on. Les Égaux se rĂ©unissent Ă  plusieurs reprises dans sa maison du Petit-Montreuil[9]. Quand la conspiration des Égaux est Ă©ventĂ©e, il Ă©chappe aux poursuites, peut-ĂȘtre grĂące Ă  la protection de Barras. De mĂȘme, selon certaines sources, Carnot l'aurait reçu la veille de l'affaire du camp de Grenelle, en septembre 1796, ou du moins l'aurait averti qu'il s'agissait d'un piĂšge. JugĂ© par contumace Ă  VendĂŽme, il est acquittĂ© le 8 prairial an IV (27 mai 1796). ObĂ©issant alors au vƓu de Babeuf, il subvient aux besoins de la famille du Tribun du Peuple et adopte son fils aĂźnĂ©, Émile, dont il paie l'Ă©ducation[10]. Au lendemain du coup d'État du 18 fructidor an V, il affirme publiquement son soutien aux Babouvistes et aux rescapĂ©s du camp de Grenelle et rĂ©clame leur rĂ©habilitation, ainsi que l'octroi de secours Ă  leurs familles. En 1799, il est l'un des principaux animateurs du club du ManĂšge, oĂč il Ă©nonce un discours jacobin modĂ©rĂ©.

Entre opposition et ralliement

AprĂšs le coup d'État du 18 brumaire, qui conduit Bonaparte au pouvoir, la rĂ©pression s'abat sur les milieux jacobins. Soixante dĂ©putĂ©s sont destituĂ©s, la presse patriote muselĂ©e, les clubs fermĂ©s. Avec 36 autres dĂ©mocrates, dont quatre dĂ©putĂ©s, Lepeletier est condamnĂ© Ă  la dĂ©portation Ă  Cayenne, tandis que 22 autres, dont nombre de dĂ©putĂ©s, sont exilĂ©s en province[11],[12]; cette derniĂšre mesure est finalement abandonnĂ©e. En revanche, il est bien compris sur les listes de dĂ©portation aprĂšs l'attentat de la rue Saint-Nicaise du 3 nivĂŽse an IX (24 dĂ©cembre 1800); dans l'entretemps, il avait osĂ© organiser dans sa terre de Bacqueville une colonie de rĂ©publicains « purs Â» avec Antonelle. ArrĂȘtĂ© le 14 nivĂŽse an IX (4 janvier 1801), il est transfĂ©rĂ© Ă  l'Ăźle de RĂ©. De retour en 1803 Ă  Paris, oĂč sa prĂ©sence inquiĂšte assez les autoritĂ©s pour qu'il soit enfermĂ© au Temple, il est envoyĂ© en rĂ©sidence surveillĂ©e Ă  GenĂšve, oĂč il parvient malgrĂ© tout Ă  se rapprocher de la SociĂ©tĂ© des Philadelphes, opposĂ©e au rĂ©gime bonapartiste. En dĂ©cembre 1804, il bĂ©nĂ©ficie d'une amnistie lors du sacre de NapolĂ©on, mais refuse la LĂ©gion d'honneur que Carnot lui a fait offrir.

De retour en France, aprĂšs un an de proscription, en 1805, il est placĂ© sous surveillance spĂ©ciale jusqu'en 1806 et ne dispose ni de libertĂ© d'action ni de libertĂ© de dĂ©placement ; tout sĂ©jour dans la capitale lui est interdit ainsi que dans les environs de Paris alors que sa propriĂ©tĂ© se trouve Ă  Versailles, au village du Petit-Montreuil. Il doit donc se retirer en Normandie, oĂč le rĂ©gime lui offre, en 1811, une place de maire de Bacqueville et de prĂ©sident de canton pour le tenir tranquille, loin de la politique ; Lepeletier accepte pour renouer avec le philanthropisme, comme au temps du babouvisme.

Au retour des Bourbons, toutefois, Lepeletier publie un opuscule, Au Roi sur le serment Ă  prĂȘter par les maires et autres fonctionnaires publics, par le comte FĂ©lix Le Peletier de Saint-Fargeau, propriĂ©taire, ex-maire, ex-prĂ©sident du canton de Bacqueville (Seine-InfĂ©rieure), dans lequel il se prononce contre tout serment mais laisse envisager un ralliement Ă  une « monarchie tempĂ©rĂ©e Â». Ayant refusĂ© de prĂȘter le serment de fidĂ©litĂ© au roi demandĂ© Ă  l'ensemble des fonctionnaires, il dĂ©missionne de ses fonctions.

Quelques mois plus tard, le retour de NapolĂ©on, lors des Cent-Jours, fait espĂ©rer Ă  Lepeletier, ainsi qu'Ă  tous les nostalgiques de la RĂ©volution, un « second 10 aoĂ»t Â». Élu dĂ©putĂ© Ă  la chambre des reprĂ©sentants par le collĂšge Ă©lectoral de Dieppe, par 52 voix sur 68 votants, il se montre confiant devant les dĂ©clarations de NapolĂ©on Ier et adhĂšre Ă  l'Acte additionnel, acclamant l'Empereur au Champ de Mai. Devant les menaces extĂ©rieures, il propose mĂȘme qu'il soit dĂ©clarĂ© « sauveur de la patrie Â», le 8 juin[13]. En « vieux rĂ©publicain Â», rejetĂ© dans l'opposition et persĂ©cutĂ© par NapolĂ©on sous le Consulat et l'Empire, il affirme faire le sacrifice de ses griefs politiques et personnels contre NapolĂ©on, afin de soustraire la France Ă  une seconde restauration des Bourbons, au joug de l’étranger, en se plaçant derriĂšre l'Empereur. Le 30 mai, il publie une proclamation, en qualitĂ© de commissaire impĂ©rial, pour le dĂ©partement de Seine-InfĂ©rieure, oĂč il s'est rendu avec des pouvoirs illimitĂ©s.

Un vétéran de la Révolution

Lors du retour des Bourbons, FĂ©lix Lepeletier est arrĂȘtĂ© en juillet 1815 et mis en prison. LibĂ©rĂ©, il tente de rejoindre ses terres, oĂč il manque d'ĂȘtre assassinĂ© par une bande de royalistes qui ravage sa propriĂ©tĂ© en l'attendant. Quand il se rend Ă  Paris pour porter plainte, la police l'arrĂȘte une seconde fois, et il est dĂ©crĂ©tĂ© de bannissement. Quittant alors la France, il rejoint la Belgique, oĂč de nombreux rĂ©volutionnaires le suivent aprĂšs le vote de la loi contre les rĂ©gicides en 1816. SĂ©journant un temps Ă  Bruxelles, LiĂšge et Namur, il doit bientĂŽt fuir Ă  travers la Belgique, puis l'Allemagne, oĂč il rĂ©side successivement Ă  Aix-la-Chapelle, Cologne, Coblence, Francfort-sur-le-Main. Finalement, en avril 1819, il obtient de pouvoir rentrer en France.

Là, il continue à mener une action politique active, fréquentant les milieux libéraux, notamment ceux de Seine-Inférieure, dans les années 1820, ainsi que les milieux de la Charbonnerie, et renouant avec le babouviste Philippe Buonarroti en 1830. Doutant de la possibilité de rétablir la République, depuis l'échec des Cent-Jours, Lepeletier accepte l'idée d'une monarchie constitutionnelle, qui doit son pouvoir au peuple, aprÚs la chute des Bourbons en 1830. Mais, déçu par la tournure conservatrice du régime de Louis-Philippe dÚs la fin de 1830, il s'engage dans l'opposition républicaine et démocrate à la monarchie de Juillet et entre dans des sociétés républicaines. Il semble avoir notamment adhéré à l'Association pour la défense de la liberté de la presse.

La mĂȘme annĂ©e, il reprend et complĂšte une Histoire de la RĂ©volution et de la Restauration, vaste manuscrit in folio de cinq cartons de 300 pages chacun commencĂ© en 1816 et poursuivi en 1826-1828. L'ouvrage, inĂ©dit, est achevĂ© en 1834[14].

Homme passionné et d'une grande ténacité, il incarne de façon dynamique, malgré l'ùge et la maladie, la figure du vétéran de la Grande Révolution jusqu'à sa mort, 5 rue de Clichy, alors dans la commune de Neuilly, en 1837.

En 1835, il a rédigé un testament instituant pour légataires universelles Mme Hemme ou Heim, décrite comme sa fille naturelle, et une Mlle Cazin[15],[16].

Mandat de député

ƒuvres

  • Discours de FĂ©lix Lepeletier prĂšs du corps de son frĂšre au PanthĂ©on français, imprimĂ© par ordre de la Convention nationale, janvier 1793
  • Vie de Michel Lepeletier, imprimĂ©e par dĂ©libĂ©ration de la SociĂ©tĂ© des Jacobins, 1793
  • RĂ©flexions sur le moment prĂ©sent, offertes Ă  la Convention nationale, florĂ©al an III
  • Vote motivĂ© de FĂ©lix Lepeletier sur la constitution de l'an III, florĂ©al an III
  • RĂ©flexions sur le moment prĂ©sent, faisant suite Ă  celles offertes en l'an III Ă  la Convention, an IV
  • ''Au Roi sur le serment Ă  prĂȘter par les maires et autres fonctionnaires publics, par le comte FĂ©lix Le Peletier de Saint-Fargeau, propriĂ©taire, ex-maire, ex-prĂ©sident du canton de Bacqueville (Seine-InfĂ©rieure), octobre 1814

Sources partielles

  • Jean-RenĂ© Suratteau, « Le Peletier (Ferdinand Louis FĂ©lix Le Peletier de Saint-Fargeau) Â», dans Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la RĂ©volution française, Paris, Presses universitaires de France, 1989 (rĂ©Ă©d. Quadrige, 2005, p. 665-666)
  • Adolphe Robert, Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 Ă  1889, Paris, Bourloton, 1889, tome 4 (de Lepaige Ă  Le Provost de Launay), p. 102-103
  • Biographie nouvelle des Contemporains, Paris, Librairie historique et des Arts et mĂ©tiers d'Émile Babeuf, 1823, tome 11 (Lannes-Lev), p. 379
  • Joseph-Marie QuĂ©rard, La France littĂ©raire, ou Dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France, ainsi que des littĂ©rateurs Ă©trangers qui ont Ă©crit en français, plus particuliĂšrement pendant les XVIIIe et XIXe siĂšcles, Paris, Firmin Didot frĂšres, 1833, tome 5, p. 186
  • Biographie universelle, ancienne et moderne, ouvrage rĂ©digĂ© par une sociĂ©tĂ© de gens de lettres et de savants, Paris, Louis-Gabriel Michaud, 1842, tome 71, p. 341-343

Notes et références

  1. ↑ Le nom de la famille est orthographiĂ© « Le Peletier Â», « Lepeletier Â» ou « Le Pelletier Â».
  2. ↑ De cette union, qui eut lieu le 26 dĂ©cembre 1764, naquirent cinq enfants, dont trois garçons ont survĂ©cu, FĂ©lix Lepeletier, AmĂ©dĂ©e Louis Michel Lepeletier et Daniel Lepeletier de Saint-Fargeau.
  3. ↑ Voir la notice biographique que lui consacre Jean-RenĂ© Suratteau, op. cit., p. 665. Pour Laure Ancet, la maladresse de sa dĂ©fense rend sa participation possible. Jean Maitron (dir.), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, premiĂšre partie : « 1789-1864 : De la RĂ©volution française Ă  la fondation de la premiĂšre Internationale Â», tome 2 (D Ă  Ly), 1965, 533 pages, p. 496, indique quant Ă  lui qu'il participa Ă  l'Ă©chauffourĂ©e, de mĂȘme que Louis-Gabriel Michaud dans sa Biographie des hommes vivants, Paris, 1818, tome IV, p. 199.
  4. ↑ Il prend Ă©galement en charge l'Ă©ducation de sa niĂšce, Louise-Suzanne Lepeletier (nĂ©e le 1er mars 1782), adoptĂ©e par la Convention nationale, qui Ă©pousa en 1798 (Ă  16 ans), contre l'avis de son oncle, Jean-François de Witt (qui en avait 19), ami d'enfance, fils d'un ministre hollandais et descendant de Johan de Witt. SĂ©parĂ©e de son Ă©poux deux ans plus tard, elle se remaria en 1809 avec un cousin, LĂ©on Le Peletier de Mortefontaine, ardent royaliste, avec lequel elle acheta le tableau rĂ©alisĂ© par David pour cĂ©lĂ©brer le conventionnel, afin de le dissimuler Ă  la vue du public.
  5. ↑ RĂ©impression de l'ancien Moniteur, seule histoire authentique et inaltĂ©rĂ©e de la RĂ©volution française depuis la rĂ©union des États gĂ©nĂ©raux jusqu'au Consulat (1789-1799), Paris, Henri Plon, 1859, tome 15, p. 526-527.
  6. ↑ Ernest Hamel, Histoire de Robespierre, Paris, 1867, tome III: « La Montagne Â», p. 62-63.
  7. ↑ Jean-ChrĂ©tien Ferdinand Hoefer (dir.), Nouvelle biographie gĂ©nĂ©rale depuis les temps les plus reculĂ©s jusqu'a nos jours, Paris, Firmin Didot frĂšres, 1858, tome 19, p. 286
  8. ↑ François PĂ©rennĂšs, Dictionnaire gĂ©nĂ©ral et complet des persĂ©cutions souffertes par l'Église catholique depuis JĂ©sus-Christ jusqu'a nos jours, Paris, J-P Migne, 1851, tome 3, p. 502-503
  9. ↑ Voir Philippe Buonarroti, Histoire de la conspiration pour l'Ă©galitĂ© dite de Babeuf, suivie du procĂšs auquel elle donna lieu, Paris, G. Charavay jeune, 1850, p. 68.
  10. ↑ Émile Babeuf, nĂ© le 29 septembre 1785, devient libraire; Camille, le cadet, est Ă©levĂ© par le gĂ©nĂ©ral Turreau; CaĂŻus-Gracchus, le benjamin, nĂ© pendant le procĂšs de VendĂŽme, est Ă©levĂ© par son frĂšre aĂźnĂ© et aurait Ă©tĂ© tuĂ© d'une balle pandant la campagne de France (1814). Voir Antoine-Vincent Arnault, Biographie nouvelle des contemporains (1787-1820), Paris, Dufour & Cie, 1827, tome 2 (B-Bez), p. 7.
  11. ↑ AmĂ©dĂ©e Gabourd, Histoire de la RĂ©volution et de l'Empire : Consulat, Paris, Victor Lecoffre, 1863, tome 1, p. 411-412.
  12. ↑ Étienne Cabet, Histoire populaire de la RĂ©volution Française de 1789 ĂĄ 1830, prĂ©cĂ©dĂ©e d'un prĂ©cis de l'histoire des Français depuis leur origine (2e Ă©dition continuĂ©e jusqu'en 1845), Paris, Au bureau du Populaire, 1845, tome 4, p. 460-461.
  13. ↑ Choix de rapports, opinions et discours prononcĂ©s Ă  la tribune nationale depuis 1789 jusqu'Ă  nos jours, annĂ©e 1815, tome 1, 2e sĂ©rie, Paris, Alexis Eymery, 1823, p. 190-193. La motion, combattue par AndrĂ© Dupin et Antoine Jacques Claude Joseph Boulay de la Meurthe, fut finalement rejetĂ©e.
  14. ↑ Histoire de la RĂ©volution et de la Restauration, BibliothĂšque historique de la ville de Paris, Ms 15936.
  15. ↑ Annuaire historique du departement de l'Yonne, Auxerre, Reboul & Perriquet, 1839, p. 294.
  16. ↑ Jean Vallery-Radot, « Autour du portrait de Lepeletier de Saint-Fargeau sur son lit de mort (d’aprĂšs des documents inĂ©dits) Â», Archives de l’art français, Paris, Armand Colin, 1959.
  17. ↑ Fiche de FĂ©lix Lepeletier de Saint-Fargeau sur le site de l'AssemblĂ©e nationale.

Voir aussi

Bibliographie

Études
Document
  • DĂ©fense de FĂ©lix Lepeletier, par AmĂ©dĂ©e Lepeletier, adressĂ©e aux jurĂ©s et juges de la Haute-cour, sĂ©ante Ă  VendĂŽme, Paris, Imprimerie de R. Vatar, an V (1797), 16 p.

Liens externes


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